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  • Ms Marvel 1. Destined par Saladin Ahmed, Minkiu Jung, Juan Vlasco et Ian Herring

    Titre : Ms Marvel 1. Destined
    Auteurs : Saladin Ahmed, Minkiu Jung, Juan Vlasco et Ian Herring
    Éditeur : Marvel 29 octobre 2019
    Pages : 136

    Ce volume 1 contient Magnificent Ms. Marvel 1-6. Ce nouveau volume 1 est écrit par un nouveau scénariste. Bien entendu, cela crée quelques craintes puisque la scénariste précédente a non seulement créé le personnage mais a réussi à écrire des histoires à la fois intéressantes et fortement liées à la vie de Kamala Khan. Le nouveau scénariste reprend immédiatement à la fin du run précédent. Kamala Khan comprend qu'elle n'est pas simplement une héroïne pour sa ville. Une race alien voit en elle la réponse à une ancienne prophétie. Son arrivée devrait permettre de sauver la planète d'envahisseurs.

    SPOILERS

    Commençons par l'important, le nouveau scénariste reste dans ce qui faisait de Kamal Khan un personnage sympathique. Elle continue à s'améliorer et à tenter de créer de bonnes relations avec les habitant-e-s de sa ville, ainsi que les forces de police. Ceci est particulièrement mis en place dans le numéro 1 qui permet de résumer ce qui fait le personnage. Bien que cela implique des redites, des personnes nouvelles y trouveront les informations qui leurs manques. Ainsi, Kamal est bien montré comme une personne qui souhaite avant tout aider les autres même si cela la met en danger.

    Malheureusement, l'auteur prend aussi des décisions qui me semblent peu inspirées. Ainsi, depuis longtemps la mère de Kamala connait son secret. Son père le découvre dans ce numéro. Cela permet de créer une nouvelle complicité, et des tensions, entre les trois personnages. En particulier, Kamala préfère éviter de mentir à ses parents même si cela rend ses activités plus difficiles. La scène durant laquelle sa mère apprend la vérité est d'ailleurs très bien écrite par la scénariste précédente. L'auteur actuel décide, en fin de volume, de faire oublier aux parents le secret de Kamala. À mon avis, cela annule une progression importante du personnage sans véritables bonnes raisons.

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    **** Un premier volume qui n'est pas la catastrophe que je craignais. Je suis tout de même un peu sceptique face au nouveau costume.

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  • Livewire 1. Fugitive par Vita Ayala, Raúl Allén, Patricia Martín et Saida Temofonte

    Titre : Livewire 1. Fugitive pare
    Auteur-e-s : Vita Ayala, Raúl Allén, Patricia Martín et Saida Temofonte
    Éditeur : Valiant 7 mai 2019
    Pages : 112

    Ce volume 1 contient Livewire 1-4. Livewire était l'une des personnes les plus appréciées des Etats-Unis. Malgré le danger, les gens appréciaient d'être auprès d'elle. Puis, soudainement, elle a détruit les satellites des Etats-Unis et supprimés l'accès à l'électricité. Ceci au nom de la défense des psiotiques. Après plusieurs combats, l'énergie fut à nouveau disponible et Livewire devenait soudainement une criminelle de guerre en fuite. Comment va-t-elle tenter de recréer sa réputation et ses liens avec celleux qu'elle considère comme sa famille ?

    SPOILERS

    Livewire est un personnage que j'apprécie depuis la première série Harbinger. Elle est fortement loyale à Harada au point de le contrer pour éviter qu'il ne prenne de mauvaises décisions. Ce n'est que progressivement qu'elle commence à réellement se retourner contre son ancien mentor. J'aime aussi beaucoup son pouvoir qui me semble en phase avec le monde actuel. Une personne qui contrôle les technologies est, assurément, en possession d'une puissance énorme. J'étais donc curieux de retrouver le personnage dans sa propre série.

    La série n'utilise que peu les combats spectaculaires. Rapidement, Livewire subit des défaites qui l'obligent à rester sans défense. Une seconde défaite a lieu aux mains de son frère. Celle-ci n'est pas simplement un moyen d'abaisser le pouvoir de Livewire. Son frère incarne l'idéologie d'Harada est met en question les motivations et les raisonnements de Livewire. À travers ce combat et ce dialogue, elle est obligée d'accepter les coûts humains de ses actions et surtout d'accepter ses erreurs. Ce volume me semble donc permettre de donner l'occasion au personnage de faire un pas dans la direction de la rédemption, sans pour autant défendre les actions meurtrières des États-Unis.

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    **** Je ne m'attendais pas à ce que j'ai lu, mais j'ai apprécié être surpris.

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  • Harbinger Renegade 2. Massacre par Rafer Roberts, Darick Robertson, Juan José Ryp et Diego Rodriguez

    Titre : Harbinger Renegade 2. Massacre
    Auteurs : Rafer Roberts, Darick Robertson, Juan José Ryp et Diego Rodriguez
    Éditeur : Valiant 14 septembre 2018
    Pages : 144

    Ce second volume contient Harbinger Renegade 5-8 et 0. Avant la chute de Toyo Harada, une entreprise, nommée Project Rising Spirit, a perdu le contrôle d'enfants kidnappés, activés et entrainés à être des soldats pour les plus offrants. Ces enfants ont combattu le gouvernement depuis. Allant jusqu'à prendre le contrôle d'une ville entière afin d'en faire un lieu sécurisé. Mais le gouvernement ne veut plus se laisser battre par des enfants. Nommant ces victimes des terroristes les USA envoient le Hard Corps les assassiner un par un. Mais cela ne risque-t-il pas de créer une nouvelle guerre ?

    SPOILERS

    Le premier avantage de ce nouveau volume est de relier l'histoire de Génération 0 à celle des Renegades. Les auteurs expliquent ce qui arrive à la ville de Rook et de quelle manière le massacre commis est défendu comme une forme d'action anti-terroriste. En ce qui concerne les Renegades, cela implique une déclaration de guerre contre tous les psiotiques. Une guerre souhaitée par leur propre gouvernement. Ce volume permet donc de tout relier à l'événement Harbingers War 2, malheureusement peu réussi.

    Cependant, ce second volume contient le même problème que le premier. Dans les deux cas, les auteurs font plus œuvre de prologue en annonçant une suite plutôt que de créer une histoire qui se suffit à elle-même. Dans ce second volume le prologue concerne un nouveau personnage, que je n'ai jamais vu auparavant, qui pourrait créer des conditions de guerre et donc, si j'ai bien compris, la nécessité d'accepter les psiotiques plutôt que de les assassiner. Mais j'aurais aimé une série qui possède sa propre histoire plutôt que de devoir attendre ce qui sera créé avec les pistes mises en place par les auteurs.

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    *** Un volume qui n'est pas sans intérêt mais qui ne donne pas tout ce qui a été promis.

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  • Harbinger renegade 1. The judgment of Solomon par Rafer Roberts, Darick Robertson, Juan José Ryp et Richard Clark

    Titre : Harbinger renegade 1. The judgment of Solomon
    Auteurs : Rafer Roberts, Darick Robertson, Juan José Ryp et Richard Clark
    Éditeur : Valiant 2 mai 2017
    Pages : 144

    Ce volume 1 contient Harbinger Renegades 1-4. Il y a quelques mois les Renegades ont fournis les preuves que Toyo Harada contrôle une organisation secrète chargée de contrôler des personnes capables de pouvoirs, les psiotes. Depuis, Toyo Harada a pris le contrôle d'une partie du continent africain, déclarant la guerre au monde. Les Renegades se sont dispersés, seule Faith continue à travailler pour aider les personnes qui ont besoin d'elle. Peter Stanchek, lui, a disparu après le refus de Kris Hathaway d'être sauvée de prison. Mais de nos jours plusieurs adolescent-e-s sont retrouvé-e-s mortes. Alors que la NSA tente de réprimer les psiotes il semblerait qu'une organisation essaie de les activer, sans s’inquiéter du nombre de morts. Serait-il temps pour les Renegades de travailler à nouveau ensemble ?

    SPOILERS

    Sans être aussi réussi que la première série Harbinger ce premier tome de deux volumes n'est pas inintéressant. Ce qui rend ce volume 1 sympathique concerne déjà les informations plus importantes concernant Toyo Harada. On l'observe refuser des conseils précis et s'attaquer sans hontes à des êtres humaines en souffrance. Ces informations sont offertes par un nouveau personnage dont le pouvoir implique d'observer les probabilités : Solomon.

    Malheureusement, ce nouveau personnage est utilisé uniquement pour réunir les Renegades. Il pourrait être plus important mais les auteurs semblent refuser de l'utiliser. De plus, les auteurs essaient de montrer les dangers que courent les psiotes, mais sans jamais réellement le montrer. Bien entendu, on voit la NSA intervenir. On voit aussi un groupe d'adolescent-e-s tenter d'être activé-e-s. Mais les conséquences ne sont pas réellement montrées. En fait, ce volume 1 semble fonctionner uniquement car un prologue à la suite de l'histoire de l'univers Valiant.

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    *** Un volume qui n'est pas sans intérêt mais qui ne donne pas tout ce qui a été promis.

