Film - Page 5

  • Ghostbusters

    Ghostbusters 2016 a libéré les passions. Lorsque certaines personnes ont appris que le cast serait entièrement féminin des hommes enragés se sont jetés toutes griffes dehors sur le film, le trailer, le cast afin de bien faire comprendre qu'ils n'étaient pas d'accord. Ghostbuster est probablement le film qui a été le plus haï avant même sa sortie en salle et ce pour une seule raison : un seul homme dans le casting et c'est un personnage secondaire stéréotypé. Au lieu d'un blockbuster d'été le film est devenu le représentant de la réussite, ou non, des histoires qui mettent en avant des personnages féminins. Un échec impliquerait la fin de ce genre de films pour longtemps. Donc Ghostbuster se doit d'être parfait à tous points de vue. Ce qu'il n'est clairement pas et ce qu'il ne devrait pas être.

    Nous sommes en 2016. Une scientifique des particules, Erin, est sur le point d'être titularisée après des années de travail et de politique universitaire (ce qui implique de lécher les pompes de pas mal de monde ainsi qu'un CV parfait). Mais un ancien livre ressort de l'oubli dans lequel il devrait se trouver. Il y a longtemps, Erin a coécrit avec une collègue, Abby, un ouvrage qui théorise l'existence des fantômes. Alors qu'elle essaie de le faire retirer de la vente en parlant avec son ancienne amie elle est témoin de l'arrivée d'un fantôme et sa réaction se retrouve sur youtube. Sa carrière était détruite elle décide de relancer les idées d'études du paranormal qu'elle avait avec Abby. Les deux amies sont secondées par une brillante ingénieure, Jillian ainsi que Patty et leur secrétaire Kevin. Tandis que leur petite entreprise commence à se faire connaitre les apparitions se multiplient. Se pourrait-il qu'il se passe quelque chose d’important ?

    Ghostbuster mérite-t-il la campagne haineuse qui l'a accompagné ainsi que son casting ? Clairement non ! À mon avis, c'est un film très réussi pour le but qu'il souhaite atteindre : faire rire. L'humour est omniprésent. Il est rare de ne pas avoir une scène sans deux voire trois situations humoristiques. Chris Hemsworth est particulièrement à l'aise dans son rôle. Les quatre actrices sont tout aussi bien jouées et on sent une magnifique alchimie entre elles. Tout le monde a dû bien s'amuser durant le tournage et avoir beaucoup apprécié celui-ci et ça se sent. Les acteurs et actrices s'apprécient et sont heureux/euses d'être là. L'intrigue est basique et se base sur les autres ghostbusters il n'y a donc pas beaucoup de surprises. Mais c'est efficace. Je déplore tout de même quelques scènes un peu longues ou découpées de manière étrange. On a parfois l'impression de louper quelque chose sans raisons. Globalement, c'est un film que j'ai beaucoup apprécié et qui m'a beaucoup fait rire.

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    **** Parfait ? Non. Réussi ? Oui
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    Image : Site officiel

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  • Suicide Squad

    Suite à Man of Steel le monde a changé. Un héros s'était élevé afin de protéger l'humanité. Suite à Batman V Superman le monde a changé à nouveau car un héros est mort pour sauver l'humanité. Mais le monde continue et les métas-humain-e-s sont toujours présent-e-s dans le monde. Certain-e-s sont des allié-e-s mais que se passe-t-il si certain-e-s décident de se retourner contre l'humanité afin de l’asservir ? C'est la question importante que pose Amanda Waller au gouvernement américain. Elle propose de former une équipe secrète composée des pires personnages du monde. Illes se trouvent dans une prison secrète en plein milieu de la Floride (mais une prison annoncée par des panneaux de 3 mètres de large). Ce sont des assassins, des métas-humains particulièrement puissants ou encore des mutations. Et illes doivent être contrôlé-e-s rapidement car une menace apparait.

    Je vais le dire immédiatement : je n'ai pas aimé ce film. Il est mauvais, mal monté, l'intrigue est mauvaise, les effets spéciaux sont risibles, les personnages sont mal écrits et ce n'est même pas drôle. La bande annonce nous promettait un film coloré et drôle qui tente de faire quelque chose de la même veine que Kickass ou encore Kingsman. Si j'ai bien compris, la première version du film était bien plus sombre en adéquation avec le travail du réalisateur. Mais les critiques contre Batman V Superman et les retours de la bande annonce de Suicide Squad ont effrayé les studios qui ont décidé de prendre des décisions drastiques. Ce film semble donc être un cas d'école des problèmes qui se posent lorsqu'un studio et un réalisateur ne sont pas d'accord mais que le réalisateur n'a pas la capacité de résister aux pressions. Je ne sais pas ce qui serait sorti dans le cas contraire mais cette panique de la Warner a contribué à créer un second gros échec après Batman V Superman. Ainsi, on se trouve face à un film que l'on a reconstruit artificiellement afin de recréer des moments humoristiques. Ces ajouts donnent l'impression de se trouver devant un film qui oscille entre humour et atmosphère sombre sans jamais choisir. L'effet est très mauvais.

    Deux autres problèmes sont liés : les effets spéciaux et l'intrigue. L'intrigue est construite en étape et donne l'impression de se retrouver dans un jeu vidéo. On commence par l'introduction qui nous présente les personnages (les classes à choisir), on continue avec une mission pour apprendre à user des contrôles du jeu, on part ensuite dans un lieu construit précisément pour le jeu dans lequel nous devons contrôler des personnages afin d'atteindre des objectifs précis. Nous sommes accompagnés par des PNJs tout en subissant l'assaut de plusieurs vagues d'ennemis jusqu'à atteindre le demi-boss puis le boss de fin. Tout est construit comme un jeu. Les effets spéciaux n'aident pas. Ils sont assez mauvais et souvent ridicule. En ce qui concerne l'ennemi principal du film j'ai eu l'impression de me retrouver face à un démon du désir de la série Dragon Age.

    Un dernier point négatif concerne la caractérisation des personnages. On ne connait bien que deux d'entre-elleux. Les autres sont là et réagissent parce que.... Eh bien on ne sait pas mais ils font des trucs pour des raisons liées à leur passé inconnu. Que ce soit Amanda Waller qui est brutale parce qu'elle... qu'elle peut ? Ou les méchant-e-s qui sont méchant-e-s parce qu'on a été méchant-e avec elleux ? En fait les personnages sont plus ou moins vides sauf pour deux : le papa qui veut trouver l'amour de sa fille et Harley Quinn. Et je suis furieux du traitement qu'elle a subi. Harley Quinn est inventée par Paul Dini pour la série animée Batman. C'est une psychiatre intelligente qui tombe amoureuse du Joker. Cette version est très mauvaise. Harley Quinn est très sexualisée par la réalisation. Que ce soient ses répliques, ses vêtements ou les plans tout est fait pour que l'on admire ses fesses le plus possible. En fait, il me semble même que ses vêtements raccourcissent au fil du film. Le pire est sa relation avec le Joker (extrêmement mal joué par Jared Leto). Depuis la série animée il est clair que c'est une relation abusive. Harley est amoureuse mais le Joker ne la voit que comme un prix, un jouet avec lequel il peut s'amuser puis maltraiter. Il existe de nombreuses façons de mettre en valeur cette relation tout en donnant un rôle important à Harley Quinn. Le film décide de jouer sur une simple relation romantique en oubliant totalement l'histoire des personnages. En fait, le seul point positif du film est d'ajouter de la profondeur au DC Universe en expliquant de nombreuses choses mais comme personne ne voudra se souvenir de Suicide Squad c'est un coup dans l'eau.

    * Non, juste non !
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  • Now you see me 2 / Insaisissables 2

    Il y a 18 mois les Horsemen (et une women) avaient, à chaque spectacle, dévalisé plusieurs institutions et personnes. Après leur dernier coup illes avaient rencontrés le représentant de l'Œil puis ont vécu cachés. Mais les Horsemen ont besoin d'être vu. Illes ne veulent pas se cacher. Illes veulent être au centre du spectacle. Et ça tombe bien car l'Œil a une mission pour elleux. Une corporation va lancer un nouveau produit. Mais celui-ci va servir à récolter puis vendre les informations personnelles de tout le monde. Le but des Horsemen est de piéger cette corporation à son propre jeu. Le problème c'est que ce spectacle est un piège. Mais qui pourrait vouloir s'attaque à elleux de cette manière ? Et surtout, comment survivre aux prochains jours ?

    Les personnes qui ont vu le premier film le savent le but n'est pas de réfléchir à un sujet mais faire du grand spectacle. Le premier film nous montrait un groupe réussir des choses extraordinaires puis tenter d'expliquer comment cela a pu être possible. Derrière une histoire de robins des bois nous avions aussi une vengeance personnelle et les problèmes de continuités étaient résolus par magie. Ce second film est dans la même veine. Malgré un thème précis, la vie privée, on ne fait que nous montrer du spectacle. Même lorsque les événements semblent imprévus on nous montre des personnes très talentueuses capables de créer des spectacles en deux minutes. Bien que le thème ne soit jamais véritablement utilisé le film comble quelques trous dans l'intrigue du précèdent. On en apprend plus sur l'Œil, les personnages et ses ennemis. Ceux-ci ne sont pas trop mal joués mais je déplore des répliques parfois ridicules.

