BD/Comics

  • Superman: Red Son

    Superman Red Son est l'un de mes comics préférés. Il réussit à expliquer qui est Superman tout en créant un magnifique hommage à l'histoire des comics aussi bien par les personnages que par la façon de dessiner les cases. Que DC ait décidé d'en faire une adaptation animée n'est pas étonnant. Mais celle-ci est-elle réussie ? Superman Red Son part sur un prémisse simple. Au lieu du Kansas, la fusée de Superman est tombée en Ukraine. Superman ne connait pas ses pouvoirs jusqu'à ses douze ans. Il reste chez lui avant de déclarer ses capacités à l'état soviétique et de devenir le nouvel homme fort du pays, un moyen de gagner la guerre froide face à un monde capitaliste médusé.

    SPOILERS

    L'adaptation doit, bien entendu, modifier certaines choses parfois en bien parfois non. Ainsi, la relation avec Diana est bien plus intéressante. On passe outre l'inutile romance secrète pour créer une relation d'amitié d'égale à égal, tout en notant qu'une île remplie de femmes n'est probablement pas très hétérosexuelle... J'ai aussi apprécié la relation plus sympathique entre Lois et Lex alors que le comics montrait ce dernier comme un être sans cœur. Il est, d'ailleurs, bien plus sympathique dans ce film. Le faux Superman est aussi remis à jour pour englober la politique actuelle aux États-Unis, ce qui ne le rend pas sympathique du tout.

    J'ai beaucoup moins apprécié les changements subis par Superman. Non seulement il a un accent horrible mais sa caractérisation est très différente. Dans le comics, il refuse d'envahir les pays mais les accepte, sur demande, au sein du monde soviétique. Ce qui ne l'empêche pas de faire des choses discutables envers les opposant-e-s. Dans l'adaptation, il est bien plus guerrier voir meurtrier au nom du bien commun. En fait, le film semble vouloir tout faire pour éviter de créer une sympathie envers l'utopie communiste tout en critiquant un peu l'utopie capitaliste, mais pas trop. L'histoire originale y perd en subtilité.

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    *** Trop simplifié
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    Image : Site officiel

  • Avatar: The last airbender. Imbalance par Faith Erin Hicks, Bryan Konietzko, Michael Dante DiMartino, Peter Wartman, Ryan Hill, Adele Matera et Peter Wartman

    Titre : Avatar: The last airbender. Imbalance
    Auteur-e-s : Faith Erin Hicks, Bryan Konietzko, Michael Dante DiMartino, Peter Wartman, Ryan Hill, Adele Matera et Peter Wartman
    Éditeur : Dark Horse 17 juin 2020
    Pages : 240

    Ce volume contient Imbalance 1-3. Après un long voyage l'équipe Avatar retourne à l'usine du père de Toph. Mais l'usine n'est plus unique. De nombreuses échoppes et fabriques se sont construites avec une ville qui devient de plus en plus importante. Le nombre élevé de personnes qui essaient d'y vivre crée des problèmes sociaux. Le chômage et la criminalité augmentent alors que l'industrie commence à inventer des machines qui permettent de se passer des maitrises. Ceci crée des tensions entre les personnes capables de maitrises et les autres.

    SPOILERS

    Le volume porte bien son nom : Imbalance. Il y a une perte d'équilibre entre la Terre et la pollution. La ville, en s'étendant, ne permet pas de faire attention aux destructions qui subit la terre. La pollution est très importante mais les solutions sont peu nombreuses. Un autre déséquilibre concerne les relations entre les personnes capables de maitrises et les autres. Alors que ces dernières ont de moins en moins besoin des maitrises pour vivre les différents maitres et maitresses craignent de perdre leur place au sein de la société. L'équipe Avatar se trouve impliquée dans un changement sociologique qu'il est difficile de maitriser et qui commence à supporter des idéologies que nous observons dans la série Korra.

    En effet, ce volume est encore plus lié à la série de Korra que les autres. Non seulement la ville commence à ressembler à celle de Korra. Mais on observe l'arrivée d'Aang sur son île. La création d'une forme de police. Et surtout le besoin de créer un lien entre les maitrises et le reste de la population. Une grande partie des problèmes que connait Korra sont liés aux décisions prises dans ce volume, des décisions qui sont voulues bénéfiques.

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    **** Bien que l'équipe artistique soit nouvelle elle réussit à s'approprier les personnages et les thèmes.
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    Image : Éditeur

  • Ascender 2. The dead sea par Jeff Lemire et Dustin Nguyen

    Titre : Ascender 2. The dead sea
    Auteurs : Jeff Lemire et Dustin Nguyen
    Éditeur : Image Comics 24 juin 2020
    Pages : 128

    Ce volume 2 contient Ascender 6-10. Il y a 10 ans l'univers tel qu'on le connaissait a changé avec la seconde attaque des machines. En même temps, une rumeur pris forme aux confins de l'univers. Une force militaire formée de monstres prenait le contrôle de plusieurs planètes. Aujourd'hui, une grande partie de l'univers est sous le contrôle de la Mère et de sa magie. Les vampires contrôlent les mondes tandis que la résistance n'est qu’ombre à peine connue par la plupart des gens. Mais une menace pour la magie est arrivée sous la forme d'un petit robot chien et, depuis, Mère lance une chasse à l'homme pour le capturer.

    SPOILERS

    J'avais adoré les dessins de Descender et la diversité des espèces mises en avant. J'aime tout autant les choix artistiques d'Ascender qui restent tout aussi magnifiques que la première série. Je ne me lasse pas d'observer les détails mais aussi les paysages mis en avant. On pourrait uniquement regarder les pages sans se décider à les lire.

    En ce qui concerne l'histoire. Comme le premier volume et la première série, l'intrigue avance à un rythme très serein. Même si on sent l'urgence les auteurs prennent le temps de placer leurs pions, leurs idées et de faire voyager les personnages. De plus, ils nous font rencontrer d'anciennes connaissances que l'on est parfois surpris de revoir. Personnellement, j'ai adoré le retour d'Effie même si celui-ci est tragique. Les auteurs nous donnent aussi un peu plus d'informations sur les suites de la seconde attaque des machines et l'arrivée de la Mère mais aussi, plus important, sur son humble origine.

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    ***** Toujours aussi beau, toujours aussi impatient de lire la suite

    Image : Éditeur

  • The new mutants / Les nouveaux mutants

    TW : racisme, suicide, abus sur mineur-e-s

    Danielle Moonstar se réveille attachée à un lit. Surprise, elle apprend qu'elle est entrée dans un institut chargé de permettre aux mutant-e-s de contrôler leurs pouvoirs avant de pouvoir sortir à nouveau. Elle n'est pas la seule pensionnaire et, outre la doctoresse chargée de les aider, il y a Rahne, Illyana, Sam et Roberto. Illes viennent de milieux différents mais ont connu la même peur face à l'arrivée de leurs pouvoirs. Danielle, elle, ne sait pas comment fonctionne son pouvoir. Tandis qu'elle tente de le comprendre et le connaitre des apparitions étranges commencent à s'attaquer aux pensionnaires. Y a-t-il un lien ?

    SPOILERS

    De nombreuses personnes ont lu les propos du créateur du film alors qu'il sort enfin sur les écrans après plusieurs années. Josh Boone montre une incompréhension totale de ses actes alors que des mutant-e-s racisé-e-s sont casté-e-s par des personnes qui ne représentent pas ces catégories. Cette incompréhension de la problématique du racisme au cinéma et de la représentation se traduit aussi au sein du film. Dès l'arrivée de Danielle elle est insultée à cause de ses origines et réduites à sa supposée sexualité.

    Le but de la réalisation était de créer un film proche de l'horreur tout en créant un nouveau groupe chargé de reprendre le flambeau des films X-Men. Pour ce dernier point on se rend compte rapidement que la réalisation tente de créer un lien au sein du groupe tout en développant les pouvoirs et traumatismes de tous les personnages. Mais la fin du studio a impliqué la fin des plans d'extensions de la franchise, ce qui empêche de répondre au mystère de l'Essex Corporation. En ce qui concerne la première partie, le film réussit assez bien a joué sur les traumatismes des personnages. Malheureusement, la seconde partie oublie cela en se concentrant sur un unique monstre assez moche tout en oubliant totalement l'aspect interne des traumatismes des personnages au profit de simples combats extérieurs (même si j'ai bien aimé l'épée d'Illyana). Le film ne remplit pas ses promesses.

