science-fiction

  • Dans la toile du temps par Adrian Tchaikovsky

    Titre : Dans la toile du temps
    Auteur : Adrian Tchaikovsky
    Éditeur : Denoël 12 avril 2018
    Pages : 592

    CW : Arachnophobie

    L'humanité est finalement partie dans les étoiles. Elle se prépare à terraformer des planètes entières tout en y ajoutant des espèces élevées à un rang plus élevé que la simple animalité. Mais l'humanité n'est pas capable de s'entendre et les dissensions mènent à la dernière Grande Guerre. Il ne reste plus que des expériences, réussies ou ratées, toujours surprenantes. L'humanité a fui la Terre au sein de vaisseaux arches afin d'essayer de fonder un nouveau foyer. L'un de ces vaisseaux approche d'une planète terraformée. Mais celle-ci n'est exempt de vie intelligente et cette vie ne veut pas abandonner son monde.

    SPOILERS

    J'ai lu un certain nombre de critiques sur ce livre. Celles-ci m'ont rendu curieux. Dans la toile du temps se déroule après la chute de l'humanité d'un niveau quasi divin. L'auteur décrit des humain.e.s qui ne sont capables que d’imiter leurs prédécesseurs sans jamais atteindre leur niveau. J'ai eu l'impression d'une vision assez sombre de l'humanité. Il n'y a pas de véritables héros ni d'héroïnes mais des personnes incapables de choisir une voie différente de celle de leurs ancêtres, condamnant la race entière à des guerres intestines ou externes. Le personnage humain principal suit une tendance vers la dépression et la perte de foi envers sa propre espèce, qu'il tire de sa connaissance du passé, mais jamais il ne peut agir pour éviter des décisions catastrophiques. Il ne peut qu'assister aux événements.

    Face à l'humanité l'auteur décide de créer une espèce d'araignées intelligentes. On joue ici sur la peur des araignées mais aussi sur la création d'une espèce différente, même si terrienne. 90% du roman consiste à dépeindre la création de la société des araignées. Celle-ci passe d'une logique de chasse animale à une société complexe capable de s'adapter pour créer un bon commun. Même si les araignées sont des prédatrices, cette société est décrite comme préférant chercher un moyen d'user de leurs ennemis plutôt que de les détruire.

    Personnellement, ce n'est que lorsque les deux espèces se rencontrent, ce qui est rare, que l'auteur m'a permis de ressentir une forme de sentiment d'horreur. Lorsque les araignées sont décrites en dehors de la perception humaine je me suis pris à admirer la construction de leur société. Mais leur description via des yeux humains crée un fort sentiment de malaise. Les personnages humains étant incapables d'accepter que les araignées puissent penser et ne pas être des ennemis mortels. L'humanité, ici, est incapable de passer le fossé qui permettrait une compréhension mutuelle et je trouve intéressant que l'auteur donne cette capacité aux araignées.


    ** 
    *** 
    **** Une réussite. Il existe une suite, il est probable que je la lise.
    *****

    Image : Éditeur

  • Black Lightning saison 3

    À la fin de la saison 2 l'agence ASA comprend qui est Black Lightning. L'agent Odell rend visite à la famille Pierce afin de leur proposer un contrat. Black Lightning accepte d'être étudié par l'ASA et de ne pas l'empêcher d'agir contre une menace externe : les markoviens. En échange, sa famille est laissée tranquille. Mais lorsqu'il sort de confinement il se rend compte que sa ville est devenue une zone de guerre. Les militaires de l'ASA contrôlent tout et tout le monde. La liberté ne dépend que du bon vouloir des agents du gouvernement qui justifie leurs actions violentes par la menace d'une invasion. Rapidement, Black Lightning ne peut pas accepter de rester calme.

    SPOILERS

    Depuis le début de la première saison cette série est inscrite dans l'histoire des Etats-Unis et les tensions raciales qu'on y trouve. Cette troisième saison va encore plus loin puisqu'on y décrit des expérimentations humaines illégales sur des personnes noires sans qu'elles ne soient consentantes. Bien entendu, la série va très loin puisque certaines personnes sont mises sous contrôle à l'aide d'une puce insérée dans le cerveau. Mais cela n'empêche pas les auteur-e-s de se baser sur une histoire réelle d'expérimentations médicales ou de parler d'enfants séparés de leurs parents par un état raciste.

    Comme auparavant, la série montre parfaitement comment fonctionne le racisme systémique dans un état. Le vilain de cette saison est aussi une victime et ses actions ne sont pas totalement mauvaises. Son but est de protéger et de sauver des enfants enfermés, contrôlés et qui subissent des expérimentations à cause de la couleur de leur peau. Face à ces actions, les polices sont incapables de réagir quand elles ne sont pas complices. Il me reste à voir comment la série va continuer, et se terminer, lors de la saison 4.


    ** 
    *** 
    **** 
    ***** Une très bonne saison

    Image : IMDB

  • Star Wars: Thrawn ascendancy. Lesser evil par Timothy Zahn

    Titre : Star Wars : Thrawn ascendancy. Lesser evil 
    Auteur : Timothy Zahn
    Éditeur : Penguin 16 novembre 2021
    Pages : 576

    Ce troisième tome doit conclure cette trilogie et la relier à celle qui se déroule durant la période impériale (jusqu'à la disparition de Thrawn à la fin de la série Rebels). Les Chiss sont une nation forte mais qui a dû résister à un nombre de plus en plus important d'attaques durant les dernières années. Une menace pirate, une déstabilisation interne qui a failli tourner en guerre civile, sans oublier les tensions entre les grandes familles. Cet effort n'est pas terminé Thrawn sait qu'il y a une personne qui manipule les événements et nations dans le but de détruire les Chiss. Et il est prêt à tout pour supprimer cette menace, même si cela implique sa fin.

    SPOILERS

    Thrawn et Timothy Zahn ont la réputation d'être le personnage et l'auteur les plus attendus de l'univers Star Wars. Le nouvel univers a maintenant deux trilogies autours de Thrawn, qui est aussi apparu en version animée et va probablement revenir dans la série écrite autours d'Ahsoka. Il y a donc une forte attente pour ce dernier tome de cette seconde trilogie. Comme les précédents, le génie militaire de Thrawn est largement mis en avant. Il est capable de préparer, gérer et adapter une bataille sans jamais perdre son sang-froid. Ce roman réussit aussi à terminer les différentes intrigues politiques et militaires, tout en laissant de la place à d'autres histoires.

    En effet, lors de son arrivée au sein de l'Empire Thrawn annonçait l'existence de menaces importantes au sein du "Chaos". L'Empire est vu par les Chiss comme une menace potentielle mais aussi un moyen pour combattre ces menaces et éviter la destruction. Ce roman permet de comprendre les buts de Thrawn vis à vis de l'Empire et surtout pourquoi il lui est si fidèle. Seule une puissance unie serait capable de résister à la menace que les Chiss n'ont que ralentie. Ce roman permet donc, je pense, de préparer la suite de l'histoire de Thrawn. Je ne serais pas étonné que la quête d'Ahsoka la mène en direction des Chiss et que l'on retrouve les menaces que Thrawn craint.


    ** 
    *** 
    **** 
    ***** Un dernier roman qui réussit à terminer tout en se reliant à la première trilogie et en préparant, je suppose, la suite

    Image : Éditeur

  • Star Wars: Catalyst par James Luceno

    Titre : Star Wars : Catalyst 
    Auteur : James Luceno
    Éditeur : Penguin 18 mai 2017
    Pages : 496

    La guerre entre la République et les Séparatistes a englouti presque l'entier de la galaxie connue. Tout le monde doit prendre part à l'un ou l'autre camp. Mais un homme essaie d'éviter la guerre. Il a fui le plus loin possible pour que ses recherches ne soient pas utilisées militairement. Cet homme est Galen Erso. Il est l'un des plus grands génies de la galaxie. Et, aujourd'hui, les militaires de la République et des Séparatistes le recherchent. Les deux camps essaient de créer une super arme et Galen Erso pourrait leur donner la clé d'une puissance jamais vue auparavant.

    SPOILERS

    Ce livre est moyen. Il est pourtant présenté comme une lecture majeure et nécessaire pour comprendre le film Rogue One. Pour rappel, ce film montrait comment les Rebelles avaient pris connaissances de l'existence de l'Etoile Noire, menant au film 4. Le roman communique de nombreuses informations sur plusieurs personnages, ce qui permet de mieux comprendre les relations dans le film. Le roman explique aussi comment le projet a été gardé caché par l'Empire tout en créant des combats politiques pour savoir qui en serait le commandant. Mais ce roman n'est pas particulièrement passionnant. De nombreux éléments sont trop lent à être mis en place. En fait, le roman aurait pu être divisé de moitié sans gâcher le propos principal.