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    *** Du spectacle, un peu moins bon que le premier film, et rien de plus.
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  • Race / La couleur de la victoire

    Cette semaine est sorti un biopic sur Jesse Owens. Le film débute alors que Jesse Owens est accepté à l'université de l'Ohio durant les années 30. Il est, semble-t-il, le premier étudiant de sa famille dans un contexte économique difficile. Bien qu'il soit heureux d'étudier il sait que son véritable but est de courir. Le coach de l'équipe de course de l'université, Larry Snyder, a entendu parler de lui et compte bien tester ses capacités mais aussi travailler à l'améliorer. Alors que Jesse Owens multiplie les victoires et les records le reste des USA se tend autours d'un débat difficile : Faut-il boycotter les JO de 1936 à Berlin ? Le comité olympique des USA envoie un observateur afin de vérifier les informations qui se propagent et permettre un vote sur la question.

    Je suis toujours sceptique face aux biopics. Et ce film en exemplifie la raison. Le problème des biopics, et des biographies, est le risque de tomber dans la reconstitution d'un destin implacable. On oublie les problèmes, les choix, les rencontres et les incertitudes. Tout dans la vie d'une personne mène à un destin inoubliable, historique, impossible à éviter. Cet aspect problématique des biopics semble même revendiqué dans ce film qui, à plusieurs reprises, annonce que le destin de Jesse Owens est de courir, de gagner et d'être le meilleur athlète du monde. Face à ce "destin exceptionnel" plusieurs tentations et obstacles sont mis en avant. La plus importante des tentations est une femme. Alors qu'Owens est fiancé il sort avec cette autre femme ce qui lui pose un certain nombre de problèmes personnels. Le second obstacle est la ségrégation. Sa ville, son université, les stades, ... tout est envahi de racisme et Owens doit apprendre à faire abstraction afin de pouvoir se concentrer sur sa course.

    Ce qui nous mène au troisième obstacle : La politique. Toutes personnes qui s'intéresse à l'actualité politique et à ses effets sur le sport sait que le CIO, ainsi que d'autres fédérations internationales, défendent l'idée que sport et politique sont deux sphères totalement séparées. Cette idée permet de défendre l'organisation d'événements sportifs dans des lieux ou des contextes troublés. Bien que l'on puisse être d'accord sur l'idée que le sport et la politique ne sont pas identiques on ne peut que déplorer que cela débouche sur l'impression, fausse, que le sport n'a aucun effet politique. Il faut garder cela à l'esprit quand on regarder ce film. En effet, il montre une tension entre d'une part des personnes qui défendent un idéal politique et des personnes qui refusent de penser politiquement. On sait qui a gagné et ceci a permis à l'Allemagne de 1936 d'organiser une propagande massive en faveurs du régime nazi.

    On y trouve le point faible du film. La réalisation tente, apparemment, de faire le lien entre le racisme des USA et celui de l'Allemagne. Bien que les USA ne soit pas l'Allemagne hitlérienne il existe un racisme profondément ancré avec une ségrégation forte. Mais celle-ci est à peine montrée. On a l'impression que le racisme se traduit par une simple nécessité d'avoir des sièges, dortoirs et entrées séparées. Face à cela, l'Allemagne est montrée comme plus tolérante. Il est vrai que les diplomates allemands ont fait des efforts pour éviter de donner mauvaises impressions. Mais le film échoue à montrer de quelle manière la propagande allemande fonctionnait. Leni Riefenstahl est montrée comme une productrice qui veut simplement faire les meilleures images des jeux possibles. Mais son travail était bien plus important et bien plus intégré à la propagande. Bref, du point de vue politique le film échoue.

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    **** Un bon film avec de bon-ne-s acteurs et actrices mais un sujet politique simplifié à l'extrême comme s'il fallait éviter de heurter des personnes.
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  • Comme des bêtes / The secret life of pets

    Vous ne vous êtes jamais demandé ce que faisaient les animaux de compagnie que vous avez adopté lorsque vous partez au travail ? À moins de posséder une webcam ou un collier GPS pour chats vous n'en avez aucune idée. Max, un petit chien, vit avec Katie depuis très longtemps. Tout va très bien mais il ne comprend pas ce que fait Katie pendant la journée. Pire encore, un soir Katie ramène un gros chien mouillé, encombrant et un peu agressif : Duke. Alors qu'il essaie de comprendre ce qui se déroule et de protéger sa vie parfaite Max et Duke s'échappe d'un parc pour chien lors d'une sortie. Perdus, seuls, effrayés, ... Seront-ils capables de retrouver leur maison ?

    Comme beaucoup de films d'animation consacrés aux familles Secret life of pets fait peu mais bien. Il n'y a pas d'intrigues compliquées. Les personnages sont ce qu'illes sont : des animaux légèrement humanisés. Toutes personnes qui a adopté un chien, un chat, un oiseau ou autre chose reconnaitra certains comportements parmi les plus drôles tandis que l'amour de YouTube pour les chats est célébré. Les prémisses ne sont pas très importants. Car le véritable propos du film est de placer deux personnages dans un milieu hostile et inconnu. Une intrigue qui rejoint de nombreuses autres.

    Le message du film, comme souvent, est basé sur l'importance de l'amitié et de la tolérance. Alors que Duke et Max étaient rivaux ils apprennent à se tolérer et à s'apprécier face à un monde hostile. En parallèle, leurs ami-e-s se mobilisent afin de pouvoir les aider. Ce petit groupe est à l'origine de nombreuses scènes particulièrement drôles. J'ai aussi beaucoup apprécié le petit lapin et son penchant de super vilain de film de James Bond. Un film qui réussit sur tous les points.

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    **** Un très bon film d'animation que tout le monde peut apprécier. Et vive les chats !
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  • Elvis and Nixon

    Nous sommes dans les années 70. Les USA connaissent une période de tensions interne sans précédents alors que le pays est impliqué dans une guerre meurtrière. Nixon est très peu populaire tandis que des mouvements marginaux sont infiltrés et attaqués par le gouvernement et le FBI. Mais la révolte ne faiblit pas alors que la contre-culture devient de plus en plus importante. Dans ce contexte difficile un homme a réussi à garder l'amour de beaucoup de monde : Elvis Presley. Mais ce dernier est inquiet de l'état de la jeunesse, de l'état du rock et de la culture hippie ainsi que de l'usage de drogues. Elvis décide de se rendre à Washington DC afin de donner une lettre au président Nixon. Il lui demande deux choses : une rencontre et un badge d'agent fédéral afin de lutter contre les drogues.

    Ce film dépeint une histoire que je ne connaissais pas. Je n'avais aucune idée que Nixon et Elvis s'étaient rencontrés. Apparemment, un autre film avait déjà été tourné en 1997. Je ne l'avais pas vu. En ce qui concerne les acteurs ils sont brillants. Les deux principaux réussissent parfaitement à incarner leur rôle. Nous avons un Elvis en dehors de la réalité et un Nixon qui prend une place massive à l'écran malgré ses apparitions bien moindre. Étant un film qui parle de deux hommes les femmes n'ont que peu de place sauf en tant que fans hystériques. L'intrigue est menée tranquillement. On ne nous donne pas de scènes flamboyantes au contraire on préfère nous offrir une forme de vie de tous les jours à la fois dans l'entourage d'Elvis et à la Maison Blanche jusqu'à atteindre le pinacle lors de la rencontre des deux hommes.

    Celle-ci est dépeinte comme la rencontre de deux personnes très différentes mais en même temps identiques. Alors que Nixon est montré comme un être intelligent et retors Elvis est montré comme quelqu'un qui vit en dehors de la réalité. Mais tout est fait pour montrer à quel point ils sont proches. Ils vivent dans des maisons qui se ressemblent, ils aiment les armes, ils sont patriotes, ils sont inquiet face au communisme dont ils voient l'infiltration dans tous les recoins et surtout ils ont les mêmes idées. Le film nous montre deux personnes qui pensent de la même manière. Qui considèrent les USA comme un flambeau de liberté mis en danger par une jeunesse manipulée par des jaloux. Cependant, le film ne va pas trop loin dans cette direction. Il reste très lisse et refuse de prendre une distance critique face à son sujet et en particulier face à Elvis. Cette absence fait du film plus une hagiographie qui continue un mythe qu'un réel travail de compréhension d'un évènement particulier et du contexte de celui-ci. Et cette absence de distance critique empêche le film d'atteindre un niveau bien supérieur.

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    **** de très bons acteurs, une bonne mise en scène, le choix d'une anecdote intéressante mais pas de distance critique seulement la continuation d'un mythe.
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  • Independance day: resurgence

    Il y a 20 ans les aliens attaquaient la Terre. Dans un effort héroïque un petit groupe parvint à s'infiltrer dans le vaisseau mère afin de le désactiver et permettre une contre-attaque victorieuse. Mais les pertes furent lourdes. Aujourd'hui, en 2016, le monde n'a jamais été aussi pacifique, uni ni aussi fort technologiquement et militairement. Sachant que les aliens allaient probablement revenir l'humanité s'est préparée. Le système solaire est colonisé par quelques bases militaires équipées d'armes à la technologie hybride. La Lune elle-même est notre première défense. Quant à la Terre, elle est défendue par un conseil composé des grandes puissances. Malgré ces préparations la paix règne. Mais des évènements étranges se déroulent un peu partout. En soi, ce ne sont pas des causes d'inquiétudes, mais les experts se posent des questions. Et alors qu'un vaisseau géant approche le monde comprend qu'illes sont de retour. Et illes sont plus nombreux et plus puissant que la première fois.

