série

  • The Mandalorian

    Disney a été accusé de beaucoup de choses depuis que l'univers star wars a été racheté. Une partie des accusations sont adéquates. Mais Disney a tout de même mis tout le monde d'accord avec sa première série en streaming : The Mandalorian. Celle-ci se déroule un temps indéterminé après la chute de l'Empire à Jaaku. La série débute sur une planète qui semble peu civilisée. On y trouve des chasseurs de primes qui vivent au sein d'une guilde. L'un de ces chasseurs est le Mandalorien. Il semble vivre seul. Il se contente de chasser des criminels et des personnes plus sympathiques sans jamais prendre de pauses. Il est l'un des chasseurs les plus chers mais aussi parmi les meilleurs. Tout change lorsqu'une mission le conduit à travailleur pour ce qui reste de l'Empire.

    SPOILERS

    Cette série est calme et sans démesure. On n'a pas l'impression d'un déluge d'effets spéciaux ni d'une envie d'en mettre plein la vue avec des combats aux chorégraphies improbables. Les combats sont courts et sales. Le but est de gagner et pas de faire joli. Cette ambiance est portée par une musique parfois presque inaudible mais qui accompagne fortement ce qui se déroule à l'écran. Personnellement, j'ai beaucoup aimé le thème du Mandalorian qui me semble être particulièrement réussi. Même l'intrigue n'est pas fortement mise en avant. On suit les tentatives de survivre du Mandalorian et son souhait de protéger quelqu'un.

    Cependant, il ne faut pas penser que ceci nuit aux moments de tentions. Au contraire, il me semble que la série redonne sa gloire à certaines technologies de Star Wars qui semblaient trop faciles à stopper alors qu'elles sont décrites comme des cauchemars ambulants. Trois séquences me resteront en mémoire. Le passé par l'attaque des droïdes contre une planète. Alors que les films et les séries semblent les montrer comme faciles à détruire cette séquence montre l'horreur qu'une population civile peut ressentir. L'attaque du AT-ST est tout aussi réussie et permet de montrer à quel point cette chose est dangereuse ! Enfin, le combat entre le Mandalorian et le Tie Fighter est extrêmement réussi. La saison se termine sur une nouvelle quête mais aussi un cliffhanger que j’espère voir résolu.

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    ***** Selon moi, une très bonne série. On espère que les autres saisons seront tout aussi bonnes et garderont le même rythme avec un nombre restreint d'épisodes

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  • Doctor Who saison 12

    La saison 11, sans être catastrophique, a laissé de nombreuses personnes sur leur faim. Selon moi, le changement important de ton entre Moffat et Chibnall est l'une des raisons. De la flamboyance on passe à une Doctor extrêmement pacifiste qui ne gagne jamais. Les méchant-e-s sont rarement bien identifié-e-s, puisque ce sont souvent des abstractions. Personnellement, j'avais adoré les épisodes historiques. Cette saison 12 était donc fortement attendue. On retrouve la Doctor au nouvel an. Et, très rapidement, on la retrouve aux prises d'un ennemi inattendu. Cette lutte permet de répondre à certains mystères de la série sous forme d'un fil rouge.

    SPOILER

    Première chose, la Doctor est bien moins passive que la saison précédente. Alors qu'elle refuse tout acte d'agression dans la saison 11 elle termine l'épisode du Nouvel An par une tentative de justifier ses actes de violence contre un être vivant, certes un Dalek... La Doctor semble donc bien plus présente. Elle prend des décisions difficiles et n'hésite plus à se placer au-dessus du gang quand cela est nécessaire. Le gang, d'ailleurs, commence à questionner l'identité de la Doctor.

    Cette saison n'a probablement pas plu à tout le monde. En particulier, Chibnall s'attaque à des thèmes politiques très contemporains. Ceci ne lui permet pas de se faire un nombre élevé d'ami-e-s. Personnellement, j'ai apprécié que la série ose prendre à pleine main des thèmes politiques et prenne position. Je préfère ceci à une œuvre qui essaie de plaire à tout le monde, devenant très fade. Malheureusement, le pire épisode de la saison est justement un épisode fortement politique. Orphan 55 part d'une très bonne intention. Mais aucun caractère n'est bien développé. L'intrigue est peu intéressante. Et surtout la révélation finale est d'un manque de subtilité rarement atteint par une série. Ce qui crée un fort effet repoussoir de la part de cet épisode qui, pourtant, n'a pas tort en ce qui concerne son message.

    Il faut terminer par un très bon point. Depuis quelques années, la série n'a pas réussi à surprendre. Les révélations concernant le casting ou l'univers étaient souvent connus à l'avance. La saison 12 a réussi à nous surprendre à plusieurs reprises pour mon plus grand bonheur ! Dès le premier épisode, on observe le retour inattendu d'un ennemi joué par un superbe acteur ! Mais c'est surtout Fugitive of the Judoon qui a réussi non seulement à garder le secret sur une révélation importante, mais aussi à créer un nombre important de conséquences pour l'univers de la série. Conséquences qui seront en partie expliquées, mais pas assez, lors du dernier épisode.

    Cette saison 12 et à la fois fidèle à la saison 11 et en même temps change de ton. Elle est plus spectaculaire avec quelques personnages magnifiques. Que ce soit le retour d'un Dalek à nouveau menaçant ou le cyberman le plus effrayant depuis le début de la nouvelle série. Personnellement, je suis de plus en plus conquis malgré quelques déceptions, dont Orphan 55.

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    **** Certes, la saison est imparfaite. Mais ce fut un bonheur pour moi de la voir une fois par semaines.
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  • Black Lightning saison 2

    Black Lightning et sa famille sont finalement saufs. Illes ont vaincu une opération illégale d'une agence fédérale. Une opération qui utilisait le trafic de drogue afin de conduire des expérimentations sur la population noire de la ville de Freeland. Mais la ville et l'école de Garfield ne sont pas encore sauvées. Après que l'opération fut connue par le public un nombre de plus en plus important de jeunes reçurent des pouvoirs et furent confrontés à une police peu compréhensive. L'école, elle, doit survivre après l'attaque qu'elle a subi en l'absence de son proviseur, occupé à être Black Lightning. Mais surtout, Tobias Whale est encore dans la nature et il possède un outil qui pourrait lui permettre de contrôler les méta-humain-e-s.

    SPOILER

    Cela était déjà le cas lors de la première saison et continue lors de cette seconde saison, la communauté est très importante dans cette série. Lors de la première saison on l'observait via l'église locale qui permet de relier les familles en besoin. Là encore, cette église s'occupe des personnes qui ont besoin d'aides. C'est elle qui trouve les fonds nécessaires pour combattre le gouvernement en justice. C'est aussi elle qui contrôle la clinique gratuite de la ville. Et c'est elle qui contrôle et pacifie la population. Cette communauté se trouve aussi au sein de la famille des Pierce, de Black Lightning. Même lorsque les membres ne sont pas en accord la série fait en sorte de les réunir afin de permettre une entraide et un soutien mutuel. S'il y a bien un message que je ressens dans cette série c'est l'importance des liens familiaux, des lieux d'amitiés et des liens communautaires.

    Bien que les points positifs de la première saison soient toujours présents - j’adore la manière dont est incarné et écrit Tobias Whale qui garde une impression de puissance et de menace tout au long de la saison - je déplore que la saison s'intéresse moins à l'école Garfield. Les intrigues autours de cette école permettait de montrer l'importance de l'éducation. Mais cela allait plus loin. On nous montrait de quelle manière une école peut être instrumentalisée pour contrôler et pénaliser des jeunes. Alors que la première saison montrait un principal qui refusait cette logique la seconde saison montre un principal qui met immédiatement en place des détecteurs de métaux et des gardes armés tout en imposant une politique de tolérance 0. Bien que la série montre les aspects de racisme que cela implique, elle ne peut aller loin car l'école disparait presque totalement de cette seconde saison. C'est, à mon avis, dommage.

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    **** Une seconde saison tout aussi intéressante que la première mais qui s'intéresse trop à mettre en place une saison 3.
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  • Arrow saison 7

    Oliver Queen est enfin dans le lieu qui lui correspond le plus. Après avoir considéré sa ville comme son champ de tir personnel. Après des années de meurtres et de destruction. Il a accepté de se rendre au FBI. Il est immédiatement emmené dans une prison Supermax, après que Ricardo Diaz ait perdu le contrôle de la ville. Mais ni Oliver Queen, ni sa famille et encore moins Star City ne sont sauvées. Après la catastrophe que fut le contrôle criminel de Ricardo Diaz sur les membres les plus hauts placés de l'administration la confiance de la population envers les institutions est à son plus bas. Oliver, lui, essaie d'éviter les problèmes. Mais plusieurs des prisonniers souhaitent s'en prendre à lui et annoncer avoir tué le Green Arrow.

    SPOILER

    Oliver Queen et son équipe ont agi sans prendre en compte les lois ni les procédures. Certes, illes ont sauvé la ville et le monde à plusieurs reprises. Mais cette saison montre qu'il est important de suivre les procédures et de justifier ses actions devant le peuple. Oliver Queen et les membres de son équipe doivent, à plusieurs reprises, parler publiquement de leurs actions et des problèmes impliqués. Enfin, Oliver Queen arrête de mentir et dit tout. Il est particulièrement intéressant que l'équipe devienne une partie intégrale de la police. Malheureusement, les auteur-e-s ont rapidement oublié ce point pour recréer une dynamique plus secrète. J'aurais apprécié une critique plus intense des gens qui prennent la justice entre leurs mains sans prendre en compte les procédures.

    Cette septième saison est aussi un moyen pour la réalisation de préparer la fin de leur série. La huitième sera la dernière et se déroule sur seulement 10 épisodes. Depuis l'arrivée d'Arrow, plusieurs autres séries sont entrées dans le même univers mais c'est Arrow qui l'a rendu possible. Il y a donc un effort de marquer la fin et la continuité. La réalisation marque la continuité à l'aide d'Emiko, la sœur d'Oliver. Leur père ayant trompé la mère d'Oliver avec une autre femme. Emiko est aussi furieuse que le fut Oliver au début et on apprend, au fil de la saison, qu'elle est responsable de plusieurs des problèmes que connu Oliver durant sa vie, en premier lieu de la mort de son père. Mais aussi continuité par le passage du rôle de protection à d'autres personnages, passage que l'on retrouve dans les flash forwards mais en direction des enfants d'Oliver et de Felicity.

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    *** Des idées intéressantes mais que la réalisation ne développe pas à leur terme, dommage.
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  • Vikings saison 5

    CW : Torture, viol, cannibalisme

    Ragnar Lothbrok est mort. Son rêve n'a pas été concrétisé. Mais il laisse plusieurs enfants prêts à le venger. Unis, ils réunissent une gigantesque armée qui se lance contre les royaumes de l'Angleterre. Les rois tombent après leurs royaumes. Mais qui contrôle cette armée ? Et que faire après les victoires ? Les enfants de Ragnar commencent à se séparer. Bjorn ne veut qu'explorer. Ivar veut combattre. Ubbe souhaite concrétiser le rêve de son père. Hvitserk recherche son destin. Alors que les divergences entre les enfants de Ragnar pourraient conduire à la guerre civile les royaumes du nord et de l'Angleterre changent. Et Floki rêve d'un lieu sans combats.

