Hassan's Stories - Page 2

  • Vikings saison 5

    CW : Torture, viol, cannibalisme

    Ragnar Lothbrok est mort. Son rêve n'a pas été concrétisé. Mais il laisse plusieurs enfants prêts à le venger. Unis, ils réunissent une gigantesque armée qui se lance contre les royaumes de l'Angleterre. Les rois tombent après leurs royaumes. Mais qui contrôle cette armée ? Et que faire après les victoires ? Les enfants de Ragnar commencent à se séparer. Bjorn ne veut qu'explorer. Ivar veut combattre. Ubbe souhaite concrétiser le rêve de son père. Hvitserk recherche son destin. Alors que les divergences entre les enfants de Ragnar pourraient conduire à la guerre civile les royaumes du nord et de l'Angleterre changent. Et Floki rêve d'un lieu sans combats.

    SPOILERS

    Vikings est une série que j'ai apprécié au début. Mais il me semble qu'elle a changé dès la seconde partie de la saison 4 et la mort de Ragnar. Au lieu du rêve d'un homme on suivait maintenant plusieurs personnages qui ont leurs propres rêves. Cela empêche de créer une intrigue cohérente. Cette saison 5 me semble suivre ce même processus. Les personnages se divisent, se rencontrent à nouveau, se trahissent mutuellement puis recréent leur amitié parfois au sein du même épisode. On a à la fois l'impression d'une grande densité et d'un grand vide. Car ces trahisons multiples me semblent cacher un manque de plan de la part de la réalisation. Je me demande si le souhait de créer 20 épisodes ne fait pas partie du problème. Une saison plus courte aurait sûrement permis une intrigue mieux construite avec moins de scènes qui semblent uniquement remplir le temps.

    La série continue aussi à s'éloigner résolument de la réalité historique pour s'amuser avec les mythes autours des Vikings. Alors qu'on aurait pu espérer un mieux, il semble que jamais la réalisation ne va tenter de créer une véritable reconstitution historique de la société Viking. Pire encore, un grand nombre de scènes me semblent être présentes non pas pour créer un propos mais uniquement pour choquer et donc créer des vues. C'est un problème qui me semble s'être généralisé dans l'industrie, mais je laisserais des personnes qui s'y connaissent mieux en parler.

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    *** Une série qui perd, peu à peu, de sa qualité au profit de la facilité.
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    Image : IMDB

    Site officiel

  • Thor 3. War's end par Jason Aaron, Mike Del Mundo, Marco D'Alfonso, Scott Hepburn et Matthew Wilson

    Titre : Thor 3. War's
    Auteurs : Jason Aaron, Mike Del Mundo, Marco D'Alfonso, Scott Hepburn et Matthew Wilson
    Éditeur : Marvel 30 octobre 2019
    Pages : 115

    Ce volume 3 contient Thor (2018) 12-16. La guerre des mondes est enfin terminée. La dernière bataille a eu lieu sur Terre entre Malekith et 4 Thors provenant de différents âges. Il est temps maintenant pour reconstruire les mondes et de changer le destin des différents peuples et personnages. Mais certains changements sont plus surprenants que d'autres. Que sont devenus Cul le dieu de la peur et Loki ? Comment Thor va-t-il réagir face à son couronnement. Et surtout, que va faire Jane Foster ?

    SPOILERS

    Ce troisième volume est le dernier de Jason Aaron sur la série Thor. Son histoire va réellement se terminer dans King Thor, qui sortira bientôt en librairie. Ce dernier volume est constitué de cours épisodes autours de certains personnages précis. Jason Aaron commence par offrir quelques informations sur les activités de certains d'entre eux. J'ai particulièrement apprécié le récit concernant Loki mais j'ai aussi beaucoup aimé le dernier discours d'Odin, qui est enfin capable d'exprimer son amour et sa fierté.

    Mais ce volume se termine aussi sur Thor et surtout sur sa manière de réagir face à son ascension. Loin de se complaire sur le trône Aaron le montre réagissant en essayant de mériter le trône. Ses premiers actes sont pacifiques et visent à la reconstruction. Ses premiers miracles concernent non des affaires d'états mais les besoins des personnes les plus modestes des différents mondes. Aaron termine dont en suivant son idée du mérite : celui-ci n'est pas un dû mais un travail éternel.

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    **** Un volume constitué de courts récits qui ne sont appréciables que dans le cadre plus large du run de Jason Aaron.
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    Image : Éditeur

  • Wonder Woman by Greg Rucka 3 par Greg Rucka, Cliff Richards et Ray Snyder

    Titre : Wonder Woman by Greg Rucka 3
    Auteurs : Greg Rucka, Cliff Richards et Ray Snyder
    Éditeur : DC 7 aout 2019
    Pages : 296

    Ce volume 3 contient Wonder Woman 218-226 et Blacker night: Wonder Woman 1-3. Depuis son arrivée Wonder Woman est l'ambassadrice des Amazones. Cela a impliqué la création d'une ambassade et d'un statut spécifique qui puisse accepter ses activités de membre de la Ligue de Justice. Mais bien qu'elle soit une guerrière sa mission concerne avant tout la paix et l'harmonie. Ses idées n'ont pas toujours été comprises mais se sont retrouvées sur la place publique. Cependant, une crise approche pour le monde et les Amazone. Et Wonder Woman pourrait bien y perdre sa mission.

    SPOILERS

    Greg Rucka a mis un grand nombre d'éléments en cours lors de son run. Wonder Woman est une membre de la Ligue de Justice, une ambassadrice, une championne d'Athéna et une autrice. Greg Rucka a tenté de montrer de quelle manière Diana joue sur ses différents rôles pour offrir son message, et celui des Amazones. Cela a impliqué de mettre en avant les relations diplomatiques avec les Etats-Unis mais aussi la réception de ses essais. De plus, Greg Rucka avait mis en place des intrigues divines mais aussi plus humaines. En particulier, certains personnages allaient probablement changer de direction et montrer la difficulté pour Diana de parler à tout le monde.

    Ce dernier volume est bien écrit. Malheureusement Greg Rucka doit inscrire son run dans deux événements qui change en grande partie ses plans. Le volume donne l'impression que l'auteur a dû écourter, modifier voire annuler certaines idées et donc n'arrive pas à terminer son intrigue comme il le souhaitait. Cependant, il réussit tout de même à intégrer son discours au sein du premier événement. Ainsi, Wonder Woman, après avoir assassiné Maxwell Lord, se rend au tribunal de la Hague afin de subir un procès. Mais celui-ci n'aura pas lieu. Le lien avec Blackest Night, bien que loin d'être mauvais, manque aussi de profondeur face au reste du run de Greg Rucka. Ce dernier volume est donc bon mais aussi en demi-teinte puisqu'on a l'impression de ne pas avoir la fin qui était prévue à l'origine.

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    **** Loin d'être mauvais ce dernier volume donne l'impression de ne pas être ce que l'auteur souhaitait à l'origine.
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    Image : Éditeur

  • The war of the realms par Jason Aaron, Russell Dauterman et Matthew Wilson

    Titre : The war of the realms
    Auteurs : Jason Aaron, Russell Dauterman et Matthew Wilson
    Éditeur : Marvel 14 aout 2019
    Pages : 192

    Ce volume contient War of the realms 1-6. La guerre des mondes a commencé il y a plusieurs mois. Tous les mondes ont été touché par Malekith et ses armées. Une partie le soutient tandis que l'autre lui a été soumis. Personne, même pas Thor, n'a a été capable de l'empêcher de vaincre. Asgard elle-même est estropiée alors que le Bifrost est détruit et que les divinités se sont réfugiées sur Terre. Mais celle-ci est maintenant la seule à n'avoir pas connu la guerre e Malekith et ce dernier compte bien la conquérir.

    SPOILERS

    Jason Aaron s'occupe depuis de nombreux tomes de Thor. Je l'ai ai grandement apprécié. J'ai encore mieux aimé que le scénariste mette en place un événement depuis longtemps. Celui-ci a été construit patiemment mettant en place de nombreux changements pour l'univers Marvel et Thor. Ce dernier perdit son statut, le retrouva mais Asgard et Mjolnir sont détruits. Jane Foster elle-même devint Thor lors de plusieurs tomes dont la fin fut magnifique. J'apprécie aussi de plus en plus la direction artistique qui est tout aussi fabuleuse ici. Ainsi, ce war of the realms donne l'impression d'un final soigneusement préparé par Jason Aaron.

    Bien que j'aie beaucoup apprécié ce volume je suis presque déçu. En effet, les événements sont très rapides. Mais j'ai presque l'impression que la Terre découvre trop vite le combat pour résister immédiatement. Bien que ce volume soit suffisant pour comprendre l'événement. On a l'impression qu'il est nécessaire de lire d'autres séries afin de mieux comprendre ce qui se déroule pour certains personnages. J'ai d'ailleurs été surpris par certains choix, comme l'arrivée du Punisher, tandis que d'autres me semblent parfaitement adaptés. Si vous avez aimé le run de Jason Aaron ce final vous donnera ce que vous souhaitiez.

