Gondolindrim's Stories - Page 3

  • L'Homme-Bus. Une histoire des controverses psychiatriques (1960-1980) par Cristina Ferreira, Ludovic Maugué et Sandrine Maulini

    Titre : L'Homme-Bus. Une histoire des controverses psychiatriques (1960-1980)
    Auteur-e-s : Cristina Ferreira, Ludovic Maugué et Sandrine Maulini
    Éditeur : Georg 22 janvier 2021
    Pages : 304

    1986, après être devenu le héros d'un court-métrage Martial Richoz est interné de force à Cery, institut psychiatrique. Immédiatement, la presse s'empare du cas pour en faire une affaire et questionner le lien entre police et psychiatrie. L'internement de Martial Richoz est questionné, ce n'est pas un moyen de l'aider mais un moyen de garder la ville en ordre face à un homme fainéant, bizarre, un fou en somme. Autours de ce cas, les auteur-e-s de ce livre questionnent le fonctionnement de la psychiatre Suisse après la révision du Code civil, permettant des placements à des fins d'assistance (PLAFA). Illes questionnent aussi le militantisme antipsychiatrique et ses réseaux internationaux. Ce travail est construit en 3 parties et 9 chapitres.

    La première partie se constitue de trois chapitres. Elle permet aux auteur-e-s de placer le décor de leur recherche. Illes commencent par expliciter ce contre quoi les PLAFA seront conçus. Depuis le XIXème siècle il est possible d'interner, en prison, des personnes pour des questions de moralités et de pauvreté et de les astreindre au travail forcé dans un but considéré comme thérapeutique. Cependant, cette forme d'emprisonnement implique des possibilités d'abus et empêche la Suisse de signer la Convention européenne des droits de l'homme. Les PLAFA visent à réformer les internements afin d'en faire un outil spécifiquement thérapeutique et non policiers, au contraire des internements. Cependant, leur conception pose des problèmes étant donné que la décision est prise par une instance judiciaire avec possibilité de recours. Les médecins-thérapeutes y voient une atteinte à leur profession par des personnes n'ayant aucune connaissance de la science psychiatrique. Un dernier chapitre permet aussi de voir comment le droit peut être utilisé pour mettre en cause l'existence même de la psychiatrie et des asiles, par la présentation de l'exemple de l'Italie.

    La seconde partie se concentre sur l'affaire proprement dites. Les auteur-e-s débutent par la présentation de Martial Richoz et de ses activités. Ce n'est que lors du second chapitre que l'examen de l'affaire débute. Les auteur-e-s se concentrent d'abord sur les médias et leurs questionnements face au peu d'informations fournies par les autorités. Ces recherches par les journalistes ne sont pas forcément appréciées, ni par les autorités ni par le directeur de Cery. Ce dernier agira judiciairement contre un collègue et publiquement contre le directeur du musée de l'Art Brut de Lausanne. Ce dernier, en effet, critique l'internement de Martial Richoz qu'il considère être un moyen d'éviter les désordres d'une personne dont les travaux sont fondamentalement artistiques. Plusieurs de ses dessins et engins se trouvent dans les collections de l'Art Brut.

    Les auteur-e-s se concentrent dans la troisième partie sur l'antipsychiatrie. Dans le second chapitre, on trouve le collègue psychiatre attaqué en justice par le directeur de Cery. Bierens de Haan a travaillé à Genève. Il a tenté de réformer le fonctionnement de la psychiatrie mais cela a impliqué de se heurter au docteur Tissot, mis en cause dans plusieurs scandales dont la mort d'un interné et l'usage d'électrochoc sur une militante. Ses idées impliquent une remise en cause de la hiérarchie interne à un asile. Le directeur de Cery qui considère normal qu'il existe une hiérarchie et ne comprend pas pourquoi ses patients devraient pouvoir prendre des décisions se heurte frontalement à Bierens de Haan. Le premier chapitre de cette troisième partie permet de comprendre les réseaux internationaux de l'antipsychiatrie et le fonctionnement de Cery à cette époque. Les auteur-e-s se concentrent aussi sur le cas d'un infirmier qui souhaite des réformes, mais qui se heurte à un fonctionnement fortement hiérarchisé. Même la lecture des livres de la bibliothèque de Cery est soumise à un contrôle !

    La lecture de ce livre permet donc, à l'aide d'un cas spécifique, de comprendre le passage d'internements administratifs aux PLAFA et les problèmes que cela implique au sein de la société helvétique. Les milieux antipsychiatriques contestent de plus en plus le caractère scientifique et médicale de la psychiatrie, vue comme un milieu d'imposition du pouvoir des médecins sur des patients qui perdent leurs droits et leur autonomie. Les auteur-e-s nous permettent de comprendre les débats parfois vifs d'une période qui a connu de nombreuses formes de militantisme en vue de modifier la société mais aussi de détruire les relations de pouvoir entre personnes.

    Image : Éditeur

  • Torchwood 15. Consequences par Andrew Cartmel, David Llewellyn, James Moran, Joseph Lidster et Sarah Pinborough

    Titre : Torchwood 15. Consequences
    Auteur-e-s : Andrew Cartmel, David Llewellyn, James Moran, Joseph Lidster et Sarah Pinborough

    Éditeur : Penguin 30 janvier 2017
    Pages : 256

    Torchwood est là depuis plus d'un siècle. Durant son existence, les membres de Torchwood ont connu de nombreux phénomènes étranges. Mais une personne est arrivée au début pour ne pratiquement jamais partir. Jack Harkness est le lien historique de Torchwood. Il sait comment l'Institut a été fondé, s'est perdu et a été transformé pour devenir plus sympathique. Torchwood a besoin de lui pour fonctionner. Car des événements semblent liés entre eux et seul Jack Harkness peut offrir l'histoire qui permet de les comprendre.

    SPOILERS

    Que penser de ce livre ? Contrairement aux autres romans il est constitué de plusieurs histoires écrites par des personnes différentes. Ces histoires sont liées mais pas d'une manière importante. Elles permettent surtout de montrer quelques aventures de Torchwood et les liens entre les membres de l'équipe. En fait, je crois que la BBC voulait remplir un peu en attendant la suite de la série. Justement, le prochain roman se déroule après la destruction de Torchwood Cardiff et la fuite de Jack Harkness. Nous avons donc un court livre avec des histoires peu intéressantes en attendant la suite.


    ** En attendant mieux ?
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • I care a lot

    CW : Abus de faiblesse, torture, meurtre, abus psychologique, féminicide

    Marla Grayson est une tutrice professionnelle. En tant que telle, elle est nommée par des juges afin de s'occuper de personnes en situation de danger ou d'incapacité, parfois contre leurs souhaits ou celui de leurs familles. Mais, derrière une façade d'empathie, Marla est une entrepreneuse sans éthique. Dès qu'elle reçoit un cas elle prend le contrôle total de la vie des personnes. Elle les empêche de contacter l'extérieur, de revenir dans leur maison voire de voir leur famille. Parallèlement, elle vend aux enchère la majorité des biens afin de se rémunérer au fil du temps. Mais cette arnaque pourrait ne pas survivre à son dernier cas : une vielle dame sympathique et riche avec des amis hauts placés.