    ** 
    *** Médiocre
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Time Salvager par Wesley Chu

    Titre : Time Salvager
    Auteur : Wesley Chu
    Éditeur : Tor 26 avril 2016
    Pages : 400

    Dans quelques centaines d'années l'humanité a atteint les limites du système solaire. On pourrait croire que l'humanité vit un âge d'or technologique avec des capacités dont nous ne pourrions que rêve. La réalité, c'est que l'humanité n'a fait que régresser depuis la fin du XXIème siècle. La gestion du changement climatique fut un échec. Il s'en est suivi des siècles de guerres et de catastrophes. La Terre est morte. Seules quelques petites poches de chasseurs cueilleurs subsistent alors que des méga corporations contrôlent le système solaire. Mais celles-ci sont dépendantes d'un ordre capable de voyager dans le temps. Le rôle de cette institution est de fouiller le passé, de trouver des lieux et des objets qui vont être détruits et de les exfiltrer en direction du présent afin de donner une chance de continuer pour l'humanité. Sans cet apport de ressources l'espèce humaine irait vers sa fin. Mais le passé est aussi en quantité limitée.

    SPOILERS

    Ce livre n'est pas pour moi. Il a tout pour me plaire. Un monde futuriste dystopique, la question des méga corporations, des règles bien écrites qui permettent de gérer les voyages dans le temps... Mais il n'a pas fonctionné avec moi. Dans les points positifs, l'auteur nous donne le temps de comprendre le fonctionnement de son univers tout en laissant assez de points sombres pour qu'il puisse continuer sa construction. L'histoire du monde entre le XXIème siècle et le présent et bien décrit comme une suite ininterrompue de catastrophes ayant mené au déclin, mais il n'y a que peu d'informations réelles sur le déroulement de ce déclin. Le fonctionnement des entreprises qui sont présentées est claire et permet de rapidement comprendre les limites de ces mêmes entreprises. Chronocom est censé être tout puissant, mais l'institution est contrôlée par d'autres entreprises qui monnayent leurs soutiens financiers et matériels.

    Ce qui ne fonctionne pas est simple : le personnage principal, James, et sa relation avec Elise Kim. James est décrit comme un alcoolique dépressif et violent. Il déteste les humain.e.s et n'a qu'une unique relation amicale. Ses missions dans le passé ont un effet très négatif sur son état mental puisqu'il ressent honte et culpabilité face aux personnes qu'il laisse mourir, ou tue pour accomplir ses missions. Il décide de sauver Elise pour deux raisons : elle est optimiste et belle. Dès que les deux personnages se retrouvent dans le présent, il se mue en protecteur paternaliste et jaloux d'Elise qui devrait uniquement écouter ses ordres. Pourtant, Elise tombe amoureuse de lui... Je n'arrive tout simplement pas à croire à cette relation et je n'ai pas envie d'apprécier James et de suivre ses aventures.


    ** 
    *** Mauvais ? Non. Mais ce roman ne fonctionne pas avec moi
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Wonder Woman 1984

    J'ai enfin vu le second Wonder Woman qui se déroule, comme le titre l'explique, en 1984. Diana a vécu avec l'humanité depuis son arrivée à la fin de la première guerre mondiale. Mais elle n'a jamais oublié Steve Trevor. Elle travaille au Smithsonian tout en aidant l'humanité en cachette. Mais deux choses vont modifier sa vie. Une pierre apparait dans les bureaux du Smithsonian après un cambriolage raté. Barbara Minerva est chargée de l'étudier mais ne comprend pas ce qui est gravé dessus. Et Steve Trevor revient dans le corps d'un autre homme. Diana est heureuse de le revoir, mais elle comprend qu'un pouvoir divin est à l'œuvre ce qui pourrait être dangereux pour l'humanité.

    SPOILERS

    S'il y a bien une chose de certaine c'est que ce film n'est pas très bon. Un premier problème est l'usage des vœux. On comprend rapidement que ces vœux impliquent un coût. Ce coût peut être élevé. Mais la règle n'est jamais réellement expliquée. Le coût est-il immédiat ou alors faut-il attendre un certain temps comme semble le montrer le cas de Diana ? Que penser de Maxvell Lord ? Il devient la pierre à vœux mais il réussit à éviter le coût et même à supprimer tout ce qu'il a fait ? Pourquoi ? Comment ?

    Un second problème concerne le film lui-même. Il est loin d'atteindre le rythme et l'intérêt du premier film. Les scènes d'action sont poussives et très mal mises en scènes. La réalisation essaie de faire comme le premier, mais échoue lamentablement. Gal Gadot elle-même semble ne pas trop croire en ce film. Pire encore, Steve Trevor est capable de piloter un avion moderne sans entrainement ? Soudainement Diana est capable de faire disparaitre des objets ? Tous ces éléments tombent à plat parce que rien ne prépare à leur arrivée.

    Tout cela n'est rien face au problème Steve Trevor. J'étais déjà sceptique en ce qui concerne son retour. Mais la manière dont il revient pose des questions éthiques auxquels le film ne répond pas. Pire, le film décide de laisser Steve manipuler le corps qu'il a volé, sans consentement de son véritable possesseur, jusqu'à avoir des relations sexuelles avec Diana. D'autres personnes ont parlé de ce sujet, de nombreux articles mentionnent le problème que cela implique mieux que je ne le ferais. À mon avis, la réponse de la réalisation est très faible face aux questions posées.


    ** Une suite médiocre et mal écrite
    *** 
    **** 
    *****

    Image : IMDB

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  • Westworld saison 3

    CW : nudité, meurtres, explosions, violences policières

    Lors de la première saison nous apprenions les règles du jeu de westworld. Un parc d'attraction qui se déroule en pleine période de la conquête de l'ouest aux Etats-Unis. Les humain-e-s peuvent faire absolument ce qu'illes veulent, sans limites. Le parc est tenu par des androïdes n'ayant pas conscience de leur état, du moins au début. La saison 2 commence lors du massacre des humain-e-s et lutte des androïdes pour atteindre un lieu qui leur permette de vivre sans risquer la mort. La saison 3 commence juste après. Dolores a refusé d'entrer dans le monde virtuel. Elle veut punir l'humanité pour ses péchés. Et pour ça elle a besoin d'alliés et d'argent. Rapidement, elle se rend compte d'un adversaire bien plus dangereux existe.

    SPOILERS

    Comme les deux saisons qui ont précédés, cette saison 3 est sublime. Le jeu des acteurs et actrices est tout simplement magnifique avec des plans d'une grande beauté. La violence est toujours présente, mais elle peut arriver après un petit moment de contemplation. Cette saison 3 permet surtout d'entrer dans le monde de l'humanité. On observe aussi bien les personnes privilégiées que les plus pauvres. Les riches sont capables de vivre dans l'opulence et la décadence. Illes peuvent tuer sans jamais avoir à en répondre. Les personnes les plus pauvres essaient d'éviter de tout perdre en espérant que le système leur offrira une opportunité. Mais les opportunités sont rares et on n sait jamais pourquoi on est refusé.

    Ce qui conduit au thème principal de cette saison : le libre arbitre. L'humanité est décrite comme chaotique. Incapable de pouvoir suivre une voie vers la paix et le bien commun. Un homme, Serac, a créé une machine qui utilise sa puissance de calcul et les informations personnelles des gens afin de prédire des événements et surtout d'éviter le chaos. Une majeure partie de l'humanité est contrôlée, sans le savoir. Une minorité est considérée comme disruptive et devant être détruire que ce soit par la mort (en tant que soldats par exemple) ou par un conditionnement pour modifier le comportement. L'humanité n'est pas vraiment libre mais soumise à un algorithme qui implique de garder le monde tel qu'il est.

    Bien entendu, il est facile de voir derrière cet IA, nommée Rehoboam ou plus simplement le système, une allégorie a peine masquée du capitalisme. Dans ce système, les riches s'enrichissent certains de leur supériorité morale et intellectuelle. Les pauvres vivent en espérant ne pas perdre ce qui leur permet de vivre. Les plus précaires qui doivent vivre en marge de la société sont considérés comme des dangers pour l'humanité qu'il faut détruire ou, en tout cas, neutraliser. Le système ne permet à personne d'être libre, il évite le chaos mais il ne permet pas un véritable progrès. Même les plus riches en sont dépendants et donc, comme on le voit vers la fin de la série, lorsque le peuple demande un changement la réaction des personnes privilégiées est immédiatement violente avec l'aide de la police et de l'armée. La série ne donne pas de solutions pour quitter le système. Mais, comme le dit un personnage à la fin du dernier épisode, pour qu'un nouveau monde puisse naitre l'ancien doit brûler.

    Image : IMDB

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  • Ascender 4. Star seed par Jeff Lemire et Dustin Nguyen

    Titre : Ascender 4. Star seed
    Auteurs :  Jeff Lemire et Dustin Nguyen
    Éditeur : Image comics 6 octobre 2021
    Pages : 104

    Ce volume contient Ascender 15-18. Voici enfin le dernier volume pour Ascender et donc pour Descender. Après la destruction de la galaxie et la fuite des robots la magie a pris le contrôle de la galaxie. Cette magie est contrôlée par Mother, une dictatrice qui tente de contrôler toute magie et toutes formes de vie. Mais, depuis quelques temps, la résistance semble avoir trouvé une aide d'un mage. Un chien robot, une petite fille et son père semblent pouvoir savoir qui est cette aide.

