science-fiction - Page 2

  • Servant of the empire 2. Rebel in the rank par Jason Fry

    Titre : Servant of the empire 2. Rebel in the rank
    Auteur : Jason Fry
    Éditeur : Disney 3 mars 2015
    Pages : 176

    Zare Leonis a réussi. Il est intégré à l'académie impériale junior de Lothal. Son but est toujours de comprendre pourquoi sa sœur a disparu et, pour cela, il compte sur deux choses. Sa capacité d'enquêter à l'interne et l'aide de sa compagne, Merei, à l'extérieur en tant qu'experte en systèmes informatiques. Mais Leonis ne pensait pas qu'il serait si difficile de détester l'Empire tout en travaillant pour lui. Tandis que Merei doit se lier à des personnages peu recommandables afin de réussir à trouver quelques traces de la sœur de Zare. Pire encore, un nouveau cadet arrive au sein de l'académie et celui-ci n'est pas tout à fait ce qu'il veut montrer.

    SPOILERS

    Ce second tome peut se lire comme une introduction à un épisode de la série animée Star Wars Rebels. Dans celui-ci, Ezra Bridger infiltre l'académie afin de récolter des informations sur un transport d'armes et finit par sauver un cadet qui serait capturé par l'Inquisiteur. Les dernières pages se déroulent lors de cet épisode mais en prenant en compte le point de vue de Zare sur Ezra Bridger.

    En ce qui concerne l'intrigue, elle est un peu plus intéressante que le premier tome. J'avais détesté ce dernier. Ce second tome s'intéresse bien plus au fonctionnement de l'Académie et de l'Empire. On apprend qu'il existe une académie spécifique aux enfants capables d'user de la Force et que les tests mis en place lors de l'apprentissage ne sont pas seulement un moyen d'évaluer les capacités physiques et psychologiques mais aussi l'accès à la force. Malheureusement, ce tome se termine sur un cliffhanger et il faudra attendre la suite pour savoir ce qui va arriver.

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    *** Un peu mieux que le premier tome. Mais toujours très basique.

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    Image : Éditeur

  • Dooku: Jedi Lost par Cavan Scott

    Titre : Dooku : Jedi Lost
    Auteur : Cavan Scott
    Éditeur : Penguin 3 octobre 2019
    Pages : 480

    Dooku est un sith. L'un des personnages qui a lancé la guerre des clones en annonçant le mouvement séparatiste. Il est aussi le maitre de l'une des assassines les plus dangereuses de la galaxie et le conte d'un monde éloigné. Mais Dooku fut aussi l'un des jedis les plus prometteurs de sa génération au point d'être choisi comme padawan par rien de moins que Yoda lui-même. Comment s'est-il éloigné de l'ordre jedi afin de devenir l'un de ses ennemis ? C'est la question que se pose Asajj Ventress alors qu'elle est envoyée en mission afin de retrouver la sœur de Dooku.

    SPOILERS

    Ce livre est le script du livre audio du même nom. Il permet de mieux connaitre la vie et la jeunesse de Dooku, joué par Christopher Lee. L'histoire commence donc loin dans le passé alors que Dooku est un simple initié et se termine peu de temps avant la guerre des clones alors que l'on apprend l'influence d'une figure mystérieuse sur Dooku. Le récit des années d'apprentissage puis de maitrise de Dooku permettent de mettre en scène les raisons de son éloignement face à l'ordre jedi. En particulier, c'est le refus d'accepter les dangers du retour des siths et le refus d'agir pour aider qui poussent Dooku à chercher un autre moyen de sauver le plus de personnes possibles, le poussant en direction d'une séparation avec une République dont les représentant-e-s ne semblent s'intéresser qu'aux aspects économiques de l'univers. Bien que les aspects politiques soient peu décrits on comprend mieux les incapacités de la République et des jedis.

    Mais ce livre parle aussi d'un personnage central de la série Clone Wars : Asajj Ventress. Elle est une ancienne esclave sauvée par un jedi en exil qui meurt sans l'envoyer au temple Jedi. Elle est sauvée à nouveau par Dooku qui en fait son apprentie. Durant une grande partie de la série, elle est contrôlée par sa soif de vengeance avant de tenter de trouver une autre voie. C'est, selon moi, l'un des personnages dont l'intrigue est la plus intéressante de la série. Intrigue qui se termine en dehors de la série. Ce roman permet de mettre en avant ses doutes face à Dooku et ses capacités de trouver une autre plus dans l'univers. Face à Dooku la contradiction est portée par son ancien maitre qui essaie de la pousser à rejoindre l'ordre jedi plutôt que de continuer à être une assassine.

    Ainsi, ce script permet de mieux connaitre deux des personnages les plus intéressants de l'univers star wars. Leurs passés sont décrits en laissant assez de points sombres pour permettre une interprétation. Bien qu'un script implique certaines différences avec un roman, il m'a semblé facile d'entrer dans les scènes décrites par l'auteur. Il est simplement dommage que les dernières scènes soient si rapides.

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    **** Deux personnages majeurs qui reçoivent une histoire intéressante

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    Image : Éditeur

  • Supergirl saison 4

    La vie n'a jamais été aussi belle pour Supergirl. En l'absence de son cousin, Superman, elle a pris le manteau de protectrice de la Terre. Le monde entier l'apprécie et la remercie de ses actions. Il semble que jamais les monde ne fut plus prêt à accepter toutes les différences et d'entrer dans un âge de tolérance. Mais J'onn J'onzz doute. Alors que les autorités semblent aveugles, il observe des actes de violence visant précisément les personnes que l'on sait être des aliens. Un backlash semble être imminent. Petit à petit, un groupe commence à se constituer afin d'expulser les aliens. Mais qui est capable d'organiser un tel groupe en si peu de temps ?

    SPOILERS

    Dès la première saison, et surtout lors de la saison 2, Supergirl est une série inscrite dans les événements contemporains. Celle-ci se plaçait résolument en faveurs des droits des minorités, en particulier immigrantes, en s'attaquent à la haine et à la peur. Cette saison 4 est encore plus inscrite dans cette histoire puisqu'elle met en scène des groupes suprémacistes humains armés et organisés sous forme de milice qui s'attaque à de simples personnes. Ces groupes sont, petit à petit, considérés comme légitime par un pouvoir présidentiel qui joue de la peur et de la haine afin d'augmenter son pouvoir. La série essaie aussi d'expliquer comment on peut se mettre à haïr la différence. Lors d'un épisode, elle montre tout ce qu'a perdu l'un des antagonistes. Il perd son héritage, sa maison et son travail. Bien entendu, une partie de ses échecs est dû à ses propres actions mais une grande partie est dû au système financier. Au vu du ton de la série, que l'antagoniste soit un homme blanc hétéro et marié n'est sûrement pas un hasard.

    De plus, la série se place résolument en faveurs de la presse. Bien que Kara réussisse plusieurs combats en tant que Supergirl la victoire n'est possible que par ses talents de journalistes. Plusieurs événements clés de la saison dépendent de moments de journalisme et un grand nombre de personnages défendent la nécessité de journaux indépendants et capables d'investigation afin de contrer un pouvoir gouvernemental trop important ou de contrer des groupes basés sur la propagation de la haine. Malheureusement, la série fait l'erreur de considérer le journalisme comme une simple présentation des différentes manières de lire la réalité. Cette idée qu'il suffit de présenter les deux termes d'une histoire afin de faire du bon journalisme oublie la nécessité d'enquêter afin de trouver la vérité et de l'imposer aux personnes qui usent du mensonge.

    Enfin, la série défend une diversité face aux personnes qui souhaitent le règne de ce qu'illes nomment la "normalité". Nous avions déjà Alex, lesbienne qui tente de devenir une mère célibataire, et plusieurs aliens qui prennent une place importante dans la série. Mais cette saison introduit Nia Nal, une femme transgenre incarnée par Nicole Maines. Nia Nal est souvent au centre de développement idéologique par la défense non seulement d'actions immédiates contre les actes de haines, même déguisés en tant que blagues, mais aussi par sa défense de la nécessité de l'union face aux actes de haines. Elle n'hésite pas à s'attaquer aux autorités si celles-ci deviennent dangereuses pour les personnes qu'elle souhaite défendre.

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    **** Une série imparfaite, certes, mais qui semble prendre au sérieux son propos.

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    Image : IMDB

  • Secret Weapons par Eric Heisserer, Raúl Allén et Patricia Martín

    Titre : Secret Weapons
    Auteur-e-s : Eric Heisserer, Raúl Allén et Patricia Martín
    Éditeur : Valiant 13 décembre 2017
    Pages : 112

    Ce comics contient Secret Weapons 1-4. Après des décennies de guerre secrète la fondation Harada et le Hard Corps sont trainés sur la place publique. La confiance de la population est au plus bas alors que l'existence de personnes ayant des capacités surhumaines est maintenant assurée. Mais certaines de ces personnes ne sont pas considérées comme importantes. Celles-ci ont bien été activées par Harada mais il a décidé de les envoyer en exil afin de garder le contrôle de leurs capacités mais sans en faire des membres de sa fondation. Cependant quelqu'un a décidé de les chasser.

    SPOILERS

    Cette minisérie est frustrante et intéressante à la fois. Elle est frustrante car elle se termine trop tôt pour nous donner une intrigue qui permette de mieux connaitre les différents personnages. Elle est aussi frustrante car elle met en avant certains changements dans la gestion de la population face aux psiots. Une scène particulière met le groupe face à des policiers souhaitant les assassiner à cause de leurs capacités après une attaque par une petite bande contre l'un des psiots. Malheureusement, nous n'en saurons pas plus dans cette minisérie.

    Secret Weapons parle aussi de la nécessité de l'union. Les personnages qui sont membres de ce groupe ont des capacités inutiles ou difficile à maitriser. Seul-e-s, illes ne peuvent pas se défendre. Cependant, l'usage commun de leurs capacités permet de créer une force de frappe bien plus importante. Illes ne peuvent survivre que s'illes restent ensemble afin de se soutenir et d'apprendre à gérer et développer leurs capacités.

