Film

  • La bonne épouse

    Paulette Van der Beck est la directrice d'une école ménagère en 1967. Elle tient cette école avec l'aide de son maris, Robert, de sa belle-sœur, Gilberte ainsi que de la sœur Marie-Thérèse. Son but, en tant que directrice, est d'inculquer aux jeunes femmes qui viennent dans son établissement non seulement la bonne tenue mais la connaissance du ménage, de la cuisine et des relations avec le futur mari. Mais deux choses vont créer des problèmes pour le fonctionnement de l'école. Premièrement, l'époque n'est plus à la bonne épouse mais à la libération des femmes. Paulette, malgré ses résistances, va devoir faire avec ce changement. De plus, Robert meurt laissant l'école en danger financier. Pour Paulette il faut sauver l'école, préparer ses élèves et comprendre comment devenir une femme libre alors que jamais elle n'a conduit ni tenu la comptabilité.

    SPOILERS

    Ce film essaie de parler d'une époque. Une époque de transition entre une vision traditionnelle du monde et une vision plus proche de la nôtre. L'école ménagère du film a pour mission de créer des bonnes épouses capables de gérer le ménage et la cuisine mais aussi de soutenir le mari sans jamais le remettre en question. Tout est fait pour inculquer une place inférieure aux jeunes femmes du film. Mais, à la même époque, des mouvements mettent en question cette tradition. Les jeunes femmes du film sont les premières concernées puisqu'elle apprennent l'existence de la pilule mais aussi de la possibilité de ne pas se marier.

    Ce film, surtout à la fin, est engagé. En montrant l'inadéquation entre la tradition et la réalité la réalisation montre la nécessité d'un autre modèle. Robert y est le prototype de l'homme âgé dont tout le monde s'occupe mais qui ne fait rien. Tandis qu'André est le prototype de l'homme qui ne souhaite pas une femme de ménage mais une égale avec qui il partage les tâches ménagères. Ces deux types d'homme ne s'offrent pas. Ils sont réclamés par les femmes du film qui commencent à refuser leur rôle traditionnel. Ce refus est mis en scène à la fin du film lors d'une chanson qui fait écho au début du film. Le rôle traditionnel est soudain refusé et renversé dans une atmosphère de fête et de révolution.

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    **** Plutôt drôle et assez sympathique.
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  • Onward / En avant

    Le monde n'est plus ce qu'il était. Durant le passé, le monde était envahi par le fantastique, les quêtes d'aventures et la magie, une force difficile à maitriser pour un petit nombre de personnes élues. Mais la science arriva et offrit la possibilité pour tout le monde d'user d'une nouvelle forme de magie. Depuis, le monde a avancé. Oubliant la magie et remplaçant cette dernière par la modernité technologique. Le passé est presque oublié face à la science et à la modernité. Deux frères vivent au sein de cet univers. Les deux frères souhaitent tout autant l'un que l'autre revoir leur père, mort il y a près de 16 ans. L'unique manière de le faire revenir pour un temps limité et de retrouver la magie, si elle existe encore.

    SPOILERS

    La première chose que j'ai ressentie dans ce film est l'importance du passé face au modernisme présent. Le passé est mis en avant par le personnage de Barley, un jeune homme qui vit dans ce passé et qui essaie de protéger les rares reliques qui existent encore. Face à ce passé quasiment mythologique, existe une modernité qui semble vouloir remplacer la nature réelle des personnages en leur offrant une simplicité de vie. Ainsi, les fées ne savent plus voler, les centaures ne savent plus courir, etc. Le film semble vouloir faire du passé une forme d'âge d'or oublié qu'il serait bon de ramener au sein de la modernité. Si j'ai bien compris ceci, je trouve le message peu intéressant. Bien que le passé soit utile pour comprendre le monde actuel il ne faut pas en faire un âge d'or qu'il serait nécessaire de retrouver dans un présent désenchanté.

    Le film met en avant deux personnages masculins. Il y a deux autres personnages féminins importants mais elles sont surtout présentes pour sauver les deux frères et les soutenir : la Manticore et la mère des frères du nom de Laurel. La quête des frères n'est qu'un moyen de parler de leur relation. Le film met en scène une difficulté de se comprendre. L'un semble n'avoir peur de rien tandis que l'autre doute de tout et essaie d'atteindre ce qu'on lui dit de son père. Cependant, le film montre aussi une relation fraternelle très positive. Le grand frère agit toujours afin d'aider son petit frère à avoir confiance en lui-même. Tandis qu'il est dépeint comme un perdant, il est en fait un soutien indéfectible. Cette relation prend de l'importance lors de la quête lorsque les deux frères se confient l'un à l'autre et essaient d'utiliser leurs différences afin de revoir leur père. Peut-on dire que ce film dépeint le fonctionnement d'une masculinité positive ? Je ne sais pas. Mais même si je déplore le manque de personnages féminins ayant leur propre chemin, j'ai apprécié la manière dont les deux frères acceptent de parler de leurs émotions mutuelles et de leurs craintes.

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  • Richard Jewell

    TW : attentat, harcèlement policier, harcèlement médiatique

    Richard Jewell a toujours rêvé d'entrer dans la police. Mais son rêve est mis à mal par un comportement particulier qui implique un nombre de plaintes importantes contre lui. À la suite de la fin de son emploi d'agent de police puis de vigile au sein d'une université il entre dans l'équipe de sécurité des Jeux Olympiques d'Atlanta. Lors de son travail, il découvre un sac abandonné qui se révèle être une bombe. Alors qu'il devient officiellement un héros, le monde médiatique et policier se retourne contre lui en le dépeignant comme le poseur de bombe. Son but serait d'être héroïsé afin de retourner au sein de la police. Durant les mois que dureront l'enquête, il devra apprendre à se battre contre la police afin de pouvoir être innocenté.

    SPOILERS

    Richard Jewell fait partie de ces héros du quotidien que Clint Eastwood aime bien dépeindre dans ses films. Comme dans d'autres productions, Jewell ne veut que le bien de tout le monde et agit au mieux selon ses valeurs mais il est mis en face d'un appareil d'état qui souhaite le détruire et en faire un coupable idéal. Sans vouloir faire une analyse du cas réel, plus compliqué que le film ne le montre, on observe de nombreuses tactiques policières d'intimidation et de manipulation afin de forcer Jewell à accepter une culpabilité. Ceci dès le début de l'enquête lorsque le FBI tente de lui faire signer une renonciation de ses droits et de filmer des aveux sans l'avoir officiellement mis en cause. Il est donc difficile de voir le travail policier de manière positive via ce film. Mais il faut probablement prendre en compte les positions politiques du directeur pour comprendre ceci. En effet, Eastwood est un libertarien. Il se méfie donc fortement de l'état fédéral et des gouvernements privilégiant l'individualisme.

    Il y a un aspect du film qui m'a particulièrement dérangé, et selon mes rapides recherches sur internet je ne suis pas le seul, qui concerne la manière dont la journaliste Kathy Scruggs est présentée. Elle est montrée comme extrêmement arrogante. Une journaliste qui s'intéresse d'abord aux drames afin de vendre son journal et, potentiellement, d'entrer au sein de la télévision. Pour cela, elle ne croise pas les sources et se contente des propos des policiers (ce n'est qu'après un esclandre de l'avocat de Jewell qu'elle enquête réellement). Pire encore, le film la montre échangeant du sexe contre des informations confidentielles. En dehors de l'existence réelle de cette journaliste, les proches peuvent être heurtés, on peut poser la question de l'opportunité de la présenter ainsi. On entre dans l'idée que les femmes ambitieuses sont forcément amorales, usant de leurs charmes pour gagner au lieu d'utiliser leurs capacités intellectuelles.

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    *** Un biopic intéressant par sa manière de présenter le danger que les personnes innocentes vivent face à la police et aux médias mais qui reste trop simpliste
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  • Dark Water

    Robert Bilott est un avocat qui vient tout juste d'accéder au partenariat au sein de la firme dans laquelle il travaille. Celle-ci est spécialisé dans la défense des industries. Alors que sa première réunion se termine, il est demandé à l'entrée par deux fermiers de sa ville d'origine. Sa grand-mère aurait donné son nom à ces personnes. Ce fermier, Wilbur Tennant, est inquiet de l'état de son cheptel. Il pense que la décharge de l'industrie Dupont pourrait être la cause de ses problèmes. Alors qu'il décide, sans trop y croire, de prendre le client Bilott se rend compte que le problème pourrait bien être beaucoup plus étendu que prévu et contrôler une grande partie de sa carrière.

    SPOILERS

    Mark Ruffalo continue son effort de soutien de films qui ont une cause politique. Dans celui-ci, il s'intéresse à l'importance de la loi pour défendre les gens. Mais même si son personnage est un avocat cela n'implique pas que le film soit aveugle à la difficulté d'obtenir justice. Dès les premières minutes du film Wilbur Tennant affirme que la justice sera extrêmement difficile à atteindre si ce n'est impossible. Le film, en fait, montre la difficulté pour une population de se défendre face à des firmes puissantes ayant des liens importants avec le monde politique et dont la perte pourrait mener au chômage un grand nombre de personnes. Chacune des actions de Bilott est contrée par une autre action qui tente de rendre plus difficile la réussite de son travail. Que ce soit une simple lettre ou l'envoi de l'entier des archives de l'entreprise, enterrant les informations importantes sous une masse de papiers. Ainsi, les plaignant-e-s ont l'impression de se battre contre un conglomérat qui récuse toute responsabilité avec le soutien du monde politique et social.

    Bien entendu, le film se concentre sur des pratiques industrielles illégitimes dans un contexte capitaliste. Alors que la firme, ainsi que le milieu industriel, se posent en champion de l'autogestion on comprend rapidement que celle-ci est fortement remise en cause par les événements dépeints dans le film. Dupont n'aurait pas annoncé toutes les substances dangereuses et peut donc les déverser dans la nature sans avoir besoin d'être contrôlé. Pire encore, le film montre des recherches illégales et contraire à l'éthique afin de comprendre, à l'interne, le danger d'une substance mais sans jamais communiquer sur ces expériences ni demander l'accord des victimes. Il est donc difficile d'apprécier le capitalisme et l'autogestion en sortant du film.

    Encore une fois, l'acteur se concentre sur un film qui marque les besoins et la nécessité d'un contrôle démocratique du monde. Que ce soit par le journalisme ou le droit il défend les actions citoyennes contre des entreprises ou institutions qui refusent d'être soumises à la justice ainsi que la responsabilité de leurs actes.