    Comment prendre ce film ? Il fait suite à un classique des blockbusters d'été. Un film de 1996 qui changea beaucoup de choses. Il y a beaucoup de bonnes idées dans sa suite. D'une part, les 20 ans se sont réellement déroulés. Nous avons une nouvelle génération, un monde différent avec une avancée technologique impressionnante. Malheureusement, le film ne nous montre pas vraiment cette évolution alors que cela m'aurait beaucoup intéressé. Les personnages ne sont pas non plus très bien écrits. Ce sont des personnages tel Hollywood en construit à la chaine : le bad boy, le mec sage, le mec lourd, la femme qui reste à l'arrière, les adolescents paumés... rien de nouveau sous le soleil. La réalisation essaie aussi de mieux nous faire comprendre l'univers dans lequel s'inscrit le film (tout en annonçant une suite) mais il le fait de manière tellement ridicule que l'on se croit dans une série B. La seule avancée se sont les effets spéciaux particulièrement impressionnant, bien qu’un poil ridicule. En bref, le film est loin d'être bon même pour un blockbuster. Mais on rigole bien, le temps passe assez vite et on se moque facilement aussi bien de l'intrigue que des personnages.

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    ** On ne peut pas dire qu'il est mauvais car ce film est vide.
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    Image : Site officiel

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  • Ice Age 5. Collision Course

    One pensait pas qu'illes l'oseraient. Mais si ! Un cinquième Ice Age a lieu (alors que la planète est en plein réchauffement global...). Tout va bien dans le meilleur des mondes. Diego est heureux, Manny est heureux en mariage, Syd est... Syd et surtout Peach est amoureuse. Bon d'accord tout ne va pas très bien car Manny n'apprécie pas beaucoup le futur mari de Peach. Apparemment, même avant l'humanité un père qui hait son gendre était un cliché déjà en cours. Tout ça pourrait ne pas trop mal se passer (mis à part les peines de cœurs d'un Syd qui ne comprend pas qu'il est la cause de ses échecs) si Scrat ne faisait pas encore des siennes. Je soupçonne Scrat d'être le chaos incarné chargé de la destruction de toutes vies dans l'univers et habilement déguisé en un mignon personnage. Cette fois il ne chôme pas puisqu'il est la cause du système solaire, des constellations et surtout d'un astéroïde tueur de monde qui se dirige vers la Terre. Il reste deux jours pour qu'un plan impossible réussisse.

    Que penser de ce cinquième volet ? L'un des thèmes de la série Ice Age est la famille. Dans le premier un veuf découvrait que les amis peuvent remplacer la perte d'une famille, le second permet à Manny de chercher ses semblables et surtout une femme, le troisième parlait de bébés tandis que le quatrième était en pleine adolescence. Dans le cinquième Peach est une jeune adulte encore plein d'espoirs et de rêves mais prête à quitter le foyer. Bref, Manny et Ellie doivent accepter le départ prochain de leur petite fille plus si petite que ça. Derrière ce thème assez classique se met en place des idées tout aussi classiques. Ainsi, Manny protège régulièrement Ellie et Peach contre l'adversité. Cette fois il doit passer la main à un gendre et ça pose des problèmes. Ainsi, on observe Manny et Ellie tester le jeune couple dans un cadre très genré. Alors que Manny test la virilité du jeune homme, Ellie test les capacités maternelles de Peach. Bref, nous sommes en 2016 et nous sommes réduits à observer encore et toujours les difficultés hétérosexuelles d'un modèle de famille qui n'a jamais existé. Ajoutez à cela un bon nombre de blagues et ça passe bien que difficilement. Bref, une série de films à bout de souffle pour un thème éculé jusqu’à la racine.

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    *** Les scénaristes ont trop fumé pour pondre un épisode fait à la va vite
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  • Guibord s'en va-t-en guerre

    Steve Guibord est un député indépendant d'une petite province canadienne constituée en grande partie de trois villes, une mine, de camions qui passent, de la pépinière de sa femme et d'une réserve d'amérindiens. Son local se trouve dans un petit immeuble à l'arrière-boutique d'un magasin de lingerie fine. Récemment, un jeune stagiaire est venu tout droit d'Haïti afin de le seconder : Souverain Pascal. Ce dernier est une encyclopédie vivante de philosophie politique. Bien qu'il ne connaisse pas encore le terrain il sait tout des grand-e-s philosophes. Son stage va lui permettre voir un politicien faire de la politique. Guibord, lui, n'a pas de vrais pouvoirs. Il est un indépendant en dehors de tous les partis et ne peut parler qu'un ou deux fois par années. Son quotidien est régulé par les visites entre des villes distantes de millier de kilomètres, la rencontre des maires, les problèmes de barrages routiers et les relations avec les Algonquins. Mais tout changer alors qu'un débat national s'ouvre sur l'opportunité d'entrer en guerre. Le Premier Ministre souhaite recevoir l'aval du parlement. Mais il y a un problème, l'opposition est unie contre cette décision et le parti majoritaire perd une députée qui va s'abstenir. Il ne reste que Guibord qui peut faire basculer le pays dans la guerre ou garder la paix. Ce petit député local est soudainement devenu l'homme politique le plus important du pays et tout le monde veut savoir ce qu'il va faire.

    Le réalisateur de ce film avait déjà offert l'excellent Starbuck (qui eut une adaptation française désastreuse qu'il faut fuir à tous prix). Cette fois il décide de faire un film de comédie politique sur la politique. L'intrigue est particulièrement réussie, les dialogues sont savoureux et les acteurs et actrices superbes. Mais, pour en venir à la substance, on peut mettre en avant deux aspects principaux.

    Premièrement, il est clair que le réalisateur considère la politique comme une forme de théâtre dont les figurant-e-s se connaissent mutuellement. C'est simple, Guibord est capable de saluer amis comme ennemis par leurs prénoms et de leur laisser des messages discrets face à la caméra. Personne n'est dupe et tout le monde sait que tout est construit. Que ce soit la journaliste, le syndicaliste, le maire ou d'autres personnes chacun-e-s sait comment l'autre (ré)agit et tout le monde est capable de se contacter en cas de besoin. Ce thème est particulièrement mis en avant lors du débat alors que les pacifistes débarquent dans une magnifique représentation parfaitement contrôlée et montrant la preuve d'une grande préparation. De plus, Souverain lui-même y participe en créant des séances Skype sous forme de conférences pour sa famille et son public à Haïti qui observent le drame politique sous un œil à la fois intéressé et surpris.

    En second lieu, le film nous montre, à mon avis, que toute politique est locale et dépend du peuple. Je ne dis pas ça seulement parce que Guibord tente de créer une forme de démocratie directe mais aussi parce que la population s'empare du thème et en transforme la signification. D'une question philosophique sur la nécessité d'une guerre déclarée juste on passe à la question des effets de celle-ci pour la prospérité locale. Ainsi, le film montre particulièrement bien non seulement la difficulté de créer des discussions démocratiques lorsque la population manque d'informations ou ne souhaite pas discuter du thème choisi mais aussi l'importance de la vie quotidienne pour les décisions du peuple. Prendre une décision au niveau de la nation, voir du monde, a bel et bien des effets. Certains sont positifs tandis que d'autres sont négatifs. La question est moins philosophique que pratique.

    En conclusion, j'avais beaucoup aimé Starbuck qui offrait un magnifique moment d'humour et de légèreté. J'aime tout autant, et je conseille, ce film qui sous ses abords humoristiques envoie un message important sur ce qu'est la politique et sur la manière dont le spectacle est mis en scène par les professionnel-le-s du monde politique.

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    ***** Un film drôle et bien écrit. Une réussite.

    Image : Allociné

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  • Le monde de Dory

    Il y a un an (du moins dans l'univers de Nemo), le jeune poisson Nemo s'est perdu et a été kidnappé par un bateau. Son père, Marin, n'a pu le retrouver que grâce à l'aide de Dory. Cette poisson est brave mais elle a aussi une maladie : un trouble de la mémoire immédiate. Bien qu'elle ne se souvienne que de peu de choses elle sait qu'elle a des parents et qu'elle cherche quelque chose. Depuis un an elle vit plus ou moins avec Marin et Nemo dans leur petit coin de l'océan. Mais, d'un seul coup, des flashs de souvenirs lui reviennent. Ceux-ci semblent lui permettre de retrouver ses parents. Sur un coup de tête elle décide de voyager de l'autre côté de l'océan afin de terminer, enfin, sa quête !

    N'en déplaise à certain-e-s gardien-ne-s de la culture légitime il m'arrive d'aller voir des films d'animation destiné, en premier lieu, à des enfants et leurs familles. Lorsque les scénaristes sont bon-ne-s ces films ont souvent plusieurs niveaux de lecture qui permettent à tout le monde de les apprécier (et c'est un exercice difficile d'écrire ainsi). J'avais vu, il y a longtemps, Nemo. Dory n'était qu'une sorte de clown qui servait de contre-point à la nature prudente de Marin. Bien qu'elle soit brave et elle est aussi inconsciente puisqu'elle ne se rend pas compte de ce qu'elle fait (un peu comme certains politiciens). Je trouvais donc intéressant qu'un film se concentre sur elle afin de lui donner un peu plus de profondeur. Je dois dire que c'est très réussi. Nemo et Marin et les autres personnages n'évoluent que peu. Dory, par contre, devient à la fois un personnage de courage et d'optimisme et le personnage ayant l'histoire la plus triste de bien des histoires. Les scénaristes ont réussi non seulement à montrer comment, progressivement, tout s'efface pour Dory mais aussi à montrer que la perte de ses souvenirs n'efface pas son besoin de retrouver ce qu'elle a perdu. J'ai été particulièrement frappé par l'une des dernières scènes qui montre comment Dory s'enfonce dans le désespoir et l'oubli durant une crise de panique. La peur, la tristesse et le désespoir ont rarement été si bien montré dans ce genre de film. Bref, encore une réussite pour Pixar.