    SPOILERS

    Vikings est une série que j'ai apprécié au début. Mais il me semble qu'elle a changé dès la seconde partie de la saison 4 et la mort de Ragnar. Au lieu du rêve d'un homme on suivait maintenant plusieurs personnages qui ont leurs propres rêves. Cela empêche de créer une intrigue cohérente. Cette saison 5 me semble suivre ce même processus. Les personnages se divisent, se rencontrent à nouveau, se trahissent mutuellement puis recréent leur amitié parfois au sein du même épisode. On a à la fois l'impression d'une grande densité et d'un grand vide. Car ces trahisons multiples me semblent cacher un manque de plan de la part de la réalisation. Je me demande si le souhait de créer 20 épisodes ne fait pas partie du problème. Une saison plus courte aurait sûrement permis une intrigue mieux construite avec moins de scènes qui semblent uniquement remplir le temps.

    La série continue aussi à s'éloigner résolument de la réalité historique pour s'amuser avec les mythes autours des Vikings. Alors qu'on aurait pu espérer un mieux, il semble que jamais la réalisation ne va tenter de créer une véritable reconstitution historique de la société Viking. Pire encore, un grand nombre de scènes me semblent être présentes non pas pour créer un propos mais uniquement pour choquer et donc créer des vues. C'est un problème qui me semble s'être généralisé dans l'industrie, mais je laisserais des personnes qui s'y connaissent mieux en parler.

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    *** Une série qui perd, peu à peu, de sa qualité au profit de la facilité.
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  • The good place saison 3

    The good place est l'une de mes séries actuelles préférées qui, (mal)heureusement s'est terminée après une quatrième saison. Je n'ai pas encore atteint celle-ci mais je viens de terminer la saison 3. Nous retrouvons nos personnages préférés après le changement majeur dans leur histoire accepté par la Juge et mis en place par Michael. Depuis, Michael et Janet suivent les résultats de leurs protégé-e-s durant leur nouvelle vie. Mais alors que tout débute plutôt bien Michael se rend compte que rapidement les choses ne sont plus aussi positives que souhaitées. Et si ce qui manquait était la relation entre ces quatre humain-e-s pour leur permettre de devenir meilleurs ?

    SPOILERS

    Durant deux saisons nous avons observé ces quatre personnages créer des relations particulières. Dès le début de la saison, illes ont tout oublié et cela a un impact. Janet est toujours amoureuse de Jason mais doit accepter de l'observer se rapprocher de Tahani, même si cette relation n'est pas sérieuse. Chidi et Eleanor ne sont plus amoureux l'un de l'autre mais se retrouvent encore comme cela a toujours été le cas. Ce n'est que petit à petit que les relations sont recréées mais surtout que les personnages acceptent de sacrifier certaines relations pour le bien d'autres personnes.

    Mais le propos de cette saison concerne surtout la manière de devenir meilleur et d'aider d'autres personnes à changer. Est-il simplement possible de prendre des décisions qui n'ont aucune réactions négatives ? Tous les personnages ont essayé de s'améliorer mais ont échoué. Lorsque le groupe apprend la vérité, illes essaient d'aider les autres, se sacrifiant. La saison montre rapidement qu'il est difficile de juger des actions des personnes et qu'il pourrait même être impossible de trouver un moyen rationnel de le faire. Ainsi, on rencontre enfin l'homme qui a compris le fonctionnement de l'univers, mais dont la vie est un sacrifice constant afin d'éviter l'enfer. On nous montre enfin, même si cela me semblait clair, que les notations ne sont pas capables de réellement juger des activités humaines. Car les chiffres ne permettent pas de juger de toute la complexité des actions humaines, intentionnels comme non-intentionnels. Bref, encore une fois la série nous prouve à quel point elle est bien écrite en s'attaquant à des sujets philosophiques complexes et en réussissant non seulement à les résumer mais aussi à les rendre drôle.

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    ***** Il ne reste plus qu'une saison de cette merveilleuse série que je conseille chaleureusement.

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  • Supergirl saison 4

    La vie n'a jamais été aussi belle pour Supergirl. En l'absence de son cousin, Superman, elle a pris le manteau de protectrice de la Terre. Le monde entier l'apprécie et la remercie de ses actions. Il semble que jamais les monde ne fut plus prêt à accepter toutes les différences et d'entrer dans un âge de tolérance. Mais J'onn J'onzz doute. Alors que les autorités semblent aveugles, il observe des actes de violence visant précisément les personnes que l'on sait être des aliens. Un backlash semble être imminent. Petit à petit, un groupe commence à se constituer afin d'expulser les aliens. Mais qui est capable d'organiser un tel groupe en si peu de temps ?

    SPOILERS

    Dès la première saison, et surtout lors de la saison 2, Supergirl est une série inscrite dans les événements contemporains. Celle-ci se plaçait résolument en faveurs des droits des minorités, en particulier immigrantes, en s'attaquent à la haine et à la peur. Cette saison 4 est encore plus inscrite dans cette histoire puisqu'elle met en scène des groupes suprémacistes humains armés et organisés sous forme de milice qui s'attaque à de simples personnes. Ces groupes sont, petit à petit, considérés comme légitime par un pouvoir présidentiel qui joue de la peur et de la haine afin d'augmenter son pouvoir. La série essaie aussi d'expliquer comment on peut se mettre à haïr la différence. Lors d'un épisode, elle montre tout ce qu'a perdu l'un des antagonistes. Il perd son héritage, sa maison et son travail. Bien entendu, une partie de ses échecs est dû à ses propres actions mais une grande partie est dû au système financier. Au vu du ton de la série, que l'antagoniste soit un homme blanc hétéro et marié n'est sûrement pas un hasard.

    De plus, la série se place résolument en faveurs de la presse. Bien que Kara réussisse plusieurs combats en tant que Supergirl la victoire n'est possible que par ses talents de journalistes. Plusieurs événements clés de la saison dépendent de moments de journalisme et un grand nombre de personnages défendent la nécessité de journaux indépendants et capables d'investigation afin de contrer un pouvoir gouvernemental trop important ou de contrer des groupes basés sur la propagation de la haine. Malheureusement, la série fait l'erreur de considérer le journalisme comme une simple présentation des différentes manières de lire la réalité. Cette idée qu'il suffit de présenter les deux termes d'une histoire afin de faire du bon journalisme oublie la nécessité d'enquêter afin de trouver la vérité et de l'imposer aux personnes qui usent du mensonge.

    Enfin, la série défend une diversité face aux personnes qui souhaitent le règne de ce qu'illes nomment la "normalité". Nous avions déjà Alex, lesbienne qui tente de devenir une mère célibataire, et plusieurs aliens qui prennent une place importante dans la série. Mais cette saison introduit Nia Nal, une femme transgenre incarnée par Nicole Maines. Nia Nal est souvent au centre de développement idéologique par la défense non seulement d'actions immédiates contre les actes de haines, même déguisés en tant que blagues, mais aussi par sa défense de la nécessité de l'union face aux actes de haines. Elle n'hésite pas à s'attaquer aux autorités si celles-ci deviennent dangereuses pour les personnes qu'elle souhaite défendre.

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    **** Une série imparfaite, certes, mais qui semble prendre au sérieux son propos.

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  • The 100 saison 6

    Nous avions quitté les personnages de The 100 alors que la Terre vivait une dernière guerre. Le dernier lieu vivable de la planète fut détruit et la seule solution fut d'entrer en hibernation en attendant que la Terre puisse se réparer. Malheureusement, cela n'est jamais arrivé. Monty et Harper ont décidé de suivre une mission terrienne datant d'avant la première apocalypse. Cette mission devait trouver une planète vivable et l'utiliser comme moyen de ramener des ressources sur Terre. Mais jamais personne n'est revenu ni n'a contacté la Terre. C'est donc un pari qui pourrait voir la fin de l'humanité dans les étoiles. Heureusement, la planète dites alpha est vivable. Mais elle est bien plus étrange et dangereuse que prévu.

    SPOILERS

    Ces 13 nouveaux épisodes permettent aux personnages de The 100 de se confronter à une nouvelle civilisation humaine, pacifique. Rapidement, on comprend que cette civilisation n'est pas ce qu'elle parait puisqu'une partie de ses membres sont adorés comme des divinités. Durant la série, on comprendre que ces personnes utilisent la technologie et la religion afin de ressusciter régulièrement, mais les hôtes meurent lors du procédé. Ce processus a débuté après les premiers jours lorsque, drogué, un homme tua tout le monde. La question s'est posée, pour lui, de savoir ce qu'il ferait pour retrouver les personnes qu'il aime. Depuis, lui et quelques familles sont immortels. Cette question éthique touche directement les personnages de The 100. Plusieurs sont en dangers ou risquent de le devenir. Les faire revenir est donc une tentation importante. La série pose donc la question du prix d'une vie aimée : serait-on d'accord de tuer pour retrouver quelqu’un ?

    La série s'intéresse aussi aux personnages les plus ambigües de la série : Clark et Octavia. Leurs actes ont eu des conséquences importantes et de nombreuses personnes sont mortes pour permettre leur survie et la survie des personnes qu'elles ont décidé de protéger. Dans ce cadre, l'injonction de Monty à ses ami-e-s de "faire mieux" est centrale. Elle pousse ces personnages à réfléchir sur leurs actes et les excuses professées pour les justifier. Clark, par exemple, doit rencontrer les victimes de ses décisions afin de se convaincre de son droit à continuer à vivre. Ainsi, alors que la série semble s'éloigner d'un contexte de lutte pour la survie immédiate elle permet aux personnages de questionner leur éthique et leurs décisions passées tout en les confrontant à des personnes qui se disent morales, mais qui prennent des décisions tout aussi questionnables au nom de leur supposée importance.

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    **** Une sixième saison un peu différente des anciennes. Les scénaristes se lancent aussi sur une nouvelle piste moins basée sur la survie. À voir ce que cela donnera dans la septième et dernière saison.

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  • Game of thrones 8

    Bon, c'est enfin arrivé, Game of Thrones se termine après 8 saisons. On ne va pas se mentir, les dernières saisons ont été moins bien écrites que les premières. Cette saison ne dure que 6 épisodes et cela doit permettre de s'occuper de toutes les intrigues mises en place auparavant. Ça ne sera pas possible. Nous reprenons l'intrigue immédiatement après la saison 7. Les deux reines se sont mises d'accord et préparent la plus grande armée que les sept royaumes aient connus afin de combattre une menace contre la vie elle-même : l'armée des morts. Mais celle-ci est plus puissante et bien plus proche que tout le monde ne le croit. Et il faudra beaucoup de préparations et de chances afin de la vaincre.