    SPOILER

    Descender et Ascender sont deux séries que j'ai beaucoup aimé lire. J'apprécie l'histoire et l'art ainsi que les personnages. Je suis donc déçu que Ascender se termine (mais j'ai déjà vu que Nguyen allait dessiner une série autours de Robin, je vais sûrement m'intéresser à ça). Que penser de cette fin ? Comme les autres volumes, il ne se passe à la fois pas grand-chose et beaucoup de choses. Il se passe peu de choses car un premier numéro sert à expliquer ce qui est arrivé à Andy après avoir été kidnappé. Ce numéro permet de mieux comprendre l'origine des machines et des organiques.

    Mais il se passe aussi beaucoup de choses. En peu de pages, la majorité des personnages se retrouvent sur la même planète. Certains personnages apprennent aussi des choses importantes sur leur véritable identité tandis que d'autres comprennent leur place dans l'univers. Le rôle de la magie est aussi explicité. Tous ces événements ont lieu très rapidement. Même si la fin de cette série est bien écrite, on a tout de même l'impression qu'elle est trop rapide et que la série aurait mérité un peu plus de temps pour se conclure et répondre aux questions que son univers pose.


    ** 
    *** 
    **** une bonne fin pour deux très bonnes séries
    *****

    Image : Éditeur

  • Ron's gone wrong / Ron débloque

    Dans un futur proche une entreprise révolutionne les amitiés en offrant un robot capable de relier les médias sociaux afin de trouver les personnes les plus proches de nous. Touxtes les personnes qui sont à l'école utilisent ces robots pour jouer, parler, créer des amitiés. Touxtes sauf Bradley ce qui l'empêche de créer des amitiés. Du moins jusqu'à ce que son père et sa grand-mère, devant sa tristesse, ne décident de lui offrir un robot. Mais ce robot ne fonctionne pas comme il le devrait.

    SPOILERS

    Commençons par les bons points, ce film est une réussite du point de vue de l'humour et des émotions. Rapidement, on souhaite que l'amitié entre Bradley et son robot, Ron, continue sans risquer la destruction par l'entreprise qui vend ces robots. L'humour me semble aussi assez bien dosé. J'ai particulièrement apprécié la grand-mère et sa maison (je souhaite y vivre si elle existe réellement). Nous avons donc un film d'animation sympathique pour toute la famille.

    Mais être un film familial n'implique pas qu'il n'y ait pas des questions politiques. Personnellement, je suis un peu plus sceptique face au traitement de celles-ci par le film. En premier lieu, les rôles féminins et masculins sont très stéréotypés. Les filles essaient d'être célèbres et belles tandis que les garçons veulent faire des blagues, des bagarres et des défis.

    Plus dangereux me semble être le traitement de l'entreprise. On y a deux personnages (les employé.e.s sont touxtes identiques). Le premier est le personnage du génie qui essaie de trouver un moyen de relier les gens après y avoir échoué lui-même. Son seul but est d'aider, d'observer et d'améliorer le monde. Le second est le financier. Il ne veut que l'argent et il est prêt à détruire si cela lui permet d'être un peu plus riche. En dehors des stéréotypes, acceptable dans un film de ce genre, c'est l'idée que les grandes entreprises virtuelles sont toujours bénéfiques et départ et que seule la finance les corrompt qui me pose un problème. La technologie n'est pas politiquement neutre malgré ce que veut nous dire ce film.


    ** 
    *** Oubliable mais sympa
    **** 
    *****

    Image : IMDB

    Site officiel

  • What if...?

    L'univers Marvel s'est récemment étendu. Loki nous a ouvert aux possibilités du multivers. Ce multivers implique des dangers mais aussi de nouvelles histoires. Des histoires qui impliquent des choix différents et donc des conséquences spécifiques qui permettent de modifier le destin. Un être est chargé d'observer ce multivers sans jamais intervenir. De comprendre et d'expliquer pourquoi ce qui arrive ce produit. Cet être a pour nom Gardien. Il observe et nous guide sur les différentes terres de ce multivers.

    SPOILERS

    Cette série est composée de 9 épisodes (en tout cas pour la première saison). Au début, je ne pensais pas que les épisodes faisaient partie d'une intrigue commune mais la fin de la saison change cela. Je me demande ce que cela implique au point de vue du multivers Marvel. D'autant que nous n'avions que rarement vu le Gardien jusqu'à maintenant. Le choix qui est fait à la fin de cette saison n'arrive pas à être aussi surprenant que prévu justement à cause de ce manque de familiarité. La fin de la saison est donc un peu ratée puisque l'on ne connait pas assez ce personnage ni son éthique pour comprendre à quel point il est désespéré.

    En ce qui concerne les épisodes, ils ne sont pas tous de mêmes qualités. J'ai bien aimé qu'ils aient tous une ambiance particulière, parfois en reprenant le thème musical de certains films. Mais j'ai moins apprécié que certains épisodes ne se terminent pas réellement, nous laissant au bord d'un cliffhanger irrésolu. En ce qui concerne mes préférés, je dois dire que celui du Doctor Strange me semble l'un des meilleurs. J'ai bien aimé le premier qui, malheureusement, laisse tout de même trop Carter de côté alors que cet épisode est censé être son histoire et pas l'histoire de Steve. C'est, à mon avis, une occasion manquée. Mais, globalement, j'ai apprécié sans que cette série Marvel ne soit la meilleure qui ait été diffusée.


    ** 
    *** Je pense que la série s'adresse plutôt aux fans
    **** 
    *****

    Image : Marvel

  • Star Wars Visions

    Il y a quelques temps Disney annonçait une série d'anthologie dans l'univers Star Wars mais qui ne serait pas inclus dans le canon. En tant que grand fan de Star Wars je me devais de regarder cette série. Elle est constituée de 9 épisodes qui n'ont aucun lieu entre eux. Les épisodes sont créés par des studios d'animation japonais. On suit plusieurs personnages dans le passé comme dans le futur. Que ce soient des duels, des trahisons fraternels ou des relations entre les personnes... toutes les histoires on comme liens la Force.

    Il est difficile de critiquer cette série de manière globale. Les épisodes n'ont pas seulement tous des histoires différentes ils sont aussi écrits et produits de manière différentes. Certains épisodes nous offrent des événements très localisés, se concentrant sur des duels ou des relations entre deux personnes. D'autres épisodes mettent en avant des histoires plus vastes (par exemple la reconstruction de l'ordre Jedi après la redécouverte des sabrolasers).

    Personnellement, j'ai plutôt apprécié cette série. J'ai particulièrement aimé les épisodes qui s'intéressent aux questions internes des jedis, leurs difficultés face aux tentations d'agir de manière brutale. Mais aussi leur lien avec le monde qui les entoure. D'autres épisodes m'ont semblé moins intéressants, même si je ne les déteste pas. Par exemple, l'histoire du droïde qui souhaite devenir un jedi est très poétique mais pas réellement de mon goût. Ce qui ne m'empêche pas de m'y être intéressé.


    ** 
    *** 
    **** Une série anthologique sur star wars ? Bien entendu que je l’apprécie !
    *****

    Image : IMDB

  • We can be heroes

    Le monde est protégé par des héros. Celleux-ci sont contrôlés par une organisation gouvernementale. Missy Moreno est la fille de l'un de ces héros. Mais son père ne combat plus. Cependant, une menace alien le force à enfiler son costume afin de diriger son équipe. Mais celle-ci, malgré la puissance de ses membres ne réussit pas à vaincre. Tout le monde est capturé et les aliens donnent deux heures à la Terre pour se rendre. Missy, capturée par l'agence afin d'être mise en sécurité, décide de devenir la cheffe des autres enfants et de les emmener sauver leurs parents.

    SPOILERS

    J'avais vaguement entendu parler de ce film Netflix. Souhaitant une soirée tranquille j'ai décidé de le regarder hier. Le film est très enfantin. Il est destiné à un public jeune mais qui commence, progressivement, à s'émanciper de leurs parents. Il faut donc donner des défis acceptables aux personnages tout en leur offrant l'occasion de prouver leur valeur en particulier en ce qui concerne leurs parents. Les enfants sont au centre de l'histoire tandis que les adultes ne font qu'observer.

    Cet aspect enfantin n'empêche pas le film d'être plutôt réussi. On peut toujours craindre que les acteurs et actrices qui sont encore des enfants ne sachent pas encore bien jouer. Souvent, on peut craindre des dialogues forcés, mal écrit, qui essaient de faire enfants mais qui ne réussissent pas. Dans ce film on n'a pas cette impression. Il est assez drôle, plutôt bien joué. Les acteurs et les actrices semblent s'être bien amusés. Mais le film n'est pas particulièrement inventif : un danger, une quête et la réussite aussi bien face à l'adversité qu'envers soi-même.


