• La Roue du Temps 20. Le carrefour du crépuscule. Deuxième partie par Robert Jordan

    Titre : La Roue du Temps 20. Le carrefour du crépuscule. Deuxième partie
    Auteur : Robert Jordan
    Éditeur : Bragelonne 3 novembre 2021
    Pages : 504

    Rand se remet de ses actions, actions qui sont observées avec distance par des Aes Sedai de la Rébellion, sans qu'elles ne comprennent le déroulement réel des événements ni le véritable changement qui a eu lieu. Matt essaie de fuir les Seanchaniens tout en courtisant sa future femme. Perrin, lui, essaie de se préparer à combattre pour sauver Faile. Pendant que tous ces hommes bougent Egwenne essaie de tenir la Tour rebelle entre ses mains et de préparer les changements majeurs qu'elle souhaite proposer. Mais elle ne possède que peu d'alliées et encore moins d'Aes Sedai croient en ses dons.

    SPOILERS

    Voilà une seconde partie très tranquille qui pourrait n'être qu'un moyen de déplacer des pions avant des confrontations plus violentes. Là aussi, Matt n'est que peu présent (ce qui le rend presque supportable), aussi peu que Perrin que l'on suit alors qu'il achète du blé. Rand apparait encore moins même s'il apprend enfin ce qui se trame à la Tour Noire. La majeure partie du volume se concentre sur Egwenne et ses actions. On en sait plus sur les complots et les décisions qu'elle souhaite prendre. L'intrigue avance très lentement et on est surpris par le changement important qui se déroule aux dernières lignes du dernier chapitre. À voir ce qu'il en sera fait.


    ** 
    *** 
    **** Un tome très tranquille et pourtant qui réussit à créer de l'intérêt
    *****

    Image : Éditeur

  • Qu'est-ce que l'esclavage? Une histoire globale par Olivier Grenouilleau

    Titre : Qu'est-ce que l'esclavage? Une histoire globale
    Auteur : Olivier Grenouilleau
    Éditeur : Gallimard 2014
    Pages : 512

    On ne présente plus Olivier Grenouilleau qui est probablement l'un des historiens de l'esclavage les plus connus en France (bien que de nombreuses autres personnes méritent tout autant d'être connues). Je n'ai lu que deux livres, avec celui-ci, de cet historien. Le premier était son fameux livres sur les traites négrières. Un livre dense et touffus mais extrêmement complet si j'en crois mes maigres connaissances. Ce livre est du même style, très dense et parfois avec un but difficile à comprendre. L'auteur tente d'y répondre à une unique question et écrit, pour cela, dans les 400 pages (le reste étant constitué de notes). Le livre est divisé en trois parties de trois chapitres.

    La première partie s'intéresse aux représentations de l'esclavage selon une méthode en dehors des réalités objectives selon l'introduction. L'auteur débute en posant la question du lien entre esclavage et éthique. Il marque une forme d'ambiguïté puisque l'esclavage est autant combattu que défendu en usant des même sources. Il continue son essai en observant la manière dont est représenté l'esclavage lors de la Révolution industrielle et de l'apparition du salariat comme forme de contrôle des capacités productives humaines. Enfin, un dernier chapitre pose la question des représentations au sein de la discipline historique. Ces trois chapitres démontrent des difficultés à définir le terme d'esclavage, difficultés qui dépendent de l'époque et donc d'un contexte économique et politique précis.

    La seconde partie pose la question de la définition que l'auteur divise selon trois caractéristiques. En premier lieu, un esclave est un autre. Les esclaves sont sortis non seulement de leur famille mais aussi de leur société d'origine. Il n'y a pas de possibilité de créer une nouvelle organisation lignagère en tant qu'esclave. Il n'y a pas d'entrée au sein de la communauté politique. Si on obéit à un esclave de haut rang, comme le dit l'auteur, c'est parce qu'on obéit à son maitre via l'esclave. En second lieu, un esclave est possédé par une personne. Le but de la possession n'est pas uniquement productif mais peut aussi se lier à une question de prestige ou de pouvoir. Enfin, l'esclave est un humain à la frontière de l'humanité. Selon l'auteur, les esclaves sont déshumanisés tout en restant humains. Si j'ai bien compris ce qu'écrit Grenouilleau, c'est le possesseur de l'esclave qui peut sortir ou faire rentrer au sein de la communauté humaine.

    La dernière partie est nommée "dynamiques." Grenouilleau commence par essayer de comprendre la provenance de l'esclavage. Il examine plusieurs thèses comme le passage du cannibalisme à la capture ou la naturalité de l'esclavage pour des populations ayant atteint un certain niveau de complexité sociale. Cela lui permet ensuite de définir ce qu'est une société esclavagiste. Cette définition posée, il peut poser la question du renouvellement des sociétés esclavagistes. Est-ce qu'il est possible de créer un renouvellement via les naissances ou une traite est-elle toujours nécessaire? Enfin, l'auteur examine la fin de l'esclavage. Il observe les résistances et leurs maigres réussites. Seules Saint-Domingue a réussi à créer une république d'anciens esclaves, ce qui lui a couté cher. Il examine aussi la manière dont les abolitions ont pu avoir lieu et leurs relations avec les révoltes.