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  • Invisible Kingdom 1. Walking the path par G. Willow Wilson et Christian Ward

    Titre : Invisible Kingdom 1. Walking the path
    Auteur-e-s : G. Willow Wilson et Christian Ward
    Éditeur : Dark Horse 23 octobre 2019
    Pages : 128

    Ce premier volume contient Invisible Kingdom 1-5. Dans un système solaire lointain existent 4 planètes habitées. Elles sont reliées par des routes qui permettent à la plus grande corporation, Lux, d'envoyer des biens partout en un temps record. Cette frénésie de consommation est mise en question par une nouvelle religion en plein essor : Le Renoncement. Selon les écrits sacrés, seule la renonciation envers les biens terrestres permet d'accepter à un lieu nommé le Royaume Invisible. Deux personnages vont découvrir que les deux ennemis idéologiques sont en fait reliés par des transferts de fonds importants. Mais leur découverte fait d'elles des cibles.

    SPOILERS

    G. Willow Wilson est une autrice que j'apprécie et même si son run sur Wonder Woman est critiqué il semble que ce comics indépendant soit apprécié. Je trouvais l'idée plutôt fascinante : créer de la SF avec une religion forte. Les auteur-e-s mentionnent d'ailleurs plusieurs influences, dont Dune, sur leur travail. Une chose est certaine, le dessin est magnifique. Les différentes espèces sont visibles, avec une forme de racisme interne à l'histoire. Les costumes sont beaux et logiques dans cet univers. Les planches me semblent dynamiques tout en étant très lisibles. C'est un plaisir de simplement regarder ce volume.

    Bien que l'intrigue soit loin d'être inintéressante je déplore quelques problèmes. Tout d'abord, l'écriture me semble parfois un peu simpliste. Les auteur-e-s réutilisent des poncifs. Oui la consommation n'est pas un moyen de remplir une vie. Oui la religion essaie de détruire l'égo pour entrer dans un univers commun. Oui les gens ont tendance à réagir rapidement sans forcément réfléchir quand on leur présente des données. Cependant, ce qui m'a le plus gêné est la rapidité de l'intrigue. En 5 épisodes les personnages principaux découvrent quelque chose, se rencontrent, subissent des menaces puis des attaques ayant pour but de les tuer. L'intrigue n'aurait-elle pas été mieux servie en ralentissant un peu ? Permettant de construire l'univers pour les personnes qui lisent tout en explicitant les conséquences de la découverte ?

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    **** Malgré certains problèmes j'ai beaucoup apprécié ce premier volume. Je pense continuer avec le prochain.

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    Image : Éditeur

  • Injustice VS The Masters of the universe par Tim Seeley, Freddie E. Williams II et Jeremy Colwell

    Titre : Injustice VS The Masters of the universe
    Auteurs : Tim Seeley, Freddie E. Williams II et Jeremy Colwell
    Éditeur : DC 23 avril 2019
    Pages : 160

    Ce volume contient Injustice VS the Masters of the universe 1-6. Ce tome a lieu après les événements du jeu. Les auteurs décident que Superman a gagné. Le monde a donc bien changé. Tout est sous contrôle de Superman au sein d'une tour qui utilise la technologie de Brainiac afin de vérifier ce que pensent les humain-e-s. Toutes personnes qui ont une pensée considérée comme dissidente est immédiatement punie par des drones contrôlés technologiquement. Le monde est sauf mais la libre pensée a péri. La résistance n'a qu'une solution : chercher la liberté sur d'autres univers et recruter He Man.

    SPOILERS

    Je n'ai pas encore joué au jeu Injustice II mais je sais qu'il est possible de choisir qui gagne. Ce comics prend le parti de faire gagner Superman et permet de montrer ce qui peut arriver lorsqu'un dieu contrôle la Terre. Les rares images des humain-e-s montrent des personnes sans espoir, toujours contrôlées par une machine et dont les pensées et les actes sont constamment jugés. Pire encore, Batman n'est plus un humain mais une partie de la machine, utilisé par Superman qui fait de même avec d'autres personnes. Il est clair que même penser est devenu illégal.

    Dans ce contexte on peut se demander s'il est possible de sauver Superman. Cette idée n'est mise en avant que lors de la seconde partie du comics. On sait que plusieurs membres de la résistance étaient des proches de Superman et j'ai aimé que Damian Wayne comprenne enfin le point de vue de son père. Mais ces personnes ont abandonné l'idée de sauver Superman. Il est intéressant que les auteurs aient décidé que la personne à sauver est Clark Kent, l'alter ego humain de Superman. Celui-ci permet de comprendre ce qui fait l'humanité et donc d'éviter d'utiliser ses capacités de manière injuste. Cette capacité est incarnée par He Man qui, justement, est un dieu dans le corps d'un simple humain. Sa compréhension des deux mondes lui permet d'agir en laissant à son peuple la capacité de choisir. Selon les auteurs, en perdant son alter ego humain Superman ne pouvait que devenir un tyran et seul le retour de Clark Kent peut lui rendre une part d'humanité.

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    *** Des idées intéressantes au sein d'un comics qui reste, avant tout, l'occasion de voir se battre des personnages de deux univers.

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    Image : Éditeur

  • Injustice II 6 par Tom Taylor, Bruno Redondo, Daniel Sampere et Juan Albarran

    Titre : Injustice II 6
    Auteurs : Tom Taylor, Bruno Redondo, Daniel Sampere et Juan Albarran
    Éditeur : DC 6 août 2019
    Pages : 184

    Ce dernier tome contient Injustice II 31-36 et Injustice II annual 2. Depuis la fin du régime de Superman les combats ont lieu de toute part. Sur Oa, les Gardiens et les Lanternes subissent l'attaquent d'un corps de la rage dont la puissance a été démultipliée, alors qu'elleux-même ont subi de lourdes pertes aux mains de Superman. Sur Terre, des attaques terroristes ont détruit plusieurs villes tandis que certaines personnes souhaitent le retour du régime. Mais Batman a un plan, il veut construire un monde meilleur. Et, pour cela, il a besoin de ses ennemis.

    SPOILERS

    Ce volume est le dernier de la série. Il doit donc mettre un terme à ce qui a été construit afin de laisser la place au jeu, puis à un dernier volume qui se déroule après le jeu. Les scénaristes, pour terminer leur histoire, font quelque chose qui arrive rarement dans cet univers. Ils placent leurs personnages dans la capacité d'agir ensemble afin de dépasser leurs problèmes et de créer un monde meilleur. Pour la première fois, il y a une chance réelle de créer quelque chose sans que l'un des personnages ne le détruisent. D'une certaine manière, cette idée est au centre de cette série puisqu'elle commençait par Batman tentant de créer un conseil entre lui, la présidence et d'autres personnes riches.

    Malheureusement, ce dernier volume est très, trop, rapide. En à peine une centaine de pages plusieurs gros événements sont supprimés. La guerre sur Oa se termine, Starro est détruit, les attaques de Gorilles sont résolues, etc. De nombreux personnages disparaissent sans forcément donner lieu à des explications. Même si certaines fins sont particulièrement réussies comme celle de Booster Gold. En fait, la véritable fin e trouve dans l'Annual qui permet enfin à Superman et Batman de se parler en tant qu'anciens amis et humains. Enfin, Bruce Wayne admet n'avoir pas agi comme il l'aurait dû en tant qu'ami.

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    *** Une fin bien trop rapide, malgré de beaux moments.

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    Image : Éditeur

  • Ascender 1. The haunted galaxy par Jeff Lemire et Dustin Nguyen

    Titre : Ascender 1. The haunted galaxy
    Auteurs : Jeff Lemire et Dustin Nguyen
    Éditeur : Image Comics 23 octobre 2019
    Pages : 136

    Ce volume 1 contient les épisodes 1-5. L'univers a définitivement changé. Après une dernière confrontation entre l'UGC, Gnish et la résistance robotique les Moissonneurs sont revenus afin de passer leur jugement. Alors que leur première attaque n'était qu'une prévention celle-ci vise à détruire définitivement toutes capacités de résistances par les intelligences organiques. Mais leur attaque a aussi permis l'organisation d'une nouvelle puissance au sein de la Galaxie. Les planètes ne sont plus libres, elles sont sous le contrôle d'une magicienne nommée Mère. Celle-ci interdit toute technologie et combat toutes personnes qui pourraient se rebeller.

    SPOILERS

    Descender fut l'une des séries que j'ai le plus apprécié. Les auteurs créaient une situation et donnaient, petit à petit, les éléments pour la comprendre et essayer de deviner ce qui allait se dérouler. J'avais aussi beaucoup aimé la technique artistique utilisée par Nguyen. Ascender est dessin exactement de la même manière et, encore une fois, c'est beau. C'est un véritable régal d'observer les paysages et les différents personnages.

    Tout comme Descender, il me semble qu'Ascender sera une série qui va utiliser la simplicité pour mieux peindre son univers. Il n'y a donc pas une intrigue remplie de mystères mais un statu quo qu'il nous faut comprendre. Celui-ci est brisé par l'apparition d'un changement qui implique un danger pour Mère. On ne sait pas pourquoi mais une machine est revenue vers les humain-e-s. Je ne serais pas étonné si la série prend la forme d'une quête pour la fille d'Andy, quête qui pourrait lui permettre de retrouver Tim 21 ?

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    ***** Toujours aussi beau, toujours autant envie de connaitre la suite.

    Image : Éditeur

  • Legends of tomorrow

    La CW l'a fait. Après une première saison peu intéressante et deux saisons plus absurdes l'une que l'autre une quatrième saison est arrivée. Et il se pourrait qu'une cinquième ait lieu. Les Légendes ont donc réussi à vaincre Mallus mais Nora s'est enfuie avec l'aide de Ray Palmer. Depuis, le groupe continue à nettoyer l'histoire afin d'empêcher que le flux du temps ne soit à nouveau mis à mal. La fin de leur mission implique aussi la fin des financements pour les Bureau du Temps. Le gouvernement des Etats-Unis se demande pourquoi donner autant d'argent à une agence gouvernementale maintenant inutile et un groupe d'individus incapables de réussir leurs missions. Mais une nouvelle menace est annoncée par rien de moins que John Constantine : une porte s'est ouverte sur les enfers quand Mallus a été vaincu et plusieurs démons et autres créatures magiques se sont enfuies. Les Légendes doivent maintenant collaborer avec le bureau pour les gérer.