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    ** Sans être un navet total ce film est très décevant et subit un réalisateur qui ne comprend rien à ses personnages
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    Image : IMDB

    Site officiel

  • King Thor par Jason Aaron, Esad Ribi et Ive Svorcina

    Titre : King Thor
    Auteurs : Jason Aaron, Esad Ribi et Ive Svorcina
    Éditeur : Marvel 31 mars 2020
    Pages : 112

    Ce volume contient King Thor 1-4. Thor a lutté contre Gorr le massacreur. Il a lutté contre Malekith et il a lutté contre lui-même lorsqu'il a perdu son marteau. Depuis, des millénaires ont passé. Il est devenu le roi d'Asgard, il a eu trois petites filles et il a finalement réussi à sauver la Terre et les divinités. Mais Loki est toujours présent. Et il se prépare à un dernier combat contre son frère. Au risque de réveiller à nouveau l'épée que Gorr brandissait et de mener à la fin de l'univers.

    SPOILERS

    Ce volume est le final du run de Jason Aaron sur Thor. Dès le début, le scénariste posait la question de la finalité des divinités. Il faisait de Thor le seul Dieu, ou l'un des rares, qui soit réellement utile car il souhaite toujours être digne de son titre de dieu du tonnerre. Le début de ce volume est surtout un moyen de terminer la confrontation entre Thor et Gorr. Celle-ci n'est pas aussi bonne que les autres volumes et pourrait passer inaperçue.

    Cependant, dès la seconde partie se pose la question des histoires. Jason Aaron nous montre que même si son run se termine cela n'implique pas la fin des histoires sur Thor. En montrant plusieurs aventures du futur de Thor, mentionnée dans des volumes précédents, il nous montre aussi son amour pour ce personnage. J'ai beaucoup aimé la fin qui permet de réunir plusieurs personnages et de donner une nouvelle mission à Thor.

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    *** Un début oubliable mais une seconde partie beaucoup plus réussie
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    Image : Marvel

  • Invisible kingdom 2. Edge of everything par G Willow Wilson et Christian Ward

    Titre : Invisible kingdom 2. Edge of everything
    Auteur-e-s : G Willow Wilson et Christian Ward
    Éditeur : Dark Horse 17 juin 2020
    Pages : 128

    Ce volume 2 contient Invisible kingdom 6-10. Grix est la capitaine d'un vaisseau cargo soumis à une méga corporation. Récemment, avec l'aide d'une acolyte de l'église massive, elle a compris qu'un complot au niveau du système solaire existe. La méga corporation et l’Église sont censés être des ennemis mais les deux entités travaillent ensembles. Personne ne sait quel est leur but mais Grix a décidé d'annoncer la vérité à tout le monde. Malheureusement, cela n'a rien changé et elle a été obligé de fuir au loin. Cette fuite la mène au sein d'un anneau de débris hanté par des pirates. Ces pirates pourraient entrer dans une alliance ou simplement chercher un profit.

    SPOILER

    Tout comme le premier volume, ce second volume est très beau. L'artiste prend le temps de créer l'univers que l'on suit et, encore une fois, chacune des espèces sont parfaitement identifiables tout en étant individualisés le plus possible. Les différents personnages sont aussi traités aussi bien que possible. Illes ont toustes des souhaits, des buts et des besoins particuliers qui permettent de rendre logique chacune de leurs décisions.

    Au contraire du premier tome qui était une course poursuite ce second volume est bien plus calme. Une grande partie des numéros se déroulent au sein du vaisseau pirate alors que Grix et son équipage essaient de comprendre ce qui va leur arriver. Grix doit décider entre la loyauté envers son équipage, sauver des personnes croisées sur sa route ou suivre ce que semble vouloir lui offrir le capitaine pirate. Les auteur-e-s ne nous disent pas ce qui est la bonne décision ni qui a raison. Simplement, on suit les personnages tentant de prendre de bonnes décisions et d'éviter de perdre la vie.

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    **** Un second tome plus calme mais qui annonce une suite un peu plus nerveuse.
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    Image : Éditeur

  • Ms. Marvel 2 Stormranger par Saladin Ahmed, Minkyu Jung, Joey Vazquez, Juan Vlasco et Ian Herring

    Titre : Ms. Marvel 2 Stormranger
    Auteurs : Saladin Ahmed, Minkyu Jung, Joey Vazquez, Juan Vlasco et Ian Herring
    Éditeur : Marvel 14 avril 2020
    Pages : 136

    Ce volume 2 contient The Magnificent Ms. Marvel 7-12. Kamala Khan est revenue de son aventure dans l'espace. Mais elle revient avec deux gros changements. Premièrement, elle possède un nouveau costume basé sur la technologie Kree. En second lieu, ses parents ne se souviennent pas de son identité de Ms. Marvel. Elle apprend aussi que son père est gravement malade. Il n'existe pas de médecins capables de le soigner, du moins pas de médecins normaux. Alors qu'elle essaie de trouver une solution pour aider son père et sa mère Kamala devra décider si elle prend d'abord soin de sa famille ou des autres.

    SPOILERS

    Le premier volume sous Saladin Ahmed créait un nouveau costume. On ne savait rien sur ce costume en dehors d'une origine lointaine. Ce second volume permet de mieux comprendre sa provenance mais aussi ses effets. Il est un bon moyen, pour Kamala, de se protéger car il amplifie ses pouvoirs. Cependant, on apprend au fil des épisodes que le costume a aussi un effet sur Kamala. Il suit des ordres d'un autre état qui ne prend pas de prisonniers. Bien que je sois content que ce costume ne soit pas au centre de la vie de Kamala, je préfère l'ancien, j'aurais préféré que cette menace soit construite sur un temps plus long. En l’occurrence, la résolution est très rapide.

    Le second aspect de ce volume concerne Kamala, sa famille et ses ami-e-s. Durant les premiers épisodes elle tente de se détendre en allant en dehors de la ville. Lors de la seconde partie elle est à l'hôpital et doit choisir entre combattre un criminel et attendre des nouvelles de son père. L'auteur montre que la double vie de Kamala a des effets sur sa vie amicale, familiale et scolaire. Elle ne peut pas forcément être présente pour aider son père. Elle risque de mêler ses ami-e-s a des dangers qu'elle n'a pas prévu. Elle perd aussi pied à l'école car elle est trop occupée à prendre soin de la ville. Je dois ajouter que je suis déçu que l'une des amies de Kamala, Mike Miller, ne soit plus présente.

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    **** Un second volume qui reste fidèle au personnage et à ses problèmes.
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    Image : Amazon

  • Gwenpool strikes back par Leah Williams, David Baldeón, Jesus Aburtov et Guru-eFX

    Titre : Gwenpool strikes back
    Auteur-e-s : Leah Williams, David Baldeón, Jesus Aburtov et Guru-eFX
    Éditeur : Marvel 3 mars 2020
    Pages : 112

    Ce volume contient Gwenpool strikes back 1-5. Gwenpool est une blague qui fut assez sympathique. J'ai apprécié son histoire seule. J'ai bien aimé la revoir dans West Coast Avengers, malheureusement annulée. Ce volume suit les nouvelles aventures de Gwenpool. Après plusieurs aventures en solo comme en groupe elle se rend compte que son espérance de vie est toujours aussi faible. Elle essaie donc de justifier sa présence en créant le chaos de l'univers Marvel. Que ce soit Spider-Man, la vie des fantastic 4 ou encore les différentes équipes de l'univers Marvel personne n'est à l'abri car Gwenpool veut vivre !

    SPOILER

    Une bonne partie du volume revient sur ce que l'on a déjà vu. Par peur de l'annulation Gwenpool devient de plus en plus chaotique. Elle attaque toutes les personnes qu'elle croise afin de trouver un moyen de rester importante. Se rendant compte que ses ventes augmentent lorsqu'elle est méchante elle recommence à agir d'une manière violente et à menacer tout le monde. D'une certaine manière, c'est un retour en arrière sur quelque chose de déjà-vu.

    Heureusement, le volume se termine sur un superbe dernier numéro. Constitué en grande partie d'une discussion entre Ms Marvel et Gwenpool. Alors que Gwenpool ne souhaite pas dialoguer Ms Marvel la convainc de parler de ce qu'elle ressent et de faire face à qui elle est réellement. Ms Marvel étant un personnage que j’apprécie beaucoup j'aime la voir prendre cette place d'amie qui refuse de combattre quelqu'un quand elle peut l'aider émotionnellement. Ceci permet aussi de recréer l'origine de Gwenpool et donc de lui offrir un futur potentiel un peu différent.

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    *** Un one shot sympathique et sauvé par un dernier numéro que j'ai beaucoup apprécié
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    Image : Éditeur

  • Black Lightning saison 2

    Black Lightning et sa famille sont finalement saufs. Illes ont vaincu une opération illégale d'une agence fédérale. Une opération qui utilisait le trafic de drogue afin de conduire des expérimentations sur la population noire de la ville de Freeland. Mais la ville et l'école de Garfield ne sont pas encore sauvées. Après que l'opération fut connue par le public un nombre de plus en plus important de jeunes reçurent des pouvoirs et furent confrontés à une police peu compréhensive. L'école, elle, doit survivre après l'attaque qu'elle a subi en l'absence de son proviseur, occupé à être Black Lightning. Mais surtout, Tobias Whale est encore dans la nature et il possède un outil qui pourrait lui permettre de contrôler les méta-humain-e-s.