    Dans sa conclusion, Grenouilleau parle d'un livre qui marque la fin d'un cycle de recherche. Un livre qui doit être suivi de deux autres examinant l'abolitionnisme. Ce livre ne serait qu'une introduction aux deux autres. Un travail nécessaire pour comprendre les mouvements qui ont permis la fin de la traite et de l'esclavage, ou plutôt leur condamnation universelle. Comme je l'ai dit plus haut, c'est un livre dense. Les références sont nombreuses aussi bien pour des recherches actuelles que pour des auteurs plus anciens. La lecture peut être difficile, mais intéressante. Cependant, je pense nécessaire de posséder un minimum de connaissances générales de l'histoire de l'esclavage avant de se lancer dans ce livre.

    Image: Éditeur

  • Krypto et les Super-Animaux / League of superpets

    Krypton, la planète va mourir et seul un enfant va être sauvé. Un enfant et son chien: Krypto. De nos jours, cet enfant est connu sous le nom de Superman! Et son chien est tout aussi reconnu comme un héros aussi bien par son maitre que par la population. Rien ne saurait rendre Krypto malheureux. Mais une catastrophe a soudain lieu. Superman se rapproche de Lois Lane. La jalousie de Krypto va malheureusement permettre l’enlèvement de Superman et le super chien va devoir trouver des ami-e-s s'il espère sauver son maitre.

    SPOILERS

    Il n'y a pas grand-chose à dire de ce film. Krypto est incapable de se faire des ami-e-s et donc de laisser changer son humain favoris. Lors du film, il devra comprendre que socialiser est une bonne chose pour vaincre des problèmes importants. Les autres animaux réussissent en comprenant qui illes sont et non en essayant de se le cacher. Voilà, ça c'est fait, ça ne fonctionne pas trop mal. Mais de nombreuses blagues tombent à plat, en particulier celles de Merton que je trouve particulièrement lourdes. L'animation est loin d'être de bonne facture même si certaines scènes, une minorité, ne fonctionnent pas trop mal. La scène post-générique semble annoncer une suite, j'espère qu'on ne la subira pas.

    * Même pas un nanar
    ** 
    *** 
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • la Roue du Temps 19. Le carrefour du crépuscule. Première partie par Robert Jordan

    Titre : la Roue du Temps 19. Le carrefour du crépuscule. Première partie
    Auteur : Robert Jordan
    Éditeur : Bragelonne 3 novembre 2021
    Pages : 552

    Rand a finalement accompli son Plan. La moitié masculine du Pouvoir est purifiée. Une telle action entraîne des répercussions sur le monde entier, en particulier à cause de la quantité phénoménale de pouvoir impliqué. Mais ce tome remonte un peu dans le temps. Alors que Rand se cachait afin de piéger ses ennemis, ses ami-e-s agissaient aussi. Matt essaie de fuir Ebou D'har et les Seanchaniens, difficile quand on a enlevé l'héritière de l'Empire. Perrin, lui, est toujours à la poursuites des Aiels qui ont enlevé sa femme tout en essayant de gérer le Prophète. Elayne prépare son ascension au trône, de nombreux obstacles se forment devant elle mais elle pourrait vaincre.

    SPOILERS

    Enfin, après plusieurs tomes, nous avons enfin un tome qui s'intéresse à nouveau à Perrin. Je l'ai déjà dit, Matt m'insupporte tandis que Rand est particulièrement peu appréciable à cause de son arrogance. Ce tome permet surtout de rattraper les événements connus par d'autres personnages centraux. Heureusement, Matt n'est que peu présents. Elayne est la principale dès la moitié du tome, ce qui permet d'accompagner ses plans de prise du pouvoir.

    Perrin, lui, est différent. Il est aussi présent qu'Elayne, jusqu'à sa découverte du camps dans lequel se trouve sa femme. Mais on le voit anxieux, moins capable de réfléchir que d'habitude avec un contrôle sur lui-même vacillant. Pour la première fois, on voit aussi les personnes qui le suivent douter des choix de Perrin. que ce soient des personnes nobles ou de simples soldats Perrin est mis en isolement par l'auteur. Je me demande si celui-ci sera complétement rétabli dans son statut après le retour de Faile.


