Film

  • Buzz Lightning

    En 1995 un film parlait un jouet qui se croyait réel. Un jouet nommé Buzz Lightning, basé sur le film préféré d'un enfant nommé Andy. Presque 30 ans plus tard Pixar et Disney décident de faire ce film. Buzz est un ranger de l'espace. En tant que tel, il est l'élite des forces armées de l'humanité. Il est chargé de protéger et d'explorer. Mais une erreur oblige le vaisseau génération qu'il commande à se poser sur une planète hostile. Il décide de tout faire pour réparer son erreur, mais le coût sera-t-il trop grand?

    SPOILERS

    Le début du film est magnifique et ressemble à Là-Haut / Up. On nous montre les différents personnages puis Buzz reste jeune tandis que toutes les personnes qu'il connait vieillissent et meurent. Buzz, lui, ne change pas et veut toujours faire partir l'humanité. Car ce film parle aussi d'une forme de deuil d'une vie fantasmée pour accepter la vie que l'on a. Tout le monde, sauf Buzz, vit et progresse. Buzz, lui, se croyant parfait ne peut pas progresser. L'arrivée de son ennemi, dont l'identité est assez rapide à deviner, continue dans ce thème puisque, par nostalgie, il détruit tout afin de revenir au passé. Buzz aurait dû faire une thérapie et vivre.

    Oui le début de ce film est très bon. Oui le thème est intéressant, sans être révolutionnaire. Oui cela me suffit pour avoir apprécié mon passage au cinéma. Mais oui ce film aurait pu profiter de plus. Plus de quoi? Plus d'épique, plus d'introspection, plus de joie face à la vie, Buzz est bien trop détaché. On ne comprend pas comment il peut changer d'avis aussi vite, même si se voir vieux a pu être un choc. Peut-être aurait-il fallu penser ce film en plusieurs parties avec une première qui créerait le mauvais Buzz tandis que la seconde mettait en place la confrontation entre les deux? Je ne sais pas.


    ** 
    *** J'ai aimé
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • Jurassic World Dominion

    Après trois parcs différents, un espace protégés sur le continent et la vente aux enchères dans un manoir les dinosaures sont finalement libres. En effet, après les événements de Fallen Kingdom les dinosaures se sont rendus sur l'entier du monde. La majeure partie ne sont pas forcément dangereux mais les attaques de prédateurs sont de plus en plus nombreuses. Surtout, l'humanité ne sait pas encore comment gérer ce type d'animaux. Pire encore, leur arrivée annonce un désastre écologique majeur qui oblige l'équipe de Jurassic World et celle de Jurassic Park à s'unir.

    SPOILERS

    Fallen Kingdom fut un désastre. Dominion nous promettait ce qui devait nous être offert dans Fallen Kingdom: des dinosaures en liberté sur le continent. La réalisation fait aussi attention à montrer les conséquences sur le monde et sur le fonctionnement de l'humanité. Ainsi, il existe des lieux clandestins pour élever et vendre des dinosaures. C'est intéressant, mais plusieurs scènes deviennent ridicules lorsqu'on voit deux prédateurs libres dans un marché noir et aucun humain qui ne semblent en avoir peur... Donc oui, le film fait mieux que le précédent. Mais ce n'est pas un exploit.

    Comme tous les Jurassic Park, ce film veut nous parler de l'hubris humaine. On nous montre des états qui abandonnent la gestion des dinosaures à une entreprise privée qui organise des recherches autours du génome. Bizarrement, Ian Malcolm est l'un des employés de cette entreprise pour laquelle il donne des conférences qui durent 5 minutes. C'est une entreprise qui ressemble aux start up. Elle implique des personnes jeunes et passionnées qui ne se rendent pas compte, pas immédiatement, que l'on utilise leur passion contre elleux. Il est donc normal que cette entreprise soit la propriété d'un Elon Musk qui fait semblant d'être proche de ses employé-e-s mais qui n'hésite pas à tuer pour ne pas être questionné. Heureusement, le film continue la tradition des dinosaures qui mangent des patrons.


    ** Je ne suis pas particulièrement difficile en matière de dinosaures, mais ce film est très moyen
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Site officiel

  • The lost city

    Loretta Sage est une archéologue qui, après un échec dans ses recherches, s'est tournées vers l'écriture de romans d'amour érotiques. Ceux-ci ont immédiatement eux un immense succès. Ce succès existe en partie à cause de l'aspect aventure, des questions historiques mais surtout du mannequin de couverture : Alan. Lors d'une tournée marketing pour le dernier opus de la série, Loretta est kidnappée. Un milliardaire raté pense que son dernier livre contient des indices permettant de retrouver une cité perdue. Dans cette cité, un roi serait enterré avec une parure contenant des centaines de diamants. Mais Alan veut sauver Loretta.

    SPOILERS

    Ce film n'a pas réellement d'ambitions particulières. Il utilise les tropes des films et romans d'aventure afin de s'en moquer gentiment. Les deux personnages principaux sont perdus dans la jungle mais aucun des deux n'a les connaissances nécessaires pour survivre. Pourtant, leur lien et leur confiance mutuelle leur permet de s'en sortir.

    Ce film est aussi une forme de cris d'amour envers les genres considéré mineurs, peu importants. À plusieurs reprises, les romans de Loretta sont décrits comme inutiles. Pourtant, des personnes aiment ces romans et y trouvent de la joie. Alan a compris ceci. Il sait qu'il n'est pas une personne importante. Mais il essaie aussi d'offrir, à son niveau, un peu de bonheur aux gens qui apprécient le personnage à qui il prête son image.

    Oui, ce film n'a pas de grandes ambitions et n'est pas important. Mais les acteurs et actrices ont clairement éprouvé du plaisir et donc nous éprouvons du plaisir.


    ** 
    *** Pas ambitieux, mais pas raté
    **** 
    *****

    Image : IMDB

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  • The Northman

    CW : torture, meurtres sanglants, sacrifices, sexe, nudité

    895 après J.-C. Le roi Aurvandill revient sur son île et royaume avec des richesses. Il retrouve sa femme, la reine, ainsi que son fils et son frère devenu jeune parent. La fête commence sur l'ile pour le retour d'Aurvandill. Ce dernier est blessé et décide qu'il est temps pour son fils, Amleth, de se préparer à prendre le trône au cas où. Après une cérémonie d'entrée dans l'âge adulte le roi est assassiné par son propre frère et Amleth fuit. Des années plus tard, Amleth apprend que son oncle a dû fuir son royaume et qu'il est devenu un seigneur berger en Islande. Il est temps pour Amleth de se préparer à la vengeance.

    SPOILERS

    C'est une histoire d'hommes, les femmes sont présentes pour leurs liens avec la nature et la magie féminine mais non pour combattre au premier plan. C'est une histoire basée sur une saga ancienne que la réalisation a adaptée. Sans être un expert de la période ou de la civilisation, j'ai eu l'impression que le film est fidèle à l'histoire telle que je la connais. Dès les premiers mots, on nous place dans une ambiance de saga. La réalisation nous montre des rituels de déshumanisation ou de passages entre un état et un autre. Ce qui n'empêche pas les personnages de jouer avec les croyances pour créer la crainte chez leurs victimes.

    On observe aussi de nombreux peuples et leurs modes de vie. Il y a le roi Aurvandill qui tient une ile et un château en bois. Il est riche mais la construction de son domaine montre qu'il n'est riche que sur un espace restreint avec un nombre limité de guerrier qui dépendent de lui pour s'enrichir et sont censés lui être fidèle. D'ailleurs, la proximité de son frère et intéressante et place cette histoire dans le cadre des trahisons internes aux familles et la nécessité de les punir. On trouve les Rus, brièvement. Mais aussi l'Islande, montrée pour ce qu'elle est : une terre froide peu hospitalière avec une population peu nombreuse qui s'autogouverne.

    L'ambiance est très particulière. Il y a de la violence, de la quasi-nudité, l'usage d'autres langues (je ne saurais dire lesquelles). Mais aussi les rituels qui permettent l'usage de scènes liées à une forme de magie. Sont-elles réelles ou fantasmées ? Le film ne répond pas. Nous avons aussi le thème de la recherche d'une arme destinée à la vengeance. Une arme qui ne peut être utilisée que la nuit ou proche de la mort, ce qui rejoint les nombreuses épées magiques de l'époque médiévale. Cette ambiance n'est qu'un décor pour une société brutale dans laquelle la vengeance est une justice privée. Amleth est justifié dans sa lutte car il doit faire payer la mort de son père et l'infidélité de son meurtrier. Fjölnir est justifié aussi dans sa vengeance car ses fils et sa femme sont tués par Amleth. L'intrication des différents devoirs de vengeance ne peut se terminer que sur un duel final permettant de décider qui avait le droit naturel pour lui.