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    **** Un film qui s'attaque à un scandale récent avec un regard désabusé sur les possibilités d'obtenir justice
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  • Birds of Prey: And the Fantabulous Emancipation of One Harley Quinn

    Birds of Prey : And the Fantabulous Emancipation of One Harley Quinn débute après le très oubliable, mais malheureusement existant, Suicide Squad. Harley Quinn commence par résumer l'histoire de sa vie afin de la mener jusqu'au présent. Elle n'est plus avec le Joker et, malgré sa tristesse, elle essaie de se construire une nouvelle vie dans la belle ville de Gotham. Malheureusement, l'annonce tonitruante de son célibat permet à toutes les personnes qui la détestent de s'attaquer à elle sans risquer la colère du Joker. Alors que la ville entière essaie de la tuer elle fait la connaissance de Cassandra Caines, une jeune femme dont la capture vaut 500 000 dollars.

    SPOILERS

    Birds of Prey : And the Fantabulous Emancipation of One Harley Quinn est un film que j'attends depuis un moment. J'apprécie beaucoup le travail de Margot Robbie et j'espérais qu'elle pourrait y mettre tout son talent et surtout ses souhaits. Selon mes impressions, il semblerait que la production a pu s'amuser. Le film joue avec les couleurs et la nourriture sans complexes tandis que les actrices portent des costumes tous plus réussis les uns que les autres. Harley Quinn est particulièrement flamboyante dans des tenues qui vont parfaitement au personnage et à son tempérament. Ce film donne l'impression d'être porté par une ambiance de travail et de création qui a permis aux membres de l'équipe d'apprécier ce qui était en train d'être construit.

    Ce film est construit d'une manière un peu étrange. Les flash backs sont nombreux et les personnages se tournent autours sans toujours se rencontrer, jusqu'au moment final qui permet à chacune d'entre-elles de collaborer dans un but précis face à une armée d'hommes. Toutes les femmes de ce film essaient de s'émanciper d'une forme de tutelle masculine. Harley Quinn apprécie la protection du Joker et elle est tentée, à plusieurs reprises, de trouver un autre protecteur. Ce n'est qu'au fil du temps qu'elle comprend qu'elle a la capacité d'agir seule. Renée Montoya est une détective dont toutes les réussites sont volées par un collègue. Dinah Lance essaie de survivre à Black Mask. Huntress, elle, souhaite se venger des hommes qui ont détruit sa famille. Ce n'est que lors du final, lorsqu'elles s'allient, qu'elles sont à la fois capables de s'entre-aider et de prendre la décision de s'affranchir des figures masculines de leur entourage. Ce changement est dépeint d'une manière positive puisqu'il permet à chacune non seulement un nouveau départ mais surtout une meilleure vie. Ce changement est construit au film du film justement par sa construction qui commence par diviser avant d'unir les personnages.

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    ***** J'ai adoré ce film à la fois bien écrit, bien réalisé, drôle et intelligent. Je pourrais le revoir de nombreuses fois avec un grand plaisir !

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  • Just Mercy / La voie de la justice

    Fin des années 80, Bryan Stevenson décide d'ouvrir un cabinet d'aide juridique en Alabama. Il souhaite, en particulier, se concentrer sur l'aide aux personnes ayant été condamnée à mort car il considère que celles-ci n'ont pas eu accès à une aide juridique adéquate mais il pense aussi que la peine de mort et une dénégation de l'importance de la vie humaine. Bien que son cabinet ait du mal à démarrer il réussit à convaincre Walter McMillian de l'engager. Ce dernier a été condamné pour meurtre après une enquête bâclée. Bryan Stevenson décide de reprendre l'enquête et découvre que toutes les preuves contre son client sont fausses. Débute alors une bataille pour sa libération.

    Spoilers

    La réalisation décide de s'emparer d'un cas précis pour critiquer tout un système. McMillian est un homme jeune et pauvre lorsqu'il est arrêté. Il provient d'une partie pauvre de la ville et tente de vivre avec sa propre entreprise. Le film démontre que rien n'a été fait pour vérifier ses propos et ceux de plusieurs témoins en sa faveurs. Il était coupable avant d'être démontré innocent. En parallèle, il est donné un pouvoir important à des témoins bien moins légitimes du côté du procureur. Tout ceci dans le cadre d'une affaire très émotionnelle pour toute une communauté.

    À l'aide de ce cas précis d'emprisonnement d'un homme innocent qui risque la peine de mort le film s'attaque à un système entier afin de dénoncer le racisme mais aussi l'existence même de la peine de mort. Bien qu'on ne les présente pas autant, d'autres personnages sont mis en avant. La manière dont ils ont été défendus n'est pas adéquate lorsqu'on sait qu'il y a un risque de peine de mort. Le film n'hésite pas non plus à montrer l'importance des actes racistes au sein des forces de police, et le danger que cela implique pour les personnes racisées qui risquent la mort pour être simplement présentes sur le domaine public. Bien que le film se déroule vers la fin des années 80 on sait que ce qui s'y déroule à toujours lieu aujourd'hui, aussi bien aux États-Unis qu'ailleurs.

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    **** Un bon film qui s'attaque à un thème difficile sans pour autant héroïser ses personnages.

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  • Bombshell / Scandale

    TW : mentions d'abus sexuels, images d'abus sexuels

    2016, les candidats républicains à la présidentielle commencent à débattre afin de savoir qui sera envoyé contre les démocrates. Dans cette atmosphère politiquement chargée Fox News est au centre de la frénésie médiatique puisque les présentateurs et les présentatrices questionnent et soutiennent Donald Trump. La chaine est encore tenue par Roger Ailes qui contrôle avec une main de fer le fonctionnement des journalistes et qui peut observer tout ce qui se déroule au sein du bâtiment. Roger Ailes est probablement l'une des personnes les plus puissantes du monde médiatique mais cela n'empêchera pas Gretchen Carlson de porter plainte pour agression sexuelle contre lui.

    SPOILERS

    Au lieu de passer directement sur le sujet principal du film la réalisation décide d'abord de décrire le fonctionnement des rapports de pouvoir au sein de la chaine et du bâtiment. Dès le début, on nous montre où se trouvent les différents lieux de pouvoir au sein du bâtiment et de quelle manière ces lieux peuvent être utilisés afin de modifier les décisions des présentateurs et présentatrices. De plus, le film montre que les relations de pouvoir fonctionnent aussi entre les différents shows dont les équipes sont en concurrences. Certains shows ayant plus de prestiges que d'autres peuvent permettre une carrière réussie tandis que d'autres ne sont qu'une voie garage. Ainsi, le film réussit parfaitement à montrer un fonctionnement systémique des rapports de pouvoirs et de leurs effets sur des femmes qui savent mais ne peuvent pas discuter de manière ouverte de la toxicité de leur environnement de travail.

    Dans un second temps, se pose la question de la possibilité de porter plainte. La mise en scène implique l'extérieur, les procédures internes et les liens entre personnes au sein de l'entreprise. En ce qui concerne la procédure externe le film montre immédiatement qu’une plainte risque d'être mise à mal par une attaque immédiate de la personne mise en cause. Le film ne montre pas de procédure en diffamation mais Roger Ailes récuse les accusations et il est publiquement soutenus par des personnes qui accusent Gretchen Carlson de souhaiter se venger de son licenciement.

    Le film montre aussi qu'il existe une procédure interne. Celle-ci implique une hotline mais on apprend immédiatement qu'elle est peu connue et qu'elle est contrôlée et enregistrée par Roger Ailes. Ceci empêche les victimes de parler librement puisque leurs propos sont contrôlés par la personne qui peut détruire leur carrière. Selon le film, la procédure interne sera externalisée au sein d'un cabinet professionnel qui va anonymiser les témoignages mais cela n'empêche pas une tentative de prise de contrôle de la procédure par les amis de Roger Ailes.

    Enfin, le film montre parfaitement l'impact d'une telle accusation au sein d'une entreprise. Immédiatement, les soutiens sont vocaux afin d'éviter que d'autres accusations aient lieu. Ne pas soutenir Roger Ailes devient une question de trahison. Dans ce cadre, une autre femme, Megyn Kelly, va devoir chercher de manière discrète d'autres victimes. Ce n'est que lors de sa propre accusation contre Roger Ailes et celle de nombreuses autres femmes qu'il devient presque impossible pour Ailes de se défendre. À l'aide d'une masse de témoignages il devient impossible de le soutenir.

    Ainsi, ce film permet d'illustrer les difficultés des plaintes en harcèlement sexuel contre des hommes, en particulier lorsque celui-ci est puissant. Des excuses sont trouvées, on attaque la vie privée des accusatrices, on essaie de démontrer des liens après les actes afin de disqualifier les propos sans prendre en compte la nécessité de protéger son emploi.

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    **** Un film qui s'attache à représenter les relations de pouvoirs afin d'expliquer les difficultés d'une plainte en harcèlement sexuel.

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  • Les éblouis

    TW : abus psychologiques, abus psychologiques et physiques sur mineur-e-s, abus sexuels sur mineurs

    Camille a 12 ans. Elle entre tout juste au sein de l'adolescence tout en suivant de cours de cirque avec d'autres personnes de son âge, et plus âgée. Sa mère est une comptable au chômage tandis que son père donne des cours au lycée. Elle a deux frères et une petite sœur. Les parents s'intéressent à la vie associative locale et décident, sur les conseils d'un voisin, de se rendre à une messe puis de participer à un repas commun. Le couple découvre une communauté qui prend en compte des valeurs sympathiques : la fraternité et la communauté. Les personnes s'entraident et se soutiennent. Mais il y a aussi des règles strictes. Camille doit rapidement abandonner ce qu'elle aime alors que sa famille est de plus en plus absorbée dans la vie de la communauté. Petit à petit, il devient très difficile de quitter le mouvement est de refuser ce qu'annonce leur père spirituel, surnommé le Berger.

    SPOILERS

    Le film donne l'impression d'être rapide mais, en fait, il prend son temps. Il se déroule sur deux ans de la vie de Camille. On observe donc la famille changer au fur et à mesure. Tout commence simplement et doucement, au début ce n'est qu'une invitation. Petit à petit, les parents commencent à apprécier être soutenus et aidés et donc offrent la même chose. Alors que les règles semblent d’abord absurdes la famille les accepte une par une et devient de plus en plus embrigadée dans un fonctionnement communautaire.