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    **** Un second film encore plus réussi que le premier.
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    Image : Allociné

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  • der Staat gegen Fritz Bauer

    L'Allemagne, les années 50, est divisée entre l'URSS et les alliés. L'Allemagne de l'ouest, à la sortie de la guerre, a engagé plusieurs procureurs afin de poursuivre les crimes commis durant et avant la guerre par le régime précédent et les individus qui le constituait. La personne à la tête de ce groupe est Fritz Bauer : un ancien militant socialiste et juif qui a dû s'exiler durant la période nazie. Bien qu'il essaie de retrouver les anciens nazis il est stoppé par de nombreuses forces. Celles-ci ont pied aussi bien dans son administration que dans l'État au sens large. En effet, les personnes qui étaient nommées durant la période nazie peuvent toujours se trouver en position de pouvoir et leur intérêt n'est pas de se retrouver devant les tribunaux ni d'abandonner leurs amis. De plus, ni l'Allemagne ni les USA n'ont intérêt envers un procès. Mais lorsque Fritz Bauer reçoit une piste pour Eichmann il ne peut pas abandonner malgré tous les obstacles qu'il rencontre.

    Ce film allemand a décidé de ne pas parler des crimes en soi ni de parler de la guerre. Son réalisateur a souhaité examiner la société de l'après-guerre alors que l'occident entre dans une prospérité jamais connue. Dans ce contexte d'optimisme retourner sur le passé de l'Allemagne n'est pas une position appréciée. Et le réalisateur montre bien cette envie d'oublier et d'aller de l'avant, de retrouver des marques de fierté. Alors qu'une partie encore large de la population reste en faveurs de l'ancien régime, qu'une minorité est toujours loyale et qu'une autre large partie souhaite seulement oublier et avancer il n'est pas facile de demander des comptes. Le film montre très bien cet aspect. Il possède une atmosphère à la fois sobre et intense. Fritz Bauer n'est pas forcément un homme sympathique et on l'observe lutter alors qu'il semble malade. Il semble attendre tous les sacrifices de ses employés. Mais on l'observe aussi se demander si les personnes qu'il rencontre sont avec lui ou non. Qui est digne de confiance et qui ne l'est pas ? Bref, un très bon film qui mérite d'être regardé.

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    **** Un film sobre qui traite un sujet sans émotions inutiles.
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    Image : Allociné

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  • The World's end / Le dernier pub avant la fin du monde

    En 1990 cinq amis terminent la dernière année d'école de leur vie. Afin de fêter dignement cet événement tant attendu ils décident de faire la tournée des pubs de leur ville. Il y a 12 pubs et il faut au minimum prendre une pinte dans chacun ! Mais la soirée se termine sans être un succès. Vingt ans plus tard les cinq amis sont tous à l'extérieur de la ville. Tout le monde a sa propre vie et sa propre réussite professionnelle et familiale. Ce sont des individus normaux intégrés à la société. Tous sauf Gary qui, à 40 ans, restent libre et sauvage et sans responsabilités. Malgré la destruction de leur amitié Gary réussit à convaincre ses anciens amis de tenter à nouveau la légendaire tournée des bars. Mais tout ne se passe pas comme prévu et le groupe dévoile une invasion durement préparée.

    Enfin ! Enfin j'ai regardé le dernier film de la trilogie cornetto ! Et il est tout aussi bon que les autres avec les même acteurs et actrices (c'est un fait connu que la Grande Bretagne ne possède que 10 acteurs et 10 actrices qui créent la nouvelle génération). Ce film ne parle ni d'action, ni de zombie mais de SF. Et nous en avons tous les ingrédients : des personnages pris dans des événements impossibles et incompréhensibles, des robots, de la lumière et une invasion. Tout cela se pose sur fonds de bière et de pubs. Cependant, le véritable thème du film est la jeunesse. Alors que quatre personnages, mâles, montrent ce qu'est la vie adulte : responsabilité, famille et échecs. Gary King est l'exemple parfait du personnage qui refuse de grandir. Alors qu'il était un leader durant l'adolescence la vie adulte est un gigantesque échec pour lui. La quête des bars n'est qu'un dernier moyen de terminer un rêve de jeune. En fait, son personnage montre que ce film est avant tout une tragédie. Bien que le personnage soit drôle et exubérant cela ne fait que cacher sa dépression. Ce dernier film est donc une réussite et je regrette de ne pas l'avoir vu au cinéma.

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    ***** Une réussite et un plaisir !

    Image : Allociné

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  • X-Men: Apocalypse

    C'est fait, j'ai vu le dernier X-Men. D'après ce que j'ai compris les critiques anglophones et francophones sont loin d'être bonnes. Je ne suis pas tout à fait d'accord tout en admettant qu'il y a d'énormes problèmes. Bref, le film débute - après une brève origine d'Apocalypse - dans les années 80. Les événements de Days of future past sont maintenant de l'histoire enseignée à tous les enfants tandis que Mystique est une héroïne. Les relations entre humain-e-s et mutant-e-s ne sont pas parfaites mais se déroulent assez bien tandis que Xavier à l'école qu'il souhaitait. Les X-Men ne sont plus et les menaces mutantes semblent ne plus exister. Bref, tout est au mieux dans le meilleur des mondes. Bien entendu, ce monde magnifique ne peut que cacher une réalité sombre et méconnue. Celle-ci pourrait éclater au grand jour alors que le plus puissant, et le plus ancien, des mutants revient à la vie. Son nom est Apocalypse et il le porte bien.

    Que dire de ce film ? Je commencerais par le positif. Le film est plutôt beau. Bien que la musique ne soit pas toujours parfaite certaines scènes sont assez réussies. On sent que le réalisateur a tenté de créer du neuf tout en faisant référence avec l'ancien. Ce n'est pas toujours réussit et parfois ça donne une forte impression de recyclage mais pourquoi pas ? J'ai beaucoup aimé la transformation de Mystique en icône de la paix avec une nouvelle génération qui en a fait son idole. Malheureusement, les points négatifs sont beaucoup plus nombreux. Le premier problème est le personnage de Magneto. Ce personnage est censé être celui qui se prépare à la guerre pour des raisons parfaitement rationnelles. Magneto ne massacre pas sans raisons sauf sur le coup de la colère. Malheureusement, ce film en fait une coquille vide. Même l'acteur semble s'en être rendu compte. Son expression est un vide du début à la fin. Le second problème, plus global, concerne le ton du film. Le réalisateur donne l'impression d'osciller entre grand spectacle et contemplation. Alors qu'il crée des scènes d'action et d'effets spéciaux qu'il tente de rendre impressionnantes dans le même temps il essaie de créer quelque chose de plus intime et surtout de plus réfléchi. Mais il ne peut y réussir puisque les personnages doivent nécessairement prendre en compte les destructions massives qui se forment devant elleux. En fait, je pense que le film s'est trompé de thème. Au lieu d'un énorme super-vilain destructeur une autre partie du film aurait mérité plus de développement et surtout d'être l'histoire principale. Je parle de la quête de Mystique de sauver les mutant-e-s dans un monde pro-mutant-e mais qui, dans l'ombre, a toujours peur et les utilise. Ce monde aurait mérité son film. On aurait pu avoir une histoire qui place les différents personnages face à la réalité et permette de remettre en question leur méthodes et leurs croyances. En l'état, nous avons un film qui ne sait pas quel message offrir et qui se contente de répondre au cahier des charges tout en créant un statu quo vu et revu.

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    *** Pas aussi mauvais que je le craignais. Mais le film est vide. Il oscille entre plusieurs idées tout en ne développant pas les aspects intéressants.
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    Image : Site officiel

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  • Money Monster

    Nous sommes dans une époque d'incertitudes économiques. Un présentateur star, Lee Gates, avait conseillé de prendre des actions d'une compagnie qui semblait ne pas pouvoir tomber. Mais un programme informatique a mal fonctionné et 800 millions de dollars sont perdus dans la nature. De nombreuses personnes ont perdu leur économique dans ce qui est considéré comme un simple bug. Lee Gates, lui, continue comme si de rien n'était et explique que l'entreprise ne peut que sortir du trou dans lequel elle se trouve actuellement. L'émission continue comme si de rien n'était avec les pitreries de Lee. Mais, dans l'arrière fond, un homme est présent alors qu'il n'en a pas le droit. En quelques minutes il prend la salle en otage et force la chaine à continuer la diffusion. Il ne veut pas d'argent mais des réponses : que s'est-il vraiment passé ?

    Ce film est dirigé par Jodie Foster. L'intrigue mêle plusieurs thèmes. L'un des principaux est l'infotainment. Vous savez, cette tendance des chaines, publiques ou privées, à considérer ses spectateurs et spectatrices comme des imbéciles qui ne peuvent regarder un sujet sérieux que si le présentateur ou la présentatrice fait le pitre. Lee Gates, joué par Clooney, est l'un de ces pitres. On observe un homme donner des conseils sans arguments mais avec des effets censés être drôle. À plusieurs reprises, on comprend que son émission n'est pas considérée avec sérieux. Ainsi, comme le dit Julia Roberts au début : on ne fait pas de journalisme. Lee Gates fait partie de ses faux journalistes qui acceptent les explications sans jamais poser de questions qui fâchent. Ce thème est lié à celui de la société du spectacle. La prise d'otage est rapidement transformée en un phénomène médiatique disponible en directe sur internet et la population semble regarder sans avoir conscience de ce qui se déroule.