    ** 
    *** Sympathique sans être exceptionnel. Il marche sûrement très bien pour son public cible
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • Injustice. Gods among us. Year Zero par Tom Taylor, Rogê Antônio, Cian Tormey et Rain Beredo

    Titre: Injustice. Gods among us. Year Zero
    Auteurs :  Tom Taylor, Rogê Antônio, Cian Tormey et Rain Beredo
    Éditeur : DC 13 juillet 2021
    Pages : 152

    Ce volume contient Injustice. Gods among us, Year Zero 1-14. Avant que Superman ne devienne un dictateur il était membre de la Ligue de Justice et l'un des meilleurs héros du monde. Mais les héros ont aussi des héros. Celleux-ci sont les membres de la Justice Society of America. Un groupe qui combattit lors de la Deuxième Guerre Mondiale et continue quelque temps après avant la naissance des membres de la Ligue de Justice. Mais la JSA a un passé caché. Ils ont usé d'une amulette permettant de contrôler les esprits. Cette amulette se trouve maintenant entre les mains du Joker.

    SPOILERS

    Cette série se déroule avant les événements de la série principale. On pourrait penser qu'elle est plus gentille car on ne voit pas la descente aux enfers de Superman. Mais les auteurs ne ménagent pas leurs personnages. Un certain nombre va mourir ou être utilisés pour tuer d'autres personnes et, en particulier, faire du mal à Batman. Ces 14 épisodes permettent de construire un peu plus cet univers sans pour autant contester ce qui a été fait avant. Mieux encore, elle permet d'expliquer le début de la série Injustice car elle montre comment le Joker choisit Superman et Lois pour son plan.

    Même si j'ai apprécié ma lecture, il est dommage que certains aspects soient trop rapides. Le contrôle du Joker sur les membres de la JSA est rapidement compris par les membres. J'aurais apprécié que les auteurs prennent un peu plus de temps pour créer une forme de peur au sein même du monde des héros, peut-être pour débuter la paranoïa de Bruce Wayne et les choix futurs de Superman. La rapidité de la série se voit particulièrement en ce qui concerne Harley puisque toute une partie lui est consacrée. Elle se marie avec Pamela Isley mais on n'a pas le temps de réellement apprécier ce moment entre les deux femmes et la difficulté pour Harley de se détacher de sa relation toxique avec le Joker.


    ** 
    *** un bon prequel mais malheureusement trop rapide
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Trawn Ascendancy 2. Greater good. Star Wars par Timothy Zahn

    Titre: Trawn Ascendancy 2. Greater good. Star Wars
    Auteur :  Timothy Zahn
    Éditeur : Penguin 27 avril 2021
    Pages : 432

    Si on connait Star Wars et son univers étendu il y a de grandes chances que l'on connaisse le Grand Amiral Thrawn. Avec le nettoyage opéré par Disney le personnage avait temporairement disparu pour réapparaitre dans une trilogie de romans, la série Rebels et maintenant cette trilogie se déroulant dans l'espace contrôlé par l'espèce de Thrawn. Il est probable que le personnage apparaisse dans d'autres productions.

    Ce roman se déroule alors que Thrawn se lance dans une carrière militaire spectaculaire. Mais une telle réussite implique aussi des ennemis, même au sein de sa propre famille dont certains membres craignent qu'un échec ne mène la famille à la ruine politique. Thrawn est envoyé s'occuper de plusieurs missions qui devraient permettre de le neutraliser. Mais il se trouve lié à un complot visant la destruction des Chiss, la seconde menace importante qu'il ait à neutraliser. Celle-ci est plus subtile que la première car elle s'insère dans le fonctionnement politique des Chiss alors que la première était purement militaire. Et Thrawn ne comprend rien à la politique.

    SPOILERS

    Pour un roman qui prétend prendre Thrawn comme personnage principal ce dernier n'apparait que peu. On apprend surtout comment fonctionne la société Chiss et donc ses points faibles. On en apprend aussi un peu plus sur ses ennemis. Ainsi, Thrawn ne contrôle pas ce qui lui arrive. Il réagit aux menaces immédiates sans se rendre compte des problèmes politiques qui l'ont mené au point où il se trouve. Cette menace est lente à se mettre en place mais l'auteur réussit à la rendre logique en usant des pièces qu'il introduit dès le début.

    J'aurais aimé plus de politique. Mais un roman sur Thrawn doit nécessairement donner une bonne place aux questions militaires. On observe Thrawn commander lors de plusieurs batailles et prendre des décisions basées sur sa capacité unique à comprendre son ennemi. Malheureusement, l'auteur ne nous laisse pas forcément assez d'information pour que l'on puisse réellement suivre le raisonnement de Thrawn et, comme les autres personnages, on doit l'accepter et voir comment il sort de situations difficiles et dangereuses pour lui comme pour les Chiss.


    ** 
    *** 
    **** Un bon roman mais qui ne donne pas assez d'informations pour comprendre les décisions de Thrawn
    *****

    Image : Éditeur

  • The expanse saison 5

    La saison 5 est l'avant dernière saison de la série de SF The Expanse. Pour rappel, la série se déroule alors que l'humanité est en train de coloniser le système solaire. Il y a trois factions : la Terre et la Lune, Mars en train d'être terraformée et la Ceinture contrôlée par Mars et la Terre mais contestée par l'OPA. Dernièrement, l'OPA a été reconnu comme interlocuteur légitime, Mars et la Terre se sont alliés et un passage en direction d'un réseau qui permet de relier des systèmes solaires a été ouvert. L'humanité est sur le point d'essaimer au sein de la galaxie. Mais une faction belliqueuse de la Ceinture menace l'équilibre politique instable de l'humanité. Marco Inaros a décidé de lancer une attaque commune contre la Terre, Mars et les factions de la Ceinture qui soutiennent la paix. L'équipage du Rocinante est immédiatement impliqué.

    SPOILERS

    La saison 4 se terminait sur de nouveaux mystères concernant les entités qui ont créés les anneaux et la raison de leur destruction. On apprenait que ces entités avaient été détruites en peu de temps par une force inconnue. Cette saison 5 laisse la question de côté. On revient dans le système solaire afin de reprendre la question du déséquilibre politique au sein de l'humanité. Marco Inaros est montré comme un leader charismatique capable de massacre au nom de son idéologie. Il ne peut avoir tort, donc ses ennemis ne peuvent qu'être maléfique. Même si j'ai bien aimé son entrée en scène et ses actions il me semble qu'il manque quelque chose pour rendre les intrigues développées dans cette saison plus intéressantes.

    En effet, on se concentre sur les relations entre Marco Inaros, Naomi et leur fils Filipe. Mais j'aurais aimé savoir l'impact que les décisions d'Inaros ont sur la ceinture. Est-ce que toutes les factions se rallient ou existent-ils un refus de suivre la stratégie guerrière de quelqu'un de minoritaire ? J'aurais aimé aussi plus d'informations concernant Mars. On sait que Mars a perdu son énergie à la suite de l'ouverture des anneaux. Mais pourquoi un martien décide-t-il d'aider Marco Inaros et de trahir sa planète ? De quelle manière cette faction rebelle s'est-elle créée et imposée au sein d'une partie importante de la flotte ? Ainsi, même si j'ai apprécié cette saison, il me semble que de nombreux éléments manquent.


    ** 
    *** 
    **** Plus qu'une unique saison et je me demande comment la réalisation va conclure cette série et répondre aux questions
    *****

    Image : IMDB

  • Star Wars : The High Republic : Out of the shadows par Justina Ireland

    Titre : Star Wars : The High Republic : Out of the shadows
    Autrice :  Justina Ireland
    Éditeur : Disney 27 juillet 2021
    Pages : 352

    Nous nous trouvons peu de temps après l'attaque contre la fête de la République. Les Nihils sont repoussés mais restent une menace importante pour la galaxie. D'autant qu'illes créent aussi des plants de Drengir. Mais la République n'est pas tout à fait unie pour contrer cette menace. Les jedis ne sont pas non plus touxtes d'accord sur la décision à prendre. Faut-il déclarer la guerre aux Nihils et se muer en ordre militaire républicain ou rester une force de paix envoyée en cas de besoin ? La jedi Vernestra Rwoh se pose ces questions alors qu'elle est envoyée pour régler une dispute commerciale. Lors de cette mission, elle rencontre Sylvestri Yarrow qui a vu sa mère mourir devant elle lors d'une attaque des Nihils. Mais est-ce la réalité ?

    SPOILERS

    Les romans précédents de la période de la Haute République nous montrent une galaxie fortement unie autours des idéaux démocratiques. On nous montrait aussi des jedis au plus haut de leur puissance, capable de sauver un système entier par leurs actions. Ce roman complexifie tout cela en montrant ce que les Nihils savaient : la République a intégré des sympathisants des Nihils. Une partie des sympathisants le sont par calculs politiques, d'autres par calculs économiques. En tout cas, on comprend que la République n'est pas autant unie ni aussi efficace qu'on ne le pensait.

    Ce roman permet aussi de reparler des Jedis. Illes sont montrés comme puissants et capables de prouesses mais trop peu nombreux pour réellement réussir à accomplir leur mission. Illes sont surtout particulièrement naïf en ce qui concerne leur place au sein de la galaxie. Comme un dialogue entre deux des personnages principaux l'explique, les jedis sont probablement trop contemplatifs et retirés du monde pour le comprendre comme il se devrait. C'est un des thèmes de la série animée Clone Wars qui montre les jedis de plus en plus isolés du peuple qu'illes sont censés aider. Un isolement qui a comme prix une perte de soutien et leur destruction lors de la purge initiée par les siths et les clones. Ce qui a mené l'ordre jedi à sa fin est donc un problème ancien.