    SPOILERS

    Cette série n'est ni la mieux écrite ni la mieux jouée et encore moins la mieux mise en scène de la chaine CW. Après la saison 1, la production est partie sur l'absurde. Et plus le temps passe plus les saisons jouent sur cette absurdité et le quatrième mur. Cette saison est en plein dans ce processus. La production commence par se moquer de sa propre série, sans pour autant se moquer des personnes qui l'apprécie, pour mieux créer des situations incohérentes, mais plutôt drôles (ainsi on apprend qu'une partie de l'enfer est constitué d'un magasin Ikea, ce que je trouve parfaitement logique).

    En dehors des missions des épisodes et des situations absurdes cette saison nous offre plusieurs romances. Plusieurs personnages sont placés à différents points de leurs relations et essaient de comprendre leurs sentiments et l'impact du couple sur leur futur. On pense, bien entendu, à Ava et Sara Lance mais ce ne sont pas les seules. La création des couples est accompagnée de l'arrivée de Mona, une jeune femme qui adore les livres à l'eau de rose et qui ship tout le monde, elle incarne probablement l'audience. La production est incarnée par Mick Rory qui devient, lors de cette saison, un auteur de romance... reconnu et adulé. On retrouve aussi l'amitié, l'amour filial, bref ce qui crée des liens entre personnes qui s'apprécient. On pourrait croire que ces arcs narratifs sont inutiles mais ils sont utilisés une dernière fois lors du dernier épisode afin de permettre la victoire des Légendes.

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    **** Une série qui ne devrait pas fonctionner mais qui pourtant me fait rire.

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    Image : IMDB

  • Avatar. The last airbender. Team Avatar tales par Gene Luen Yang, Dave Scheidt, Sara Goetter, Ron Koertge et Kiku Hughes

    Titre : Avatar. The last airbender. Team Avatar tales
    Auteur-e-s : Gene Luen Yang, Dave Scheidt, Sara Goetter, Ron Koertge et Kiku Hughes
    Éditeur : Dark Horse 2 octobre 2019
    Pages : 80

    Après une première anthologie Dark Horse publie une seconde anthologie. Celle-ci est composée de 8 petites histoires. Elles prennent place après et pendant les événements de la dernière saison, si j'ai bien compris la chronologie. Celle-ci n'est pas précisée et les histoires ne semblent pas avoir été classée selon la chronologie de la série. Nous retrouvons donc tous nos personnages favoris lors de petites aventures. Loin de la flamboyance ce sont de petits moments lors desquels les auteur-e-s nous permettent de nous souvenir pour quelles raisons on les apprécie.

    SPOILERS

    Que penser de cette anthologie ? J'ai beaucoup apprécié certaines histoires. Ainsi, celle de Mai permet de préparer les événements de l'un des tomes de la série chez Dark Horse. J'aime bien aussi l'histoire autours de Ty Lee et encore plus la sortie au marché de Sokka et Suki. La relation de ces deux personnages est décidément l'une de celles que je préfère et je trouve que l'auteur de cette petite histoire a très bien mis en scène leur complicité et leur respect mutuel. Mais d'autres histoires de cette anthologie semblent moins intéressantes, plus anecdotiques. À la fin, on se demande si cette anthologie, très courte, vaut vraiment son prix.

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    *** Bien que remplie d'histoire sympathique j'aurais aimé quelque chose de peu plus substantiel.

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    Image : Éditeur

  • Harbinger Wars 2 par Matt Kindt, Eric Heisserer, Tomás Giorello, Raúl Allén, Patricia Martín, Adam Plooina, Renato Guedes et Diego Rodriguez

    Titre : Harbinger Wars 2
    Auteur-e-s : Matt Kindt, Eric Heisserer, Tomás Giorello, Raúl Allén, Patricia Martín, Adam Plooina, Renato Guedes et Diego Rodriguez
    Éditeur : Valiant 7 novembre 2018
    Pages : 160

    Ce volume contient Harbinger Wars 2: Prelude 1, Harbinger Wars 2: 1-4 et Harbinger Wars 2: Aftermath 1. Livewire est une alliée des États-Unis. Elle travaille pour ce pays depuis qu'elle trahi Toyo Harada. Sa trahison a débuté lorsqu'elle l'a vu user de ses pouvoirs afin d'être certain de n'avoir aucuns opposants. Depuis, elle démantèle ce qui reste des outils d'Harada sur les États-Unis. Cet effort lui a permis de découvrir des psiotiques qui ont été mis de côté par Harada, car peu utiles. Elle décide de les aider. Dans le même temps, les forces de police massacrent des enfants psiotiques dans une petite ville. Livewire décide de refuser de tels actes et détruit le réseau électrique des Etats-Unis. Une guerre a commencé.

    SPOILERS

    Il m'a fallu un certain temps avant de me décider à lire ce comics. Le premier événement du nom était maitrisé et entrait dans une construction plus vaste. Ce second événement promet la même chose. Malheureusement, je ne sais pas à quel point il est relié aux autres ouvrages, ne les ayant pas lus. En revanche, cet événement me semble surtout un bon moyen de relier différents personnages sur quelques pages au nom du spectaculaire. Celui-ci n'a pas lieu et certains groupes sont montrés sans jamais préciser la raison de leur présence ni leur donner l'occasion de combattre. Cela n'est pas possible car le nombre de numéros ne permet pas de créer un enjeu véritablement important avec des personnes qui réfléchissent à leur place au sein de ce combat. Tout est donc assez artificiel.

    Cependant, je tiens à mentionner un point positif. Dans les comics les combat ont souvent lieu alors que les personnages principaux ne communiquent pas. Dans ce comics il y a, enfin, une véritable tentative de communication. Ce sont, particulier, Livewire et Aric qui essaient de se comprendre mutuellement et de créer les bases d'une nouvelle manière de collaborer. La fin de la guerre est due à leur capacité à communiquer malgré leurs différends. C'est tout l'intérêt du numéro Aftermath. Il est tout de même dommage que ce sujet ne soit pas mieux mis en avant par les auteur-e-s.

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    *** Un événement qui offrait beaucoup de promesses mais qui n'en concrétise que peu.

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    Image : Éditeur

  • freedom Fighters: The Ray

    Il y a quelques années a eu lieu un Crossover entre des séries de la CW nommés Crisis on earth X. On découvrait une terre contrôlée par les nazis sur laquelle les héro·ïne·s étaient divisés en deux groupes : une partie tentait de résister tandis que l'autre soutenait le régime nazi. Lors de ce crossover on découvrait aussi The Ray. Ce film d'animation existe dans le même univers. Il commence sur la Terre X alors que les résistant·e·s tentent de survivre à l'invasion. Lors de la bataille, The Ray est blessé. Il fuit sur une autre terre afin de protéger la base de la résistance mais il meurt immédiatement. Son pouvoir est transféré à une jeune travailleur social homosexuel : Ray Terrill.

    SPOILERS

    Ce film d'animation prend place dans un monde que l'on connait bien. Outre le fait d'être le lieu de plusieurs séries il se déroule dans un contexte particulier. Ray Terrill tente d'aider des personnes en situation de précarité mais son département n'a pas le budget nécessaire. Pire, le monde politique ne s'intéresse pas à ce travail. En effet, comme le dit le maire, les personnes qu'aident ce département ne sont pas des gens qui votent pour lui. Ce sont des personnes majoritairement d'origines étrangères et le maire préfère attirer des personnes qui votent pour lui car illes lui ressemblent : des personnes blanches de la classe moyenne. On a donc clairement un message politique, même s'il est simplifié par le film. Dans ce contexte, le but de Ray Terrill est d'aider les personnes qui ont en besoin. Ce qui est poussé assez loin lorsqu'il menace le maire en portant son costume, un acte peu démocratique qui n'est que peu thématisé par les scénaristes.

    Outre les problèmes de sociétés le film s'intéresse à la raison qui pousse certaines personnes à aider leur prochain, ici en portant un costume. Ray Terrill est présenté comme le frère d'un soldat mort en Irak. Pour Ray, ce frère est mort afin d'aider un peuple à se soulever contre un tyran, ce qui est un peu simpliste mais fonctionne au sein du film. Selon le message du film, les personnes qui veulent aider leurs prochains le font parce qu'elles ressentent le besoin d'agir pour restaurer un équilibre. Besoin qui est décrit comme une forme de responsabilité envers les autres. Ce qui explique pour quelle raison Ray se trouve sur terre X plus tard : car celle-ci a bien plus besoin de lui que les autres personnes.

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    *** Un petit sympathique mais qui n'est pas de grande qualité. À regarder si vous aimez cet univers.

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    Image : IMDB

  • Flash saison 5

    L'équipe Flash a réussi, Devoe est vaincu et son satellite a été détruit. Des débris ont touché des personnes innocentes mais au moins les dégâts ne sont pas trop nombreux. Malgré leur joie, l'équipe se demande comment le satellite a pu être détruit aussi facilement. La réponse est donnée lorsqu'une jeune femme entre dans la maison des West et annonce être la fille d'Iris West et de Barry Allen : Nora. Elle annonce aussi immédiatement avoir fait une erreur qui pourrait avoir des conséquences catastrophiques. Nora a besoin de l'aide du Flash pour rentrer chez elle et réparer ce qu'elle a causé. Mais alors que l'équipe tente de l'aider un tueur en série apparait en ville. Celui-ci n'a qu'une cible : les méta-humain·e·s.