    Tout comme dans la réalité, ce n'est que petit à petit et en tant qu'observateurices externes que l'on se rend compte du piège qui se referme. La famille accepte une règle parce que la mère peut être employée par la communauté. Mais, refuser la décision du Berger implique donc de perdre son emploi. Camille accepte de suivre les règles, mais cela l'isole de ses ami-e-s. De la même manière, le Berger fait en sorte d'isoler la famille de leurs ami-e-s et parents en usant, probablement car cette scène n'est pas montrée, de manipulations psychologiques. Camille se rend compte soudainement, à 14 ans, de l'incapacité de quitter la communauté sans, par la même occasion, perdre ses parents et ses ami-e-s de la communauté. Ce n'est qu'à la fin du film qu'un acte, qui n'est pas montré, la pousse à demander l'aider des services de protection de l'enfance. Ainsi, le film essaie de garder une subtilité. Ce n'est que petit à petit que l'on se rend compte du danger et que l'on comprend certaines choses, mises en place auparavant au sein de l'histoire.

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    **** J'ai trouvé ce film français à la fois bien pensé et subtil dans sa présentation du fonctionnement des sectes. Mais il possède aussi des scènes et des propos difficiles à entendre.

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  • The Addams Family

    La famille Addams est de retour. Après des années Morticia et Gomez se marient enfin face à leurs deux familles réunies. Malheureusement, la fête est gâchée par une foule en colère qui force les jeunes marié-e-s à fuir en direction du New Jersey. Là-bas, le couple prend possession d'un manoir hanté à l'intérieur duquel ils fondent une petite famille. Mercredi et Puglsey sont leurs deux enfants. La première se demande ce qui existe à l'extérieur du manoir tandis que le second se prépare pour un rituel qui ferait de lui un adulte. Mais quelque chose de nouveau apparait dans le voisinage. Une rénovatrice a construit une ville entière dont elle souhaite vendre chacune des maisons. Elle ne reculera devant rien pour faire fuir les Addams et détruire leur horrible manoir.

    SPOILERS

    Lorsque j'ai su qu'un nouveau film sur la famille Addams aurait lieu j'étais à la fois content et craintif. La bande annonce ne me permettait pas d'être soulagé. Malheureusement, le film n'est de loin pas une réussite. La famille est mise face à un monde parfaitement contrôlé. La ville même est nommée Assimilation. Tout le monde est censé être proche de l'identique. Suivre les règles et vivre dans des maisons validées par Margaux Needler, constructrice de la ville. Même les chansons martèlent l'idée qu'il faut être identique et s’assimiler. Face à cela, la famille Addams fonctionne selon les traditions et refuse les nouveautés qu'imagine Puglsey. Les deux parties doivent apprendre à accepter la différence.

    Le film essaie de parler du fonctionnement des réseaux sociaux. Pour cela, il met en place une sorte de facebook local qui permet aux voisin-e-s de se critiquer mutuellement tout en s'offrant des informations. Ce réseau est utilisé par Margaux Needler afin de calomnier les Addams et de lancer les habitant-e-s de la ville dans une frénésie colérique. Changer les torches par des gifs de torches sur les natels est une très bonne idée. Ce n'est que lorsque les habitant-e-s de la ville voient ce que sont réellement les Addams et comprennent que leurs différences ne sont pas si importantes que les choses se calment.

    Malheureusement, le film n'est absolument pas subtil. Tout est matraqué à plusieurs reprises par les dialogues, les chansons et l'image. Pire encore, la plupart des blagues sur le fonctionnement de la famille Addams tombent à plat.

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    ** Je ne peux pas conseiller d'aller voir ce film.

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  • Frozen 2 / La Reine des neiges 2

    Depuis que Elsa a compris comment contrôler ses pouvoirs le royaume ne craint plus rien. Elsa a promis de le défendre et les habitant-e-s se sentent en sécurité. Elle est aidée de sa sœur, Anna, qui s'est rapproché de Kristoff. Les trois se soutiennent mutuellement tout en préparant des soirées devinettes. Mais, depuis quelques temps, Elsa entend un appel. Elle est la seule personne à être capable de le distinguer. Celui-ci semble venir de la forêt enchantée, fermée aux humain-e-s du royaume depuis plusieurs décennies. Selon la légende, les esprits de la forêt se sont révoltés contre la violence des humain-e-s malgré les cadeaux offerts pour les apaiser. Et il semblerait qu'Elsa doive trouver un moyen de restaurer l'équilibre.

    SPOILERS

    On comprend rapidement que le film va se concentrer sur le passé et, en particulier, la famille d'Elsa et d'Anna. Les deux sœurs ne connaissent qu'une partie de l'histoire, et une partie racontée uniquement par leur père. Mais la réalité est très différente. Chacune va comprendre la place de leur grand-père et surtout de leurs deux parents dans les événements qui ont mené à la fermeture de la forêt et la naissance d'Elsa. La famille est clairement au centre de l'intrigue et ce n'est qu'unies que les deux sœurs sont capables de survivre. Lorsqu'elles sont séparées elles se retrouvent toujours en dangers.

    L'intrigue parle de deux peuples et d'esprits reliés par un cinquième esprit. Nous sommes clairement dans l'idée d'équilibre. Équilibre entre un peuple croyant en la science et un peuple croyant à la magie, vivant en communion avec la nature. Équilibre entre la nature laissée à ses capacités et une nature contrôlée. Équilibre aussi entre plusieurs aspects de la nature qui doivent être respectés et apaisés et non attaqués. Ces différents équilibres ont été brisés dans le passé de l'univers du film et seule la réparation de l'erreur du passé peut permettre un apaisement, mais au prix d'une destruction du monde des humain-e-s. Ainsi, il devient rapidement clair qu'Elsa n'est pas une simple femme possédant des pouvoirs mais une personne capable de créer et de défendre ces équilibres, la plaçant dans une position différente que les autres personnages.

    Ces thèmes sont portés par plusieurs moments d'humours, mis en place par Olaf. Ceux-ci ne sont pas toujours réussis et peuvent agacer à certains moments. Bien entendu, Disney oblige, nous avons plusieurs chansons. Bien qu'une majorité soit bien écrite certaines me semblent moins entrainantes et moins justifiées. Mais on peut faire avec. Enfin, il y a de la romance. En particulier entre Anna et Kristoff. Il est dommage que Kristoff ne soit pas rapproché d'un autre personnage masculin qui lui ressemble beaucoup. J'aurais aimé voir ces deux hommes créer une romance.

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    **** Une suite sympathique au ton un peu différent. Je craignais un peu de moins apprécier que le premier, mais ce n'est pas arrivé

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  • La fameuse invasion des ours en Sicile

    Ce film animé est adapté d'un livre. Il parle de deux personnes : un homme d'âge mur et une petite fille qui le suit dans ses voyages en Sicile. Illes se rendent dans différentes villes afin de raconter des histoires aux habitant·e·s des lieux. Mais les voyages sont difficiles et froid en cette période ce qui pousse l'homme et la jeune fille à se rendre dans une grotte afin de s’abriter. Dans cette grotte, se trouve un vieil ours. Passé un moment de peur, compréhensible, les deux humain·e·s décident de lui raconter une histoire. Et pas n'importe quelle histoire. Illes vont raconter l'histoire du roi des ours et de son invasion en Sicile.

    SPOILERS

    Le conte commence comme beaucoup de contes par une perte. En l’occurrence, la perte du fils du roi des ours. Bien entendu, cette quête ne débute que lorsque le personnage principal est guidé dans une direction précise. La quête implique un voyage avec des dangers mais aussi des actes de bravoures. Les ours devront lutter contre les humain·e·s. Mais aussi contre un troll et surtout comprendre pourquoi les fantômes existent. Une bonne quête implique aussi un méchant. Ce dernier est le dirigeant de la ville des humain·e·s. Une ville défendue par une armée humaine dont tous les soldats se ressemblent. Comme tout bon méchant, il est cruel et détestable.

    Mais ce qui a rendu ce film bien plus intéressant, en tout cas pour moi, c'est que l'histoire principale à deux suites. L'une est cachée tandis que la première est racontée par l'ours qui, jusque-là, ne faisait qu'écouter. Cette suite se déroule après la prise de contrôle de la ville humaine. Tout se déroule bien. Mais un vol crée une fracture entre les humain·e·s et les ours. Derrière cette fracture se cache l'idée que les ours, conquérants, sont supérieurs aux humain·e·s, peuple conquis. Ces derniers sont considérés comme plus sournois que les ours et donc le roi les punis collectivement des vols qui ont lieu. Les personnes qui contestent cette manière de diriger sont, petits à petits, arrêtés et éloignés. Ainsi, le récit va plus loin que la fin de la quête et montre les conséquences d'une conquête et du pouvoir, au jour le jour. Mais aussi l'attrait du pouvoir sur certains esprits.

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    **** Un petit film sympathique, surtout pour les enfants

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  • Terminator: Dark fate

    Sarah Connor a gagné. Son fils est sauvé et l'apocalypse n'a pas eu lieu à l'heure prévue. Mais d'autres Terminators ont été envoyé dans le passé et ils ont une nouvelle cible. Celle-ci est Dani Ramos. Une ouvrière mexicaine qui prend en charge son frère, qui rêve de célébrité, et son père, qui semble être incapable de cuisiner ou de prendre des rendez-vous. En quelques minutes sont futur est bouleversé lorsqu'elle est sauvée par une femme qui prétend venir du futur afin de la protéger des attaques des machines. Leur poursuivant est pratiquement indestructible et il leur faudra l'aide d'une Sarah Connor surarmée pour réussir à survivre au présent et penser au futur.

    SPOILERS

    Apparemment, ce film est la suite directe de Terminator 2. Tout ce qui a été construit ensuite est donc annulé. Disons-le tout de suite, John Connor meurt pratiquement immédiatement. On a donc deux changements importants. D'une part la fin des temps n'a pas eu lieu et Skynet n'a pas existé. D'autre part le chef de la Résistance humaine n'existe plus. Pourtant le film existe. Car celui-ci prend le parti de considérer le futur à la fois comme mouvant et comme une fatalité. Même si une version de Skynet est détruite il y aura toujours une nouvelle version. Même si le chef de la Résistance est tué l'humanité va toujours combattre. Ce destin mouvant mais inéluctable est toutefois mieux incarné par les individus qui peuvent réellement modifier le futur. En particulier, c'est le Terminator qui a tué John Connor qui change le plus. Sans ordres du futur et après avoir terminé sa mission il réussit à défendre ses propres choix, des choix qui dépendent d'un but que souhaite atteindre le Terminator.