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    **** Une minisérie que j'ai appréciée mais qui aurait mérité un peu plus de temps pour développer les personnages et le propos

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    Image : Éditeur

  • Raven: Daughter of darkness 2 par Marv Wolfman, Pop Mhan et Lovern Kindzierski

    Titre : Raven : Daughter of darkness 2
    Auteurs : Marv Wolfman, Pop Mhan et Lovern Kindzierski
    Éditeur : DC 4 juin 2019
    Pages : 160

    Ce volume 2 contient Raven: Daughter of darkness 7-12. Raven a survécu à un invasion alien puis au retour de son père qui souhaitait créer une armée de ses enfants. Mais, dans le combat, elle a perdu toutes ses sœurs et elle a dû supprimer la mémoire des événements au sein de sa famille et de ses ami-e-s. Ceci n'était que le début, car un danger immémorial s'est éveillé et tue tous les êtres possédant un accès à la magie. Seul un homme sait comment les vaincre et il est dangereux de lui faire confiance.

    SPOILERS

    J'apprécie le personnage de Raven. Malheureusement, ce comics ne lui donne pas ce qu'elle mérite. L'auteur décide d'abandonner une grande partie de ce qu'il avait mis en place. Les interactions avec sa tante et les ami-e-s de Raven sont oubliées alors qu'elles ne sont pas terminées. Même les problèmes entre l'identité de Raven et de Rachelle sont oubliés puisque Raven décide de simplement supprimer tout souvenir d'elle.

    De plus, l'intrigue est mal mise en scène. On passe d'une page à l'autre avec l'impression de sauter des moments importants qui, pourtant, n'existent pas. Pire encore, tout fonctionne selon un schéma répétitif : combat, trahison, fuite et enfin démission pour revenir plus tard. Il est d'ailleurs difficile de croire au danger des opposants qui sont décrits comme un mystère inconnu pendant une page avant que l'auteur ne décide de tout dire sur la raison de leur existence. Bref, Raven méritait mieux.

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    *** Bof

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    Image : Éditeur

  • Black science 9. No authority but yourself par Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio

    Titre : Black science 9. No authority but yourself
    Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio
    Éditeur : Image comics 30 octobre 2019
    Pages : 160

    Ce dernier volume contient Black science 39-43. L'eververse est finalement détruit. Et Grant McKay est le coupable. La dernière dimension existante est sous le contrôle de la sorcière Doxa et de ses armées. Là aussi, Grant McKay est le coupable. Il a toujours souhaité faire le bien mais il est devenu un destructeur car il refuse toute forme de barrière à ses idées. Heureusement, il reste un espoir de tout recréer. Mais cela implique de laisser la personne qu'il déteste le plus prendre le contrôle de la réalité.

    SPOILERS

    Cette série ne se termine pas réellement. On ne sait pas exactement de quelle manière Doxa est vaincue et il semble que l'auteur ne pense pas cela important. Ce qui est important c'est Grant, ses relations et ses souhaits. Ainsi, ce comics ne se termine pas réellement. Au contraire, il semble reconstituer un nouveau cycle. Grant McKay est responsable de malheurs, il découvre le voyage au sein de l'eververse et il y entre afin de trouver un moyen de réparer ses erreurs créant par là un danger pour tout ce qui existe.

    Mais ce dernier volume nous permet de comprendre le cauchemar de Grant et le paradis de Kadir. Ces deux personnages incarnent deux postures idéologiques contraires. L'un en faveurs de la liberté et de la création tandis que le second incarne le contrôle et la rationalité. Ainsi, le paradis de l'un est nécessairement le cauchemar de l'autre. Et le paradis de Kadir implique un contrôle important de tous les aspects de la vie des humain-e-s afin de leur offrir la meilleure vie possible. Mais cela implique aussi un fort contrôle des activités de tout le monde étouffant absolument toute créativité. Face à cela, Grant ne peut que réagir d'une manière violente pour atteindre son idéal de liberté. Mais la dernière planche montre que, au final, le réel paradis de Grant n'est pas réellement la liberté totale mais de vivre en paix avec sa famille et ses ami-e-s terminant d'une manière réussie une série de 9 volumes

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    **** Un dernier volume qui ne résout rien des événements mais qui résout l'identité de Grant McKay.

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    Image : Éditeur

  • The book of dust 2. The secret commonwealth par Philip Pullman

    Titre : The book of dust 2. The secret commonwealth
    Auteur : Philip Pullman
    Éditeur : Penguin 3 octobre 2019
    Pages : 704

    TW : Mention et récit d'abus sexuels

    Plusieurs années ont passé depuis la guerre entre la République et l'Autorité. Depuis, Lyra Belacqua, connue aussi sous le nom de Silvertongue, est devenue une jeune femme studieuse. Elle continue ses études sans trop de problèmes dans une université pour femmes tout en vivant, durant les vacances, à Jordan College. Mais sans qu'elle ne s'en doute, une partie du Magisterium souhaite toujours sa capture et commence à mettre en place différentes méthodes pour supprimer ses protections légales et secrètes. Pratiquement du jour au lendemain, elle doit fuir et se rend compte que l'Europe entière est touchée par les changements de pouvoir au sein du Magisterium et d'étranges problèmes sur les routes de la soie.

    SPOILERS

    Lorsque la première trilogie, la boussole d'or, sortait je l'attendais avec autant d'impatience que les livres Harry Potter. Le dernier tome a toujours un effet particulièrement fort sur moi. J'aimais tous les personnages et les univers tissés autours d'elleux. Bien entendu, ce fut avec une grande attente que je suivis la nouvelle d'une nouvelle trilogie se déroulant avant et après les événements de la boussole d'or. Malheureusement, le premier livre fut une grande déception...

    Comme l'a très bien dit quelqu'un sur goodreads, on se demande de quoi souhaite parler Pullman. Le livre est rempli de références à différents problèmes qui mériteraient tous une attention soutenue. Nous avons des changements géopolitiques qui semblent être manipulés autours d'une recherche scientifique considérée comme dangereuse par l’église. Nous avons un problème de guerre civile et de réfugiés qui tentent de s'enfuir en Europe. Et nous avons le retour d'une forme de défiance d'un gouvernement contre son propre peuple. Gouvernements qui usent de méthodes illégales pour s'attaquer à des personnes qui n'ont pas les opinions acceptables. Mais tous ces thèmes ne sont pas assez traités pour donner l'impression d'un récit qui traite de son sujet.

    De plus, nous avons le problème de la rationalité face à l'irrationalité. Ce thème est au centre de la relation entre Pantalaimon et Lyra puisqu'il les mène à se confronter et à la fuite de Pantalaimon. Là ou Lyra défende la rationalité à tous prix Pantalaimon essaie de défendre l'existence de l'irrationnel et sa nécessité pour la vie. Malheureusement, il est difficile pour moi de croire que ce désaccord puisse mener aux décisions extrêmes de Lyra et Pantalaimon. De plus, la division entre les deux termes du désaccord me semble trop extrême. Il est parfaitement possible de posséder une posture rationnelle tout en acceptant une part d'irrationalité au sein de l'univers.

    Enfin, je déplore le traitement du personnage de Lyra. Maintenant qu'elle est une jeune femme on apprend qu'elle a une vie sexuelle consentante, ce qui n'est pas critiquable, mais l'auteur démontre sa méconnaissance de certains sujets dans plusieurs chapitres. Premièrement, il explique que Lyra apprécie les regards sexualisant des hommes à cause du pouvoir que cela lui donne sur eux. L'auteur ne comprend donc pas leurs effets sur la vie des femmes, compréhension qu'il aurait eue s'il avait décidé de parler à une femme. De plus, l'auteur explique que Malcolm, personnage de ce roman et du premier Book of dust, fut attiré sexuellement par Lyra alors qu'elle avait entre 15 et 16 ans et lui 26 ans. Malcolm était le professeur de Lyra et il est toujours attiré lorsqu'elle est majeure. Ainsi, l'auteur décrit une relation potentielle basée sur une relation de pouvoir d'un homme plus âgé, socialement plus élevé et en position de pouvoir supérieur, sur une femme plus jeune, voire mineure. Pullman semble user de Lyra pour justifier la potentialité d'une telle relation. Enfin, nous avons le chapitre 31... Dans ce chapitre Lyra subit une tentative de viol. Celle-ci est défendue par le fait que Lyra ne s'est pas habillée assez modestement, qu'elle est seule sans hommes. Soit, que les hommes ne sont pas capables de se restreindre. L'acte ne sera jamais officiellement puni, le fait que Lyra se soit battue étant considéré comme suffisant. À la suite de cet événement, elle portera des vêtements considérés modestes. Soyons clair, rien ne va dans ce chapitre ni dans sa résolution. De plus, il est totalement inutile pour la résolution de l'intrigue générale et ne sert qu'à rabaisser une femme décrite comme arrogante et méritant ses malheurs depuis le début du livre.

    Ce second volume est non seulement une déception, car il ne se termine pas, mais l'auteur prouve, encore une fois, sa méconnaissance des situations qu'il met en place. On a l'impression d'un énorme cheni qui ne sert qu'à préparer au dernier volume.

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    *** Confus, désordonné, l'auteur semble ne pas savoir ce qu'il souhaite.

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    Image : Éditeur

  • Paper Girls 6 par Brian K. Vaughan, Cliff Chiang, Matt Wilson et Jared K. Fletcher

    Titre : Paper Girls 6
    Auteurs : Brian K. Vaughan, Cliff Chiang, Matt Wilson et Jared K. Fletcher
    Éditeur : Image comics 25 septembre 2019
    Pages : 144

    Ce volume 6 contient Paper Girls 26-30. Lors des aventures précédentes les 4 amies avaient été dispersée sur différentes époques après avoir réussi à échapper aux combattants de leur futur. Mais que peuvent-elles faire sans moyens de rentrer chez elles ni de se contacter mutuellement ? Et comment échapper aux deux camps qui luttent au sein des différentes époques ? D'autant que leur disparition de l'année 1988 pourrait avoir des conséquences graves.

    SPOILERS

    Ce dernier volume conclut les intrigues des 5 autres. Durant ces différents volumes ont observait une guerre se dérouler mais sans la suivre dans l'ordre chronologique. Les auteurs ont construit leur intrigue afin de diviser les différents événements en ne suivant que la chronologie des 4 paper girls. Cela permettait d'éviter de trop en dire sur les raisons de la guerre et sur son fonctionnement futur. On ne savait pas non plus qui avait réellement raison et qui avait débuté la guerre. Dans ce sixième volume les différents événements sont enfin cohérents et l'on comprend mieux ce qui s'est déroulé.