    SPOILERS

    Commençons par annoncer que cette dernière saison souffre des mêmes défauts que la septième. Tout est très rapide. Un unique épisode permet de passer de l'autre côté du monde. La production a définitivement abandonné toute idée de réalisme spatial et préfère faire se téléporter les personnages quand il y en a besoin. Comme les autres saisons, certains personnages vont mourir. Malheureusement, et on en reparlera, la série trahit une majorité de personnages et ce qui a été construit. Missandei ne peut pas dire ce qu'elle a dit à la fin ! La grande majorité des intrigues sont abandonnées et celles qui se terminent sont closes en très peu de temps. On sent que la réalisation voulait terminer la série et ne plus perdre de temps et cela impacte fortement la qualité des intrigues.

    La saison est divisée en deux moments. La première partie s'intéresse à la lutte contre les morts. La préparation du combat possède parmi les plus belles scènes de la série. Que ce soit la relation entre Sansa et Daenerys, Aria ou encore la scène durant laquelle Brienne devient enfin une chevaleresse. Ces scènes sont belles car elles permettent aux personnages de dialoguer réellement, sans besoins de créer un danger. Malheureusement, cette partie se termine par une bataille extrêmement frustrante. Frustrante car elle est mal menée (sérieusement... une charge aussi inutile ? Des soldats à l'extérieur des remparts !) mais aussi à cause de la fin de la menace, à la fois bien mise en scène et très abrupt.

    La seconde partie marque la lutte entre Daenerys et Cersei. Là aussi, la fin n'est pas à la hauteur des espérances. Je ne parle pas de la fin réelle. Expliquer qu'après une guerre, une révolution, et la mise en place d'un nouveau gouvernement les choses reprennent un cour normal me semble logique. On peut, en revanche, questionner le choix du nouveau roi et des destins de certains personnages. Ce qui m'a le plus dérangé est la fin de Daenerys. En deux épisodes, elle passe de sauveuse en tyran. Elle passe d'une personne qui protège les innocent-e-s en une personne capable de détruire une ville entière pour vaincre. Ce processus n'a pas été explicité auparavant et me semble en contradiction avec la manière dont a été écrite Daenerys dans les autres saisons. Bref, cette dernière saison n'est pas une réussite.

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    *** Quelques belles scènes, de beaux moments entre certains personnages. Mais la série avait perdu sa voie depuis quelques temps et ne réussit pas à redresser la barre pour cette dernière saison.

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    Image : IMDB

  • Legends of tomorrow

    La CW l'a fait. Après une première saison peu intéressante et deux saisons plus absurdes l'une que l'autre une quatrième saison est arrivée. Et il se pourrait qu'une cinquième ait lieu. Les Légendes ont donc réussi à vaincre Mallus mais Nora s'est enfuie avec l'aide de Ray Palmer. Depuis, le groupe continue à nettoyer l'histoire afin d'empêcher que le flux du temps ne soit à nouveau mis à mal. La fin de leur mission implique aussi la fin des financements pour les Bureau du Temps. Le gouvernement des Etats-Unis se demande pourquoi donner autant d'argent à une agence gouvernementale maintenant inutile et un groupe d'individus incapables de réussir leurs missions. Mais une nouvelle menace est annoncée par rien de moins que John Constantine : une porte s'est ouverte sur les enfers quand Mallus a été vaincu et plusieurs démons et autres créatures magiques se sont enfuies. Les Légendes doivent maintenant collaborer avec le bureau pour les gérer.

    SPOILERS

    Cette série n'est ni la mieux écrite ni la mieux jouée et encore moins la mieux mise en scène de la chaine CW. Après la saison 1, la production est partie sur l'absurde. Et plus le temps passe plus les saisons jouent sur cette absurdité et le quatrième mur. Cette saison est en plein dans ce processus. La production commence par se moquer de sa propre série, sans pour autant se moquer des personnes qui l'apprécie, pour mieux créer des situations incohérentes, mais plutôt drôles (ainsi on apprend qu'une partie de l'enfer est constitué d'un magasin Ikea, ce que je trouve parfaitement logique).

    En dehors des missions des épisodes et des situations absurdes cette saison nous offre plusieurs romances. Plusieurs personnages sont placés à différents points de leurs relations et essaient de comprendre leurs sentiments et l'impact du couple sur leur futur. On pense, bien entendu, à Ava et Sara Lance mais ce ne sont pas les seules. La création des couples est accompagnée de l'arrivée de Mona, une jeune femme qui adore les livres à l'eau de rose et qui ship tout le monde, elle incarne probablement l'audience. La production est incarnée par Mick Rory qui devient, lors de cette saison, un auteur de romance... reconnu et adulé. On retrouve aussi l'amitié, l'amour filial, bref ce qui crée des liens entre personnes qui s'apprécient. On pourrait croire que ces arcs narratifs sont inutiles mais ils sont utilisés une dernière fois lors du dernier épisode afin de permettre la victoire des Légendes.

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    **** Une série qui ne devrait pas fonctionner mais qui pourtant me fait rire.

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  • Good Omens

    Certes, je regarde la série bien après tout le monde. Cependant, lorsque j'ai su que le roman écrit par Gaiman et Pratchett allait être adapté en mini-série je savais que je ne pouvais pas faire autrement que la regarder. Good Omens commence comme toute bonne histoire par le début, pour arriver rapidement à la fin de tout. En effet, la fin des temps est proche. L'antéchrist est né et il va être placé auprès d'un humain afin de pouvoir faire le plus de dégâts possibles. Alors que le Paradis et les Enfers se préparent à la guerre qui marque la fin de tout, et la réponse à qui a raison, un ange et un démon se rendent compte que l'antéchrist est perdu et se mettent à sa recherche.

    SPOILERS

    Je vais le dire immédiatement, cette série est une très bonne adaptation. On sent que les personnes qui ont travaillé sur celle-ci souhaitent faire du bon travail et donc rendre hommage à Pratchett. Dès le générique on se rend compte de la qualité de la production. Une bonne partie du matériel du roman est gardé en l'état mais, comme toute bonne adaptation, ce qui était inutile ou redondant a été laissé de côté voire remplacé par de nouvelles scènes. Ainsi, ce qui rend le roman bon est gardé en l'état mais la série réussit à magnifier ces aspects. Ce fut donc un véritable plaisir de la regarder, plaisir qui sera sûrement renouvelé à plusieurs reprises.

    Ce que j'ai apprécié, et qui a créé une certaine discussion sur l'internet, est la relation entre Crowley et Aziraphale. Les deux sont montrés comme proche dès le début et une grande partie de l'un des épisodes présente leur histoire commune lors de plusieurs événements historiques. A la base les deux doivent lutter en secret l'un contre l'autre. Le démon créant le chaos et l'ange faisant en sorte de restaurer la paix. Rapidement ils comprennent le désintérêt de ce travail et commencent à faire connaissance alors que les humain-e-s agissent sans aides. Tout est fait pour créer l'impression que les deux personnages sont très proches, probablement en couple. Certains dialogues vont, en tout cas, dans cette direction. Les choix des personnages le font croire aussi. Il est dommage que cet aspect ne soit pas affirmé mais leur relation est ce qui l'un des aspects les plus sympathiques de la série.

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    ***** Une série que j'attendais de pied ferme, et que j'ai énormément apprécié.

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  • freedom Fighters: The Ray

    Il y a quelques années a eu lieu un Crossover entre des séries de la CW nommés Crisis on earth X. On découvrait une terre contrôlée par les nazis sur laquelle les héro·ïne·s étaient divisés en deux groupes : une partie tentait de résister tandis que l'autre soutenait le régime nazi. Lors de ce crossover on découvrait aussi The Ray. Ce film d'animation existe dans le même univers. Il commence sur la Terre X alors que les résistant·e·s tentent de survivre à l'invasion. Lors de la bataille, The Ray est blessé. Il fuit sur une autre terre afin de protéger la base de la résistance mais il meurt immédiatement. Son pouvoir est transféré à une jeune travailleur social homosexuel : Ray Terrill.

    SPOILERS

    Ce film d'animation prend place dans un monde que l'on connait bien. Outre le fait d'être le lieu de plusieurs séries il se déroule dans un contexte particulier. Ray Terrill tente d'aider des personnes en situation de précarité mais son département n'a pas le budget nécessaire. Pire, le monde politique ne s'intéresse pas à ce travail. En effet, comme le dit le maire, les personnes qu'aident ce département ne sont pas des gens qui votent pour lui. Ce sont des personnes majoritairement d'origines étrangères et le maire préfère attirer des personnes qui votent pour lui car illes lui ressemblent : des personnes blanches de la classe moyenne. On a donc clairement un message politique, même s'il est simplifié par le film. Dans ce contexte, le but de Ray Terrill est d'aider les personnes qui ont en besoin. Ce qui est poussé assez loin lorsqu'il menace le maire en portant son costume, un acte peu démocratique qui n'est que peu thématisé par les scénaristes.

    Outre les problèmes de sociétés le film s'intéresse à la raison qui pousse certaines personnes à aider leur prochain, ici en portant un costume. Ray Terrill est présenté comme le frère d'un soldat mort en Irak. Pour Ray, ce frère est mort afin d'aider un peuple à se soulever contre un tyran, ce qui est un peu simpliste mais fonctionne au sein du film. Selon le message du film, les personnes qui veulent aider leurs prochains le font parce qu'elles ressentent le besoin d'agir pour restaurer un équilibre. Besoin qui est décrit comme une forme de responsabilité envers les autres. Ce qui explique pour quelle raison Ray se trouve sur terre X plus tard : car celle-ci a bien plus besoin de lui que les autres personnes.

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    *** Un petit sympathique mais qui n'est pas de grande qualité. À regarder si vous aimez cet univers.

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    Image : IMDB

  • Flash saison 5

    L'équipe Flash a réussi, Devoe est vaincu et son satellite a été détruit. Des débris ont touché des personnes innocentes mais au moins les dégâts ne sont pas trop nombreux. Malgré leur joie, l'équipe se demande comment le satellite a pu être détruit aussi facilement. La réponse est donnée lorsqu'une jeune femme entre dans la maison des West et annonce être la fille d'Iris West et de Barry Allen : Nora. Elle annonce aussi immédiatement avoir fait une erreur qui pourrait avoir des conséquences catastrophiques. Nora a besoin de l'aide du Flash pour rentrer chez elle et réparer ce qu'elle a causé. Mais alors que l'équipe tente de l'aider un tueur en série apparait en ville. Celui-ci n'a qu'une cible : les méta-humain·e·s.

    SPOILERS

    Depuis le début de la série la famille a une place importante dans Flash. Ce dernier e bat pour aider les gens mais aussi, et surtout, pour protéger les personnes qu'il considère être de sa famille. Nora Allen est apparue à plusieurs reprises lors de la saison 4 et il semblait logique de penser qu'elle était la fille de Barry et Iris. Lors de cette saison elle est bien plus présente et son lien avec ses parents est au centre de plusieurs intrigues. Ainsi, elle est proche de Barry car elle ne l'a pas connu. Sa relation avec Iris est plus difficile mais se reconstruit petit à petit. D'une certaine manière, les événements de la saison sont secondaires face au lien familial de ces trois personnages. Ce qui rend la fin de la saison plutôt triste.