    SPOILERS

    Depuis le début de la série la famille a une place importante dans Flash. Ce dernier e bat pour aider les gens mais aussi, et surtout, pour protéger les personnes qu'il considère être de sa famille. Nora Allen est apparue à plusieurs reprises lors de la saison 4 et il semblait logique de penser qu'elle était la fille de Barry et Iris. Lors de cette saison elle est bien plus présente et son lien avec ses parents est au centre de plusieurs intrigues. Ainsi, elle est proche de Barry car elle ne l'a pas connu. Sa relation avec Iris est plus difficile mais se reconstruit petit à petit. D'une certaine manière, les événements de la saison sont secondaires face au lien familial de ces trois personnages. Ce qui rend la fin de la saison plutôt triste.

    Mais cette saison se déroule aussi un an avant le cross-over Crisis in infinite earth. Une crise annoncée lors de cette saison dans le cross-over Elseworld mais aussi dès le début de la série Flash. Je ne sais pas exactement de quelle manière la série va être impactée par la Crise mais elle est censée mettre en scène la mort de plusieurs personnages, dont le Flash. Ainsi, cette saison commence à préparer la fin du Flash en parlant de son héritage. Nora, provenant du futur, sait exactement ce qui reste des travaux du Flash. Celui-ci est vu comme un symbole d'espoir capable de vaincre non pas uniquement par la violence mais aussi par la raison et les paroles. Un homme capable de pardonner grâce à la foi qu'il possède envers l'humanité. Nora, bien entendu, doit apprendre quelle est sa place au sein de cet héritage, et accepter que son père ne soit pas devenu le Flash en un jour.

    *

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    *** Sans être une catastrophe, tout en restant une série de la CW, j'ai l'impression que cette saison a bien plus d'incohérences et de non-dits que les précédentes. Est-ce moi ou les scénaristes sont un peu fainéant·e·s ?

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    Image : IMDB

  • Joker

    CW : Violences, mentions de violences sur enfants, harcèlement, le film me semble douteux en ce qui concerne son propos sur les malades psychiatriques

    Arthur Fleck est un habitant de Gotham. Il vit alors que la ville subit une crise économique importante. Les changements imposés par les coupures de fonds ont eu comme conséquences colères, oubliés et grèves. L'avenir est donc morose. Arthur Fleck réussit tout de même à survivre en tant que clown publicitaire. Mais cela implique de vivre dans un immeuble mal famé avec sa mère. Les deux passent leurs soirées devant une émission humoristique qui se moque de l'actualité. Arthur Fleck souhaite faire la même chose mais réussir en tant qu'humoriste est difficile et la vie ne semble pas lui offrir d'espoir. Petit à petit, il pourrait bien sombrer dans une violence gratuite.

    SPOILERS

    Comme beaucoup, ma curiosité me poussa rapidement à me demande ce que serait ce film. Ma curiosité fut aussi tempérée par une certaine inquiétude. On pouvait se demander si le film ne risquait pas de rendre acceptable un comportement comme celui des Incels. En effet, le Joker est un personnage malfaisant. Le rendre sympathique ou compréhensible pourrait créer un message dangereux. Ce qui n'implique pas qu'il est impossible d'expliquer ce personnage. Mais il faut suivre un équilibre difficile à atteindre. Du point de vue technique, le film est très maitrisé. On sent que tous les détails ont été pensés pour avoir une signification dans un cadre plus large. Les acteurs, et en particulier Joaquin Phoenix, sont impressionnants.

    Le film nous parle fortement car il s'inscrit dans un contexte de crise économique. Une crise qui implique non seulement moins de travail, dans des conditions plus difficiles, mais aussi des fonds moins importants pour le social. En parallèle, les médias et les élites économiques défendent l'arrivée au pouvoir d'un homme riche qui semble avoir peu d'empathies pour les besoins du peuple : Thomas Wayne. On peut penser à certains propos d'Emmanuel Macron par exemple. Ce que montre ce film, c'est un homme qui a des besoins. Un besoin d'être entendu. Un besoin d'être aidé. Un besoin d'être soutenu. Et un besoin d'amour. Sur ce dernier point, le film nous donne des informations sur le passé du Joker qui montrent à quel point il fut abandonné par tout le monde. Arthur Fleck est donc seul et perd absolument tous ses liens avec la société et avec d'autres personnes. De ce point de vue, on peut se demander si la présentation des problèmes, psychiatriques, d'Arthur Fleck est adéquate. Il est rapidement montré comme dangereux semblant créer un lien immédiat entre "folie" et dangerosité, un lien fréquemment dénoncé par les personnes concernées.

    Le film crée aussi un lien avec les luttes anticapitalistes. Celui-ci débute alors qu'Arthur Fleck tue trois personnes liées au monde de la finance. Immédiatement, se pose la question des raisons de ces meurtres et les médias imaginent une haine contre les riches. Ce qui est rapidement repris par une partie de la population qui décide de protester en se déguisant en clowns. Arthur Fleck devient donc un symbole de la lutte anticapitaliste alors qu'il refuse de se considérer comme lié à une idée politique. En son nom, et autours de lui, se met en place un mouvement. L'une des dernières scènes est particulièrement forte puisqu'elle marque le Joker comme symbole, vénéré par une masse anonyme en pleine émeute. Je me demande si utiliser d'un tel personnage de cette manière est adéquat. Le Joker use de la violence non pas pour des raisons politiques ou économiques mais pour créer de la peur en jouant de son imprévisibilité. Or, ce film le marque comme symbole d'un mouvement qui détruit et tue sans jamais construire, une vision pour le moins réductrice de l'anticapitalisme...

    Image : IMDB

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  • Avatar the last airbender: North and South par Michael Dante DiMartino, Bryan Konietzko, Gene Luen Yang et Gurihuru

    Titre : Avatar the last airbender : The rift
    Auteurs : Michael Dante DiMartino, Bryan Konietzko, Gene Luen Yang et Gurihuru
    Éditeur : Dark horse 25 octobre 2017
    Pages : 240

    Ce volume contient North and South 1-3. Katara et Sokka rentrent enfin à la maison. Alors qu'illes se concentraient sur les besoins de Aang et de la création de la paix dans les nations du Feu et de la Terre leur père rentrait au Nord avec ses guerriers. Sokka et Katara pensent retourner au sein d'un milieu familier. Mais de grands changements ont eu lieu au Nord. Avec l'aide de la tribu de l'eau du Sud une reconstruction est en cours. Mieux encore, un plan pour le futur est en train de prendre forme. Mais tout le monde n'accepte pas ces changements, Katara elle-même a du mal à suivre ce qui est en train de se dérouler sous ses yeux.

    SPOILERS

    Comme beaucoup d'histoire au sein du monde d'Avatar ce volume pose la question des liens entre traditions et modernités. La tradition est un moyen de savoir qui l'on est et dans quel groupe on se situe. Tandis que la modernité peut provenir de cultures différentes et donc effacer le passé, et ne faire qu'imiter ces dernières sans prendre en compte le passé local. Dans ce volume, cette tension implique non seulement deux groupes différents mais aussi des changements importants dans l'espace et le contrôle sur les ressources naturelles, on peut facilement observer la même chose dans notre monde.

    Un second point de ce volume concerne le lien entre une nation et les autres. Face à cette perte de culture une partie des membres de la tribu de l'eau du Nord commence à souhaiter refuser tous liens et surtout toutes visites de la part de membres d'autres nations. On peut comprendre ce point étant donné que la nation du Feu est la principale coupable des problèmes de la tribu de l'eau du Nord. Mais cela va plus loin puisque même des alliés plus anciens et des membres de la même nation, mais du Sud, sont refusés. En parallèle, les auteurs mettent en avant le mépris subit par la tribu de l'eau du Nord. Elle est vue comme arriérée au sein d'un monde qui essaie de progresser. De plus, les auteurs ont la bonne idée de créer des liens importants avec la série Korra, qui s'intéresse particulièrement aux relations entre le Nord et le Sud.

    *

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    **** Un nouveau volume qui reste sur des thèmes classiques, pour la série, mais qui les traite plutôt bien. Et nous retrouvons Katara, Sokka et Toph !

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    Image : Éditeur

  • Avatar the last airbender: Smoke and shadow par Michael Dante DiMartino, Bryan Konietzko, Gene Luen Yang et Gurihuru

    Titre : Avatar the last airbender : The rift
    Auteurs : Michael Dante DiMartino, Bryan Konietzko, Gene Luen Yang et Gurihuru
    Éditeur : Dark horse 21 septembre 2016
    Pages : 240

    Ce volume contient Smoke and Shadow 1-3. Zuko a enfin retrouvé sa famille. Mais le changement a créé des problèmes au sein du monde d'Ursa, sa fille ne la reconnait plus. Cela n'empêche pas Zuko et sa mère de souhaiter revenir à la capitale afin d'apprendre à vivre ensemble. La capitale a été bien gérée par l'oncle de Zuko, mais une partie de la population n'accepte pas le trône de Zuko. Cette société secrète souhaite remettre Ozai à la tête de la nation du Feu. Pire encore, cette société semble être soutenue par des esprits qui se mettent à kidnapper des enfants.