    Cette série permet aussi de parler d'amitié, d'amour et du passage à la vie adulte. Les 4 jeunes femmes apprennent à se connaitre et s'aimer, voire à être en couple, tout en essayant de comprendre leur place dans l'univers. Les différents événements permettent de les rapprocher et d'en faire de véritables amies. La connaissance de leurs vies future leur permet aussi de mieux comprendre ce qu'implique de grandir, soit de perdre ses illusions et de voir ses anciennes connaissances disparaitre, sans pour autant y perdre quelque chose.

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    **** Une petite série que j'ai apprécié suivre.

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    Image : Éditeur

  • Livewire 2. Guardian par Vita Ayala, Kano et Saida Temofonte

    Titre : Livewire 2. Guardian
    Auteur-e-s : Vita Ayala, Kano et Saida Temofonte
    Éditeur : Valiant 11 septembre 2019
    Pages : 112

    Ce volume 2 contient Livewire 5-8. Amanda McKee a décidé de lutter pour les droits des psiotiques. En effet, depuis que Peter Stanchek a décidé d'activer toutes personnes qu'il croise le nombre de psiotiques augmente fortement. Et la peur de ce qu'illes peuvent accomplir augmente tout autant permettant le développement de nouvelles armes. Mais Amanda McKee souhaiterait éviter l'erreur qui a conduit à faire d'elle une fugitive qualifiée de terroriste. Lorsqu'elle se rend compte que certains enfants psiotiques disparaissent pour être éduqué au sein d'une nouvelle école elle ne peur qu'enquêter. Est-ce enfin un moyen de vivre en paix ou en danger supplémentaire ?

    SPOILERS

    Sans trop impliquer le personnage dans d'autres séries, ce qui permet de suivre ses aventures sans avoir l'impression de ne pas comprendre certains aspects, ce nouveau volume reste dans ce qui a été établi précédemment. Logiquement, le gouvernement met en place une école afin d'éduquer les enfants psiotiques à se contrôler et, prochainement, à se battre. On retrouve un aspect déjà montré mais le fait que Livewire ait vécu et soit devenue adulte au sein d'une structure du même type rend ses réactions bien plus personnelles. Elle souhaite éviter qu'une structure fasse d'enfants de futurs soldats à 'aide de techniques qu'elle a elle-même subie.

    De plus, elle est confrontée à son double au sein de cette nouvelle structure. Une femme qui valorise le contrôle et la loyauté envers la directrice de l'école. Plus encore, elle souhaite la sécurité des enfants qu'elle est chargée d'entrainer. Nous avons donc deux personnages semblables qui se confrontent ce qui impose une remise en question, par Amanda McKee, de ses choix et méthodes et du caractère dangereux ou non de l'école qu'elle a infiltrée. Encore une fois, au lieu d'un grand spectacle ce volume nous offre quelque chose de plus individuel et personnel pour son personnage principal.

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    **** Un second volume qui continue de construire son personnage et qui préfère se concentrer sur ses choix et remises en question plutôt que sur des scènes spectaculaires.

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    Image : Éditeur

  • Star Wars 9. The rise of Skywalker

    SPOILERS

    Un temps indéterminé après la bataille entre le Premier Ordre et ce qui reste de la Résistance. Alors que le Premier Ordre continue à prendre le contrôle d'une grande partie de la Galaxie la Résistance, elle, n'est plus que l'ombre d'elle-même. Elle est la seule force qui semble vouloir se battre en faveurs de la liberté alors que ce qui reste des planètes libres évitent de se battre. L'espoir est mince mais heureusement une nouvelle génération s'est levée et reprend le flambeau. Rey, elle-même, essaie d'être digne de la confiance de Luke Skywalker en suivant les enseignements de la générale Leia Organa. Mais un événement la force à parcourir la Galaxie afin de chercher une information qui pourrait modifier le destin de tout le monde.

    SPOILERS

    Parlons immédiatement de ce qui fâche. Oui ce film décide d'oublier totalement le huitième. Ce dernier est probablement mon Star Wars favori car il détruit la mythologie tout en la réinventant totalement. Le film possède aussi l'action Jedi la plus logique de toute la saga. Sans oublier la beauté de la photographie. Malheureusement, Disney préfère l'oublier par peur de la différence et donc, naturellement, utiliser un de yes men pour créer le neuvième film. Ce dernier fait tout son possible pour détruire le huitième film en réinstaurant le mystère de la famille de Rey et en plaçant au second plan Rose ainsi que la relation entre Fin et Poe (bien que je choisisse de considérer la relation entre Rey, Fin et Poe comme un trouple). La réalisation use de nombreux plot twist sans réellement nous donner le temps de les comprendre ni de les intégrer. Le début même du film en est un. Cela donne un rythme étrange avant d'arriver vers les superbes dernières scènes qui, heureusement, permettent de sauver le film en ce qui me concerne.

    Outre cela, le film reste dans la pensée de la saga. Ce qui compte est l'équilibre au sein de la Force. Lors de la première trilogie cela impliquait de faire tomber l'Empereur. Lors de la seconde trilogie cela impliquait les Jedis, bien trop puissants et nombreux et donc aveugles. Dans cette nouvelle trilogie c'est le couple spirituel Ben Solo / Kylo Ren et Rey qui permet de créer un équilibre. Les deux sont soumis à l'appel du côté opposé et tentent de l'éviter. Lorsque l'un tombe l'autre se relève. Les deux personnages, via l'équilibre qu'illes créent, se supportent l'un l'autre ce qui permet de lutter contre la puissance trop importante des Siths ou des Jedis. Une grande partie du film s'intéresse d'ailleurs à Rey et à sa peur de devenir une nouvelle Sith, incapable d'accepter la paix et souhaitant tout contrôler. Il est clair qu'elle en a les capacités.

    Le film défend aussi l'importance de l'union et de l'amitié. Rey n'aurait jamais réussi sans l'aide de ses ami-e-s et c'est lorsqu'elle les repousse qu'elle prend de mauvaises décisions. Mais cela va plus loin. Comme le disent plusieurs personnages, le Premier Ordre et l'Empire réussissent à gagner non par leur force uniquement mais en faisant croire aux personnes qui souhaitent résister que personne n'est présent pour les aider. Encore une fois, la Rébellion est annoncée comme morte et les planètes sont divisées afin de forcer leur abandon. Ce n'est que l'union de la Galaxie, non au sein d'une force militaire mais une force civile, qui peut permettre d'abattre les tyrans et, peut-être, de reconstruire la Galaxie.

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    *** Le fan en moi a envie de donner plus. Mais la trahison envers le magnifique huitième film est trop difficile à accepter.

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    Image : Site officiel

  • Journey to Star Wars: The Rise of Skywalker. Spark of the Resistance par Justina Ireland

    Titre : Journey to Star Wars: The Rise of Skywalker. Spark of the Resistance
    Autrice : Justina Ireland
    Éditeur : Disney Book 4 octobre 2019
    Pages : 224

    La Rébellion a vu de meilleurs jours. Après la destruction des principales planètes de la Nouvelle République et l'évacuation hâtive de la base de la Résistance et la bataille contre le Premier Ordre les ressources en personnels et en vaisseaux sont maigres. Poe, Rey et Rose sont chargé-e-s de rechercher de quoi ravitailler la Résistance. Mais, lors de cette mission de routine, ills reçoivent un appel de détresse. Une planète éloignée et méconnue est attaquée par les troupes du Premier Ordre. Ce pourrait être un piège. Ou ce pourrait être l'occasion de stopper le Premier Ordre.

    SPOILERS

    Depuis le huitième film on ne sait pas trop ce qui arrive au sein de la Nouvelle République et de la Résistance. Ce petit roman permet d'en savoir un peu plus en utilisant trois personnages populaires des films. On apprend, sans surprises, que la Résistance est en mauvais état mais qu'elle tente tout de même de lutter contre le Premier Ordre. En particulier, le but est d'empêcher l'organisation de créer assez de force militaire pour réellement tenir la Galaxie ceci grâce à une petite flotte. On sait donc que la Résistance est encore capable de réussites militaires sans pour autant avoir autant de puissance qu'auparavant.

    Cependant, ce roman est destiné à des enfants et donc, comme d'habitude, cela implique une simplification de la narration et de l'intrigue. L'antagoniste du roman a tout de la personne détestable sans que cela ne soit réellement creusé. Pourtant, je pense qu'on aurait pu en savoir plus sur lui et les relations au sein du Premier Ordre entre officier-ère-s. L'action du Premier Ordre est aussi sous-entendu. On sait que l'organisation est dangereuse et cruelle mais jamais on ne le montre, on doit croire l'autrice sur parole. Enfin, l'espèce alien créée pour ce roman ressemble furieusement à des Ewoks. Bref, tout ceci manque de profondeur et d'ambition.

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    *** J'aurais aimé un roman avec plus de substances afin de me préparer au prochain film. Dommage.

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    Image : Éditeur

  • Journey to Star Wars: The Rise of Skywalker. Force Collector par Kevin Shinick

    Titre : Journey to Star Wars: The Rise of Skywalker. Force Collector
    Auteur : Kevin Shinick
    Éditeur : Disney Book 19 novembre 2019
    Pages : 384

    Une petite planète, loin de tout. Sur cette planète un jeune homme, Karr, rencontre une jeune femme, Maize. Cette dernière est la fille d'un diplomate du Premier Ordre. Karr est membre d'une famille d'artisans spécialisés dans le textile. Les deux jeunes suivent les cours dans la même école. Maize est une jeune rebelle tandis que Karr subit les moqueries des élèves à cause de ses évanouissements causés par d'importants maux de tête. Mais Karr a un secret, il est sensible à la force. Depuis son plus jeune âge, il essaie de comprendre comment contrôler ses capacités. Maize, elle, ne croit pas en l'existence des Jedis. Après des problèmes scolaires, les deux fuguent et décident de chercher des traces historiques, archivistiques, de l'existence ou de l'inexistence des Jedis. Leur quête leur permettra de connaitre, enfin, la vérité.