    Mais cette saison se déroule aussi un an avant le cross-over Crisis in infinite earth. Une crise annoncée lors de cette saison dans le cross-over Elseworld mais aussi dès le début de la série Flash. Je ne sais pas exactement de quelle manière la série va être impactée par la Crise mais elle est censée mettre en scène la mort de plusieurs personnages, dont le Flash. Ainsi, cette saison commence à préparer la fin du Flash en parlant de son héritage. Nora, provenant du futur, sait exactement ce qui reste des travaux du Flash. Celui-ci est vu comme un symbole d'espoir capable de vaincre non pas uniquement par la violence mais aussi par la raison et les paroles. Un homme capable de pardonner grâce à la foi qu'il possède envers l'humanité. Nora, bien entendu, doit apprendre quelle est sa place au sein de cet héritage, et accepter que son père ne soit pas devenu le Flash en un jour.

    *

    **

    *** Sans être une catastrophe, tout en restant une série de la CW, j'ai l'impression que cette saison a bien plus d'incohérences et de non-dits que les précédentes. Est-ce moi ou les scénaristes sont un peu fainéant·e·s ?

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    Image : IMDB

  • Westworld saison 2

    Lors du dernier épisode de la saison 1 le créateur de Westworld, Ford, était tué par Dolores, une hôtesse. Alors que les invité-e-s se remettaient de leur surprise on pouvait voir, dans la forêt, les hôtes s'avancer vers les invité-e-s tandis que William se mettait à sourire. Cette seconde saison reprend immédiatement après la fin de la saison 1. Le soulèvement des hôtes a débuté par le massacre des invité-e-s qui ne sont plus considérés comme des personnes qu'il ne faut pas tuer. Les secours tardent à arriver car Delos, la compagnie derrière Westworld, souhaite quelque chose de précis avant de risquer son argent dans une opération de sauvetage. Car Westworld n'est pas ce qu'il semble être. Il y a un but différent du simple jeu derrière cet énorme endroit.

    SPOILER

    La première saison posait la question de la conscience. À partir de quel moment passe-t-on de simples automates à un individu capable de se penser, de construire sa place au sein du monde. Cette question n'était pas posée à l'aide des humain-e-s mais des hôtes qui, durant la saison, luttent pour accéder à cette conscience et se réveiller. Cependant, avoir conscience de son existence n'implique pas être libre de faire des choix. Ce qui permet à cette seconde saison de poser la question de la liberté et, plus précisément, le libre arbitre.

    Pour mettre en avant ce thème il me semble que la série joue sur deux points. Premièrement, à travers un scénariste, se pose la question de la réalité des sentiments et souvenirs des hôtes. Ces souvenirs ont été écris pour eux afin de suivre une histoire précise. Que se passe-t-il quand cette histoire continue sur sa lancée sans obstacle ni véritable fin ? Plus important, nos souvenirs ne sont-ils pas tous des histoires que l'on se raconte. Même si ceux-ci sont faux, leur existence et leurs effets ne sont-ils pas suffisants pour devenir réels ? Un second point concerne les humain-e-s. En effet, si les humain-e-s nient la conscience aux hôtes c'est à cause de leur nature artificielle, construite. Mais les humain-e-s sont-illes pour autant complètement libres ? Ne sommes-nous pas dépendant de nos souvenirs, construits et reconstruits au fil du temps, et de moments précis de nos histoires qui marquent notre identité ?

    Parler du libre arbitre et son existence dans une série est difficile. Une série se doit d'être dynamique. Au contraire d'une réflexion sur la conscience, dont je pense qu'elle peut être facilement mise en scène, une réflexion sur le libre arbitre me semple plus compliquée. Comment mettre en scène la capacité de choisir ? Je me demande donc si cette seconde saison ne m'a pas semblé plus vide que la première tout simplement parce que le thème que j'ai l'impression d'y voir est difficile à traiter sur un écran. Ce qui m'a donné l'impression de suivre des événements un peu mécaniques camouflés par une chronologie voulue confuse.

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    *** Je ne sais pas vraiment quoi penser de cette seconde saison. Une réussite ou un camouflage ?

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    Image : IMDB

    Site officiel

  • The legend of Korra: Turf Wars par Bryan Konietzko, Michael Dante DiMartino, Irene Koh et Vivian Ng

    Titre :  The legend of Korra : Turf Wars
    Auteur-e-s : Bryan Konietzko, Michael Dante DiMartino, Irene Koh et Vivian Ng
    Éditeur : Dark Horse 13 mars 2019
    Pages : 240

    Cette édition librairie contient Turf Wars parties 1-3. Après de nombreuses recommandations j'ai décidé d'entrer à nouveau dans l'univers de Korra. Pour rappel, Korra est la nouvel Avatar, après Aang dont on suit les événements dans Avatar The last airbender. Ce statut fait de Korra un guide spirituel chargé de garder l'équilibre dans le monde. Lors des événements de la série, le monde a passé le cap de la révolution industrielle et l'équilibre est menacé par de nouvelles idées et personnes, la dernière étant Kuvira. Après un combat difficile qui a ouvert un nouveau passage entre le monde des humain-e-s et celui des esprits Korra et Asami décident de prendre un congé bien mérité. Mais lors de leur retour elles se rendent compte que les problèmes sont nombreux à Republic City.

    SPOILERS

    Comme toujours, dans cet univers, il existe à la fois une menace personnelle envers Korra et une menace plus politique. Ainsi, la menace personnelle est le nouveau chef d'une des triades de Republic City. Après un combat autours du portail ce chef est attaqué par un esprit ce qui modifie le corps de celui-ci. La question de cette bataille concerne le statut du portail. Est-ce un lieu sacré qui doit être préservé et protégé en harmonie avec les esprits ou faut-il en faire un lien d'entrée dans le monde des esprits pour les touristes dans un but marchand ? Autours de cette question se greffe les idées politiques de Raiko. Ce dernier n'a jamais eu beaucoup de chance dans la série. Il est presque uniquement une personne qui refuse de suivre Korra. Dans ce livre, il essaie de se faire réélire après avoir capitulé face à Kuvira. Pour Raiko, seules les décisions qui peuvent permettre une réélection sont dignes d'être examinées. Le reste n'est qu'accessoire. Bien entendu, cette manière de penser conduit la ville à une nouvelle crise...

    Cette suite sous forme de comics est aussi attendue à cause de la fin de la série. Lors de celle-ci Korra et Asami se rendait dans le monde des esprits en se tenant les mains, devenant un couple officiel. Dans ce comics, on les retrouve immédiatement après ce moment, en train d'apprendre à vivre en couple. Très rapidement, Korra décide d'en parler à ses parents. Cet événement, qui n'a pas lieu comme espéré, permet aux auteur-e-s d'expliquer de quelle manière est pensé l'homosexualité dans cet univers. J'étais d'ailleurs surpris, en bien, que le récit soit porté par Kya, fille de Aang (qui permet de savoir que l'avatar Kyoshi était bisexuelle). Il me semble que ce couple ne soit pas montré comme parfait. Leur relation est en construction et tout le monde ne sera pas forcément heureux de celle-ci.

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    ***** J'apprécie beaucoup l'univers d'Avatar et de Korra. J'ai beaucoup aimé y entrer à nouveau et je pense que je lirais la suite.

    Image : Amazon

    Éditeur

  • The good place 2

    Eleanor a compris ! Ce qui lui a été vendu comme le paradis, après sa mort, n'est pas le paradis. C'est un concept forgé par Michael. Son but est de créer un moyen pour que des humain-e-s, choisis spécifiquement, se torturent mutuellement pendant plusieurs milliers d'années. Mais Michael a échoué, non seulement Eleanor a compris ce qui se déroule mais le petit groupe d'humain-e-s choisis pour cette expérimentation a réussi à travailler ensemble afin de se rendre meilleurs. Ceci n'est pas censé être possible et les autorités des enfers ne sont pas heureuses. Il est donc décidé de relancer l'expérimentation en effaçant les souvenirs des 4 humain-e-s impliqué-e-s. Mais cela suffira-t-il à les empêcher de comprendre et de s'entre-aider ?

    SPOILERS

    Depuis le début, la série se pose sur des questions philosophiques. L'une des questions principales est comment devenir une meilleure personne. Dans le monde de The Good Place les bonnes actions donnent des points positifs et les mauvaises actions des points négatifs. Il est donc logique de souhaiter faire de bonnes actions et entre dans un paradis. Cependant, il faut se demander comment le faire. Les actions ont des conséquences, parfois inattendues. La série montre très bien cette complexité des processus de décisions. Un acte pensé bénéfique peut impliquer du négatif tandis qu'un acte négatif peut être commis dans un but positif. Ainsi, il est clair dès le début que le système montré dans la série ne peut pas fonctionner car on ne peut pas quantifier facilement des processus de décisions complexes.

    Bien entendu, la seconde décision concerne la raison des bonnes actions. Dans le cadre de la série, une bonne action réalisée afin de recevoir quelque chose en retour est immédiatement annulée. En effet, agir simplement en vue d'une récompense n'est pas une action positive mais une action à but égoïste. Cette saison répond à la question lors du tout dernier épisode. Celui-ci nous montre Eleanor essayer d'être meilleure sur Terre. Mais ce qu'elle reçoit n'est pas positif. Elle perd des ami-e-s, son travail, son appartement et elle est attaquée en justice. On peut sérieusement se demander si être une personne qui agit positivement est utile si cela implique non seulement une absence de récompense mais une punition. La série répond grâce à un autre personnage, Chibbi, et sans donner celle-ci je la trouve plutôt intéressante. En conclusion, une seconde saison tout aussi bien écrite que la première. La réalisation n'hésite pas à poser des questions difficiles sans donner de réponses précises, nous laissant réfléchir.

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    ***** Impossible de trouver des points négatifs.

    Image : Site officiel

  • The Expanse 2

    L'équipage du Rocinante a assisté, horrifié, à l'attaque contre la colonie d'Éros. Illes comprennent enfin quels sont les enjeux liés à la protomolécule. Une colonie entière, tout une population, détruite simplement pour comprendre le fonctionnement d'une forme de vie qui pourrait ne pas provenir du système solaire. Que ce soit son capitaine, Holden, ou les autres membres de l'équipage, tout le monde est d’accord : les responsables doivent être châtiés. Vu que Éros est un astéroïde, l'OPA souhaite aussi trouver les responsables et les empêcher définitivement de nuire. Cependant, il faut aussi prendre en compte Mars et la Terre. Les relations entre les deux planètes sont de plus en plus tendues et il se pourrait bien que l'humanité assiste aux débuts de sa première guerre interplanétaire. Que fera l'OPA dans ce contexte ? Personne ne le sait vraiment...

    SPOILERS

    La découverte de The Expanse fut une révélation pour moi. Je ne crois pas avoir vu une série de SF prise aussi au sérieux depuis Battlestar Galactica. The Expanse, adapté d'un roman, met en place un monde politique compliqué en nous donnant seulement quelques bribes d'informations. La série comprend aussi l'importance des détails pour la création d'un monde. On peut ne pas les voir mais leur existence permet d'accepter que cet univers fonctionne selon des règles logiques et compréhensibles.