    SPOILERS

    Je suis un peu emprunté pour présenter ce film. D'une part, je l'ai beaucoup apprécié. D'autre part, quelque chose semble ne pas fonctionner au sein de ce film et crée un certain malaise chez moi. En ce qui concerne les acteurs et actrices, tout va bien. Leur jeu est magnifique. Malheureusement, comme d'autres l'on montré, Marla et son assistante et amante ne sont pas assez développé. On apprend, au détour d'une conversation, que Marla a une mère et que Fran a un passé lui permettant d'avoir accès à des informations de police. Il aurait été adéquat d'en savoir plus. Roman, joué magistralement par Peter Dinklage, est un personnage bien mieux présenté aussi bien en ce qui concerne ses manies que ses réactions. Pourquoi cette différence d'écriture dans un film qui veut mettre en avant des personnages féminins lesbiens ? Je me pose encore la question.

    Mais ceci n'est qu'un problème mineur comparé à la place qui est donnée à la relation entre les spectateurices et le personnage de Marla. En effet, Marla est montrée dès le début comme n'ayant aucune éthique. Son seul but est la richesse et elle manipulera les règles pour cela. Elle refuse de se faire intimider par les hommes, ce refus devenant la principale caractéristique du personnage et le moteur de l'intrigue. Honnêtement, cela me semble un peu simpliste pour un personnage décrit comme extrêmement intelligent.

    Surtout, nous sommes mis, en tant que spectateurices, dans la position de considérer Marla comme une femme diabolique. Tout le film crée une attente en vue de sa "punition." Que celle-ci commence par une personne, masculine, tout aussi diabolique crée déjà un problème puisque les actions de Roman sont excusées par avance au vu des décisions de Marla. Mais cela nous met aussi en position d'accepter les souffrances de Marla par une personne tout aussi diabolique qu'elle. Il devient acceptable qu'une femme soit mise en danger pour ses actions tandis que Roman ne l'est pratiquement pas. Avec cette relation, le film échoue à créer un personnage féminin que l'on peut accepter, il crée une attente en vue de la dernière scène. Il devient légitime de tuer une femme plutôt que de critiquer les relations de pouvoir entre tuteurices et protégé.e.s. Un film qui questionne cette relation, même par l'usage d'une personne sans éthique, aurait été bien plus intéressant.


    ** 
    *** Un film qui se dit progressiste, mais qui reste conservateur
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • Horizon Line

    Sara est une jeune femme qui réussit après un an passé comme voyageuse. Pour une amie qui se marie, elle accepte de retourner sur ses pas. Malheureusement, elle retrouve un ancien amant qui ne lui a pas pardonné son départ. Pire encore, elle ne réussit pas à prendre le ferry qui doit permettre de l'emmener au mariage de son amie. Elle se retrouve dans un avion avec son ancien amant et un pilote. Mais ce dernier meurt d'une crise cardiaque et ni elle si son ancien amant ne savent piloter un avion. L'ancien couple sera-t-il capable de travailler en commun afin de survivre ?

    SPOILERS

    J'avoue que je pensais voir une suite à 10 Cloverfield Lane. L'affiche m'a trompé. Ce que j'ai vu est un film basique avec deux personnages principaux dont l'acteur et l'actrice n'ont aucune alchimie. Au lieu de moment bien construit, nous avons des cascades absolument impossibles à croire. Au lieu d'un film avec des personnages que l'on peut apprécier, nous avons des personnages jetés sur l'écran pour lesquels on est censé ressentir de la crainte, mais qui nous insupportent. Les seules choses qui sauvent ce film sont sa longueur (90 minutes) et quelques moments intenses mais sans réalismes.


    ** Bof bof bof
    *** 
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • Drunk / Druk

    TW : Alcoolisme, dépression, violence, possible suicide

    Nous suivons quatre hommes. Ils sont amis depuis longtemps. Ils sont dans la quarantaine avec des vies plus ou moins remplies. Ils sont tous enseignants. Mais ils semblent avoir perdu l'envie d'enseigner face à des classes de moins en moins attentives. C'est le cas, en particulier, de Martin qui n'arrive même plus à savoir quel thème il doit donner à ses élèves. Un soir d'anniversaire, l'un des amis parle de la thèse d'un philosophe. Celui-ci pense que l'être humain a un manque d'alcool depuis la naissance et qu'il faudrait garder un niveau de 0.05g par litres. Les quatre amis décident d'expérimenter cette thèse durant leurs journées de travail.

    SPOILERS

    On comprend rapidement que le groupe de 4 hommes qui nous est présenté n'est pas heureux. Ils ne sont pas heureux dans leur travail. Ils ne sont pas non plus heureux dans leur couple ni avec leurs enfants. Ce film est une quête, pour les personnages, en vue de retrouver une forme de joie de vivre. Mais cette quête passe par l'expérimentation de l'ivresse permanente. Alors que celle-ci commence doucement et permet une certaine prise de risque. On comprend rapidement que les 4 hommes vont bien trop loin. Ils se mettent en danger et mettent en danger leurs familles. Leur perte de contrôle est progressive mais inévitable. Heureusement, une dernière expérimentation mène à la prise de conscience pour une partie d'entre eux. Sans être diabolisé, l'alcool est montré comme pouvant poser des problèmes.

    Le film montre les conséquences personnelles pour les quatre amis. Deux d'entre eux perdent leur famille. Le dernier meurt en mer. Mais les conséquences professionnelles sont laissées dans l'ombre. En effet, ils sont enseignants. À plusieurs reprises, et sans compter la boisson durant les heures de travail, ils agissent de manière inappropriée. Martin arrive en état d'ébriété en cours, incapable de marcher droit. Un autre entre en état d'ébriété lors d'une réunion extraordinaire de l'équipe pédagogique concernant des accusations d'alcoolisme contre des enseignants. Un troisième conseille à un élève en état de stress et de phobie scolaire de boire de l'alcool avant les examens. Autant de comportements qui doivent être sanctionnés, mais qui ne le sont jamais dans le film. On peut imaginer que l'un a été licencié tandis que les autres ont reçus des blâmes, car ils arrêtent de boire, mais cela n'est jamais montré. C'est, à mon avis, un manque important dans ce film qui est tout de même très bon.


    ** 
    *** 
    **** 
    ***** Une réussite avec quelques manquements

    Image : Site officiel

  • Raya and the last dragon

    Il y a 500 ans les dragons et l'humanité vivaient en harmonie. Leurs liens permettaient au royaume de Kumandra de prospérer pour le bien de tout le monde. Mais cette époque fut perdue lorsque des démons attaquèrent le royaume. La dernière dragonne, Sisu, se sacrifia afin de créer une pierre capable de repousser les démons. Sauvée, l'humanité ne réussit pas à s'unir autour de ce sacrifice. Le royaume se divisa en 5. Aujourd'hui, la pierre est perdue permettant aux démons de revenir. Une femme, Raya, essaie de retrouver Sisu et, avec son aide, de sauver le monde.