    Ce film profite aussi de son existence pour moderniser la saga. Dani n'est pas la mère du sauveur mais la cheffe de la résistance. Au lieu de plusieurs hommes qui défendent une femme ce sont plusieurs femmes qui se défendent seules. Dani est d'ailleurs montrée comme quelqu'un qui subit les événements et qui, dès qu'elle est capable de réfléchir un peu, prend des décisions nécessaires pour vaincre. Sarah Connor est aussi montrée comme une combattante particulièrement impressionnante capable d'échapper non seulement aux machines mais aussi aux différentes polices. Ce changement est, là aussi, particulièrement incarné par le Terminator qui a prend le nom de Carl. Au lieu d'être une machine à tuer il devient un père capable de s'occuper d'enfants, de faire la vaisselle et de soutenir sa compagne. En d'autres termes, il est dépeint comme un égal de sa femme qui prend en charge les besoins communs du couple. Bien entendu, le choix est voulu afin de créer un choc. La machine de guerre est capable d'être un véritable compagnon !

    En ce qui concerne les combats je pense que le film est réussi. Il nous donne l'impression d'une course contre la montre face à un ennemi implacable et indestructible. Cependant, certains moments me semblent trop artificiels comme la destruction de l'arme qui devait permettre de combattre ce Terminator. Je déplore aussi qu'il n'y ait aucunes règles qui permettent de comprendre la manière de fonctionner des machines. Celle-ci peut tout faire et rien ne semble permettre de la vaincre. On se demande donc pourquoi elle met si longtemps à réussir sa mission. Malheureusement, ce film n'est pas une réussite. Il y a des idées intéressantes mais elles ne sont pas bien amenées.

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    *** Bien que le film soit meilleur que Genesys il ne réussit pas à me convaincre.

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  • Maleficent: Mistress of evil / Maléfique: Le pouvoir du mal

    Depuis le dernier film, Aurore est devenue la reine de la Lande. Elle essaie de bien traiter les fées tandis qu'elle tente de nouer des liens avec le royaume voisin, et son prince Philippe. L'espoir d'une paix entre les deux royaumes et les deux espèces se concrétise lorsque, enfin, une demande en mariage est faite. Mais Maléfique et la Reine ne semblent pas se réjouir des festivités. L'une des deux pourrait bien tenter de gâcher la joie de tout le monde. Et, ce faisant, déclencher une guerre qui pourrait bien mener à de grandes destructions.

    SPOILERS

    Le premier film était loin d'être particulièrement difficile à comprendre mais je l'avais beaucoup apprécié. En particulier, j'aimais beaucoup la prestation d'Angelina Jolie qui redonne ici aussi tout ce que j'adore dans le personnage de Maléfique. Loin d'être mauvaise elle n'est tout de même pas naïve et elle est prête à combattre si nécessaire, tout en acceptant de rester pacifique pour le bien de la Lande et surtout d'Aurore.

    Ce second film place deux philosophies l'une contre l'autre. La première considère que les liens entre personnes différentes doivent passer par la tolérance et l'ouverture. Il est nécessaire de créer des relations d'échanges pacifiques qui permettent une confiance réciproque. Seule ces conditions peuvent permettre de créer une paix durable. Plusieurs personnages incarnent ces efforts de compréhensions et de pacification malgré un contexte difficile

    Face à eux plusieurs autres personnages incarnent la peur et la guerre. Ce sont des personnages qui ne souhaitent pas comprendre les autres. Illes usent de la peur afin de contrôler leur peuple et surtout de créer les conditions nécessaires à une guerre. Cette peur est nourrie par une course aux armements et des attaques mutuelles qui empêchent de créer une confiance mutuelle. Au contraire, c'est la suspicion qui règne et seuls des actes particuliers permettent de créer un changement.

    Maléfique, elle, est placée entre les deux extrêmes. Bien qu'elle soit dépeinte comme servante du mal capable de grande cruauté il est rare qu'elle combatte dans ce film. Car ce personnage doit choisir son futur. Soit elle devient une maitresse de la guerre et de la vengeance soit elle devient l'incarnation de la renaissance et de la paix. Cette transformation s'incarne dans les habits mais aussi les changements de formes puisqu'elle devient un phénix, symbole connu de renaissance.

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    **** J'ai aimé le premier film, naturellement j'apprécie la suite qui ne prend pas de risques. Si vous êtes comme moi vous n'aurez aucune surprises.

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  • Fantastic Mr. Fox

    Ce film fait partie de mon souhait de mieux connaitre la filmographie de Wes Anderson. Bien que tous ses films ne m'intéressent pas j'apprécie suffisamment ce réalisateur pour souhaiter mieux connaitre son univers. Fantastic Mr. Fox est filmé en stop motion, technique que l'on retrouvera pour le magnifique "L'ile aux chiens." Fantastic Mr. Fox se déroule dans la campagne. Il parle d'un renard, d'une renarde et de leur fils. Mr. Fox fut, pendant longtemps, un fantastique voleur de volaille. Mais après avoir risqué la mort il promet à sa femme de trouver un autre métier. Arrivé à la fin de sa vie, il souhaite débuter un dernier vol. Justement, sa nouvelle maison lui permet d'espionner les trois fermiers les plus riches des environs. Mais quelles seront les conséquences ?

    SPOILERS

    Les personnes qui apprécient Wes Anderson devraient apprécier ce film. On retrouve plusieurs choses qu'il utilise régulièrement. Par exemple, l'usage des percussions me semble proche de ce qu'il en a fait dans "L'ile aux chiens." Mais je pense aussi à l'usage du comique de situation qui permet de créer un décalage entre une parole et la situation proprement dites. On retrouve aussi des personnages très civilisés qui, d'un seul coup, deviennent sauvages. Mais ce film est surtout une histoire de famille.

    Mr. Fox est la perfection. Ses années scolaires sont légendaires. Sa carrière de voleur de volailles est tout aussi légendaire. Il est capable de créer des plans en quelques minutes, et ces plans réussissent. Il est secondé par le cousin de son fils. Ce dernier est tout aussi talentueux et semble réussir tout ce qu'il tente sans aucun problème. Face à ces deux personnes, on a le fils de Mr. Fox. Un jeune renard un peu bizarre qui semble n'avoir aucun talent. Il essaie de se lier à d'autres personnes mais n'y réussit jamais vraiment. Il essaie aussi de ressembler à son père mais non seulement il ne réussit pas son père le repousse aussi ! Il est donc particulièrement triste et en colère. Nous avons donc une famille qui a ses problèmes et dans laquelle le fils essaie de dépasser l'ombre de son père afin de trouver sa propre voie.

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    ***** Un film que j'ai beaucoup apprécié !

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  • Downton Abbey

    Comme beaucoup de personnes, je me suis pris à aimer la série Downton Abbey. Celle-ci débute lors de la destruction du Titanic pour se terminer durant les années 20. Elle s'occupe de la famille Crawley, de la petite noblesse britannique. La famille va subir de nombreux changements et événements durant les quelques années de la série jusqu'à mettre en question certaines choses qu'illes pensaient immuables. Mais la série s'intéresse aussi aux servant-e-s de la famille. Toute un petit village d'intrigues et d'amitiés qui se met en scène sous le nez, et sous les appartements, de là l'aristocratie. Tout ceci est connu et le film reprend exactement les mêmes recettes mais, cette fois, Downton Abbey doit se préparer à recevoir le roi et la reine ainsi que leurs servant-e-s.

    SPOILERS

    Toutes personnes qui ont vu la série sait qu'elle minimise certains des problèmes sociaux les plus importants de l'époque. C'est à peine si les luttes ouvrières sont mentionnées et lorsque le progrès industriel est mentionné il est toujours considéré comme un danger pour l'ordre normal, traditionnel. Ce film ne sort pas de ce schéma. Bien que certains personnages ne soient pas monarchistes illes sont toustes dans l'obligation d'éviter le moindre problème. Cela implique en particulier Tom Branson qui est passé de révolutionnaire à capitaliste. Mais je parle aussi de Daisy, mon personnage préféré, et d'Anny. Cette dernière termine une scène sur une défense de l'aristocratie comme centre culturel et économique du monde. L'aristocratie est vue comme une nécessité non comme un privilège qui peut être mis en question et réformé.

    Parler de l'aspect très conservateur de la série est une chose. Parler de Thomas Barrow en est une autre. Ce personnage est probablement le plus malmené de la série. Il subit énormément de défaites et ses collègues ne l'aiment pas parce que... il essaie de passer à un niveau social plus élevé. La fin de la série le voyait heureux d'être enfin la plus haute autorité de Downton, mais il restait un servant après de longs épisodes de ce que nous nommerions un mobbing. Thomas Barrow est aussi gay. Cet aspect est mis en avant à plusieurs reprises mais jamais au profit de Thomas. Au contraire, il risque à plusieurs reprises la prison et tout était montré comme si personne d'autre que lui n'était attiré par les hommes. Le film répare enfin cela en montrant qu'il existe une scène homosexuelle dans le village, même si celle-ci est fortement surveillée. Mieux encore, Thomas a enfin un égal qui pourrait devenir un amant.

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  • The Kitchen / Les Baronnes

    Après un gros vide en matière de films que je souhaitais voir je fus quelque peu intrigué par la bande annonce de celui-ci. Nous y suivons trois femmes, deux d'origines irlandaises et une femme noire, dans le quartier de Hell's Kitchen à New York vers la fin des années 70. Leurs maris sont loin d'être des citoyens exemplaires. Ce sont des criminels qui font partie de la mafia irlandais locale. Celle-ci est aux abois car leurs activités sont de plus en plus difficiles. Les trois maris décident d'attaquer un commerce local pour relancer leurs activités, mais ils ne savent pas qu'ils sont sous surveillance active du FBI. À la suite de cette attaque, ils sont envoyés trois ans en prison. Leurs femmes sont censées être aidées par leurs amis mais elles ne reçoivent pas assez d'argent. Discutant entre-elles elles se demandent pour quelles raisons elles ne seraient pas capables de reprendre les activités de leurs maris, et surtout de réussir là où ces hommes ont échoué.