    Tout comme la saison 1, la saison 2 réorganise le système politique en prenant en compte les tensions de la guerre et l'arrivée d'une nouvelle technologie potentiellement illimitée. La série n'hésite pas à montrer que la guerre ne dépend pas uniquement de complots ou de la volonté des dirigeant-e-s. Elle peut aussi éclater simplement par une incompréhension mutuelle ou une envie de contrôler de prêt ce que l'adversaire est en train de faire. Ainsi, les quelques batailles de la série, spectaculaires et dévastatrices, ont rarement lieu auprès de Mars ou de la Terre. Seule la destruction de l'une des lunes de Mars pourrait être considérée différemment. Mieux encore, la série fait la différence entre éthique, droit et realpolitik. On nous apprend que plusieurs accords existent pour réglementer les guerres. Mais cela n'empêche pas de les briser. La protomolécule est utilisée et testée contre des personnes pauvres, isolées, qui meurent. Malgré ces expériences sur des humain-e-s tous gouvernements veulent cette molécule et acceptent les tests, parfois au prix de leurs propres citoyen-ne-s. Bref, la série nous explique que l'éthique existe mais que la realpolitik pend rapidement devenir plus importante et rendre les relations entre états et personnes plus difficiles et dangereuses.

    Pour rendre la série intéressante il faut aussi s'intéresser aux personnages. The Expanse a de nombreux personnages intéressants et cette nouvelle saison ajout une martienne patriote et va-t-en-guerre. Son existence permet de mettre en question certains actes du gouvernement martien. Mais ce qui me semble le plus intéressant est l'équipage du Rocinante, constitué de personnes provenant de différents lieux. Amos et Alex sont surtout présent comme suiveurs. Naomi est la boussole morale du groupe. Holden, en revanche, est quelqu'un qui essaie toujours de choisir la meilleure voie, pour être quelqu'un de bien. Cette saison le montre devant des décisions de plus en plus compliquées. Afin de suivre son but, détruire toutes traces de la protomolécule, il doit accepter de commettre des actes de guerre et de piratage qui placent le bien de l'humanité avant le bien des individus. Cela n'est pas spécifiquement immoral mais peut impliquer de faire du mal ou de refuser d'aider des personnes. La question de savoir quelle est la limite se pose donc de plus en plus pour ce personnage et ses actions. D'une certaine manière, Holden incarne la capacité pour une personne morale de perdre sa capacité à différencier le bien du mal à partir du moment où les problèmes des individus sont oubliés face aux problèmes de l'humanité. Ce qui permet de (se) justifier des actes que l'on refuserait d'accomplir dans d'autres contextes.

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    ***** Une saison 2 à la hauteur de la saison 1. La série est lente, certes, mais elle fait surtout attention aux détails et à la logique interne.

    Image : Site officiel

  • The 100 saison 5

    TW : Cannibalisme

    Lors de la saison 4 le monde est mort une second fois. Alors que les centrales nucléaires du monde entier augmentent régulièrement le taux de radiation ambiant, une vague de mort s'abat sur le monde et menace d'atteindre les quelques poches de survies humaines. Durant les derniers jours, l'humanité s'est battue afin de ne pas mourir et 3 groupes se sont séparés : un petit groupe a réussi à atteindre l'espace afin d'attendre que la Terre soit habitable à nouveau, Clarke vit sur le sol seule et 1500 personnes ont atteint un bunker afin d'y survivre pendant de longues années sans pouvoir sortir. Mais personne ne savait qu'un transport de prisonnier se rend lentement en direction de la Terre. L'équipage ne sait rien des événements qui ont mené à la fin du monde et illes ne savent pas comment fonctionne la société. Il n'en faut pas beaucoup plus pour créer une nouvelle guerre centrée sur l'unique point vert de la Terre. Le contrôler implique la survie. Le perdre équivaut à la mort.

    SPOILERS

    Pendant plusieurs saisons le but de la série est de montrer un groupe de personnes globalement positives trouver le moyen de survivre dans un environnement dangereux. Que ce soit sur Terre ou dans l'espace seule la survie compte et permet de justifier des actes difficiles. Cependant, en particulier lors de la saison 2, il est clair que les personnes que l'on observe ne sont pas des monstres mais que leurs actions sont dictées par la nécessité. Dès la saison 3, la série pose la question de la légitimité de la survive de manière bien plus intense vu que l'un des personnages commet un génocide puis use des même tactiques que ceux qu'elle combat dans la saison 2. Cette saison 5 continue sur cette lancée. On se demande s'il existe réellement une personne qui mérite son humanité vue que tout le monde a accompli des actes très discutables qui peuvent potentiellement mettre en danger la survive de l'humanité.

    Ce qui me mène à ce qui se déroule à la fin de cette saison. Toutes les saisons précédentes, malgré les problèmes, permettent d'imaginer un avenir meilleur qui, au minimum, permet une survie. Dans tous les cas cet avenir est détruit par des problèmes humains et la guerre. Mais ce point ne met pas l'humanité en danger. Dans cette saison, les scénaristes décident de créer une guerre de fin du monde. Personne ne peut en revenir indemne et les actes peuvent empêcher la survive de l'humanité. Malgré les luttes de tout le monde, la Terre ne se remet pas des actes de l'humanité et seule la fuite permet la survie. Ce qui mènera à la prochaine saison que j'espère intéressante.

    *
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    *** Une saison un peu artificielle, un nouvel ennemi tombe littéralement du ciel, qui rend la plupart des personnages peu sympathiques. Ça se regarde si on aime la série mais je me demande quand elle se terminera.
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    Image : IMDB

    the 100,cw

  • Black Lightning saison 1

    CW : Racisme d'état, violences policières, expérimentations humaines à caractère raciste

    Jefferson Pierce est une personnalité importante de la ville de Freeland. Non seulement il fait partie des leaders de sa communauté. Mais il est aussi le proviseur d'un établissement scolaire important. En tant que proviseur, il a réussi à protéger ses élèves, les guide mais aussi à éviter que son établissement ne soit transformé en prison pour des raisons dites de sécurité. Cependant, le contexte global reste difficile. Alors que la police use régulièrement de son pouvoir pour s'attaquer à de jeunes hommes racisés la ville est gangrenée par un gang ainsi que la drogue. Tout change lorsque les filles de Jefferson, Jennifer et Anissa, sont kidnappées après avoir refusé les avances d'un garçon. Jefferson décide de renouer avec son passé : le héros nommé Black Lightning. Bien que son retour soit salué par la communauté, il implique aussi des dangers pour sa famille.

    SPOILER

    Bien que la saison 1 ne fasse que 13 épisodes, ce qui implique un final un peu rapide pour cette saison, la production a touché à de nombreux sujets durant les épisodes. Ce qui frappe est l'importance de la communauté. Jefferson Pierce est noir, il est proviseur d'un établissement qui semble contenir un grand nombre de personnes racisées aussi bien au sein des étudiant-e-s que des employé-e-s et il est l'une des personnes importantes de la communauté. Dès le premier épisode, l'une de ses filles est au commissariat après une manifestation contre les violences policières tandis que, sur le retour, sa famille est menacée d'une arme à feux car il est soupçonné d'être un voleur. Régulièrement, la série met en avant les idées de la communauté à l'aide de journalistes. Mais elle met aussi en avant les problèmes rencontrés : violences et drogues en particulier. Bien que la série ne construise pas un propos très critique, l'incarcération massive de jeunes hommes racisés est mentionnée comme un problème tandis que le double standard qui conduit à parler de Black Lightning comme d'un justicier et les blancs des super-héros est au centre du fonctionnement de la série.

    Les relations entre les citoyen-ne-s racisé-e-s et l'état sont donc importantes dans cette série. Bien que celle-ci déroule une intrigue concernant une agence fédérale et ses expérimentations illégales cela n'implique pas que la production ne se base pas sur la réalité. Ainsi, au cours de la série, on apprend que la première expérimentation débute alors que les populations noires se révoltent. Le but est de créer une drogue qui permette de contrôler les populations. Ici, la police est une alliée du pouvoir puisque les agences fédérales usent de tous les moyens pour attaquer les personnes ayant un peu de capacité de défense. Que ce soit par la force ou le mensonge on observe la police user de stratagèmes contre des jeunes et des personnalités.

    De plus, cette série ajoute l'importance de la famille. Jefferson Pierce, contrairement aux autres séries, recommencent une carrière qu'il a abandonné afin de protéger sa famille. Cependant, son envie d'aider est connue aussi par son ex-femme, médecin, et sa fille ainée qui non seulement donne cours, étudie la médecine, milite mais devient une héroïne à part entière. L'intrigue concernant sa seconde fille n'est pas encore particulièrement développée en ce qui concerne ce point. Mais il est clair, dès la fin de la saison, que la série ne parle pas d'un homme mais bien d'une famille qui agit pour se protéger et protéger leur communauté.

    *
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    ***
    **** Courte mais plutôt bien construite. Les personnages sont convaincants et l'intrigue intéressante. Je me réjouis de voir la suite
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    Image : IMDB

    black lightning,dc,cw

  • Flash 4

    À la suite de son combat contre Savitar Flash a accepté son enfermement au sein de la Speed Force. Son départ a créé un vide à Central City mais les membres de son équipe sont capables de s'occuper des menaces que la ville subit depuis plusieurs années. Cependant, un nouveau vilain oblige l'équipe à trouver un moyen de faire revenir Flash en ville. En effet, celui-ci refuse de se rendre tant que le vrai Flash ne sera pas revenu. Bien que tout le monde soit heureux de retrouver Barry Allen, son retour fait partie d'un plan long de plusieurs années afin de permettre à une personne bien précise de prendre le contrôle du monde. Cette fois ce n'est pas simplement un flash maléfique qui veut assassiner tout ce qui bouge. Non, cette fois l'équipe se confronte à un génie d'un niveau jamais vu dont le but, selon lui, est positif. Mais il s'attaquera à toutes personnes qui se placent sur son chemin.

    SPOILERS

    Pour la première fois depuis la création de la série le vilain de la saison n'est pas un flash maléfique qui souhaite s'attaquer personnellement à Barry Allen. Cette fois, le vilain est une personne réfléchie qui n'agit que selon les besoins de son plan. Malheureusement, bien que j'aie apprécié cette saison, je n'ai pas été convaincu par l'intrigue générale. On nous présente un personnage qui est censé avoir tout calculé depuis des années. Chacun des épisodes, ou presque, s'inscrit dans ce plan. En dehors des cours 4 épisodes qui placent Barry Allen en prison, dans la cellule de son père, j'ai du mal à croire en ce grand plan. Les scénaristes donnent plutôt l'impression d'écrire un épisode puis de tenter de l'inscrire dans le cadre général avec une dernière scène autours du vilain de cette saison.