    SPOILERS

    Le thème du film est annoncé dès le début. La séparation est un danger que seule l'union, la confiance mutuelle et l'amitié peuvent éviter. Ce thème est un peu caché par un magnifique worldbuilding. En quelques scènes, magnifiquement animées, on comprend exactement comment fonctionne cet univers. Puis on observe Raya naviguer dans ce monde en tentant de trouver un moyen de le sauver. Raya et son antagoniste, Namaari, sont les plus réticentes à accepter les relations de confiance. Le film montre l'importance de ce type de relation en usant de personnages secondaires. D'abord le père de Raya, puis Sisu et enfin le petit groupe qui suit Raya dans ses aventures.

    Les personnages, d'ailleurs, me semblent bien écrits. Nous avons trois personnages féminins principaux. Ces personnages ne cherchent pas de relations romantiques et ne parlent que rarement d'autres personnages masculins (quand c'est le cas ce sont uniquement des membres de la famille). Ce sont des personnes ordinaires qui essaient simplement de rendre le monde meilleur. Ce qui ne les empêche pas de savoir se débrouiller dans un monde dangereux. Les trois sont fortement actives, elles font avancer l'intrigue au lieu de la subir.

    Les personnages masculins se trouvent dans les personnages secondaires. Nous avons le père de Raya qui tente de réunir les royaumes. Un enfant qui aime cuisiner. Et, bien entendu, un chef barbare. Celui-ci est dépeint comme un père qui ne veut que retrouver sa famille, perdue à cause des démons (il est le seul à penser à chercher le nom du bébé recueilli par Raya). Le père de Raya, lui, incarne des valeurs de confiance et de paix. On le voit se battre mais uniquement comme moyen de défense et jamais comme moyen d'attaquer. Il veut d'abord comprendre ses adversaires puis en faire des ami.e.s. À mon avis, ces personnages, qui ne viennent jamais au premier plan, sont une bonne représentation d'une forme de masculinité un peu plus acceptable.


    ** 
    *** 
    **** 
    ***** Mon premier film au cinéma depuis des mois, un bon choix

    Image : IMDB

  • Torchwood 14. The Undertaker's Gift par Trevor Baxendale

    Titre : Torchwood 14. The Undertaker's Gift
    Auteur : Trevor Baxendale
    Éditeur : Penguin 15 décembre 2014
    Pages : 256

    Cardiff est en sécurité. Torchwood s'occupe de toutes les bizarreries qui pourraient arriver. Mais, dernièrement, les aliens et les objets dangereux sont de plus en plus nombreux. Trois personnes ne sont pas suffisantes pour s'occuper de tout en même temps alors que l'existence de Torchwood commence à être connue par la rumeur publique. Pire encore, des avocats basés dans le futur tentent de poursuivre Torchwood en justice pour avoir détruit le XXIème siècle. Jack Harkness serait responsable de destructions incalculables. Et l'un des moyens que la firme utilise est la menace d'un assassinat. La firme nomme aussi l'appareil qui serait responsable de la destruction du XXIème siècle. Une vieille légende de Torchwood qu'il est urgent de retrouver.

    SPOILERS

    Il y a une chose que je ne comprends pas dans ce roman : Gwen Cooper. Rien de ce qu'elle fait dans ce roman ne me semble en accord avec la manière dont elle est caractérisée dans la série. Elle est censée être capable de prendre le contrôle de Torchwood en cas d'absence de Jack. Mais elle est écrite comme capricieuse, refusant l'aide de Ianto parce qu'elle croit que Jack veut être certain de ses capacités. Ianto, d'ailleurs, est rapidement inutile et ne semble se soucier que de son apparence plutôt que d'être la personne extrêmement qualifiée décrite dans la série. Les caractérisations sont ratées.

    Sans être particulièrement mauvais ou bon le roman est surtout très lent. Il faut de nombreux (courts) chapitres pour commencer à comprendre ce qui est en train de se dérouler. Des passages entiers du roman me semblent peu intéressants mais sont détaillés par l'auteur. Pourtant, ce même auteur garde le secret sur des événements importants qui permettent de résoudre l’intrigue ! Ainsi, le deus ex machina des derniers chapitres n'est jamais réellement expliqué. Il est commenté par les personnages après qu'il a eu eu lieu ! Ce qui laisse la personne qui lit remplir les trous à la place de l'auteur, démontrant une forme de paresse de la part de Trevor Baxendale.


    ** 
    *** Pas abominable, mais très loin d'être un bon roman
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • La ligue des justiciers: nouvelle génération saison 3 / Young Justice saison 3

    Quelques années ont passé depuis l'invasion des Reach et leur défaite. Quelques jours après, Dick Grayson a quitté l'équipe pour travailler seul, ne pouvant pas y rester à la suite de la mort de Wally West. Les autres membres de l'équipe ont grandi, évolué voire formé des familles ou des couples stables. Certain.e.s sont à la tête de l'équipe ou de la Ligue des justiciers. Mais cette dernière a de plus en plus de mal à agir. Lex Luthor, maintenant Secrétaire général à l'ONU, fait tout pour empêcher légalement les actions des membres de la Ligue. Peut-être faudrait-il agir dans l’ombre ?

    SPOILERS

    Je ne pensais pas revoir cette série un jour. Puis elle revint sous la forme d'une saison 3 de 26 épisodes (qui devrait être suivie d'une saison 4). Bien que cette nouvelle saison se déroule plusieurs années après la 2 on reprend les problèmes connus auparavant. La Ligue est toujours en guerre contre la Lumière, formée des personnes les plus dangereuses de la Terre. La question que pose cette saison concerne la manière de lutter contre une organisation international illégale. Faut-il agir publiquement au risque de violer des lois mais de recevoir l'accord de la population. Ou faut-il agir dans l'ombre, manipulant événements et personnes dans un but futur ? La série ne va pas complètement au bout de ce questionnement, préférant l'action à la réflexion. Personnellement, j'aurais préféré plus d'épisodes questionnant l'éthique des actions cachée de la Ligue.

    Bien que la série ne permette pas totalement de répondre à ses questions, elle prépare la suite. On comprend mieux comment fonctionne la Lumière et son lien avec Darkseid. Les antagonistes sont toujours aussi dangereux, connaissant même des secrets bien gardés des membres de la Ligue. On peut tout à fait croire aux échecs des héros et héroïnes dans ce contexte. De plus, cette saison ajoute aussi de nombreux nouveaux personnages. Illes ne sont pas toujours développés et une bonne partie ne sera connue que des personnes qui lisent ou suivent l'actualité des comics. Mais les personnages qui sont réellement développés sont intéressant, sans toujours être sympathiques.

    Bien entendu, la saison 3 annonce la 4 avec la vision d'un anneau de la Légion. Personnellement, j'apprécie toujours autant de regarder cette série qui sait jongler entre action et émotion intime et je pense apprécier la future saison 4.