    ** 
    *** Un petit roman sympathique
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Supergirl 5

    Supergirl a vaincu tous les ennemis qui se sont placés sur son chemin. Mais, ce faisant, elle a aussi perdu Lena Luthor qui ne lui pardonne pas d'avoir gardé son identité secrète. Supergirl ne le sait pas encore. Elle continue sa vie de journaliste et d'héroïne sans se douter que Lena est maintenant convaincue de la nécessité de se venger de son ancienne amie. Cette vengeance implique de faire souffrir Kara comme Lena a souffert. Cette division risque bien de créer de nombreux problèmes. En effet, Leviathan, une organisation secrète, menace Supergirl et son équipe. Pire encore, la crise arrive et tout va changer.

    SPOILERS

    Cette saison est l'avant-dernière. Malheureusement, la CW a tout juste relié toutes ces séries qu'une grande partie d'entre-elles sont supprimées et parfois remplacées. Ainsi, Supergirl semble laisser sa place à une série autours de Superman et de Lois en tant que parents d'adolescents. Supergirl a commencé faiblement mais a réussi à devenir un peu meilleur au fil du temps en se posant comme une série anti-trump qui défend une forme peu politisée de tolérance. Bien que l'on puisse parler des limites que cela implique, j'ai apprécié que Supergirl ait tenté d'être un tout petit peu plus politisé que d'autres séries (je me souviens encore de l'épisode désastreux d'Arrow autours des armes à feu).

    Malheureusement, cette saison 5 a été en partie tournée en période de covid. Elle est donc plus courte que d'habitude. La réalisation de la série n'a pas vraiment eu le temps de prendre le temps de décrire certains aspects de l'intrigue. Le dernier épisode, sans être bâclé, est bien trop rapide et conclut trop facilement plusieurs arcs qui auraient mérités plus de temps. Eve Teschmacher, par exemple, semble être immédiatement pardonnée et hors de danger alors qu'elle a passé plusieurs saisons sous le contrôle de personnes qui menaçaient sa famille. Le retour de Lena est aussi un peu trop rapide et aurait mérité un peu plus de temps pour bien marquer ce que cela signifie non seulement pour Kara mais aussi, et surtout, pour Lena. En effet, Lena décide de se retourner contre Lex Luthor, abandonnant sa famille pour son amie. Une décision que l'on ne peut pas qualifier d'anodine. Il n'y a plus qu'à voir comment la saison 6 reprend les événements laissés en suspens et termine la série.


    ** 
    *** Même si la série souffre des effets du covid elle reste une série qui me permet de me sentir bien
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • Star Wars : The High Republic : The rising storm par Cavan Scott

    Titre : Star Wars : The High Republic : The rising storm
    Auteur :  Cavan Scott
    Éditeur : Disney 29 juin 2021
    Pages : 448

    La Catastrophe ayant coupé l'hyperespace n'est pas oubliée. Mais la République, via la chancelière Soh, souhaite aller vers le futur et célébrer son unité et sa diversité. Pour cela, la chancelière a commandé une grande foire qui se déroulera sur une planète pendant plusieurs mois. Les préparations sont immenses et un grand nombre de planètes sont conviées pour l'ouverture. Malgré quelques questions, personne ne pense réellement à stopper la foire. La République n'a-t-elle pas détruit le gros des forces Nihils ? Les Drengirs ne sont-illes pas une menace lointaine ? Mais un Jedi a un mauvais pressentiment.

    SPOILERS

    Il ne faut pas beaucoup réfléchir pour comprendre que les jedis sont arrogants. La première trilogie, les films 1-3, montrent un ordre Jedi qui se mue en ordre militaire en quelques années. Incapables de mettre en question les choix malgré la menace Sith. Ce roman montre lui aussi l'arrogance des jedis et de la République. Les deux organisations se considèrent pratiquement invincible et incapable de faillir malgré les menaces Nihils et Drengirs. Dans les deux cas, les jedis et la République ne savent pratiquement rien et pourtant pensent pouvoir facilement vaincre. Heureusement, cette période de la Haute République montre une galaxie unie autours de l'espoir d'un avenir meilleur et la nécessité de l'union face à l'adversité, une différence majeure qui permet aux jedis de survivre et de garder la confiance du public.

    L'intrigue est servie par un auteur bien plus talentueux que pour le précédent livre. Bien que ce roman soit plus long il donne l'impression de se lire plus rapidement. Les point de vue internes sont bien mieux utilisés et permettent de réellement créer des personnages, de leur donner substance et intérêt. Mieux encore, l'auteur montre comment les jedis évitent de tomber dans le piège que connaitront leurs descendants. Même si la République demande leur aide, illes refusent de devenir des militaires. À plusieurs reprises, l'auteur nous montre comment les jedis combattent, en cherchant toujours un moyen d'éviter de prendre des vies. L'auteur montre aussi que les jedis ne sont pas suffisant pour défendre la galaxie. Malgré leur puissance, les attaques d'envergures comme celles montrées dans ce roman, ne peuvent pas être stoppées et les jedis ne peuvent que réagir et essayer de sauver le plus de monde possible. Au vu des deux menaces décrites pour cette période, je me demande comment les prochains romans tenteront de créer un moyen de défendre la galaxie sans tomber dans le piège qu'est la guerre des clones.


    ** 
    *** 
    **** Après un premier roman assez mauvais un second que je trouve très bon
    *****

    Image : Disney

  • Titre : Star Wars: The High Republic: Light of the Jedi par Charles Soule

    Titre : Star Wars : The High Republic : Light of the Jedi
    Auteur : Charles Soule
    Éditeur : Disney 5 janvier 2021
    Pages : 400

    La République est riche et en paix. La chancelière Soh lance cette République dans un mouvement d'expansion sans précédent en direction des zones les plus reculées de la galaxie. Le symbole de cette expansion est le Phare. Un moyen d'offrir non seulement des biens et des services à la galaxie mais aussi de créer un symbole de la République pour les personnes qui entendent son signal. Au sein du phare est construit le temple Jedi le plus important en dehors de Coruscant. Mais la galaxie est dangereuse. Ce qui semblait être une tragédie qui obligea la fermeture des voyages au sein de l'hyperespace pourrait cacher une intention malveillante.

    SPOILERS

    Ce roman est censé lancer la période la Haute République. Il débute par une catastrophe ainsi que par l'arrivée d'une menace pour la République. Une seconde menace est annoncée à la fin du roman, probablement celle qui est apparue dans Into the dark. Malheureusement, l'exercice est raté. L'auteur devait probablement trop faire. Il doit créer un statut quo puis le détruire tout en posant les fondations des prochains romans. Cela implique beaucoup de personnages de statuts divers. Honnêtement, j'ai eu du mal à me souvenir qui est qui et quels sont les rapports entre les personnages. Les antagonistes pâtissent aussi de ce problème puisque leur caractérisation est très simpliste détruisant toute possibilité de les rendre plus intéressant.

    Le livre est aussi trop long. La première partie est intéressante. Elle montre comment fonctionne cette République et nous montrant Jedi et militaires travailler ensemble afin d'aider une planète en détresse. On sent que la solidarité est au centre de cette période. Une seconde partie concerne l'enquête. On suit en même temps les Jedis et les Nihils. Petit à petit, on observe les personnages comprendre ce qui est en train d'arriver tout en nous expliquant comment les Nihils peuvent voyager comme illes le font. La dernière partie est celle de la confrontation entre Nihils et la République. En dehors de la dernière partie, courte et brouillonne, tout est bien trop long. Des paragraphes entiers se répètent et auraient pu être supprimés. Tout se passe comme si l'auteur voulait absolument atteindre un nombre donné de pages sans savoir comment les remplir. Donc il ajoute des effets d'introspection. Mais ces effets ne fonctionnent pas car on ne connait pas assez les personnages et au vu du nombre important mis en avant dans ce roman on ne peut pas les connaitre.


    ** Un début très décevant pour la Haute République
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Disney

  • Star Wars: The High Republic: Into the dark par Claudia Gray

    Titre : Star Wars: The High Republic: Into the dark
    Autrice : Claudia Gray
    Éditeur : Disney 2 février 2021
    Pages : 352

    La République est forte. Elle commence à imposer ses lois aux mondes les moins civilisés de la galaxie, mais avec leurs accords. Son organisation bureaucratique est efficace. Les Jedis sont aussi aux plus haut de leur puissance. Jamais illes n'ont été aussi nombreux. Leur but est aussi bien de garantir la paix que d'être les ambassades de la République pour les systèmes qui n'en font pas encore partie. Afin de montrer la puissance de la République un phare est construit. Celui-ci devra illuminer la galaxie pour des siècles avec l'aide des Jedis. Et c'est dans ce phare que la maitresse du padawan Reath Silas souhaite se rendre. Mais Reath déteste les aventures et veut devenir archiviste. Lorsque l'hyperespace souffre d'un grave accident à cause d'une nouvelle menace Reath pense immédiatement avoir eu raison. Malheureusement, cela implique aussi une aventure...