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    **** La fin du run de Jason Aaron arrive et il termine sur un événement qu'il prépare depuis longtemps et dont j'ai beaucoup aimé la lecture.
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    Image : Éditeur

  • West Coast Avengers Vol. 2: City Of Evils par Kelly Thompson, Danielle Di Nicuolo, Gang Hyuk Lim, Moir R et Tríona Farrell

    Titre : West Coast Avengers Vol. 2 : City Of Evils
    Auteur-e-s : Kelly Thompson, Danielle Di Nicuolo, Gang Hyuk Lim, Moir R et Tríona Farrell
    Éditeur : Marvel 26 juin 2019
    Pages : 112

    Ce volume contient West Coast Avengers (2018) 5-10. Bien que les West Coast Avengers soient enfin connus tout n'est pas rose. Captain America, par exemple, n'apprécie pas trop ce nom et encore moins l'idée d'une forme de télé-réalité. Pire encore, les criminel-le-s de Los Angeles n'ont pas envie qu'une équipe d'Avengers décide de fonctionner dans leur ville. Mais comment se débarrasser d'Avengers sans que d'autres ne viennent, en nombre et plus puissants ?

    SPOILERS

    Maintenant que l'équipe est constituée la qualité est meilleure. En effet, Kelly Thompson n'a plus besoin de créer l'équipe ni de présenter les personnages. Elle peut enfin leur donner plus de choses à faire, même si les problèmes de Los Angeles sont particulièrement ridicules. Ces problèmes permettent surtout de développer les relations entre les différents personnages. Bien que Kate semble la moins puissante, elle est aussi celle qui réussit toujours à trouver des moyens de combattre. Elle est réellement au centre de cette série.

    Cela s'explique aussi par le développement de la famille de Kate. On revoit son père, qui semble faire partie d'un groupe de criminel-le-s. Mais surtout, on apprend enfin bien plus sur la mère de Kate et ses relations avec Madame Masque. Celle-ci est maintenant un vampire à qui Madame Masque a promis un traitement. Mais elle veut aussi se venger de son ancien mari. Malheureusement, encore une fois, la série se termine alors que rien n'est conclu...

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    **** Meilleur que le premier, plus drôle mais aussi le dernier...
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    Image : Éditeur

  • West Coast Avengers Vol. 1: Best Coast par Kelly Thompson, Stefano Caselli et Tríona Farrell

    Titre : West Coast Avengers Vol. 1 : Best Coast
    Auteur : Kelly Thompson, Stefano Caselli et Tríona Farrell
    Éditeur : Marvel 20 février 2019
    Pages : 144

    Ce volume contient West coast avengers (2018) 1-4, The unbelievable Gwenpool 1 et Young avengers presents 6. Depuis quelques temps Kate Bishop vit à Los Angeles. Ce qui devait être, tout d'abord, des vacances changent rapidement lorsque Kate est dépouillée, doit lutter contre Madame Masque et découvre les secrets de sa famille. Après une attaque de requins des terres elle comprend que l'ouest a bien besoin d'une équipe d'Avengers. Qui mieux qu'elle peut constituer cette équipe ? Mais qui choisir et surtout comment la financer ?

    SPOILERS

    J'aime toujours autant Kelly Thompson même si ses séries se terminent rarement et qu'elle travaille actuellement sur Deadpool. En ce qui concerne Kate Bishop, elle en a fait le personnage qui est la vraie Hawkeye. Sa vie n'est pas facile mais elle continue toujours à se battre. Ainsi, retrouver Kate Bishop est toujours un plaisir. La voir se débattre dans les relations entre et avec ses ami-e-s est toujours aussi plaisant. Cette nouvelle équipe contient des personnages qui ne semblent pas du tout fait pour vivre ensemble mais cela permet de créer des situations que Kelly Thompson semble beaucoup apprécier.

    Malheureusement, j'ai l'impression que cette nouvelle série oublie trop le passé. Le travail de Kate Bishop en tant que détective est oublié. Ses nouveaux ami-e-s apparaissent de temps en temps mais sans prendre vraiment de place (seul sa nouvelle relation est réellement de retour). Surtout, j'ai l'impression que l'enquête sur la famille de Kate et ses liens avec Madame Masque sont totalement oubliées. J'aurais apprécié que cette intrigue puisse continue voire se terminer dans ce volume.

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    *** Un premier volume qui lance l'équipe mais qui laisse derrière elle une bonne partie de ce qui a été construit pour Kate Bishop
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    Image : Éditeur

  • Harleen par Stjepan Sejic

    Titre : Harleen
    Auteur : Stjepan Sejic
    Éditeur : DC 11 février 2020
    Pages : 208

    Ce volume contient Harleen 1-3. Dr. Harleen Quinzel est une jeune chercheuse qui tente de prouver une de ses thèses majeures. Selon elle, la vie au sein d'un contexte violent pourrait mettre à mal la capacité d'empathie. Bien qu'elle vive à Gotham, il est difficile d'avoir accès aux personnes nécessaires pour prouver son idée. Heureusement pour elle, Bruce Wayne décide de la financer. Elle doit immédiatement déménager à Arkham afin de débuter une série d'interview de criminels considérés comme particulièrement dangereux. Dans ces couloirs elle fera la connaissance d'un criminel qui n'a jamais laissé personne le comprendre : le Joker.

    SPOILERS

    J'entends parler de ce Harleen de Stjepan Sejic depuis quelques temps et j'ai un peu hésité à me le procurer. Mais les critiques dithyrambiques lues sur internet m'ont convaincu. Et, à mon avis, ce fut un bon choix. L'objet même est beau. Une couverture cartonnée noire sur laquelle Harley Quinn est dessinée avec une fourre plastique sur laquelle on retrouve le même dessin mais masqué. L'intérieur est assez grand pour donner toute sa force aux magnifiques planches de l'auteur. Il m'est difficile de dire lesquelles sont mes préférées car rares sont les planches qui m'ont laissé de marbre. J'ai presque envie de posséder une version sans lettrage afin de mieux admirer l'art de Stjepan Sejic.

    Bien que ce comics s'intéresse à Harley Quinn il est intéressant que son destin soit mêlé à celui d'Harvey Dent. Les deux s'intéressent aux criminels mais là où l'une souhaite les aider le second pense qu'illes sont au-delà de toute aide et veut uniquement les enfermer définitivement. Bien entendu, le destin des deux personnages joue autours de la thèse du Joker qui considère que l'humanité est constituée de monstres enfermés par un vernis de moralité.

    Même si Harvey Dent se trouve dans une trajectoire parallèle à celle d'Harley Quinn c'est cette dernière qui nous est présentée dans sa tragédie. Le personnage nous est d'abord montré souffrant de stress post-traumatique après une première rencontre avec le Joker et le Batman. Puis, elle est fatiguée par les jeux du Joker qui ne fait que mentir afin de s'entendre parler. Enfin, une fascination se forme petit à petit. On observe Harley Quinn perdre progressivement pied professionnellement et personnellement alors qu'elle se rapproche de plus en plus du Joker. Ce qui fait la force de Stjepan Sejic est qu'il montre à quel point elle est consciente du danger mais qu'elle n'arrive plus à s'arrêter, en particulier à cause de sa solitude et de son envie d'aider les gens. Comme il est écrit dès les premières pages, l'enfer est pavé de bonnes intentions, qui mènent Harley Quinn en direction d'une personnification du mal.

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    ***** Un chef d'œuvre

    Image : Éditeur

  • Star Wars Rebels: Servants of the Empire.Secret Academy par Jason Fry

    Titre : Star Wars Rebels: Servants of the Empire. Imperial Justice
    Auteur : Jason Fry
    Éditeur : Disney 6 octobre 2015
    Pages : 192

    Zare a enfin réussi. Il a été envoyé sur la planète où il pense enfin pouvoir trouver sa sœur. Mais il ne sait pas que cette promotion est en fait un piège. Les impériaux savent qu'il est lié à plusieurs actions rebelles sur Lothal. Si Zare est promo c'est pour mieux l'empêcher d'être soutenu afin de découvrir tout ce qu'il sait puis de s'attaquer aux rebelles dont il aurait connaissance. Merei n'est pas non plus en sécurité. Après une action spectaculaire par le Groupe Spectre la sécurité impériale enquête sur tout le monde. Et Merei risque beaucoup si certaines personnes sont interrogées.

    SPOILER

    Ce dernier volume est probablement le meilleur de la série. Durant tous les chapitres on sent une course contre la montre se mettre en place. Le danger, pour les personnages, n'est jamais aussi présent. De plus, la première partie autours de Zare implique d'essayer de comprendre le fonctionnement d'une Académie qui semble cacher une coterie secrète formée des meilleures cadet-e-s. Surtout, Hux est de nouveau présent et l'on comprend que le fonctionnement du Premier Ordre a été théorisé bien plus tôt dans l'histoire de l'Empire par le général Hux.

    Si je dois trouver un point négatif cela devrait être le rythme. Bien entendu, le contexte de l'intrigue implique un rythme rapide. C'est un bon moyen de créer une impression de danger pour nos personnages. Malheureusement, cela implique aussi d'oublier l'enquête de Zare et surtout son intégration dans cette nouvelle académie. En quelques pages, il passe de nouveau cadet à l'un des meilleurs de la classe puis il est introduit au sein de l'académie secrète pour mieux être démasqué. Même chose pour Merei qui, en deux chapitres, passe de la crainte à une criminelle en fuite qui trouve les moyens d'exfiltrer sa famille et la famille de Zare. J'aurais aimé que le danger soit construit d'une manière plus progressive laissant aux intrigues plus de temps pour la résolution.