    ** 
    *** 
    **** J'aurais préféré que la série s'intéresse bien plus aux questions éthiques des choix de ses personnages mais ça ne m'a pas empêché de l'apprécier
    *****

    Image : Site officiel

  • Le mythe Hitler. Image et réalité sous le IIIème Reich par Ian Kershaw

    Titre : Le mythe Hitler. Image et réalité sous le IIIème Reich
    Auteur : Ian Kershaw
    Éditeur : Flammarion 28 août 2013
    Pages : 430

    Ce livre fut d'abord écrit en allemand lors d'un séjour en Allemagne par son auteur. Plus tard, lors de sa traduction en anglais, il ajouta une troisième partie basée spécifiquement sur le lien entre la popularité de hitler et l'antisémitisme. Ian Kershaw, dans ce livre, prépare ses prochaines études sur hitler. Ici, il se base spécifiquement sur les études de popularité, ce qui lie cette étude à son livre sur le nazisme en Bavière. Il annonce aussi son usage du concept de charisme, qui sera utilisé dans un autre de ses livres pour expliquer le pouvoir d'hitler. Ce livre est divisé en trois parties et 9 chapitres.

    La première partie, constituée de 5 chapitres, se concentre sur les années 1920 à 1940. Kershaw commence par examiner comment le mythe se constitue au sein du parti nazi avec l'aide de certaines des personnes qui lui sont les plus loyales. Il ne commence pas immédiatement à se proclamer comme sauveur de l'Allemagne mais annonce l'arrivée de celui-ci. Il s'insère dans le souhait de retrouver de bonnes conditions de vies face à un monde politique en perte de légitimité et de confiance. Lors de son accession au pouvoir, le mythe hitler va se détacher du parti. Alors que hitler sera de plus en plus populaire, quasiment incapable de faire des erreurs, ce sont ses subordonnés mais aussi le parti qui seront accusés des maux du pays. Le mythe gagnera en force lors des réussites pacifiques de hitler face au reste du monde.

    Cependant, et c'est la question de la seconde partie, Kershaw pose la question de la réussite du mythe lors d'une guerre peu souhaitée par la majorité de la population, qui préfère les réussites pacifiques, et qui traine en longueur malgré les promesses de réussites spectaculaires et imminentes. Bien que hitler reste peu touchés par ses erreurs pendant la première moitié de la guerre deux échecs mettent à mal son infaillibilité. Premièrement, l'échec de la prise de Stalingrad, pourtant annoncée comme une réussite imminente, met en question hitler directement. Ensuite, les raids aériens alliés ne rencontrent plus aucunes défenses efficaces. Une bonne partie de l'Allemagne peut subir les bombardements, ce qui démoralise la population. Progressivement, le mythe hitler est questionné puis rejeté par une partie de plus en plus importante de la population. Même si Kershaw met en question ce rejet par l'examen d'études d'opinions formées après la guerre.

    Enfin, Ian Kershaw termine son examen par une troisième partie ajoutée plus tard. C'est, à mon avis, la partie la moins convaincante du livre. Ian Kershaw y examine le lien entre popularité de hitler et son antisémitisme. Il montre que hitler a agi selon des questions politiques. Il a évité de se lier aux violences de son parti tout en attaquant plus fortement le communisme, ce qui lui permet d'être plus facilement accepté par les élites politiques et militaires de la République de Weimar. Cependant, il accepte et pousse à des actes antisémites de plus en plus violente jusqu'à annoncer la destruction des juifs en cas de guerre. Une destruction qui n'est pas concrètement expliquée au public mais qui sera mise en place avec son assentiment.

    Image : Éditeur

  • Torchwood 13. Risk Assessment par James Goss

    Titre : Torchwood 13. Risk Assessment
    Auteur : James Goss
    Éditeur : Penguin 30 juin 2010
    Pages : 256

    Torchwood a changé. Même si l'antenne de Cardiff ne fut jamais très importante il n'y a plus que trois personnes. Pire, Cardiff est la dernière antenne réellement en fonction. Pourtant, Torchwood réussit tout de même à stopper de nombreux problèmes. Mais, récemment, les ennuis commencent à prendre des proportions importantes. Cardiff est envahie par des cercueils dont l'un contient les spores d'une forme de vie destructrice. Et c'est à ce moment que la très ancienne évaluatrice est réveillée de son sommeil afin de vérifier les capacités de Torchwood et décider de sa destruction si nécessaire.

    SPOILERS

    Que dire de ce livre ? L'auteur a déjà fait du mal à un roman précédent. J'étais donc peu convaincu de son retour. Même si ce roman n'est pas aussi mauvais que je ne le craignais, il est tout de même très peu intéressant. Les personnages, en dehors d'Agnes, me semblent sans consistances. Les intrigues me semblent simplement posées par l'auteur pour remplir des pages. D'ailleurs, une seconde intrigue commence immédiatement après la première parce que... l'auteur le voulait ? Cette seconde intrigue n'est même pas réellement terminée.

    Cependant, l'auteur réussit tout de même à avoir quelques idées originales. Il parle des effets de l'invasion des Daleks. Ce qui permet d'éviter de cacher les aliens quand ils sont présents sur Terre. Il parle aussi du lien entre Torchwood et les autres forces de l'ordre. Ainsi, Gwen est capable de coordonner une réponse à une menace tout en évitant de créer une panique dans la population. Il est dommage que les autres personnages ne fassent rien de réellement intéressant.


    ** Meilleur que je ne l'imaginais
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Hitler. Essai sur le charisme en politique par Ian Kershaw

    Titre : Hitler. Essai sur le charisme en politique
    Auteur : Ian Kershaw
    Éditeur : Folio Histoire 10 octobre 2001
    Pages : 416

    Ian Kershaw est considéré comme l'un des historiens actuels les plus importants concernant l'histoire de l'Allemagne hitlérienne. En dehors de la biographie d'Hitler il a écrit des ouvrages sur l'opinion allemande sous le nazisme, les questions historiographiques concernant la période nazie et il vient d'écrire un diptyque sur l'histoire de l'Europe au XXème siècle. Dans ce livre, Ian Kershaw essaie de dépasser l'opposition entre les positions basées purement sur les structures et celles qui se concentrent uniquement sur hitler. Pour cela, il emprunte à Max weber le concept de pouvoir charismatique qui, selon Kershaw, permet d'analyser de manière complexe la relation entre le pouvoir d'hitler, une communauté et les structures sociales et économiques. Cet examen se déroule sur 8 chapitres qui débutent un peu avant la conquête du pouvoir pour se terminer lors des derniers jours de la guerre.

    Ainsi, Kershaw pense hitler comme une personne qui possède un pouvoir charismatique qui lui est concédé par une communauté de fidèles. Celle-ci voit en hitler un homme au destin exceptionnel chargé d'offrir les solutions à la faiblesse de l'Allemagne après la première guerre mondiale. Le fonctionnement du pouvoir hitlérien est basé sur des relations directes entre l'homme et ses subordonnés. Il est la seule personne capable de dire le droit et de trancher entre diverses stratégies. Ce qui implique des luttes de pouvoirs autours de lui afin d'avoir accès à lui mais aussi pour le mener à accepter une ligne spécifique que l'on pense en adéquation avec les buts d'hitler.

    Cependant, comme l'explique Kershaw, hitler n'était pas destiné à gagner le pouvoir. Lors de sa conquête du pouvoir il est le chef d'un petit parti qui ne réussit à devenir important que tardivement. De plus, lors de son accession à la Chancellerie son part était en perte de vitesse. Sa prise de pouvoir n'a été permise que par une conspiration d'élites économiques, militaires et politiques qui tentaient de modifier le fonctionnement de la République de Weimar en direction d'un régime autoritaire.