    SPOILER

    Cela était déjà le cas lors de la première saison et continue lors de cette seconde saison, la communauté est très importante dans cette série. Lors de la première saison on l'observait via l'église locale qui permet de relier les familles en besoin. Là encore, cette église s'occupe des personnes qui ont besoin d'aides. C'est elle qui trouve les fonds nécessaires pour combattre le gouvernement en justice. C'est aussi elle qui contrôle la clinique gratuite de la ville. Et c'est elle qui contrôle et pacifie la population. Cette communauté se trouve aussi au sein de la famille des Pierce, de Black Lightning. Même lorsque les membres ne sont pas en accord la série fait en sorte de les réunir afin de permettre une entraide et un soutien mutuel. S'il y a bien un message que je ressens dans cette série c'est l'importance des liens familiaux, des lieux d'amitiés et des liens communautaires.

    Bien que les points positifs de la première saison soient toujours présents - j’adore la manière dont est incarné et écrit Tobias Whale qui garde une impression de puissance et de menace tout au long de la saison - je déplore que la saison s'intéresse moins à l'école Garfield. Les intrigues autours de cette école permettait de montrer l'importance de l'éducation. Mais cela allait plus loin. On nous montrait de quelle manière une école peut être instrumentalisée pour contrôler et pénaliser des jeunes. Alors que la première saison montrait un principal qui refusait cette logique la seconde saison montre un principal qui met immédiatement en place des détecteurs de métaux et des gardes armés tout en imposant une politique de tolérance 0. Bien que la série montre les aspects de racisme que cela implique, elle ne peut aller loin car l'école disparait presque totalement de cette seconde saison. C'est, à mon avis, dommage.

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    **** Une seconde saison tout aussi intéressante que la première mais qui s'intéresse trop à mettre en place une saison 3.
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    Image : IMDB

  • Arrow saison 7

    Oliver Queen est enfin dans le lieu qui lui correspond le plus. Après avoir considéré sa ville comme son champ de tir personnel. Après des années de meurtres et de destruction. Il a accepté de se rendre au FBI. Il est immédiatement emmené dans une prison Supermax, après que Ricardo Diaz ait perdu le contrôle de la ville. Mais ni Oliver Queen, ni sa famille et encore moins Star City ne sont sauvées. Après la catastrophe que fut le contrôle criminel de Ricardo Diaz sur les membres les plus hauts placés de l'administration la confiance de la population envers les institutions est à son plus bas. Oliver, lui, essaie d'éviter les problèmes. Mais plusieurs des prisonniers souhaitent s'en prendre à lui et annoncer avoir tué le Green Arrow.

    SPOILER

    Oliver Queen et son équipe ont agi sans prendre en compte les lois ni les procédures. Certes, illes ont sauvé la ville et le monde à plusieurs reprises. Mais cette saison montre qu'il est important de suivre les procédures et de justifier ses actions devant le peuple. Oliver Queen et les membres de son équipe doivent, à plusieurs reprises, parler publiquement de leurs actions et des problèmes impliqués. Enfin, Oliver Queen arrête de mentir et dit tout. Il est particulièrement intéressant que l'équipe devienne une partie intégrale de la police. Malheureusement, les auteur-e-s ont rapidement oublié ce point pour recréer une dynamique plus secrète. J'aurais apprécié une critique plus intense des gens qui prennent la justice entre leurs mains sans prendre en compte les procédures.

    Cette septième saison est aussi un moyen pour la réalisation de préparer la fin de leur série. La huitième sera la dernière et se déroule sur seulement 10 épisodes. Depuis l'arrivée d'Arrow, plusieurs autres séries sont entrées dans le même univers mais c'est Arrow qui l'a rendu possible. Il y a donc un effort de marquer la fin et la continuité. La réalisation marque la continuité à l'aide d'Emiko, la sœur d'Oliver. Leur père ayant trompé la mère d'Oliver avec une autre femme. Emiko est aussi furieuse que le fut Oliver au début et on apprend, au fil de la saison, qu'elle est responsable de plusieurs des problèmes que connu Oliver durant sa vie, en premier lieu de la mort de son père. Mais aussi continuité par le passage du rôle de protection à d'autres personnages, passage que l'on retrouve dans les flash forwards mais en direction des enfants d'Oliver et de Felicity.

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    *** Des idées intéressantes mais que la réalisation ne développe pas à leur terme, dommage.
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    Image : IMDB

  • The life and death of Toyo Harada par Joshua Dysart, Cafu, Andrew Dalhouse et Dave Sharpe

    Titre : The life and death of Toyo Harada
    Auteurs : Joshua Dysart, Cafu, Andrew Dalhouse et Dave Sharpe
    Éditeur : Valiant 9 octobre 2019
    Pages : 224

    Ce volume contient The life and death of Toyo Harada 1-6. Toyo Harada est né après que la bombe nucléaire soit tombée sur le Japon. En quelques minutes, il comprit qu'il possédait des pouvoirs bien plus étendu que la plupart des humain-e-s. Presque sans effort, il réussit rapidement à devenir un homme que l'on suit et ce malgré sa jeunesse. Mais Toyo Harada n'est pas simplement puissant, il a une mission. Il souhaite supprimer la guerre et les inégalités. Que tous les humain-e-s puissent vivre dans l'abondance et la sécurité. Récemment, il dû revoir son plan car Peter Stanchek le força à se dévoiler au monde. Depuis, il a pris le contrôle d'une zone qu'il nomme la Fondation. Mais ceci n'est pas apprécié par les nations du monde.

    SPOILERS

    Ce comics s'inscrit dans une trilogie débutée sur Harbinger et continuée dans Imperium. On pourrait même ajouter une partie d'Unity. On y observe Toyo Harada prendre de l'importance et changer. Dans ce comics on remonte bien plus loin puisque l'auteur dépeint l'enfant et l'adolescence de Toyo Harada en s'intéressant à des événements particuliers de sa vie. Cela permet de nous offrir l'identité de Toyo. Loin d'être divin ou un messie il est avant tout une personne de puissance qui cherche le pouvoir.

    Cela implique de parler du thème du pouvoir. Toyo Harada est, avec Peter Stanchek, la personne le plus puissante du monde. Il ajoute à cette puissance une capacité économique formidable, mais qu'il est en train de perdre. Bien entendu, il se pose la question de l'effet que tant de pouvoir peut avoir sur une personne. Peut-on rester humble et humain lorsque personne n'a la capacité de nous arrêter ? Alors que l'on peut apprécier le but de Toyo Harada il est clair que ses méthodes sont fortement questionnables. Il n'hésite pas à tuer pour le bien commun où à s'allier avec des êtres monstrueux si cela l'aide.

    En dehors de ceci, l'auteur a eu la bonne idée d'intervertir le passé avec le présent. Alors que l'on lit comment Harada devint Harada on observe sa fin quasiment en direct. Cette peinture se termine sur une conclusion satisfaisante tout en gardant quelques surprises. Je ne sais pas quand Valiant continuera cette fresque, mais j'espère que la suite sera tout aussi bien écrite.

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    **** Un volume qui pourrait parfaitement faire office de conclusion au travail de Dysart chez Valiant
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    Image : Éditeur

  • Thor 3. War's end par Jason Aaron, Mike Del Mundo, Marco D'Alfonso, Scott Hepburn et Matthew Wilson

    Titre : Thor 3. War's
    Auteurs : Jason Aaron, Mike Del Mundo, Marco D'Alfonso, Scott Hepburn et Matthew Wilson
    Éditeur : Marvel 30 octobre 2019
    Pages : 115

    Ce volume 3 contient Thor (2018) 12-16. La guerre des mondes est enfin terminée. La dernière bataille a eu lieu sur Terre entre Malekith et 4 Thors provenant de différents âges. Il est temps maintenant pour reconstruire les mondes et de changer le destin des différents peuples et personnages. Mais certains changements sont plus surprenants que d'autres. Que sont devenus Cul le dieu de la peur et Loki ? Comment Thor va-t-il réagir face à son couronnement. Et surtout, que va faire Jane Foster ?

    SPOILERS

    Ce troisième volume est le dernier de Jason Aaron sur la série Thor. Son histoire va réellement se terminer dans King Thor, qui sortira bientôt en librairie. Ce dernier volume est constitué de cours épisodes autours de certains personnages précis. Jason Aaron commence par offrir quelques informations sur les activités de certains d'entre eux. J'ai particulièrement apprécié le récit concernant Loki mais j'ai aussi beaucoup aimé le dernier discours d'Odin, qui est enfin capable d'exprimer son amour et sa fierté.