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    **** Le meilleur tome d'une série à la fois intéressante et un peu trop simpliste.
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    Image : Éditeur

  • Titans

    CW : Torture, mention d'abus sexuels, mention de violence parentale, mention de violence conjugale

    Les adaptations de DC ne sont pas une réussite ces dernières années, du moins au cinéma. En ce qui concerne la CW, elle a créé un univers partagé avec plusieurs séries qui sans être révolutionnaires sont assez bonnes. Mais en 2018 DC a annoncé la création de nouvelles séries plus sombres. Titans est la première. Les personnes qui, comme moi, ont regardé Teen Titans savent que le nom implique une équipe autours de plusieurs personnages adolescents. Robin, Raven, Beast Boy, Cyborg et Starfire sont les membres de la série animée. Mais cette série est bien plus violente et ne possède rien de l'humour de la série animée. L'équipe n'est même pas réellement constituée. On commence alors que Dick Grayson a abandonné Batman depuis un an. Il essaie de créer une vie en tant que détective à Detroit. Mais un jour il doit enquêter sur une adolescente : Rachel Roth. Celle-ci est impliquée dans plusieurs meurtres et de nombreuses personnes semblent vouloir la capturer.

    SPOILER

    La première chose à dire concerne l'ambiance de la série. Elle est sombre, dans le sens facile du terme. La réalisation a voulu nous montrer une ambiance adulte en nous empêchant de voir la plupart des scènes filmées dans la série. La photographie est rarement lumineuse et tout est fait pour que l'on ne voie pas bien les personnages ou les costumes. Il est vrai que certains effets ne sont pas extrêmement réussis. La réalisation joue aussi sur la violence et en particulier le sang. Ce dernier coule à flots. Les combats sont montrés dans toute leur brutalité, en particulier lors du dernier épisode. On peut difficilement apprécier les actions des personnages principaux sans les antagonistes qui sont bien pires...

    La série pose la question de l'identité. Tous les personnages principaux ont un problème d'identité à résoudre. Dick Grayson ne veut plus être Robin mais il n'arrive pas à se défaire de cet alter ego. Il a surtout peur de sombrer dans la noirceur comme Batman semble l'avoir fait. Il a peur de ce que Robin peut le pousser à faire en matière de violence. Kory n'a aucune mémoire de son passé et ne comprend pas son lien avec Rachel. Garth est perdu entre l'animalité et l'humanité ce qui pourrait le pousser à perdre le contrôle sur ses émotions et devenir animal. Enfin, Rachel ne connait pas ses parents. Elle est manipulée par tout le monde et ne sait pas en qui faire confiance. D'autant qu'elle est hantée par une version peu sympathique d'elle-même. Ces personnages principaux sont entourés de personnages secondaires qui ont essayé, échouent ou ont réussi à comprendre leur identité et à trouver un autre moyen que la violence pour résoudre leurs problèmes.

    Il est dommage que cette courte saison, 11 épisodes, se termine sur un cliffhanger. Toute la saison pose la menace du père de Rachel, Trigon, et des personnes qui lui vouent un culte. Mais dès qu'il apparait la saison se termine sans résoudre l'intrigue nous forçant à suivre la seconde saison.

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    *** Sans être aussi mauvaise la série est un peu brouillonne et surtout en conclut pas son intrigue. Je déplore aussi une vision simpliste de ce que devrait être une série "adulte." La réalisation se contente de la violence et d'une image sombre.
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    Image : Site officiel

  • Approches didactiques de l'interdisciplinarité sous la direction de Barbara Dufour, Gérard Fourez et Alain Maingain

    Titre : Approches didactiques de l'interdisciplinarité
    Direction : Barbara Dufour, Gérard Fourez et Alain Maingain
    Éditeur : DeBoeck août 2013
    Pages : 284

    On entend souvent parler d'interdisciplinarité, de la nécessité de passer outre les disciplines pour donner aux élèves des compétences utiles en tant que membres d'une société mais aussi comme futurs employé-e-s. Mais il est rare que l'on explique exactement ce que l'on entend par ce terme d'interdisciplinarité, laissant les enseignant-e-s trouver des méthodes. Heureusement, il existe des cours mais aussi des livres qui permettent de définir le terme et d'avoir des méthodologies à appliquer. Ce livre prend 16 chapitres et 4 parties pour cela.

    La première partie permet de réellement définir le terme. L'interdisciplinarité n'est pas un simple agrégat de différentes disciplines. Il est nécessaire de poser une problématique à laquelle seul le lien entre différentes expertises permet de répondre. Cela implique de préparer le terrain de recherche et de travail pour les élèves en liant plusieurs enseignant-e-s au sein d'une équipe pédagogique.

    La seconde partie pose la question des méthodes à mettre en place pour créer cette jonction entre différentes disciplines. À l'aide de plusieurs exemples au sein des chapitres, les auteur-e-s essaient de donner une méthode mais aussi une théorie de l'interdisciplinarité. Cette partie est particulièrement intéressant pour mieux comprendre ce que signifie ce type de travail ainsi que ce que l'on peut en tirer.

    La troisième et la quatrième partie s'intéressent en particulier au travail pédagogique. Que ce soit la définition du terme de compétence ou encore la manière d'évaluer le travail demandé aux élèves. Ce dernier est particulièrement intéressant. Il marque la nécessité de communiquer clairement aux élèves les demandes des enseignant-e-s. Les auteur-e-s défendent la nécessité de fournir une grille d'autoévaluation mais aussi une grille d'analyse de la production des élèves. Celles-ci devraient être formées en commun par l'équipe pédagogique afin de réfléchir à toutes les compétences évaluées. Bien entendu, les auteur-e-s parlent aussi de la nécessité de l'évaluation formative durant le travail qui sera évalué.

    Bien que le thème du livre soit spécifique les auteur-e-s offrent des pistes d'actions pédagogiques qui peuvent facilement être remobilisées dans plusieurs projets. Ainsi, les enseignant-e-s et expert-e-s ne seront pas étonné-e-s par ce que disent les auteur-e-s du livre. Cependant, il s'inscrit dans un cadre méthodologique précis et il permet d'intégrer les méthodes nécessaires pour créer un travail interdisciplinaire utile et réussit.

    Image : Éditeur

  • Thor 2. Road to war of the Realms par Jason Aaron, Mike Del Mundo, Tony Moore, Lee Garbett, John Rauch, Antonio Fabela et Marco D'Alfonso

    Titre : Thor 2. Road to war of the Realms
    Auteurs : Jason Aaron, Mike Del Mundo, Tony Moore, Lee Garbett, John Rauch, Antonio Fabela et Marco D'Alfonso
    Éditeur : Marvel 19 juin 2019
    Pages : 119

    Ce volume contient Thor (2018) 7-11. Thor n'est plus le même. Mjolnir a été détruit au sein du soleil. Asgardia n'existe plus. Les divinités sont réfugiées sur Terre attendant l'arrivée de la guerre des domaines. Thor, lui, essaie d'éviter la guerre tout en aidant le plus possible le monde. Mais son humeur massacrante risque d'être dangereuse pour le monde. Plusieurs de ses amies et membres de sa famille décident de se réunir afin de trouver un moyen de l'aider avant l'arrivée de la guerre. Le monde aura besoin de Thor.

    SPOILERS

    Ce volume est surtout constitué de plusieurs numéros qui se concentrent sur certains personnages en vue de l'événement préparé depuis longtemps par Jason Aaron. Ces personnes ont un point de vue à chaque fois différent sur Thor et surtout sur la manière de l'aider. Roz Solomon, par exemple, entre dans une nouvelle agence afin de préparer la Terre. Personnellement, j'ai beaucoup apprécié le numéro autours d'Odin et de Thor. Odin est présenté comme un homme qui n'a jamais appris comment communiquer ses sentiments. Par défaut et à sa grande honte, il agit comme son père alors qu'il souhaite être comme son fils. J'ai aussi bien aimé le numéro autours de Freyja qui essaie d'aider son fils à s'aimer comme il est et non selon ce qu'il pense devoir être.

    Il n'y a donc pas forcément autant de Thor dans ce volume qu'on pourrait le croire. Mais cela ne l'empêche pas d'être très présent. Les auteurs continuent d'expliquer de quelle manière une divinité peut réellement être importante pour des humain-e-s. Mais surtout, les auteurs se concentrent sur l'importance des relations pour devenir meilleur. Ainsi, ce volume est aussi l'occasion de découvrir le premier amour de Thor et sa tentative de ne jamais l'oublier.

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    **** Un volume qui remplit l'attente avant l'événement promit par Aaron. Mais un volume qui, selon moi, est tout de même intéressant.
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    Image : Site officiel

  • The Unstoppable Wasp: Unlimited. 2 G.I.R.L. VS. A.I.M. par Jeremy Whitley, Alti Firmansya, Gurihiru et Espen Grundetjern

    Titre : The Unstoppable Wasp: Unlimited. 2 G.I.R.L. VS. A.I.M.
    Auteurs : Jeremy Whitley, Alti Firmansya, Gurihiru et Espen Grundetjern
    Éditeur : Marvel 11 septembre 2019
    Pages : 118

    Ce volume contient The Unstoppable Wasp (2018) 6-10. Nadia Van Dyne est maintenant une citoyenne des Etats-Unis. Elle a réussi, avec l'aide de Janet Van Dyne, à créer son laboratoire et à unir plusieurs jeunes femmes brillantes. Mais, dernièrement, elle a appris qu'elle est bipolaire. Cette prise de conscience a eu lieu après un épisode maniaque durant lequel elle a fait du mal à ses amies non seulement physiquement mais aussi émotionnellement. Depuis, elle essaie de faire amende honorable tout en gérant ses émotions en tentant de trouver ce qui lui fait plaisir, en dehors du travail. Et quoi de mieux qu'une fête d’anniversaire ? Bien entendu, cela implique de connaitre la date de son anniversaire...