    J'ai retrouvé beaucoup de ce que je pense être la vision de la société dans les sagas et la première phase du monde médiéval. Mais je ne suis pas un expert. En dehors de cela, nous avons ici un film qui tente de créer quelque chose, qui prend un risque. Le public est-il au rendez-vous ? Peut-on parler d'un bon film ? Je ne sais pas. Mais j'apprécie les prises de risque.

    Image : IMDB

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  • Downton Abbey 2. A new era

    Après les événements du dernier film l'ancien maris de Sybil se remarie à une membre de la famille récemment redécouverte. Tout entre dans l'ordre pour la famille Crawley. Mais Isobel n'est pas tout à fait satisfaite. En effet, sa dernière petite fille n'aura pas un héritage aussi conséquent que le reste de la famille. Ayant récemment reçu une villa en France elle décide de l'offrir à sa petite fille. Mais la famille du défunt qui possédait cette villa compte bien refuser le testament, forçant les Crawley a un voyage au bord de la mer en été. Pire encore, une équipe de cinéma a choisi Downton Abbey comme lieu de tournage. Un moyen de gagner assez d'argent pour refaire la toiture, mais peut-on accepter des acteurs et actrices au sein du manoir ?

    SPOILERS

    Je n'aurais pas pensé que nous aurions une suite au dernier film. Il terminait sans problèmes les affaires de la famille en offrant de nouvelles perspectives à Branson, le communiste devenu capitaliste et riche. Mais je me trompais. Ce film sera apprécié par les personnes qui ont aimé la série. On y retrouve tous les ingrédients. La famille doit accepter l'entrée dans leur vie de personnes qui ne sont pas de leur milieu tout en tentant de naviguer dans l'océan des relations familiales de la noblesse. Ici, la question de l'identité du père est posée puisqu'il pourrait ne pas être le fils de son père.

    Mais le film a aussi les mêmes problèmes que la série. Tout y est trop lisse. Le tournage se passe sans problèmes et permet de réunir nobles et travailleurs autours d'un but commun. Le séjour en France se déroule presque sans anicroches et les Crawleys reçoivent absolument tous les biens liés à la villa sans avoir besoin de lutter. Même si on apprécie que certains personnages aient enfin une bonne fin. On pense à Molesley aux nombreux talents mais surtout à Barrow qui semble avoir enfin découvert la voie du bonheur après de nombreuses années à tenter de quitter Downton Abbey afin de devenir plus qu'un servant. Ces fins sont tout de même trop faciles, la société réelle est effacée de ce film comme elle l'était dans la série afin de présenter les relations entre riches et servant.e.s comme des relations paternalistes et de respects mutuels plutôt qu'une lutte des classes.


    ** 
    *** 
    **** Pour les fans, même ingrédients que la série et donc même vision particulière de l'histoire
    *****

    Image : IMDB

  • Luca

    Luca et Alberto sont amis. Ils sont jeunes. Ils se rencontrent en plein été. Ils passent leur temps à vivre des aventures seuls sur une île. Ensemble, ils rêvent de se construire ou de s'acheter une Vespa afin de parcourir le monde. Il se trouve qu'une course locale leur permettrait de gagner assez d'argent afin de s'acheter une Vespa d'occasion. Pour avoir des chances, ils entrent dans l'équipe de Giulia. Mais il y a deux problèmes. Premièrement, un adolescent local gagne toujours et fait tout ce qu'il peut pour effrayer ses concurrent.e.s. Deuxièmement, Luca et Alberto cachent qu'ils sont des monstres des mers ayant adopté une apparence humaine.

    SPOILERS

    Ce film aurait pu ne pas avoir trop d'ambitions. Il aurait très bien pu se contenter de parler de l'enfance. Du dernier été avant l'adolescence. Tout y est, des ami.e.s, des ennemis, une quête pour gagner de quoi entrer dans un début de monde adulte. Mais beaucoup de personnes y ont vu bien plus. Luca et Alberto peuvent être pensés comme des amis proches. Ce sont aussi deux garçons qui doivent cacher leur identité dans un contexte de danger pour eux, qui craignent de perdre familles et ami.e.s s’ils disent qui ils sont réellement. Le parallèle est évident et a été fait par de nombreuses personnes. Même si ce n'est pas voulu, ceci permet plusieurs niveaux de lecture et permet à ce film d'être plaisant et d'être aussi un film de première romance.


    ** 
    *** 
    **** Beau, émouvant
    *****

    Image : IMDB

  • The Batman

    SPOILERS

    Le Batman est apparu à Gotham depuis deux ans. Deux ans durant lesquels la ville semble être devenue de pire en pire. Mais Bruce Wayne continue de lutter car il ne voit pas d'autres moyens d'être utile à sa ville. Mais cette année Gotham va subir une attaque telle qu'elle n'en a jamais connu. Alors que la mairie est remise en question par une nouvelle venue en politique, un tueur en série prend en casse les riches et les puissants de Gotham. Ses cibles semblent aléatoires. Mais elles sont toutes liées à un complot qui pourrait faire tomber toute l'infrastructure de la ville.

    SPOILERS

    Ce film fut une véritable expérience. On dit que Nolan a créé une forme réaliste de Batman. Mais celui-ci me semble bien plus proche d'une possible réalité. Les bottes du Batman font du bruit. Ses pas, lent, créent une véritable tension entre lui et ses ennemis. Les policiers réagissent touxtes à sa présence, positivement ou non. Lorsqu'il se bat on sent qu'il a mal, que parfois c'est trop et qu'il ne peut plus résister même s'il souhaite continuer. Sa voiture est aussi bien plus intéressante que celle des films de Nolan puisqu'on voit qu'elle a été reconstruite par Bruce Wayne dans un but précis. Bref, tout me semble bien plus palpable.

    C'est aussi un film fortement ancré dans notre période. Une période qui semble être celle de la crise confiance envers les institutions et le pouvoir politique. La majorité des personnages publics de ce film est corrompu. Leur prise de pouvoir étant lié à un acte de corruption. Ces personnages ne sont pas les dirigeants réels, ils sont soumis à une personne qui prend les décisions dans l'ombre tout en garantissant la richesse des fidèles. Malheureusement, on ne voit pas beaucoup de réaction de la part des citoyen.ne.s. Mais il est intéressant que la relève est donnée par une femme jeune et racisée qui refuse de se cacher mais veut agir.

    Je pourrais aussi parler de la photographie, d'une Gotham qui semble constamment se trouver sous la pluie, dont les bâtiments sont délabrés marquant des problèmes d'équilibre des richesses. On pourrait aussi mentionner le personnage du Ridler qui réussit à créer une forme de groupe violent souhaitait assassiner les élites. Mais je veux terminer sur un aspect que j'ai apprécié. Nous n'avons pas ici un Batman surpuissant qui détruit la moitié de la ville. La plupart du temps, il essaie d'agir par l'usage de la peur, d'un peu de violence mais surtout par l'enquête. Il observer les indices et essaie de trouver la réponse au mystère qu'est le Ridler, son but et son origine. Trop de films et de séries ont oublié que le Batman est avant tout un détective et un planificateur, ce film le met en avant.


    ** 
    *** 
    **** 
    ***** Très bon

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  • Gunpowder Milkshake

    Scarlet est une assassine. Elle travaille pour une organisation nommée la Firme. Celle-ci est constituée d'hommes qui contrôlent les lois et règlements afin de s'enrichir. De temps en temps, ils ont besoin d'utiliser les capacités de Scarlet et d'autres personnes du même métier. Mais un soir Scarlet tue les mauvaises personnes. Voulant éviter une guerre avec la mafia, la Firme décide de vendre Scarlet et de ne plus la protéger. Seule, avec une enfant à protéger, Scarlet va décider de défendre sa vie lors d'une nuit qui deviendra sanglante.

    SPOILERS

    Ce film fait partie des nouvelles tentatives d'écrire des scénarios basés sur des femmes qui agissent au lieu d’être sauvé par des hommes. Tous les ennemis sont des hommes et le seul homme qui se dit féministe souhaite torture Scarlet car elle a tué son fils. Il y a beaucoup de choses que j'ai apprécié dans ce film. Les personnages sentent la douleur. Scarlet réagit selon son passé, ce qui rend ses décisions plus logiques quand elles risquent de lui faire du mal. J'ai aussi apprécié l'usage d'une bibliothèque comme armurerie. Trouver des armes, de l'argent et des couteaux dans des livres est très drôle.

