Histoire de l'europe urbaine 4. La ville contemporaine jusqu'à la Seconde Guerre mondiale par Jean-Luc Pinol et François Walter

Titre : Histoire de l'Europe urbaine 4. La ville contemporaine jusqu'à la Seconde Guerre mondiale
Auteurs : Jean-Luc Pinol et François Walter
Éditeur : Seuil 8 novembre 2012
Pages : 464

Je continue ma lecture de l'histoire de l’Europe urbaine qui, par hasard, s'est retrouvée concentrée au sein de ma PAL. Après le tome 1 je m'intéresse au tome 4 qui arrête son examen dans les années 45-50 environ et débute au XIXème siècle. C'est une période nombreuses transformations sociales, économiques et politiques. La France, par exemple, connait 5 régimes. La Suisse connait une guerre civile. Le reste de l'Europe subit des mouvements révolutionnaires à plusieurs reprises. On pense aussi que la ville s'étend avec la révolution industrielle créant une nouvelle classe sociale: le prolétariat. Ce livre est divisé en 8 chapitres thématiques.

La premier chapitre pose des questions de termes. Les auteurs y examinent ce qu'est une ville à l'époque contemporaine. Cela implique de se poser la question des transformations urbaines et sociales puisque les murailles perdent leur intérêt, mais pas forcément leur but politique. Ce chapitre permet aussi de vérifier le phénomène d'urbanisation. Le second chapitre continue sur cette lancée en précisant les fonctions des villes: aussi bien politiques que culturelles. Ceci implique des constructions précises.

Les deux prochaines chapitres sont ceux qui m'ont le plus intéressés. Le 4 pose la question des outils de compréhension des villes qui sont constitués durant la période tandis que le 3 parle des populations. Ces deux chapitres permettent de poser la question de la gestion des populations et de l'urbain. Dans un contexte de hausse de population, d'industrialisation et de pollution on observe une fragilité urbaine. Mais on ne comprend pas toujours, pas encore, la raison. Ces fragilités peuvent mener certaines personnes à considérer les villes comme dangereuses et donc à la nécessité de défendre l'accès ou la poussée en direction du rural (par exemple le lebensreform). D'autres personnes vont essayer de rendre la ville vivable par la création d'une forme d'hygiène basée sur les flux d'eau et d'air, ce qui permet de défendre la création de larges rues et l'abaissement des immeubles.

Les 4 chapitres suivants s'intéressent aussi bien à la question des infrastructures que des humains. En effet, les auteurs nous montrent comment les villes se transforment, sont gérées, afin de se moderniser. Les buts, les théories, ne sont pas toujours les même et il existe des points de débats, par exemple la forme de l'habitat. Ces chapitres montrent aussi l'importance de l'humain. Via les infrastructures, le fonctionnement de la ville, les auteurs nous montrent comment vivent les gens. J'ai, par exemple, été frappé par l'idée que les maisons bourgeoises sont construites afin de marquer la différence entre riches et pauvres dans le cadre d'une société pensées comme politiques égalitaire, ou de plus en plus. Les maisons des personnes les plus riches permettent de créer le moyen d'éviter le croisement des classes sociales. On peut aussi parler de la construction des théâtres, qui impliquent des entrées et chaises séparées selon la richesse.

Nous avons ici un tome 4 riche. J'ai particulièrement apprécié que l'humain soit plus au centre du développement. La postface s'intéresse beaucoup plus aux question de genre et d'environnement que les autres tomes. Je note l'ajout de liens internet pour permettre de mieux voir les données utilisées par les auteurs et les cherchereuses. Mais ceux-ci sont-ils encore en place?

Image: Éditeur

Écrire un commentaire

Optionnel