    SPOILERS

    Lors du dernier volume on voyait Nadia agir d'une manière dangereuse et cruelle pour ses amies. En particulier, elle pensait être capable de fixer d'une de ses amies non-valide. Il est normal que ce volume reprenne immédiatement sur ce point et montre Nadia essayer de présenter ses excuses. Les auteurs montrent, d'ailleurs, que la personne qui les reçoit a le droit de les refuser. En particulier si ces excuses sont mal formulées, ce qui est le cas en l’occurrence.

    Les auteurs essaient aussi de montrer qu'il est normal, pour une jeune femme comme pour un jeune homme, de prendre le temps de se faire plaisir même si cela implique de ne pas réussir à suivre les buts que l'on s'est fixé ou que l'on croit devoir atteindre. Nadia, dans ce volume, abandonne la recherche d'une invention et préfère faire attention à sa santé tout en encourageant ses amies. Elle apprend aussi à trouver des passions autre que le travail et, surtout, elle prend le temps d'entrer en thérapie. Ce dernier point était déjà important dans les volumes précédents puisque le père de Nadia, Hank Pym, est dépeint comme un homme qui a refusé la thérapie préférant tenter de se soigner lui-même. Bien entendu, un tel choix a des conséquences négatives pour tout le monde.

    Ce seconde et dernier volume de la seconde série permet donc de clore les différentes intrigues tout en continuant à parler de la santé psychique, qui concerne aussi les personnes que l'on pense toujours en bonne santé. Il est dommage que les auteurs n'aient pas eu l'opportunité de continuer cette série et de consacrer plus de temps aux différents thèmes. En l'état, la fin des intrigues est trop rapide mais cela ne m'a pas empêché de beaucoup apprécier Nadia et ses amies.

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    ***** Marvel a annulé, une seconde fois, cette série... Vraiment dommage.

    Image : Site officiel

  • The good place saison 3

    The good place est l'une de mes séries actuelles préférées qui, (mal)heureusement s'est terminée après une quatrième saison. Je n'ai pas encore atteint celle-ci mais je viens de terminer la saison 3. Nous retrouvons nos personnages préférés après le changement majeur dans leur histoire accepté par la Juge et mis en place par Michael. Depuis, Michael et Janet suivent les résultats de leurs protégé-e-s durant leur nouvelle vie. Mais alors que tout débute plutôt bien Michael se rend compte que rapidement les choses ne sont plus aussi positives que souhaitées. Et si ce qui manquait était la relation entre ces quatre humain-e-s pour leur permettre de devenir meilleurs ?

    SPOILERS

    Durant deux saisons nous avons observé ces quatre personnages créer des relations particulières. Dès le début de la saison, illes ont tout oublié et cela a un impact. Janet est toujours amoureuse de Jason mais doit accepter de l'observer se rapprocher de Tahani, même si cette relation n'est pas sérieuse. Chidi et Eleanor ne sont plus amoureux l'un de l'autre mais se retrouvent encore comme cela a toujours été le cas. Ce n'est que petit à petit que les relations sont recréées mais surtout que les personnages acceptent de sacrifier certaines relations pour le bien d'autres personnes.

    Mais le propos de cette saison concerne surtout la manière de devenir meilleur et d'aider d'autres personnes à changer. Est-il simplement possible de prendre des décisions qui n'ont aucune réactions négatives ? Tous les personnages ont essayé de s'améliorer mais ont échoué. Lorsque le groupe apprend la vérité, illes essaient d'aider les autres, se sacrifiant. La saison montre rapidement qu'il est difficile de juger des actions des personnes et qu'il pourrait même être impossible de trouver un moyen rationnel de le faire. Ainsi, on rencontre enfin l'homme qui a compris le fonctionnement de l'univers, mais dont la vie est un sacrifice constant afin d'éviter l'enfer. On nous montre enfin, même si cela me semblait clair, que les notations ne sont pas capables de réellement juger des activités humaines. Car les chiffres ne permettent pas de juger de toute la complexité des actions humaines, intentionnels comme non-intentionnels. Bref, encore une fois la série nous prouve à quel point elle est bien écrite en s'attaquant à des sujets philosophiques complexes et en réussissant non seulement à les résumer mais aussi à les rendre drôle.

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    ***** Il ne reste plus qu'une saison de cette merveilleuse série que je conseille chaleureusement.

    Image : Site officiel

  • The Expanse saison 3

    La protomolécule est maintenant connue par tous les gouvernements du système solaire. Seule la Terre ne la possède mais une conspiration est en cours afin d'acquérir cette technologie. Cette conspiration implique d'entrer en guerre contre Mars. Certes, Mars a de meilleurs vaisseaux mais la Terre en a plus. Pendant ce temps, la Ceinture essaie de savoir quelle sera sa future place après la guerre entre ces deux super puissances. Mais, sans que personne ne s'en rende compte, le Rocinante et son équipage vont se retrouver au centre des événements alors qu'illes tentent de retrouver la fille de leur nouveau membre d'équipage.

    SPOILERS

    Cette saison 3 est divisée en deux parties très distinctes. La première met en scène, après deux saisons, la guerre qui était annoncée entre Mars et la Terre. Cette guerre permet de nous offrir plusieurs moments particulièrement exaltant tout en continuant à suivre les règles mis en place dans cet univers. La seconde partie, en revanche, se déroule plusieurs mois après la guerre. L'humanité entière se déplace pour enquêter sur l'objet provenant de la protomolécule. On se trouve très vite au sein d'un huis clos alors que les personnages essaient de comprendre ce qui est en train de se dérouler. Cette partie se terminer par un cliffhanger qui, heureusement, sera résolu dans la saison 4.

    Il y a donc deux parties à l'aspect mais aussi à l'intrigue très différentes. On pourrait presque croire à deux saisons dont une partie des intrigues ne sont pas immédiatement explicitées. Cependant, il me semble que le thème général reste la nécessité de l'union de l'humanité. Dans la première partie, c'est par l'union et les dons que la guerre se terminer finalement. Dans la seconde partie, la survie des différents vaisseaux n'est possible que par l'union de tout le monde afin de comprendre l'espace dans lequel illes se trouvent mais aussi par une entraide qui ne prenne pas en compte les tensions entre différentes nations.

    Pour finir, nous avons une troisième saison toujours aussi réussie même si le passage à la seconde partie est très abrupt. Je suis toujours aussi impressionné par la photographie et la manière de filmer les combats entre vaisseaux, particulièrement dynamique. De plus, la saison 3 permet d'étendre l'univers avec un changement fondamental pour l'humanité tout en marquant l'existence d'un mystère.

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    ***** Je ne regrette pas l'attente pour cette troisième saison et j'espère pouvoir voir la quatrième bientôt.

    Image : Site officiel

  • Lazarus 6. Fracture par Rucka, Lark et Arcas

    Titre : Lazarus 6. Fracture
    Auteurs : Rucka, Lark et Arcas
    Éditeur : Image Comics 15 janvier 2020
    Pages : 152

    Ce volume 6 contient Lazarus Risen 1-3. Le monde est contrôlé par des familles possédant le pouvoir économique. Dans ce contexte, la valeur se mesure selon ce que l'on peut apporter à ces familles. Si on ne peut rien apporter on est considéré comme du déchet. Depuis quelques années, une guerre mondiale est menée entre les personnes loyales à la famille Carlyle et les autres. Mais les Carlyle ont subi plusieurs trahisons et risquent de perdre la guerre. Heureusement, Forever et Johanna se sont unies afin de contrer la menace, en échange de la vérité.

    SPOILERS

    Il ne se passe pas grand-chose dans ce volume et pourtant l'action est sans répit. Dès les premières pages, nous sommes intégrés à une attaque contre un traitre envers la famille Carlyle. Au second numéro, les auteurs nous marquent par un combat entre trois Lazares. Et dans le troisième numéro, on retrouve le Lazare le plus effrayant de cet univers pour un combat contre les Carlyle. Ces différentes actions sont toujours aussi bien dessinées, laissant souvent la place au muet pour mieux mettre en scène les mouvements.

    Ce volume se déroulant après le volume 5 et le volume X+66 on arrive à un point ou Forever et Johanna se sont entendues afin de changer la relation de Forever envers sa famille. Les deux femmes semblent être complices et avoir une grande confiance l'une envers l'autre. Sans que cela ne soit encore trop mis en avant, les auteurs recommencent à parler de plans différents pour le futur et donc du choix nécessaire. Doit-on suivre un futur selon Johanna ou selon son père ?

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    ***** J'attendais ce volume depuis longtemps, il ne m'a pas déçu !

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  • Servants of the Empire. Imperial Justice par Jason Fry

    Titre : Star Wars Rebels: Servants of the Empire. Imperial Justice
    Auteur : Jason Fry
    Éditeur : Disney 7 juillet 2015
    Pages : 176

    Zare Leonis est un héros. Il a échoué à capturer des rebelles mais son action rapide est appréciée par ses supérieur-e-s. Mais Zare Léonis n'est pas un fidèle de l'Empire. S'il accepte d'être formé comme cadet c'est dans le but de retrouver sa sœur et jamais il n'a été si proche de son but. Malheureusement pour lui, certaines personnes ne croient pas en sa loyauté. Durant la dernière partie de son année au sein de l'Académie Impériale de Lothal il va devoir se défendre contre la suspicion d'un camarade et d'un supérieur.