    ** 
    *** 
    **** Matt est quasiment absent, ça crée déjà plus d'envie de lire
    *****

    Image : Éditeur

  • Superman Son of Kal-El 1. The truth par Tom Taylor et John Timms

    Titre : Superman Son of Kal-El 1. The truth 
    Auteurs : Tom Taylor et John Timms
    Éditeur : DC 31 mai 2022
    Pages : 160

    Ce volume 1 contient Superman son of Kal-El 1-6. Superman, Kal-el ou encore Clark Kent a eu un enfant avec Lois Lane: Jonathan Kent. Encore jeune, il avait découvert ses pouvoirs. Puis il a disparu quelques temps. Après être revenu du futur, il apprend que son père pourrait bientôt disparaître aussi lui laissant la responsabilité de protéger la Terre contre d'autres et contre elle-même. Mais Jonathan ne souhaite pas se contenter de traiter les symptômes comme son père. Il souhaite un monde meilleure pour la planète et ses habitant-e-s ce qui force une implication plus forte. Mais comment s'impliquer sans effrayer quand on possède les pouvoirs de Superman?

    SPOILERS

    Superman ne m'intéresse pas. Souvent, on se contente de montrer sa puissance sans prendre en compte les restrictions que cela implique ainsi que l'incapacité de sauver tout le monde. Mais j'ai confiance en Tom Taylor et les critiques lues sur internet m'ont convaincu de donner une chance à cette série. Ce fut un très bon choix. Dès le début, j'ai apprécié la lecture. Certes, rapidement on risque d'être un peu perdus à cause des changements de l'univers DC (je n'ai pas tout suivi). Mais si on se laisse porter ça passe rapidement. Je note aussi la mise en avant de la sexualité de Jonathan qui commence à sortir avec un homme.

    Cette série est écrite pour nous parler. Jonathan ne se contente plus de réagir il veut agir. Cela implique de poser la question des problèmes systémiques et de ce qui arrive après qu'il ait vaincu un danger. Ainsi, Jonathan va se frotter à la question de la catastrophe climatique et des réfugié-e-s, poussant à son arrestation pacifique. D'habitude, montrer un Superman agissant contre un gouvernement implique immédiatement sa transformation en tyran. Ce premier volume pose la question de l'usage de ses pouvoirs, des limites et de la manière de se restreindre. Mais il pose aussi la question de la nécessité de l'action, au risque de rendre nerveux quelques dirigeants de pays et de firmes.


    ** 
    *** 
    **** Tom Taylor me semble être une des valeurs sûres de DC
    *****

    Image : Éditeur

  • Histoire de l'Europe urbaine 3. La ville moderne par Olivier Zeller

    Titre : Histoire de l'Europe urbaine 3. La ville moderne par Olivier Zeller
    Auteur : Olivier Zeller
    Éditeur : Seuil 25 juillet 2019
    Pages : 466

    Ce tome 3 est le dernier qui me restait de cette gigantesque histoire de l'Europe urbaine, divisée en 6 livres chronologiques. Je ne les ai pas lus dans l'ordre chronologique, mais cela ne semble pas créer un problème. Les livres peuvent être lus seuls et l'introduction générale est toujours incluse. Ce tome 3 se concentre sur la période moderne soit le XVI au XVIII. Nous sortons de la période médiévale mais nous n'entrons pas encore dans la période contemporaine et le XIXème siècle. Le livre est constitué de 7 chapitres thématiques.

    Ces chapitres sont denses et parfois très différents de ce que j'apprécie en histoire. Il y a de nombreux propos concernant le lien entre urbain et démographie. Cela permet à l'auteur de démontrer que les villes sont en pertes de forces humaines. Il y a plus de morts et de départs que d'entrées, certains départs étant jeunes puisque les enfant peuvent être envoyés en nourrisse. Pour éviter la fin de l'urbain il faut accepter une mobilité importante au sein et à l'entrée même de la ville. Par exemple, l'auteur explique que les habitant-e-s déménagent souvent car les immeubles sont sous-loués à plusieurs reprises créant une chaine de personnes.

    Ce livre débute aussi un aspect qui est examiné dans le tome concernant le XIXème siècle: le contrôle de la population en vue de l'hygiène aussi bien morale que physique. Alors que la pandémie de COVID19 est toujours en cours, il est intéressant de lire les solutions mises en place par les pouvoirs urbains. Ces solutions dépendent des villes, qui agissent rarement en réseau (sauf l'Italie qui met en place une surveillance totale des pays étrangers, avec spécialisation des villes). On trouve l'usage des quarantaines mais aussi la mise en place d'un passeport de santé afin de permettre les communications et le commerce au niveau européen, via des points de contrôles du passeport. Une solution qui fut utilisée récemment.

    L'hygiène sociale m'a aussi énormément intéressé. L'auteur mentionne Foucault a plusieurs reprises, tout en le mettant en question si nécessaire. On comprend que les villes sont considérées comme des lieux de dangers moraux. La prostitution, le vol, la violence mais aussi le spectacle de la violence sont très présents. Les populations ne sont pas encore aussi divisées par quartiers qu'elles ne le seront. Petit à petit, la nécessité de contrôler et d'enfermer la pauvreté se fait sentir, même si cet enfermement ne fut pas aussi important qu'on ne le croit. Toutes les villes, catholiques comme réformées, ont tentés ce contrôle de la population.