    SPOILERS

    Nous connaissons l'histoire des Jedis, de leur chute et de leur retour. Mais dans l'univers de Star Wars une grande partie de la galaxie ne connait pas cette histoire ni la réalité de l'existence des Jedis. Ce roman explicite ceci puisque les Jedis ne sont qu'une vieille légende, rarement prise au sérieux. Lorsque quelqu'un connait leur existence, souvent il sait ce qu'en a dit Palpatine afin de justifier leur destruction. Le roman nous offre la recherche de deux jeunes pour comprendre ce qui est réel, ce qui est un mensonge ou ce qui lie ces êtres à Karr. D'une certaine manière, on peut voir dans ce roman la défense de la nécessité de posséder des archives qui permettent d'éviter de perdre son histoire. Mais aussi une mise en garde face aux dangers des mensonges lorsqu'ils ne sont pas combattus.

    Cependant, malgré la bonne idée de montrer deux personnages qui ne savent presque rien des Jedis et de leur histoire, le roman est peu intéressant. Il est écrit comme une quête d'objets divers qui permettent toujours d'avancer vers un nouvel objet sur une nouvelle planète. Les personnages se rendent sur plusieurs lieux connus, rencontrent des personnages déjà vus mais ne s’insèrent pas réellement dans l'univers Star Wars. Illes semblent être de simples observateurs. D'une certaine manière, l'auteur ne peut pas faire autrement. Le roman semble se dérouler avant le septième film et il est difficile de créer une aventure qui pourrait avoir un impact important, risquant de contredire les films.

    *

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    *** ça se lit, mais ça ne reste pas en mémoire.

    ****

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    Image : Éditeur

  • Phasma par Delilah S. Dawson

    Titre : Phasma
    Autrice : Delilah S. Dawson
    Éditeur : Penguin 24 avril 2018
    Pages : 480

    TW : Torture

    Les Stormtroopers sont censés être la force militaire la plus efficace et la plus crainte de la galaxie. L'armée est composée de personnes dont on ne connait ni les visages ni les noms. Leur identité a été effacée au profit d'un simple numéro. Mais il y a quelques Stormtroopers qui ont gagné le droit de recevoir un nom. Deux de ces exceptions sont chargé-e-s d'entrainer l'armée contre les Rebelles. Ce sont Cardinal et Phasma. Alors que le premier se charge des enfants la seconde se charge des adultes tout en étant présentée comme l'exemple de ce qu'un soldat devrait être. Mais quelle est sa véritable histoire ?

    SPOILERS

    Lorsque les nouveaux films star wars sont arrivés un personnage particulier me frappa par son mystère : Phasma. On ne connait pas son histoire. On ne sait pas comment elle est arrivée à ce point de sa vie. On sait uniquement qu'elle est extrêmement forte et semble avoir une posture de commandement sur d'autres personnes. Le style de son armure, personnalisé, frappe aussi puisque les autres soldats suivent le style dépersonnalisé de l'Empire. Ce roman tente de reconstruire son histoire. L'autrice fait de Phasma non pas une simple guerrière mais quelqu'un qui souhaite avant tout survivre, balayant toutes personnes sur son chemin. Le roman la suit de son passage de guerrière d'une tribu sur une planète oubliée à son entrée au sein de l'armée du Premier Ordre.

    Outre cela, on comprend mieux comment le Premier Ordre peut trouver des soldats et des soutiens. L'organisation utilise les oublis et les incapacités de la Nouvelle République pour faire sa propagande, basée sur l'idée d'un ordre fort qui puisse donner à tout le monde les mêmes chances et punir les personnes corrompues. Les soldat-e-s, elleux, sont trouvé-e-s au sein d'orphelinat puis fortement conditionné-e-s à lutter sans poser de questions. Ce sont des informations intéressantes, pour les fans, mais malheureusement le roman ne réussit pas à créer un fort intérêt pour les personnages et les événements décrits.

    *

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    *** Pas mauvais, mais il manque une véritable âme à ce roman qui semble surtout suivre une volonté externe

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    *****

    Image : Éditeur

  • The 100 saison 6

    Nous avions quitté les personnages de The 100 alors que la Terre vivait une dernière guerre. Le dernier lieu vivable de la planète fut détruit et la seule solution fut d'entrer en hibernation en attendant que la Terre puisse se réparer. Malheureusement, cela n'est jamais arrivé. Monty et Harper ont décidé de suivre une mission terrienne datant d'avant la première apocalypse. Cette mission devait trouver une planète vivable et l'utiliser comme moyen de ramener des ressources sur Terre. Mais jamais personne n'est revenu ni n'a contacté la Terre. C'est donc un pari qui pourrait voir la fin de l'humanité dans les étoiles. Heureusement, la planète dites alpha est vivable. Mais elle est bien plus étrange et dangereuse que prévu.

    SPOILERS

    Ces 13 nouveaux épisodes permettent aux personnages de The 100 de se confronter à une nouvelle civilisation humaine, pacifique. Rapidement, on comprend que cette civilisation n'est pas ce qu'elle parait puisqu'une partie de ses membres sont adorés comme des divinités. Durant la série, on comprendre que ces personnes utilisent la technologie et la religion afin de ressusciter régulièrement, mais les hôtes meurent lors du procédé. Ce processus a débuté après les premiers jours lorsque, drogué, un homme tua tout le monde. La question s'est posée, pour lui, de savoir ce qu'il ferait pour retrouver les personnes qu'il aime. Depuis, lui et quelques familles sont immortels. Cette question éthique touche directement les personnages de The 100. Plusieurs sont en dangers ou risquent de le devenir. Les faire revenir est donc une tentation importante. La série pose donc la question du prix d'une vie aimée : serait-on d'accord de tuer pour retrouver quelqu’un ?

    La série s'intéresse aussi aux personnages les plus ambigües de la série : Clark et Octavia. Leurs actes ont eu des conséquences importantes et de nombreuses personnes sont mortes pour permettre leur survie et la survie des personnes qu'elles ont décidé de protéger. Dans ce cadre, l'injonction de Monty à ses ami-e-s de "faire mieux" est centrale. Elle pousse ces personnages à réfléchir sur leurs actes et les excuses professées pour les justifier. Clark, par exemple, doit rencontrer les victimes de ses décisions afin de se convaincre de son droit à continuer à vivre. Ainsi, alors que la série semble s'éloigner d'un contexte de lutte pour la survie immédiate elle permet aux personnages de questionner leur éthique et leurs décisions passées tout en les confrontant à des personnes qui se disent morales, mais qui prennent des décisions tout aussi questionnables au nom de leur supposée importance.

    *

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    **** Une sixième saison un peu différente des anciennes. Les scénaristes se lancent aussi sur une nouvelle piste moins basée sur la survie. À voir ce que cela donnera dans la septième et dernière saison.

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    Image : IMDB

  • Livewire 1. Fugitive par Vita Ayala, Raúl Allén, Patricia Martín et Saida Temofonte

    Titre : Livewire 1. Fugitive pare
    Auteur-e-s : Vita Ayala, Raúl Allén, Patricia Martín et Saida Temofonte
    Éditeur : Valiant 7 mai 2019
    Pages : 112

    Ce volume 1 contient Livewire 1-4. Livewire était l'une des personnes les plus appréciées des Etats-Unis. Malgré le danger, les gens appréciaient d'être auprès d'elle. Puis, soudainement, elle a détruit les satellites des Etats-Unis et supprimés l'accès à l'électricité. Ceci au nom de la défense des psiotiques. Après plusieurs combats, l'énergie fut à nouveau disponible et Livewire devenait soudainement une criminelle de guerre en fuite. Comment va-t-elle tenter de recréer sa réputation et ses liens avec celleux qu'elle considère comme sa famille ?

    SPOILERS

    Livewire est un personnage que j'apprécie depuis la première série Harbinger. Elle est fortement loyale à Harada au point de le contrer pour éviter qu'il ne prenne de mauvaises décisions. Ce n'est que progressivement qu'elle commence à réellement se retourner contre son ancien mentor. J'aime aussi beaucoup son pouvoir qui me semble en phase avec le monde actuel. Une personne qui contrôle les technologies est, assurément, en possession d'une puissance énorme. J'étais donc curieux de retrouver le personnage dans sa propre série.

    La série n'utilise que peu les combats spectaculaires. Rapidement, Livewire subit des défaites qui l'obligent à rester sans défense. Une seconde défaite a lieu aux mains de son frère. Celle-ci n'est pas simplement un moyen d'abaisser le pouvoir de Livewire. Son frère incarne l'idéologie d'Harada est met en question les motivations et les raisonnements de Livewire. À travers ce combat et ce dialogue, elle est obligée d'accepter les coûts humains de ses actions et surtout d'accepter ses erreurs. Ce volume me semble donc permettre de donner l'occasion au personnage de faire un pas dans la direction de la rédemption, sans pour autant défendre les actions meurtrières des États-Unis.

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    **** Je ne m'attendais pas à ce que j'ai lu, mais j'ai apprécié être surpris.

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    Image : Amazon

  • Harbinger Renegade 2. Massacre par Rafer Roberts, Darick Robertson, Juan José Ryp et Diego Rodriguez

    Titre : Harbinger Renegade 2. Massacre
    Auteurs : Rafer Roberts, Darick Robertson, Juan José Ryp et Diego Rodriguez
    Éditeur : Valiant 14 septembre 2018
    Pages : 144

    Ce second volume contient Harbinger Renegade 5-8 et 0. Avant la chute de Toyo Harada, une entreprise, nommée Project Rising Spirit, a perdu le contrôle d'enfants kidnappés, activés et entrainés à être des soldats pour les plus offrants. Ces enfants ont combattu le gouvernement depuis. Allant jusqu'à prendre le contrôle d'une ville entière afin d'en faire un lieu sécurisé. Mais le gouvernement ne veut plus se laisser battre par des enfants. Nommant ces victimes des terroristes les USA envoient le Hard Corps les assassiner un par un. Mais cela ne risque-t-il pas de créer une nouvelle guerre ?

    SPOILERS

    Le premier avantage de ce nouveau volume est de relier l'histoire de Génération 0 à celle des Renegades. Les auteurs expliquent ce qui arrive à la ville de Rook et de quelle manière le massacre commis est défendu comme une forme d'action anti-terroriste. En ce qui concerne les Renegades, cela implique une déclaration de guerre contre tous les psiotiques. Une guerre souhaitée par leur propre gouvernement. Ce volume permet donc de tout relier à l'événement Harbingers War 2, malheureusement peu réussi.