    SPOILERS

    Ce troisième tome, sur quatre, montre bien à quel point l'Empire est dangereux et ne respecte pas les libertés. Dans ce tome, Zare Leonis doit accepter d'aider à des enquêtes officielles. Pour cela, il doit interroger des personnes afin de les pousser à dénoncer des voisin-e-s afin de trouver des toutes les infractions aux lois, même les plus innocentes. De plus, il doit accepter d'être considéré comme un danger et de faire peur aux gens afin de continuer sa quête. On retrouve le thème de l'identité face au masque nécessaire que l'on commençait à voir dans le tome 2.

    Ce tome s'intéresse malheureusement un peu moins à Merei. Bien entendu, l'auteur termine l'intrigue autour d'elle. Une grande partie du livre la voit aux prises du danger de l'enquête officielle de sa mère et face à un criminel qui peut la dénoncer à tous moments. Mais une moitié de son intrigue concerne sa relation avec Zare et surtout la difficulté de garder une relation saine à longue distance avec une personne qui a un intérêt spécifique et qui ne peut donc pas la soutenir. Heureusement, l'auteur marque que Zare est bien la raison de la fin de cette relation amoureuse.

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    *** Un troisième tome moins intéressant. Mais il ne reste qu'un seul tome avant de connaitre la fin de l'histoire.

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    Image : Éditeur

  • Runaways 4. But you can't hide par Rainbow Rowell et Andres Genolet

    Titre : Runaways 4. But you can't hide
    Auteur-e-s : Rainbow Rowell et Andres Genolet
    Éditeur : Marvel 16 octobre 2019
    Pages : 130

    Ce volume contient Runaways 19-24. Les Runaways ont survécu aux enfants des Gibborims qui souhaitaient terminer le travail de leurs parents. Malgré les désirs d'Alex Wilder, ils n'ont pas assassiné quelqu'un ni tué les Gibborims. Cependant, les restes de cet événement sont encore difficiles pour le groupe. Tout le monde doit apprendre à accepter les difficultés et les changements qui ont eu lieu dans leur vie. Et quelqu'un tente de se créer une vie super-héroïque en secret.

    SPOILERS

    Chaque volume rend les personnages plus sympathiques qu'avant. Il m'est difficile de choisir un moment préféré dans ce volume car les bonnes pages sont nombreuses. Que ce soit la discussion adulte avec Molly, Gert et Chase ou encore Niko et Karolina. Sans oublier Chase seul dans un magasin. Ces différents personnages ne sont pas là pour faire des choses fantastiques mais essaient seulement de réussir à grandir et à accepter les changements, malgré les difficultés.

    Si je devais ne donner qu'un unique mauvais point ce serait Alex. La fin du volume trois montrait que quelqu'un avait décidé de le suivre. Bien entendu, on se demande qui cela pourrait être et surtout pourquoi. Malheureusement, la résolution ne prend qu'un seul et unique numéro puis Alex disparait à nouveau. Je ne sais pas si on le reverra mais j'aurais préféré que les auteur-e-s prennent un peu plus de temps pour écrire autours de ce choix et d'Alex.

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    ***** A chaque volume je souhaite lire la suite immédiatement !

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  • La Suisse et les transactions sur l’or pendant la Seconde Guerre Mondiale Rapport intermédiaire par Commission Indépendante d’Experts Suisse – Seconde Guerre mondiale

    Titre : La Suisse et les transactions sur l’or pendant la Seconde Guerre Mondiale Rapport intermédiaire
    Auteur-e-s : Commission Indépendante d’Experts Suisse – Seconde Guerre mondiale
    Éditeur : Commission Indépendante d’Experts Suisse – Seconde Guerre mondiale mai 1998
    Pages : 274

    La commission Bergier, du nom de son président, fut chargées dans les années 90 d'examiner les pratiques économiques de la Suisse durant la seconde guerre mondiale. Elle a publié 26 volumes, dont le rapport final, et plusieurs volumes intermédiaires sous forme de rapports. Ces publications furent largement commentées voire refusées par une partie du monde médiatique, politique et scientifique. Cependant, on ne peut passer outre le travail de la Commission si l'on souhaite comprendre l'histoire contemporaine de la Confédération Helvétique. Ce rapport intermédiaire se concentre sur les achats d'or par la BNS et les banques commerciales durant la guerre. Cet examen se forme sur 6 chapitres et des annexes.

    Ce rapport intermédiaire est intéressant mais aussi particulièrement complexe. Les auteur-e-s se concentrent sur un thème extrêmement technique de l'achat et de la vente dans le cadre des banques. Une bonne partie de l'analyse concerne la publication de chiffres et de statistiques basées sur les archives et productions des banques. Ce n'est pas seulement l'achat d'or à la Reichsbank qui est analysée mais aussi les achats d'or des Alliés. Ces analyses démontrent une différence de traitement. La BNS est bien plus souple envers l’Allemagne qu'envers les Alliés.

    Les auteur-e-s se concentrent aussi sur les raisons de l'achat d'or et les défenses mises en place par la BNS face aux revendications des Alliés. La BNS souhaite acheter de l'or pour permettre une défense de la monnaie, qui doit être convertible en or, mais aussi pour permettre une relation commerciale nécessaire pour la Suisse. Les auteur-e-s expliquent que les dirigeants savaient qu'il existait un risque d'acheter de l'or pillé mais ce n'est qu'en 1943 que des arguments en faveurs de ces achats sont construits, face aux pressions des Alliés. La BNS souhaite user de la nécessité de dissuasion économique face à l'Allemagne. Les besoins économiques allemands les auraient forcés à accepter une Suisse libre au lieu d'en prendre le contrôle. Les auteur-e-s considèrent que cet argument est acceptable dans le contexte de l'époque mais que la BNS se trompe sur les besoins allemands. Mais l'argument le plus important sera celui de la bonne foi. Les dirigeants de la BNS demandent des garanties et donc ne peuvent pas être accusés d'avoir acheté de l'or pillé en connaissance de cause. Cette défense sera rapidement intenable lorsque l'ancien dirigeant de la Reichsbank avouera avoir prévenu les dirigeants de la BNS.

    Ainsi, ce rapport intermédiaire est très technique. De nombreuses statistiques sont utilisées pour porter l'argumentation. Les auteur-e-s ont conscience de certains problèmes dans leurs accès aux archives et décrivent celles-ci dans les annexes. Les auteur-e-s considèrent que le travail ne fait que commencer mais que l'achat par la BNS d'or volé est incontestable, tout comme leur connaissance des faits et des risques.

    Site de la Commission

  • Birds of Prey: And the Fantabulous Emancipation of One Harley Quinn

    Birds of Prey : And the Fantabulous Emancipation of One Harley Quinn débute après le très oubliable, mais malheureusement existant, Suicide Squad. Harley Quinn commence par résumer l'histoire de sa vie afin de la mener jusqu'au présent. Elle n'est plus avec le Joker et, malgré sa tristesse, elle essaie de se construire une nouvelle vie dans la belle ville de Gotham. Malheureusement, l'annonce tonitruante de son célibat permet à toutes les personnes qui la détestent de s'attaquer à elle sans risquer la colère du Joker. Alors que la ville entière essaie de la tuer elle fait la connaissance de Cassandra Caines, une jeune femme dont la capture vaut 500 000 dollars.

    SPOILERS

    Birds of Prey : And the Fantabulous Emancipation of One Harley Quinn est un film que j'attends depuis un moment. J'apprécie beaucoup le travail de Margot Robbie et j'espérais qu'elle pourrait y mettre tout son talent et surtout ses souhaits. Selon mes impressions, il semblerait que la production a pu s'amuser. Le film joue avec les couleurs et la nourriture sans complexes tandis que les actrices portent des costumes tous plus réussis les uns que les autres. Harley Quinn est particulièrement flamboyante dans des tenues qui vont parfaitement au personnage et à son tempérament. Ce film donne l'impression d'être porté par une ambiance de travail et de création qui a permis aux membres de l'équipe d'apprécier ce qui était en train d'être construit.

    Ce film est construit d'une manière un peu étrange. Les flash backs sont nombreux et les personnages se tournent autours sans toujours se rencontrer, jusqu'au moment final qui permet à chacune d'entre-elles de collaborer dans un but précis face à une armée d'hommes. Toutes les femmes de ce film essaient de s'émanciper d'une forme de tutelle masculine. Harley Quinn apprécie la protection du Joker et elle est tentée, à plusieurs reprises, de trouver un autre protecteur. Ce n'est qu'au fil du temps qu'elle comprend qu'elle a la capacité d'agir seule. Renée Montoya est une détective dont toutes les réussites sont volées par un collègue. Dinah Lance essaie de survivre à Black Mask. Huntress, elle, souhaite se venger des hommes qui ont détruit sa famille. Ce n'est que lors du final, lorsqu'elles s'allient, qu'elles sont à la fois capables de s'entre-aider et de prendre la décision de s'affranchir des figures masculines de leur entourage. Ce changement est dépeint d'une manière positive puisqu'il permet à chacune non seulement un nouveau départ mais surtout une meilleure vie. Ce changement est construit au film du film justement par sa construction qui commence par diviser avant d'unir les personnages.

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    ***** J'ai adoré ce film à la fois bien écrit, bien réalisé, drôle et intelligent. Je pourrais le revoir de nombreuses fois avec un grand plaisir !