    SPOILERS

    Le thème principal de ce volume est la peur. La série nous permet de comprendre que la famille de Zuko gouverne par la peur. C'est ainsi que la loyauté est imposée aux troupes et généraux. C'est aussi de cette manière que le monde est tenu. Azula est incapable de fonctionner autrement que par la peur qu'elle inflige à ses proches. Mais Zuko essaie de fonctionner différemment. Cela ne l'empêche pas de suivre les exemples de sa famille et ce volume permet de mettre cela en lumière. La question étant de savoir si la peur est réellement un bon moyen de gouverner.

    Cet aspect est aussi plus individualisé dans ce volume, en s'intéressant à la crainte des parents. Les auteurs expliquent qu'ils se sont inspirés de leur propre expérience pour mettre cela en avant. Ursa a peur pour sa fille. Ukano pour sa famille qu'il pense en danger sous le trône de Zuko. Et la population de la capitale de la nation du feu a peur, elle aussi, pour ses enfants. Face à ces peurs les antagonistes répondent par une sécurité formée de mercenaires tandis que Zuko essaie de réprimer ces actions. Là aussi, les réactions dépendent des craintes de tout le monde.

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    *** J'ai un peu moins apprécié ce volume. En grande partie parce que mes personnages préférés sont largement absents.

    ****

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    Image : Éditeur

  • The Kitchen / Les Baronnes

    Après un gros vide en matière de films que je souhaitais voir je fus quelque peu intrigué par la bande annonce de celui-ci. Nous y suivons trois femmes, deux d'origines irlandaises et une femme noire, dans le quartier de Hell's Kitchen à New York vers la fin des années 70. Leurs maris sont loin d'être des citoyens exemplaires. Ce sont des criminels qui font partie de la mafia irlandais locale. Celle-ci est aux abois car leurs activités sont de plus en plus difficiles. Les trois maris décident d'attaquer un commerce local pour relancer leurs activités, mais ils ne savent pas qu'ils sont sous surveillance active du FBI. À la suite de cette attaque, ils sont envoyés trois ans en prison. Leurs femmes sont censées être aidées par leurs amis mais elles ne reçoivent pas assez d'argent. Discutant entre-elles elles se demandent pour quelles raisons elles ne seraient pas capables de reprendre les activités de leurs maris, et surtout de réussir là où ces hommes ont échoué.

    SPOILERS

    J'ai plutôt apprécié ce film. Il est court et fonctionne assez bien. On comprend rapidement quelles sont les relations entre les hommes et entre les trois femmes. Des relations qui peuvent être mises en avant de manière plus ou moins subtiles. Le film montre ces trois femmes qui changent de voie à cause de l'absence de leurs maris. Elles étaient de bonnes mères de famille qui acceptaient les comportements de leurs maris et leur propre rôle. Mais ce rôle ne les a pas préparées à vivre seule, les rendant dépendant de la générosité d'autres hommes. Elles deviennent donc, petit à petit, les dirigeantes du quartier. Ceci tout d'abord en prenant soin de leur quartier et des habitant-e-s, qui donc acceptent de les payer avec plaisir. Ce n'est que plus tardivement au sein du film que les actes de violence commencent, alors qu'elles se heurtent à des hommes qui ne veulent pas abandonner leur place au sein de la société. La seule manière pour les femmes d'être dominante passe donc par la fin de la culture de domination des hommes.

    Ceci fonctionne assez bien. J'ai apprécié observer ces femmes dépasser les hommes et prendre des décisions difficiles à cause des attitudes masculines. Malheureusement, le film semble prendre des raccourcis à plusieurs reprises. Surtout vers la fin, certaines révélations nous sont offertes sans que jamais un seul indice ne permette de penser que celui-ci est possible. Par exemple, l'un des agents du FBI est décrit durant tout le film comme quelqu'un qui croit à la loi et qui travaille bien. Il est furieux lorsque les trois maris sortent de prison et lorsque les activités de mafia continuent dans Hell's Kitchen. Soudainement, on apprend qu'il est l'amant de l'une des trois femmes. On ne sait ni pourquoi ni comment mais cette relation transforme le film puisque le hasard devient un plan concocté à l'avance. Mais cette révélation sort de nulle part, créant la surprise, certes, mais donnant aussi l'impression que les scénaristes ont choisis la voie de la facilité.

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    *** Un film qui n'est pas mauvais mais dont le scénario est un peu fainéant.

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    Image : Site officiel

  • Avatar the last airbender : The rift par Michael Dante DiMartino, Bryan Konietzko, Gene Luen Yang et Gurihuru

    Titre : Avatar the last airbender : The rift
    Auteurs : Michael Dante DiMartino, Bryan Konietzko, Gene Luen Yang et Gurihuru
    Éditeur : Dark horse 11 février 2015
    Pages : 240

    Ce volume contient les parties 1-3 de The rift. L'Avatar, Katara, Soka et Zuko sont revenu-e-s de leur quête de la mère de ce dernier. Azula, elle, a disparu. Zuko profite de son temps avec sa mère pour comprendre, enfin, son passé et se réconcilier avec sa famille. Pendant ce temps, au Royaume de la Terre, une nouvelle idée a émergé. Yu Dao devient une ville gouvernée à la fois par des membres de la Terre et des membres du Feu. Les deux peuples essaient même de travailler ensemble à l'échelle industrielle. Mais leurs activités semblent avoir réveillé un problème puisque l'une des anciennes Avatar tente de contacter Aang.

    SPOILERS

    Le thème principal de ce volume est le lien entre le passé et le futur, via le présent. Celui-ci est dépeint selon deux grands mouvements. Premièrement, le futur est montré au sein des nouvelles formes de relations dans la ville de Yu Dao. Ces relations préfigurent ce que deviendra le monde dans la série The Legend of Korra. Cette ville accepte plusieurs peuples et elle permet un travail commun qui débute une forme d'industrialisation. Mieux encore, les pouvoirs des maitres des éléments sont copiés par des machines ce qui permet de donner une moindre importance aux maitrises. Mais cette industrialisation heurte le passé et la tradition incarné par un festival que Aang essaie de recréer. Bien qu'ancien et oublié, ce festival est un moyen d'éviter la colère des esprits et son oubli est dangereux.

    La relation entre passé et futur est aussi dépeint à l'aide de la relation entre Aang et Toph. Les deux ami-e-s sont très différent-e-s. Là où Aang est calme et pacifique Toph est passionnée et n'hésite pas à risquer de tuer ses adversaires. Là où Aang respecte les traditions Toph souhaite le changement. Il est naturel que chacun incarne l'une des directions qui pourrait prendre le monde. Cependant, leur combat est rendu plus intéressant par la fin du volume qui permet de faire une synthèse entre les deux. Certes, le respect du passé est bénéfique et avancer vers le futur est une bonne chose. Mais ce qui compte n'est pas de détruire le passé mais de le modifier, de créer de nouvelles idées. Une philosophie incarnée par un esprit avec lequel Aang parle à la fin du volume.

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    ***** Plus je lis ces comics plus je les apprécie. D'autant que celui-ci fait revenir Toph !

    Image : Éditeur

  • Avatar the last airbender : The search par Michael Dante DiMartino, Bryan Konietzko, Gene Luen Yang et Gurihuru

    Titre : Avatar the last airbender : The promise
    Auteurs : Michael Dante DiMartino, Bryan Konietzko, Gene Luen Yang et Gurihuru
    Éditeur : Dark horse 5 février 2014
    Pages : 240

    Ce volume contient The Search parties 1-3. L'histoire commence immédiatement après le volume précédent. L'avatar, son équipe, le roi de la Terre et le seigneur du Feu écoutent quelqu'un parler des anciennes formes politiques du Royaume de la Terre afin de trouver une solution aux colonies de la nation du Feu. Mais Zuko n'écoute pas vraiment. Depuis son ascension il souhaite surtout connaitre son passé pour mieux comprendre sa place actuelle. Il souhaite savoir ce qui est arrivé à sa mère. Pour cela, il doit accepter l'aide de son père, Ozai, et de sa soeur, Azula. Mais peut-il leur faire confiance ?

    SPOILERS

    Comme je l'imaginais à la fin du tome précédent, celui-ci serait beaucoup plus intimiste (et ne contient malheureusement pas Toph). Il s'intéresse en grande partie au passé d'Ursa. La description de ce passé donne une coloration tragique à son histoire et à son lien avec Zuko et Azula. Loin de vouloir entrer dans la famille royale, elle souhaitait vivre sur son île avec son amour d'enfance. Les auteurs font aussi attention à la vie d'Ursa lors de l'enfance de Zuko, jusqu'à dévoiler ce qui est réellement arriver lorsque Ozai a pris le pouvoir.

    Mais ce volume n'est pas simplement un moyen de parler de la relation entre une mère et ses deux enfants. Il prend aussi soin de parler des relations entre frères et sœurs. Pour cela, les auteurs utilisent deux exemples. Le premier est, bien entendu, celui de Soka et de Katara. Deux membres de la même famille qui peuvent se chamailler mais qui se soutiennent toujours et qui s'aiment profondément. Un second exemple arrive dans la partie 3. Ce sont un frère malade et une sœur qui essaie de trouver un moyen de guérison. Là aussi, on nous montre deux personnes qui s'aiment et se soutiennent. Face à cela, la relation entre Zuko et Azula est bien plus difficile. Azula est montrée dans toute son intelligence, et sa tragédie. En effet, lorsqu'elle a atteint le rang de Seigneur du Feu elle a aussi perdu pied. Mais les auteurs montrent aussi d'où provient sa cruauté, lors de son enfance. Zuko, lui, est montré comme un enfant qui ne comprend pas les raisons derrière les actes de sa sœur puis comme un adulte qui essaie de réparer une relation difficile.