    Malheureusement, ce film est loin d'être une réussite. Même si les scènes d'action sont prenantes, la construction du scénario ne fonctionne pas. Ainsi, plusieurs scènes se déroulent sans logiques. Les personnages apparaissent après avoir nié être capable d'aider Scarlet. Plusieurs décors ont des significations importantes, sans que celles-ci ne soient expliquées. Pire encore, rien n'explique que la petite fille soit capable de pardonner à Scarlet aussi rapidement.


    ** 
    *** Un film qui aurait pu et aurait dû être bien meilleur, dommage
    **** 
    *****

    Image : Site officiel

  • Mort sur le Nil / Death on the Nile

    Hercule Poirot se trouve sur le Nil, prenant des vacances bien méritées. Par un concours de circonstance, il se retrouve lié au voyage de noce de Linnet Ridgeway et Simon Doyle. Un couple de statuts sociaux différents puisque Simon n'est pas très riche avant de connaitre Linnet. Mais le couple se sent en danger. L'amante éconduite de Simon les suit depuis leur mariage et souhaiterait leur mort. Illes demandent à Hercule Poirot de les protéger. Ce dernier comprend rapidement que de nombreuses personnes ont des raisons de souhaiter tuer Linnet et son nouveau maris, et elles se trouvent toutes sur le même bateau.

    SPOILERS

    Je n'ai jamais lu Agatha Christie ni vu les adaptations de ses romans en dehors de ce film. Je ne connais pas très bien les polars, que j'apprécie moyennement. Je ne savais donc pas ce que je penserais de ce film qui a pris bien plus de temps pour placer le décor que je ne le pensais. Pendant presque la moitié du film, on apprend à connaitre les différents personnages mais aussi les décors. La réalisation nous montre qui est Linnet mais aussi comment elle fonctionne. On en apprend aussi un peu sur les personnes qui seront suspectées du meurtre. Ce n'est que bien plus tard que Linett meurt et que l'enquête commence réellement.

    En dehors de l'enquête, se pose la question de l'amour et de ce que l'on peut faire par amour. Tous les personnages sont liés à ce sentiment (franchement on ne peut qu'être heureux d'être aro/ace quand on voit les problèmes que ça leur pose). Les (ré)actions sont dues à ce sentiment. Que ce soit la tentative d'écraser Simon, le vol d'un collier ou la relation secrète entre deux femmes qui se cachent derrière une relation professionnelle légitime. Mais aussi les dangers de l'amour, danger de s'éprendre d'une personnes qui pourrait nous faire du mal ou nous manipuler et qui implique la nécessité d'être mis sous protection. Personne, dans ce film, n'est à l'abri du danger de l'amour. Même Poirot se souvient en avoir été victime et refuse de connaitre ce sentiment à nouveau.

    Image: Site officiel

  • La roue du temps 8. Un lever de ténèbres deuxième partie par Robert Jordan

    Titre : La roue du temps 8. Un lever de ténèbres deuxième partie
    Auteur : Robert Jordan
    Éditeur : Bragelonne 13 novembre 2019
    Pages : 720

    La roue du temps tourne et les humain-e-s ne sont que des personnages qui tentent de résister ou d'accompagner le changement. Rand a proclamé son destin. Mais il est toujours en danger. Une attaque peut provenir de tous les côtés, aussi bien par les ténèbres et les rejetés que par les personnes qui servent la lumière. Matt, perd petit à petit le contrôle sur son propre destin car il refuse encore de l'accepter. Perrin est le plus proche d'accomplir son destin car il a réussi à se détacher de Rand pour se rendre à Deux Rivières. Dans son village d'enfance, il est devenu un héros de la lutte contre les frère de la Lumière et les Trollocs, créant potentiellement sa prise de pouvoir.

    SPOILERS

    Cette seconde partie du tome 4 bouge bien plus que la première partie dont la moitié des pages concernaient les doutes de Rand. Le roman met en avant plusieurs batailles, en particulier autours de Perrin. Ce personnage reste un peu trop naïf à mon goût mais il devient de plus en plus sympathique (même si la romance entre lui et Faile n'est pas réellement intéressante, je préfère quand elle le gifle). Matt, en revanche, est très effacé et ne sert pratiquement à rien si ce n'est suivre Rand et se plaindre. Rand, lui, est toujours aussi mystérieux. Ni nous, en train de lire, ni ses allié-e-s ne savent ce qu'il souhaite faire ni pourquoi avant la fin du roman. Cette fin est logique et permet de préparer un peu plus Rand à la fin de son destin. Sa confrontation avec les Aiels, en particulier celleux qui refusent son statut, aurait mérité d'être plus développée.

    J'ai particulièrement apprécié que la Tour Blanche soit enfin mise à mal par une traitrise interne autre que l'Ajah Noir. Cependant, cette modification importante du statut de Sian Sanche est gardée en dehors des scènes que l'on voit. Cela permet de marquer la surprise de la personnage, mais j'aurais aimé que l'auteur nous montre comment la prise de pouvoir se déroule et qui combat dans quel camp. Ces scènes sont laissées dans l'ombre et racontée après les événements par Min. Je pense que le romain aurait pu nous les donner et laisser de côté plusieurs scènes concernant Rand et le doute qu'il crée autours de lui, ce qui aurait eu comme effet de rendre ce tome plus dynamique.


    ** 
    *** 
    **** Quelques longueurs mais aussi de bonnes scènes
    *****

    Image : Éditeur

  • Moonfall

    Moonfall est la dernière production de Roland Emmerich (et vu sa qualité on espère que ce sera sa dernière). La Terre, de nos jours ou presque, une mission spatiale étatsunienne tourne mal. Une navette doit atterrir d'urgence tandis que l'un des astronautes meurt dans l'espace. L'enquête aboutit à la culpabilité de l'astronaute Brian Harper. Ce dernier essaie de convaincre les juges que l'accident est dû à une collision avec une étrange matière noire. Mais personne ne le croit. Plusieurs années plus tard, la Lune commence à se rapprocher de la Terre créant des catastrophes en série et mettant à mal la survie de l'humanité.

    SPOILERS

    Que dire de ce film en dehors du fait qu'il est raté ? Pour rappel, le réalisateur a créé Independance Day mais aussi le très mauvais 2012. Personnellement, le passé d'Emmerich ne me permettait pas d'espérer un bon film et je suis entré dans la salle en espérant un bon gros navet qui puisse me faire rire comme ce fut le cas pour le film 2012. Nous avons tout pour le faire, des personnages torturés qui préfèrent se hurler dessus à cause de leurs relations romantiques plutôt que de travailler, un conspirationniste qui n'a aucune preuve de ses théories mais a tout de même raison sur tout et une catastrophe spectaculaire.

    L'un des gros problèmes de ce film concerne les personnages. Aucun n'est intéressant. Aucun ne donne envie d’espérer leur survie, bien au contraire. Harper et Fowler sont les personnages qui essaient de réussir à sauver la Terre malgré leurs difficultés pour dialoguer. Houseman sert à la fois à déclamer des lignes de dialogues qui sont censés être scientifiques et à faire rire. Puis nous avons les enfants. Harper veut retrouver le respect de son fils tandis que Fowler veut sauver son propre fils. Les enfants vivent ensemble une tentative de survivre, malgré les dangers et les pillards. Nous avons aussi le général qui croit en l'armée mais qui croit encore plus en sa femme. Et nous avons le beau-père qui meurt opportunément afin de laisser la véritable famille se reconstituer autours de Harper. Aucun de ces personnages n'est intéressant, ce qui est une réussite en soi.

    Ensuite il y a le problème du scénario. Presque immédiatement, on doit accepter de croire que la Lune est une mégastructure. Mais personne ne définit le terme ni ne donne de preuves avant bien longtemps au sein du film. Cette idée permet d'amener une menace alien synthétique liée aux êtres qui ont créé la Lune. Cette création fait de la Terre et de l'humanité une forme d'espèce élue chargée de continuer l'histoire de leurs ancêtres aliens. Malheureusement, ceci ne fonctionne pas du tout à l'écran et seul l'hilarité, dans mon cas, a permis d'accepter la scène d'exposition.

    * La honte que ce film puisse exister pourrait se mêler à l'hilarité devant les ratés du scénario et de la mise en scène
    ** 
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Site officiel

  • Nigtmare Alley

    Nightmare Alley est adapté d'un roman qui a connu une version cinéma en 1947. Le film se déroule durant les années de la prohibition aux Etats-Unis. Un jeune homme, Stanton, quitte sa maison après l'avoir incendiée. Fuyant sans connaitre sa destination il rencontre un cirque itinérant. Ayant besoin d'argent, il travaille d'abord comme manœuvre avant d'entrer au sein d'un acte de télépathie. Progressivement, il en apprend de plus en plus et souhaite quitter le cirque afin de devenir riche et célèbre en compagnie de la femme qu'il aime : Molly. Mais Stanton ne risque-t-il pas d'être coupable d’Hubris ?