    Image : IMDB

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  • Servant of the empire 2. Rebel in the rank par Jason Fry

    Titre : Servant of the empire 2. Rebel in the rank
    Auteur : Jason Fry
    Éditeur : Disney 3 mars 2015
    Pages : 176

    Zare Leonis a réussi. Il est intégré à l'académie impériale junior de Lothal. Son but est toujours de comprendre pourquoi sa sœur a disparu et, pour cela, il compte sur deux choses. Sa capacité d'enquêter à l'interne et l'aide de sa compagne, Merei, à l'extérieur en tant qu'experte en systèmes informatiques. Mais Leonis ne pensait pas qu'il serait si difficile de détester l'Empire tout en travaillant pour lui. Tandis que Merei doit se lier à des personnages peu recommandables afin de réussir à trouver quelques traces de la sœur de Zare. Pire encore, un nouveau cadet arrive au sein de l'académie et celui-ci n'est pas tout à fait ce qu'il veut montrer.

    SPOILERS

    Ce second tome peut se lire comme une introduction à un épisode de la série animée Star Wars Rebels. Dans celui-ci, Ezra Bridger infiltre l'académie afin de récolter des informations sur un transport d'armes et finit par sauver un cadet qui serait capturé par l'Inquisiteur. Les dernières pages se déroulent lors de cet épisode mais en prenant en compte le point de vue de Zare sur Ezra Bridger.

    En ce qui concerne l'intrigue, elle est un peu plus intéressante que le premier tome. J'avais détesté ce dernier. Ce second tome s'intéresse bien plus au fonctionnement de l'Académie et de l'Empire. On apprend qu'il existe une académie spécifique aux enfants capables d'user de la Force et que les tests mis en place lors de l'apprentissage ne sont pas seulement un moyen d'évaluer les capacités physiques et psychologiques mais aussi l'accès à la force. Malheureusement, ce tome se termine sur un cliffhanger et il faudra attendre la suite pour savoir ce qui va arriver.

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    *** Un peu mieux que le premier tome. Mais toujours très basique.

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    Image : Éditeur

  • Les Mérovingiens Société, pouvoir, politique - 451-751 par Nicolas Lemas

    Titre : Les Mérovingiens Société, pouvoir, politique - 451-751
    Auteur : Nicolas Lemas
    Éditeur : Armand Colin 18 mai 2016
    Pages : 256

    Les mérovingiens sont une famille, une dynastie, qui prend le pouvoir entre la fin de l'époque romaine en occident et le début de l'époque carolingienne. L'époque mérovingienne est constellée de légendes et d'incompréhension. Ainsi, les derniers rois seraient des rois fainéants incapables de régner. Les reines et certains rois seraient des monstres capables de cruautés jamais vues. Pourtant, on a là une famille qui réussit à unir une partie de l'ancien empire occidental autour d'elle. Ce livre permet de mieux comprendre la période et le fonctionnement de l'époque.

    Pour cela, l'auteur écrit 7 chapitres qui s'intéressent aussi bien à des questions dynastiques que des questions religieuses. Ces chapitres sont suivis de quatre annexes qui permettent l'analyse de sources historiques précises selon les connaissances scientifiques actuelles.

    Les différents chapitres tentent de démontrer l'importance d'une période souvent oubliée entre la fin de l'Empire romain d'occident et la renaissance carolingienne. L'auteur se concentre en particulier les changements de société importants qui ont lieu à l'époque. Ainsi, le commerce et le monde se modifient. Le centre du pouvoir prend place au nord de la Gaule tandis que le sud devient potentiellement dangereux. Les pièces en or se raréfient au profit de l'argent, montrant par là une perte du grand commerce.

    Mais l'auteur montre aussi de quelle manière fonctionne cette famille. Elle possède le pouvoir par assentiment des grands mais aussi par la force divine. Seule cette famille peut unir le monde franc et les nombreuses luttes se forment toujours entre membres de la même famille. Il faut aussi prendre en compte le fait que tous les enfants mâles d'un roi pouvaient devenir rois aussi. Il était donc facile de créer des luttes de pouvoir interne qui pouvaient se baser sur des luttes externes plus importants, des aristocrates tentant de défendre leur propre pouvoir. Ce contexte rend difficile la prise de pouvoir par les Pippinides qui doivent justifier de leur devenir de roi.

    Ce court manuel est donc particulièrement intéressant pour les personnes qui souhaitent mieux comprendre une période charnière entre deux grandes civilisations. Une époque qui a sa propre grandeur mais qui marque le passage de la romanité à la civilisation médiévale selon les propos de l'auteur. Je salue aussi l'intérêt des annexes. Mais il est dommage que l'éditeur ait laissé passer de nombreuses coquilles au sein du texte.

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  • Just Mercy / La voie de la justice

    Fin des années 80, Bryan Stevenson décide d'ouvrir un cabinet d'aide juridique en Alabama. Il souhaite, en particulier, se concentrer sur l'aide aux personnes ayant été condamnée à mort car il considère que celles-ci n'ont pas eu accès à une aide juridique adéquate mais il pense aussi que la peine de mort et une dénégation de l'importance de la vie humaine. Bien que son cabinet ait du mal à démarrer il réussit à convaincre Walter McMillian de l'engager. Ce dernier a été condamné pour meurtre après une enquête bâclée. Bryan Stevenson décide de reprendre l'enquête et découvre que toutes les preuves contre son client sont fausses. Débute alors une bataille pour sa libération.

    Spoilers

    La réalisation décide de s'emparer d'un cas précis pour critiquer tout un système. McMillian est un homme jeune et pauvre lorsqu'il est arrêté. Il provient d'une partie pauvre de la ville et tente de vivre avec sa propre entreprise. Le film démontre que rien n'a été fait pour vérifier ses propos et ceux de plusieurs témoins en sa faveurs. Il était coupable avant d'être démontré innocent. En parallèle, il est donné un pouvoir important à des témoins bien moins légitimes du côté du procureur. Tout ceci dans le cadre d'une affaire très émotionnelle pour toute une communauté.

    À l'aide de ce cas précis d'emprisonnement d'un homme innocent qui risque la peine de mort le film s'attaque à un système entier afin de dénoncer le racisme mais aussi l'existence même de la peine de mort. Bien qu'on ne les présente pas autant, d'autres personnages sont mis en avant. La manière dont ils ont été défendus n'est pas adéquate lorsqu'on sait qu'il y a un risque de peine de mort. Le film n'hésite pas non plus à montrer l'importance des actes racistes au sein des forces de police, et le danger que cela implique pour les personnes racisées qui risquent la mort pour être simplement présentes sur le domaine public. Bien que le film se déroule vers la fin des années 80 on sait que ce qui s'y déroule à toujours lieu aujourd'hui, aussi bien aux États-Unis qu'ailleurs.

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    **** Un bon film qui s'attaque à un thème difficile sans pour autant héroïser ses personnages.

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    Image : IMDB

  • Star Wars: Rebel Rising par Beth Revis

    Titre : Star Wars : Rebel Rising
    Autrice : Beth Revis
    Éditeur : Penguin 7 août 2018
    Pages : 410

    Qui est Jyn Erso ? Lors de la sortie du film Rogue One on découvrait une jeune femme dont le père travaille pour un Empire qui a assassiné sa femme. Jyn se trouvait en prison sans que l'on sache pour quelles raisons. Ce roman nous offre l'histoire de son passé depuis que l'Empire lui prend ses parents jusqu'à ce que la Rébellion essaie de la recruter pour retrouver son père. Le passé de Jyn n'est pas des plus simples. En effet, elle fut sauvée puis élevée par Saw Gerrera un homme que même la Rébellion pense trop radicale.

    SPOILERS

    Ce roman ajoute enfin le passé de Jyn Erso et de Saw au sein de l'univers Star Wars. En effet, nous ne savions pas ce qui était arrivée entre les deux personnages dans le film Rogue One alors que Saw est considéré comme l'un des premiers rebelles. Ce roman nous montre un Saw implacable mais aussi de moins en moins capables de faire confiance. Il considère que rien n'est injustifiable dans une guerre et n'hésite pas à assassiner des personnes innocentes en étant payé pour cela si l'Empire en souffre. Mais il est aussi au centre d'un groupe de rebelles qui refuse de rejoindre l'Alliance qu'il considère trop préoccupée par ce qu'il faudrait faire au lieu d'agir concrètement.

    Mais ce roman parle aussi d'espoir. Jyn Erso, durant ses aventures, recherche d'abord à se lier à une figure paternelle avant de comprendre que Saw ne peut pas être cela pour elle. Elle découvre, par hasard, une famille qui lui offrirait une vie normale mais cela ne fonctionne pas. Les aventures de Jyn sont donc d'abord celles d'une femme qui recherche simplement une vie normale en dehors de la lutte entre l'Empire et les Rebelles. Mais aussi une femme qui, petit à petit, perd sa capacité à espérer en des jours meilleurs. Le récit des mois de prisons est particulièrement glaçant dans cette perspective puisque l'on observe Jyn perdre, peu à peu, tout intérêt envers sa vie et la possibilité d'une libération.