    SPOILERS

    Ce roman se déroule en parallèle d'une histoire plus importante. Même si les points principaux de cette période de la Haute République sont montrés, le phare mais aussi la catastrophe dans l'hyperespace et la menace des Nihils, ces aspects sont secondaires. Les personnages ne sont pas immédiatement confrontés à ces ennuis, même s'ils sont présents. Ce n'est donc probablement pas la meilleure entrée dans cette nouvelle période, mais la lecture ne m'a pas perdu pour autant. Il est probable que d'autres romans communiquent des informations plus importantes.

    Ce roman présente plusieurs Jedis qui ont des problèmes d'équilibres. Reath pense uniquement à ses besoins et non aux besoins de l'ordre. Ce qui le conduit à défendre son confort afin de faire ce qu'il aime au lieu de tenter d'aller au-delà pour le bien des autres. Dez Rydan, lui, est bien trop aventureux et devrait tenter de moins chercher les conflits. Orla Jareni, la plus intéressante, ne pense pas que le Conseil des Jedis ait raison sur tout. Elle décide donc de se déclarer wayseeker ce qui lui permet de tenter de relier ce qu'elle croit avec les enseignements de l'Ordre tout en évitant d'être liée aux règles suivies par les Jedis. Enfin Cohmac Vitus cache une colère face à l'impossibilité d'accepter ses émotions, selon les enseignements jedis. Ces quatre personnages ne sont pas parfaits. Illes ont une incapacité à se conformer à ce qu'on leur a appris. Illes permettent aussi de montrer que les Jedis étaient plus variés que la période la Guerre des Clones ne le montre.


    ** 
    *** Un petit roman qui ne donne pas encore grand-chose mais avec plein de bonnes idées
    **** 
    *****

    Image : Disney

  • The Mandalorian saison 2

    Lors de la saison 1 le Mandalorien, Din Djarin, a lutté pour garder en sécurité un enfant Jedi. Il a reçu comme tâche de le rendre à son peuple. Mais les Jedis ne sont plus qu'une légende. Rares sont les survivant-e-s de la purge perpétrée par l'Empire après la guerre des Clones. Cependant, le Code de Din Djarin lui impose de tout tenter pour retrouver des Jedis capables d'entrainer l'enfant et de le garder en sécurité. Pour les retrouver il devra enquêter dans les lieux les plus lointains. Des lieux qui ne sont pas encore sous la juridiction de la Nouvelle République et dans lesquelles quelques poches impériales subsistent.

    SPOILERS

    La première saison fut une très bonne surprise pour moi. On voyait enfin en quoi les impériaux, leur technologie est effrayante. Un Tie est capable de mettre à mal toute une communauté si celle-ci n'est pas assez armée. Les AT-ST sont capables de tuer en masse. L'entrainement des stromtroopers est, certes, basiques face à l'entrainement des clones mais leur masse et leur fanatisme les rend dangereux. Cette seconde saison continue dans cette direction. Les impériaux ne sont plus aussi armés qu'avant, mais même avec des vaisseaux moins importants l'Empire, ou ce qu'il en reste, est toujours un danger.

    Ce qui permet à cette série d'être aussi réussie est aussi sa constance en ce qui concerne les personnages. Din Djarin suit un code. Un code qui lui impose de ne jamais enlever son casque devant une autre personne. Ainsi, lorsque Din Djarin brise ce code on comprend parfaitement à quel point il est attaché à l'Enfant. Cette seconde saison permet aussi de mieux relier la série au reste de l'univers star wars en faisant revenir des personnages clés. Mais ces personnages ne sont pas des fans service, du moins pas entièrement, illes ont des buts spécifiques qui sont, parfois, en adéquation avec la quête de Din Djarin. La fin de la saison 2 ouvre sur une nouvelle série mais aussi sur un changement potentiellement majeur pour Din Djarin. Je me réjouis de voir ce qui va lui arriver.


    ** 
    ***
    **** 
    ***** Superbe

    Image : IMDB

    Site officiel

  • Star Wars. The Bad Batch

    La guerre des clones fait rage. Toute la galaxie est impliquée dans ce combat entre la République, servie par les Jedis et les Clones, et les Séparatistes ainsi que les armées de droïdes. Mais la fin approche, le général Grievous et Dooku sont obligés d'user de tactiques désespérées. Une des batailles a lieu sur Kaller. La force clone 99 s'y trouve aussi pour assister le général Jedi ainsi que son padawan. Mais, au plein milieu de la bataille, l'ordre 66 est annoncé. La force 99 doit choisir entre la fidélité envers une armée qui ne défend plus une République mais un Empire et la désertion.

    SPOILERS

    The bad batch se déroule juste après le film 3 ainsi que la série Clone Wars. Les premières minutes se déroulent en même temps. La série fait partie d'une suite de projet qui doit permettre d'explorer un peu plus l'univers star wars. The bad batch doit permettre d'observer la création de l'Empire grâce aux soldats qui ont combattu pour la République. Cette idée promettait quelque chose d'intéressant puisqu'on pouvait écrire une histoire de conflit de loyauté dans un univers en mutation.

    L'Empire commence, en effet, à se créer. Mais sa création est presque trop rapide. Immédiatement, des rebelles sont connus et l'Empire commence à remplacer les Clones. Peu à peu, les vaisseaux commencent à atteindre le style impérial. Très rapidement, l'Empire commence à agir de façon brutale. Certes, la série Clone Wars préparait à cette prise de pouvoir. Les différentes institutions étaient de plus en plus centralisées tandis que l'armée devenait omniprésente. Mais j'aurais aimé que la série prenne un peu plus de temps à montrer comment le rôle de l'armée des clones se modifie. Ce qui aurait permis de donner un peu plus de substance au conflit interne à la Force 99.

    De plus, un problème qui me semble important dans cette série concerne les personnages principaux. On ne les connait pas et la première saison ne permet pas réellement d'apprendre à savoir qui illes sont. Une bonne partie des épisodes impliquent des mentions ou des références fortes à des personnages liés à d'autres séries (Hera Syndulla, et Rex par exemple). Parfois, j'ai l'impression que The Bad Batch ne sert qu'à relier les différentes séries ou à préparer l'arrivée de prochains projets. Mais ce n'est que rarement que l'on peut s'intéresser aux personnages principaux et à leur intrigue. J'espère que la saison 2 prouvera que je me suis trompé.


    ** 
    *** Série un peu moyenne.
    **** 
    *****

    Image : Site officiel

  • Chaos Walking

    CW : meurtres, féminicides

    L'humanité a atteint les étoiles. Une colonie a pu être créées sur une planète nommée Nouveau Monde. Mais cette planète était déjà habitée. Une guerre se déroula entre les humain-e-s et les autochtones, une guerre qui a mené à la mort de toutes les femmes. Les hommes, eux, survivent. Mais ils doivent vivre avec le bruit. Le bruit est la projection de toutes les pensées. Il est extrêmement difficile de contrôler cette projection et cela peut aussi bien aider que nuire. Todd est le plus jeune garçon de la colonie. Il essaie de devenir un homme au sein du système qu'il connait, mais ses croyances sont confrontées à l'arrivée d'un nouveau vaisseau humain et d'une femme envoyée en éclaireuse.

    SPOILERS

    Ce film n'est pas très bon. Il a beaucoup de mal à expliquer ce qu'est le bruit même si la réalisation utilise une forme d'image pour montrer, au lieu de dire. Cela nous permet de comprendre ce qui est impliqué. Malheureusement, ce qui pourrait permettre un bon world building est totalement détruit par un scénario et des personnages inintéressants. Todd aurait pu permettre de pousser la question de l'éducation, de l'histoire, et de sa remise en question. Viola aurait pu permettre de questionner le patriarcat. Le maire aurait pu être mieux caractérisé ce qui aurait permis de poser la question du pouvoir et de la relation avec les gens qui acceptent ce pouvoir. Rien de tout cela n'est fait.

    Le film montre aussi une vision très toxique de la masculinité. La majorité des hommes tenus par le Maire sont sales, fermiers, chasseurs. La masculinité, dans ce film, implique de tuer, parfois en groupe. Todd, durant tout le film, pense devoir être un homme. Pour lui, être un homme implique la force physique et mentale, se contrôler, et donc ne pas montrer ses émotions à autrui. Jamais cette vision de la masculinité n'est réellement mise en question dans le film (même si on peut espérer que la réalisation n'y est pas favorable).