    SPOILERS

    J'ai tendance à aller voir les yeux fermés ce que fait Guillermo del Toro. C'est un réalisateur que j'apprécie beaucoup pour sa photographie particulière et sa manière de dépeindre l'humanité et les monstres (si monstres il y a). Le film annonce la fin dès le début. Stanton commence pauvre, sans rien. Progressivement, il s'élève au sein du cirque jusqu'à devenir le sauveur des forains face à une descente de police, après avoir appris les secrets d'un tour de télépathie de la part d'un vieux forain. Quittant le cirque, il devient célèbre sur les planches d'un théâtre, attirant une partie de la haute société locale. Ce qui le pousse à accepter de faire des tours privés, mais surtout à annoncer être un réel medium. Il franchit la limite lorsqu'il accepte de travailler pour un riche ermite qui souhaite revoir son amour de jeunesse, morte après un avortement forcé. Son hubris le mène à sa chute. Finissant en tant que "crétin" au sein d'un autre cirque.

    En dehors de l'hubris le film parle des relations de Stanton avec la figure du père. La première figure est son vrai père. Ce dernier est mort dès le début du film. Stanton ne garde qu'une montre est détruit toute la maison en partant. Son père était un alcoolique incapable de garder sa femme. Une seconde figure paternelle est celle de Pete. Pete est le mari de Zana. Il travaille pour le cirque itinérant après avoir détruit son tour de télépathie en acceptant de faire revenir les morts. Mais il garder ses secrets près de lui dans un petit carnet. Comme le père de Stanton, Pete est un alcoolique. Pete meurt après que Stanton lui a donné de l'alcool de bois (un accident ?), ce qui lui permet de prendre possession du carnet. Toutes les figures paternelles échouent et Stanton fait tout ce qu'il peut pour être différent, refusant de boire de l'alcool. Mais le film montre Stanton devenir, progressivement, son père lorsqu'il accepte de boire, devient alcoolique et perd Molly qui refuse de continuer à mentir aux clients de Stanton.

    Stanton a aussi des relations problématiques avec des femmes, trois pour être précis. La première est Zana. Elle est mariée avec Pete mais dès leur rencontre elle initie une relation avec Stanton, nu dans un bain. Sa relation avec Stanton est celle d'une initiatrice maternelle, active mais de plus en plus effacée et mettant en garde Stanton. Molly est la seconde relation. C'est une relation d'amour de jeunesse. Tout commence bien et, petit à petit, la relation devient plus difficile. Stanton devient de plus en plus violent face aux "manquements" de Molly. Cette dernière essaie d'éviter à Stanton de tout perdre mais il refuse de l'écouter, jusqu'à ce que Molly prenne la décision de partir. La dernière relation est avec la doctoresse Lilith Ritter. Elle est une psychologue qui rencontre Stanton alors qu'elle accompagne un client qui veut examiner la véracité des propos de Stanton. Ce dernier l'humilie puis crée une relation qu'il pense d'égal à égal. Lilith Ritter symbolise la relation adulte entre deux personnes capables de respect mutuel. Mais Lilith Ritter est surtout l'instrument de la chute de Stanton qu'elle manipule en usant de ses connaissances sur la psychologie, comme Stanton manipule son audience. Elle devient, à la fin du film, la femme fatale dont la vengeance détruit toutes possibilités de survie pour Stanton, victime de son hubris mais aussi de son envie de contrôler les femmes qui vivent autours de lui contrairement à son père qui avait laissé sa femme partir.


    ** 
    *** 
    **** 
    ***** Beau, intense et riche

    Image : IMDB

    Site officiel

  • The 355

    La Colombie, de nos jours, une attaque de la police fédérale contre un baron de la drogue tourne mal. Tous les agents sont morts lors d'un massacre. L'un de ces gens a pris possession d'un objet particulier. Il ne sait pas ce que sait mais il sait que l'objet vaut cher. Décidant de contacter la CIA il se prépare à un simple échange contre de l'argent. Mais la mission tourne mal et aussi bien lui que des agentes se trouvent mêlées à un problème qui risque de créer des incidents au niveau international. Seront-elles capables de s'unir pour protéger le monde ?

    SPOILERS

    Je dois bien avouer que je m'attendais à un film de moindre qualité. Mais je voulais tout de même tenter le coup, la bande annonce promettait de passer un bon moment. Et j'ai reçu un peu plus. Certes, le film prend plusieurs raccourcis. De temps en temps je me suis demandé de quelle manière tel événement a pu avoir lieu. Mais la pire est la fin qui est particulièrement frustrante.

    Mais ces problèmes sont rattrapés par beaucoup de bonnes choses. J'ai particulièrement apprécié que les missions soient détaillées pour que l'on comprenne comment les agentes préparent ce qui va se dérouler, même s'il y a des imprévus. J'ai surtout apprécié la construction psychologique des personnages. Elles ont toutes une relation spécifique à un homme et tous ces hommes, sauf deux, les trahissent à un moment donné. C'est par leurs liens qu'elles sont capables de se soutenir mutuellement en ce qui concerne leurs émotions. Aucune de ces femmes n'est parfaites, elles ont des problèmes et sont capables d'en parler en cas de besoin, nous sommes loin du machisme de James Bond. Ce sont donc les émotions qui permettent d'apprécier ce film malgré ses problèmes et sa fin frustrante.


    ** 
    *** Vous aimez regarder des hommes se faire tuer par des femmes ? Moi aussi !
    **** 
    *****

    Image : Site officiel

  • Don't look up

    De nos jours, une doctorante et son référant observent des supernovas afin de comprendre comment fonctionne l'expansion de l'univers. Lors de leurs observations, illes découvrent un objet en train de bouger. Cet objet, prenant le nom de Dibiasky, est une comète. Elle se dirige vers la Terre et elle est assez massive pour créer une extinction massive et donc détruire l'humanité. Kate Dibiasky et le docteur Mindy pensaient qu'illes seraient rapidement pris au sérieux. Mais l'administration présidentielle traine les pieds et refuse d'accepter l'imminence de la fin du monde.

    SPOILERS

    Il ne faut pas un doctorat pour comprendre que ce film est une satire du monde actuel. Certes, nous ne sommes pas actuellement menacés par une comète mais nous le sommes par une pandémie et surtout par la crise climatique en cours. Pourtant, comme dans le film, aucune personnes capables d'agir n'accepte d'agir pour des raisons purement économiques. Voir que les décisions de la présidence dépendent de l'accord d'un businessman est la même chose que le refus de sortir des actions écologiquement dangereuses pour éviter que des riches perdent de l'argent. En particulier, Elon Musk et ses semblables sont critiqués pour leur manque d'intelligence et leurs solutions inutiles et couteuses pourtant considérées comme d'énormes réussites.

    En ce qui concerne le monde politique. Le film s'attaque aussi bien à la gauche qu'à la droite, mais bien plus contre la droite trumpienne. Même fox news en prend pour son grade puisque la chaine fait sa une sur les dangers du topless (si j'ai bien entendu) plutôt que sur la comète qui va détruire la terre quelques minutes plus tard. La présidente, jouée par Meryl Streep, nomme des racistes et des assassins aux plus hauts postes, ainsi que son propre fils. Elle joue sur le populisme mais on comprend rapidement qu'elle n'a que mépris pour les personnes qui l'ont élue et qui ne servent qu'à garantir son pouvoir.

    Le monde conspirationniste aussi est touché. Le film montre bien qu'une théorie de la conspiration dépend de plusieurs facteurs. Il y a les scientifiques qui font valider leurs recherches par les pairs. Puis ces recherches sont commentées par les journalistes qui considèrent qu'il y a débat dès qu'une personne critique les chiffres, même si cette personne n'est pas qualifiée. Ainsi, le refus de l'existence de la comète commence par la cheffe de la NASA qui récuse les chiffres, alors qu'elle n'est pas astrophysicienne. Puis ce "débat" est commenté par le reste du monde et peut potentiellement devenir un marqueur politique. Dans ce processus, les faits perdent toutes importances puisque ne comptent plus que la position politique impliquée par la croyance. Les scientifiques peuvent tenter d'expliquer, de hurler, illes ne seront plus pris au sérieux. À plusieurs reprises, on observe Mindy ou Dibiasky tenter d'expliquer jusqu'à perdre leur calme face à l'aveuglement du monde.

    Nous avons donc une comédie dramatique qui essaie de faire rire sur un sujet sérieux et tout à fait contemporain. Il réussit, selon moi, à traiter les points importants mais je ne sais pas s'il est réellement drôle.