    Mais ce volume se termine aussi sur Thor et surtout sur sa manière de réagir face à son ascension. Loin de se complaire sur le trône Aaron le montre réagissant en essayant de mériter le trône. Ses premiers actes sont pacifiques et visent à la reconstruction. Ses premiers miracles concernent non des affaires d'états mais les besoins des personnes les plus modestes des différents mondes. Aaron termine dont en suivant son idée du mérite : celui-ci n'est pas un dû mais un travail éternel.

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    **** Un volume constitué de courts récits qui ne sont appréciables que dans le cadre plus large du run de Jason Aaron.
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    Image : Éditeur

  • Wonder Woman by Greg Rucka 3 par Greg Rucka, Cliff Richards et Ray Snyder

    Titre : Wonder Woman by Greg Rucka 3
    Auteurs : Greg Rucka, Cliff Richards et Ray Snyder
    Éditeur : DC 7 aout 2019
    Pages : 296

    Ce volume 3 contient Wonder Woman 218-226 et Blacker night: Wonder Woman 1-3. Depuis son arrivée Wonder Woman est l'ambassadrice des Amazones. Cela a impliqué la création d'une ambassade et d'un statut spécifique qui puisse accepter ses activités de membre de la Ligue de Justice. Mais bien qu'elle soit une guerrière sa mission concerne avant tout la paix et l'harmonie. Ses idées n'ont pas toujours été comprises mais se sont retrouvées sur la place publique. Cependant, une crise approche pour le monde et les Amazone. Et Wonder Woman pourrait bien y perdre sa mission.

    SPOILERS

    Greg Rucka a mis un grand nombre d'éléments en cours lors de son run. Wonder Woman est une membre de la Ligue de Justice, une ambassadrice, une championne d'Athéna et une autrice. Greg Rucka a tenté de montrer de quelle manière Diana joue sur ses différents rôles pour offrir son message, et celui des Amazones. Cela a impliqué de mettre en avant les relations diplomatiques avec les Etats-Unis mais aussi la réception de ses essais. De plus, Greg Rucka avait mis en place des intrigues divines mais aussi plus humaines. En particulier, certains personnages allaient probablement changer de direction et montrer la difficulté pour Diana de parler à tout le monde.

    Ce dernier volume est bien écrit. Malheureusement Greg Rucka doit inscrire son run dans deux événements qui change en grande partie ses plans. Le volume donne l'impression que l'auteur a dû écourter, modifier voire annuler certaines idées et donc n'arrive pas à terminer son intrigue comme il le souhaitait. Cependant, il réussit tout de même à intégrer son discours au sein du premier événement. Ainsi, Wonder Woman, après avoir assassiné Maxwell Lord, se rend au tribunal de la Hague afin de subir un procès. Mais celui-ci n'aura pas lieu. Le lien avec Blackest Night, bien que loin d'être mauvais, manque aussi de profondeur face au reste du run de Greg Rucka. Ce dernier volume est donc bon mais aussi en demi-teinte puisqu'on a l'impression de ne pas avoir la fin qui était prévue à l'origine.

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    **** Loin d'être mauvais ce dernier volume donne l'impression de ne pas être ce que l'auteur souhaitait à l'origine.
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    Image : Éditeur

  • The war of the realms par Jason Aaron, Russell Dauterman et Matthew Wilson

    Titre : The war of the realms
    Auteurs : Jason Aaron, Russell Dauterman et Matthew Wilson
    Éditeur : Marvel 14 aout 2019
    Pages : 192

    Ce volume contient War of the realms 1-6. La guerre des mondes a commencé il y a plusieurs mois. Tous les mondes ont été touché par Malekith et ses armées. Une partie le soutient tandis que l'autre lui a été soumis. Personne, même pas Thor, n'a a été capable de l'empêcher de vaincre. Asgard elle-même est estropiée alors que le Bifrost est détruit et que les divinités se sont réfugiées sur Terre. Mais celle-ci est maintenant la seule à n'avoir pas connu la guerre e Malekith et ce dernier compte bien la conquérir.

    SPOILERS

    Jason Aaron s'occupe depuis de nombreux tomes de Thor. Je l'ai ai grandement apprécié. J'ai encore mieux aimé que le scénariste mette en place un événement depuis longtemps. Celui-ci a été construit patiemment mettant en place de nombreux changements pour l'univers Marvel et Thor. Ce dernier perdit son statut, le retrouva mais Asgard et Mjolnir sont détruits. Jane Foster elle-même devint Thor lors de plusieurs tomes dont la fin fut magnifique. J'apprécie aussi de plus en plus la direction artistique qui est tout aussi fabuleuse ici. Ainsi, ce war of the realms donne l'impression d'un final soigneusement préparé par Jason Aaron.

    Bien que j'aie beaucoup apprécié ce volume je suis presque déçu. En effet, les événements sont très rapides. Mais j'ai presque l'impression que la Terre découvre trop vite le combat pour résister immédiatement. Bien que ce volume soit suffisant pour comprendre l'événement. On a l'impression qu'il est nécessaire de lire d'autres séries afin de mieux comprendre ce qui se déroule pour certains personnages. J'ai d'ailleurs été surpris par certains choix, comme l'arrivée du Punisher, tandis que d'autres me semblent parfaitement adaptés. Si vous avez aimé le run de Jason Aaron ce final vous donnera ce que vous souhaitiez.

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    **** La fin du run de Jason Aaron arrive et il termine sur un événement qu'il prépare depuis longtemps et dont j'ai beaucoup aimé la lecture.
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    Image : Éditeur

  • West Coast Avengers Vol. 2: City Of Evils par Kelly Thompson, Danielle Di Nicuolo, Gang Hyuk Lim, Moir R et Tríona Farrell

    Titre : West Coast Avengers Vol. 2 : City Of Evils
    Auteur-e-s : Kelly Thompson, Danielle Di Nicuolo, Gang Hyuk Lim, Moir R et Tríona Farrell
    Éditeur : Marvel 26 juin 2019
    Pages : 112

    Ce volume contient West Coast Avengers (2018) 5-10. Bien que les West Coast Avengers soient enfin connus tout n'est pas rose. Captain America, par exemple, n'apprécie pas trop ce nom et encore moins l'idée d'une forme de télé-réalité. Pire encore, les criminel-le-s de Los Angeles n'ont pas envie qu'une équipe d'Avengers décide de fonctionner dans leur ville. Mais comment se débarrasser d'Avengers sans que d'autres ne viennent, en nombre et plus puissants ?

    SPOILERS

    Maintenant que l'équipe est constituée la qualité est meilleure. En effet, Kelly Thompson n'a plus besoin de créer l'équipe ni de présenter les personnages. Elle peut enfin leur donner plus de choses à faire, même si les problèmes de Los Angeles sont particulièrement ridicules. Ces problèmes permettent surtout de développer les relations entre les différents personnages. Bien que Kate semble la moins puissante, elle est aussi celle qui réussit toujours à trouver des moyens de combattre. Elle est réellement au centre de cette série.

    Cela s'explique aussi par le développement de la famille de Kate. On revoit son père, qui semble faire partie d'un groupe de criminel-le-s. Mais surtout, on apprend enfin bien plus sur la mère de Kate et ses relations avec Madame Masque. Celle-ci est maintenant un vampire à qui Madame Masque a promis un traitement. Mais elle veut aussi se venger de son ancien mari. Malheureusement, encore une fois, la série se termine alors que rien n'est conclu...

    *
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    ***
    **** Meilleur que le premier, plus drôle mais aussi le dernier...
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    Image : Éditeur

  • West Coast Avengers Vol. 1: Best Coast par Kelly Thompson, Stefano Caselli et Tríona Farrell

    Titre : West Coast Avengers Vol. 1 : Best Coast
    Auteur : Kelly Thompson, Stefano Caselli et Tríona Farrell
    Éditeur : Marvel 20 février 2019
    Pages : 144

    Ce volume contient West coast avengers (2018) 1-4, The unbelievable Gwenpool 1 et Young avengers presents 6. Depuis quelques temps Kate Bishop vit à Los Angeles. Ce qui devait être, tout d'abord, des vacances changent rapidement lorsque Kate est dépouillée, doit lutter contre Madame Masque et découvre les secrets de sa famille. Après une attaque de requins des terres elle comprend que l'ouest a bien besoin d'une équipe d'Avengers. Qui mieux qu'elle peut constituer cette équipe ? Mais qui choisir et surtout comment la financer ?

    SPOILERS

    J'aime toujours autant Kelly Thompson même si ses séries se terminent rarement et qu'elle travaille actuellement sur Deadpool. En ce qui concerne Kate Bishop, elle en a fait le personnage qui est la vraie Hawkeye. Sa vie n'est pas facile mais elle continue toujours à se battre. Ainsi, retrouver Kate Bishop est toujours un plaisir. La voir se débattre dans les relations entre et avec ses ami-e-s est toujours aussi plaisant. Cette nouvelle équipe contient des personnages qui ne semblent pas du tout fait pour vivre ensemble mais cela permet de créer des situations que Kelly Thompson semble beaucoup apprécier.