    SPOILERS

    J'ai plutôt apprécié ce film. Il est court et fonctionne assez bien. On comprend rapidement quelles sont les relations entre les hommes et entre les trois femmes. Des relations qui peuvent être mises en avant de manière plus ou moins subtiles. Le film montre ces trois femmes qui changent de voie à cause de l'absence de leurs maris. Elles étaient de bonnes mères de famille qui acceptaient les comportements de leurs maris et leur propre rôle. Mais ce rôle ne les a pas préparées à vivre seule, les rendant dépendant de la générosité d'autres hommes. Elles deviennent donc, petit à petit, les dirigeantes du quartier. Ceci tout d'abord en prenant soin de leur quartier et des habitant-e-s, qui donc acceptent de les payer avec plaisir. Ce n'est que plus tardivement au sein du film que les actes de violence commencent, alors qu'elles se heurtent à des hommes qui ne veulent pas abandonner leur place au sein de la société. La seule manière pour les femmes d'être dominante passe donc par la fin de la culture de domination des hommes.

    Ceci fonctionne assez bien. J'ai apprécié observer ces femmes dépasser les hommes et prendre des décisions difficiles à cause des attitudes masculines. Malheureusement, le film semble prendre des raccourcis à plusieurs reprises. Surtout vers la fin, certaines révélations nous sont offertes sans que jamais un seul indice ne permette de penser que celui-ci est possible. Par exemple, l'un des agents du FBI est décrit durant tout le film comme quelqu'un qui croit à la loi et qui travaille bien. Il est furieux lorsque les trois maris sortent de prison et lorsque les activités de mafia continuent dans Hell's Kitchen. Soudainement, on apprend qu'il est l'amant de l'une des trois femmes. On ne sait ni pourquoi ni comment mais cette relation transforme le film puisque le hasard devient un plan concocté à l'avance. Mais cette révélation sort de nulle part, créant la surprise, certes, mais donnant aussi l'impression que les scénaristes ont choisis la voie de la facilité.

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    *** Un film qui n'est pas mauvais mais dont le scénario est un peu fainéant.

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  • Spider-Man: Far from home

    Lors du dernier Avengers les personnes détruites par Thanos étaient revenues à la vie. Leur retour fut difficile pour le monde (un véritable cauchemar administratif à mon avis) et changea de nom pour devenir "l'éclipse." Outre des personnes sans histoire ce sont aussi des héro-ïne-s qui sont revenu-e-s. Spider-man est l'une de ces personnes. Depuis, il essaie de suivre l'exemple de Tony Stark. Il aide sa tante à trouver de l'argent pour les victimes de l'éclipse. Il s'occupe de son quartier. Il est un élève sans histoire dans son lycée. Lorsque sa classe a la chance de pouvoir faire un tour en Europe il pense que cela pourrait être l'occasion de se rapprocher de MJ. Malheureusement, Nick Fury a d'autres plans. Lui et un nouveau héros essaient d'éviter la destruction de la terre par des êtres qualifiés d’élémentaux.

    SPOILERS

    Le méchant de ce film est du même acabit que le méchant du premier Spider-Man. Ce dernier était basé sur le premier Avengers. Après avoir perdu son travail il volait la technologie alien récupérée par Tony Stark pour en faire des armes. Le vilain de ce film fait presque la même chose mais au lieu de lutter contre le chômage et pour sa famille il lutte pour lui et ses collègues des industries Stark. Lui, comme d'autres, sont d'anciennes personnes employées par Stark mais qu'il a humilié ou qu'il a licencié. Lors de la mort de Tony Stark, ces personnes ont décidé de mettre en commun leurs connaissances afin de créer un nouveau héros qui puisse leur permettre de valider leurs idées et de devenir riches. Au moins, leur réaction est logique.

    Ce film est aussi un passage de témoin. Durant les deux heures que dure ce Spider-Man il est régulièrement demandé à Peter Parker ce que deviennent les Avengers et s'il est le successeur de Tony Stark. Peter, bien entendu, ne se pense pas capable de sauver le monde. Il essaie simplement de s'occuper de son quartier. Ce passage de témoin est symbolisé par le contrôle de la technologie Stark. Un contrôle qui implique des drones capables d'opérer des frappes dans le monde entier... D'ailleurs, enfin une scène met en question cette technologie et ses capacités. Malheureusement elle ne se trouve que lors mid-credits. Mais cela manquait dans ces films qui questionnent peu, voire pas du tout, la technologie militaire des Avengers.

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    **** Un Spider-Man un peu plus faible que le premier mais qui reste sympathique à voir si vous aimez le genre.

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  • Yesterday

    Jack Malik est un auteur compositeur britannique. Il a abandonné une carrière d'enseignant de musique pour tenter de vivre de ses créations, ce qui implique un temps partiel dans un grand magasin. Sa manager est une ancienne collègue, enseignante en math. Ces deux personnes sont amies depuis longtemps lorsque tout le monde était certain que la carrière de Jack serait un succès grandissant. Mais celle-ci n'est qu'une suite de déception et personne ne semble aimer ses créations. Après un échec dans un festival local Jack décide d'abandonner la musique tout en rentrant chez lui. Un bus lui fonce dessus et, lorsqu'il se réveille, il se rend compte que tout le monde a oublié les Beatles. Ce groupe n'a même jamais existé. Il y a une opportunité à prendre mais Jack la saisira-t-elle ?

    SPOILERS

    Il est évident que ce film a été écrit par des personnes qui aiment profondément les Beatles et leur musique. Les chansons sont nombreuses et les références encore plus (je ne suis pas capable de toutes les trouver). Le film envoie même Jack dans la ville d'origine du groupe afin de revenir sur les influences des Beatles, passant par là un certain message sur la création sur lequel je reviendrais plus tard. Au premier regard, l'intrigue du film semble être Jack et sa vie amoureuse. Ellie, sa manager, est amoureuse de lui mais jamais il ne s'en est aperçu. Tout le film sera une succession de scène qui pousseront Jack à choisir entre la richesse et la célébrité et Ellie (malheureusement je ne suis pas très heureux de la scène finale lorsqu'il se déclare enfin son amour pour Ellie).

    Mais quand on regarde de plus près on se rend compte que le film s'intéresse à deux autres choses. Premièrement, la réalisation tente de parler de l'industrie de la musique. Le premier CD de Jack est enregistré dans un petit studio près d'une gare avec des idées très artisanales mais qui fonctionnent bien. Dès qu'il est remarqué, il est embrigadé dans une industrie gigantesque qui ne fonctionne que sur la nouveauté, le marketing et l'argent. On oublie l'artisanat et on ne fait que ce qui fonctionne directement. Les choix de Jack sont mis de côté lors d'une séance de marketing lors de laquelle les employé-e-s semblent ne faire qu'applaudir. Seul l'argent et la forme ont une importance, le fond n'est là que pour permettre d'être plus riche. Cette perspective est mise en avant par Debra parfaitement jouée par Kate McKinnon.

    Une autre perspective est celle de Jack. Il est auteur-compositeur. Durant le film, il essaie, avec difficulté, de retrouver les mélodies et les paroles de grandes chansons des Beatles. Loin d'être facile, on l'observe avoir beaucoup de mal à retrouver ces informations. Il travaille de longues heures pour recréer les chansons et vérifier ce qu'il pense être juste. Parfois, il se trompe pendant plusieurs jours et recommence dès le début. La création est donc montrée comme un processus, un travail, qui demande des efforts importants. Mais c'est aussi un processus qui dépend du vécu. À plusieurs reprises, on demande à Jack quelles sont les influences, les histoires, derrière ses chansons. N'ayant pas vécu la vie des Beatles il est difficile pour lui de répondre. D'où sa visite dans leur ville d'origine pour retrouver leur vécu et essayer de comprendre ce qui se cache derrière leurs chansons.

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    ***** Un film qui permet de se sentir bien. Malgré une impression de simplicité il est plus riche qu'on peut ne le penser.

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  • The White Crow

    Rudolf Nureyev est danseur de Ballet en URSS. En 1961, il est envoyé à Paris avec sa troupe afin de danser lors d'une tournée européenne. À Partir de ce moment la réalisation essaie de nous expliquer qui est cet homme et pourquoi il a décidé de quitter sa patrie pour devenir un réfugié politique en France. Pour cela, le film nous emmène dans le passé et le présent de Nureyev. On l'observe enfant aux alentours des années 40 et 50. On l'observe plus âgé alors qu'il intègre une prestigieuse école de ballet. Et on l'observe à Paris, en train de faire connaissance avec des parisien-ne-s et des musées. Tout ceci nous mènera à la scène de défection directement à l'aéroport.

    SPOILERS

    Bien que ce film m'ait semblé intéressant, de quelle manière un citoyen de l'URSS peut tenter de quitter son pays, je ne suis pas certain d'avoir été convaincu par la réalisation. En somme, je n'ai pas l'impression d'avoir compris ni les événements ni la personne sur laquelle ce film porte. La réalisation place Nureyev face à plusieurs mondes. Le premier est celui de son école de danse, dans laquelle il essaie d'être meilleur en se plaignant des enseignants. Mais aussi via laquelle il apprend à comprendre l'art. Le second monde est celui de Paris. Il y visite des musées pour ne voir qu'une seule œuvre par jours. Il y apprend aussi à connaitre des parisien-ne-s, en particulier des personnes liées aux hauts lieux du pouvoir. Tout cela est très contemplatif avec des dialogues sur la nécessité de l'art et la raison première de la danse.

    Ce qui rend ce film difficile à comprendre sont ses nombreux flash backs. Nous commençons alors que l'un des enseignants de Nureyev parle à ce qui semble être un inspecteur de l'URSS. Puis, nous partons à la naissance de Nureyev. Pour ensuite repartir à Paris, observer son enfant et son éducation à la danse. Bien que ces flash backs aient une logique il n'est pas toujours évident de comprendre la chronologie ni ce qui se déroule exactement lors de la scène. En particulier, une scène montre Nureyev attendant son père près d'un feu dans la forêt. Jamais il ne nous est expliqué ce qui se déroule après. La chronologie est donc particulièrement ardue et ne permet pas vraiment de comprendre comment Nureyev est devenu danseur.

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    *** Explique-t-il vraiment la défection de Nureyev ?