    Le second thème important concerne l'économie de marché capitaliste. On sait comment ça marche : le marché est une entité naturelle qui fonctionne selon la demande et l'offre. Toutes tentatives de réguler le marché, selon les libéraux, ne peut que dénaturer celui-ci et détruire l'économie. Dans ce film nous avons une entreprise qui perd 800 millions et qui ne donne aucune explication. La seule excuse se concentre sur un bug dont personne ne comprend la provenance. Tout le propos du film est d'expliquer que même si on nous présente le système comme trop compliqué pour le comprendre cela peut cacher des manipulations qui n'ont rien de naturelles et qui peuvent être illégales. Ainsi, se pose la question de la moralité d'un marché laissé libre.

    Bien que le film pose ces deux questions il faut tout de même noter qu'il échoue en partie. Le film est bien écrit et les acteurs et actrices sont très bonnes. Cependant, les questions que posent le film ne reçoivent ni le développement ni les réponses que cela mérite. Tout se passe comme si la réalisation s'est retrouvée empêtrée dans le spectacle et a oublié de prendre en compte l'intrigue. À mon avis, ce film aurait mérité une attention plus grande sur les mécanismes du marché et les dérives dont il est constitué.

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    **** Bien écrit avec un très bon casting mais qui ne va pas assez loin dans le propos.
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    Image : Site officiel

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  • Captain America: Civil War

    Après Batman V Superman il est temps de s'intéresser à l'autre univers des super-héros qui se battent entre elleux : Marvel. Le monde a connu de nombreuses catastrophes que les Avengers et leurs membres individuels ont aidé à arrêter. Que ce soit la chute du SHIELD, la destruction de New York ou celle de la Sokovie les Avengers ont aidé. Mais illes n'ont pas réussi à sauver tout le monde. Et alors qu'une mission tourne mal et se conclut par la mort de diplomates du Wakanda l'ONU se demande s'il ne serait pas nécessaire de contrôler les activités de ces personnes extrêmement puissantes. Un accord est écrit et une grande majorité des pays signent. Il est demandé aux Avengers de signer aussi afin de se soumettre aux décisions d'une autorité légitime. Alors que certain-e-s sont d'accord d'autres, dont Captain America, craignent que cela les empêchent d'agir quand cela est nécessaire. Après un attentat la lutte des arguments devient une lutte physique alors que des ami-e-s s'affrontent.

    Je me suis demandé de quelle manière il serait possible d'adapter Civil War. L'évènement concerne des centaines de personnages et met à mal de nombreuses relations ce qui a des conséquences encore maintenant dans l'univers des comics. Le film, si on le prend comme un simple moyen de s'amuser en regardant de belles scènes d'action, réussit à crée de belles images dont certaines sont tirées des films. Mais il échoue sur bien des points plus importants si l'on souhaite de véritables enjeux. L'arrivée de nouveaux personnages, nécessaire pour créer des batailles plus importantes malgré le petit nombre de personnages, est mal géré et même très artificiel. Les enjeux sont balayés d'un revers de la main. Au final, cette guerre civile n'a aucun impact sur les relations ni sur le futur du MCU. En effet, ce qu'on nous montre ce sont des personnes qui restent amies même en pleine bataille. Normalement, cet événement aurait dû détruire des relations d'amitié. Là elles existent toujours. Par contre, le film réussit à passer d'un point de vue global, les accords, à un point de vue plus intime entre deux personnages. Bref, comme d'habitude Marvel fait mine de prendre des risques sans en prendre aucun. Il faudra bien, un jour, que quelque chose soit vraiment risqué.

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    **** Un bon film d'action mais sans aucuns enjeux ni conséquences.
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    Images : Site officiel

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  • Trumbo

    Dalton Trumbo était un scénariste d'Hollywood lors de l'âge d'or du cinéma. Il a combattu durant la Deuxième guerre mondiale. Mais il était aussi un membre du parti communiste des États-Unis. Ce fait devient un problème durant les années 50 alors que le monde occidental commence à entrer dans la Guerre Froide. Les sympathies communistes deviennent suspectes de cacher des traitres à l’État. Et le cinéma est l'une des industries qui entre dans le viseur des milieux anticommunistes qui entourent le comité des activités anti-américaines du Congrès. Après plusieurs batailles Trumbo et ses collègues terminent en prison pour un an. Lorsqu'ils en sortent ils trouvent un monde nouveau. Ils sont ostracisés et ne peuvent plus travailler car une liste noire est mise en place. Mais Trumbo décide de travailler sous pseudonyme. Et, au fil des années, la liste noire devient une couverture pour un énorme marché noire.

    Trumbo est un bon film. Il contient de très bons acteurs et actrices. Il est bien écrit et plutôt bien mis en scène. Il y a bien quelques longueurs et quelques défauts. En fait, ces défauts dépendent plus du type de film choisit que de la production. Trumbo est un biopic qui tente de s'intéresser à près de 15 ans d'histoire en deux heures. Il y a donc de nombreux problèmes de rythme entre deux époques avec des personnages qui changent sans véritablement changer. Un autre problème concerne le propos même du film. Quand on doit faire tenir 15 ans d'une personne en deux heures on est obligé d'oublier tout ce qui est superflu. On se concentre sur un personnage sans prendre en compte ce qui existe autours de lui. Ainsi, on ne comprend pas forcément ce qui est en train de se dérouler sur les écrans ni qui sont toutes ces personnes. Le film échoue à expliquer comment fonctionnait la liste noire et quels furent ses effets car on ne peut pas faire autrement que de s'intéresser à la vie d'une seule personne. Cependant, on observe assez bien les effets de la liste sur la famille de Trumbo. Illes doivent déménager, accepter d'être insulté-e-s et surtout garder le secret et aider Donald Trumbo. Ce dernier est montré se tuant à la tâche et j'aurais apprécié en savoir plus sur les autres membres de la famille qui semblent tout autant intéressant.

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    **** Un bon biopic qui, comme tous les biopics, échoue à expliquer une époque et une vie dans toutes leurs complexités.
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    Images : Site officiel

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  • Green Room

    Un groupe de rock, les Ain’t Rights, sans le sous se rend dans une petite ville de l'Oregon. Mais ce qui devait être un concert devant des fans du genre devient une interview foireuse et un bar local. C'est une catastrophe qui ne rapport que 6 dollars par personnes. Cependant, la personne qui les a invités pense être capable de leur trouver une autre salle de concert avant leur départ définitif. Cette salle est perdue dans la forêt. C'est un bar à skinheads nazis. Bien que le groupe ne soit pas forcément très heureux du lieu ils réussissent à se faire accepter durant leur performance. Malheureusement, ils sont témoins d'un meurtre au moment même où ils partaient. Ils sont enfermés dans une petite salle alors qu'ils se rendent de plus en plus compte qu'ils pourraient ne pas s'en sortir.

    Ce film provient du même auteur que Blue Ruin. Ce dernier nous offrait la croisade de vengeance d'un homme face à la famille qui a tué son père. Dans Green Room les choses sont différentes. Les personnages ne voyagent pas. La majeure partie de l'intrigue se déroule dans le bar et même dans une seule salle. Les personnages sont des rockeurs un peu perdus et sans attache qui doivent trouver un moyen de survivre et de comprendre ce qui se déroule. Le film commence donc très gentiment sans aucune menaces (ou presque). Ce n'est qu'au fil du temps que les problèmes se précisent. Les ennemis, eux, sont des gros bras qui essaient de se rendre important en suivant une idéologie qui leur permette de se sentir valorisé. L'exemple parfait est celui du gérant qui, en fait, s'en fiche un peu et tente seulement de gérer le bordel de la situation. Seul le chef est vraiment inquiétant. Il est magnifiquement joué par Patrick Stewart très calme et stoïque. Green Room est un très bon film. Cependant, la réalisation n'hésite pas à user du gore sans mesure. Certaines scènes sont horribles. Ce film n'est donc pas destiné aux âmes sensibles (et Pathé l'interdit aux moins de 16 ans tout en suggérant 18 ans)

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    ***** L'auteur de Blue Ruin signe un nouveau très bon film. Cependant, il faut se préparer à des images difficilement soutenables.

    Images : Allociné

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  • Batman VS Robin

    Batman VS Robin se déroule chronologiquement après le film animé Son of Batman. Dans ce dernier on apprenait que Bruce Wayne a un fils avec Talia Al Guhl : Damian. Après quelques péripéties Damian décide de s'attaquer aux assassins de Deathstroke afin de se venger. Mais il revient dans la vision de son père et ne tue pas son ennemi. Batman VS Robin se déroule quelque temps plus tard. Damian a volé la batmobile afin d'enquêter sur des enfants enlevés. Alors qu'il combat le kidnappeur il rencontre une figure qui porte un masque de hibou. Ce dernier est un talon, un assassin de la cour des hiboux qui règne sur Gotham. Alors que la cour s'attaque à Bruce Wayne et à Batman Damian, lui, est séduit par Talon afin de suivre son instinct de tueur. La relation entre Bruce et son fils pourrait bien ne pas en sortir intacte.

    Quand on regarde un film animé DC on sait que l'on n'aura pas quelque chose de bien poussé. Ce sont souvent des adaptations d'intrigues plus poussées dans la version papier et transformées afin de donner un peu plus de place à l'action. L'intrigue de ce film emprunte à la fois au premier tome de Batman et Robin et à l'arc de la cour des hiboux publié en deux tomes. L'intrigue se concentre donc à la fois sur la lutte de Bruce pour garder le contrôle de Gotham et sur la tentation que subit Damian ainsi qu'à une relation difficile avec son père et son fils adoptif, Dick Grayson. Les intrigues sont très concentrées en perdent une grande partie de la substance des comics. Les deux points de l'intrigue sont trop importants pour être traités en aussi peu de temps et chacun vole à l'autre le temps nécessaire pour devenir vraiment intéressant. C'est donc un film dans la veine des animés DC : une bonne façon de passer le temps.