    ** 
    *** 
    **** Personnellement, j'ai trouvé cette comédie très déprimante
    *****

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  • Ghostbuster Afterlife / SOS fantôme héritage

    Plusieurs décennies se sont déroulées depuis les événements de 1984. Le groupe des ghostbusters s'est séparé avant d'être progressivement oublié. Egon a vécu dans une petite ville sans jamais réellement prendre des nouvelles de ses amis et de famille. Il est oublié de touxtes jusqu'à sa mort un soir. Sa fille est contactée pour prendre en charge l'héritage. Peu fortunée, elle emmène ses enfants avec elle. Celleux-ci découvrent que leur grand-père était bien plus qu'il ne le faisait paraitre et que sa ferme est impliquée dans des événements métaphysiques.

    SPOILERS

    Ce film la suite directe du film de 1984. Des images de celui-ci apparaissent ainsi que plusieurs objets. Même les acteurs originaux sont présents, à ma plus grande surprise. Mais ce film est avant tout un moyen de faire apparaitre de nouveaux personnages. Podcast, un jeune adolescent qui crée un podcast que personne n'écoute. Phoebe, une jeune adolescente au génie scientifique et qui ne peut pas s'empêcher de toucher à tout. Et le frère, Trevor, qui sert surtout à conduire la voiture.

    J'ai apprécié le film. Mais il ne crée rien de nouveau. Il se complait dans la nostalgie sans proposer une véritable nouvelle identité. L'intrigue est pratiquement la même que le premier film. Deux démons doivent se relier afin de permettre à une ancienne divinité de diriger le monde et les morts. Même si les personnages sont différents, leurs rôles sont pratiquement identiques à l'ancienne équipe. Heureusement, le film est sympathique et j'ai beaucoup apprécié la manière de réparer la relation entre Egon, ses amis et surtout sa famille à la fin du film.


    ** 
    *** 
    **** Sympathique mais pas vraiment imaginatif
    *****

    Image : Site officiel

  • Encanto, la fantastique famille Madrigal / Encanto

    Il a commencé à neiger, l'automne est présent et l'hiver approche, décembre est dans quelques jours... quoi de mieux qu'un Disney pour passer quelques heures au cinéma ? Ça tombe bien, le dernier Disney est sorti mercredi passé. Encanto est un lieu. Encanto est l'endroit où une femme et des réfugié-e-s se sont replié-e-s en sécurité. Ceci fut rendu possible par deux choses : le sacrifice du mari de la matriarche de la famille Madrigal et le don d'un miracle. Ce miracle a créé une maison destinée à la famille Madrigal. A un certain âge, les enfants se voient attribuer une chambre et un pouvoir magique. Ces pouvoirs sont ensuite utilisés pour aider la communauté à vivre. Mais une personne, au sein de la famille, n'a pas de pouvoir. Cela ne l'empêche pas d'adorer ses sœurs, ses tantes mais aussi ses cousins et de tout faire pour les protéger.

    SPOILERS

    Ce film est un magnifique spectacle. Les pouvoirs sont bien mis en scène et fonctionnement parfaitement dans le cadre d'une maison sentiente. Les chambres sont adaptées à ces pouvoirs et à l'état d'esprit des occupant-e-s. Le film ajoute aussi, comme d'habitude, de nombreuses chansons qui permettent d'en apprendre plus sur la famille mais aussi sur les problèmes des membres. Bien que certaines chansons ne me semblent pas habituelles pour un Disney, j'ai apprécié le changement.

    Qui dit Disney et période des fêtes dit film de famille. Et ce film est en plein dans le genre. Tout se déroule au sein d'une famille. Presque toute l'intrigue a lieu au sein de la maison familiale. L'intrigue concerne avant tout le fonctionnement de la famille Madrigal et les problèmes qui sont cachés. La destruction de la maison, annoncée par une prophétie, n'est que la vision externe des tensions internes à la famille. Rien ici n'est particulièrement difficile à comprendre. Mais j'ai apprécié voir un film expliquer qu'une famille ne doit pas être parfaite. Qu'il y a parfois un besoin de repos, d'être une personne différente qui tente des choses différentes que d'autres membres de la famille ne souhaitent pas forcément. Qu'il est nécessaire, et je peux voir un peu loin, de penser à soi avant de pouvoir penser aux autres. Et seule Mirabel, étant un peu à l'extérieur de la famille, peut voir les besoins de celle-ci et tenter d'aider.


    ** 
    *** 
    **** 
    ***** Drôle, beau, une intrigue simple mais pas simpliste

    Image : IMDB

  • La famille Addams 2

    Les Addams sont réunis et heureux. Enfin, tout le monde n'est pas heureux dans cette famille puisque le malheur est un style de vie. Mercredi, en particulier, est de plus en plus éloignée de la famille et de son père. Elle continue de tenter d'assassiner son frère mais elle refuse les réunions de famille. Elle se sent de plus en plus contrainte par ses parents. Celleux-ci ne savent pas exactement quoi faire. Lorsqu'un avocat vient leur ordonner un test ADN afin de découvrir si Mercredi est leur fille illes décident de fuir, une fuite déguisée en vacances familiales en camping-car.

    SPOILERS

    Je n'étais déjà pas très convaincu par le premier film. Je le suis encore moins par ce second film. Je ne trouve pas réellement tout ce que j'apprécie dans la famille Addams : la remise en cause d'un mode de vie de classe moyenne au sein d'un monde qui valorise la consommation et la conformité (les Addams étant l'incarnation du différent et de l'aristocratie même si les parents s'aiment au sein d'un couple hétérosexuel). Les "blagues" peuvent parfois faire sourire, mais sont rarement particulièrement réussies. En particulier, j'ai souvent soupiré de gêne devant le personnage de Pugsley et son oncle Fétide. Pourquoi nous faire subir ceci ? Je ne sais pas mais ce fut difficile. Le premier film était déjà peu imaginatif, ce second film réussi l'exploit impressionnant de l'être encore moins.

    * Le popcorn était de meilleure qualité que le film, ce n'est pas un compliment pour le popcorn
    ** 
    *** 
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • Aline

    Aline est un film faussement film biographique très librement inspiré de la vie de Céline Dion. Alien Dieu est une québécoise. Elle est née dans une grande famille remplie de frères et de sœurs mais aussi de musique. Mais Aline n'est pas comme ses adelphes. Elle possède une voix exceptionnelle. La famille décide de la soutenir afin de lui permettre de se faire connaitre par un producteur. Celui-ci comprend immédiatement qu'il a en face de lui un diamant capable de tout réussir. Mais cela va demander beaucoup de travail.

    SPOILERS

    J'ai hésité à parler de ce film qui demande plus de réflexions qu'on ne le croit. Oui, c'est un faux film biographique. Il parle de Céline Dion et utilise ses chansons mais il modifie le nom pour Aline Dieu, ce qui permet de bien marquer qu'il existe une différence. Valérie Lemercier réalise et joue dans ce film. Et aussi bien la réalisation que son jeu sont superbes créant un magnifique hommage envers Céline Dion, parlant de ses moments positifs comme de ses doutes et pertes. Sur ce point, il n'y a rien à dire.

    Sur le second point on ne peut aussi que parler de manière positive. Loin de faire de son personnage un être surhumain capable de tout réussir sans doute, Valérie Lemercier la place dans sa famille, qui lui offre la musique et son soutien jusqu'au bout. Elle place aussi son personnage au sein d'un système, peu montré mais présent, qui en fait une star capable de créer un véritable spectacle. Mais cette création est un énorme travail qui implique de longues heures de préparations, de bruit, de foule et donc peu de tranquillité pour Aline Dieu et pour vivre avec sa famille, ses enfants. À plusieurs reprises, Valérie Lemercier nous montre une Aline Dieu en souffrance, ayant besoin de tranquillité et de vacances. Elle nous montre aussi une femme qui ne connait pas forcément les villes ou elle travaille car elle n'a pas le temps de les visiter.

    Je suis plus sceptique face à la relation entre Aline Dieu et Guy-Claude. Oui, il fallait en parler pour ce faux film biographique, la question n'est pas là. Ce qui me rend sceptique est la manière dont cette relation est écrite et mise en scène. C'est Aline, très jeune, qui est montrée comme active, séductrice. Guy-Claude n'en a pas conscience et tente, d'abord, de seulement effectuer son travail avant de faire le choix de succomber. Lorsque ce choix est fait, les deux sont des personnes majeures. Mais la différence d'âge est importante. Guy-Claude a la charge de la carrière d'Aline. Il y a donc une question de pouvoir qui n'est pas montrée. Aurait-il été possible de mieux faire tout en restant fidèle à l'histoire de la véritable femme donc ce film parle ? Je ne sais pas.