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    ***** J'ai beaucoup aimé ce second tome et la manière dont il gère le passé, et le présent, de Zuko

    Image : Éditeur

  • Avatar the last airbender: The promise par Bryan Konietzko, Michael Dante DiMartino, Gene luen Yang et Gurihiru

    Titre : Avatar the last airbender : The promise
    Auteurs : Bryan Konietzko, Michael Dante DiMartino, Gene luen Yang et Gurihiru
    Éditeur : Dark horse 20 février 2013
    Pages : 240

    Ce volume contient The Promise 1-3. La guerre est terminée. Le Seigneur du Feu Ozai a été vaincu. Son fils, Zuko, règne à sa place. Le roi de la Terre a été remis sur son trône. La flotte de la nation de l'Eau s'est retirée. Mais la paix n'existe pas encore. Afin de garantir l'harmonie entre les peuples le Seigneur du Feu, le roi de la Terre et l'Avatar Aang se réunissent et acceptent un plan : le mouvement de restauration de l'harmonie. Celui-ci implique de détruire les colonies de la nation du Feu afin de rendre au royaume de la Terre ses possessions. Mais est-il vraiment possible d'effacer ainsi 100 ans de coexistences et d’occupation ?

    SPOILERS

    La série Avatar n'hésitait pas à s'intéresser à des sujets difficiles tout en essayant de parler à des enfants. Ce comics continue cette tradition. En effet, les différents personnages doivent se confronter aux problèmes de la colonisation. Dans cet univers, la nation du Feu a colonisé des villes du royaume de la Terre. Ceci met à mal la division entre quatre nations qui nous est montrée et il est logique d'essayer d'y revenir. Mais le comics montre parfaitement bien que les décisions les plus logiques peuvent s'attaquer à la vie de personnes concrètes. En nous montrant l'exemple de la ville de Yu Dao les auteurs nous montrent de quelle manière une ancienne colonie se fonde sur une forme de mixité culturelle. Des maitre-sse-s de la Terre y sont considérés comme des citoyen-ne-s de la nation du Feu. Les familles se sont mêlées et ont commencé à travailler ensemble afin de créer une culture différente. Cependant, les colonisateurs sont tout de même dominant-e-s économiquement parlant. En peu de pages, les auteurs nous montrent des problèmes très concrets tout en refusant la colonisation.

    Ce volume parle aussi de la difficulté de diriger une nation. Aussi bien Zulo et que le roi de la Terre doivent prouver à leur peuple qu'ils sont capables de prendre des décisions en leur faveurs. Le roi de la Terre doit briser son image de faiblesse qui l'a forcé à fuir après avoir été trahi. Zuko, lui, doit reprendre en charge une nation guerrière dont l'ancien Seigneur est toujours en vie. Alors qu'il commence en essayant de suivre ses idées, il est rapidement obligé de demander les conseils de son père car il doute de plus en plus de la justesse de ses actes. Bien entendu, on comprend que c'est ce doute qui permet à Zuko de devenir un meilleur dirigeant. C'est aussi son envie de protéger la population qui lui permet d'être différent de son père même si cela implique de prendre des décisions qui risquent de le rapproche d'Ozai.

    Enfin, nous avons Aang. Là aussi, nous revenons vers lui immédiatement après la fin de la série. Sa relation avec Katar, à laquelle je ne crois toujours pas, est accélérée puisque les deux sont officiellement en couple. Bien que ce ne soit que rarement mis en avant, les auteurs montrent les difficultés d'un jeune couple constitué de deux personnes qui entrent tout juste dans l'adolescence. Les auteurs s'intéressent bien plus à ce que signifie, pour Aang, le titre de dernier maitre de l'air. Pour en parler ils introduisent un fan club constitué de deux chapitres. Le premier ressemble fortement à des fan clubs existants tandis que le second est constitué de personnes qui étudient la culture des nomades de l'air. Ce point permet de parler d'appropriation culturelle.

    Ce premier vrai volume des comics d'Avatar le dernier maitre de l'air me semble être une réussite. En peu de pages, les auteurs introduisent des questions complexes tout en construisant sur ce que la série avait mise en place. La fin de ce volume annonce aussi l'intrigue du prochain qui semble être beaucoup plus intimiste.

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    **** Un bon premier volume, je suis curieux de lire la suite

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    Image : Éditeur

  • Avatar the last aribender: the lost adventures

    Titre : Avatar the last aribender : the lost adventures
    Auteur-e-s : 21 personnes collaborent
    Éditeur : Dark horse 15 juin 2011
    Pages : 240

    Cette BD contient 28 comics différents. Ceux-ci proviennent de différents magazines mais aussi des DVDs avec quelques histoire inédites. Avatar The last airbender est l'une de mes séries animées préférées, avec sa suite The legend of Korra. Étant donné que j'ai bien apprécié le premier comics qui continue les aventures de Korra j'ai voulu lire celles qui suivent les aventures de Aang. Cette première lecture se déroule durant la série. Il est divisé selon les trois saisons avec de petites aventures qui ont eu lieu entre deux épisodes. Certaines de ces aventures permettent de combler quelques trous scénaristiques, mais aucune n'est nécessaire pour comprendre la série.

    SPOILERS

    Cette petit BD me semble exister avant tout pour les fans de la série. Elle ne fait que rééditer une bonne partie des petites histoires déjà connues sans créer de nouveautés. Si l'on apprécie la série, on va aimer retrouver l'équipe entre les épisodes tenter de se reposer, de combattre et de trouver à manger. J'ai particulièrement aimé retrouver certaines mentions qui sont faites durant la série, comme les aventures d'Aang avec son ami de la nation du feu 100 ans auparavant.

    Cependant, je déplore des histoires souvent peu intéressantes. Sans être mauvaises, les aventures dépeintes sont trop courtes pour donner vraiment l'impression d'être face à une intrigue. Souvent, on se trouve face à un problème résolu en quelques cases par l'usage d'une maitrise. Les relations entre les personnages ne sont pas non plus développées, on doit accepter ce que l'on connait déjà de la série. Tout cela n'est pas la faute de cette édition, ces problèmes dépendent du format magazine de ces aventures qui impliquent peu de pages et donc des résolutions rapides.

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    *** Quelques idées sympathiques mais des histoires trop courtes

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    Image : Éditeur

  • Thor 1. God of thunder reborn par Jason Aaron, Mike Del Mundo et Christian ward

    Titre : Thor 1. God of thunder reborn
    Auteurs : Jason Aaron, Mike Del Mundo et Christian ward
    Éditeur : Marvel 31 décembre 2018
    Pages : 136

    Ce premier volume contient Thor (2018) 1-6. Thor la déesse du tonnerre est tombée. Thor le dieu du tonnerre reprend le titre et le combat contre Malekith. Car ce dernier ne s'est pas arrêté lorsque Jane Foster est morte. Sa guerre a continué à ensanglanter les différents royaumes. Mais il y a pire, le dernier combat de Jane Foster a détruit à la fois Mjolnir et Asgardia. Les divinités se réfugient sur la Terre tandis qu'Odin essaie de reconstruire Asgard et le pont arc-en-ciel. En attendant, aucun royaume n'est sous la protection des divinités. Thor, lui, essaie de remplacer Mjolnir mais les marteaux aussi puissants que Mjolnir sont difficiles à créer.

    SPOILER

    Jason Aaron continue son effort pour mettre à mal Thor et son univers. Bien que ce dernier ait retrouvé son nom il n'est toujours pas digne de Mjolnir, qui de toute manière a été lancé dans le soleil... Cette destruction va plus loin puisque Asgardia est détruite. Et Thor n'a toujours pas de marteau acceptable puisqu'il les détruit tous dès les premières pages. Aaron n'a donc pas envie de relancer Thor dans toute sa puissance dès les premières pages. Au contraire, il le laisse risquer sa vie et devoir se battre avec difficulté pour redevenir ce qu'il était auparavant.

    Aaron continue aussi à placer les différents personnages pour son grand événement : War of the realms. Cette fois, il s'intéresse plus précisément à Hell dont il reforme le fonctionnement. Il pose la question des dangers que pose une armée des morts et de la place des héros du Walhalla. Sans avancer énormément l'intrigue les pages sont plutôt belles avec quelques bonnes idées ainsi que le retour de Loki.

    *

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    **** Un premier volume qui replace Thor au centre de l'intrigue. À voir comment la suite sera écrite avant l'événement qu'Aaron prépare depuis longtemps.

    *****

    Image : Amazon

    Éditeur

  • Spider-Man: Far from home

    Lors du dernier Avengers les personnes détruites par Thanos étaient revenues à la vie. Leur retour fut difficile pour le monde (un véritable cauchemar administratif à mon avis) et changea de nom pour devenir "l'éclipse." Outre des personnes sans histoire ce sont aussi des héro-ïne-s qui sont revenu-e-s. Spider-man est l'une de ces personnes. Depuis, il essaie de suivre l'exemple de Tony Stark. Il aide sa tante à trouver de l'argent pour les victimes de l'éclipse. Il s'occupe de son quartier. Il est un élève sans histoire dans son lycée. Lorsque sa classe a la chance de pouvoir faire un tour en Europe il pense que cela pourrait être l'occasion de se rapprocher de MJ. Malheureusement, Nick Fury a d'autres plans. Lui et un nouveau héros essaient d'éviter la destruction de la terre par des êtres qualifiés d’élémentaux.