    Cependant, ce second volume contient le même problème que le premier. Dans les deux cas, les auteurs font plus œuvre de prologue en annonçant une suite plutôt que de créer une histoire qui se suffit à elle-même. Dans ce second volume le prologue concerne un nouveau personnage, que je n'ai jamais vu auparavant, qui pourrait créer des conditions de guerre et donc, si j'ai bien compris, la nécessité d'accepter les psiotiques plutôt que de les assassiner. Mais j'aurais aimé une série qui possède sa propre histoire plutôt que de devoir attendre ce qui sera créé avec les pistes mises en place par les auteurs.

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    *** Un volume qui n'est pas sans intérêt mais qui ne donne pas tout ce qui a été promis.

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    *****

    Image : Amazon

  • Harbinger renegade 1. The judgment of Solomon par Rafer Roberts, Darick Robertson, Juan José Ryp et Richard Clark

    Titre : Harbinger renegade 1. The judgment of Solomon
    Auteurs : Rafer Roberts, Darick Robertson, Juan José Ryp et Richard Clark
    Éditeur : Valiant 2 mai 2017
    Pages : 144

    Ce volume 1 contient Harbinger Renegades 1-4. Il y a quelques mois les Renegades ont fournis les preuves que Toyo Harada contrôle une organisation secrète chargée de contrôler des personnes capables de pouvoirs, les psiotes. Depuis, Toyo Harada a pris le contrôle d'une partie du continent africain, déclarant la guerre au monde. Les Renegades se sont dispersés, seule Faith continue à travailler pour aider les personnes qui ont besoin d'elle. Peter Stanchek, lui, a disparu après le refus de Kris Hathaway d'être sauvée de prison. Mais de nos jours plusieurs adolescent-e-s sont retrouvé-e-s mortes. Alors que la NSA tente de réprimer les psiotes il semblerait qu'une organisation essaie de les activer, sans s’inquiéter du nombre de morts. Serait-il temps pour les Renegades de travailler à nouveau ensemble ?

    SPOILERS

    Sans être aussi réussi que la première série Harbinger ce premier tome de deux volumes n'est pas inintéressant. Ce qui rend ce volume 1 sympathique concerne déjà les informations plus importantes concernant Toyo Harada. On l'observe refuser des conseils précis et s'attaquer sans hontes à des êtres humaines en souffrance. Ces informations sont offertes par un nouveau personnage dont le pouvoir implique d'observer les probabilités : Solomon.

    Malheureusement, ce nouveau personnage est utilisé uniquement pour réunir les Renegades. Il pourrait être plus important mais les auteurs semblent refuser de l'utiliser. De plus, les auteurs essaient de montrer les dangers que courent les psiotes, mais sans jamais réellement le montrer. Bien entendu, on voit la NSA intervenir. On voit aussi un groupe d'adolescent-e-s tenter d'être activé-e-s. Mais les conséquences ne sont pas réellement montrées. En fait, ce volume 1 semble fonctionner uniquement car un prologue à la suite de l'histoire de l'univers Valiant.

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    *** Un volume qui n'est pas sans intérêt mais qui ne donne pas tout ce qui a été promis.

    ****

    *****

    Image : Amazon

  • Invisible Kingdom 1. Walking the path par G. Willow Wilson et Christian Ward

    Titre : Invisible Kingdom 1. Walking the path
    Auteur-e-s : G. Willow Wilson et Christian Ward
    Éditeur : Dark Horse 23 octobre 2019
    Pages : 128

    Ce premier volume contient Invisible Kingdom 1-5. Dans un système solaire lointain existent 4 planètes habitées. Elles sont reliées par des routes qui permettent à la plus grande corporation, Lux, d'envoyer des biens partout en un temps record. Cette frénésie de consommation est mise en question par une nouvelle religion en plein essor : Le Renoncement. Selon les écrits sacrés, seule la renonciation envers les biens terrestres permet d'accepter à un lieu nommé le Royaume Invisible. Deux personnages vont découvrir que les deux ennemis idéologiques sont en fait reliés par des transferts de fonds importants. Mais leur découverte fait d'elles des cibles.

    SPOILERS

    G. Willow Wilson est une autrice que j'apprécie et même si son run sur Wonder Woman est critiqué il semble que ce comics indépendant soit apprécié. Je trouvais l'idée plutôt fascinante : créer de la SF avec une religion forte. Les auteur-e-s mentionnent d'ailleurs plusieurs influences, dont Dune, sur leur travail. Une chose est certaine, le dessin est magnifique. Les différentes espèces sont visibles, avec une forme de racisme interne à l'histoire. Les costumes sont beaux et logiques dans cet univers. Les planches me semblent dynamiques tout en étant très lisibles. C'est un plaisir de simplement regarder ce volume.

    Bien que l'intrigue soit loin d'être inintéressante je déplore quelques problèmes. Tout d'abord, l'écriture me semble parfois un peu simpliste. Les auteur-e-s réutilisent des poncifs. Oui la consommation n'est pas un moyen de remplir une vie. Oui la religion essaie de détruire l'égo pour entrer dans un univers commun. Oui les gens ont tendance à réagir rapidement sans forcément réfléchir quand on leur présente des données. Cependant, ce qui m'a le plus gêné est la rapidité de l'intrigue. En 5 épisodes les personnages principaux découvrent quelque chose, se rencontrent, subissent des menaces puis des attaques ayant pour but de les tuer. L'intrigue n'aurait-elle pas été mieux servie en ralentissant un peu ? Permettant de construire l'univers pour les personnes qui lisent tout en explicitant les conséquences de la découverte ?

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    **** Malgré certains problèmes j'ai beaucoup apprécié ce premier volume. Je pense continuer avec le prochain.

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    Image : Éditeur

  • Star Wars. The force awakens. Before the awakening par Greg Rucka

    Titre : Star Wars. The force awakens. Before the awakening
    Auteur : Greg Rucka
    Éditeur : Disney 18 décembre 2015
    Pages : 224

    La Galaxie est en danger. Les forces du Premier Ordre n'hésitent plus à frapper dans les territoires de la Nouvelle République, violant l'accord de paix mis en place après la bataille au-dessus de la planète Jakku. Mais la Nouvelle République refuse d'agir car elle ne souhaite pas être la cause d'une nouvelle guerre galactique. Dans ce contexte de plus en plus difficile trois personnes vont se trouver et être mêlées aux événements de la future guerre : Finn, Rey et Poe. Cette anthologie narre leur histoire peu de temps avant le début de Star Wars : The force Awakens.

    SPOILER

    Ce livre est composé de trois histoires écrites par Greg Rucka. Elles préparent à la sortie du septième film en présentant trois personnages centraux : Finn, Poe et Rey. Autant j'apprécie chacun de ces personnages autant je suis navré d'annoncer que ce livre ne leur fait pas honneur. Sur les trois courtes histoires seule une me semble être intéressante. La pire étant celle de Rey qui se concentre sur ces capacités de pilotes et de mécano mais qui oublie d'être intéressante. On suit Rey alors qu'elle cherche des composants afin de pouvoir survivre au sein du désert.

    La première histoire de l'anthologie, celle de Finn que l'on ne connait que par son nom de code, est en contradiction avec le septième film. Alors que The force Awakens présente Finn comme sous-fifre peu intéressante et même en danger face à sa supérieure, Phasma, cette histoire le présente comme un soldat d'exception qui se trouve dans les meilleurs à tous les tests. Une seule chose le rend différent : il n'arrive pas à accepter d'abandonner ses camarades ni à tuer des civils innocents. Même si ces deux caractéristiques sont louables, et dénoncée par l'Empire et le Premier Ordre, je n'ai jamais eu l'impression de lire les aventures de Finn mais celles d'un autre soldat du Premier Ordre.

    Enfin, nous avons l'histoire de Poe. C'est l'unique nouvelle qui me semble pouvoir être sauvée de cette courte anthologie. L'intrigue autours de Poe permet de présenter sa famille, son père et sa mère étant d'anciens membres de la Rébellion, et les événements présents. J'ai particulièrement aimé les informations autours du père de Poe, dont la principale peur est que la guerre soit rendue inutile. Cette aventure permet aussi d'en savoir plus que les actions du Premier Ordre mais aussi ses liens avec la Nouvelle République, dont certains sénateurs sont des traitres. La Résistance y est présentée comme une organisation très secrètes dont les actions sont à peine connues de la population et des militaires de la Nouvelle République.

    Pour finir, ces trois histoires s’insèrent très bien dans les débuts du septième film. La fin de deux d'entre-elles permettent de comprendre comment les personnages du film se sont trouvés dans le contexte des premières scènes. Malheureusement, elles sont très peu intéressantes voire en contradiction avec les films.

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    *** Deux histoires médiocres avec une dernière histoire un peu meilleure.

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    *****

    Image : Éditeur

  • Star wars: Bloodline par Claudia Gray

    Titre : Star Wars : Bloodline
    Autrice : Claudia Gray
    Éditeur : Del Rey 31 janvier 2017
    Pages : 432

    La galaxie est en paix. La Nouvelle République est formée de la majorité des mondes de la galaxie. Seules quelques petites planètes et des lieux inexplorés ne sont pas intégrés. Depuis longtemps, l'Empire a disparu et devient un objet d'histoire pour la nouvelle génération qui commence à entrer en politique. Malheureusement, le Sénat de la Nouvelle République est incapable de dépasser les batailles de factions. Deux mouvements s’opposent : les centristes qui souhaitent un pouvoir central fort et les Populistes qui désirent une indépendance forte des mondes de la Nouvelle République. Alors que le Sénat devient incapable d'agir une nouvelle menace monte. Une menace que la Sénatrice Leia Organa identifie et souhaite examiner. Mais elle est obligée d'accepter que le Sénat la contrôle à l'aide d'un jeune politicien qu'elle n'apprécie que peu.