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  • Toy Story 4

    Comme beaucoup de monde j'ai connu Toy Story lors de mon enfance. Je n'ai jamais vu le 2 mais je me souviens très bien du 3. Toy Story réussit à capturer le lien avec les jouets mais aussi la nécessité de grandir et de changer lorsqu'on est enfant. Je pensais que le troisième était une bonne conclusion puisque l'on suivait Andy jusqu'à l'âge adulte et son entrée à l'université. Ce quatrième volet reprend immédiatement après la fin du troisième et quelques scènes pour que l'on se souvienne des autres films. Nous retrouvons donc Bonnie et les jouets. Tout se passe bien mais Woody est de moins en moins choisi. Il reste dans le placard. Woody reste fondamentalement loyal et suit Bonnie lors de son premier jour d'école. Durant cette journée Bonnie crée un jouet. Mais celui-ci ne sait pas qu'il est un jouet forçant Woodie à l'empêcher de fuir.

    SPOILERS

    Toy Story parle de la nécessité de grandir avec l'aide d'ami-e-s. Mais aussi de la nécessité de jouer afin de se créer un monde imaginaire permettant un développement personnel plus important et de vivre dans un sentiment de sécurité. Mais ce film me semble parler plus de Woody et de sa difficulté à accepter le changement. Woody est loyal. Son but est d'aider les enfants et en particulier les enfants avec lesquels il a été lié. Il est très difficile pour lui de changer d'enfants et d'être délaissé. Durant tout le film il essaie de faire uniquement ce qu'il connait alors qu'il n'est plus aussi utile qu'auparavant. Bien entendu, il nous parait clair en tant que spectateur qu'il est nécessaire pour Woody d'accepter le changement et de trouver un nouveau but dans sa vie. Ce but implique aussi de penser à lui-même et aux personnes vers qui il souhaite être.

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    **** Attention, les enfants sont capables de créer la vie !

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  • Brightburn

    CW : gore

    Brightburn est une petite ville des Etats-Unis. Dans cette ville un jeune couple rêve de fonder une famille mais n'y arrivent pas. Un soir, un vaisseau s'écrase dans la forêt voisine. À l'intérieur de ce vaisseau se trouve un bébé. Celui-ci est immédiatement adopté par le couple qui l’élève pendant 12 ans sans problèmes. À l'école, le jeune Brandon n'a pas beaucoup d'ami-e-s. Mais il est brillant et remarqué par ses enseignant-e-s. Cependant, tout change lors de ses 12 ans. Du jours au lendemain son attitude devient plus problématique. Petit à petit, ses humeurs inquiètent ses parents qui se demandent comment réagir de manière adéquate. Dans le même temps, Brandon développe des pouvoirs. Alors qu'il apprend à comprendre ses capacités et à tenter d'expliquer son origine plusieurs personnes disparaissent de la ville avec un simple symbole comme indice.

    SPOILERS

    L'idée du film est transparente. Que se passerait-il si Superman n'était pas bon mais mauvais ? Plusieurs comics ont déjà mis en avant une telle idée avec plus ou moins de réussites. Même dans la continuité des comics DC il existe des versions maléfiques de Superman. La base du film est donc relativement connue et sans véritable nouveauté. Le film joue beaucoup sur ce point en utilisant une mythologie et des images proches de ce que l'on connait de Superman. Brendan est un alien adopté. Ses pouvoirs sont les même que ceux de Superman. Il porte même une cape rouge, qu'il agrémente d'une cagoule.

    La question qui m'intéresse bien plus est le passage de "bon" à "mauvais". Brendan n'est pas maléfique dès l'origine. Il est d'abord un adolescent avec ses problèmes et ses questions. Je pensais que le film nous montrerait une progression. Un refus d'une frustration qui le mène à user de ses pouvoirs de manière de moins en moins éthique. Jusqu'à ce qu'il se rende compte que sa puissance implique qu'il peut faire tout ce qu'il souhaite sans que personne ne l'en empêche. Mais le film nous montre un passage instantané en direction de son côté maléfique. Je trouve cela simpliste et bien moins intéressant. D'où la question : Brandon devient-il mauvais où alors la réalisation souhaite-t-elle nous dire qu'il a toujours été mauvais ?

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    ** Un film trop gore à mon goût avec une intrigue moins intéressante que je ne le pensais

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  • Parasite / Gisaengchung

    La famille de Ki-taek est au chômage. Les quatre membres, deux parents avec un fils et une fille, vivent dans un appartement en sous-sol. Illes ont à peine une vue sur la rue et les passants. Sans travail, la famille fait tout ce qu'elle peut pour survivre et recevoir un peu d'argent de temps en temps. Mais cela ne fonctionne pas très bien. Cependant, tout le monde a des plans pour le futur. Ki-woo, par exemple, souhaite entrer à l'université. L'un de ses amis étudiants lui propose justement un travail lié à son envie d'étudier. Après avoir falsifié un diplôme, Ki-woo est envoyé dans une famille riche afin d'enseigner à leur fille l'anglais. Tout se passe plutôt bien et Ki-woo comprend qu'il pourrait placer toute sa famille et récolter encore plus d'argent. Mais un tel plan pourrait s'effondrer plus vite que prévu.

    Spoiler

    Ce film est particulièrement bien construit. Tous les éléments du plan qui permettent d'arnaquer la famille sont mis en place petit à petit. On observe, inquiet, chaque membre de la famille Ki-taek s'insérer dans la vie de personnes inconnues afin d'avoir du travail mais aussi de l'argent. Petit à petit, illes deviennent indispensables sans jamais avoir été questionné-e-s. Mais leur chute est aussi inévitable. Celle-ci, bien entendu, se déroule lors d'une soirée d'orage qui détruit leur appartement et implique une confrontation avec l'ancienne gouvernante, des secrets et le danger d'être découvert. Il serait trop simple de terminer le film là-dessus et ce n'est que lorsque le calme semble être revenu que tout est véritablement perdu.

    Le film parle aussi des liens de classes entre différentes personnes. Les Ki-taek sont des personnes pauvres qui se déplacent en métro, utilisent des produits d'hygiène bon marché et donc possèdent une odeur particulière. Cette odeur est mise en avant lors de plusieurs parties clés du film qui montrent les différentes entre personnes riches et pauvres. Alors que la pauvreté implique de chercher sa place et la voir être déniée la richesse implique de toujours se trouver à sa place. Les personnes pauvres sont donc toujours identifiables malgré leurs tentatives de l'éviter. De plus, le film montre que la richesse est souvent mêlée à l'impression, inconsciente normalement, de toujours être secondés dans ses journées. Bien que les victimes de la famille Ki-taek se pensent et sont montrés comme des personnes généreuses et respectueuses illes agissent d'une manière qui marque une différence et qui agresse, à petite dose, les personnes qui les servent. Avec la mise en place de ces agressions il est facile de comprendre pourquoi le père Ki-taek attaque son patron.

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  • Tolkien

    John Ronald Reul Tolkien est connu pour être le créateur du Hobbit et du Seigneur des anneaux. Deux romans adaptés en films. Mais il est aussi le créateur d'un univers bien plus vaste et surtout des langues qui vivent à l'intérieur de ces légendes. Tolkien est un film biographique qui se concentre sur la première partie de la vie de l'auteur. Le film débute lors de la bataille de la Somme. Tolkien et un soldat suivent les tranchées lors de la bataille afin de retrouver un ami. Ce parcours, au milieu de séquence d'hallucination basée sur les légendes de Tolkien, sont mêlées au passé qu'a connu l'auteur. On l'observe lors de son enfance en Angleterre, après l'Afrique du Sud, lorsqu'il perd son père puis sa mère et qu'il doit accepter le soutien de l’église. Le film le montre aussi tenter de réussir ses études avant de découvrir son véritable amour : les langues.

    Parlons d'un point qui m'a ennuyé dès le début. La vie de Tolkien est rendue largement plus sympathique. C'est à peine si l'on annonce ses problèmes de pauvreté. Jamais le film n'explicite sa religion, différente de celle de ses amis et d'Edith, sa future femme. Jamais le film ne montre la véritable relation entre Tolkien et Edith, une relation amoureuse mais basée sur un Tolkien qui n'hésite pas à forcer sa femme à faire des choix douloureux. Jamais sa relation avec l'église n'est montrée dans ce que cela implique de contrôle et d'autorité aux choix de son tuteur. Bref, sa vie est rendue plus lisse. Elle est plus facile comme si, dès le début, Tolkien était un génie qui n'attendait que le bon moment pour être reconnu.

    Bien entendu, le film ne peut pas passer outre la relation de Tolkien avec les histoires et les langues. Malheureusement, il me semble que sa relation avec les langues n'est pas assez bien mise en scène. Je doute que cela soit facile mais j'aurais aimé plus d'attention aux langues plutôt qu'aux histoires. Celles-ci sont créées, comme le film le dit, pour donner de la substance aux langues et porter leur signification. En revanche, le film considère que Tolkien a été fortement influencé par la guerre et son expérience de jeunesse. À plusieurs reprises, les références envers ses romans sont montrées comme provenant de sa vie. On peut considérer qu'une expérience telle que la guerre ne peut qu'avoir une influence sur ses créations. Mais il ne faut pas oublier, bien que je ne sois pas d'accord, que ni Tolkien ni ses héritiers n'acceptent cette thèse. Peut-être aurait-il fallu un peu plus de complexité ?

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    *** pas très intéressant

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  • Greta

    TW : harcèlement, mauvais traitements

    Frances est une jeune femme de Boston. Elle a récemment déménagé à New York chez une amie étudiante. Elle travaille en tant que serveuse dans un restaurant luxueux de la ville. Sa vie est loin d'être parfaite. Elle est brouillée avec son père après avoir perdu sa mère. Mais elle continue de vivre et de faire la fête. Un jour, elle découvre un sac oublié dans le métro. Les objets trouvés étant fermés elle décide de se rendre directement chez la personne pour le lui rendre. Cette personne se nomme Greta. Elle a perdu un grand nombre de personne dans sa vie et se sent seule. Alors que Frances tente de l'aider elle se rend compte, ainsi que sa colocataire, que quelque chose est bizarre dans le comportement de Greta.

    SPOILERS

    Ce film est particulièrement bon. J'ai été stressé du début à la fin alors que la réalisation nous donne des indices d'abord subtils puis de plus en plus inquiétant. Ce que le film nous montre est le fonctionnement d'une personne manipulatrice qui fait tout pour contrôler la vie de quelqu'un. Cela commence simplement par un rapprochement émotionnel. Le partage de son passé et du besoin de retrouver une mère ou une fille. Puis, Greta commence à agir comme une mère utilisant des mots et des gestes. Petit à petit, se met en place une prise de contrôle de la vie de Frances qui ne peut plus échapper à Greta, celle-ci la suivant partout. Le film montre particulièrement bien que tenter d'échapper à de telles personnes implique de risquer des réactions violentes de plus en plus importantes. Malheureusement, le film ne donne pas de recettes pour éviter ces situations, étant un thriller ce n'est pas son but.