    Ce ne sont que quelques aspects d'un ouvrage dense. L'auteur nous parle aussi de la culture, de la création des théâtres et du théâtre sociale que cela implique pour les riches et puissants. Il nous explique aussi comment les pouvoirs municipaux perdent en importance face aux tentatives de centralisation des états et donc de contrôles des villes. Les personnes qui s'intéressent à ce type d'histoire et souhaitent une synthèse avec une mise à jour historiographique sous forme de postfaces peuvent s'intéresser à ces 6 tomes en poche.

    Image : Éditeur

  • La petite bande

    CW: Harcèlement scolaire, vomissements

    La Corse de nos jours. Une classe de collège écoute un exposé concernant la pollution de l'eau commise par une usine locale. Une pollution rendant la baignade et la pèche impossible. Les enfants demandent pourquoi l'usine n'est pas fermée si elle est dangereuse. Les réponses ne leur conviennent pas. A la récréation, quatre membres de la classe commencent à parler et à élaborer un plan. Si les adultes ne peuvent ou ne veulent rien faire. Ne serait-il pas possible d'agir? Mais que faire? Pourquoi pas faire exploser l'usine. Mais un concours de circonstance les force à kidnapper le patron de l'usine et à décider ce qui lui adviendra.

    SPOILERS

    Le film semble annonce de l'écologie. Tout commence autours de la question de la pollution d'une rivière et de ce qu'il faut faire pour la rendre vivante à nouveau. D'autant que la pollution est presque invisible, seule la mort des poissons et la maladie des gens qui s'y baignent le prouve. Mais, dès le début, on comprend que leurs raisons ne sont pas entièrement en faveurs de l'écologie. Celles-ci sont données vers la fin du film et montrent des enfants en danger. Illes ne savent pas forcément comme réagir, mais illes essaient. Illes souffrent des souffrances qui vivent leurs parents et que leurs parents s'infligent et leurs décisions visent à atténuer ces souffrances. Touxtes, en fait, connaissent une forme de solitude et de tristesse. Et c'est cette solitude qui va définitivement créer une amitié entre elleux.

    Ceci me permet de dire que nous avons un film qui tente de réellement comprendre l'enfance et les débuts de l'adolescence. Qui essaie de créer des personnages qui parlent et agissent comme cela devrait être le cas pour leur âge. Illes sont gauches, incertains mais aussi sans peurs. Les adultes sont quasiment absents de leur vie, en dehors des parents, et l'école n'en a pas. On ne voit pas d'enseignant-e-s ni de surveillant-e-s durant la récréation. Ce qui leur permet de parler de leurs plans, mais aussi de voir comment le harcèlement scolaire peut avoir lieu. Jamais un adulte ne sera présent pour l'empêcher alors que tous les enfants savent et que rien n'est réellement caché.

    Certains actes des enfants sont difficiles à justifier, cruels. Il faut donc garder une forme d'innocence pour elleux. La réalisation le fait en écrivant un patron haïssable. On le voit via le jeu de l'acteur, ses dialogues mais aussi la photo. Par exemple, une scène permet de créer des cornes diaboliques sur la tête du patron. Sa première apparition est quasiment cauchemardesque, les enfants se cachant tandis que cet homme marche lourdement tout en fumant. Cet homme est presque caricatural dans sa méchanceté puisqu'il essaie de tuer les enfants à plusieurs reprises. Mais c'est une justice naturelle qui s'occupera de lui, sauvant la bande.


    ** 
    *** Un film... acceptable
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • Thor: Love and Thunder

    CW: Grossophobie, cancer, queerbaiting

    À la fin des événements d'Infinity War Thor était fatigué. Il décidait de laisser Valkyrie devenir "roi" de la nouvelle Asgard tandis qu'il partait avec les Gardiens de la galaxie afin de trouver son identité réelle. Durant ce périple, il retrouve un peu de sa forme physique mais pas sa forme psychologique ce qui le pousse à méditer afin de comprendre ce qui lui manque. Alors qu'il se trouve sur une planète, il apprend que des divinités sont assassinées dans tous l'univers. Un certain Gorr a décidé leur mort à touxtes. Thor décide de l'empêcher de sévir, avec l'aide d'une nouvelle héroïne.

    SPOILERS

    J'avais des craintes pour ce film. Les critiques, mauvaises, m'ont préparé à un film catastrophique. Ceci m'a permis d'être plutôt content, car je n'attendais plus rien du film. Cependant, il y a des problèmes. Ce nouveau Thor adapte un début du run de Jason Aaron sur les comics. C'est un run qui pose la question de la divinité et du pourquoi Thor est digne d'être un dieu. La question est traitée de manière grave et le film y répond de manière drôle. Il ne montre pas pourquoi Thor est digne, pourquoi Gorr a tort (même si le film nous le dit). Parfois, on observe des divinités qui ne servent à rien à part s'amuser. Mais pourquoi ces différences? Le ton n'est pas en adéquation avec l'intrigue choisie.