    SPOILERS

    Quand j'ai lu le résumé j'étais un peu sceptique. Après une première trilogie au cinéma qui démontrait les incapacités d'une démocratie à travailler et à contrer une menace tyrannique ce livre semblait suivre exactement la même direction. Là aussi, quelques personnes observent un Sénat incapable de prendre des décisions, bloqués dans des questions administratives et de préséances, alors qu'une partie de ses membres souhaitent réinstaurer un pouvoir central fort. Heureusement, l'autrice est capable de donner de la substance à la manière dont ce Sénat fonctionne. On comprend parfaitement quelles sont les raisons mais aussi les complots derrière chacune des positions. Il est particulièrement intéressant que l'autrice ne place pas un parti au-dessus de l'autre. Au contraire, le parti de Leia Organa se dirige vers l'abandon de la possibilité d'une politique au niveau de la galaxie. Ainsi, ce livre permet de mieux comprendre le statu quo du septième film sans pour autant trop donner d'indices puisque celui-ci sortait après le livre.

    L'un des points majeurs de ce roman est le secret de la famille de Leia. Depuis le sixième film nous savons que Leia et Luke sont les enfants de Darth Vader. Mais nous ne savions pas de quelle manière l'univers allait réagir face à cela. On apprend, dans ce roman, que les deux enfants ont décidé de garder secret leur père. Bien entendu, l'autrice décide de rendre publique ce secret et imagine les conséquences pour la force politique de Leia. Immédiatement, celle-ci est discréditée, perd ses ami-e-s et risque même d'être incapable de travailler au sein de Sénat. Là aussi, derrière cette révélation on observe la mise en place, par l'autrice, d'un statu quo qui permet d'expliquer pourquoi une politicienne décide de devenir une résistante et de créer un groupe paramilitaire que la Nouvelle République ne soutient pas.

    Avec surprise, je termine l'un des meilleurs romans du nouvel univers étendu Star Wars. Bien que j’eusse apprécié le premier ouvrage de l'autrice j'étais sceptique face au résumé de ce livre qui semblait n'annoncer qu'une mise en place du statu quo avec des idées éculées. Pourtant, l'autrice réussit à donner vie et intérêt à un univers politique en danger. Elle réussit aussi à donner de la substance à la politicienne Leia et à son passage de Sénatrice à résistante proche de l'illégalité. Ce roman permet aussi de mieux comprendre l'état financier de la Résistance et son lien avec la Nouvelle République. Bref, ce roman est une étonnante réussite au sein d'autres livres souvent médiocres.

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    **

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    **** Une surprise.

    *****

    Image : Éditeur

  • Injustice VS The Masters of the universe par Tim Seeley, Freddie E. Williams II et Jeremy Colwell

    Titre : Injustice VS The Masters of the universe
    Auteurs : Tim Seeley, Freddie E. Williams II et Jeremy Colwell
    Éditeur : DC 23 avril 2019
    Pages : 160

    Ce volume contient Injustice VS the Masters of the universe 1-6. Ce tome a lieu après les événements du jeu. Les auteurs décident que Superman a gagné. Le monde a donc bien changé. Tout est sous contrôle de Superman au sein d'une tour qui utilise la technologie de Brainiac afin de vérifier ce que pensent les humain-e-s. Toutes personnes qui ont une pensée considérée comme dissidente est immédiatement punie par des drones contrôlés technologiquement. Le monde est sauf mais la libre pensée a péri. La résistance n'a qu'une solution : chercher la liberté sur d'autres univers et recruter He Man.

    SPOILERS

    Je n'ai pas encore joué au jeu Injustice II mais je sais qu'il est possible de choisir qui gagne. Ce comics prend le parti de faire gagner Superman et permet de montrer ce qui peut arriver lorsqu'un dieu contrôle la Terre. Les rares images des humain-e-s montrent des personnes sans espoir, toujours contrôlées par une machine et dont les pensées et les actes sont constamment jugés. Pire encore, Batman n'est plus un humain mais une partie de la machine, utilisé par Superman qui fait de même avec d'autres personnes. Il est clair que même penser est devenu illégal.

    Dans ce contexte on peut se demander s'il est possible de sauver Superman. Cette idée n'est mise en avant que lors de la seconde partie du comics. On sait que plusieurs membres de la résistance étaient des proches de Superman et j'ai aimé que Damian Wayne comprenne enfin le point de vue de son père. Mais ces personnes ont abandonné l'idée de sauver Superman. Il est intéressant que les auteurs aient décidé que la personne à sauver est Clark Kent, l'alter ego humain de Superman. Celui-ci permet de comprendre ce qui fait l'humanité et donc d'éviter d'utiliser ses capacités de manière injuste. Cette capacité est incarnée par He Man qui, justement, est un dieu dans le corps d'un simple humain. Sa compréhension des deux mondes lui permet d'agir en laissant à son peuple la capacité de choisir. Selon les auteurs, en perdant son alter ego humain Superman ne pouvait que devenir un tyran et seul le retour de Clark Kent peut lui rendre une part d'humanité.

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    *** Des idées intéressantes au sein d'un comics qui reste, avant tout, l'occasion de voir se battre des personnages de deux univers.

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    Image : Éditeur

  • Injustice II 6 par Tom Taylor, Bruno Redondo, Daniel Sampere et Juan Albarran

    Titre : Injustice II 6
    Auteurs : Tom Taylor, Bruno Redondo, Daniel Sampere et Juan Albarran
    Éditeur : DC 6 août 2019
    Pages : 184

    Ce dernier tome contient Injustice II 31-36 et Injustice II annual 2. Depuis la fin du régime de Superman les combats ont lieu de toute part. Sur Oa, les Gardiens et les Lanternes subissent l'attaquent d'un corps de la rage dont la puissance a été démultipliée, alors qu'elleux-même ont subi de lourdes pertes aux mains de Superman. Sur Terre, des attaques terroristes ont détruit plusieurs villes tandis que certaines personnes souhaitent le retour du régime. Mais Batman a un plan, il veut construire un monde meilleur. Et, pour cela, il a besoin de ses ennemis.

    SPOILERS

    Ce volume est le dernier de la série. Il doit donc mettre un terme à ce qui a été construit afin de laisser la place au jeu, puis à un dernier volume qui se déroule après le jeu. Les scénaristes, pour terminer leur histoire, font quelque chose qui arrive rarement dans cet univers. Ils placent leurs personnages dans la capacité d'agir ensemble afin de dépasser leurs problèmes et de créer un monde meilleur. Pour la première fois, il y a une chance réelle de créer quelque chose sans que l'un des personnages ne le détruisent. D'une certaine manière, cette idée est au centre de cette série puisqu'elle commençait par Batman tentant de créer un conseil entre lui, la présidence et d'autres personnes riches.

    Malheureusement, ce dernier volume est très, trop, rapide. En à peine une centaine de pages plusieurs gros événements sont supprimés. La guerre sur Oa se termine, Starro est détruit, les attaques de Gorilles sont résolues, etc. De nombreux personnages disparaissent sans forcément donner lieu à des explications. Même si certaines fins sont particulièrement réussies comme celle de Booster Gold. En fait, la véritable fin e trouve dans l'Annual qui permet enfin à Superman et Batman de se parler en tant qu'anciens amis et humains. Enfin, Bruce Wayne admet n'avoir pas agi comme il l'aurait dû en tant qu'ami.

    *

    **

    *** Une fin bien trop rapide, malgré de beaux moments.

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    *****

    Image : Éditeur

  • Ascender 1. The haunted galaxy par Jeff Lemire et Dustin Nguyen

    Titre : Ascender 1. The haunted galaxy
    Auteurs : Jeff Lemire et Dustin Nguyen
    Éditeur : Image Comics 23 octobre 2019
    Pages : 136

    Ce volume 1 contient les épisodes 1-5. L'univers a définitivement changé. Après une dernière confrontation entre l'UGC, Gnish et la résistance robotique les Moissonneurs sont revenus afin de passer leur jugement. Alors que leur première attaque n'était qu'une prévention celle-ci vise à détruire définitivement toutes capacités de résistances par les intelligences organiques. Mais leur attaque a aussi permis l'organisation d'une nouvelle puissance au sein de la Galaxie. Les planètes ne sont plus libres, elles sont sous le contrôle d'une magicienne nommée Mère. Celle-ci interdit toute technologie et combat toutes personnes qui pourraient se rebeller.

    SPOILERS

    Descender fut l'une des séries que j'ai le plus apprécié. Les auteurs créaient une situation et donnaient, petit à petit, les éléments pour la comprendre et essayer de deviner ce qui allait se dérouler. J'avais aussi beaucoup aimé la technique artistique utilisée par Nguyen. Ascender est dessin exactement de la même manière et, encore une fois, c'est beau. C'est un véritable régal d'observer les paysages et les différents personnages.

    Tout comme Descender, il me semble qu'Ascender sera une série qui va utiliser la simplicité pour mieux peindre son univers. Il n'y a donc pas une intrigue remplie de mystères mais un statu quo qu'il nous faut comprendre. Celui-ci est brisé par l'apparition d'un changement qui implique un danger pour Mère. On ne sait pas pourquoi mais une machine est revenue vers les humain-e-s. Je ne serais pas étonné si la série prend la forme d'une quête pour la fille d'Andy, quête qui pourrait lui permettre de retrouver Tim 21 ?

    *

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    ***** Toujours aussi beau, toujours autant envie de connaitre la suite.

    Image : Éditeur

  • Harbinger Wars 2 par Matt Kindt, Eric Heisserer, Tomás Giorello, Raúl Allén, Patricia Martín, Adam Plooina, Renato Guedes et Diego Rodriguez

    Titre : Harbinger Wars 2
    Auteur-e-s : Matt Kindt, Eric Heisserer, Tomás Giorello, Raúl Allén, Patricia Martín, Adam Plooina, Renato Guedes et Diego Rodriguez
    Éditeur : Valiant 7 novembre 2018
    Pages : 160

    Ce volume contient Harbinger Wars 2: Prelude 1, Harbinger Wars 2: 1-4 et Harbinger Wars 2: Aftermath 1. Livewire est une alliée des États-Unis. Elle travaille pour ce pays depuis qu'elle trahi Toyo Harada. Sa trahison a débuté lorsqu'elle l'a vu user de ses pouvoirs afin d'être certain de n'avoir aucuns opposants. Depuis, elle démantèle ce qui reste des outils d'Harada sur les États-Unis. Cet effort lui a permis de découvrir des psiotiques qui ont été mis de côté par Harada, car peu utiles. Elle décide de les aider. Dans le même temps, les forces de police massacrent des enfants psiotiques dans une petite ville. Livewire décide de refuser de tels actes et détruit le réseau électrique des Etats-Unis. Une guerre a commencé.