    Le film nous parle aussi des personnes d'autorités, police comme patrons. À plusieurs reprises, Frances tente d'alerter la police. Celle-ci se contente d'enregistrer le problème mais ne le résout pas. Le seul conseil que le personnage reçoit est d'ignorer Greta, un conseil particulièrement dangereux et inutile. Pire encore, Frances n'est pas prévenue lorsque Greta est libérée par la police, la plaçant en danger. La justice aussi échoue puisqu'elle ne peut pas offrir une protection officielle à Frances. Son patron aussi échoue. Il s'intéresse plus au calme de son restaurant qu'aux risques que doit prendre son employée face à une personne dangereuse. Bref, on observe là quelque chose que beaucoup de personnes décrivent dans les cas de harcèlement : l'incapacité des autorités et des entreprises à gérer ces actes et à protéger les victimes qui doivent, souvent, enquêter seules et agir seules tout en risquant de perdre ami-e-s, famille, habitation et travail.

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    ***** Un thriller qui me stress encore plusieurs heures après l'avoir vu. Toutes les actrices sont magistrales.

    Image : Site officiel

  • Men in Black International

    Il y a plusieurs années, deux agents des Men in Black ont sauvé le monde d'une espèce nommée la Ruche. Dans le même temps, une enfant nommée Molly voyait des Men in Blacks et un alien. Elle n'a jamais oublié et depuis 20 ans elle recherche le lieu où se trouve cette agence. Après toutes ces années de recherche elle a enfin un indice qui lui permettrait de trouver les MIB et surtout d'entrer en tant qu'agente. Mais la vie de ces personnes est loin d'être facile. Ce sont des inconnu-e-s qui n'auront jamais de vie sociale. Pire encore, illes risquent leur vie pour gérer le monde alien caché sur Terre. Le danger est démultiplié alors que l'agence de Londres semble être compromise. Mais qui croire, à qui faire confiance et comment lutter contre une agence entièrement secrète ?

    SPOILERS

    Ce film est sorte de reboot sans le dire. Le fonctionnement des MIB, tel qu'il a été mis en place dans les 3 films de la licence, n'est pas remis en cause. Les mêmes véhicules, les mêmes armes, les mêmes aliens parfois. Cependant, il remet en question l'histoire du MIB pour l'étendre quelque peu. Au lieu d'une unique agence à New York on apprend que le MIB possède plusieurs agences avec une hiérarchie précise. Plus encore, son histoire est plus ancienne. Au lieu d'un lancement dans les années 60 les MIB existent depuis le XIXème siècle par la création de la tour Eiffel par l'ingénieur du même nom. Cela pourrait être intéressant, si vous appréciez de connaitre l'histoire global d'un univers.

    Tout comme les opus précèdent, ce film est censé être humoristique. Bien que certaines scènes et blagues aient eu la capacité de me faire légèrement sourire, je suis resté majoritairement de marbre. Bien entendu, il est possible que la traduction n'ait pas permis de transmettre certaines subtilités. Mais j'ai eu l'impression que le film échoue à faire vraiment rire. Il semble surtout se reposer sur Hemsworth et les (in)capacités de son personnage, H. D'ailleurs, le film semble jouer sur l'aspect très esthétiquement appréciable de Chris Hemsworth à plusieurs reprises (et personne ne s'en plaint). Mais le plus problématique est la facilité à comprendre l'intrigue. Les surprises n'en sont pas et il suffit de réfléchir deux secondes pour comprendre dans quelle direction on va nous emmener.

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    ** Sans être affreusement mauvais je conseillerais d'attendre la sortie à la TV

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    Image : Site officiel

  • Dark Phoenix (X-Men)

    Dark Phoenix commence durant les années 90, quelques temps après les événements d'Apocalypse. Les mutant-e-s et les X-Men sont enfin appréciés et aimés du monde entier. Malgré les attaques destructrices du dernier épisode, les individus qui constituent l'équipe de X-Men sont célèbres. La présidence des Etats-Unis a lien direct avec le Professeur Xavier et n'hésite pas à l'utiliser afin de demander de l'aide. Cet équilibre est, malgré tout, instable. Il suffit de peu pour que la guerre entre l'humanité et les mutant-e-s recommence, menant à un retour des combats de rue contre les autorités et entre les groupes de mutant-e-s. Ces conflits latents risquent d'être mis en plein jour lorsque Jean Grey absorbe une énergie alien, devenant la cible d'une ancienne civilisation.

    SPOILER

    Dark Phoenix est, probablement, le dernier film X-Men de la fox. On peut mentionner le prochain New Mutants mais personne ne sait si et quand il va sortir. Ce dernier film, qui termine une trilogie débutée avec First Class, n'est pas mauvais tout en n'étant pas une réussite. Qu'on le dise immédiatement, le film est meilleur qu'Apocalypse. L'intérêt plus important envers la psychologie des personnages plutôt qu'une menace de fin du monde joue probablement sur une intrigue qui devient plus intimiste, portée par la musique d'Hans Zimmer qui préfère les basses au spectaculaire. Mais il me semble que le film ne sait pas dans quelle direction se diriger. J'ai l'impression que l'intrigue a dû être réécrite afin de terminer une histoire au lieu d'en ouvrir une autre. En effet, des pistes existent pour de prochains films. Mais celles-ci sont inutiles vu que Disney a racheté les droits. Bref, le film semble être en équilibre entre l'ouverture de nouvelles intrigues et la nécessité de terminer l'histoire de ses personnages, parfois d'une manière un peu artificielle.

    En effet, un personnage particulier meurt dans ce film : Raven. Sa mort me semble difficile à accepter au vu de ses pouvoirs mais surtout elle ne sert qu'à lancer les intrigues de deux personnages : McCoy et Magneto. Sans la mort de Raven aucun de ces deux personnages n'auraient choisis la direction que le film leur donne. Encore une fois, une femme meurt pour que des hommes voient leurs intrigues se développer. Heureusement, ce qui manque à Raven est offert à Jean Grey. Outre son passé, on en apprend plus sur ses relations avec ses parents et Xavier. Jean, depuis son plus jeune âge, est considérée comme dangereuse. On lui a inculqué la nécessité de contrôler ses émotions afin d'éviter que ses pouvoirs ne se développent trop. Pire encore, Xavier lui ment régulièrement, même si ces mensonges sont créés par amour. Durant ce film, Jean commence à apprendre à accepter ses émotions, le manque de contrôle et donc la possibilité d'user de ses pouvoirs au plus fort de ses capacités.

    En revanche je dois avouer que ce film pose enfin la question de Xavier, et que j'ai fortement apprécié cela. Charles Xavier est un médium. Depuis le début des X-Men on le montre en train de manipuler les gens, de lire leurs pensées, d'empêcher des personnes de bouger pour fuir lors d'actions illégales et d'utiliser des enfants pour se battre dans une guerre. Jamais ces actions ne sont questionnées. Cependant, ce film questionne le fonctionnement de Xavier dès les premières minutes lors des magnifiques scènes de sauvetage d'Endeavour. Au lieu de laisser sa sœur, Raven, prendre les décisions il oblige l'équipe à prendre des risques et à mettre en danger tout le monde. Immédiatement, Raven l'accuse de plus apprécier la célébrité que la sécurité des mutant-e-s et elle se demande si elle ne devrait pas partir remarquant que la majorité des mutant-e-s pris en charge par Xavier dans les X-Men sont mort-e-s. Plus tard, la remise en cause des actes de Xavier est encore plus importante alors que la perte de contrôle de Jean menace. Il avoue avoir manipulé l'esprit de Jean afin de l'empêcher de se souvenirs de certains événements, oubliant la nécessité de comprendre et d'accepter colère et tristesse. Bien que cela soit tardif, Xavier accepte et reconnait ses erreurs. La fin du film permet de voir l'école être tenue, enfin, par une personne qui a réellement à cœur le bien-être des enfants.

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    *** Un film moyen que j'ai tout de même bien apprécié. Je ne me suis pas ennuyé.

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    Image : Site officiel

  • Avengers Endgame

    SPOILERS

    Les Avengers ont perdu. Depuis des années il a existé une menace dans l'univers. Celle-ci est restée dans l'ombre. Elle a patiemment mis en place des personnes et des batailles afin de réussir à accomplir une quête jusqu'ici jamais réussie : réunir les joyaux de l'infini et créer le gant de l'infini devenant une divinité. Les Avengers ont souvent été mêlé aux tentatives de cet être mais ce n'est que lors d'une attaque massive de ce dernier qu'illes ont compris la menace représentée. Malgré tous les plans et la puissance impliquée les Avengers ont perdu. Thanos a tué la moitié de la vie dans l'univers. Pourrait-il exister un espoir ou faut-il accepter ses pertes ?

    Je ne veux pas parler de l'histoire. Je préfère me concentrer sur quelques points qui m'ont sauté aux yeux. En premier lieu, je veux parler de Thor. Dans Infinity War Thor perd absolument tout. Il n'a plus de maison. Il n'a plus de famille et la majorité de son peuple a été assassiné face à Thanos. Pire encore, il échoue à vaincre Thanos et donc venger son peuple et éviter la destruction voulue par Thanos. Dans Endgame, Thor est montré comme gros. Il est fainéant, alcoolique et il est incapable de passer outre son chagrin. Il aurait été facile de montrer en quoi les événements vécus par Thor peuvent mettre à mal une personne, même si elle se considérer comme un héros. Malheureusement, ce n'est pas ce qui fut choisi. Au lieu de l'écrire d'une manière adéquate Thor n'est utilisé que pour permettre de faire des blagues sur les gros. Jamais sa peine et sa dépression ne sont discutées. Il n'est qu'une vaste blague et je déteste ce traitement.