    Malheureusement, j'ai l'impression que cette nouvelle série oublie trop le passé. Le travail de Kate Bishop en tant que détective est oublié. Ses nouveaux ami-e-s apparaissent de temps en temps mais sans prendre vraiment de place (seul sa nouvelle relation est réellement de retour). Surtout, j'ai l'impression que l'enquête sur la famille de Kate et ses liens avec Madame Masque sont totalement oubliées. J'aurais apprécié que cette intrigue puisse continue voire se terminer dans ce volume.

    *
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    *** Un premier volume qui lance l'équipe mais qui laisse derrière elle une bonne partie de ce qui a été construit pour Kate Bishop
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    Image : Éditeur

  • Harleen par Stjepan Sejic

    Titre : Harleen
    Auteur : Stjepan Sejic
    Éditeur : DC 11 février 2020
    Pages : 208

    Ce volume contient Harleen 1-3. Dr. Harleen Quinzel est une jeune chercheuse qui tente de prouver une de ses thèses majeures. Selon elle, la vie au sein d'un contexte violent pourrait mettre à mal la capacité d'empathie. Bien qu'elle vive à Gotham, il est difficile d'avoir accès aux personnes nécessaires pour prouver son idée. Heureusement pour elle, Bruce Wayne décide de la financer. Elle doit immédiatement déménager à Arkham afin de débuter une série d'interview de criminels considérés comme particulièrement dangereux. Dans ces couloirs elle fera la connaissance d'un criminel qui n'a jamais laissé personne le comprendre : le Joker.

    SPOILERS

    J'entends parler de ce Harleen de Stjepan Sejic depuis quelques temps et j'ai un peu hésité à me le procurer. Mais les critiques dithyrambiques lues sur internet m'ont convaincu. Et, à mon avis, ce fut un bon choix. L'objet même est beau. Une couverture cartonnée noire sur laquelle Harley Quinn est dessinée avec une fourre plastique sur laquelle on retrouve le même dessin mais masqué. L'intérieur est assez grand pour donner toute sa force aux magnifiques planches de l'auteur. Il m'est difficile de dire lesquelles sont mes préférées car rares sont les planches qui m'ont laissé de marbre. J'ai presque envie de posséder une version sans lettrage afin de mieux admirer l'art de Stjepan Sejic.

    Bien que ce comics s'intéresse à Harley Quinn il est intéressant que son destin soit mêlé à celui d'Harvey Dent. Les deux s'intéressent aux criminels mais là où l'une souhaite les aider le second pense qu'illes sont au-delà de toute aide et veut uniquement les enfermer définitivement. Bien entendu, le destin des deux personnages joue autours de la thèse du Joker qui considère que l'humanité est constituée de monstres enfermés par un vernis de moralité.

    Même si Harvey Dent se trouve dans une trajectoire parallèle à celle d'Harley Quinn c'est cette dernière qui nous est présentée dans sa tragédie. Le personnage nous est d'abord montré souffrant de stress post-traumatique après une première rencontre avec le Joker et le Batman. Puis, elle est fatiguée par les jeux du Joker qui ne fait que mentir afin de s'entendre parler. Enfin, une fascination se forme petit à petit. On observe Harley Quinn perdre progressivement pied professionnellement et personnellement alors qu'elle se rapproche de plus en plus du Joker. Ce qui fait la force de Stjepan Sejic est qu'il montre à quel point elle est consciente du danger mais qu'elle n'arrive plus à s'arrêter, en particulier à cause de sa solitude et de son envie d'aider les gens. Comme il est écrit dès les premières pages, l'enfer est pavé de bonnes intentions, qui mènent Harley Quinn en direction d'une personnification du mal.

    *
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    ***
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    ***** Un chef d'œuvre

    Image : Éditeur

  • Titans

    CW : Torture, mention d'abus sexuels, mention de violence parentale, mention de violence conjugale

    Les adaptations de DC ne sont pas une réussite ces dernières années, du moins au cinéma. En ce qui concerne la CW, elle a créé un univers partagé avec plusieurs séries qui sans être révolutionnaires sont assez bonnes. Mais en 2018 DC a annoncé la création de nouvelles séries plus sombres. Titans est la première. Les personnes qui, comme moi, ont regardé Teen Titans savent que le nom implique une équipe autours de plusieurs personnages adolescents. Robin, Raven, Beast Boy, Cyborg et Starfire sont les membres de la série animée. Mais cette série est bien plus violente et ne possède rien de l'humour de la série animée. L'équipe n'est même pas réellement constituée. On commence alors que Dick Grayson a abandonné Batman depuis un an. Il essaie de créer une vie en tant que détective à Detroit. Mais un jour il doit enquêter sur une adolescente : Rachel Roth. Celle-ci est impliquée dans plusieurs meurtres et de nombreuses personnes semblent vouloir la capturer.

    SPOILER

    La première chose à dire concerne l'ambiance de la série. Elle est sombre, dans le sens facile du terme. La réalisation a voulu nous montrer une ambiance adulte en nous empêchant de voir la plupart des scènes filmées dans la série. La photographie est rarement lumineuse et tout est fait pour que l'on ne voie pas bien les personnages ou les costumes. Il est vrai que certains effets ne sont pas extrêmement réussis. La réalisation joue aussi sur la violence et en particulier le sang. Ce dernier coule à flots. Les combats sont montrés dans toute leur brutalité, en particulier lors du dernier épisode. On peut difficilement apprécier les actions des personnages principaux sans les antagonistes qui sont bien pires...

    La série pose la question de l'identité. Tous les personnages principaux ont un problème d'identité à résoudre. Dick Grayson ne veut plus être Robin mais il n'arrive pas à se défaire de cet alter ego. Il a surtout peur de sombrer dans la noirceur comme Batman semble l'avoir fait. Il a peur de ce que Robin peut le pousser à faire en matière de violence. Kory n'a aucune mémoire de son passé et ne comprend pas son lien avec Rachel. Garth est perdu entre l'animalité et l'humanité ce qui pourrait le pousser à perdre le contrôle sur ses émotions et devenir animal. Enfin, Rachel ne connait pas ses parents. Elle est manipulée par tout le monde et ne sait pas en qui faire confiance. D'autant qu'elle est hantée par une version peu sympathique d'elle-même. Ces personnages principaux sont entourés de personnages secondaires qui ont essayé, échouent ou ont réussi à comprendre leur identité et à trouver un autre moyen que la violence pour résoudre leurs problèmes.

    Il est dommage que cette courte saison, 11 épisodes, se termine sur un cliffhanger. Toute la saison pose la menace du père de Rachel, Trigon, et des personnes qui lui vouent un culte. Mais dès qu'il apparait la saison se termine sans résoudre l'intrigue nous forçant à suivre la seconde saison.

    *
    **
    *** Sans être aussi mauvaise la série est un peu brouillonne et surtout en conclut pas son intrigue. Je déplore aussi une vision simpliste de ce que devrait être une série "adulte." La réalisation se contente de la violence et d'une image sombre.
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    *****

    Image : Site officiel

  • Thor 2. Road to war of the Realms par Jason Aaron, Mike Del Mundo, Tony Moore, Lee Garbett, John Rauch, Antonio Fabela et Marco D'Alfonso

    Titre : Thor 2. Road to war of the Realms
    Auteurs : Jason Aaron, Mike Del Mundo, Tony Moore, Lee Garbett, John Rauch, Antonio Fabela et Marco D'Alfonso
    Éditeur : Marvel 19 juin 2019
    Pages : 119

    Ce volume contient Thor (2018) 7-11. Thor n'est plus le même. Mjolnir a été détruit au sein du soleil. Asgardia n'existe plus. Les divinités sont réfugiées sur Terre attendant l'arrivée de la guerre des domaines. Thor, lui, essaie d'éviter la guerre tout en aidant le plus possible le monde. Mais son humeur massacrante risque d'être dangereuse pour le monde. Plusieurs de ses amies et membres de sa famille décident de se réunir afin de trouver un moyen de l'aider avant l'arrivée de la guerre. Le monde aura besoin de Thor.

    SPOILERS

    Ce volume est surtout constitué de plusieurs numéros qui se concentrent sur certains personnages en vue de l'événement préparé depuis longtemps par Jason Aaron. Ces personnes ont un point de vue à chaque fois différent sur Thor et surtout sur la manière de l'aider. Roz Solomon, par exemple, entre dans une nouvelle agence afin de préparer la Terre. Personnellement, j'ai beaucoup apprécié le numéro autours d'Odin et de Thor. Odin est présenté comme un homme qui n'a jamais appris comment communiquer ses sentiments. Par défaut et à sa grande honte, il agit comme son père alors qu'il souhaite être comme son fils. J'ai aussi bien aimé le numéro autours de Freyja qui essaie d'aider son fils à s'aimer comme il est et non selon ce qu'il pense devoir être.