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    *** Ce roman est un bon moyen de mieux comprendre Rogue One et les événements qui y ont mené

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    Image : Éditeur

  • Transitions des adolescents et des jeunes adultes en Suisse Résultats de l'étude longitudinale TREE sous la direction de Katja Scharenberg, Sandra Hupka-Brunner, Thomas Meyer et Manfred Max Bergman

    Titre : Transitions des adolescents et des jeunes adultes en Suisse Résultats de l'étude longitudinale TREE
    Direction : Katja Scharenberg, Sandra Hupka-Brunner, Thomas Meyer et Manfred Max Bergman
    Éditeur : Seismo 2016
    Pages : 272

    Le fonctionnement de la formation en Suisse est connu, même s’il est particulièrement compliqué puisque les cantons sont souverains. Mais nous n'avions pas forcément d'informations sur les transitions entre formation et entrée dans le monde du travail. Ce second tome autours de l'étude TREE se base sur une étude qui a lieu depuis l'étude PISA 2000 autours de près de 6 000 élèves à l'origine. De plus, ce second tome est disponible en version numérique, PDF, sur le site de l'éditeur. Le volume est constitué de 10 contributions qui utilisent les données TREE pour analyser des problématiques précises.

    En grande partie, les études publiées dans ce second volume s’intéressent à la transition entre formation, formation supérieure et monde du travail en particulier dans une perspective d'égalité entre différents profils. Dans plusieurs cas, les auteur-e-s mettent en place une comparaison entre plusieurs pays afin de mettre en avant des causes explicatives du manque d'égalité dans l'accès à des formations supérieures. Le Canada est mobilisé à deux reprises puisque ce pays possède une étude comparable à l'étude TREE.

    Ces études permettent de démontrer que, malgré les souhaits officiels, il existe encore des inégalités dans l'accès au supérieur et au marché du travail. Un article examine en particulier le cas de la maturité professionnelle. Celle-ci doit permettre un accès aux formations supérieures via l'apprentissage. Mais ces accès sont encore peu nombreux et dépendent largement de causes familiales et scolaires. Le volume démontre aussi une face de transition longue entre l'école obligatoire et l'accès au monde du travail. Nombreuses sont les personnes qui sont encore en formation après des périodes d'arrêts ou de chômages. Ainsi, le lien entre l'école et le travail n'est pas aussi facile que souhaité.

    Ce volume contient de nombreuses études et je n'ai fait que le résumer de manière imparfaite. Les contributions sont particulièrement intéressantes tout en donnant une large place à la méthodologie de chacune des recherches. Il est probable que d'autres volumes suivent et puissent offrir non seulement des comparaisons avec d'autres cohortes suisses mais aussi examiner le lien entre monde du travail et vie familiale.

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  • Dooku: Jedi Lost par Cavan Scott

    Titre : Dooku : Jedi Lost
    Auteur : Cavan Scott
    Éditeur : Penguin 3 octobre 2019
    Pages : 480

    Dooku est un sith. L'un des personnages qui a lancé la guerre des clones en annonçant le mouvement séparatiste. Il est aussi le maitre de l'une des assassines les plus dangereuses de la galaxie et le conte d'un monde éloigné. Mais Dooku fut aussi l'un des jedis les plus prometteurs de sa génération au point d'être choisi comme padawan par rien de moins que Yoda lui-même. Comment s'est-il éloigné de l'ordre jedi afin de devenir l'un de ses ennemis ? C'est la question que se pose Asajj Ventress alors qu'elle est envoyée en mission afin de retrouver la sœur de Dooku.

    SPOILERS

    Ce livre est le script du livre audio du même nom. Il permet de mieux connaitre la vie et la jeunesse de Dooku, joué par Christopher Lee. L'histoire commence donc loin dans le passé alors que Dooku est un simple initié et se termine peu de temps avant la guerre des clones alors que l'on apprend l'influence d'une figure mystérieuse sur Dooku. Le récit des années d'apprentissage puis de maitrise de Dooku permettent de mettre en scène les raisons de son éloignement face à l'ordre jedi. En particulier, c'est le refus d'accepter les dangers du retour des siths et le refus d'agir pour aider qui poussent Dooku à chercher un autre moyen de sauver le plus de personnes possibles, le poussant en direction d'une séparation avec une République dont les représentant-e-s ne semblent s'intéresser qu'aux aspects économiques de l'univers. Bien que les aspects politiques soient peu décrits on comprend mieux les incapacités de la République et des jedis.

    Mais ce livre parle aussi d'un personnage central de la série Clone Wars : Asajj Ventress. Elle est une ancienne esclave sauvée par un jedi en exil qui meurt sans l'envoyer au temple Jedi. Elle est sauvée à nouveau par Dooku qui en fait son apprentie. Durant une grande partie de la série, elle est contrôlée par sa soif de vengeance avant de tenter de trouver une autre voie. C'est, selon moi, l'un des personnages dont l'intrigue est la plus intéressante de la série. Intrigue qui se termine en dehors de la série. Ce roman permet de mettre en avant ses doutes face à Dooku et ses capacités de trouver une autre plus dans l'univers. Face à Dooku la contradiction est portée par son ancien maitre qui essaie de la pousser à rejoindre l'ordre jedi plutôt que de continuer à être une assassine.

    Ainsi, ce script permet de mieux connaitre deux des personnages les plus intéressants de l'univers star wars. Leurs passés sont décrits en laissant assez de points sombres pour permettre une interprétation. Bien qu'un script implique certaines différences avec un roman, il m'a semblé facile d'entrer dans les scènes décrites par l'auteur. Il est simplement dommage que les dernières scènes soient si rapides.

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    **** Deux personnages majeurs qui reçoivent une histoire intéressante

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    Image : Éditeur

  • Supergirl saison 4

    La vie n'a jamais été aussi belle pour Supergirl. En l'absence de son cousin, Superman, elle a pris le manteau de protectrice de la Terre. Le monde entier l'apprécie et la remercie de ses actions. Il semble que jamais les monde ne fut plus prêt à accepter toutes les différences et d'entrer dans un âge de tolérance. Mais J'onn J'onzz doute. Alors que les autorités semblent aveugles, il observe des actes de violence visant précisément les personnes que l'on sait être des aliens. Un backlash semble être imminent. Petit à petit, un groupe commence à se constituer afin d'expulser les aliens. Mais qui est capable d'organiser un tel groupe en si peu de temps ?

    SPOILERS

    Dès la première saison, et surtout lors de la saison 2, Supergirl est une série inscrite dans les événements contemporains. Celle-ci se plaçait résolument en faveurs des droits des minorités, en particulier immigrantes, en s'attaquent à la haine et à la peur. Cette saison 4 est encore plus inscrite dans cette histoire puisqu'elle met en scène des groupes suprémacistes humains armés et organisés sous forme de milice qui s'attaque à de simples personnes. Ces groupes sont, petit à petit, considérés comme légitime par un pouvoir présidentiel qui joue de la peur et de la haine afin d'augmenter son pouvoir. La série essaie aussi d'expliquer comment on peut se mettre à haïr la différence. Lors d'un épisode, elle montre tout ce qu'a perdu l'un des antagonistes. Il perd son héritage, sa maison et son travail. Bien entendu, une partie de ses échecs est dû à ses propres actions mais une grande partie est dû au système financier. Au vu du ton de la série, que l'antagoniste soit un homme blanc hétéro et marié n'est sûrement pas un hasard.

    De plus, la série se place résolument en faveurs de la presse. Bien que Kara réussisse plusieurs combats en tant que Supergirl la victoire n'est possible que par ses talents de journalistes. Plusieurs événements clés de la saison dépendent de moments de journalisme et un grand nombre de personnages défendent la nécessité de journaux indépendants et capables d'investigation afin de contrer un pouvoir gouvernemental trop important ou de contrer des groupes basés sur la propagation de la haine. Malheureusement, la série fait l'erreur de considérer le journalisme comme une simple présentation des différentes manières de lire la réalité. Cette idée qu'il suffit de présenter les deux termes d'une histoire afin de faire du bon journalisme oublie la nécessité d'enquêter afin de trouver la vérité et de l'imposer aux personnes qui usent du mensonge.

    Enfin, la série défend une diversité face aux personnes qui souhaitent le règne de ce qu'illes nomment la "normalité". Nous avions déjà Alex, lesbienne qui tente de devenir une mère célibataire, et plusieurs aliens qui prennent une place importante dans la série. Mais cette saison introduit Nia Nal, une femme transgenre incarnée par Nicole Maines. Nia Nal est souvent au centre de développement idéologique par la défense non seulement d'actions immédiates contre les actes de haines, même déguisés en tant que blagues, mais aussi par sa défense de la nécessité de l'union face aux actes de haines. Elle n'hésite pas à s'attaquer aux autorités si celles-ci deviennent dangereuses pour les personnes qu'elle souhaite défendre.

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    **** Une série imparfaite, certes, mais qui semble prendre au sérieux son propos.

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    Image : IMDB

  • Secret Weapons par Eric Heisserer, Raúl Allén et Patricia Martín

    Titre : Secret Weapons
    Auteur-e-s : Eric Heisserer, Raúl Allén et Patricia Martín
    Éditeur : Valiant 13 décembre 2017
    Pages : 112

    Ce comics contient Secret Weapons 1-4. Après des décennies de guerre secrète la fondation Harada et le Hard Corps sont trainés sur la place publique. La confiance de la population est au plus bas alors que l'existence de personnes ayant des capacités surhumaines est maintenant assurée. Mais certaines de ces personnes ne sont pas considérées comme importantes. Celles-ci ont bien été activées par Harada mais il a décidé de les envoyer en exil afin de garder le contrôle de leurs capacités mais sans en faire des membres de sa fondation. Cependant quelqu'un a décidé de les chasser.