    Pire, selon moi, est la manière dont Jane Foster est traitée. J'accepte qu'elle ne soit pas montrée comme affaiblie. Là aussi, le film adapte une idée de Jason Aaron qui a offert le marteau à Jane après que Thor soit devenu indigne. Mais je n'ai pas l'impression que le traitement du cancer de Jane ait été adéquat. Il n'est que peu montré, comme s'il n'avait aucun impact. Pire, Mjolnir est accusé de faire du mal à Jane, en contradiction avec tout ce qui a été dit auparavant. L'explication des comics est bien plus logique. J'ai apprécié voir Jane en Thor. Mais je suis déçu que cela ne nous soit offert que pour un unique film avant de la laisser mourir au combat. Elle mérite mieux.

    Je suis aussi extrêmement déçu du queerbaiting pratiqué par Disney, les acteurices et Taika Waititi. Touxtes annonçaient un film qui prendrait en compte les identités de Valkyrie et de Korg. Nous avons un simple baise-main et quelques mentions de l'homosexualité de Korg mais rien qui ne donne réellement à conséquence. J'attendais bien mieux d'un film dont le thème principal se veut être l'importance de l'amour. Faites mieux Disney.

    En bref, ce film est globalement décevant mais je ne l'ai pas détesté. Taika Waititi reste dans un humour qui implique les acteurices et qui permet une vision décalée de ses propres productions. Il y a de bonnes idées, pas toujours bien traitées. J'ai bien apprécié les relations entre Thor et ses armes, probablement sentientes, mais aussi son envie de donner du courage aux gens et aux enfants qu'il aide. J'attendais mieux, mais je m'attendais à bien pire.


    ** 
    *** Un film... acceptable
    **** 
    *****

    Image : Site officiel

  • La roue du temps 18. Le cœur de l'hiver. Deuxième partie par Robert Jordan

    Titre : La roue du temps 18. Le cœur de l'hiver. Deuxième partie
    Auteur : Robert Jordan
    Éditeur : Bragelonne 18 août 2021
    Pages : 480

    Matt est coincé à Ebou Dar à la suite de l'attaque contre la ville et la prise de contrôler de sa vie par la reine. Mais être coincé dans une ville occupée n'est pas que désavantageux. Matt est dans la position parfaite pour en apprendre plus sur les envahisseurs, d'autant qu'il est secondé par deux espions particulièrement talentueux. Cependant, une fuite s'impose. Alors que Matt forme ses plans Rand, lui, forme les siens. Il a fait mine de fuir pour mieux créer un piège qui lui permette de tuer les Asha'man renégats. Un piège qui pourrait bien lui permettre de mettre en place son grand plan.

    SPOILERS

    Les tomes précédents accusaient des longueurs. J'ai l'impression que Rand se prépare à purifier le saidin depuis une éternité. Mais les autres livres se concentraient sur d'autres intrigues. C'est aussi le cas ici, l'intrigue de Rand se concentre dans une ville qui est protégée de la capacité d'atteindre la Source. Cette ville lui permet de piéger ses ennemis. Ce n'est que dans le dernier chapitre que la purification a lieu. Je dois avouer qu'après une si longue attente celle-ci m'a semblé trop simple, trop précipitée.

    L'intrigue de Matt se déroule exclusivement en ville d'Ebou Dar. Il n'est pas mon personnage préféré et je n'apprécie pas trop ce qui a été construit autour de lui dernièrement. Ces chapitres servent à nous communiquer des informations sur le fonctionnement des Seanchaniens alors que Matt essaie de quitter la ville et de libérer les Aes Sedai et Athan Miere prisonnières. Mais Matt est toujours aussi déplaisant à lire, se plaignant de tout et de rien. Je serais content de moins avoir à lire ces chapitres.


    ** 
    *** 
    **** Après presque un mois de pause un livre plus dynamique mais qui se concentre en partie sur un personnage que je n'apprécie pas
    *****

    Image : Éditeur

  • Green Lantern corps 1. Recharge par Geoff Johns, Dave Gibbons et Patrick Gleason

    Titre : Green Lantern corps 1. Recharge
    Auteurs : Geoff Johns, Dave Gibbons et Patrick Gleason
    Éditeur : Urban Comics 8 juillet 2022
    Pages : 440

    Ce tome 1 contient les épisodes Green Lantern Corps recharge 1-5 et Green Lantern Corps 1-13. Ce premier tome est celui d'une série construite en même temps que la série principale mais sans être centrée sur Hal Jordan. Alors que ce dernier revient à la vie, le corps des Green Lanterns n'est incarné que par une seule personne. Mais les Gardiens décident qu'il est temps de reformer le Corps et lancent une large campagne de recrutement. Les nouvelles recrues sont encore faibles et toutes ne sont pas ravies d'entrer au sein du Corps, ou de travailler avec certaines personnes.