    SPOILERS

    Il m'a fallu un certain temps avant de me décider à lire ce comics. Le premier événement du nom était maitrisé et entrait dans une construction plus vaste. Ce second événement promet la même chose. Malheureusement, je ne sais pas à quel point il est relié aux autres ouvrages, ne les ayant pas lus. En revanche, cet événement me semble surtout un bon moyen de relier différents personnages sur quelques pages au nom du spectaculaire. Celui-ci n'a pas lieu et certains groupes sont montrés sans jamais préciser la raison de leur présence ni leur donner l'occasion de combattre. Cela n'est pas possible car le nombre de numéros ne permet pas de créer un enjeu véritablement important avec des personnes qui réfléchissent à leur place au sein de ce combat. Tout est donc assez artificiel.

    Cependant, je tiens à mentionner un point positif. Dans les comics les combat ont souvent lieu alors que les personnages principaux ne communiquent pas. Dans ce comics il y a, enfin, une véritable tentative de communication. Ce sont, particulier, Livewire et Aric qui essaient de se comprendre mutuellement et de créer les bases d'une nouvelle manière de collaborer. La fin de la guerre est due à leur capacité à communiquer malgré leurs différends. C'est tout l'intérêt du numéro Aftermath. Il est tout de même dommage que ce sujet ne soit pas mieux mis en avant par les auteur-e-s.

    *

    **

    *** Un événement qui offrait beaucoup de promesses mais qui n'en concrétise que peu.

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    Image : Éditeur

  • Sorry we missed you

    TW : actes de maltraitances

    J'avais adoré "I, Daniel Blake" malgré sa capacité à créer de la tristesse. Ken Loach avait réussi à montrer l'absurdité d'un système de chômage tout en montrant les effets de celui-ci, et de la pauvreté, sur les gens. Je ne pouvais pas passer à côté d'un nouveau film de Ken Loach, bien que cette fois je sois prévenu de l'effet de ses films. Dans ce nouveau film nous suivons la vie d'une famille victime d'une crise économique. Lors de leur mariage, le jeune couple pensait pouvoir devenir propriétaire et s'occuper de leur famille. Mais Ricky Turner perd son emploi et sa femme, Abbie, travaille comme aide à domicile avec un contrat 0 heures. Leur fils ne s'intéresse plus à l'école et leur fille est un peu laissée seule. Tout pourrait changer lorsque Ricky pense trouver une opportunité. Il pourrait devenir livreur pour une société de livraison. Mais cela implique des investissements importants car il n'est pas employé mais un prestataire de service. Petit à petit, la famille s'enfonce dans la crise.

    SPOILERS (des gros)

    Ce film est particulièrement éprouvant à regarder. Je vais revenir sur plus aspects ensuite pour d'abord me concentrer sur la famille Turner. Les deux parents sont montrés comme de plus en plus fatigués, incapables de sortir des dettes. Pour permettre à Ricky de travailler Abbie a vendu sa voiture, ce qui implique qu'elle doive prendre le bus pour travailler et donc rentrer tard. Leur fils, Seb, est en train de sortir du système scolaire et de refuser, de plus en plus, les décisions de son père. Leur fille, Lisa Jane, semble encore s'en sortir à l'école mais elle souffre du stress et des disputes entre ses parents et avec son frère. Le travail précaire a donc ici un effet précis : la famille perd en cohésion.

    Ce que montre le film concerne aussi Uber et les contrats précaires, en particulier les contrats 0 heures. Ces contrats impliquent que la personne employée ne sait pas si elle sera envoyée au travail ni combien elle sera payée. Le statut est particulièrement insécure mais il n'est pas possible de chercher un nouvel emploi vu que la personne est déjà employée. Dans ce film, cela implique aussi un travail de soin, mais pour des personnes qualifiées de clientes avec lesquelles la fraternisation est interdite, et un temps de travail précis. Abbie ne doit pas s'occuper des personnes qu'elle a en charge trop longtemps et les heures supplémentaires ne sont pas payées. Bien entendu, pour le soin à la personne une telle attitude est impossible et cela implique, au minimum, de ne pas traiter de manière adéquate des êtres humains.

    En ce qui concerne Ricky il est attiré par la possibilité d'être son propre patron. Mais le système dans lequel il entre implique de nombreux investissements de sa part pour un retour peu important. Il doit acheter un camion, prendre une assurance et gérer lui-même son temps de travail tandis que l’entreprise ne lui fournit que les paquets, les adresses et un scanner portable. En cas d'incapacité de travail, il reçoit une amende et les colis et matériels défectueux sont mis à charge. Étant un prestataire de service il n'a donc aucuns droits, il n'est pas protégé, tandis que l'entreprise a toutes les garanties. Pourtant, il est fortement soumis aux demandes et au contrôle de l'entreprise qui vérifie ses capacités mais aussi ses pauses et les plaintes envers lui.

    Cela me conduit à la dernière partie du film. Lors de celle-ci le couple est à la dérive. Les deux enfants sont fortement mis à mal par le contexte économique des parents bien que Seb se rapproche de son père après que celui-ci a été attaqué et doive rembourser près de 1600 livres à l'entreprise, dont une amende journalière pour son incapacité de travail à la suite de son hospitalisation. Le lendemain, Ricky essaie d'aller au travail après avoir écrit un mot sur la table. Selon moi, on peut interpréter cette dernière partie comme un brun out. Ricky ne peut pas imaginer ne pas aller au travail et créer des dettes supplémentaires. Mais il ne peut plus aller travailler sans souffrance. La fin réelle du film n'est pas claire. On peut imaginer un accident de la route, ou pire.

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    ***** Un très bon film, mais éprouvant, qui permet de voir les effets des contrats précaires, type Uber, sur les personnes.

    Image : IMDB

  • Terminator: Dark fate

    Sarah Connor a gagné. Son fils est sauvé et l'apocalypse n'a pas eu lieu à l'heure prévue. Mais d'autres Terminators ont été envoyé dans le passé et ils ont une nouvelle cible. Celle-ci est Dani Ramos. Une ouvrière mexicaine qui prend en charge son frère, qui rêve de célébrité, et son père, qui semble être incapable de cuisiner ou de prendre des rendez-vous. En quelques minutes sont futur est bouleversé lorsqu'elle est sauvée par une femme qui prétend venir du futur afin de la protéger des attaques des machines. Leur poursuivant est pratiquement indestructible et il leur faudra l'aide d'une Sarah Connor surarmée pour réussir à survivre au présent et penser au futur.

    SPOILERS

    Apparemment, ce film est la suite directe de Terminator 2. Tout ce qui a été construit ensuite est donc annulé. Disons-le tout de suite, John Connor meurt pratiquement immédiatement. On a donc deux changements importants. D'une part la fin des temps n'a pas eu lieu et Skynet n'a pas existé. D'autre part le chef de la Résistance humaine n'existe plus. Pourtant le film existe. Car celui-ci prend le parti de considérer le futur à la fois comme mouvant et comme une fatalité. Même si une version de Skynet est détruite il y aura toujours une nouvelle version. Même si le chef de la Résistance est tué l'humanité va toujours combattre. Ce destin mouvant mais inéluctable est toutefois mieux incarné par les individus qui peuvent réellement modifier le futur. En particulier, c'est le Terminator qui a tué John Connor qui change le plus. Sans ordres du futur et après avoir terminé sa mission il réussit à défendre ses propres choix, des choix qui dépendent d'un but que souhaite atteindre le Terminator.

    Ce film profite aussi de son existence pour moderniser la saga. Dani n'est pas la mère du sauveur mais la cheffe de la résistance. Au lieu de plusieurs hommes qui défendent une femme ce sont plusieurs femmes qui se défendent seules. Dani est d'ailleurs montrée comme quelqu'un qui subit les événements et qui, dès qu'elle est capable de réfléchir un peu, prend des décisions nécessaires pour vaincre. Sarah Connor est aussi montrée comme une combattante particulièrement impressionnante capable d'échapper non seulement aux machines mais aussi aux différentes polices. Ce changement est, là aussi, particulièrement incarné par le Terminator qui a prend le nom de Carl. Au lieu d'être une machine à tuer il devient un père capable de s'occuper d'enfants, de faire la vaisselle et de soutenir sa compagne. En d'autres termes, il est dépeint comme un égal de sa femme qui prend en charge les besoins communs du couple. Bien entendu, le choix est voulu afin de créer un choc. La machine de guerre est capable d'être un véritable compagnon !

    En ce qui concerne les combats je pense que le film est réussi. Il nous donne l'impression d'une course contre la montre face à un ennemi implacable et indestructible. Cependant, certains moments me semblent trop artificiels comme la destruction de l'arme qui devait permettre de combattre ce Terminator. Je déplore aussi qu'il n'y ait aucunes règles qui permettent de comprendre la manière de fonctionner des machines. Celle-ci peut tout faire et rien ne semble permettre de la vaincre. On se demande donc pourquoi elle met si longtemps à réussir sa mission. Malheureusement, ce film n'est pas une réussite. Il y a des idées intéressantes mais elles ne sont pas bien amenées.

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    *** Bien que le film soit meilleur que Genesys il ne réussit pas à me convaincre.

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    Image : IMDB

    Site officiel

  • Last Shot par Daniel José Older

    Titre : Last Shot
    Auteur : Daniel José Older
    Éditeur : Penguin 30 octobre 2018
    Pages : 432

    Nous sommes deux ans après la fin de l'Empire lors de la bataille de Jakuu. Depuis, la Galaxie est en paix au sein de la Nouvelle République. Celle-ci construit, petit à petit, un système démocratique accepté dans le cadre de planètes de plus en plus nombreuses. La Nouvelle République, considérant cela comme une nécessité si la paix doit durer, a fortement abaissé son arsenal militaire tandis que d'autres technologies sont développées. Han Solo et Leia vivent ensemble sur la capitale de la Nouvelle République avec leur fils, Ben. Mais Han ne saut absolument pas comment être un père et encore moins un mari. Bien qu'il essaie de toutes ses forces il est assez honnête envers lui-même pour savoir que son attitude d'homme-enfant n'est pas adapté à un rôle de père de famille et de compagnon d'une sénatrice et héroïne de la République. Il a besoin de temps pour réfléchir et comprendre. Justement, Lando Calrissian vient lui proposer une quête.