    SPOILERS

    Cette minisérie est frustrante et intéressante à la fois. Elle est frustrante car elle se termine trop tôt pour nous donner une intrigue qui permette de mieux connaitre les différents personnages. Elle est aussi frustrante car elle met en avant certains changements dans la gestion de la population face aux psiots. Une scène particulière met le groupe face à des policiers souhaitant les assassiner à cause de leurs capacités après une attaque par une petite bande contre l'un des psiots. Malheureusement, nous n'en saurons pas plus dans cette minisérie.

    Secret Weapons parle aussi de la nécessité de l'union. Les personnages qui sont membres de ce groupe ont des capacités inutiles ou difficile à maitriser. Seul-e-s, illes ne peuvent pas se défendre. Cependant, l'usage commun de leurs capacités permet de créer une force de frappe bien plus importante. Illes ne peuvent survivre que s'illes restent ensemble afin de se soutenir et d'apprendre à gérer et développer leurs capacités.

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    **** Une minisérie que j'ai appréciée mais qui aurait mérité un peu plus de temps pour développer les personnages et le propos

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    Image : Éditeur

  • La formation en école à plein temps du secondaire II en Suisse : hétérogénéité institutionnelle et traditions de formation par Sasha Cortesi

    Titre : La formation en école à plein temps du secondaire II en Suisse : hétérogénéité institutionnelle et traditions de formation
    Autrice : Sasha Cortesi
    Éditeur : Université de Bâle 2017
    Pages : 262

    La Suisse possède un système de formation basé sur les cantons. Malgré des efforts d'harmonisation, les différences sont encore nombreuses. L'autrice de cette thèse tente de décrire et d'expliciter le fonctionnement du Secondaire II, soit le post-obligatoire, en Suisse en essayant de décrire les différences et similarités entre les cantons Suisses. Elle s'intéresse donc aux gymnases, aux écoles de culture générale, aux écoles de commerce et aux écoles de métiers. Dans tous les cas, ce sont des formations à plein temps et elle ne décrit par le système de formation duale (en école et en entreprise).

    Pour décrire le système helvétique elle construit sa thèse en 5 parties dont la dernière est la conclusion. Les trois premières parties permettent de poser le cadre théorique et méthodologique de la recherche. L'autrice y décrit longuement sa manière de travailler est les travaux sur lesquels elle se repose. En particulier, elle décrit le système de formation Suisse ainsi que le passage au secondaire II. Elle essaie aussi de conceptualiser ce système en se basant sur des idéaux-types qui permettent de décrire un fonctionnement plus ou moins académique des filières.

    La quatrième partie s'intéresse spécifiquement aux résultats. L'autrice organise ses résultats selon le type de formation puis analyse le fonctionnement cantonal es différentes institutions. Elle montre l'impact fort de la logique scolaire et des connaissances générales dans le fonctionnement des institutions, malgré leurs logiques différentes. De plus, elle explicite les différences entre les cantons latins et alémaniques. En effet, les cantons latins ont tendance à envoyer plus de personnes au gymnase, vu comme la formation la plus intéressante, tandis que les cantons alémaniques envoient des élèves en formation duale. Ces différences ont un impact sur le fonctionnement des institutions au niveau cantonal puisque dans le premier cas une majorité des jeunes vont au gymnase et dans le second cas les institutions doivent défendre leur statut face à une formation professionnelle duale.

    Cette thèse de 260 pages ne présente que peu les résultats. Le genre implique de se concentrer sur la méthodologie et les concepts utilisés. Cependant, les résultats permettent de mieux comprendre un système vaste et compliqué qui offre de nombreux choix mais qui implique aussi d'apprendre à y naviguer. De plus, l'autrice offre quelques réflexions sur des réformes potentielles afin de faciliter la navigation horizontale des personnes en formation.

    Site sur lequel télécharger la thèse

  • Bombshell / Scandale

    TW : mentions d'abus sexuels, images d'abus sexuels

    2016, les candidats républicains à la présidentielle commencent à débattre afin de savoir qui sera envoyé contre les démocrates. Dans cette atmosphère politiquement chargée Fox News est au centre de la frénésie médiatique puisque les présentateurs et les présentatrices questionnent et soutiennent Donald Trump. La chaine est encore tenue par Roger Ailes qui contrôle avec une main de fer le fonctionnement des journalistes et qui peut observer tout ce qui se déroule au sein du bâtiment. Roger Ailes est probablement l'une des personnes les plus puissantes du monde médiatique mais cela n'empêchera pas Gretchen Carlson de porter plainte pour agression sexuelle contre lui.

    SPOILERS

    Au lieu de passer directement sur le sujet principal du film la réalisation décide d'abord de décrire le fonctionnement des rapports de pouvoir au sein de la chaine et du bâtiment. Dès le début, on nous montre où se trouvent les différents lieux de pouvoir au sein du bâtiment et de quelle manière ces lieux peuvent être utilisés afin de modifier les décisions des présentateurs et présentatrices. De plus, le film montre que les relations de pouvoir fonctionnent aussi entre les différents shows dont les équipes sont en concurrences. Certains shows ayant plus de prestiges que d'autres peuvent permettre une carrière réussie tandis que d'autres ne sont qu'une voie garage. Ainsi, le film réussit parfaitement à montrer un fonctionnement systémique des rapports de pouvoirs et de leurs effets sur des femmes qui savent mais ne peuvent pas discuter de manière ouverte de la toxicité de leur environnement de travail.

    Dans un second temps, se pose la question de la possibilité de porter plainte. La mise en scène implique l'extérieur, les procédures internes et les liens entre personnes au sein de l'entreprise. En ce qui concerne la procédure externe le film montre immédiatement qu’une plainte risque d'être mise à mal par une attaque immédiate de la personne mise en cause. Le film ne montre pas de procédure en diffamation mais Roger Ailes récuse les accusations et il est publiquement soutenus par des personnes qui accusent Gretchen Carlson de souhaiter se venger de son licenciement.

    Le film montre aussi qu'il existe une procédure interne. Celle-ci implique une hotline mais on apprend immédiatement qu'elle est peu connue et qu'elle est contrôlée et enregistrée par Roger Ailes. Ceci empêche les victimes de parler librement puisque leurs propos sont contrôlés par la personne qui peut détruire leur carrière. Selon le film, la procédure interne sera externalisée au sein d'un cabinet professionnel qui va anonymiser les témoignages mais cela n'empêche pas une tentative de prise de contrôle de la procédure par les amis de Roger Ailes.

    Enfin, le film montre parfaitement l'impact d'une telle accusation au sein d'une entreprise. Immédiatement, les soutiens sont vocaux afin d'éviter que d'autres accusations aient lieu. Ne pas soutenir Roger Ailes devient une question de trahison. Dans ce cadre, une autre femme, Megyn Kelly, va devoir chercher de manière discrète d'autres victimes. Ce n'est que lors de sa propre accusation contre Roger Ailes et celle de nombreuses autres femmes qu'il devient presque impossible pour Ailes de se défendre. À l'aide d'une masse de témoignages il devient impossible de le soutenir.

    Ainsi, ce film permet d'illustrer les difficultés des plaintes en harcèlement sexuel contre des hommes, en particulier lorsque celui-ci est puissant. Des excuses sont trouvées, on attaque la vie privée des accusatrices, on essaie de démontrer des liens après les actes afin de disqualifier les propos sans prendre en compte la nécessité de protéger son emploi.

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    **** Un film qui s'attache à représenter les relations de pouvoirs afin d'expliquer les difficultés d'une plainte en harcèlement sexuel.

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    Site officiel

    Image : IMDB

  • Raven: Daughter of darkness 2 par Marv Wolfman, Pop Mhan et Lovern Kindzierski

    Titre : Raven : Daughter of darkness 2
    Auteurs : Marv Wolfman, Pop Mhan et Lovern Kindzierski
    Éditeur : DC 4 juin 2019
    Pages : 160

    Ce volume 2 contient Raven: Daughter of darkness 7-12. Raven a survécu à un invasion alien puis au retour de son père qui souhaitait créer une armée de ses enfants. Mais, dans le combat, elle a perdu toutes ses sœurs et elle a dû supprimer la mémoire des événements au sein de sa famille et de ses ami-e-s. Ceci n'était que le début, car un danger immémorial s'est éveillé et tue tous les êtres possédant un accès à la magie. Seul un homme sait comment les vaincre et il est dangereux de lui faire confiance.

    SPOILERS

    J'apprécie le personnage de Raven. Malheureusement, ce comics ne lui donne pas ce qu'elle mérite. L'auteur décide d'abandonner une grande partie de ce qu'il avait mis en place. Les interactions avec sa tante et les ami-e-s de Raven sont oubliées alors qu'elles ne sont pas terminées. Même les problèmes entre l'identité de Raven et de Rachelle sont oubliés puisque Raven décide de simplement supprimer tout souvenir d'elle.

    De plus, l'intrigue est mal mise en scène. On passe d'une page à l'autre avec l'impression de sauter des moments importants qui, pourtant, n'existent pas. Pire encore, tout fonctionne selon un schéma répétitif : combat, trahison, fuite et enfin démission pour revenir plus tard. Il est d'ailleurs difficile de croire au danger des opposants qui sont décrits comme un mystère inconnu pendant une page avant que l'auteur ne décide de tout dire sur la raison de leur existence. Bref, Raven méritait mieux.

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    *** Bof

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    Image : Éditeur