    Il n'y a donc pas forcément autant de Thor dans ce volume qu'on pourrait le croire. Mais cela ne l'empêche pas d'être très présent. Les auteurs continuent d'expliquer de quelle manière une divinité peut réellement être importante pour des humain-e-s. Mais surtout, les auteurs se concentrent sur l'importance des relations pour devenir meilleur. Ainsi, ce volume est aussi l'occasion de découvrir le premier amour de Thor et sa tentative de ne jamais l'oublier.

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    **** Un volume qui remplit l'attente avant l'événement promit par Aaron. Mais un volume qui, selon moi, est tout de même intéressant.
    *****

    Image : Site officiel

  • The Unstoppable Wasp: Unlimited. 2 G.I.R.L. VS. A.I.M. par Jeremy Whitley, Alti Firmansya, Gurihiru et Espen Grundetjern

    Titre : The Unstoppable Wasp: Unlimited. 2 G.I.R.L. VS. A.I.M.
    Auteurs : Jeremy Whitley, Alti Firmansya, Gurihiru et Espen Grundetjern
    Éditeur : Marvel 11 septembre 2019
    Pages : 118

    Ce volume contient The Unstoppable Wasp (2018) 6-10. Nadia Van Dyne est maintenant une citoyenne des Etats-Unis. Elle a réussi, avec l'aide de Janet Van Dyne, à créer son laboratoire et à unir plusieurs jeunes femmes brillantes. Mais, dernièrement, elle a appris qu'elle est bipolaire. Cette prise de conscience a eu lieu après un épisode maniaque durant lequel elle a fait du mal à ses amies non seulement physiquement mais aussi émotionnellement. Depuis, elle essaie de faire amende honorable tout en gérant ses émotions en tentant de trouver ce qui lui fait plaisir, en dehors du travail. Et quoi de mieux qu'une fête d’anniversaire ? Bien entendu, cela implique de connaitre la date de son anniversaire...

    SPOILERS

    Lors du dernier volume on voyait Nadia agir d'une manière dangereuse et cruelle pour ses amies. En particulier, elle pensait être capable de fixer d'une de ses amies non-valide. Il est normal que ce volume reprenne immédiatement sur ce point et montre Nadia essayer de présenter ses excuses. Les auteurs montrent, d'ailleurs, que la personne qui les reçoit a le droit de les refuser. En particulier si ces excuses sont mal formulées, ce qui est le cas en l’occurrence.

    Les auteurs essaient aussi de montrer qu'il est normal, pour une jeune femme comme pour un jeune homme, de prendre le temps de se faire plaisir même si cela implique de ne pas réussir à suivre les buts que l'on s'est fixé ou que l'on croit devoir atteindre. Nadia, dans ce volume, abandonne la recherche d'une invention et préfère faire attention à sa santé tout en encourageant ses amies. Elle apprend aussi à trouver des passions autre que le travail et, surtout, elle prend le temps d'entrer en thérapie. Ce dernier point était déjà important dans les volumes précédents puisque le père de Nadia, Hank Pym, est dépeint comme un homme qui a refusé la thérapie préférant tenter de se soigner lui-même. Bien entendu, un tel choix a des conséquences négatives pour tout le monde.

    Ce seconde et dernier volume de la seconde série permet donc de clore les différentes intrigues tout en continuant à parler de la santé psychique, qui concerne aussi les personnes que l'on pense toujours en bonne santé. Il est dommage que les auteurs n'aient pas eu l'opportunité de continuer cette série et de consacrer plus de temps aux différents thèmes. En l'état, la fin des intrigues est trop rapide mais cela ne m'a pas empêché de beaucoup apprécier Nadia et ses amies.

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    ***** Marvel a annulé, une seconde fois, cette série... Vraiment dommage.

    Image : Site officiel

  • Lazarus 6. Fracture par Rucka, Lark et Arcas

    Titre : Lazarus 6. Fracture
    Auteurs : Rucka, Lark et Arcas
    Éditeur : Image Comics 15 janvier 2020
    Pages : 152

    Ce volume 6 contient Lazarus Risen 1-3. Le monde est contrôlé par des familles possédant le pouvoir économique. Dans ce contexte, la valeur se mesure selon ce que l'on peut apporter à ces familles. Si on ne peut rien apporter on est considéré comme du déchet. Depuis quelques années, une guerre mondiale est menée entre les personnes loyales à la famille Carlyle et les autres. Mais les Carlyle ont subi plusieurs trahisons et risquent de perdre la guerre. Heureusement, Forever et Johanna se sont unies afin de contrer la menace, en échange de la vérité.

    SPOILERS

    Il ne se passe pas grand-chose dans ce volume et pourtant l'action est sans répit. Dès les premières pages, nous sommes intégrés à une attaque contre un traitre envers la famille Carlyle. Au second numéro, les auteurs nous marquent par un combat entre trois Lazares. Et dans le troisième numéro, on retrouve le Lazare le plus effrayant de cet univers pour un combat contre les Carlyle. Ces différentes actions sont toujours aussi bien dessinées, laissant souvent la place au muet pour mieux mettre en scène les mouvements.

    Ce volume se déroulant après le volume 5 et le volume X+66 on arrive à un point ou Forever et Johanna se sont entendues afin de changer la relation de Forever envers sa famille. Les deux femmes semblent être complices et avoir une grande confiance l'une envers l'autre. Sans que cela ne soit encore trop mis en avant, les auteurs recommencent à parler de plans différents pour le futur et donc du choix nécessaire. Doit-on suivre un futur selon Johanna ou selon son père ?

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    ***** J'attendais ce volume depuis longtemps, il ne m'a pas déçu !

    Image : Éditeur

  • Runaways 4. But you can't hide par Rainbow Rowell et Andres Genolet

    Titre : Runaways 4. But you can't hide
    Auteur-e-s : Rainbow Rowell et Andres Genolet
    Éditeur : Marvel 16 octobre 2019
    Pages : 130

    Ce volume contient Runaways 19-24. Les Runaways ont survécu aux enfants des Gibborims qui souhaitaient terminer le travail de leurs parents. Malgré les désirs d'Alex Wilder, ils n'ont pas assassiné quelqu'un ni tué les Gibborims. Cependant, les restes de cet événement sont encore difficiles pour le groupe. Tout le monde doit apprendre à accepter les difficultés et les changements qui ont eu lieu dans leur vie. Et quelqu'un tente de se créer une vie super-héroïque en secret.

    SPOILERS

    Chaque volume rend les personnages plus sympathiques qu'avant. Il m'est difficile de choisir un moment préféré dans ce volume car les bonnes pages sont nombreuses. Que ce soit la discussion adulte avec Molly, Gert et Chase ou encore Niko et Karolina. Sans oublier Chase seul dans un magasin. Ces différents personnages ne sont pas là pour faire des choses fantastiques mais essaient seulement de réussir à grandir et à accepter les changements, malgré les difficultés.

    Si je devais ne donner qu'un unique mauvais point ce serait Alex. La fin du volume trois montrait que quelqu'un avait décidé de le suivre. Bien entendu, on se demande qui cela pourrait être et surtout pourquoi. Malheureusement, la résolution ne prend qu'un seul et unique numéro puis Alex disparait à nouveau. Je ne sais pas si on le reverra mais j'aurais préféré que les auteur-e-s prennent un peu plus de temps pour écrire autours de ce choix et d'Alex.

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    ***** A chaque volume je souhaite lire la suite immédiatement !

    Image : Éditeur

  • Birds of Prey: And the Fantabulous Emancipation of One Harley Quinn

    Birds of Prey : And the Fantabulous Emancipation of One Harley Quinn débute après le très oubliable, mais malheureusement existant, Suicide Squad. Harley Quinn commence par résumer l'histoire de sa vie afin de la mener jusqu'au présent. Elle n'est plus avec le Joker et, malgré sa tristesse, elle essaie de se construire une nouvelle vie dans la belle ville de Gotham. Malheureusement, l'annonce tonitruante de son célibat permet à toutes les personnes qui la détestent de s'attaquer à elle sans risquer la colère du Joker. Alors que la ville entière essaie de la tuer elle fait la connaissance de Cassandra Caines, une jeune femme dont la capture vaut 500 000 dollars.

    SPOILERS

    Birds of Prey : And the Fantabulous Emancipation of One Harley Quinn est un film que j'attends depuis un moment. J'apprécie beaucoup le travail de Margot Robbie et j'espérais qu'elle pourrait y mettre tout son talent et surtout ses souhaits. Selon mes impressions, il semblerait que la production a pu s'amuser. Le film joue avec les couleurs et la nourriture sans complexes tandis que les actrices portent des costumes tous plus réussis les uns que les autres. Harley Quinn est particulièrement flamboyante dans des tenues qui vont parfaitement au personnage et à son tempérament. Ce film donne l'impression d'être porté par une ambiance de travail et de création qui a permis aux membres de l'équipe d'apprécier ce qui était en train d'être construit.