    SPOILERS

    Si on commence par un bon aspect c'est la diversité. Les membres du corps sont nombreux et ce premier tome en présente un grand nombre. Certains personnages sont plus présents que d'autres, comme Soranik Natu qui doit redorer le blason du corps sur une planète qui a subi Sinestro. Malheureusement cette diversité crée aussi un problème. Le premier est la brique qui relie tout ce monde: Guy Gardner. Il est loin d'être le personnage le plus sympathique. Malheureusement il est presque toujours présent.

    Le second problème est l'intrigue. En effet, présenter tous ces personnages, leur passé, implique de sacrifier une intrigue unique et concentrée sur quelques points précis. En dehors d'une attaque contre Oa sur laquelle les membres du corps enquête on a l'impression que cette série est en dehors des principaux événements de l'univers DC. Les différents numéros peuvent donner l'impression de présenter un membre précis et ses problèmes avant de passer à la suite. Est-ce que nous aurons une suite plus construite? On le verra dans le prochain tome.


    ** 
    *** J'apprécie la période dans laquelle se déroule ce tome, même s'il n'est pas parfait.
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Stargirl saison 2

    La nouvelle Justice Society of America a vaincu la Injustice Society of America. Mais les événements de la nuit durant laquelle plusieurs membres de la Injustice Society sont morts pèsent lourd sur les jeunes membres de la JSA. Yolanda culpabilise pour la mort de Brainwave, Rick se demande pourquoi il a laissé Grundy vivre. Les enfants des membres de la injustice Society ne comprennent pas pourquoi leurs parents sont morts ou en prison, les menant sur la voie d'une envie de vengeance. C'est ce moment qu'attendais Eclipso pour entrer en scène, corrompre et détruire les amitiés de l'intérieure.

    SPOILERS

    La première saison de Stargirl parlait d'héritage et de passage de génération. Les jeunes membres de ce qui deviens une nouvelle JSA devait apprendre l'histoire pour essayer de comprendre leur place dans le présent en tant que nouvelle incarnation de personnes mortes ou disparues. Il y avait surtout une intrigue importante autours de Rick et une autre concernant Whitney. Les deux apprenant qui sont réellement leurs pères. L'un étant un héros, l'autre un menteur. Bien que l'idée d'héritage reste importante, cette seconde saison parle d'autre chose.

    Au centre de cette saison 2 se trouve la question du bien et du mal. Jusque-là, la JSA n'avait pas connu de personnages réellement maléfique. C'est le cas d'Eclipso qui apprécie torturer psychologiquement ses victimes. Les autres personnages pensaient bien faire, aiment casser les règles ou souhaitent simplement se venger. Alors qu'Eclipso incarne le mal absolu, les humain-e-s de la série incarne des nuances de bien et de mal. La série nous dit que personne n'est dans l'absolu, mais que l'on navigue selon les circonstances. Simpliste et souvent entendu? Oui, mais cela fonctionne dans le cadre d'une série qui se veut agréable à regarder.


    ** 
    *** 
    **** Adolescente, un peu naïve mais c'est l'identité de la série qui veut ça et ça me plait
    *****

    Image : DC

  • Histoire de l'Europe urbaine 5. La ville coloniale par Odile Goerg et Xavier Huetz de Lemps

    Titre : Histoire de l'Europe urbaine 5. La ville coloniale
    Auteur-e-s : Odile Goerg et Xavier Huetz de Lemps
    Éditeur : Seuil 19 avril 2012
    Pages : 464

    Sur les 6 tomes que compte cette histoire de l'Europe urbain il y en a un qui ne se déroule pas au sein de l'espace européen. Celui-ci s'intéresse à la période du XVème au XXème siècle dans le cadre des colonies construites par les européens dans un monde pensé comme vierge ou décadent, mais qui ne l'est pas. Les auteur-e-s doivent examiner le fait urbain à la fois dans un cadre temporel large et dans un cadre spatial important puisque le livre s'intéresse aussi bien au continent asiatique qu'africain ou aux Amériques. Le livre est divisé en trois parties.

    La première partie s'intéresse aux premières expériences portugaises et espagnoles. En ce qui concerne l'Espagne, les auteur-e-s nous montrent que la colonisation se forme par les fondations de ville. Celles-ci permettent de contrôler l'espace et les populations. Il faut donc créer un réseau de ville capable de contrôler un espace rural parfois très important. Dans le cas portugais, les urbanisations servent à contrôler des lieux de commerces. Les créations sont modestes mais peuvent dépasser les ambitions de base.