    SPOILERS

    Il y a une chose qui m'a frappé dans ce roman : la place prise par les habits. L'auteur adore parler des habits et de qu'ils impliquent concernant leur porteur. On commence immédiatement avec une description très précise des choix de Lando qui impliquent une envie de créer un effet particulier. Tandis que Han choisit ses habits pour se sentir confortable non seulement habillé mais surtout dans un rôle précis.

    Une seconde chose est la place des relations matures. Que ce soit Han ou Lando nous avons deux personnages qui ont du mal à créer des relations mutuelles adultes. Les deux sont des bandits qui aiment utiliser leurs charmes afin de gagner un trésor. Même si Han est marié il craint de ne pas être capable d'être un mari et un père adéquat. Lando, en revanche, ne sait pas s'il est même capable d'être quelqu'un de stable, ce qui repousse immédiatement toutes personnes qui souhaiteraient tenter de créer une relation adulte avec lui.

    On apprécie tout Han et Lando, même si Leia est bien plus intéressante. Un livre qui lie les deux au sein d'une aventure qui prend ses racines dans le passé et qui implique de réfléchir à la place des droïdes dans l'univers de star wars devrait me plaire. Malheureusement, je n'ai pas du tout aimé ce roman. L'intrigue semble intéressante mais elle est divisée en trop de petites intrigues secondaires qui ne font sens que largement plus tard et que les personnages ne comprennent que très tardivement. Le méchant principal est une caricature de ce qui aurait pu être un personnage particulièrement malsain. Enfin, on ne peut que pousser de nombreux soupirs face aux difficultés de Han et Lando de comprendre leurs émotions...

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    ** Han et Lando sont présents, c'est tout.

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    Image : Éditeur

  • The aftermath trilogy 2. Life debt par Chuck Wendig

    Titre : The aftermath trilogy 2. Life debt
    Auteur : Chuck Wendig
    Éditeur : Penguin 28 mars 2017
    Pages : 512

    L'amirale Rae Sloane s'est échappée. Depuis, l'Empire est diminué. L'amirale est capable de tenir une partie de la galaxie mais une grande partie appartient à la République tandis que des pirates se constituent leurs propres royaumes et que des restes de l'Empire agissent en dehors de l'autorité impériale. Rae Sloane elle-même est en fait soumise à une figure qui préfère rester dans l'ombre. Norra Wexley et son groupe naviguent dans cet univers et s'attaquent à certains impériaux que la République souhaite juger pour leurs crimes. Mais illes se séparent de la République lorsque Leia leur donne une mission précise : retrouve Han, capturé alors qu'il essayait de libérer Kashyyk.

    SPOILERS

    Ce roman est la suite directe du premier tome. Il reprend aussi son but qui est d'expliquer ce qui est arrivé au sein de l'univers Star Wars avant le film 7. Le premier tome était médiocre. Ce second tome relève un peu le niveau. On connait déjà les personnages et le contexte. On comprend un peu mieux comment les choses interagissent. J'ai aussi eu l'impression que le roman possède une direction, même si celle-ci n'est pas toujours claire et donne l'impression que l'auteur voulait parler de trop de choses en même temps. Enfin, les batailles sont bien plus vivantes que dans le premier roman qui restait un peu mou.

    De plus, ce roman nous offre beaucoup plus de conséquences. Le premier se contentait de nous expliquer les conséquences de la guerre sur la Galaxie. Ce roman nous explique les conséquences ce qui est réellement en train de se dérouler. Ainsi, ce qui se déroule au sein de l'Empire modifie la République et ses relations avec les autres planètes. D'ailleurs, ce roman semble se diriger vers un état politique proche de celui que j'imagine après le film 8 : un agrégat de plusieurs groupes politiques plus ou moins stables au lieu d'un gouvernement centralisateur. Le roman se concentre aussi sur les modifications que subit la Nouvelle République. Au lieu d'agir seule face à des menaces non stratégiques dans le but de démontrer sa supériorité morale elle doit accepter débats et considérations au long terme. L'exemple parfait étant Kashyyk : une planète occupée dont la population est réduite non seulement à l'état d'esclavage mais animalisée. Au lieu d'agir de manière bénéfique la Nouvelle République préfère utiliser ses ressources pour des batailles, politiques et militaires, plus importantes au long terme.

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    *** Un second roman meilleur que le premier mais qui reste un peu décousu, trop long avec trop de pistes explorées.

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    Image : Éditeur

  • The aftermath trilogy 1. Aftermath par Chuck Wendig

    Titre : The aftermath trilogy 1. Aftermath
    Auteur : Chuck Wendig
    Éditeur : Penguin 29 mars 2016
    Pages : 379

    La seconde Étoile Noire est détruite. L'Empereur et Dark Vader sont morts lors de sa destruction ainsi qu'une partie importante de la flotte impériale ce qui inclut officiers et soldats. Il ne reste plus que des lambeaux tandis que les personnes les moins talentueuses doivent remplir le vide laissé par les morts. Alors que l'Empire essaie de se réorganiser et qu'une partie importante de son administration abandonne l'Alliance rebelle, elle, modifie son fonctionnement afin de constituer une Nouvelle République dont les débuts sont imminents. Face au retour de la démocratie l'Empire peut jouer une dernière carte. Mais pour cela il est nécessaire de trouver un moyen de s'unir. L’Amiral Rae Sloane décide de réunir plusieurs personnes afin de constituer un comité chargé de décider du futur de l'Empire. Mais sera-t-elle capable de créer une union alors que la menace de la Nouvelle République se fait pressante ?

    SPOILERS

    J'ai toujours été intrigué par le film 6, Le retour du Jedi, qui semble décrire la fin totale de l'Empire et la victoire des rebelles. Cela est trop simple. Ce livre permet de comprendre comment l'Empire et la Nouvelle République se sont stabilisés après la mort de l'Empereur. Loin d'être terminée, la guerre continue même si l'Empire a perdu une grande partie de sa puissance. La flotte rebelle n'est plus une simple épine dans le pied de l'Empereur mais une puissance grandissante recevant le soutien ouvert de nombreuses planètes. Ces aspects sont mis en avant par des interludes qui se déroulent sur plusieurs planètes. L'auteur y décrit les conséquences de la guerre que ce soit au sein de familles déchirées, près d'Académies impériales dans lesquelles vivent des enfants ou sur des planètes qui essaient de recréer les conditions de la démocratie.

    Ce dernier point est particulièrement mis en avant dans le dernier interlude. L’Empire est décrit, régulièrement, comme un moyen de préserver l'ordre après l'incapacité de la République de s'intéresser aux besoins des planètes les plus lointaines et les plus pauvres. Mais l'Empire se lie à de nombreuses organisations criminelles et organise une répression plutôt qu'un ordre. Plusieurs interludes, dont le dernier, et certains chapitres illustrent ce point. La Nouvelle République n'y pas présentée comme la perfection. La démocratie y est décrite comme un chaos qui implique des erreurs. Mais ces erreurs peuvent être surmontées d'autant plus facilement qu'il existe un droit à la parole et aux revendications, mais aussi un traitement respectueux des ennemis et des opposant-e-s.

    Malheureusement, ces deux thèmes ne sont pas portés par une intrigue intéressante. Celle-ci multiplie les points de vue, ce qui n'est pas forcément négatif, mais on ne comprend pas toujours pourquoi l'auteur s'y intéresse. L'intrigue avance doucement comme si l'auteur essayait de mettre en place quelque chose mais ne savait pas réellement comment s'y prendre. Ainsi, l'idée d'une rencontre pour régler le futur de l'Empire est bonne. Mais son traitement ne permet pas de comprendre ce qui peut arriver. Pour finir, ce livre donne l'impression d'une introduction, d'un moyen de placer des personnages et des pistes d'intrigues.

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    *** De nombreuses bonnes idées mais j'ai eu beaucoup de mal à m'intéresser aux personnages et à l'intrigue. Dommage.

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    Image : Éditeur

  • The weapon of a jedi: A Luke Skywalker Adventure. Journey to Star Wars: The Force Awakens par Jason Fry

    Titre : The weapon of a Jedi: A Luke Skywalker Adventure. Journey to Star Wars : The Force Awakens
    Auteur : Jason Fry
    Éditeur : Disney 4 septembre 2015
    Pages : 192

    Luke Skywalker est un héros. Il a détruit l'Etoile Noire. Mais son escadron est quasiment annihilé. Seul Wedge Antilles a survécu. De plus, sa capture serait une victoire pour l'Empire alors que ses voyages sont positifs pour l'Alliance rebelle. Luke devient donc un outil diplomatique aussi bien qu'un soldat chargé de missions spécifiques. Sa dernière mission est justement diplomatique. Mais celle-ci se déroule mal et Luke est obligé de se poser afin de faire réparer son vaisseau. Bien qu'il souhaite rester discret un lieu semble l'appeler. Il se pourrait que ce lieu renferme des moyens de s'entrainer à user de la Force.

    SPOILERS

    Ce roman est avant tout une petite histoire conçue pour accompagner le temps avant la sortir de l'épisode 7. D'autres courts romans permettent de suivre certains personnages précis et leurs actions entre les différents films. Celui-ci se déroule lors de la première trilogie alors que Luke ne connait pas encore parfaitement ses capacités.

    Ainsi, le second personnage important de ce roman est la Force, matérialisée par la capacité d'user de l'objet qui met en évidence le fait d'être un Jedi : le sabre laser. Durant une grande partie de l'intrigue, Luke essaie de s'entrainer à user de la Force et de son arme afin de se préparer à ses combats futurs. On sent ici l'influence de l'univers Légende et de la première trilogie dans le fonctionnement des entrainements. Mais ce roman peut être lu de manière indépendante, sans avoir une connaissance importante de l'univers Star Wars.

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    *** Un petit roman qui fait son travail d'accompagnement avant la sortir du septième film.

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    Image : Éditeur