    De plus, Kershaw montre bien que le système du pouvoir autours d'hitler est fondamentalement antiétatique. En effet, les élites traditionnelles mais aussi l'administration impliquent un risque de remise en cause du pouvoir hitlérien. Le fonctionnement est donc basé sur une destruction du régime légal-rationnel au profit d'une multiplicité de centres de décisions dépendant directement d'hitler. Que ces centres n'aient pas des missions précises permet encore de rendre l'état plus faible et donc plus dépendant d'hitler. Kershaw conclut en expliquant que le pouvoir nazi était destructeur par définition. Son système ne pouvait que disparaitre avec hitler, qui incarne l'état et le destin allemand.

    Image : Éditeur

  • Torchwood 12. The House That Jack Built par Guy Adams

    Titre : Torchwood 12. The House That Jack Built
    Auteur : Guy Adams
    Éditeur : Penguin 2 août 2012
    Pages : 256

    CW : meurtres, paranormal, mention de violence conjugale

    Il existe une maison a sein de Cardiff. Elle se trouve dans une banlieue pavillonnaire qui a vu des jours meilleurs. La maison, du nom de Jackson Leaves, a plus de 100 ans. La personne qui y vivait est récemment morte et une nouvelle personne en hérite, espérant en faire un lieu habitable et rafraichi. Mais cette maison a une histoire sanglante. Depuis sa construction des personnes y meurent de manière violente. Et l'histoire est en train de prendre le contrôle du présent. Il n'en faut pas plus pour que Torchwood s'y intéresse, un intérêt décuplé lorsque Gwen apprend que Jack en fut le premier propriétaire.

    SPOILERS

    Ce roman met bien en avant une atmosphère de crainte incompréhensible. Les personnages secondaires voient leur maison devenir de plus en plus hostile au fil des pages. Jack, lui-même, est de plus en plus impitoyable au fil de sa compréhension des événements et les autres membres de Torchwood ne se privent pas de le critiquer quand nécessaire. Ce roman ajoute aussi un remplaçant temporaire pour Owen. Mais ce dernier n'est pas réellement intéressant. On le montre immédiatement comme antipathique et sans intérêt pour les vies humaines. Personnellement, je suis heureux de ne jamais le revoir.

    Ce que ce roman fait réellement c'est poser la question de l'impact de Jack sur le monde. En effet, il vient du futur mais il vit dans le passé tout en y agissant pour sauver des personnes. Il s'implique fortement dans le cours des événements. Cette question a un impact global mais aussi personnel puisque certaines personnes ayant rencontré Jack ont vu leur destin modifié à cause de cela. Un impact que l'on observe dès les premiers chapitres. Ce roman force Jack à examiner son passé, ce qu'il se refuse de faire dans des circonstances normales.


    ** 
    *** des caractérisations acceptables.
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 11: bay of the dead par Mark Morris

    Titre : Torchwood 11 : bay of the dead
    Auteur : Mark Morrist
    Éditeur : Penguin 15 mars 2016
    Pages : 256

    TW : gore

    La nuit est calme à Cardiff. Les gens dorment ou sortent en boite pour une fin de journée ordinaire. Bien que la soirée commence bien pour plusieurs des habitant-e-s de Cardiff, un cauchemar se prépare. Celui-ci commence par des meurtres, des attaques dans la rue puis, montant en force, ce sont des groupes de dizaines de personnes qui attaquent des hommes et femmes isolées dans la rue. Jusqu'à ce que des centaines de zombies n'envahissent Cardiff. Personne n'a les moyens d'arrêter cette attaque, même si Torchwood essaie de trouver une solution.

    SPOILERS

    Enfin, nous avons un bon roman Torchwood. Bon, le roman joue beaucoup sur les codes des films de zombies sans jamais les mettre en question. Je trouve dommage que les personnages ayant une connaissance du genre ne puissent pas jouer sur ces codes, ce qui leur aussi permis d'avoir une place un peu plus importante dans le récit. Vu que personne ne joue avec les codes, nous avons une action classique : début de l'épidémie qui se fait dans l'isolement, réaction retardée des forces publiques, épidémie en hausse mais sans connaissance du grand public et qui se termine par une invasion totale.

    Même si le roman reste sur les codes classiques du film de zombies (que je ne connais pas parfaitement parce que je ne suis un fan de ces films), il reste intéressant. Les événements ont lieu à toutes vitesses et l'on ne s'ennuie jamais à la lecture. On suit les différents personnages qui tentent de comprendre ce qui est en train d'arriver et, surtout, de survivre. Malheureusement, certains points de la résolution arrivent trop vite et l'on comprend vite où l'auteur veut nous emmener.


    ** 
    *** 
    **** Enfin un roman acceptable !
    *****

    Image : Éditeur

  • Histoire de l’Allemagne de 1806 à nos jours par Johann Chapoutot

    Titre : Histoire de l’Allemagne de 1806 à nos jours
    Auteur : Johann Chapoutot
    Éditeur : Puf 11 janvier 2017
    Pages : 128

    On n’étudie pas forcément scolairement l’Allemagne. On parle, bien entendu, de Charlemagne, de l’Empire germanique mais on s’intéresse à ce pays surtout dans le cadre du mouvement des nations. Il n’est donc pas surprenant que l’auteur de ce livre débute après 1806, soit en pleine période Napoléonienne, pour se terminer avec Angela Merkel. Le livre est divisé en 10 chapitres.

    Les trois premiers chapitres sont ancrés dans le XIXème siècle. L’Allemagne n’existe pas encore en tant qu’état-nation mais le monde germanique et intégré aux problématiques de l’Europe. L’auteur commence par les réactions face à Napoléon et à la Révolution française. L’échec de l’armée prussienne pousse à invoquer le peuple comme défenseur du pays, autours du roi de la Prusse. Suit l’épisode de 1815 qui voit une forme de restauration en Europe. Celle-ci est contestée jusqu’à l’explosion révolutionnaire de 1848 qui, après des espoirs de démocratisation, se terminer avec le retour au pouvoir des conservateurs.

    Les chapitres 4 et 5 permettent de montrer de quelle manière l’Allemagne se constitue, après une manipulation de Napoléon III par Bismarck, et sa puissance industrielle en hausse face au Royaume-Uni. L’Allemagne devient une grande puissance que le chancelier guide face à l’ennemi français. Mais l’approche de la Première guerre mondiale voir la chute de la diplomatie de Bismarck et le retour de la France sur le devant de la scène. La diplomatie européenne débouche sur la guerre.

    Les chapitres 6 et 7 permettent de mettre en avant les effets de la guerre. Un premier chapitre montre l’édifice tremblant qu’est la République de Weimar. Celle-ci est proclamée dans un contexte politique difficile, détestée aussi bien par la droite que par la gauche. Le contexte économique et financier est tout aussi compliqué. La République ne tient que par une large coalition qui tombe face à la hausse des parlementaires communistes et nazis. Ces derniers vont être intégrés au gouvernement pour lutter contre le communisme. Ces deux chapitres permettent de voir comme un édifice démocratique peut être utilisé pour détruire la démocratie et déboucher sur une dictature sanguinaire.