    Pire encore, selon moi, le thème général n'est pas vraiment développé. Le Thinker, comme ce vilain est nommé, tente de détruire toute technologie. Il considère que celle-ci est mauvaise pour l'humanité. Vu que la série Flash s'attaque aux conséquences d'une explosion due à une recherche scientifique il y avait, ici, une bonne base pour créer un débat politique interne à la série. On aurait pu faire du Thinker un professeur à la tête d'un mouvement anti-technologique. Au vu des problèmes rencontrés par la ville il aurait été simple de créer une attention médiatique et populaire avec des articles, des manifestations et des débats politiques. Dans ce cadre, l'apparition des métas-humains ne serait pas une question de criminalité individuelle mais une question de dérive technologique. Petit à petit, il aurait été possible de faire dérailler le Thinker dans une direction plus dangereuse jusqu'à sa révélation en tant que super vilain. Malheureusement, la série ne fait rien de tout ça. Ce n'est que tardivement que les idées du vilain sont présentées et seulement pendant quelques minutes. Nous n'avons donc tout simplement pas le temps de vraiment réfléchir au thème porté par cette saison, car les scénaristes n'ont pas eu l'occasion non plus de nous en donner le temps.

    *
    **
    *** Une saison qui change un peu les choses, mais qui échoue à traiter de manière adéquate son thème.
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    *****

    Image : IMDB

    dc,flash

  • Doctor Who 11

    Le Docteur est mort alors que les Cybermen tentaient de prendre le contrôle d'un vaisseau générationnel. Ayant refusé d'accepter sa régénération il retrouve sa première version lors d'un noël passé. Les deux enquêtent sur une entreprise venue du futur avant que chacun n'accepte de changer. Il en ressort une Doctor, jouée par Jodie Whitaker. Comme toutes ses incarnations, elle commence par perdre le contrôle du TARDIS et tombe au milieu d'un combat entre humain-e-s et aliens à Sheffield. Elle ne sera pas seule longtemps et pourra rapidement compter sur l'aide d'un petit groupe local prêt à la suivre dans ses aventures.

    SPOILERS

    Cette saison est différente car elle marque une étape importante dans la série. Tout comme la saison 5, elle est un point d'entrée parfait. La musique, le showrunner (Chibnall), le cast, ... tout change pour ce nouveau début. Celui-ci a rapidement fait les titres car il implique la première femme à jouer la Doctor de l'histoire de la série. Mais le nouveau showrunner décide aussi de lui offrir un groupe d'ami-e-s dont 2 membres sont des personnes racisées. On peut difficilement faire mieux pour un nouveau début. Les acteurs et actrices sont magnifiques et leurs relations est magnifiquement mis en scène. Malheureusement, Yaz reste un peu à l'écart puisque cette saison se concentre sur le lien entre Graham, personnage favoris de tout le monde et amateur de sandwich, et Ryan, son petit-fils.

    Vu qu'elle est la personnage principale de la série, cette nouvelle Doctor fut très observée. Chacune des incarnations est particulière, bien qu'un côté sombre soit commun. Cette nouvelle Doctor est beaucoup plus pacifique et inactive que les autres incarnations. Elle refuse tout acte de violence, de mort et n'hésite pas à laisser ses ennemis s'enfuir. Le refus de la violence est une caractéristique importante du personnage, mais jamais elle ne fut si extrême depuis le début de la nouvelle série. Plus encore, la Doctor peut refuser d'agir et laisser les événements suivre les cours. Je pense qu'il faut voir ici les idées du nouveau showrunner qui préfère éviter une Doctor trop importante pour revenir à une simple voyageuse. Plusieurs scènes de cette saison auraient été écrites très différemment par Moffat, pour le pire selon moi. En effet, ce refus d'agir implique un grand respect des personnes et événements. Que ce soit sois Matt Smith ou Peter Capaldi, le Docteur aurait immédiatement aidé Ryan à vaincre sa dyspraxie. Cette Doctor le respecte assez pour ne pas lui imposer son aide alors qu'il n'a rien demandé. Ce choix permet aussi de rendre certains épisodes bien plus intenses émotionnellement, la Doctor devant accepter sa place dans la société et ce que cela implique comme l'a montré l'épisode sur Rosa Parks

    Il faut parler des épisodes. Si l'on commence par les points négatifs il faut mentionner le manque d'épique, de discours flamboyant. Aussi bien sous RTD que sous Moffat, le Docteur était devenu un être de légende capable de vaincre des armées par la seule force d'un discours. Ces épisodes sont beaucoup plus calmes et il est rare que je m'en souvienne longtemps. Souvent, les ennemis ne sont pas des êtres précis mais des abstractions qui implique de penser le fonctionnement de la société en termes de racisme, de sexisme mais aussi de système économique. Cependant, il faut prendre en compte les bonnes idées. Chibnall revient à l'idée de créer une succession d'épisodes SF et historiques avec un peu d'éducation. On mentionne des technologies, des faits historiques mais aussi des personnages. Personnellement, j'ai beaucoup apprécié les épisodes historiques. Deux d'entre-eux auraient pu être ratés, mais la production semble avoir évité les dangers de parler de Rosa Parks et de la partition des Indes dans Doctor Who. Je ne sais pas dans quelle direction ira la série à présent, mais malgré ses défauts en termes de scénarios, un peu simplistes, et de caractérisations, surtout pour les ennemis, j'apprécie de nouveau départ qui prend le pari de faire pratiquement l'inverse de ce qu'ont mis en place RTD et Moffat.

    *
    **
    ***
    **** Une saison parfaite ? Loin de là. Mais Chibnall, la production et le cast ont le courage de nous envoyer dans une direction différente de ce dont on avait l'habitude, avec réussite selon moi, et cela doit être salué
    *****

    Image : BBC

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  • Arrow 6

    CW : Tortures

    Oliver Queen possède plusieurs identités. Le jour il est le maire élu de Star City. Son rôle est de protéger ses citoyen-ne-s et d'aider la ville à se remettre de plusieurs années d'attaques terroristes qui ont détruit son infrastructure, son économie et l'espoir. Il est aussi le père de Williams, qu'il a promis de prendre avec lui lors de la mort de sa mère. Mais être père et maire d'une ville rend les choses compliquées. D'autant plus que William ne connait pratiquement pas Oliver Queen. Les seules interactions qu'il a eu avec son père se sont déroulés lors de ses enlèvement par des ennemis de Green Arrow. Et enfin, Oliver Queen est le Green Arrow. Lorsque la nuit tombe il parcourt les rues de la ville afin de sauver, aider et combattre la criminalité. Alors qu'il se croit enfin débarrassé de tous les dangers Oliver Queen commence à reconstruire sa vie et sa ville. Mais une cabale commence à se constituer dans l'ombre. Leur seul et unique but est de s'attaquer à Oliver Queen, par tous les moyens possibles.

    SPOILERS

    Arrow est une série qui est passée par de nombreux problèmes. La première saison fut suivie d'une excellente seconde saison. Puis, soudain, la production s'est perdue à la fois dans la nécessité de trouver des ennemis d'ampleur pour Green Arrow et une entrée dans le spirituel. Cette décision m'a toujours paru étrange puisque Arrow est censé se dérouler dans un milieu urbain, avec une légère conscience politique. Le but d'Oliver Queen est de se battre pour que les personnes puissantes, riches, ne soient pas au-delà de la justice. Heureusement, la cinquième saison repartait sur de bonnes bases avec un ennemi provenant du passé d'Oliver Queen. Cette sixième saison continue sur cette lancée en créant Ricardo Diaz. Un homme qui a connu la pauvreté et qui tente de prendre le contrôle de la ville afin d'étendre son empire criminel.

    La série prend enfin le temps d'enquêter sérieusement sur les activités d'Oliver Queen. Ce dernier a été publiquement accusé à plusieurs reprises, pour toujours s'en sortir. Ce que l'on peut lier à une tendance étrange des citoyen-ne-s de la ville à oublier ces accusations et les meurtres commis par Oliver Queen. Cette fois la série prend au sérieux les accusations et permet même l'enfermement d'Oliver Queen. Cependant, il est dommage que les arguments contre le vigilantisme ne soient pas assez développés. Pire encore, les différentes personnes qui se trouvent dans l'équipe d'Oliver Queen sont finalement utilisées pour aider le FBI à reprendre le contrôle. Le discours sur la nécessité de suivre les lois et procédures pour une justice équitable en est diminué. On semble nous dire que certaines circonstances impliquent que l'état puisse passer outre la loi, ce que je récuse. Cette saison montre aussi la fin de l'équipe constituée lors de la cinquième. Il semblerait donc que la série puisse se diriger vers sa fin lors de la septième saison, ce qui serait probablement une bonne chose.

    Site officiel

    Image : IMDB

    arrow,dc

  • Wakfu saison 3

    La confrérie du Tofu a sauvé le monde a plusieurs reprises. Illes ont commencé par combattre Nox qui, pour atteindre ses enfants, menaçait de détruire un peuple entier. Illes ont continué avec Quilby qui voulait s'enfuir du monde en le détruisant tout en préparant une invasion de démons. Enfin, illes se sont confrontés à l'une des légendes de leur monde, découvrant par la même occasion que l'un des leurs est une divinité. Depuis, les membres de la confrérie se reposent chacun de leur côté. Pinpin et Evangeline s'occupent de leur famille. Amalia suit ses devoirs de princesses et futures reines de son peuple. Yugo, lui, cherche son frère, Adamaï, après leur dispute sur l'usage de leurs pouvoirs. Après plusieurs années, Adamaï réapparait. Mais au lieu de la retrouvaille attendue il s'attaque à Pinpin et Evangeline afin de leur voler leurs enfants.

    SPOILERS

    Chacune des saisons de Wakfu posait une question particulière autours d'un vilain précis. Le premier ne voulait que réparer ses erreurs et retrouver sa famille. Le second ne souhaitait qu'éviter la solitude et l'ennui. Le troisième posait la question de l'usage de pouvoirs divins (mais ce fut le moins bien écrit puisque le thème ne durait que trois épisodes). Cette troisième saison pose la question des divinités et de leur rôle. La réalisation met en place une nouvelle confrérie qui accuse les divinités de ne pas se soucier des personnes qui les adorent. Elles resteraient entre-elles sans agir face aux malheurs. Les membres de cette confrérie sont tous et toutes des enfants de divinités, qui possèdent un certain nombre de pouvoirs. Mais illes ont été abandonnés par leurs parents avant même leur naissance. Il y a donc deux questions : le rôle des divinités dans le monde et la responsabilité parentale. Il est dommage que la série ne s'y intéresse pas autant qu'au plan du vilain de la saison qui consiste en la destruction des divinités et leur remplacement par d'autres.