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    *** Sympathique mais l'intrigue perd tout ce qui rend les comics géniaux.
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    Image : Allociné

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  • Sherlock: The abominable bride

    Il y a deux ans que nous n'avions pas vu Sherlock sous les traits du magnifique (avec la non moins sublime voix) Benedict Cumberbatch. Il faut dire qu'il est un peu occupé à devenir une super star qui apparait dans toutes les grosses productions actuelles. On devra attendre encore un an avant de retrouver Sherlock sur la BBC. Cet épisode est donc un épisode spécial du nouvel an destiné à combler un trou. Il se déroule au XIXe siècle à Londres. Sherlock est toujours un détective de génie tandis que Watson décrit pour un journal local les aventures de son compagnon. Le mystère du jour est celui d'Emelia Ricoletti. Cette femme s'est suicidé d'un tir dans la tête après avoir tiré dans la rue à plusieurs reprises. Le problème c'est qu'elle revient d'entre les morts afin de se venger de son mari. Pire encore, de nombreux autres hommes meurent sous ses coups. La terreur s'empare de Londres alors que la rumeur d'un fantôme vengeur se répand. Il n'y a que Sherlock qui peut expliquer ce qui se déroule.

    Spoiler alert. Que se passe-t-il quand Moffat essaie d'être intelligent et souhaite nous faire partir en conjoncture ? Eh bien il se déroule un épisode spécial particulièrement confus. Ce n'est pas qu'il est mauvais mais il y a tellement de mouvements dans la réalité que l'on se demande si on comprend vraiment ce que l'on est en train de regarder. Est-ce la réalité, le rêve, un rêve dans un rêve ou la réalité d'un rêve éveillé ? L'intrigue nous emmène en plein dans l'esprit de Sherlock alors que ce dernier essaie de résoudre le retour de Moriarty en essayant de résoudre un ancien crime qui n'a jamais été résolu. Donc Sherlock se créer une nouvelle histoire. Outre cela, cet épisode est aussi l'occasion de mieux montrer comment fonctionnent les relations que possèdent Sherlock. Alors que Watson est de plus en plus furieux on nous présente un Mycroft qui donne presque l'impression de s'inquiéter. Pourrait-on penser que Moffat va tenter de parler du problème d'addiction de Sherlock dans les prochains épisodes ? La réalisation n'est pas mauvaise. On apprécie retrouver nos acteurs et actrices dans un nouvel environnement. Certaines caractéristiques de la série sont modifiées pour coller à l'esprit du temps (j'ai particulièrement aimer les dépêches de presse en suspension). Moffat essaie aussi de démontrer qu'il connait les critiques qui le vise, en particulier en ce qui concerne l'écriture des personnage féminins, et qu'il les comprend. Malheureusement, les dialogues qu'il écrit, bien que drôle, ne vont pas plus loin qu'une déclaration d'intention qui s'apparente à peine à de l'autocritique. Les femmes restent au second plan tandis que les hommes sauvent le monde.

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    *** Un scénario confus et parfois difficile à comprendre. Il manque un petit quelque chose pour en faire un vrai bon épisode à la hauteur des saisons 1-3.
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    Image : Site officiel

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  • Shaun of the dead

    Londres, Shaun a 30 ans. Il est un petit employé senior dans un magasin d'électronique local. Sa vie se divise entre sa maison, dans laquelle vivent ses deux colocataires dont Ed qui est resté dans l'adolescence, le travail, dans lequel il subit les moqueries des jeunes employés, et le Winchester, un pu dans lequel il passe toute ses soirées avec sa petite amie Liz. Mais cette dernière n'est pas très heureuse de ne rien faire d'autre que de passer la soirée dans un seul et unique pub. Leur relation est sur la corde raide. De plus, Shaun a un beau-père qu'il n'a jamais apprécié. Shaun n'a rien réussi et ne fais attention à rien. C'est à peine s'il remarque l'apparition de comportements étranges dans le voisinage. Ce n'est qu'après plusieurs jours que la réalité le frappe de plein fouet. À ce moment il décide de reprendre sa vie en main et d'aller sauver les personnes qu'il aime. Cependant, personne ne lui fait confiance.

    Ceci est le second film de la trilogie corneto. Le premier parodie les films d'action, le dernier parodie la SF et celui-ci parodie les films d'horreur. Il y a toutes les briques d'un film d'horreur classique : le héros inattendu, le groupe d'amis face à un péril inconnu et monstrueux, les indices que personne ne remarque, la nuit et les tensions entre les personnes. Mais Shaun of the dead parodie tout cela. On peut donc s'attendre à ce que certaines scènes classiques ne fonctionnent pas comme d'habitude et ça marche très bien. Il y en a un exemple parfait vers le début du film alors que Shaun continue sa vie comme si de rien n'était tandis que le spectateur remarque tout ce que Shaun ne voit pas. Bref, vous aimez les zombies ? Vous aimez l'humour anglais et leurs situations absurdes ? Vous devriez regarder Shaun of the dead.

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    ***** Le seul film de zombies dont je n'ai pas peur.

    Image : Allociné

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  • Truth

    Nous sommes en 2004. George W. Bush est en pleine campagne pour sa réélection. Le thème de l'armée s'est imposé alors que les USA vivent une guerre difficile. C'est dans ce contexte que Mary Mapes décide de produire une enquête sur la carrière du président dans la garde aérienne nationale du Texas. Son enquête lui permet de mettre en plein jours des documents dévastateurs pour le président. En effet, il ne serait pas entré dans les bases. Pire, il aurait évité l'envoi au Vietnam grâce à ses relations. CBS diffuse extrêmement rapidement l'enquête avec des interviews menées par son présentateur star : Dan Rather. Cependant, le soir même de la diffusion les blogueurs se déchainent et mettent à jours de nombreux problèmes avec les documents. Ceux-ci pourraient être faux et Mary Mapes et son équipe doivent maintenant défendre leur travail ainsi que s'inquiéter de l’authenticité de leurs documents.

    Spotlight montrait comment une équipe de journalistes d'investigations travaillaient pendant plusieurs mois afin de mettre à jours des abus sexuels dans le cadre de l’église catholique. Truth montre comment une équipe de journaliste d'investigation de la TV travaillent dans l'urgence afin de monter un sujet. Le premier film montre une réussite celui-ci montre un échec. Le film prend clairement le parti de Mary Mapes car il se base sur son propre livre. Je commence donc par dire que j'aurais aimé en savoir plus sur les problèmes qu'a connu l'enquête. En effet, il me semble que cette affaire montre une investigation qui s'est très mal passée. En l'état, on sait surtout que les documents posaient de nombreux problèmes. En effet, ceux-ci sont des copies et non des originaux et leur provenance et très douteuse. L’authentification n'a donc pas pu avoir lieu dans les règles de la science.

    Ce film essaie aussi de montrer ce qui arrive quand une personne devient une cible. Il échoue un peu en cela mais le gamergate est passé par là. En effet, Mary Mapes est questionnée sur tous les aspects de sa vie aussi bien par ses employeurs que par ses collègues, des politiciens ou encore des militant-e-s politiques en ligne. On observe Mary Mapes devenir de plus en plus fatiguée face au combat constant qu'elle doit mener. Au lieu d'être soutenue elle est de plus en plus isolée ainsi que son équipe. Bien que le film tente de mettre en avant les possibles raisons politiques de cet isolement il échoue à moitié car il ne démontre rien (tout comme le film ne montre pas comment une enquête peut mal se passer). Au final, bien que le film ne soit de loin pas inintéressant car il permet d'entrer dans une enquête de journalistes d'investigations il passe à côté de sa cible et c'est dommage.

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    *** Pas un mauvais film mais il ne réussit pas à démontrer ce qu'il souhaite nous expliquer.
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    Image : Allociné

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  • Batman V Superman dawn of justice

    Batman V Superman commence 18 mois après la guerre des kryptoniens sur Terre. Cette guerre entre 4 personnes avait détruit une ville entière en 1 heure à tous casser. Près de dans ans après Superman continue à aider les personnes. Il sauve des gens de la noyade, des explosions, des balles, etc. Mais ses actions sont questionnées par un comité du Sénat chargé d'étudier les dangers et les points positifs de l'existence de Superman. Il est accusé d'agir sans ne répondre devant personne de ses actes et de mettre en danger des personnes voir même de les assassiner. Pendant ce temps, le Batman continue son ancienne croisade contre le crime. Cependant, ses méthodes ont évolué. Il n'hésite pas à torturer voir à tuer sans se poser de questions. De plus, le Batman considère Superman comme une menace qu'il faut éliminer si l'humanité souhaite survivre. La confrontation est inévitable et personne ne sait qui vaincra.

    Spoilers alerts, le film est mauvais. J'avais déjà entendu des échos très négatifs ce qui m'a permis de me préparer. Et ces échos avaient raisons : le film est un échec. J'ai tout de même apprécié mais surtout parce que je n'en attendais plus rien. Donc tout ce qui était positif était une surprise alors que le négatif était attendu. Il y a plein de problèmes dans tous les sens. Premièrement, les personnages ne sont pas attachants. On a un tyran d'un côté et un assassin qui torture de l'autre. À cela il faut ajouter des personnages féminins dont les seules raisons d'être sont d'être sauvées par les mâles (Lois Lane est sauvée quatre fois). Seule Wonder Woman, Diana Prince, sort du lot et on ne la voit que trop peu. Et on a aussi un Lex Luthor raté. Lex est censé être un génie, voir un savant fou, dont les méfaits ne peuvent jamais lui être imputé. Ce que j'aime dans le personnage de Lex c'est qu'il pourrait avoir raison. Dans ce film il n'est rien et il ballade un homme censé être le meilleur détective du monde... Il y a, bien entendu, d'énormes incohérences dans le "scénario" et il serait trop long de toutes les lister mais la pire et la facilité pour Bruce de faire de l'espionnage industriel chez Lex.