    SPOILERS

    Le méchant de ce film est du même acabit que le méchant du premier Spider-Man. Ce dernier était basé sur le premier Avengers. Après avoir perdu son travail il volait la technologie alien récupérée par Tony Stark pour en faire des armes. Le vilain de ce film fait presque la même chose mais au lieu de lutter contre le chômage et pour sa famille il lutte pour lui et ses collègues des industries Stark. Lui, comme d'autres, sont d'anciennes personnes employées par Stark mais qu'il a humilié ou qu'il a licencié. Lors de la mort de Tony Stark, ces personnes ont décidé de mettre en commun leurs connaissances afin de créer un nouveau héros qui puisse leur permettre de valider leurs idées et de devenir riches. Au moins, leur réaction est logique.

    Ce film est aussi un passage de témoin. Durant les deux heures que dure ce Spider-Man il est régulièrement demandé à Peter Parker ce que deviennent les Avengers et s'il est le successeur de Tony Stark. Peter, bien entendu, ne se pense pas capable de sauver le monde. Il essaie simplement de s'occuper de son quartier. Ce passage de témoin est symbolisé par le contrôle de la technologie Stark. Un contrôle qui implique des drones capables d'opérer des frappes dans le monde entier... D'ailleurs, enfin une scène met en question cette technologie et ses capacités. Malheureusement elle ne se trouve que lors mid-credits. Mais cela manquait dans ces films qui questionnent peu, voire pas du tout, la technologie militaire des Avengers.

    *

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    **** Un Spider-Man un peu plus faible que le premier mais qui reste sympathique à voir si vous aimez le genre.

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    Image : Site officiel

  • The unstoppable wasp: Unlimited 1. Fix everything par Jeremy Whitley et Gurihiru

    Titre : The unstoppable wasp: Unlimited 1. Fix everything
    Auteurs : Jeremy Whitley et Gurihiru
    Éditeur : Marvel 24 avril 2019
    Pages : 120

    CW : dépression

    Ce volume 1 contient Unstoppable Wasp (2018) 1-5. Nadia Van Dyne a tout ce qui lui est nécessaire pour être heureuse. GIRL est enfin sur les rails avec comme but de recruter les jeunes femmes les plus intelligentes du pays. Deux de ses amies sont en couple et heureuses. Elle-même est non seulement libre mais aussi membre des Champions. Elle a beaucoup de travail et peu de temps mais elle semble apprécier sa vie. Tout du moins, jusqu'à ce que l'AIM se mette à attaquer de laboratoires scientifiques en parlant d'une menace posée par Hank Pym, le père disparu de Nadia.

    SPOILER

    J'avais adoré les deux premiers volumes des aventures de Nadia, il ne fallait pas longtemps pour que je me lance dans la suite (malheureusement encore une fois annulée). Pendant une bonne moitié du volume il semble que la menace principale soit AIM. Étant donné qu'AIM est tenu par ce qui semble être des scientifiques et d'anciennes héroïnes il y a probablement quelque chose derrière qui sera résolu dans le prochain volume. Car dès la fin de l'attaque d'AIM on se rend compte que la véritable question est Nadia Van Dyne

    Nadia, dans la première série, est montrée comme une combattante compétente. Une scientifique de génie. Et une adolescente pleine d'énergie capable de tout voir sous un jour positif. C'est d'ailleurs cette dernière caractéristique qui me plait le plus dans ce personnage. Cette nouvelle série construit son intrigue sur ce qu'est Nadia. Les pages nous montrent que Nadia est de plus en plus débordée. Qu'elle n'a plus de bonnes idées mais qu'elle ne réussit pas à en parler, par peur de décevoir ses amies et Janet Van Dyne. Mais juste après l'attaque on comprend à quel point elle va mal. Le comics prend un tour qui, en ce qui me concerne, était inattendu puisque les auteurs décident de parler de la bipolarité de Nadia. Après sa période de perte d'énergie s'ensuit une période maniaque puis une période de dépression intense. Les auteurs ont la bonne idée de montrer que Nadia ne comprend pas ce qui lui arrive et réagit mal à ce qui est dépeint comme des tentatives d'aides de la part de ses amies. Ces pages mènent, selon moi, à l'un des moments les mieux écrits. Nadia seule en dépression suivie de l'une de ses amies qui tente de la sortir de son épisode dépressif.

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    ***** Une suite encore meilleure que la première série.

    Image : Amazon

    Éditeur

  • The legend of Korra: Turf Wars par Bryan Konietzko, Michael Dante DiMartino, Irene Koh et Vivian Ng

    Titre :  The legend of Korra : Turf Wars
    Auteur-e-s : Bryan Konietzko, Michael Dante DiMartino, Irene Koh et Vivian Ng
    Éditeur : Dark Horse 13 mars 2019
    Pages : 240

    Cette édition librairie contient Turf Wars parties 1-3. Après de nombreuses recommandations j'ai décidé d'entrer à nouveau dans l'univers de Korra. Pour rappel, Korra est la nouvel Avatar, après Aang dont on suit les événements dans Avatar The last airbender. Ce statut fait de Korra un guide spirituel chargé de garder l'équilibre dans le monde. Lors des événements de la série, le monde a passé le cap de la révolution industrielle et l'équilibre est menacé par de nouvelles idées et personnes, la dernière étant Kuvira. Après un combat difficile qui a ouvert un nouveau passage entre le monde des humain-e-s et celui des esprits Korra et Asami décident de prendre un congé bien mérité. Mais lors de leur retour elles se rendent compte que les problèmes sont nombreux à Republic City.

    SPOILERS

    Comme toujours, dans cet univers, il existe à la fois une menace personnelle envers Korra et une menace plus politique. Ainsi, la menace personnelle est le nouveau chef d'une des triades de Republic City. Après un combat autours du portail ce chef est attaqué par un esprit ce qui modifie le corps de celui-ci. La question de cette bataille concerne le statut du portail. Est-ce un lieu sacré qui doit être préservé et protégé en harmonie avec les esprits ou faut-il en faire un lien d'entrée dans le monde des esprits pour les touristes dans un but marchand ? Autours de cette question se greffe les idées politiques de Raiko. Ce dernier n'a jamais eu beaucoup de chance dans la série. Il est presque uniquement une personne qui refuse de suivre Korra. Dans ce livre, il essaie de se faire réélire après avoir capitulé face à Kuvira. Pour Raiko, seules les décisions qui peuvent permettre une réélection sont dignes d'être examinées. Le reste n'est qu'accessoire. Bien entendu, cette manière de penser conduit la ville à une nouvelle crise...

    Cette suite sous forme de comics est aussi attendue à cause de la fin de la série. Lors de celle-ci Korra et Asami se rendait dans le monde des esprits en se tenant les mains, devenant un couple officiel. Dans ce comics, on les retrouve immédiatement après ce moment, en train d'apprendre à vivre en couple. Très rapidement, Korra décide d'en parler à ses parents. Cet événement, qui n'a pas lieu comme espéré, permet aux auteur-e-s d'expliquer de quelle manière est pensé l'homosexualité dans cet univers. J'étais d'ailleurs surpris, en bien, que le récit soit porté par Kya, fille de Aang (qui permet de savoir que l'avatar Kyoshi était bisexuelle). Il me semble que ce couple ne soit pas montré comme parfait. Leur relation est en construction et tout le monde ne sera pas forcément heureux de celle-ci.

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    ***** J'apprécie beaucoup l'univers d'Avatar et de Korra. J'ai beaucoup aimé y entrer à nouveau et je pense que je lirais la suite.

    Image : Amazon

    Éditeur

  • East of West 9 par Jonathan Hickman et Nick Dragotta

    Titre :  East of West 9
    Auteurs : Jonathan Hickman et Nick Dragotta
    Éditeur : Image Comics 22 mai 2019
    Pages : 136

    Ce volume contient East of West 39-42. Ce volume 9 est, si j'ai bien compris, l'avant-dernier. La fin des temps approche rapidement et tous les personnages sont progressivement placés à leur place par les auteurs. Ce neuvième volume est avant tout un moyen de comprendre le passé de ces personnages et de montrer quelques surprises. Bien que ce passé soit intéressant, il n'y a ici rien qui ne soit pas connu ou inattendu.

    Ce tome permet donc surtout de mettre en avant les raisons qui se cachent derrière la colère qui existe entre les 4 cavaliers de l'apocalypse. Enfin, on nous montre la bataille durant laquelle Mort s'est attaqué aux autres cavaliers. Et on sait que Mort et Guerre vont probablement se combattre à nouveau. On en sait aussi plus sur le fonctionnement de Chamberlain et du père du Prince John. Malheureusement, les auteurs ne nous donnent aucune information sur le fonctionnement et la raison de la fin des temps. Est-ce une véritable fin ou un recommencement ?

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    **** Bien que ce volume permette surtout de remplir les vides avant la fin de la série, et que les informations offertes sont connues, j'ai apprécié ma lecture ainsi que les dessins de Dragotta, toujours aussi réussis.

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    Image : Éditeur

  • Jessica Jones: Purple Daugter par Kelly Thompson, Mattia de Iulis, Filipe Andrade et Stephane Paitreau

    Titre :  Jessica Jones : Purple Daugter
    Auteur-e-s : Kelly Thompson, Mattia de Iulis, Filipe Andrade et Stephane Paitreau
    Éditeur : Marvel 7 mai 2019
    Pages : 136

    Le pire cauchemar de Jessica Jones a eu lieu. Un jour, sa fille est devenue violette. Ni elle ni son mari ne sont capables de comprendre ce qui est en train de leur arriver. Mais les deux savent que leur vie prend un tournant difficile. Danielle est-elle vraiment leur fille ? L'homme pourpre est-il réellement mort ? que va-t-il arriver à leur couple si les réponses ne sont pas celles espérées ? Et surtout : qui a fait ceci à Danielle ? Jessica Jones fait donc ce qu'elle est le mieux capable de faire : elle décide de mener l'enquête. Si elle trouve la personne responsable celle-ci pourrait bien ne pas s'en remettre.