    ** Un film assez médiocre
    *** 
    **** 
    *****

    Image : IMDB

    Site officiel

  • Mass effect 1. Revelation par Drew Karpyshyn

    Titre : Mass effect 1. Revelation
    Auteur : Drew Karpyshyn
    Éditeur : Del Rey 1 mai 2007
    Pages : 336

    L'humanité a tout juste mit le pied sur Mars qu'elle découvre une ancienne sonde alien. Celle-ci, après beaucoup d'efforts, permet un saut technologique massif. Mais elle contient aussi l'annonce d'un moyen d'explorer le reste de l'univers. Pendant un temps, l'humanité s'unit, seule, face au reste de l'univers. Mais un jour un premier contact a lieu. Le contact ne se déroule pas bien et l'humanité se découvre en guerre contre une autre espèce, jusqu'à ce que la communauté galactique décide d'intervenir. Bien plus tard, l'humanité est membres à part entière de cette communauté. Mais lorsqu’une base de recherche est attaquée la place de l'humanité au sein de la galaxie pourrait bien devenir plus difficile.

    SPOILERS

    Mass Effect est une série de jeux vidéo que j'apprécie pour la profondeur de son univers. J'étais donc curieux de voir ce qu'un roman pourrait y ajouter. Celui-ci a lieu avant le premier jeu et joue le rôle d'introduction et de prequel. Il est aussi l'un des pires romans qu'il m'ai été donné de lire. L'intrigue est quasiment sans intérêts. L'unique but est de créer une impression de dangers à l'aide des combats, en se basant fortement sur l'intrigue du jeu ainsi que son fonctionnement. C'est un échec. Le roman n'est pas non plus aidé par des personnages caricaturaux, mal écrits et sans substances. Au vu de cette introduction, je ne regarderais pas ce qui a été fait dans les autres romans.

    * Très mauvais pour une intrigue sans intérêts
    ** 
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Teixcalaan 2. A desolation called peace par Arkady Martine

    Titre : Teixcalaan 2. A desolation called peace
    Autrice : Arkady Martine
    Éditeur : Tor 3 février 2021
    Pages : 496

    CW : Description de morts, scène de sexe explicite

    Mahit Dzare a permis à la nouvelle impératrice de prendre le pouvoir à cause d'une menace alien aux confins de l'Empire. Depuis, elle prend une petite pause de plusieurs mois sur sa station d'origine. Elle n'a pas enquêté sur l'existence ou non d'un complot contre elle car elle ne veut pas risquer de prévenir les dirigeant-e-s de la station de ses caractéristiques précises. Mais elle pourrait ne pas avoir le choix. Heureusement, ou malheureusement, l'Empire requiert sa présence. La guerre ne se déroule pas comme prévu et une diplomate qui pourrait apprendre à communiquer avec les aliens devient nécessaire.

    SPOILERS

    J'ai à la fois apprécié ce second tome et moins aimé ce que l'autrice fait. Tout comme le premier tome, l'un des thèmes prédominants concerne la capacité à être une personne. L'Empire considère les autres humain-e-s comme différent-e-s. L'Empire n'a pas connu non plus beaucoup de véritables aliens. Dans ce tome, l'Empire doit apprendre à communiquer avec des aliens sans savoir si ce sont des personnes ou non. Parallèlement, les aliens ne comprennent pas le fonctionnement social de l'Empire ce qui les empêche de considérer les humain-e-s en tant que personnes. Ce n'est que par un effort de compréhension mutuel, qui passe par des tentatives de dialogues et des sacrifices, que la paix peut commencer à être construite en étendant la définition du concept de personnes.

    Un second thème important, comme dans le premier, concerne le langage et la communication. L'Empire considère sa langue comme universelle et civilisée face à d'autres langues inférieures. Le premier tome mettait fortement en avant ce que cela implique en termes de littérature mais aussi de références cultures et donc de manière de penser. Dans ce second tome, ce n'est plus Mahit qui doit essayer de comprendre une autre culture. L'Empire doit essayer de comprendre comment communique une autre espèce. L'autrice place donc certains personnages au contact d’autres cultures. Elle explicite aussi les réactions face à ce contact. Plusieurs personnages considèrent que tout ce qui ne provient pas de leur culture est l'équivalent d'une corruption qu'il faut, au mieux, écarte et, au pire, détruire.

    L'autrice nous offre un second tome qui construit sur ce qu'elle avait établi dans le premier. On comprend mieux certains aspects culturels de l'Empire en le confrontant à d'autres civilisations plus ou moins proches. Mais ce second tome n'offre pas une résolution parfaite. La question des relations entre les deux espèces reste en suspens tout comme la relation entre Mahit et Three Seagrass ainsi que la relation entre Mahit et la station Lzel. Peut-être l'autrice va-t-elle écrire une suite ? Ce n'est pas nécessaire mais il y a assez de possibilités pour qu'un troisième tome soit intéressant.


    ** 
    *** Un second tome que j'ai moins apprécié que le premier mais qui n'est pas mauvais pour autant.
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • The Sun Chronicles 1. Unconquerable Sun par Kate Elliott

    Titre : The Sun Chronicles 1. Unconquerable Sun
    Autrice : Kate Elliott
    Éditeur : Tor 7 juillet 2020
    Pages : 528

    CW : description de morts lors de combats, relations toxiques en famille

    Sun est la princesse de la République de Chaonia. Cette République tient plusieurs systèmes à la marge d'une confédération, Yelle, et d'un Empire, les Phene. Durant des siècles, Chaonia a dû lutter pour garder son indépendance. Mais la mère de Sun, Eirene, a réussi à imposer la paix à Yelle en épousant un politicien, à se lier un membre des familles royales d'une tribu humaine qui vogue éternellement dans l'espace et à prendre le contrôle de nombreux systèmes auparavant propriété des Phene. Sun, elle, essaie de montrer à sa mère, et à la République entière, qu'elle est une héritière capable de protéger et d'augmenter la grandeur de Chaonia. Malheureusement pour elle, les intrigues politiques de la République risquent de mettre à mal son statut d'héritière malgré ses qualités.

    SPOILERS

    Ce roman, premier de ce qui semble devenir une trilogie, nous offre à la fois de la SF militaire et une intrigue politique tout en décrivant trois sociétés forts différentes. La publicité annonce ce roman et Sun comme l'histoire d'Alexandre le Grand s'il était une femme (et dans l'espace). Ayant ceci en tête, on peut voir des parallèles entre l'époque d’Alexandre le Grand et les trois sociétés antagonistes.

    La première moitié du roman met en avant les problèmes politiques. Sun est une stratège accomplie. Pourtant, elle est mise de côté par sa mère qui semble vouloir mettre en avant une alliance interne avec une Grande Maison, les Lee. Dès la moitié atteinte, le côté militaire prend l'ascendant. En peu de pages, Sun et sa maison doivent fuir une tentative d'assassinat puis contrer une attaque surprise des Phene sur le sol même de la République. Ce qui permet à Sun de mettre en avant des capacités stratégiques en tant que dirigeante militaire mais aussi de combattantes. On ne souffle presque pas durant ces quelques 200 pages de combats presque ininterrompus.

    Techniquement, ce livre a tout pour me plaire. Une SF militaire logique, les armées usent de mouvements qui semblent pouvoir être réels. Une intrigue politique interne. Un univers plus large qui a une profondeur, et des mystères qui me donnent envie d'en savoir plus sur l'histoire des trois sociétés. Pourtant, je sors de ce livre un peu perplexe. J'ai l'impression de ne pas avoir reçu ce qui m'était promis. Certes, il y a un univers décrit par l'autrice, mais est-il cohérent ? Comme une autre critique l'a dit, j'ai un peu l'impression que l'autrice a usé de clichés sur les sociétés asiatiques sans réellement essayer de créer une cohérence interne. On a l'impression d'un dépaysement, mais il est superficiel.

    Certes, il y a des personnages haut en couleur, mais ces personnages m'intéressent-ils ? On me vend un livre avec Sun comme personnage principal, mais elle est très peu présente en tant que point de vue. Nous avons surtout le point de vue de Persephone, une femme de la maison de Lee qui est imposée à Sun. Nous avons aussi le point de vue de Zizou, un homme, dont certains chapitres sont assez gênants. Le problème concerne ma capacité à apprécier Sun et Persephone. Ce sont deux personnages qui ne s'apprécient pas forcément, et qui peuvent avoir tendance à être très peu sympathiques. De plus, alors que je pensais lire un roman me parlant de Sun, j'ai l'impression que son histoire a été abandonnée au profit de l'histoire de Persephone. Je n'ai donc pas reçu l'intrigue qui m'avait été promise.


    ** 
    *** Je suis dubitatif, l'envie de connaitre la suite sera-t-elle assez importante pour que je me lance dans les deux autres livres ?
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • The Resistance 1 par J. Michael Straczynski, Mike Deodato Jr, Frank martin et Lee Loughridge

    Titre : The Resistance 1
    Auteurs : J. Michael Straczynski, Mike Deodato Jr, Frank martin et Lee Loughridge
    Éditeur : AWA octobre 2020
    Pages : 160

    CW : mention de pandémie, mention de morts, assassinats

    Il y a quelques temps un scénariste que j'apprécie est parti dans une nouvelle maison d'édition. Ce volume est le résultat. Une tentative de créer un nouvel univers partagé. The resistance débute alors que le monde souffre d'une pandémie pratiquement impossible à stopper. Le taux d'infection est de 100% et la mortalité de 95%, donc uniquement 5% des personnes infectées survivent. Avec un tel taux de mortalité le monde entier tombe dans le chaos quand l'infection s'arrête aussi soudainement qu'elle a commencé. Les états et les humain-e-s se remettent lentement de la possibilité de la fin de l'humanité. Mais les personnes qui ont survécu pourraient bien avoir de nouvelles aptitudes alors que la provenance de l'infection pose de nombreuses questions.