    Ce film est construit d'une manière un peu étrange. Les flash backs sont nombreux et les personnages se tournent autours sans toujours se rencontrer, jusqu'au moment final qui permet à chacune d'entre-elles de collaborer dans un but précis face à une armée d'hommes. Toutes les femmes de ce film essaient de s'émanciper d'une forme de tutelle masculine. Harley Quinn apprécie la protection du Joker et elle est tentée, à plusieurs reprises, de trouver un autre protecteur. Ce n'est qu'au fil du temps qu'elle comprend qu'elle a la capacité d'agir seule. Renée Montoya est une détective dont toutes les réussites sont volées par un collègue. Dinah Lance essaie de survivre à Black Mask. Huntress, elle, souhaite se venger des hommes qui ont détruit sa famille. Ce n'est que lors du final, lorsqu'elles s'allient, qu'elles sont à la fois capables de s'entre-aider et de prendre la décision de s'affranchir des figures masculines de leur entourage. Ce changement est dépeint d'une manière positive puisqu'il permet à chacune non seulement un nouveau départ mais surtout une meilleure vie. Ce changement est construit au film du film justement par sa construction qui commence par diviser avant d'unir les personnages.

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    ***** J'ai adoré ce film à la fois bien écrit, bien réalisé, drôle et intelligent. Je pourrais le revoir de nombreuses fois avec un grand plaisir !

    Image : IMDB

    Site officiel

  • Supergirl saison 4

    La vie n'a jamais été aussi belle pour Supergirl. En l'absence de son cousin, Superman, elle a pris le manteau de protectrice de la Terre. Le monde entier l'apprécie et la remercie de ses actions. Il semble que jamais les monde ne fut plus prêt à accepter toutes les différences et d'entrer dans un âge de tolérance. Mais J'onn J'onzz doute. Alors que les autorités semblent aveugles, il observe des actes de violence visant précisément les personnes que l'on sait être des aliens. Un backlash semble être imminent. Petit à petit, un groupe commence à se constituer afin d'expulser les aliens. Mais qui est capable d'organiser un tel groupe en si peu de temps ?

    SPOILERS

    Dès la première saison, et surtout lors de la saison 2, Supergirl est une série inscrite dans les événements contemporains. Celle-ci se plaçait résolument en faveurs des droits des minorités, en particulier immigrantes, en s'attaquent à la haine et à la peur. Cette saison 4 est encore plus inscrite dans cette histoire puisqu'elle met en scène des groupes suprémacistes humains armés et organisés sous forme de milice qui s'attaque à de simples personnes. Ces groupes sont, petit à petit, considérés comme légitime par un pouvoir présidentiel qui joue de la peur et de la haine afin d'augmenter son pouvoir. La série essaie aussi d'expliquer comment on peut se mettre à haïr la différence. Lors d'un épisode, elle montre tout ce qu'a perdu l'un des antagonistes. Il perd son héritage, sa maison et son travail. Bien entendu, une partie de ses échecs est dû à ses propres actions mais une grande partie est dû au système financier. Au vu du ton de la série, que l'antagoniste soit un homme blanc hétéro et marié n'est sûrement pas un hasard.

    De plus, la série se place résolument en faveurs de la presse. Bien que Kara réussisse plusieurs combats en tant que Supergirl la victoire n'est possible que par ses talents de journalistes. Plusieurs événements clés de la saison dépendent de moments de journalisme et un grand nombre de personnages défendent la nécessité de journaux indépendants et capables d'investigation afin de contrer un pouvoir gouvernemental trop important ou de contrer des groupes basés sur la propagation de la haine. Malheureusement, la série fait l'erreur de considérer le journalisme comme une simple présentation des différentes manières de lire la réalité. Cette idée qu'il suffit de présenter les deux termes d'une histoire afin de faire du bon journalisme oublie la nécessité d'enquêter afin de trouver la vérité et de l'imposer aux personnes qui usent du mensonge.

    Enfin, la série défend une diversité face aux personnes qui souhaitent le règne de ce qu'illes nomment la "normalité". Nous avions déjà Alex, lesbienne qui tente de devenir une mère célibataire, et plusieurs aliens qui prennent une place importante dans la série. Mais cette saison introduit Nia Nal, une femme transgenre incarnée par Nicole Maines. Nia Nal est souvent au centre de développement idéologique par la défense non seulement d'actions immédiates contre les actes de haines, même déguisés en tant que blagues, mais aussi par sa défense de la nécessité de l'union face aux actes de haines. Elle n'hésite pas à s'attaquer aux autorités si celles-ci deviennent dangereuses pour les personnes qu'elle souhaite défendre.

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    **** Une série imparfaite, certes, mais qui semble prendre au sérieux son propos.

    *****

    Image : IMDB

  • Secret Weapons par Eric Heisserer, Raúl Allén et Patricia Martín

    Titre : Secret Weapons
    Auteur-e-s : Eric Heisserer, Raúl Allén et Patricia Martín
    Éditeur : Valiant 13 décembre 2017
    Pages : 112

    Ce comics contient Secret Weapons 1-4. Après des décennies de guerre secrète la fondation Harada et le Hard Corps sont trainés sur la place publique. La confiance de la population est au plus bas alors que l'existence de personnes ayant des capacités surhumaines est maintenant assurée. Mais certaines de ces personnes ne sont pas considérées comme importantes. Celles-ci ont bien été activées par Harada mais il a décidé de les envoyer en exil afin de garder le contrôle de leurs capacités mais sans en faire des membres de sa fondation. Cependant quelqu'un a décidé de les chasser.

    SPOILERS

    Cette minisérie est frustrante et intéressante à la fois. Elle est frustrante car elle se termine trop tôt pour nous donner une intrigue qui permette de mieux connaitre les différents personnages. Elle est aussi frustrante car elle met en avant certains changements dans la gestion de la population face aux psiots. Une scène particulière met le groupe face à des policiers souhaitant les assassiner à cause de leurs capacités après une attaque par une petite bande contre l'un des psiots. Malheureusement, nous n'en saurons pas plus dans cette minisérie.

    Secret Weapons parle aussi de la nécessité de l'union. Les personnages qui sont membres de ce groupe ont des capacités inutiles ou difficile à maitriser. Seul-e-s, illes ne peuvent pas se défendre. Cependant, l'usage commun de leurs capacités permet de créer une force de frappe bien plus importante. Illes ne peuvent survivre que s'illes restent ensemble afin de se soutenir et d'apprendre à gérer et développer leurs capacités.

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    **** Une minisérie que j'ai appréciée mais qui aurait mérité un peu plus de temps pour développer les personnages et le propos

    *****

    Image : Éditeur

  • Raven: Daughter of darkness 2 par Marv Wolfman, Pop Mhan et Lovern Kindzierski

    Titre : Raven : Daughter of darkness 2
    Auteurs : Marv Wolfman, Pop Mhan et Lovern Kindzierski
    Éditeur : DC 4 juin 2019
    Pages : 160

    Ce volume 2 contient Raven: Daughter of darkness 7-12. Raven a survécu à un invasion alien puis au retour de son père qui souhaitait créer une armée de ses enfants. Mais, dans le combat, elle a perdu toutes ses sœurs et elle a dû supprimer la mémoire des événements au sein de sa famille et de ses ami-e-s. Ceci n'était que le début, car un danger immémorial s'est éveillé et tue tous les êtres possédant un accès à la magie. Seul un homme sait comment les vaincre et il est dangereux de lui faire confiance.

    SPOILERS

    J'apprécie le personnage de Raven. Malheureusement, ce comics ne lui donne pas ce qu'elle mérite. L'auteur décide d'abandonner une grande partie de ce qu'il avait mis en place. Les interactions avec sa tante et les ami-e-s de Raven sont oubliées alors qu'elles ne sont pas terminées. Même les problèmes entre l'identité de Raven et de Rachelle sont oubliés puisque Raven décide de simplement supprimer tout souvenir d'elle.

    De plus, l'intrigue est mal mise en scène. On passe d'une page à l'autre avec l'impression de sauter des moments importants qui, pourtant, n'existent pas. Pire encore, tout fonctionne selon un schéma répétitif : combat, trahison, fuite et enfin démission pour revenir plus tard. Il est d'ailleurs difficile de croire au danger des opposants qui sont décrits comme un mystère inconnu pendant une page avant que l'auteur ne décide de tout dire sur la raison de leur existence. Bref, Raven méritait mieux.