    On pourrait passer outre tout ceci. Après tout c'est une adaptation donc modifier des personnages et des intrigues est normal et même salutaire. On peut aussi pardonner les incohérences et les trous dans le scénario si le reste fonctionne bien. Malheureusement, il y a un énorme problème dans le montage de ce film. On commence par plusieurs scènes qui se déroulent dans trois époques différentes sans que rien ne nous soit expliqué. Il est très difficile de comprendre de quoi on nous parle et ce que l'on nous montre d'autant plus que les transitions sont extrêmement abruptes. De plus, l'intrigue concernant l'abus supposé de pouvoirs dans le cadre d'une démocratie est intéressante mais totalement abandonnée avant même qu'elle ne commence à prendre un intérêt. On aurait pu y poser des questions qui auraient rendu le film bien meilleur mais tout cela explose au profit du combat. Ce dernier est bien mis en scène mais sa conclusion est ridicule et débouche un changement incompréhensible. Le film a donc de gros problèmes de transitions et dans le fonctionnement de ses intrigues ce qui le rend presque incompréhensible.

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    ** Je ne déteste pas ce film. Mais il est mauvais. En plus je n'aime pas la 3D
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    Image : Site officiel

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  • Kung Fu Panda 3

    Après deux films Po revient pour une troisième aventure. Après avoir sauvé le monde deux fois de suite et en avoir appris sur lui-même Po est face à un danger plus grand encore : il doit devenir enseignant ! Si vous pensez que c'est facile pour un maitre du Kung Fu c'est que vous n'avez jamais tenté de prendre en charge une classe de 20 petits monstres à la recherche de la moindre faiblesse. Malheureusement, pour enseigner il faut aussi être capable de savoir qui on est. Et Po ne sait pas qui il est. Alors que son père le retrouve ce dernier l’emmène au dernier village des pandas (accompagné par son autre père, oui Po a deux papas prend ça la manif pour tous). Il y apprendra ce que sont les pandas ainsi que les secrets de la maitrise d'une énergie qui entoure tous les êtres vivants : le Force ! Euh... je veux dire le Chi ! Ah et accessoirement un méchant attaque tous les maîtres du Kung Fu afin de leur voler leur Chi.

    Je n'avais pas vu le premier et j'avais vu le second. Que penser de ce troisième volet ? Après deux autres films on aurait pu penser que Po aurait pu changer un peu. Mais il reste un jeune ado qui s'extasie devant ses propres réussites et les reliques plutôt que de prendre son rôle au sérieux. Personnellement, je le trouve insupportable. Les scènes de combats sont plutôt bien faites et assez sympa. Par contre, les répliques censées être drôle sont tombées totalement à plat avec moi. Je n'ai pas souris une seule fois (sauf quand j'ai pu sortir de la salle). Les blagues étaient bien trop faciles et assez peu drôles. Comme les deux autres volets nous avons encore une fois la même morale : connais-toi toi-même. On y ajoute aussi une autre morale sur l'importance du don. Pour moi c'est un film moyen.

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    *** Pas vraiment drôle bien que l'animation soit réussie. Encore une fois je déteste la 3D.
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    Image : Site officiel

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  • 10 Cloverfield Lane

    Il y a très longtemps est sorti Cloverfield. Ce film qui suivait la mode de l'époque de la caméra sur l'épaule nous permettait de suivre une bande de jeunes fêtards dérangés par l'arrivée d'un monstre gigantesque dans les rues de New York. On ne voyait que rarement la bestiole mais sa menace était présente durant toutes les scènes. Ce film est censé se dérouler plus ou moins dans le même univers. On nous présente trois personnages : Emmet, Howard un ancien de l'armée paranoïaque et Michelle. Cette dernière est le personnage principal. Alors qu'elle fuit son appartement suite à une dispute avec son fiancé elle est heurtée par un véhicule et perd conscience. Elle se réveille dans une salle grise avec un seul matelas et enchainée à une barre en fer. Elle ne sait pas qui l'a enfermée ni pourquoi. Lorsque son gardien la rencontre ce dernier lui explique que le pays a été attaqué. Il ne sait pas par qui ni pourquoi mais, selon lui, l'air est toxique et il est nécessaire de rester enfermé afin de survivre. Est-ce la vérité ?

    Ce film est très bon ! Oui je le dis tout de suite sans même m'expliquer. J'avoue que, comme beaucoup de monde, j'ai été surpris d'apprendre la sortie de ce 10 Cloverfield Lane. J'avais bien apprécié Cloverfield mais je ne pensais pas qu'une suite, liée ou non, soit possible après autant de temps. Et pourtant celle-ci a eu lieu sans presque aucune information sur l'intrigue. On ne nous offrait qu'une bande annonce assez décalée mais que j'ai beaucoup apprécié. Ce film est un magnifique huis-clos entre trois personnes. Alors que Emmet ne remet pas en question ce que lui dit Howard c'est le cas de Michelle. Howard, lui, est très inquiétant et on passe tout le film à se demander quelles sont ses intentions réelles et à s'inquiéter de son comportement un peu difficile à prédire. Tout le génie du film est de ne pas nous donner d'informations sur la réalité. On ne sait pas si une attaque a lieu et les preuves peuvent être remises en question. De ce point de vue, la dernière partie du film casse cette ambiance et j'aurais préféré qu'elle soit annulée au profit de quelque chose de plus ouvert. Mais ça ne gâche presque rien à la qualité de l'ensemble.

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    **** Un très bon film. Seules les dernières minutes posent des problèmes en cassant l'ambiance que l'intrigue avait patiemment mise en place.
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  • Divergente 3: au-delà du mur / The Divergent Series: Allegiant

    Après pas mal de temps il est l'heure de connaitre la suite d'une énième adaptation uchronique d'un livre young adult. Divergente nous menait à Chicago. Le monde n'est plus sauf une ville : Chicago. Afin de garantir la paix les fondateurs et fondatrices avaient mis en place un système de castes dont les membres avaient un but précis dans le système. Mais il existait à la fois des personnes sans castes et des personnes capable d'appartenir à plusieurs castes. Durant les deux premiers films on observait la lutte entre des personnes souhaitant garder le système en place sous leur supervision et des exclus souhaitant l'égalité. À la fin du second film on apprend que le système a pour but de créer des personnes capables d'entrer dans plusieurs castes et le message en question appelait à quitter Chicago afin de se rendre à l'extérieur. On reprend les choses à ce moment précis. La nouvelle dirigeante, Evelyn, ferme le mur et lance une campagne d'exécution sous le nom de jugements. On se doute que Tris ne voit pas les choses ainsi. Avec un petit groupe elle décide de franchir le mur et de partir en quête de ces autres humains. Le groupe se trouve confronté face à une civilisation rigide à la technologie supérieure. Les choses sont-elles si belles qu'elles en ont l’air ? Et comment empêcher une seconde guerre civile à Chicago ?

    Ce n'est pas la fin. Quelqu'un a décidé de continuer l'habitude de couper en deux le dernier film pour créer deux parties. C'est une mauvaise habitude qui devrait être abandonnée si sa seule justification est l'argent. Le principal problème du film est de tenter de parler de tout sans, pour autant, développer les problématiques. Ainsi, dès l'arrivée devant cette autre civilisation on sent que quelque chose ne fonctionne pas. Ça pue mais on ne sait pas d'où vient l'odeur. Puis le film tente de nous envoyer des pistes mais le fait d'une manière attendue et sans problématiser. On apprend qu'il existe une division en classe entre les pur-e-s et les impur-e-s. Mais celle-ci ne semble concerne que les ascenseurs et non le fonctionnement systémique de la société. On observe une société militarisée et fortement rigide mais on ne voit pas de répression. Bref, on nous montre du doigt comme pour dire "regardez comme c'est trop nul cette société" mais les conséquences et les problématiques sont ensuite abandonnées au lieu d'être développées. Un autre problème du film est d'être extrêmement prévisible. Il faut 15 secondes pour comprendre les personnages et on en vient à se demander comment les héro-ïne-s ne comprennent pas ce qui se déroule sous leurs yeux. Et pourtant, il y a des idées intéressantes mais le traitement est mou et prévisible.

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    *** Ça se regarde mais c'est mou et prévisible. Et dire qu'il faut attendre encore un an pour connaitre la fin alors que l'on souhaite en terminer définitivement avec cette série.
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  • Free Love / Freeheld

    Nous sommes aux États-Unis. Deux femmes se rencontrent lors d'un tournoi de volley ball. L'une est Laurel brillante inspectrice du New Jersey. La seconde est Stacie une mécano. Leur vie est difficile car Laurel n'a rien dit à ses collègues de peur de perdre toutes possibilités de carrière. Tandis que Lacie n'apprécie pas d'être une ombre dans la vie privée de sa partenaire. Malgré tout, elles réussissent à signer un contrat d'union civile ainsi que l'achat d'une maison. Tout semble aller pour le mieux. Mais Laurel apprend avoir un cancer. Alors qu'elle souhaite que sa femme reçoive sa pension à sa mort cela lui est refusé. Elles décident donc de se battre.