    Une seconde partie permet de comparer les différents continents de colonisation: l'Asie, l'Afrique et les Amériques. Les Amériques fonctionnent selon les traditions européennes. Les villes sont construites selon un plan en damier qui permet une extension contrôlée mais aussi une spécialisation facilitée des lieux. Le continent africain connait d'abord des comptoirs, avec peu d'habitant-e-s venu-e-s d'Europe. Les populations sont fortement divisées selon leur provenance géographique afin de garder le contrôle. Enfin, l'Asie permet de voir le passage des comptoirs aux villes contrôlées par l'Europe. Là aussi, une division ethnique est mise en place avec la réforme des villes.

    La troisième partie est la plus importante. Elle s'intéresse à la période d'hégémonie européenne dans le monde. Les influences de l'Europe sont majeures dans la constructions et les réformes des villes. L'idée principales et d'ouvrir la ville afin de permettre une circulation de l'air, selon les idées hygiénistes de l'époque. Les modes et les pensées européennes sont imposées, les styles autochtones seront rarement respectés, au prix de destruction incomprises de monuments ou de bâtiments culturels et religieux. De plus, la ville est construite et gérée de manière à donner l'ascendant aux habitant-e-s venu-e-s d'Europe. Les quartiers sont divisés selon l'ethnie et les infrastructures en dépendent. C'est le cas aussi des questions politiques et sociales qui sont construites en faveurs des colons, les autochtones ayant difficilement accès.

    Comme le disent les deux conclusions du livre. L'Europe a eu un fort impact sur l'urbanité des autres continents via la colonisation. Cependant, l'idée de division et de refondations de ville n'est pas parfaite. Les histoires des autochtones influencent aussi les styles venus d'Europe. Les autochtones ne sont pas sans capacité d'action face au monde européen

    Image: Éditeur

  • Batwoman saison 2

    CW : Violences policières, racisme, tortures

    Batwoman est la dernière série à avoir rejoint l'arrowverse. Elle est supprimée après 3 saisons tandis que l'arrowverse vit une lente et douloureuse mort. La saison 2 reprend immédiatement après la saison 1. La série prend en compte la démission de l'actrice originale de Batwoman en détruisant son avion en plein vol. C'est une autre femme, Ryan, qui découvre le costume et décide de le porter pour se venger puis pour aider les personnes les plus pauvres de la ville à ressentir de l'espoir.

    SPOILERS

    La première saison cherchait encore son identité et semblait la trouver dans la vie lesbienne de Gotham. Kate Kane commençait à se mettre en avant comme une défenseuse acharnée des droits des lesbiennes tout en essayant de reconstituer sa famille en sauvant Alice, alter ego de sa sœur perdue. Bien entendu, on peut se demander comment l'aspect familial de la série allait survivre au départ de Ruby Rose. La réalisation a commencé par prendre un tournant plus critique envers la police. Mais pour ne pas trop créer de débats, c'est la milice privée de Jacob Kane qui est visée. Cette seconde saison nous offre de nombreux exemples d'abus de pouvoir, de racisme mais aussi un système judiciaire biaisé prêt à pardonner un policier qui tue et à juger sa victime. Cependant, cet aspect entre aussi dans la fin de l'arrowverse. En effet, la fin des Crows est brutale aussi parce que l'acteur qui joue Jacob Kane va partir de la série. J'ai donc l'impression que la réalisation n'a pas osé aller au fond du problème, probablement par peur des réactions.

    Je me demandais aussi comment le départ de l'actrice Rudy Rose allait être géré. Dès le début, on nous montre la destruction de l'avion de Kate Kane. Tout le monde réagit comme si elle était morte ou, en tout cas, que l'espoir de la retrouver vivante disparaissait petit à petit. Malheureusement, les 18 épisodes de cette seconde saison jouent sur la possibilité du retour de Kate Kane. Celle-ci est même recastée à la fin de la saison pour créer une intrigue autours de sa perte de mémoire et de sa redécouverte. Bien que cela permette de terminer l'intrigue entre les deux sœurs jumelles, je ne peux pas faire autrement que de ressentir un gâchis. Au lieu d'arracher le sparadrap du départ de Ruby Rose afin de réellement créer Ryan la série fait tout pour continuer à donner vie à Kate Kane mais sans Ruby Rose. Les deux actrices qui jouent Batwoman ne méritent pas cela.