    Bien que j'apprécie Wakfu je sais que la série possède un certain nombre de problèmes, ainsi que cette saison en particulier. La saison 3 a lieu presque entièrement dans une tour que l'on monte petit à petit afin d'atteindre le dernier méchant et sauver la princesse. Ceci implique un manque criant de diversité dans les décors. Au contraire des deux premières saisons qui utilisaient les voyages pour cela. On perd aussi le lien avec la population du monde que la confrérie du Tofu aidait régulièrement. Mais cette saison étend aussi les problèmes des deux premières. Premièrement, je déplore que Pinpin retrouve un bras au lieu de continuer à se battre en usant de son propre corps. Il y a aussi un énorme problème de sexisme. Celui-ci existait déjà, par exemple l'épisode des "princesses moches", mais il est démultiplié ici. Evangeline n'est qu'une mère défendue par ses enfants et son mari. Amalia est décrite comme une princesse dont le seul intérêt de la saison est sa relation avec Yugo. Pire encore, certains épisodes sont particulièrement dérangeants. L'un des premiers est une suite de fessées donnée par un homme adulte à une petite fille qui essaie simplement de se défendre, ainsi que sa famille. Un autre se déroule chez un fétichiste qui ne souhaite qu'une chose : arracher les sous-vêtements de la confrérie même sans leur accord si nécessaire. Je ne peux que me demander pour quelle raison ces personnages et ces épisodes ont été écrits ainsi et ce que pensaient les personnes chargées de les valider.

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    ** Bien moins intéressante que les deux premières saisons elle étend les problèmes de sexisme de la série
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    Image : IMDB

    wakfu

  • The good place 1

    Il existe un certain nombre de séries qui prennent une position humoristique sur la mort. On peut penser à Dead Like Me qui profite de la mort pour parler de la vie ou encore Pushing Daisies au style si coloré. The Good Place, qui m'a été conseillé, se déroule après la mort. Lorsque l'on meurt les activités que l'on a eu sur Terre sont dénombrées selon qu'elles soient positives ou négatives. Le résultat permet de classer les personnes soit dans le Mauvais Endroit soit dans le Bon Endroit. Ce dernier est un lieu très exclusif réservé aux meilleures personnes ayant été vivantes. Eleanor Shellstrop vient tout juste de mourir. Elle se réveille dans une salle d'attente dans laquelle on lui annonce qu'elle est acceptée dans le Bon Endroit. Le problème c'est qu'Elenaor est loin d'être une bonne personne.

    SPOILER

    Les séries humoristiques qui fonctionnent réellement sont rares. Même s'il existe de nombreuses productions dans ce genre leur humour est souvent fainéant, mal écrit et peut rapidement devenir une honte secrète pour les personnes qui les regardent. Je compte sur les doigts d'une seule main les séries qui restent drôles après plusieurs années et sur de nombreuses saisons, malgré quelques longueurs de temps en temps. Leurs points communs sont de prendre au sérieux l'humour et les cibles des blagues. On rit avec les personnages et non pas des personnes. Lorsque ces personnages se comportement mal l'écriture permet de comprendre que c'est le cas. The Good Place est dans cette veine. Les situations dans lesquelles se trouvent Eleanor sont drôle parce que son comportement est déplacé, ce qui est montré et jugé comme tel.

    Ce qui rend cette série particulièrement bien écrite concerne aussi son message. Au lieu de se contenter de parler de la mort par le rire la production décide de parler de philosophie. Pour cela, outre Janet et Michael qui sont des êtres éternels, on nous offre 4 personnages. Tahani est une membre de la haute société anglo-saxonne qui a lancé de nombreuses organisations de charité tout en accomplissant un haut degré d'éducation. Chidi est un chercheur spécialisé en philosophie de l'éthique. Jason est un DJ trafiquant de drogue. Et Eleanor est une personne égocentrique incapable du moindre acte de gentillesse. Le personnage de Chidi permet à la production de nous parler d'éthique par les grands philosophes, résumés rapidement. Ensuite, Eleanor se retrouve dans une situation qui implique l'usage de ce qu'elle a appris ou de ce que Chidi explique. Je me souviens particulièrement bien d'un dilemme éthique qui concerne la possibilité de tuer une personne si cela permet de sauver la vie d'une autre personne. La série ne nous offre pas de réponse mais complexifie la question en offrant de nouvelles informations au fur et à mesure de l'épisode. Ce type de scène me permet de considérer que cette série est probablement l'une des mieux écrites du moment et qu'elle mérite d'être largement connue.

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    ***** Probablement l'une des meilleures séries actuellement en cours. Ne me lisez pas, regardez la série.

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    the good place

  • The expanse 1

    L'humanité, un futur proche, a réussi à créer un moteur qui donne la possibilité de coloniser le système solaire. Depuis, la Terre s'est unie autours des Nations Unis et a colonisé la Lune. Des dômes ont été montés sur Mars qui est devenu une nation militariste indépendante qui n'a qu'un seul but : créer un monde habitable. Les deux planètes vivent dans une paix militaire relative et prennent le contrôle de la ceinture d'astéroïde, habitée par les Belters depuis plusieurs générations. Celleux-ci ce sont liés au sein d'une confédération qualifiée de terroriste aussi bien par la Terre que par Mars. Tout fonctionne dans un équilibre instable qui pourrait bien être mis à mal alors que deux vaisseaux disparaissent soudainement. La réponse à leur destruction est-elle aussi simple qu'elle parait ?

    SPOILERS

    Depuis Battlestar Galactica je n'ai pas trouvé de série SF ayant lieu principalement dans l'espace qui prenne au sérieux son univers. Battlestar Galactica créait une technologie et un univers politique pour ensuite montrer de quelle manière les humain-e-s interagissent à l'intérieur. Cette série prend très au sérieux son univers et en particulier sa technologie. Tout y est à la fois familier et très avancé. Ainsi, le fonctionnement de cet univers est compréhensible tout en ne jouant pas sur la magie de la science pour expliquer les réussites ou les échecs des personnages. Lorsque la gravité disparait les personnages utilisent des bottes magnétiques. Les vaisseaux doivent être réparés à la main, ce qui est sale. La défense passe par des balles physiques et non des boucliers énergétiques.

    Cette première saison doit aussi nous permettre de comprendre le statu quo politique de cet univers grâce au point de vue de plusieurs personnages. Ainsi, on comprend que Mars est une grande puissance militaire et une société créée en vue d'atteindre un but spécifique. La Ceinture est contrôlée par les deux planètes mais elle est aussi déstabilisée par une alliance syndicale qui pourrait se transformer en mouvement nationaliste. Ce point de vue nous est fourni par Miller, enquêteur au profit d'une corporation sur un astéroïde contrôlé par la Terre. Enfin, le point de vue de la Terre est offert par une membre importante de son administration. Elle est décrite comme une personne sans pitié connaissant parfaitement le jeu politique et l'état stratégique du système solaire. Cet équilibre est brisé par un joueur inconnu dont l'identité n'est que très progressivement dévoilé par un équipage naufragé et ses tentatives de survivre. Bien entendu, ceci n'est qu'un résumé très rapide d'une série riche aussi bien au point de vue de l'écriture que de l'image, qui est magnifique. Je ne regrette pas d'avoir essayé de la regarder et je vais faire mon possible pour rattraper mon retard.

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    ***** Une première saison qui démarre très fort. Elle utilise à son avantage les dix épisodes qui lui sont offerts pour débuter une intrigue et un univers complexe.

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    TheExpanse_101_season_one_02.jpg?itok=pYuK2Fxg&timestamp=1455829775

  • Supergirl 3

    Supergirl a vaincu les terroristes de Cadmus. Mais elle a été obligée d'accepter leur aide afin d'empêcher l'invasion des Daxamites, le peuple de Mon-El. Malheureusement, la seule manière de vaincre durablement les Daxamites a été de polluer l'atmosphère terrestre au plomb, empêchant Mon-El de continuer à vivre sur Terre. Depuis, Kara Danvers met en cause l'existence de son alter-ego humaine. Au lieu de souffrir des pertes difficiles et de devoir travailler dans le cadre civil ne serait-il pas plus logique de devenir Supergirl à plein temps ? D'oublier son identité humaine et de devenir l'un des êtres les plus puissants de la Terre sans prendre le temps de connaitre les gens et de se lier à d'autres personnes ? Cela pourrait-il lui permettre de survivre à la nouvelle menace qui se réveille sur Terre ?

    SPOILERS

    La première saison de Supergirl était moyenne mais résolument positive. Dès la seconde saison, la CW prend la série en main et décide d'en faire une série anti-trump. L'intrigue concernait la migration et la nécessité d’accueillir les personnes dans le besoin afin de les aider à vivre et à offrir leurs richesses au monde. La CW allait jusqu'à créer une femme présidente issue de l'immigration alien qui débute son arrivée sur les écrans en légalisant toutes les personnes migrantes qui vivaient auparavant en cachette. Cette troisième saison continue sur cette lancée en créant un personnage masculin : Morgan Edge. Cet homme est décrit comme un être puissant, riche, blanc, qui veut prendre le contrôle de la ville à la suite des destructions de l'invasion daxamite. Il déteste Léna Luthor ainsi que Supergirl et fait tout ce qu'il peut pour les détruire ou les enfermer. La réalisation de la série va jusqu'à créer une manifestation, contrôlée par Edge, qui chante "lock her up" devant les locaux de Luthor. Le parallèle ne pourrait pas être plus clair.

    Malheureusement, cet homme disparait assez rapidement pour laisser la place au véritable propos de cette saison. Quelle est la différence entre la divinité et l'humanité. Kara, en tant que Supergirl, approche la divinité avec un nombre restreint de points faibles. Tandis que Kara humaine souffre régulièrement de la perte d'ami-e-s et d'amants. Pendant la première partie de la saison, elle choisit de donner plus d'importance à son côté divin, Supergirl, avant de comprendre que son humanité lui donne bien plus de chance de gagner. En effet, Supergirl, lorsqu'elle combat des êtres de sa puissance, est montrée comme froide et détachée. C'est son humanité qui lui donne l'occasion de ressentir de la compassion et de l'amour. Cette dichotomie est incarnée par les Tueuses de mondes qui sont des êtres artificiels créés par Kryptons. Leur humanité est combattue voire abandonnée afin de laisser place à une grande puissance mais aussi à l'absence total d'empathie. La fin de la saison donne aussi la possibilité d'une confrontation entre Kara et Lena Luthor. Bien que le développement de leur relation soit logique j’espère que nous n'aurons pas un développement débouchant sur un combat entre les deux femmes.

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    *** J'ai un peu moins apprécié cette saison, plus intimiste et moins politique, mais je garde mon intérêt pour les personnages et les intrigues.
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    Image : IMDB

    supergirl,cw

  • Star Wars Rebels 4

    Après 4 saisons Star Wars Rebels nous dit adieu (tandis que Clone Wars revient pour une dernière saison et qu'une nouvelle série intégrée entre l'épisode VI et VII est annoncée). Nous sommes à la fin de l'aventure pour le petit équipage du Ghost. Après avoir débuté une rébellion sur Lothal l'équipage a dû fuir au sein de la flotte rebelle. À l'intérieur de celle-ci illes ont essayé de trouver un lieu capable d'abriter une base. Mais le Grand Amiral Thrawn les a finalement trouvés et a bien failli détruire la flotte et la base, ce qui aurait été catastrophique pour la rébellion. À la suite de ces événements, Ezra et Kanan se trouvent sur Mandalore. Ils aident Sabine et ses allié-e-s à vaincre l'Empire alors que la petite flotte s'est cachée sur une petite lune : Yavin 4. Mais Ezra souhaite surtout libérer Lothal, au nom de ses parents.