    Enfin, les trois derniers chapitres se concentrent sur les deux Allemagnes, puis leur réunification. C’est, probablement, le moment de l’histoire allemande que je connais le moins. Chapoutot décrit le fonctionnement politique et sociale des deux Allemagnes, l’une se voulant démocratique et l’autre communiste. Dans les deux cas, les promesses ne sont pas tenues. L’Allemagne de l’ouest se veut libre mais les contestations sont durement réprimées. L’Allemagne de l’est organise la surveillance totale de sa population afin d’empêcher la possibilité même de contester l’ordre établi. Ce n’est que dans les années 90, après la chute du mur, que la réunification devient pensable à court terme malgré les coûts sociaux et économiques importants pour la population allemande.

    Ce petit livre n’est qu’une synthèse qui résume fortement des phénomènes historiques complexes. Mais on sent l’amour de l’auteur pour son sujet. Il s’essaie à ne pas réduire l’histoire de l’Allemagne à la période nazie. Plutôt que de ne faire de l’histoire qu’un prélude au nazisme puis des conséquences il nous présente rapidement la richesse politique d’un jeune état-nation.

    Image : Éditeur

  • Torchwood: Into the silence par Sarah Pinborough

    Titre : Torchwood : Into the silence
    Autrice :  Sarah Pinborough
    Éditeur : Penguin 7 février 2013
    Pages : 256

    TW : meurtre, gore

    Cardiff est la nouvelle capitale du chant amateur. Une compétition va avoir lieu et tous les cœurs, duets du Royaume-Uni se rendent à Cardiff dans l'espoir de gagner la finale du concours. Une finale qui sera retransmise à la télévision. Mais ce qui promettait d'être un événement joyeux devient soudain sinistre lorsque plusieurs chanteurs et chanteuses sont retrouvées mortes. La police est incapable de trouver la personne coupable. Et elle ne le pourra pas puisque le coupable n'est pas un être humain mais un alien. Il est donc temps pour Torchwood d'agir.

    SPOILERS

    Le roman Torchwood précédent était une horreur. J'avais rarement lu quelque chose d'aussi mauvais de ma vie. Ce nouveau roman, écrit par une femme, est un peu meilleur. L'autrice ajoute un personnage qui aurait pu être intéressant si on lui avait donné plus de place dans la série. Il est dommage que l'on ne le revoie plus jamais mais j'aurais apprécié le lire pour ce roman. L'intrigue n'est pas très compliquée et on comprend vite dans quelle direction elle se dirige. Mais l'autrice crée tout de même quelques surprises dont la résolution qui s'inscrit bien dans l'identité de Torchwood.

    Je suis tout de même un peu dérangé pas un personnage spécifique. Celui-ci est un garçon qualifié d'autiste par l'autrice. Durant l'entier du roman il ne fait que chanter afin d'éviter le monde (pour reprendre la description). Je ne sais pas si l'autrice a fait des recherches sur le spectre autistique mais je me pose des questions sur la manière dont celui-ci est présenté dans ce livre. Personnellement, je trouve cela un peu dérangeant mais je ne peux pas exprimer un avis final sur cette question.


    ** 
    *** c'est OK
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Sortons du ghetto. Histoire politique des homosexualités en Suisse, 1950-1990 par Thierry Delessert

    Titre : Sortons du ghetto. Histoire politique des homosexualités en Suisse, 1950-1990
    Auteur :  Thierry Delessert
    Éditeur : Seismo Verlag 2021
    Pages : 280

    Ce livre est disponible en version papier et PDF chez l'éditeur selon les normes de l'open access. J'attends ce travail de Thierry Delessert depuis longtemps. Annoncé pour l'été 2020, le livre est finalement sorti en février 2021. Comme l'annonce l'auteur, ce livre est une continuation d'un travail plus ancien sous forme de thèse, disponible chez Antipode. Il permet aussi d'aller plus loin que le petit ouvrage chez Savoir Suisse publié avec Michaël Voegtli. Le livre est divisé en 5 chapitres.

    Le premier chapitre se concentre sur les années 50-60. Après un bref retour en arrière concernant le Code pénal Suisse de 1942, Delessert nous explique que la semi-dépénalisation permet surtout d'éviter un militantisme public, l'auteur entre dans la période de l'après-guerre qu'il considère répressive. C'est la prostitution masculine qui pose un problème aux autorités politiques et policières. Celle-ci est vu comme un danger car elle risque de créer un lien avec les milieux criminogènes, en particulier par les chantages qui peuvent impliquer un danger d'espionnage. Des attaques policières, médiatiques et politiques auront lieu durant la fin des années 50 qui aboutiront à la fin de l'organisation homophile Der Kreis.

    Les deux chapitres suivant se concentrent sur les efforts de révision du code pénal civil comme militaire. Ces efforts débutent au sein d'une commission d'expert.e.s avant de passer devant les deux chambres du parlement. L'auteur démontre que la pénalisation de l'homosexualité est rapidement mise en question, car considérée naturelle. Mais se pose la question de l'âge de maturité sexuelle. Celui-ci doit-il être différencié selon les sexualités ? Se pose aussi la question de la pénalisation au sein du code pénal militaire. Son maintien implique que les hommes pourraient être sanctionnés en tant que militaires pour une pratique dépénalisée pour les civils. Finalement, la pénalisation dans le code militaire restera au nom de l'importance de l'ordre interne d'un milieu masculin.

    Les deux derniers chapitres permettent de comprendre l'essor du militantisme gay et lesbien et leur insertion dans les débats concernant les révisions du code pénal. Deux formes de militantismes se heurtent. L'une est plutôt basée sur la discrétion tandis que l'autre souhaite mettre en avant son droit à l'existence publique. Ceci pousse aux manifestations qui seront connues sous le nom de Pride. L'auteur s'intéresse spécifiquement à l'exemple de la manifestation de Lausanne qui a été bloquée par les autorités communales et cantonales malgré son caractère pacifique. Cependant, le militantisme radical rend difficile les liens avec la politique institutionnelle. Ainsi, la révision du CPS implique une forme de discrétion alors que les parlementaires acceptent la dépénalisation totale sans accepter l'égalité pour autant.

    Ce livre est un bon moyen de comprendre comment se forme les demandes es militant-e-s des mouvements gays et lesbiens dans une période de changements importants. L'auteur en profite pour expliciter le fonctionnement institutionnel du pays et donc les raisons derrière les changements législatifs qui impliquent, pour les gays et lesbiennes, d'accepter de ne pas être considérés à égalité et d'être invisibilisé.e.s.

    Image : Éditeur

  • Torchwood 9. Almost perfect par James Goss

    Titre : Torchwood 9. Almost perfect
    Auteur :  James Goss
    Éditeur : Penguin 3 mai 2012
    Pages : 256

    CW : sexisme

    Tout semble aller pour le mieux à Cardiff. Mais Jack découvre que l'énergie statique est en train de devenir plus importante. Rien qui ne soit immédiatement dangereux, mais un phénomène qu'il faut surveiller. De plus, un ferry s'est échoué. Normalement Torchwood ne devrait pas enquêter sur ceci mais Londres insiste. De plus, des squelettes de personnes encore vivantes commencent à apparaitre dans différents bars de la ville. Et enfin, Ianto Jones s'est réveillé dans un corps féminin sans aucuns souvenirs des dernières 24 heures.