    SPOILERS

    Kelly Thompson continue à écrire de bonnes histoires autours de Jessica Jones. Tout comme le précédent, ce volume permet aussi bien de lier Jessica Jones à l'univers Marvel que de s'intéresser aux effets précis sur elle et son couple d'un événement traumatique. Dès le début, Thompson ne sous-estime pas l'effet que peut avoir la perte d'un enfant sur un couple. Certes, Danielle n'est pas morte mais elle risque de changer définitivement. Mais l'autrice ne sous-estime pas non plus la force du couple qu'elle écrit. Illes ont peurs mais n'abandonnent pas.

    De plus, ce volume permet d'étendre un peu l'univers de Jessica Jones. Alors que nous connaissions surtout un ennemi, Purple Man, ce volume permet de mettre en avant les enfants de cet ennemi. Outre une jeune femme, Kara, l'autrice nous montre un groupe d'enfants dont le but semble être de contrôler leur père ou de réparer ses actes. Mieux encore, l'autrice joue sur le fonctionnement de Killgrave pour montrer l'impact que ses actes peuvent avoir sur un fils qui sait être une déception. En bref, un second volume que j'apprécie autant que le premier.

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    ***** Encore une réussite pour les comics Jessica Jones

    Image : Amazon

  • Dark Phoenix (X-Men)

    Dark Phoenix commence durant les années 90, quelques temps après les événements d'Apocalypse. Les mutant-e-s et les X-Men sont enfin appréciés et aimés du monde entier. Malgré les attaques destructrices du dernier épisode, les individus qui constituent l'équipe de X-Men sont célèbres. La présidence des Etats-Unis a lien direct avec le Professeur Xavier et n'hésite pas à l'utiliser afin de demander de l'aide. Cet équilibre est, malgré tout, instable. Il suffit de peu pour que la guerre entre l'humanité et les mutant-e-s recommence, menant à un retour des combats de rue contre les autorités et entre les groupes de mutant-e-s. Ces conflits latents risquent d'être mis en plein jour lorsque Jean Grey absorbe une énergie alien, devenant la cible d'une ancienne civilisation.

    SPOILER

    Dark Phoenix est, probablement, le dernier film X-Men de la fox. On peut mentionner le prochain New Mutants mais personne ne sait si et quand il va sortir. Ce dernier film, qui termine une trilogie débutée avec First Class, n'est pas mauvais tout en n'étant pas une réussite. Qu'on le dise immédiatement, le film est meilleur qu'Apocalypse. L'intérêt plus important envers la psychologie des personnages plutôt qu'une menace de fin du monde joue probablement sur une intrigue qui devient plus intimiste, portée par la musique d'Hans Zimmer qui préfère les basses au spectaculaire. Mais il me semble que le film ne sait pas dans quelle direction se diriger. J'ai l'impression que l'intrigue a dû être réécrite afin de terminer une histoire au lieu d'en ouvrir une autre. En effet, des pistes existent pour de prochains films. Mais celles-ci sont inutiles vu que Disney a racheté les droits. Bref, le film semble être en équilibre entre l'ouverture de nouvelles intrigues et la nécessité de terminer l'histoire de ses personnages, parfois d'une manière un peu artificielle.

    En effet, un personnage particulier meurt dans ce film : Raven. Sa mort me semble difficile à accepter au vu de ses pouvoirs mais surtout elle ne sert qu'à lancer les intrigues de deux personnages : McCoy et Magneto. Sans la mort de Raven aucun de ces deux personnages n'auraient choisis la direction que le film leur donne. Encore une fois, une femme meurt pour que des hommes voient leurs intrigues se développer. Heureusement, ce qui manque à Raven est offert à Jean Grey. Outre son passé, on en apprend plus sur ses relations avec ses parents et Xavier. Jean, depuis son plus jeune âge, est considérée comme dangereuse. On lui a inculqué la nécessité de contrôler ses émotions afin d'éviter que ses pouvoirs ne se développent trop. Pire encore, Xavier lui ment régulièrement, même si ces mensonges sont créés par amour. Durant ce film, Jean commence à apprendre à accepter ses émotions, le manque de contrôle et donc la possibilité d'user de ses pouvoirs au plus fort de ses capacités.

    En revanche je dois avouer que ce film pose enfin la question de Xavier, et que j'ai fortement apprécié cela. Charles Xavier est un médium. Depuis le début des X-Men on le montre en train de manipuler les gens, de lire leurs pensées, d'empêcher des personnes de bouger pour fuir lors d'actions illégales et d'utiliser des enfants pour se battre dans une guerre. Jamais ces actions ne sont questionnées. Cependant, ce film questionne le fonctionnement de Xavier dès les premières minutes lors des magnifiques scènes de sauvetage d'Endeavour. Au lieu de laisser sa sœur, Raven, prendre les décisions il oblige l'équipe à prendre des risques et à mettre en danger tout le monde. Immédiatement, Raven l'accuse de plus apprécier la célébrité que la sécurité des mutant-e-s et elle se demande si elle ne devrait pas partir remarquant que la majorité des mutant-e-s pris en charge par Xavier dans les X-Men sont mort-e-s. Plus tard, la remise en cause des actes de Xavier est encore plus importante alors que la perte de contrôle de Jean menace. Il avoue avoir manipulé l'esprit de Jean afin de l'empêcher de se souvenirs de certains événements, oubliant la nécessité de comprendre et d'accepter colère et tristesse. Bien que cela soit tardif, Xavier accepte et reconnait ses erreurs. La fin du film permet de voir l'école être tenue, enfin, par une personne qui a réellement à cœur le bien-être des enfants.

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    *** Un film moyen que j'ai tout de même bien apprécié. Je ne me suis pas ennuyé.

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    Image : Site officiel

  • Injustice 2. 5 par Tom Taylor, Xermanico, Daniel Sampere, Bruno Redondo et Juan Albarran

    Titre :  Injustice 2. 5
    Auteurs : Tom Taylor, Xermanico, Daniel Sampere, Bruno Redondo et Juan Albarran
    Éditeur : DC 30 avril 2019
    Pages : 144

    Ce volume 5 contient Injustice 2 numéros 25-30. Le combat entre Batman et Ra's Al Ghul fut dévastateur. Des espèces menacées ont définitivement disparus. Une administration présidentielle fut assassinée. Et Ra's a utilisé une nouvelle arme. Un androïde basé sur une technologie extraterrestre, capable de détruire des villes entières. Le retour des Titans et l'aide de Supergirl, encore cachée, a permis de détruire l'androïde mais on ne peut que se demander ce que son arrivée annonce. Pire encore, une guerre se prépare dans l'espace entre les Green Lanterns et les Red Lanterns. Si les Green Lanterns perdent l'univers entier sera perdu.

    SPOILER

    J'avoue avoir été surpris que l'auteur décide de repartir dans une intrigue spatiale. Ce qui concerne la Terre était intéressant. On observait des héro-ïne-s qui ne sont pas toujours mis en scène. On comprenait l'impact de la dictature de Superman. Et surtout, on observait un monde se reconstruire petit à petit, tout en essayant de faire mieux. Cela tout en lançant des pistes pour les intrigues du second jeu (que je ne possède toujours pas). Bien que s'intéresser aux Green Lanterns soit surprenant cela permet de donner l'occasion à Hal Jordan et Sinestro de discuter et, peut-être, de se racheter pour leurs actes contre la Terre mais aussi l'univers.

    Image : Éditeur

  • Faith dreamside par Jody Houser, MJ Kim, Marguerite Sauvage, Francis Portela et Jordie Bellaire

    Titre :  Faith dreamside
    Auteur-e-s : Jody Houser, MJ Kim, Marguerite Sauvage, Francis Portela et Jordie Bellaire
    Éditeur : Valiant 12 mars 2019
    Pages : 112

    Ce volume contient Faith Dreamside 1-4 et Faith's Winter Wonderland Special. Faith Herbert se cache toujours. Elle est suspecte dans un meurtre et préfère éviter d'être trop visible tant que les véritables coupables ne sont pas retrouvés. Mais il est difficile pour elle de ne pas agir quand quelqu'un a besoin d'aide. Après quelques ennuis policiers, Animalia se rapproche d'elle afin de lui demander de l'aide. Elle serait hantée par ses compagnons morts de la Génération Zéro. Mais Faith ne connait rien en fantôme. En revanche elle connait une femme, la Doctoresse Mirage.

    SPOILER

    Cette histoire peut sembler anecdotique. Elle peut sembler un peu simple. D'une certaine manière c'est le cas. Faith tente de réparer un problème rencontré par une personne et, par la même occasion, en apprend un peu plus sur elle-même. Car cette histoire parle de pertes, mais de forcément de pertes dû à la mort. Les pertes sont les rêves et espoirs abandonnés durant son existence. Chacun des personnages de cette minisérie ont perdu un espoir important de leur vie qui leur permettait d'être meilleurs. En ce qui concerne Faith, c'est son rêve d'être une héroïne. Il n'est donc pas étonnant que la minisérie se conclue sur le retour dans les airs de Faith après un combat contre ses propres rêves abandonnés.

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    **** Une série toujours aussi réussie et qui semble poser les bases de plusieurs événements futurs.

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    Image : Éditeur