    *

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    *** Bof

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    Image : Éditeur

  • Black science 9. No authority but yourself par Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio

    Titre : Black science 9. No authority but yourself
    Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio
    Éditeur : Image comics 30 octobre 2019
    Pages : 160

    Ce dernier volume contient Black science 39-43. L'eververse est finalement détruit. Et Grant McKay est le coupable. La dernière dimension existante est sous le contrôle de la sorcière Doxa et de ses armées. Là aussi, Grant McKay est le coupable. Il a toujours souhaité faire le bien mais il est devenu un destructeur car il refuse toute forme de barrière à ses idées. Heureusement, il reste un espoir de tout recréer. Mais cela implique de laisser la personne qu'il déteste le plus prendre le contrôle de la réalité.

    SPOILERS

    Cette série ne se termine pas réellement. On ne sait pas exactement de quelle manière Doxa est vaincue et il semble que l'auteur ne pense pas cela important. Ce qui est important c'est Grant, ses relations et ses souhaits. Ainsi, ce comics ne se termine pas réellement. Au contraire, il semble reconstituer un nouveau cycle. Grant McKay est responsable de malheurs, il découvre le voyage au sein de l'eververse et il y entre afin de trouver un moyen de réparer ses erreurs créant par là un danger pour tout ce qui existe.

    Mais ce dernier volume nous permet de comprendre le cauchemar de Grant et le paradis de Kadir. Ces deux personnages incarnent deux postures idéologiques contraires. L'un en faveurs de la liberté et de la création tandis que le second incarne le contrôle et la rationalité. Ainsi, le paradis de l'un est nécessairement le cauchemar de l'autre. Et le paradis de Kadir implique un contrôle important de tous les aspects de la vie des humain-e-s afin de leur offrir la meilleure vie possible. Mais cela implique aussi un fort contrôle des activités de tout le monde étouffant absolument toute créativité. Face à cela, Grant ne peut que réagir d'une manière violente pour atteindre son idéal de liberté. Mais la dernière planche montre que, au final, le réel paradis de Grant n'est pas réellement la liberté totale mais de vivre en paix avec sa famille et ses ami-e-s terminant d'une manière réussie une série de 9 volumes

    *

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    **** Un dernier volume qui ne résout rien des événements mais qui résout l'identité de Grant McKay.

    *****

    Image : Éditeur

  • Paper Girls 6 par Brian K. Vaughan, Cliff Chiang, Matt Wilson et Jared K. Fletcher

    Titre : Paper Girls 6
    Auteurs : Brian K. Vaughan, Cliff Chiang, Matt Wilson et Jared K. Fletcher
    Éditeur : Image comics 25 septembre 2019
    Pages : 144

    Ce volume 6 contient Paper Girls 26-30. Lors des aventures précédentes les 4 amies avaient été dispersée sur différentes époques après avoir réussi à échapper aux combattants de leur futur. Mais que peuvent-elles faire sans moyens de rentrer chez elles ni de se contacter mutuellement ? Et comment échapper aux deux camps qui luttent au sein des différentes époques ? D'autant que leur disparition de l'année 1988 pourrait avoir des conséquences graves.

    SPOILERS

    Ce dernier volume conclut les intrigues des 5 autres. Durant ces différents volumes ont observait une guerre se dérouler mais sans la suivre dans l'ordre chronologique. Les auteurs ont construit leur intrigue afin de diviser les différents événements en ne suivant que la chronologie des 4 paper girls. Cela permettait d'éviter de trop en dire sur les raisons de la guerre et sur son fonctionnement futur. On ne savait pas non plus qui avait réellement raison et qui avait débuté la guerre. Dans ce sixième volume les différents événements sont enfin cohérents et l'on comprend mieux ce qui s'est déroulé.

    Cette série permet aussi de parler d'amitié, d'amour et du passage à la vie adulte. Les 4 jeunes femmes apprennent à se connaitre et s'aimer, voire à être en couple, tout en essayant de comprendre leur place dans l'univers. Les différents événements permettent de les rapprocher et d'en faire de véritables amies. La connaissance de leurs vies future leur permet aussi de mieux comprendre ce qu'implique de grandir, soit de perdre ses illusions et de voir ses anciennes connaissances disparaitre, sans pour autant y perdre quelque chose.

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    **** Une petite série que j'ai apprécié suivre.

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    Image : Éditeur

  • Livewire 2. Guardian par Vita Ayala, Kano et Saida Temofonte

    Titre : Livewire 2. Guardian
    Auteur-e-s : Vita Ayala, Kano et Saida Temofonte
    Éditeur : Valiant 11 septembre 2019
    Pages : 112

    Ce volume 2 contient Livewire 5-8. Amanda McKee a décidé de lutter pour les droits des psiotiques. En effet, depuis que Peter Stanchek a décidé d'activer toutes personnes qu'il croise le nombre de psiotiques augmente fortement. Et la peur de ce qu'illes peuvent accomplir augmente tout autant permettant le développement de nouvelles armes. Mais Amanda McKee souhaiterait éviter l'erreur qui a conduit à faire d'elle une fugitive qualifiée de terroriste. Lorsqu'elle se rend compte que certains enfants psiotiques disparaissent pour être éduqué au sein d'une nouvelle école elle ne peur qu'enquêter. Est-ce enfin un moyen de vivre en paix ou en danger supplémentaire ?

    SPOILERS

    Sans trop impliquer le personnage dans d'autres séries, ce qui permet de suivre ses aventures sans avoir l'impression de ne pas comprendre certains aspects, ce nouveau volume reste dans ce qui a été établi précédemment. Logiquement, le gouvernement met en place une école afin d'éduquer les enfants psiotiques à se contrôler et, prochainement, à se battre. On retrouve un aspect déjà montré mais le fait que Livewire ait vécu et soit devenue adulte au sein d'une structure du même type rend ses réactions bien plus personnelles. Elle souhaite éviter qu'une structure fasse d'enfants de futurs soldats à 'aide de techniques qu'elle a elle-même subie.

    De plus, elle est confrontée à son double au sein de cette nouvelle structure. Une femme qui valorise le contrôle et la loyauté envers la directrice de l'école. Plus encore, elle souhaite la sécurité des enfants qu'elle est chargée d'entrainer. Nous avons donc deux personnages semblables qui se confrontent ce qui impose une remise en question, par Amanda McKee, de ses choix et méthodes et du caractère dangereux ou non de l'école qu'elle a infiltrée. Encore une fois, au lieu d'un grand spectacle ce volume nous offre quelque chose de plus individuel et personnel pour son personnage principal.

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    **** Un second volume qui continue de construire son personnage et qui préfère se concentrer sur ses choix et remises en question plutôt que sur des scènes spectaculaires.

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    Image : Éditeur

  • Ms Marvel 1. Destined par Saladin Ahmed, Minkiu Jung, Juan Vlasco et Ian Herring

    Titre : Ms Marvel 1. Destined
    Auteurs : Saladin Ahmed, Minkiu Jung, Juan Vlasco et Ian Herring
    Éditeur : Marvel 29 octobre 2019
    Pages : 136

    Ce volume 1 contient Magnificent Ms. Marvel 1-6. Ce nouveau volume 1 est écrit par un nouveau scénariste. Bien entendu, cela crée quelques craintes puisque la scénariste précédente a non seulement créé le personnage mais a réussi à écrire des histoires à la fois intéressantes et fortement liées à la vie de Kamala Khan. Le nouveau scénariste reprend immédiatement à la fin du run précédent. Kamala Khan comprend qu'elle n'est pas simplement une héroïne pour sa ville. Une race alien voit en elle la réponse à une ancienne prophétie. Son arrivée devrait permettre de sauver la planète d'envahisseurs.

    SPOILERS

    Commençons par l'important, le nouveau scénariste reste dans ce qui faisait de Kamal Khan un personnage sympathique. Elle continue à s'améliorer et à tenter de créer de bonnes relations avec les habitant-e-s de sa ville, ainsi que les forces de police. Ceci est particulièrement mis en place dans le numéro 1 qui permet de résumer ce qui fait le personnage. Bien que cela implique des redites, des personnes nouvelles y trouveront les informations qui leurs manques. Ainsi, Kamal est bien montré comme une personne qui souhaite avant tout aider les autres même si cela la met en danger.

    Malheureusement, l'auteur prend aussi des décisions qui me semblent peu inspirées. Ainsi, depuis longtemps la mère de Kamala connait son secret. Son père le découvre dans ce numéro. Cela permet de créer une nouvelle complicité, et des tensions, entre les trois personnages. En particulier, Kamala préfère éviter de mentir à ses parents même si cela rend ses activités plus difficiles. La scène durant laquelle sa mère apprend la vérité est d'ailleurs très bien écrite par la scénariste précédente. L'auteur actuel décide, en fin de volume, de faire oublier aux parents le secret de Kamala. À mon avis, cela annule une progression importante du personnage sans véritables bonnes raisons.

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    **** Un premier volume qui n'est pas la catastrophe que je craignais. Je suis tout de même un peu sceptique face au nouveau costume.

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    Image : Amazon