    ** 
    *** 
    **** 
    ***** Magnifique

    Image : Site officiel

  • The Eternals / Les Eternels

    Il y a 7000 ans, les Éternels sont venus sur Terre. Illes ont été envoyés par une entité divine, un céleste, afin de protéger l'humanité contre une menace : les déviants. Ces êtres détruisent toutes formes de vie capables de penser. Durant plusieurs millénaires, les Éternels ont protégé l'humanité contre cette menace, devant des divinités inscrites dans les mythes de notre monde. Il y a 500 ans, le dernier déviant a été détruit lors de la prise de Tenochtitlan. Depuis, les Éternels vivent parmi nous attenant d'être rappelés et envoyés en mission sur une autre planète. Soudain, de nos jours, les déviants sont de retour. Face au retour de cette menace, les Éternels décident de recréer leur groupe.

    Il y a 7000 ans, les Éternels sont venus sur Terre. Illes ont été envoyés par une entité divine, un céleste, afin de protéger l'humanité contre une menace : les déviants. Ces êtres détruisent toutes formes de vie capables de penser. Durant plusieurs millénaires, les Éternels ont protégé l'humanité contre cette menace, devant des divinités inscrites dans les mythes de notre monde. Il y a 500 ans, le dernier déviant a été détruit lors de la prise de Tenochtitlan. Depuis, les Éternels vivent parmi nous attenant d'être rappelés et envoyés en mission sur une autre planète. Soudain, de nos jours, les déviants sont de retour. Face au retour de cette menace, les Éternels décident de recréer leur groupe.

    SPOILERS

    Voilà un film dont je ne savais pas quoi penser. Jusqu'au bout, il a caché son jeu. Il avait aussi beaucoup à faire. En effet, il permet de lancer une nouvelle phase de l'univers Marvel au cinéma. Une phase qui a déjà commencé dans les séries mais qui doit se poursuivre au cinéma. Bien que les demandes faites à ce film soient nombreuses, il reste calme. Les scènes d'action sont belles et me semblent être les plus simples à comprendre depuis des années. Trop souvent, les actions sont divisées en coupures qui donnent une impression de dynamisme mais rendent les mouvements incompréhensibles. Je n'ai pas eu cette impression ici, mais revoir le film pourrait me contredire sur cet aspect. Ces scènes sont, finalement, assez peu nombreuses.

    Ce qui compte, pour le film, c'est de présenter les Éternels. Comment ces personnages fonctionnent-illes ensemble ? Et surtout, comment vont-illes réagir face à l'annonce de leur véritable mission ? Illes se pensent comme des protecteurs mais qui ne doivent jamais agir dans les affaires purement humaines. Mais sont-illes réellement en train d'aider l'humanité ou non ? Doivent-ills vraiment rester en retrait lors de massacres ou agir pour les empêcher ? Protéger de tout ne risque-t-il pas d'empêcher l'évolution de l’humanité ? Ces questions dépendent en grande partie de la proximité des Éternels envers l'humanité. Le film nous montre comment ces personnes se sont insérés ou non au sein de l'histoire humaine. Certains personnages ont refusé de vivre au sein de la société tandis que d'autres ont décidé de créer des relations avec des personnes, essayant de les comprendre et, parfois, de les aider.

    Pour finir, on a ici un film qu'il est difficile de critiquer car il change un peu de ce dont on a l'habitude. Selon moi, c'est une bonne chose. Ce film introduit aussi la prochaine phase et la seconde scène post-générique me semble particulièrement importante pour cela puisqu'elle introduit deux nouveaux personnages. Mais la fin du film annonce bien plus le danger que pourrait connaitre l'humanité dans le futur. Si l'on en croit les séries, le MCU a de grandes ambitions. Je ne sais pas comment illes vont réussir à présenter tout cela mais même un échec du MCU pourrait être intéressant.


    ** 
    *** 
    **** 
    ***** Un film qui annonce de grandes choses

    Image : Site officiel

  • Red Notice

    Rome, de nos jours, un musée va exposer l'un des joyeux les plus célèbres et couteux de notre époque. Un joyau offert par Marc Antoine à Cléopâtre. Il fait partie d'un ensemble de trois joyaux mais le second est la possession d'un collectionneur privé tandis que le troisième est perdu, seules des rumeurs le mentionne. Un tel objet ne peut qu'exciter les convoitises. Il se trouve que l'un des plus grands voleurs d'art va tenter de s'en emparer. Mais l'agent du FBI Hartley va tout faire pour l'en empêcher.

    SPOILERS

    Red Notice n'est absolument pas le film de l'année, ni même de la semaine. C'est un film bête mais fun qui fonctionne parce qu'il n'essaie pas de se présenter pour ce qu'il n'est pas. Nous avons tous les ingrédients d'un film de casse. Des personnages forcés de travailler ensemble, des trahisons, des plans qui ne fonctionnent pas tout à fait et, bien entendu, une personne qui enquête et qui se rapproche de plus en plus de nos héros.

    Tout en ayant conscience que ce film est loin de révolutionner le genre je l'ai apprécié. Il me semble que les acteurs et actrices ont bien aimé y jouer ensemble. J'ai aussi particulièrement apprécié que ce film soit bête mais logique dans sa bêtise. Par exemple, au début du film Nolan Booth fuit dans le musée. Hartley le suit en regardant d'abord un plan du musée afin de savoir comment mieux retrouver Booth. Même chose lors du début de la course poursuite. Booth prend un deux roues par très rapide qui lui permet d'éviter les dangers tandis que Hartley a directement un accident après avoir choisi une grosse voiture, rapide mais qui prend de la place sur la route. Ce sont de petits moments, mais ils m'ont fait rire.


    ** 
    *** 
    **** Car j'ai bien aimé ce film même s'il est imparfait et qu'il n'invente rien
    *****

    Image : IMDB

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  • Wonder Woman 1984

    J'ai enfin vu le second Wonder Woman qui se déroule, comme le titre l'explique, en 1984. Diana a vécu avec l'humanité depuis son arrivée à la fin de la première guerre mondiale. Mais elle n'a jamais oublié Steve Trevor. Elle travaille au Smithsonian tout en aidant l'humanité en cachette. Mais deux choses vont modifier sa vie. Une pierre apparait dans les bureaux du Smithsonian après un cambriolage raté. Barbara Minerva est chargée de l'étudier mais ne comprend pas ce qui est gravé dessus. Et Steve Trevor revient dans le corps d'un autre homme. Diana est heureuse de le revoir, mais elle comprend qu'un pouvoir divin est à l'œuvre ce qui pourrait être dangereux pour l'humanité.

    SPOILERS

    S'il y a bien une chose de certaine c'est que ce film n'est pas très bon. Un premier problème est l'usage des vœux. On comprend rapidement que ces vœux impliquent un coût. Ce coût peut être élevé. Mais la règle n'est jamais réellement expliquée. Le coût est-il immédiat ou alors faut-il attendre un certain temps comme semble le montrer le cas de Diana ? Que penser de Maxvell Lord ? Il devient la pierre à vœux mais il réussit à éviter le coût et même à supprimer tout ce qu'il a fait ? Pourquoi ? Comment ?

    Un second problème concerne le film lui-même. Il est loin d'atteindre le rythme et l'intérêt du premier film. Les scènes d'action sont poussives et très mal mises en scènes. La réalisation essaie de faire comme le premier, mais échoue lamentablement. Gal Gadot elle-même semble ne pas trop croire en ce film. Pire encore, Steve Trevor est capable de piloter un avion moderne sans entrainement ? Soudainement Diana est capable de faire disparaitre des objets ? Tous ces éléments tombent à plat parce que rien ne prépare à leur arrivée.

    Tout cela n'est rien face au problème Steve Trevor. J'étais déjà sceptique en ce qui concerne son retour. Mais la manière dont il revient pose des questions éthiques auxquels le film ne répond pas. Pire, le film décide de laisser Steve manipuler le corps qu'il a volé, sans consentement de son véritable possesseur, jusqu'à avoir des relations sexuelles avec Diana. D'autres personnes ont parlé de ce sujet, de nombreux articles mentionnent le problème que cela implique mieux que je ne le ferais. À mon avis, la réponse de la réalisation est très faible face aux questions posées.


    ** Une suite médiocre et mal écrite
    *** 
    **** 
    *****

    Image : IMDB

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  • Ron's gone wrong / Ron débloque

    Dans un futur proche une entreprise révolutionne les amitiés en offrant un robot capable de relier les médias sociaux afin de trouver les personnes les plus proches de nous. Touxtes les personnes qui sont à l'école utilisent ces robots pour jouer, parler, créer des amitiés. Touxtes sauf Bradley ce qui l'empêche de créer des amitiés. Du moins jusqu'à ce que son père et sa grand-mère, devant sa tristesse, ne décident de lui offrir un robot. Mais ce robot ne fonctionne pas comme il le devrait.