    Ce film tombe une petite semaine avant la votation concernant l'initiative du PDC qui aura comme effet d'interdire le mariage entre personnes de même sexe. C'est une coïncidence intéressante. Les actrices sont Julianne Moore et Ellen Page. Elles sont talentueuses et portent magnifiquement les personnes qu'elles incarnent. La réalisation ne s'intéresse pas vraiment à la relation. Celle-ci est mise à l'écart et même oubliée pendant un an entier. On ne sait pas du tout de quelle manière les deux femmes ont décidé de vivre ensemble malgré leurs différences. Dans le même ordre d'idée, l'homophobie et le sexisme dans la police, et la société, sont passés sous silence ou simplement mentionnés sans trop en parler. Le but principal du film est de parler de la lutte de Laurel en faveurs de son droit à recevoir une pension. Une grande partie du film est basée sur ce combat et le juge comme un pas en avant en direction de la justice et de l'égalité. Il manque donc beaucoup au film mais ça ne m'a pas empêché de l'apprécier.

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    **** Il aurait été possible d'aller plus au fond du sujet mais la réalisation réussit tout de même à intéresser et à faire apprécier le combat de ces deux femmes en couple.
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  • Zootopie

    En ces temps de campagne de votation il est toujours bon de pouvoir se détendre devant un petit Disney bien pensé. Il y a très très longtemps sur une planète pas du tout lointaine car c'est la nôtre les animaux étaient divisés en proies et en prédateurs. La vie était rude et les prédateurs détruisaient les proies en suivant leur instinct génétique. Mais, ce monde, on ne sait pas trop comment, a permis aux animaux de se civiliser. La relation entre les proies et les prédateurs changea et se transforma en autre chose. Depuis, les animaux vivent en harmonie dans un monde qui n'a plus de dangers. Et le symbole de cette harmonie n'est autre que la ville de Zootopie. Un gigantesque centre urbain constitué de plusieurs quartiers afin de permettre à toutes les préférences environnementales de ses habitant-e-s de s'exprimer. Bien plus, c'est aussi un centre historique. Le premier lieu de la civilisation. Judy Hopps est une lapine. Elle est la première officière de police de son espèce. Et elle a été nommée au plein centre de Zootopie. Mais la vie n'est pas exactement comme elle le pensait.

    Ce film partait pour être un simple Disney sympathique mais sans magie particulière. On a déjà vu un grand nombre de parodies de notre monde avec ou sans animaux. Et certaines sont tellement géniales qu'elles éclipsent tout. Je dois bien dire que la création de Zootopie est réussie. On trouve de véritables changements dans l'architecture et l'environnement selon l'espèce et le lieu. Les personnages sont un peu caricaturaux mais dans un film de ce type ça passe sans problèmes. Mais l'intrigue, et surtout ce qui se cache en dessous, améliore grandement le film. Là où on aurait pu avoir de simples références avec une intrigue sans intérêt qui n'existe que pour justifier un film nous avons quelque chose d'un peu plus élaboré. On nous montre une société qui semble harmonieuse mais qui se désagrège alors que la peur s'installe. Cette peur concerne une partie de la population accusée d'être génétiquement incapable de véritablement s'intégrer et donc d'être un danger continuel pour la population civilisée et génétiquement plus apte à l'adaptation. Il s'ensuit tous les effets de cette thèse étant donné qu'une population commence à être discriminée, visée de manière plus importante par la police et perd travail et droits. Je pense que tout le monde voit ou je veux en venir. Le thème de Zootopie concerne non pas l'harmonie mais sa fragilité lorsqu'on décide de s'attaquer à une partie minoritaire de la population.

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    *** Parfois drôle, un énorme hommage avec un casting impressionnant et parfait.
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  • Hail, Ceasar!

    Ce sont les années 50. Le monde vit en pleine guerre froide alors que l'industrie du cinéma souffre de plusieurs problèmes dont l'arrivée de la télévision dans les ménages. Mais c'est aussi l'époque de l'âge d'or du cinéma ! Les productions sont de plus en plus nombreuses et de plus en plus diversifiées. Un même studio peut aussi bien recréer des drames historiques massifs, des westerns ou encore l'adaptation distinguée d'une pièce de théâtre. Ce petit monde ne tourne pas tout seul. Bien entendu il y a les acteurs et actrices, les figurant-e-s, les scénaristes et les producteurs. Mais il y a aussi Eddie Manix. Son rôle est simple. Il doit identifier les problèmes et trouver un moyen de les résoudre. Et lorsqu'on travaille auprès de stars plus capricieuses les unes que les autres ces problèmes peuvent être particulièrement difficiles à résoudre. C'est le cas lorsque la plus grande star de l'époque est kidnappée.

    J'ai bien aimé ce film. Je n'irais pas jusqu'à dire que je l'ai adoré ou encore que je l'ai trouvé génial. C'est un film qui réussit à faire rire de temps en temps (la scène des religieux tentant de parler de dieu dans le dernier film en production du studio est magnifique). C'est surtout un énorme hommage à une époque. Mais attention, bien que l'âge d'or du cinéma reçoit, dans ce film, une place d'exception les réalisateurs ne considèrent pas que tout était parfait. Les situations absurdes ainsi que les caprices des stars de l'époque ne sont pas cachées. Ce qui permet de créer des personnages haut en couleur et parfois surprenant. J'ai, par exemple, beaucoup aimé Hobie Doyle censé être incapable de jouer mais qui comprend plus de choses qu'on ne le croit. Eddie Mannix est moins sympathique. Probablement à cause de sa violence physique. L'intrigue est tout aussi absurde avec une pointe de critique envers des personnes accusées de détruire une industrie du rêve. On peut se demander à quel point il y a une critique politique derrière mais c'est en tout cas en accord avec l'époque. Un film sympathique pour une soirée.

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    *** Parfois drôle, un énorme hommage avec un casting impressionnant et parfait.
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  • Deadpool

    Venu des studios qui n'arrivent pas à faire de bon films de super-héros en dehors des x-men je vous présente Deadpool. Qui est Deadpool et comment a-t-on pensé pouvoir faire un film autours de lui ? Son nom est Wade Wilson. Il est mercenaire et dernièrement il s'occupe de jobs qui lui permettent de s'attaquer à des personnes bien pires que lui. Malheureusement pour lui il apprend, après une bonne année avec sa future femme, qu'il a le cancer. Il sait qu'il va mourir et prépare son départ. Mais, dans un bar louche de mercenaires, un mec en costume cravate lui propose de le guérir tout en lui donnant des pouvoirs extraordinaires. Wade accepte et perd son cancer, devient un tissu de cicatrice ambulant et perd sa raison. Deadpool est né et il n'est pas content !

    Que penser de ce film ? Il a été présenté comme un film de super-héros tel que nous n'en avons jamais vu. On a du sexe, du sang et de la violence avec des blagues irrévérencieuses. Bon, en fait ça a déjà été fait dans Kick-Ass et Misfits. Deadpool c'est un peu ces deux là mélangés ensemble avec une bonne dose de destruction du quatrième mur. Ces destructions sont plus ou moins subtiles et se moquent autant de l'acteur principal, Ryan Reynolds, que des clichés hollywoodiens ou d'autres films du même genre. De ce point de vue c'est assez réussi même si ça n'empêche pas le film de rester très classique. Il n'y a strictement rien de révolutionnaire dans ce film. Nous avons de bons moments d'action entrecoupés de blagues. Une bonne partie de ces dernières ont un lien avec le sexe (un peu trop à mon gout) et bien qu'un certain nombre soient assez drôle une partie est assez problématique d'un point de vue féministe (je pense en particulier à une scène dans un taxi). Le film réussit à être sympa mais ne crée rien de nouveau.

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    **** rien de révolutionnaire mais pas si mal.
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  • Chair de poule

    Quand j'étais jeune j'ai lu un certain nombre de chair de poule. Les histoires ne m'ont jamais effrayé et elles fonctionnent toujours de la même manière. Je me souviens aussi de la série au générique si particulier mais qui permettait d'entrer immédiatement dans l'ambiance. Donc lorsque j'ai vu qu'un film allait sortir j'ai compris que je ne pourrais pas laisser l'occasion de revoir une histoire d'enfance. Zach déménage avec sa mère après avoir perdu son père. Sa mère a pris un emploi dans une école d'une petite ville. Alors que Zach essaie de survivre à ses premiers jours dans une nouvelle école et une nouvelle ville il fait la connaissance de sa voisine : Hannah. Elle est sympathique mais son père l'est moins. Alors que Zach tente de comprendre cette famille il ouvre un manuscrit gardé sur une étagère. Il en sort un monstre. Car son voisin n'est pas qu'un simple voisin. C'est R. L. Stine auteur des chairs de poule. Et ses livres enferment de vrais monstres.

    Je n'attendais strictement rien de ce film mis à part un léger retour à l'enfance. Bien que la tranche d'âge visée soit plutôt jeune il est claire qu'un certain nombre de personnes de mon âge se réjouiront de retrouver certains des monstres de R. L. Stine. Mais ni le jeu des acteurs et actrices, ni l'intrigue et encore moins les dialogues ne fonctionnent bien. Le film joue sur le genre et donc tous les clichés y passent. Non seulement les clichés des chairs de poule avec certains monstres si connus mais aussi ceux des films d'horreur. Ainsi, personne ne s'étonne lorsque le groupe traverse un cimetière, tente de sauver des lycéen-ne-s en péril ou que la police soit incapable de faire face à la situation. Les monstres sont très nombreux et l'on ne nous présente presque aucun d'entre eux. Il n'y a que Slappy qui possède un rôle important par son statut de leader. Ainsi, le film suit au mot près les structures des livres jusqu'à la fin.

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    ** Le film possède trop de monstres et ne fait que jouer sur les souvenirs d'enfance au détriment d'une intrigue qui aurait pu être intéressante.
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