    SPOILERS

    Ce livre est mauvais. Il est mal écrit. L'auteur semble croire que l'on va le suivre dans les circonvolutions de son intrigue. Mais celle-ci perd rapidement tout intérêt alors qu'il se contente de courts chapitres censés se dérouler lors de moment précis de la vie des personnes décrites. Mais ce qui rend ce livre extrêmement mauvais est la caractérisation de ses personnages. Celle-ci est sexiste et probablement transphobe.

    Je n'ai rien contre une histoire de body swap. Mais celle-ci devrait être bien écrite. Ce n'est pas le cas ici. Ianto Jones se réveille dans un corps féminin et l'auteur en fait immédiatement une caricature obsédée par les chaussures, les minijupes et l'attention masculine. Ianto aurait pu être un moyen de marquer les différences de comportements dues au patriarcat. L'auteur se contente d'en faire un objet.

    Gwen n'est pas mieux écrite. Elle n'est que jalousie obsessionnelle face à tout ce qui est un peu féminin. Dès que Ianto apparait, Gwen se compare et critique le comportement de ce dernier. Pire encore est la caractérisation de l'une des antagonistes. Elle n'est pas réellement maléfique. Elle n'est rien. Sa caractérisation est vide, à peine remplie par la jalousie envers une de ses collègues et son unique souhait de rencontrer un homme parfait pour se marier, sans jamais trouver cette perfection.

    Le problème principal, à mon avis, est que l'auteur est un homme cis. Il se contente d'user de clichés sans jamais questionner leur fonctionnement et donc le fonctionnement de la société. Ce qui le conduit, suivant en cela une forme de fainéantise, à ne pas écrire des personnages mais des clichés capables de parler et de bouger. Ce qui rend la lecture pénible et m'a conduit, souvent, à avoir honte pour l'auteur d'avoir osé écrire ce roman.

    * Pire que mauvais
    ** 
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Héritages coloniaux. Les Suisses d'Algérie par Marisa Fois

    Titre : Héritages coloniaux. Les Suisses d'Algérie
    Autrice :  Marisa Fois
    Éditeur : Seismo Verlag 2021
    Pages : 184

    La question de la colonisation reste chaude pour les anciens colonisateurs et les pays colonisés. L'accès aux archives, les relations internationales mais aussi l'enseignement ou encore la mémoire ne sont pas des questions complétement réglées. La Suisse, elle, s'est longtemps présentée comme étrangère à l'histoire coloniale (et esclavagiste) puisque le pays n'a jamais possédé de colonies. Pourtant, la Suisse a envoyé des personnes dans des pas colonisés. Ce petit livre, proposé en accès libre pour sa version PDF, tente d'examiner les liens entre la Confédération et les colons helvétique en Algérie. Le livre est divisé en 5 chapitres.

    Les deux premiers chapitres se concentrent sur les débuts de la colonisation et l'arrivée des populations helvétiques en Algérie. L'autrice explique que l'expatriation, au XIXème siècle, n'est pas vu comme un moyen de créer des lieux utiles industriellement parlant mais d'exporter des populations marginalisées. Celles-ci doivent accepter un cadre de vie difficile avant de pouvoir vivre de leur propre terre à l'aide de l'agriculture. Petit à petit, ces colons sont un moyen d'exporter la culture helvétique au sein du monde et d'aider à créer des liens entre l'Algérie et la Suisse.

    La chapitre 3 se concentre sur la guerre de libération. Les colons helvétiques sont dans une position difficile puisqu'illes sont de provenance européenne mais illes sont aussi proche d'un pays qui permet à la France et à la future Algérie de travailler ensemble afin de permettre une libération du pays. Illes sont donc considérés négativement par les populations d'origine française. La Suisse, elle, est dans une position difficile aussi. Elle doit non seulement permettre des négociations entre deux forces combattantes mais aussi protéger ses citoyen-ne-s.

    Les deux derniers chapitres se concentrent sur le départ puis les revendications des populations suisses d'Algérie. Comme la majorité des habitant-e-s d'Europe, la population helvétique a quitté l'Algérie en laissant de nombreux bien, nationalisés par le gouvernement algérien. Se pose donc la question des réparations à la suite de ces "spoliations". Mais le gouvernement Suisse n'a jamais accepté l'idée de payer pour des actes d'un pays étranger. Ce qui pousse ces populations à créer une association commune et de s'insérer dans un réseau d'associations de colons européens revendiquant des aides économiques par suite de leur départ forcé. L'autrice nous montre l'incapacité totale de faire accepter ces revendications au sein du pays ainsi que les types d'arguments qui critiquent l'aide aux pays en voie de développement. Enfin, le livre se termine sur quelques portraits.

    Les liens entre la Suisse et la colonisation me semblent encore peu connus. Mais ce thème est de plus en plus examiné et analysé par des historien-ne-s qui utilisent aussi bien des archives d'états que des archives privées ainsi que des interviews. Ce qui a permis à Marisa Fois de mettre en avant des trajectoires semblables entre les populations européennes, pourtant diverses lors de leur vie en Algérie. De plus, elle illustre différentes phases dans la gestion des "colonies" composées de sujets helvétiques.

    Image : Éditeur

  • Torchwood 8. Skypoint par Phil Ford

    Titre : Torchwood 8. Skypoint
    Auteur :  Phil Ford
    Éditeur : Penguin 25 octobre 2018
    Pages : 256

    Gwen et Rhys sont enfin un couple marié. Les secrets n'existent plus entre les deux. Leur vie prend un nouveau tournant. Et même s'il est temps de retourner au travail après la Lune de Miel Rhys considère qu'un mariage implique aussi un nouvel appartement qui puisse permettre de penser à un potentiel futur familial. Sans prendre immédiatement une décision, il prend rendez-vous dans le nouvel immeuble ultra-moderne de Cardiff. La visite d'un splendide appartement se déroule sans anicroches jusqu'à ce que le vendeur disparaisse. Il n'est pas le seul à avoir disparu d'un immeuble presque vide. Torchwood devrait-il enquêter ?

    SPOILERS

    Si j'ai bien compris, ce roman est la dernière fois que l'on rencontre Tosh et Owen. Les deux personnages meurent dans la série principale. D'une certaine manière, ce roman permet de terminer leur intrigue mutuelle. Illes doivent faire semblant d'être en couple ce qui permet à l'auteur de montrer un aspect plus sympathique d'Owen tandis que Tosh n'est plus la simple amoureuse secrète. C'est une intrigue que je n'ai jamais appréciée dans Torchwood. De plus, Owen montre son amour de la vie, même une vie de mort-vivant, et son souhait d'éviter le retour à la véritable mort.

    Il est dommage que cette fin ait lieu dans un roman qui précipite la résolution de son intrigue, une intrigue qui aurait pu être intéressante mais qui tombe rapidement à plat. Au lieu de continuer sur l'idée d'une enquête sous couverture l'auteur décide trop rapidement d'envoyer l'entier de l'équipe Torchwood dans une tour qui devient un piège. Ceci aurait pu être intéressant et aurait permis de montrer les capacités de tous les membres de l'équipe. Mais, là aussi, l'auteur va bien trop vite et abandonne même une partie des personnages en cours de route. Pire encore, l'enquête principale est résolue sans que l'on sache comment. Les personnages donnent des informations sans avoir de moyens de les avoir découvert auparavant, comme si l'auteur voulait en terminer avec ce roman et passer à quelque chose qui lui semblait plus intéressant.