    SPOILERS

    Voilà un titre plus proche de la réalité que ses auteurs l'auraient probablement souhaité. Les réactions face à cette nouvelle maladie sont très proches de celles que l'on a connu. Les théories sont nombreuses et une grande partie basée sur un complot. Les auteurs essaient aussi de montrer comment le monde réagirait face à l'arrivée de personnes ayant des pouvoirs. Ces capacités impliquent la possibilité de défier un état et donc un danger pour cet état et ses servant-e-s. Les réactions dépeintes sont donc extrêmes, approchant d'une forme de dictature.

    Comme dit plus haut, ce volume a comme but de commencer à créer un univers partagé. Est-ce une réussite ? J'avoue être intrigué par les thèmes politiques et la manière dont les auteurs semblent vouloir écrire leur histoire. Mais ce volume est aussi très frustrant. Une grande partie des événements semblent être trop rapides. Une partie, si j'ai bien compris, se trouve dans d'autres volumes. J'ai donc eu l'impression de lire une introduction qui ne permet pas aux intrigues d'être réellement abouties. Elles sont seulement commencées voire à peine explicitées... À voir si je décide d'en savoir plus et d'entrer plus avant dans cet univers à l'aide d'autres productions d'AWA.


    ** 
    *** 
    **** J'hésite, d'une part ce volume me semble inabouti, d'autre part cet univers m'intrigue.
    *****

    Image : Amazon

  • Teixcalaan 1. A memory called empire par Arkady Martine

    Titre : Teixcalaan 1. A memory called empire
    Autrice : Arkady Martine
    Éditeur : Tor 26 mars 2019
    Pages : 464

    CW : Description d'explosions, description de morts, description de tentatives de meurtres

    L'humanité a pris le contrôle d'une grande partie de la galaxie. Celle-ci est surtout uni sous un empire humain nommé Teixcalaan. Cet empire s'étend toujours plus loin sans prendre en compte les cultures locales. Les barbares sont extérieurs. Les humain-e-s, les citoyen-ne-s, sont à l'intérieur de l'Empire. Annexer, pacifiquement ou non, implique donc d'étendre la définition de l'humanité. Face à ce qui est décrit comme un monstre jamais rassasié, une petite république constituée de stations spatiales tente de rester souveraine. Une souveraineté qui dépend largement de l'accord de l'Empire. Donc lorsqu’un vaisseau militaire exige qu'une personne soit nommée ambassadrice les dirigeant-e-s s'exécutent. Mais illes se demandent aussi ce qui est arrivé au premier ambassadeur.

    SPOILERS

    L'autrice est historienne de l'empire Byzantin. Son travail d'historienne se ressent fortement dans ce premier tome. L'autrice porte son attention sur la culture, la langue et la ville. Elle utilise surtout la langue pour créer une culture, en particulier par les noms des personnes qui suivent une logique interne à l'Empire. On sent fortement l'importance qu'elle met sur l'usage des mots pour communiquer des informations, créer un effet ou cacher une intention. Une bonne partie des propos internes du personnage principal, Mahit, concerne sa compréhension et son usage des mots afin de transmettre ce qu'elle veut dire ou ne pas dire. Grâce à ce travail, l'autrice crée une impression d’authenticité.

    Bien entendu, un Empire et l'arrivée d'une ambassadrice impliquent des problèmes. Rapidement, on comprend que l'Empire est moins stable qu'il ne se présente. En dehors des opposant-e-s politiques, il y a des révoltes lointaines et des intrigues de cours pouvant potentiellement mener à des coups d'état. Comme l'ambassadrice Mahit, nous sommes plongés dans un monde politique en effervescence que nous comprenons en même temps que Mahit. Certains aspects sont faciles à anticiper, mais ils me semblent bien amenés. Seule la menace externe m'a moins convaincu même si elle permet une résolution acceptable pour cet univers. J'apprécie aussi l'importance mise sur les relations entre personnes. Mahit, certes, est celle que l'on connait le plus et ses réflexions et états d'âmes nous sont offerts directement. Mais elle réussit à survivre grâce aux liens qu'elle noue avec d'autres personnes. Parfois, les livres de science-fiction ont trop tendance à décrire précisément l'état technologique et oublient de décrire les personnages et la société dans laquelle illes vivent. Arkady Martine ne s'intéresse pas fortement à la technologie, mais elle rend vivant un monde et ses personnages en leur donnant substance.


    ** 
    *** 
    **** Je ne savais pas quoi penser de ce livre en y entrant, je n'ai pas pu le poser avant de le terminer. Le second tome est déjà dans ma liste de romans à lire.
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 19. Exodus Code par Carole E. Barrowman et John Barrowman

    Titre : Torchwood 19. Exodus Code
    Auteur-e-s : Carole E. Barrowman et John Barrowman 
    Éditeur : Penguin 15 août 2013
    Pages : 368

    Voici enfin le dernier roman adapté de la série TV Torchwood. Il se déroule après la saison 4. Gwen Cooper est de retour chez elle et s'occupe de sa fille avec son mari. Rex est maintenant directeur de la CIA. Jack est impossible à retrouver. Le monde s'est remis de l'immortalité de l'humanité et du retour de la mortalité. Les gouvernements semblent être prêt à réagir en cas de nouvelle atteinte globale au fonctionnement de l'humanité alors que les trois familles sont introuvables. Bien que le monde semble être sûr à nouveau, une maladie semble frapper uniquement les femmes et les pousser à attaquer les personnes autour d'elles. Gwen essaie de prévenir Jack qui, lui-même, comprend que quelque chose de dangereux est en cours.

    SPOILERS

    Ce dernier roman est certainement meilleur que bien d'autres adaptations Torchwood. Qu'il soit écrit par l'un des acteurs et sa sœur, Carole Barrowman, doit aider. On retrouve un grand nombre de caractéristiques de Torchwood. En particulier, les enquêtes, les liens entre Jack et ce qui reste de son équipe et surtout son envie de protéger les personnes qui sont proches de lui. Jack est particulièrement décrit. Ses désirs mais aussi ses peurs et ses incapacités alors que le monde a besoin de lui.

    Malheureusement, ce roman n'est pas aussi bon que je l'aurais souhaité. L'intrigue, bien qu'elle soit logique, me semble un peu trop tirée par les cheveux. Les différents événements qui se déroulent sur plusieurs temporalités ne sont pas toujours très compréhensibles et il faut longtemps pour comprendre la raison d'un chapitre. Je suis encore plus sceptique en ce qui concerne la maladie décrite, qui ne touche que les femmes pour une raison qui me semble peu admissible. La fin est particulièrement mauvaise car elle n'est jamais réellement préparée, créant un très mauvais deus ex machina.


    ** 
    *** Mieux que d'autres romans Torchwood, mais loin d'être particulièrement bon
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Invisible Kingdom 3. In other Worlds par G. Willow Wilson, Christian Ward et Sal Cipriano

    Titre : Invisible Kingdom 3. In other Worlds 
    Auteur-e-s : G. Willow Wilson, Christian Ward et Sal Cipriano
    Éditeur : Dark Horse 19 mai 2021
    Pages : 128

    Le Sundog, Vess, Grix et le reste de l'équipage ont subi de nombreux événements. Après avoir expliqué à l'univers comment fonctionnait les deux groupes les plus puissants des mondes, personne n'a bougé. Mais illes durent fuir les vaisseaux de la compagnie Lux et de l'Église de la Renonciation. Leur fuite les a menés à être capturé par des pirates. Et leur libération provient d'une secte qui prétend être la véritable voie de la renonciation. Mais les membres de cette secte sont-illes réellement de bonne foi ?

    SPOILERS

    Je suis content que cette série ne dure pas longtemps. Mais je pense qu'elle aurait pu continuer un peu. Les auteur-e-s donnent beaucoup d'éléments, et en ajoutent dans ce dernier volume. De plus, les auteur-e-s se concentrent sur Grix et Vess. Donc, on ne comprend pas les choix de certains personnages qui deviennent importants. Les éléments ajoutés ne sont pas non plus assez explicités à mon goût. J'aurais aimé en savoir plus sur certains points, en particulier les origines de la secte, de sa fuite mais aussi le fonctionnement réel de Lux et ce que cela implique.

    Malgré ces quelques points négatifs j'ai beaucoup aimé cette minisérie. Pas seulement pour ces personnages et son univers extrêmement bien montré. Mais aussi pour l'art utilisé dans les cases de ce comics. Chaque page est d'une beauté à couper le souffle et l'on pourrait s'attarder des heures à observer la page complète pour ensuite se perdre dans les détails. Les auteur-e-s se sont donnés du plaisir en créant les différentes espèces et planètes, et cela nous donne du plaisir à la lecture.


    ** 
    *** 
    **** 
    ***** Une magnifique mini-série

    Image : Éditeur