    SPOILERS

    Commençons par les bons points, ce film est une réussite du point de vue de l'humour et des émotions. Rapidement, on souhaite que l'amitié entre Bradley et son robot, Ron, continue sans risquer la destruction par l'entreprise qui vend ces robots. L'humour me semble aussi assez bien dosé. J'ai particulièrement apprécié la grand-mère et sa maison (je souhaite y vivre si elle existe réellement). Nous avons donc un film d'animation sympathique pour toute la famille.

    Mais être un film familial n'implique pas qu'il n'y ait pas des questions politiques. Personnellement, je suis un peu plus sceptique face au traitement de celles-ci par le film. En premier lieu, les rôles féminins et masculins sont très stéréotypés. Les filles essaient d'être célèbres et belles tandis que les garçons veulent faire des blagues, des bagarres et des défis.

    Plus dangereux me semble être le traitement de l'entreprise. On y a deux personnages (les employé.e.s sont touxtes identiques). Le premier est le personnage du génie qui essaie de trouver un moyen de relier les gens après y avoir échoué lui-même. Son seul but est d'aider, d'observer et d'améliorer le monde. Le second est le financier. Il ne veut que l'argent et il est prêt à détruire si cela lui permet d'être un peu plus riche. En dehors des stéréotypes, acceptable dans un film de ce genre, c'est l'idée que les grandes entreprises virtuelles sont toujours bénéfiques et départ et que seule la finance les corrompt qui me pose un problème. La technologie n'est pas politiquement neutre malgré ce que veut nous dire ce film.


    ** 
    *** Oubliable mais sympa
    **** 
    *****

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  • We can be heroes

    Le monde est protégé par des héros. Celleux-ci sont contrôlés par une organisation gouvernementale. Missy Moreno est la fille de l'un de ces héros. Mais son père ne combat plus. Cependant, une menace alien le force à enfiler son costume afin de diriger son équipe. Mais celle-ci, malgré la puissance de ses membres ne réussit pas à vaincre. Tout le monde est capturé et les aliens donnent deux heures à la Terre pour se rendre. Missy, capturée par l'agence afin d'être mise en sécurité, décide de devenir la cheffe des autres enfants et de les emmener sauver leurs parents.

    SPOILERS

    J'avais vaguement entendu parler de ce film Netflix. Souhaitant une soirée tranquille j'ai décidé de le regarder hier. Le film est très enfantin. Il est destiné à un public jeune mais qui commence, progressivement, à s'émanciper de leurs parents. Il faut donc donner des défis acceptables aux personnages tout en leur offrant l'occasion de prouver leur valeur en particulier en ce qui concerne leurs parents. Les enfants sont au centre de l'histoire tandis que les adultes ne font qu'observer.

    Cet aspect enfantin n'empêche pas le film d'être plutôt réussi. On peut toujours craindre que les acteurs et actrices qui sont encore des enfants ne sachent pas encore bien jouer. Souvent, on peut craindre des dialogues forcés, mal écrit, qui essaient de faire enfants mais qui ne réussissent pas. Dans ce film on n'a pas cette impression. Il est assez drôle, plutôt bien joué. Les acteurs et les actrices semblent s'être bien amusés. Mais le film n'est pas particulièrement inventif : un danger, une quête et la réussite aussi bien face à l'adversité qu'envers soi-même.


    ** 
    *** Sympathique sans être exceptionnel. Il marche sûrement très bien pour son public cible
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • No time to die. James Bond / Mourir peut attendre

    CW : menaces physiques, menaces psychologiques

    James Bond est finalement prêt à laisser Vesper dans le passé. Il accompagne une nouvelle femme, Madeleine, afin de terminer cette partie de sa vie et de prendre un peu de temps sur la tombe de Vesper. Mais Spectre est prêt. La tombe explose et James Bond décide de tout abandonner croyant avoir été trahi. 5 ans plus tard, il est à la retraite sur une petite île. Il essaie de vivre tranquillement mais la CIA souhaite le recruter pour enlever un chercheur qui travaille pour Spectre après un kidnapping. Si James Bond accepte, il pourrait se retrouver à devoir lutter contre le MI6.

    SPOILERS

    Voici enfin le dernier James Bond de Daniel Craig. Est-il aussi bon qu'on nous le dit ? Est-ce une véritable réussite ? D'une certaine manière, oui. À plusieurs reprises le film nous offre des hommages discrets à la série de films et à Daniel Craig. Mais, d'un autre côté, ce film a plusieurs problèmes qui mériteraient d'être résolus avant de changer de personnes pour incarner James Bond.

    Encore une fois, et d'autres personnes en ont parlé mieux que je n'en serais capable, les vilains du film sont des hommes défigurés. Le méchant principal semble avoir été brûlé et a du mal à marcher pendant une partie du film. Un autre, un lieutenant, est borgne et l'une des personnages du film le menace de l'aveugler en lui expliquant que sa vie serait terminée. Ce n'est de loin pas la première fois que cette manière d'écrire des vilains est utilisée dans les James Bond. Il faut que ceci cesse.

    Un second problème concerne le passage du flambeau. Après la retraite de James Bond son numéro est donné à une femme noire, Nomi, tout aussi voire bien plus efficace que son prédécesseur. J'ai cru que l'on verrait James accepter de laisser quelqu'un d'autre, une personne différente, prendre sa place. Ce n'est pas ce que l'on nous montre. Très rapidement, Nomi s'efface et laisse James porter le film et l'intrigue. Même si certaines scènes montrent que Bond commence à avoir un certain respect pour Nomi c'est elle qui abandonne ce qu'elle a gagné pour tout rendre à Bond. Je trouve cette décision de la réalisation particulièrement décevante.


    ** 
    *** J'attendais mieux
    **** 
    *****

    Image : Site officiel

  • Superman: Man of tomorrow

    Superman : Man of tomorrow fait partie d'une nouvelle gamme de films animés après la fin du DC animated universe. Le film débute alors que Clark Kent ne connait pas son origine et n'a pas encore décidé à prendre le rôle de Superman. Il sait qu'il est un alien mais il ne sait pas s'il est l'unique alien sur Terre ni si ses parents le recherchent. Il est stagiaire journaliste pour le Daily Planet mais n'a pas encore réussi à être engagé. Les habitant-e-s de la ville de Metropolis commencent à partager une rumeur sur l'existence d'un homme capable de voler. Mais personne n'y croit sérieusement. L'arrivée d'un alien, Lobo, va rapidement changer cela. Clark Kent va devoir décider s'il préfère rester dans l'ombre ou s'il se dévoile publiquement comme un alien.

    SPOILERS

    Il n'y a pas beaucoup à dire sur ce film. C'est une origin story qui réadapte les histoires classiques des débuts de Superman. Il y a quelques changements. Par exemple, le Martian Manhunter est déjà sur terre et c'est lui qui explique d'où provient Clark Kent. Luthor n'est pas immédiatement un ennemi de Superman. Et Lois n'est pas immédiatement une fan de Superman qu'elle considère comme un potentiel danger.

    Mais ce film réussit à mettre en place un bon équilibre, à défaut d'être un bon animé, entre le classique et quelques modifications. J'aurais aimé que Clark prenne plus de temps pour réfléchir aux effets de ses choix tout comme j'aurais apprécié que le Martian Manhunter apparaisse plus souvent. Mais j'ai beaucoup aimé les choix graphiques autours du parasite et du Martian Manhunter. Ces deux personnages sont très inquiétants quand ils apparaissent pour la première fois. Le film réussi à nous faire comprendre à quel point ils sont puissants et dangereux.


    ** 
    *** Un bon film ? Non. Mais il n’est pas trop mal réussi
    **** 
    *****

    Image : Site officiel

  • Rouge

    Nour Hamadi est une infirmière qui a récemment dû partir de son poste aux urgences à la suite d’une potentielle erreur de sa part. Son père lui a trouvé un travail en tant qu'infirmière pour une entreprise locale dans laquelle il travaille. Nour Hamadi doit suivre les employé.e.s, donner des cours de premier secours et vérifier que tout le monde est protégé en utilisant les outils et habits adéquats. Mais elle se pose des questions. Un grand nombre d'employé.e.s sont malades. D'autres ont des accidents qui ne sont pas déclarés. De manière générale, la médecine du travail ne semble pas suivre ce qui se déroule. L'entreprise aurait-elle quelque chose à cacher ?

    SPOILERS

    Ce film montre comment des violations du droit sont possibles tout en étant parfaitement légales. Il suffit d'avoir une suite de décisions personnelles. Un comité de surveillance qui ne fait pas réellement son travail. Du copinage entre personnes qui dirigent, syndicats et patrons en particulier. Un monde politique qui ne réagit que sur la pression médiatique. Tout le film montre des personnes qui essaient de faire au mieux, mais qui acceptent des compromissions pour des raisons politiques. De bonnes raisons puisque cela permet d'éviter le chômage et de faire attention aux personnes qui ont besoin d'aides. Mais ces magouilles permettent de violer la loi. Il faut saluer la réalisation de mettre en avant cet aspect individuel.