    ** 
    *** La série n'ose pas laisser partir Kate Kane et n'ose pas aller au bout de son propos, dommage
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • Histoire de l'europe urbaine 4. La ville contemporaine jusqu'à la Seconde Guerre mondiale par Jean-Luc Pinol et François Walter

    Titre : Histoire de l'Europe urbaine 4. La ville contemporaine jusqu'à la Seconde Guerre mondiale
    Auteurs : Jean-Luc Pinol et François Walter
    Éditeur : Seuil 8 novembre 2012
    Pages : 464

    Je continue ma lecture de l'histoire de l’Europe urbaine qui, par hasard, s'est retrouvée concentrée au sein de ma PAL. Après le tome 1 je m'intéresse au tome 4 qui arrête son examen dans les années 45-50 environ et débute au XIXème siècle. C'est une période nombreuses transformations sociales, économiques et politiques. La France, par exemple, connait 5 régimes. La Suisse connait une guerre civile. Le reste de l'Europe subit des mouvements révolutionnaires à plusieurs reprises. On pense aussi que la ville s'étend avec la révolution industrielle créant une nouvelle classe sociale: le prolétariat. Ce livre est divisé en 8 chapitres thématiques.

    La premier chapitre pose des questions de termes. Les auteurs y examinent ce qu'est une ville à l'époque contemporaine. Cela implique de se poser la question des transformations urbaines et sociales puisque les murailles perdent leur intérêt, mais pas forcément leur but politique. Ce chapitre permet aussi de vérifier le phénomène d'urbanisation. Le second chapitre continue sur cette lancée en précisant les fonctions des villes: aussi bien politiques que culturelles. Ceci implique des constructions précises.

    Les deux prochaines chapitres sont ceux qui m'ont le plus intéressés. Le 4 pose la question des outils de compréhension des villes qui sont constitués durant la période tandis que le 3 parle des populations. Ces deux chapitres permettent de poser la question de la gestion des populations et de l'urbain. Dans un contexte de hausse de population, d'industrialisation et de pollution on observe une fragilité urbaine. Mais on ne comprend pas toujours, pas encore, la raison. Ces fragilités peuvent mener certaines personnes à considérer les villes comme dangereuses et donc à la nécessité de défendre l'accès ou la poussée en direction du rural (par exemple le lebensreform). D'autres personnes vont essayer de rendre la ville vivable par la création d'une forme d'hygiène basée sur les flux d'eau et d'air, ce qui permet de défendre la création de larges rues et l'abaissement des immeubles.

    Les 4 chapitres suivants s'intéressent aussi bien à la question des infrastructures que des humains. En effet, les auteurs nous montrent comment les villes se transforment, sont gérées, afin de se moderniser. Les buts, les théories, ne sont pas toujours les même et il existe des points de débats, par exemple la forme de l'habitat. Ces chapitres montrent aussi l'importance de l'humain. Via les infrastructures, le fonctionnement de la ville, les auteurs nous montrent comment vivent les gens. J'ai, par exemple, été frappé par l'idée que les maisons bourgeoises sont construites afin de marquer la différence entre riches et pauvres dans le cadre d'une société pensées comme politiques égalitaire, ou de plus en plus. Les maisons des personnes les plus riches permettent de créer le moyen d'éviter le croisement des classes sociales. On peut aussi parler de la construction des théâtres, qui impliquent des entrées et chaises séparées selon la richesse.

    Nous avons ici un tome 4 riche. J'ai particulièrement apprécié que l'humain soit plus au centre du développement. La postface s'intéresse beaucoup plus aux question de genre et d'environnement que les autres tomes. Je note l'ajout de liens internet pour permettre de mieux voir les données utilisées par les auteurs et les cherchereuses. Mais ceux-ci sont-ils encore en place?

    Image: Éditeur

  • We only find them when they're dead 2. The stealer par Al Ewing et Simone Di Meo

    Titre : We only find them when they're dead 2. The stealer
    Auteurs : Al Ewing et Simone Di Meo
    Éditeur : Boom studios 2 mai 2022
    Pages : 144

    Ce volume 2 contient les numéros 6-10. Ce second volume prend place 50 ans après le premier. Malik est finalement revenu de son voyage, sous la forme d'une divinité. Autour de lui, se construisent deux types de croyance. L'une pense que Malik est le seul être divin. La second pense que toutes les divinités ont abandonné l'humanité tant que celle-ci refuse de se repentir. Les riches, en revanche, veulent simplement continuer leur vie d'avant. L'humanité est au bord d'une guerre de religion lorsqu'une ambassadrice demande à rencontrer un homme considéré comme le choix de Malik.

    SPOILERS

    Cette série est belle. Les choix artistiques sont magnifiques et permettent de mettre en avant la création de cet univers, au prix de la compréhension des événements. Cette série est ambitieuse. Elle veut construire un univers précis, ce second tome veut nous montrer un état de l'univers après de grands changements et ceci sans nous les montrer. Mais cette série est aussi très confuse. Nous n'avons que peu d'informations sur les événements qui ont mené à ce que nous lisons. Nous n'avons rien pour expliquer pour un Malik divin est arrivé. Nous avons encore moins d'informations sur ces divinités. Aurons-nous les réponses dans un prochain volume?


    ** 
    *** Sans être mauvais ce comics est difficile à lire et à comprendre
    ****
    *****

    Image : Éditeur