    Un second point important de ce film concerne la relève. Certain-e-s acteurices sont présents depuis des années dans l'univers cinématographique marvel. Depuis quelques films, le MCU semble se diriger vers d'autres personnages plus diversifiés, bien que la réalisation échoue souvent à offrir ce qu'elle promet (Valkyrie et Carol Danvers SONT lesbiennes donc dites-le !). Ce passage de témoin ne peut passer que par la disparition de certains personnages. Si l'on apprécie la manière dont cela est mis en scène pour certains, on aime moins la manière dont est mise en scène la perte d'autres, comme le dit très bien ce blog. Ce passage de témoin est une demi-réussite et je ne peux pas me départir d'une certaine méfiance envers Marvel qui m'a souvent déçu sur ce point.

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    **** Une seconde partie qui prend le temps de se lancer pour se terminer sur de magnifiques scènes.

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    Image : Site officiel

  • Shazam

    1974, un enfant est envoyé dans un endroit étrange. Là, un vieil homme lui annonce qu'il est à la recherche d'un champion afin de protéger le monde des sept péchés. Mis à l'épreuve, cet enfant prouve son incapacité à résister aux tentations des péchés il est donc expulsé et juste après sa famille est impliquée dans un accident de la route. Des années plus tard, Billy Batson a fugué d'une des nombreuses familles qui l'ont accueilli. Malgré tout, il est accepté par une nouvelle famille dont les parents ont connu les placements et dont tous les enfants sont adoptés. Tentant de partir à nouveau il est envoyé chez le même sorcier qui décide de lui offrir son pouvoir et de le nommer champion. Bien qu'il possède à présent de grands pouvoirs Billy n'a que 14 ans. Il ne sait pas quoi faire de toute cette force ni qu'elle est son rôle réel. Il devra apprendre rapidement car les péchés ont choisi leur propre champion et celui-ci se prépare à le combattre.

    SPOILERS

    Au vu du fonctionnement du vilain du film et du héros, Shazam, il semble clair que la question principale concerne la famille. Le vilain provient d'une famille sans mère dans laquelle il n'a jamais été apprécié. Il est moqué pour son incapacité à devenir un homme et tous les malheurs connus lui sont reprochés. On apprend qu'il est même banni des réunions de l'entreprise familiale. Le héros, Billy, est l'enfant d'une fille-mère qui l'a perdu, on apprend plus tard qu'il a été abandonné, mais qui arrive dans un milieu familial aimant qu'il regarde avec suspicion au vu de son passé. Alors que le vilain rejette tous liens familiaux Billy, lui, apprend à accepter l'amour qui lui est offert et donc à partager son pouvoir afin de réussir à gagner : devenant un peu plus homme.

    Ce passage du statut d'orphelin à celui de membre d'une famille marque aussi le passage de l'irresponsabilité enfantine à la responsabilité adulte masculine. En effet, lorsque Billy se considère comme seul il utilise ses pouvoirs comme moyens d'amuser la population, de recevoir de l'argent et de tenter d'entrer dans des lieux normalement interdit (par exemple acheter de la bière ou entrer dans un club de striptease). Dès qu'il accepte sa famille il devient, même si cela est peu montré vu que l'on atteint la fin du film, bien plus responsable et commence enfin à aider les gens au lieu de réagir à ce que ses actes ont provoqué. On pourrait d'ailleurs critiquer la vision de la masculinité, en tout cas corporel, que le film met en avant. En effet, Billy partage son pouvoir avec ses frères et sœurs. Ses sœurs possèdent un corps féminin adulte normé. Mais cet aspect est bien plus fort avec les garçons de la famille. Sans pouvoirs, nous avons un jeune geek à lunette, un enfant gros qui essaie de se faire des muscles et un jeune enfant handicapé. Dès que Billy transfère ses pouvoirs tous ces attributs sont supprimés pour atteindre une norme corporelle masculine parfaite. Le jeune geek n'a plus besoin de lunettes. Celui-ci qui veut avoir des muscles est soudainement musclé et mince. Et Freddy, normalement handicapé, devient valide dans une scène qui permet de montrer sa canne tomber et le personnage être capable de voler. Je ne crois pas que ceci soit entièrement conscient, mais le film défend l'idée qu'un homme a des muscles, est mince et valide.

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    *** Un film sympathique mais un peu long.

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    dc,shazam

  • Captain Marvel

    Les années 90, sur une planète éloignée une femme, Vers, est entrainée afin de faire partie de l'élite de sa nation. Un groupe de personnes spécialisées dans le combat et l'exfiltration. Leur travail est dangereux et implique des responsabilités et des pouvoirs importants. Leur raison d'être est de vaincre face à une espèce capable de changer son apparence à volonté afin d'infiltrer des planètes pour les envahir après. Lors d'une mission Vers est kidnappée. Ses souvenirs sont analysés. Et elle se retrouve sur une planète éloignée dont les habitant-e-s n'ont aucune idée des guerres qui se déroulent dans la galaxie. Vers va devoir agir vite si elle compte sauver une planète entière face à une race dont le seul but de l'existence semble être la guerre.

    SPOILERS

    Ce film n'est pas parfait. Certaines scènes ne sont pas tout à fait réussies et le rythme est parfois un peu étrange. Ce dernier point est souhaité par la réalisation puisque Carol Danvers est sujette à des flash-back lorsqu'elle comprend une partie de son histoire. Ce film concerne moins une intrigue générale que l'histoire de Carol Danvers. On la découvre amnésique et, au fur et à mesure, elle récupère son histoire personnelle et donc son identité. D'une simple soldate elle devient une personne individuelle qui prend ses propres décisions. Ce processus passe aussi par son passage d'apprentie à celui d'héroïne. Dès le début, le film et les personnages, masculins, principaux lui déclarent qu'elle n'est pas assez forte, pas assez entrainée et qu'elle a besoin d'eux. Lors d'une scène précise, elle comprend que ce qu'elle pensait être des échecs n'étaient que des épisodes durant lesquels elle se relève afin de continuer à se battre. À partir de ce point, elle refuse d'essayer de prouver ses capacités pour simplement les utiliser.

    Le film s'intéresse aussi à la guerre. Dès le début, on apprend que Carol Danvers est une soldate impliquée dans une guerre entre deux espèces. L'une de ces espèces est qualifiée de terroriste tandis que l'autre est considérée comme bénéfique. Les Skrulls ayant la capacité de changer de forme peuvent s'infiltrer et agir dès que tout est prêt. Illes sont donc accusé-e-s de nombreux actes de terreurs et seuls les Krees, l'espèce alliée avec Carol Danvers, peuvent lutter afin d'éviter leur propagation. Pendant une bonne partie du film, cette présentation n'est pas modifiée. Cependant, on observe les Krees bombarder des civils pendant que des équipes au sol n'hésitent pas à tuer toutes personnes potentiellement Skrulls. Plus tard, on comprend que cette présentation de la guerre était un mensonge. Les Krees ont détruit la planète des Skrulls et celleux-ci ont dû se cacher avant d'essayer de trouver une nouvelle planète. La lutte entre les deux espèces implique des tactiques de guerre qui peuvent être présentées comme terroristes mais dépendent aussi de l'asymétrie de la situation. Les Krees deviennent une espèce impérialiste qui ne recule devant rien pour imposer ses idées, malgré les coûts en vie.

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    **** Si vous cherchez un divertissement, ce film réussit parfaitement à jouer son rôle. Il permet aussi d'introduire Carol Danvers que nous allons revoir dans un prochain film
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    Image : Site officiel

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  • Mary Queen of Scotts / Marie Stuart Reine d'Écosse

    XVIème siècle, Mary Stuart, veuve du roi de France, retourne dans sa partie ancestrale. Son demi-frère a régné en son nom depuis le départ de Mary pour la France. L’Écosse, bien qu'indépendante de l'Angleterre, a suivi l'entrée de sa sœur dans la religion protestante. Mary Stuart, elle, est catholique. Son arrivée pose donc de nombreux problèmes. Des problèmes qui s'étendent lorsqu'il devient clair qu'elle souhaite garder sa couronne. Certains conseillers sont forcés de partir bien qu'elle tente de créer une tolérance religieuse pour son peuple. De plus, elle souhaite être reconnue comme l'héritière d'Elizabeth pour le trône d'Angleterre. Une reconnaissance qui créerait des problèmes importants pour un royaume qui refuse un retour au catholicisme. Les deux reines tentent de se parler alors que leurs conseillers intriguent au sein de leurs cours respectives.

    SPOILERS

    La bande annonce m'avait fait penser à un film qui montrait une relation conflictuelle entre deux reines. Mais ce conflit n'est que peu présent. Les deux reines ne se voient, dans le film, qu'une unique fois et s'écrivent bien plus. Ces lettres montrent, selon le film, un souhait de créer une relation de respect et d'amitié mutuel entre deux personnes à la fois proches et différentes. En effet, là ou Elizabeth est montrée comme prudente, elle refuse de se marier par peur des intrigues, et âgée (bien que pas trop...) Mary est dépeinte comme jeune, belle, maternelle et courageuse. Alors qu'Elizabeth refuse d'entendre parler des intrigues contre Mary, cette dernière n'hésite pas à user d'armes et à prendre la tête d'une armée en armure. Là ou Elizabeth semble subir son conseil, Mary manipule tout le monde. Moins qu'une confrontation le film montre deux personnes différentes qui se retrouvent dans des situations équivalentes : être des reines qui gouvernent à des hommes qui usent d'intrigues.

    Justement, cette confrontation qui n'existe que peu est effacée par les actions masculines. Elizabeth annonce, dans le film, qu'elle est forcée à devenir un homme car se marier impliquerait le risque de perdre son pouvoir face à un homme qui souhaiterait devenir un roi. Mary se trouve dans ce problème. Son mariage est un moyen pour elle de sécuriser son statut. Mais rapidement les hommes de sa cour, et son mari, intriguent afin d'abaisser son pouvoir et de donner la couronne à un homme. Malgré toutes ses réussites, elle est forcée à se soumettre à plusieurs groupes d'hommes qui souhaitent le pouvoir. Bien entendu, ces tentatives se basent sur la prétendue immoralité de la reine Mary, accusée de tromper son mari et de se marier après avoir assassiné son premier mari. Ces attaques sur sa prétendue immoralité permettent de justifier sa déposition. Ainsi, le film permet d'illustrer la difficulté pour une femme, reine, de garder son pouvoir face à des hommes qui la considèrent comme naturellement inférieure.

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    **** malgré des raccourcis, des sauts temporels et probablement beaucoup d’erreurs historique j'ai beaucoup apprécié ce film
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    Image : IMDB

    mary queen of scotts,marie stuart reine d'Écosse