    Ce film parle aussi de militantisme. Il y a des manières différentes de militer. Les syndicats, par le père d'Anour Hamadi, ont une grande place dans ce film. Devenir délégué implique de parler au patronat pour protéger les employé.e.s et, parfois, de se compromettre pour éviter la fermeture d'une usine. Les partis aussi ont leur place, mais ils doivent agir dans un cadre légal et électoral qui ne leur permet pas toujours d'être efficace et, parfois, d'oublier la nécessité d'être proche des personnes qu'ils représentent. On peut aussi militer par le journalisme et à l'aide d'actions directes voire en devenant une personne qui lance une alerte. Dans tous les cas, la manière de militer à des conséquences sur d'autres personnes, ce qui implique de prendre en compte leurs besoins. Fermer une usine dangereuse est nécessaire. Très bien, mais que faire des employé.e.s? Ainsi, ce film pourrait se terminer par la phrase suivante : une véritable écologie est nécessairement anticapitaliste.

    Image : IMDB

  • Free Guy

    Guy est un banquier. Il se lève toujours à la même heure, dit bonjour à son poisson, achète toujours le même café et accompagne son meilleur ami, vigile, au travail. La journée semble être réglée comme du papier à musique. Ce serait le cas si Guy vivait ans une ville normale. Mais il vit à Free City. Dans cette ville, des centaines de personnes font absolument tout ce qu'elles veulent. De la destruction gratuite, des meurtres et, bien entendu, des vols. Guy pense que cette vie est normale. Mais lorsqu'il rencontre Millie il comprend qu'une autre réalité est possible.

    SPOILERS

    Free Guy est un film pop-corn. Il est drôle, il y a de l'action et il y a des personnages attachants. Free Guy est, comme d'autres personnes l'ont dit ailleurs, ce que Ready Player One aurait dû être. Ready Player One n'était que cynisme. Son but était d'user de références pour faire vendre. Free Guy n'est pas cynique. Il ne prétend pas être le film de l'année, il veut donner de bons moments en utilisant des références qui ne sont jamais trop nombreuses ni totalement gratuites. Free Guy est un divertissement honnête qui essaie de plaire à tout le monde, et qui sait jeter quelques clins d’œil de temps en temps.

    A la rigueur, on pourrait y trouver un petit questionnement sur ce qu'est l'art. L'antagoniste veut uniquement suivre des franchises pour être certaine de gagner de l'argent. Il ne crée rien de nouveau mais utilise ce que d'autres ont inventé. La création pour la simple beauté de la création, sans se demander s'il y aura assez de personnes intéressées pour gagner de l'argent, pourrait être un message du film.


    ** 
    *** Sympathique avec du potentiel
    **** 
    *****

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    Site officiel

  • Pil

    Pil est une jeune orpheline. Elle n'a pas d'ami-e-s. Elle vit en haut de la statue de l'ancien roi de la cité de Roc-En-Brume avec trois fouines. Elle n'a d'autres choix que de voler afin de manger à sa faim, créant la légende d'un lutin qui s'attaque à la nourriture des habitant-e-s de la cité. Lorsqu'un banquet est organisé afin de couronner le nouveau roi, Roland, elle essaie de s'inviter afin de manger à sa faim. Mais, cachée, elle observe le régent tenter de tuer le prince Roland. Elle doit fuir afin de sauver le prince.

    SPOILERS

    Voilà un petit film enfantin sans grandes ambitions. Nous avons tout ce qui est censé faire plaisir aux enfants. Une princesse qui n'en est pas une. Des personnages dont les caractéristiques principales sont faciles à comprendre, une chanson et quelques dangers pas si dangereux le tout saupoudré d'un peu d'humour. Certes, rien de révolutionnaire, mais cela fonctionne assez bien avec quelques bons moments d'humour et des personnages sympathiques. Le film fonctionne probablement très bien pour une petite séance en famille avec des enfants assez jeunes.


    **
    *** Pas trop mal
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • Chaos Walking

    CW : meurtres, féminicides

    L'humanité a atteint les étoiles. Une colonie a pu être créées sur une planète nommée Nouveau Monde. Mais cette planète était déjà habitée. Une guerre se déroula entre les humain-e-s et les autochtones, une guerre qui a mené à la mort de toutes les femmes. Les hommes, eux, survivent. Mais ils doivent vivre avec le bruit. Le bruit est la projection de toutes les pensées. Il est extrêmement difficile de contrôler cette projection et cela peut aussi bien aider que nuire. Todd est le plus jeune garçon de la colonie. Il essaie de devenir un homme au sein du système qu'il connait, mais ses croyances sont confrontées à l'arrivée d'un nouveau vaisseau humain et d'une femme envoyée en éclaireuse.

    SPOILERS

    Ce film n'est pas très bon. Il a beaucoup de mal à expliquer ce qu'est le bruit même si la réalisation utilise une forme d'image pour montrer, au lieu de dire. Cela nous permet de comprendre ce qui est impliqué. Malheureusement, ce qui pourrait permettre un bon world building est totalement détruit par un scénario et des personnages inintéressants. Todd aurait pu permettre de pousser la question de l'éducation, de l'histoire, et de sa remise en question. Viola aurait pu permettre de questionner le patriarcat. Le maire aurait pu être mieux caractérisé ce qui aurait permis de poser la question du pouvoir et de la relation avec les gens qui acceptent ce pouvoir. Rien de tout cela n'est fait.

    Le film montre aussi une vision très toxique de la masculinité. La majorité des hommes tenus par le Maire sont sales, fermiers, chasseurs. La masculinité, dans ce film, implique de tuer, parfois en groupe. Todd, durant tout le film, pense devoir être un homme. Pour lui, être un homme implique la force physique et mentale, se contrôler, et donc ne pas montrer ses émotions à autrui. Jamais cette vision de la masculinité n'est réellement mise en question dans le film (même si on peut espérer que la réalisation n'y est pas favorable).


    ** Un film assez médiocre
    *** 
    **** 
    *****

    Image : IMDB

    Site officiel

  • Kaamelott premier volet

    Dix ans ont passé. Arthur Pendragon est exilé, perdu, mais recherché par tous les chasseurs de prime du monde européen. Le royaume de Logres est gouverné par Lancelot. Ce dernier utilise les saxons afin de taxer, pourchasser et tyranniser l'ensemble du royaume. Il ne veut qu'une chose : détruire ce qu'Arthur avait construit. Même si dix ans ont passé. Les vertus et l'idéologie arthurienne ont tout de même réussi à rester en vie. Quelques groupes essaient de résister à Lancelot. Mais cette résistance n'est qu'une flammèche attendant le retour d'Arthur pour s'embraser.

    SPOILERS

    Il y a longtemps que ce film est annoncé avant de pouvoir, finalement, être produit et distribué. On peut se demander si le film est à la hauteur de ce qui était annoncé. Personnellement, je l'ai trouvé bien trop rapide. Certes, les flashbacks permettent de ralentir un peu le film tout en donnant, tardivement, quelques informations qui permettent de comprendre Arthur. Mais, en dehors de cela, Arthur voyage au sein du royaume de Logres comme si la téléportation existait. Il passe du continent à l'île puis le rocher avec l'épée, le royaume de son beau-père et Kaamelott sans jamais réellement voyager. Le régime de Lancelot tombe tout aussi rapidement. Sur ce point, mes attentes sont déçues.

    Un autre problème concerne les sous-entendus. La réalisation nous plonge dans un monde ayant dix ans de plus avec très peu d'informations sur le fonctionnement de celui-ci. On sait que Lancelot a gardé un gouvernement, mais on ne sait pas comment il gouverne, comment il est devenu ainsi. On ne sait pas non plus pourquoi l'épée d'Arthur s'est modifiée lorsqu'il la reprend. Pire encore, on ne sait pas pourquoi les saxons décident d'entrer au sein du royaume de Logres et de suivre la quête du Graal alors que le film les montre, dès le début, comme des mercenaires qui ne veulent que de l'or, ou des terres. À mon avis, le film aurait gagné à ralentir les événements, à permettre à Arthur, et donc aux personnages mais aussi à nous, de visiter le royaume et d'observer comment Lancelot gouverne. Cela aurait permis de reconstituer, petit à petit, l'envie de se battre d'Arthur et son souhait de créer une nouvelle table-ronde.


    ** 
    *** 
    **** Un peu décevant mais pas mauvais
    *****

    Image : IMDB