    SPOILERS

    Rapidement, on comprend que cette série permet de relier l'épisode III à l'épisode IV, avec l'aide de Rogue One et de l'oubliable Solo. Cette série permet de comprendre de quelle manière une galaxie sous contrôle étroit par l'Empire peut connaitre une révolte armée d'ampleur capable de mettre à mal un appareil militaire massif. Le partis pris de la réalisation a été de suivre un petit groupe qui commence avec des actions locales, rapides et modestes sur une planète éloignée. Puis, le petit groupe a été intégré à un début de flotte rebelle et aide à son agrandissement et la création d'une véritable base. Il n'est donc pas étonnant que la série se termine en reliant les derniers fils au quatrième film. Saw Gerrera est expulsé de l'Alliance rebelle, cette même alliance a enfin un commandement centralisé sur une base que l'on connait bien : Yavin IV. La fin de la série est donc très proche du film IV.

    Contrairement à Clone Wars, cette série connait aussi une véritable fin. Clone Wars, sur décision de Disney, a été arrêtée avant de terminer l'histoire de la guerre alors que la série commençait à montrer le déséquilibre d'Anakin et les effets de la guerre sur la Galaxie et les Jedis. Comme beaucoup de monde, je me demandais de quelle manière Rebels allait se terminer alors que l'on n'entend pas parler de cette équipe dans la suite des événements. Certains indices ont été mis en place dans Rogue One alors que des personnages ont été créés pour ressemble à des acteurs que l'on voit dans les films. Mais est-il possible de laisser Kanan et Ezra vivre alors que Luke Skywalker est décrit comme le dernier Jedi à plusieurs reprises ? Ces deux personnages ne sont pas simplement sacrifiés. Ils deviennent des symboles de ce que les Jedis sont censés être : des personnes qui cherchent le moment durant lequel on aura le plus besoin d'elleux, même si cela implique un sacrifice.

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    **** La fin de cette série est réussie et s'intègre très bien au reste de la mythologie.
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    star wars,rebels,disney

  • Orphan Black 5

    Orphan Black est probablement l'une de mes séries préférées, que j'ai découverte grâce à une amie. Dès le premier épisode la série m'a fasciné et j'ai été accroché par une galerie de personnages presque toujours bien écrits. Seule la saison 3 est un peu moins bonne que les autres. Cette saison 5 commence immédiatement après la 4 donc attentions aux spoilers. Sarah est traquée sur une île inconnue. Cosima est traitée par Delphine, que l'on croyait morte, dans un village sur une autre partie de l'île. Pendant ce temps, Rachel Duncan fait tout son possible afin de prendre le contrôle total du groupe néolutionniste qui contrôle aussi bien Dyad que Topside ainsi que les expérimentations autours des clones. Le Clone Club est en très mauvaise posture car, cette fois, leurs adversaires ne reculeront devant rien afin de garder le contrôle. Mais on va surtout enfin savoir qui est derrière toutes ces expérimentations : un homme qui prétend avoir plus de 100 ans et qui souhaite offrir le secret de sa longévité à l'humanité.

    SPOILERS

    Depuis le début de la série on nous donne de petits indices sur les raisons derrière le clonage humain. Les scénaristes ont la bonne idée de garder tout ce que l'on sait tout en simplifiant les données de cette dernière saison. Il n'y a plus plusieurs groupes et plusieurs idéologies mais une unique idéologie qui contrôle toutes les expérimentations. Celle-ci est constituée autour d'un mythe produit par un livre et une personne qui se prétend âgé de plus d'un siècle. Il y a un véritable effet de secte autours de cette personne et de ses idées, sans que jamais ses propos ne soient prouvés par la science. Plusieurs articles parlant de la série, que j'ai parcouru, font le lien avec la philosophie du transhumanisme. Celle-ci prétend, à moins que je ne me trompe, contrôler l'évolution humaine afin d'éviter la maladie et même la mort. Mais la question des conséquences sociales n'est que rarement posée et ses défenseurs semblent souvent être des personnes particulièrement puissantes. La série pose cette question puisque la raison cachée de toutes ces expérimentations et de trouver le moyen de repousser l'âge limite des humain-e-s tout en abaissant la population pauvre du monde. Il y a donc un but eugénique avec l'idée qu'une partie importante de la population ne mérite pas de vivre.

    Cette série est aussi une série qui s'attaque frontalement aux questions du contrôle du corps. Les clones sont considéré-e-s non pas comme des humain-e-s indépendant-e-s mais comme des expérimentations qui appartiennent à des corporations privées. Ceci justifie l'usage de méthodes autrement illégale comme les enlèvements et les actes médicaux sans consentements. Dans cette saison, on apprend que les néolutionniste n'hésitent pas à user des corps pour les besoins sans prendre en compte de considérations éthiques. Mais elle va plus loin en plaçant ce groupe au centre d'un effort mondial pour prendre le contrôle des données génétiques de la population humaine, ceci dans un but eugénique. Les activités du Clone Club ne sont pas seulement un moyen de lutter contre une corporation mais aussi et surtout un souhait de garder le contrôle de leurs corps face à un monde médical et scientifique sans éthiques et qui considère que les corps féminins leurs appartiennent. Bien que l'on puisse penser à Kyra et Helena l'un des clones dont l'histoire est la plus tragique de ce point de vue est Rachel. Dès son enfance elle souhaite être libre mais elle apprend qu'elle est toujours contrôlée. Dans cette saison elle pense être enfin émancipée mais elle apprend que l'on contrôle son corps d'une manière encore plus invasive, ce qui mène à ses décisions lors de la fin de la série.

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    ***** Une série qui a réussi à garder une qualité importante en 5 saisons et dont la conclusion me semble parfaitement maitrisée. Sans parler des qualités d'actrice de Tatiana Maslany qui porte cette série depuis le premier épisode.

    Image : Allociné

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  • game of thrones saison 7

    Un an après tout le monde, j'ai enfin regardé la dernière saison en date de Game of Thrones (lors que la toute dernière est annoncée pour 2019). La guerre a détruit de nombreuses personnes et de nombreux lieux. Mais certains groupes que l'on pensait avoir été annihilé commencent à revenir sur le devant de la scène. Le Nord a proclamé un nouveau roi en la personne de John Snow qui décide d'entrer en rébellion contre la couronne. Le sud s'est aussi rebellé après la mort de la reine et la destruction du temple de Baelor. Pire encore, Daenerys a enfin débarqué avec deux armées, une flotte et trois dragons. Les Lannisters sont isolés et en danger d'être écrasés. Mais John essaie d'éviter la guerre qui s'annonce. Il sait qu'une menace bien plus importante est en passe de déferler sur les royaumes : le roi des morts et son armée se préparent à envahir Westeros.

    SPOILERS

    S'il y a un terme qui peut définir cette saison c'est la vitesse. Le nombre d'épisodes est moindre. Le problème principal concerne des événements qui auraient mérités d'être montrés mais qui ne le sont pas par manque de temps. On ne nous montre pas de quelle manière ni quand les alliées de Daenarys décident de la soutenir. Les batailles et les stratégies ne sont pas explicitées. Ce qui donne parfois l'impression d'un tour de magie alors que soudain des châteaux changent de main puis que l'on nous explique que cette victoire est en fait une défaite. Les Starks, qui ont passé 6 saisons séparés, sont soudain tous et toutes à Winterfell sans aucuns problèmes. Les événements vécus ne sont même pas questionnés.

    Bien entendu, il y a une explication. La série se termine bientôt et il était nécessaire de mettre en place les personnages pour sa conclusion. On ne pouvait plus passer la moitié du temps à suivre 15 personnages sur 6 régions différentes. Il est nécessaire de condenser, en reliant enfin les intrigues. Ceci permet de s'attacher à ce qui était annoncé depuis le début : la guerre contre les morts lors de l'hiver. Toute cette saison ne sert qu'à la préparer. Pour cela, il faut convaincre les sceptiques de la série de la réalité du danger. John Snow est ici le pivot principal de la série et vu les informations sur son passé il ne risque pas de perdre ce statut.

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    **** Une saison meilleure que la précédente mais aussi très, voire trop, rapide sur certains événements clés.
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    Image : Allociné

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  • Flash saison 3

    Flash a combattu Zoom. Bien qu'il ait gagné contre quelqu'un qui lui a menti et qui l'a manipulé depuis le début il a aussi perdu énormément. En effet, Zoom a tué son père souhaitant montrer par-là que Barry Allen n'est pas différent de lui. Ce dernier décide donc de faire quelque chose d'interdit. Il revient dans le passé pour empêcher le meurtre de sa mère. Il crée une nouvelle réalité dans laquelle il n'est pas le Flash, son rôle étant pris par Wally West. Mais cet univers est bien loin de l'utopie qu'il imaginait. Espérant réparer ses erreurs il essaie de recréer l'univers original, attirant l'attention d'un nouvel ennemi : Savitar.

    SPOILERS

    La première saison introduisait Barry Allen et con concept. La seconde permet d'introduire l'idée de terres parallèles mais aussi certaines règles. Cette saison 3 introduit les conséquences lorsqu'on viole ces règles. Dès le début, Barry Allen nous est montré comme quelqu'un qui a décidé de détruire le fonctionnement normal du temps et de changer son histoire. Bien qu'il essaie de réparer ses erreurs, celles-ci ont des conséquences importantes pour les personnes qui lui sont proches. Par exemple, le frère de Cisco est mort tandis que Caitlin reçoit des pouvoirs aux conséquences psychologiques désastreuses. À plusieurs reprises dans la saison, Barry comprend qu'il est responsable et essaie de changer les choses pour le meilleur.

    Mais la saison nous parle aussi de Savitar, au design atroce. Savitar est considéré comme le premier Flash, le plus rapide mais aussi un dieu de la vitesse. Selon moi, son arrivée de cette existence permet de poser la question des limites des pouvoirs du Flash. En effet, celui-ci peut voyager entre les dimensions, dans le passé et le futur et changer les choses à volonté, s'il fait attention aux êtres qui pourraient être envoyé pour le stopper. D'une certaine manière, les pouvoirs du Flash sont sans limites. Comment éviter de commencer à se définir comme un dieu dans ces conditions ? Barry Allen est l'homme qui refuse de perdre son humanité, aidé en cela par ses ami-e-s et Jay Garrick. Savitar a décidé de devenir un dieu afin de se venger du monde et du mal qu'il a ressenti. Dans ces conditions, la fin de la saison est parfaitement logique puisque, pour éviter de perdre son humanité le Flash ne peut qu'accepter une punition équivalente à ses erreurs.

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    *** Utiliser encore une fois un Speedster comme vilain donne l'impression d'un déjà-vu. Barry Allen doit encore se battre contre quelqu'un de plus rapide que lui qui le manipule...
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    Image : Allociné

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