    *
    ** Bof
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Histoire de l'Europe par Jean Carpentier, Jean-Pierre Pautreau, Alain Tranoy, Elisabet Carpentier, Jean-Pierre Arrignon, François Lebrun, Dominique Borne et Jean-Jacques Becker

    Titre : Histoire de l'Europe
    Auteur-e-s :  Jean Carpentier, Jean-Pierre Pautreau, Alain Tranoy, Elisabet Carpentier, Jean-Pierre Arrignon, François Lebrun, Dominique Borne et Jean-Jacques Becker
    Éditeur : Seuil 1 décembre 2014
    Pages : 672

    L'Europe est défini en termes géographiques et politiques. Géographiquement on prendre en compte aussi bien l'ouest qu'une partie de l'est. On s'arrête vers la Turquie et sur les côtes de la méditerranée. Politiquement, l'Europe se définit comme un ensemble d'entités politiques qui, au fil de l'histoire, forment la civilisation dites occidentale qui sera imposée via l'impérialisme à une grande partie du monde actuel. Ce livre souhaite faire l'histoire de cet ensemble d'entités basées sur une forme de culture commune qui s'est construite, difficilement, historiquement. Il commence dans la préhistoire pour se terminer aux années 2000.

    Le livre est écrit à plusieurs mains, une nécessité pour ce type de programme puisque personne ne peut être expert de toutes les époques et de tous les pays impliqués dans cette histoire globale du continent européen. Il est divisé en 5 parties chacune se concentrant sur une période particulière et donc sans remettre en cause le découpage chronologique classique. Ce n'est pas le but de l'ouvrage qui souhaite offrir une base synthétique de l'histoire européenne. Ce programme est une réussite. Le texte est fluide et bien écrit. Les spécialistes ou les amateurs pourraient souhaiter en savoir plus sur certains événements, mais le livre est déjà bien gros et seul un projet bien plus vaste pourrait permettre d'entrer dans des détails spécifiques. Les auteur-e-s ont aussi la bonne idée d'ajouter des sources brièvement commentées ainsi que de nombreuses annexes (les arbres généalogiques des dynasties européennes me durent particulièrement utiles.)

    Une personne qui ne souhaite que des informations globales lui permettant de combler des trous dans ses connaissances appréciera ce livre. Les historien-ne-s pourraient être frustré-e-s. En effet, l'énormité de l'espace et du temps considéré implique des difficultés en ce qui concerne la mise en place d'une problématique. Un problème récurrent dans les ouvrages qui se souhaitent des manuels. Personnellement, je suis sceptique face au début du livre. Je ne crois pas qu'il soit possible de parler d'Europe lors de la préhistoire voire lors de l'antiquité. En effet, Europe est un terme aussi politique que géographique. Or, ce n'est que tardivement durant la période romaine que les peuples commencent à penser un espace politique et géographique commun. Même là, une partie de ce qui est considéré européen aujourd'hui est marginalisé. Le choix de la chronologie me semble donc questionnable.

    Image : Éditeur

  • Young Avengers the complete collection par Kieron Gillen, Jamie McXelvie, Mike Norton et Kate Brown

    Titre : Young Avengers the complete collection
    Auteur-e-s :  Kieron Gillen, Jamie McXelvie, Mike Norton et Kate Brown
    Éditeur : Marvel 14 juillet 2020
    Pages : 360

    Ce volume contient Young Avengers (2013) 1-15 ainsi que Marvel NOW ! Point One 1. Les Jeunes Avengers ont connu la dissolution des Avengers. Ils ont connu la Guerre Civile, la prise de contrôle par Norman Osborn après l'invasion secrète et illes ont réussi à rester ensemble. Mais la perte d'une amie les pousse à se séparer. Cependant, Loki décide de contacter America Chavez afin de tuer Wiccan. America Chavez décide donc de le protéger de Loki, ouvrant la voie à une menace pour le multivers entier. Une menace qui implique de réunir tous les jeunes avengers.

    SPOILERS

    Que penser de ce Young Avengers. J'ai rencontré le groupe à plusieurs reprises mais je n'ai jamais lu les aventures dans les volumes dédiés. Mais cette collection complète du run de Kieron Gillen semblait sympathique. La lecture fut, en effet, sympathique. Les personnages sont drôles et attachants. L'intrigue fonctionne bien avec l'idée de jeunes qui essaient de réparer leurs erreurs sans pouvoir compter sur les adultes. La relation entre Hulking et Wiccan est très belle, sans être parfaite. En revanche, je suis un peu déçu par Loki qui me semble trop simpliste. Je le préfère largement dans d'autres ouvrages qui en font un adversaire / allié bien plus intéressant.

    Même si l'intrigue fonctionne bien je suis un peu déçu par celle-ci. En effet, les événements sont un peu trop rapides et même parfois on passe sur une nouvelle scène sans explication. Cette absence d'explication, ou au moins de montrer, comment on en arrive à un point précis a tendance à empêcher de rester dans l'intrigue. On a l'impression que l'écriture joue trop sur l'espérance que les personnes qui lisent les aventures des Jeunes Avengers vont oublier les trous dans l'intrigue. Seuls les débuts, lorsque les différents membres sont encore dispersés, me semble vraiment maitrisé.

    *
    ** 
    *** 
    **** J'aurais apprécié plus de complexité mais ça reste un volume sympathique
    *****

    Image : Éditeur

  • Valkyrie : Jane Foster 2. At the end of all things par Al Ewing, Jason Aaron, Torunn Gronbekk, Pere Pérez, Cafu, Ramon Rosanas et Jesus Aburtov

    Titre : Valkyrie : Jane Foster 2. At the end of all things
    Auteurs :  Al Ewing, Jason Aaron, Torunn Gronbekk, Pere Pérez, Cafu, Ramon Rosanas et Jesus Aburtov
    Éditeur : Marvel 6 octobre 2020
    Pages : 112

    Ce second volume contient Valkyrie : Jane Foster 6-10. Jane Foster commence tout juste à comprendre son rôle en tant que Valkyrie. Elle ne guide pas uniquement les personnes trépassées en direction de leur nouvelle étape. Elle doit aussi vérifier le bon fonctionnement de la mortalité dans l'univers et face aux personnes sciententes. Mais connaitre son rôle n'implique pas de savoir exactement ce qu'elle doit accomplir. Lorsque la mort même risque de disparaitre elle décide de chercher des allié-e-s au sein du monde héroïque, en particulier les personnes liées au monde médical.

    SPOILERS

    Les deux intrigues de ce volume sont intéressantes. Elles sont, bien entendu, fortement liées à la question de la mort. La première pose la question de la fin de la mortalité et donc d'une vie qui continue éternellement. Est-ce réellement quelque chose que l'on peut souhaiter ? La seconde intrigue pose la question de l'existence d'une absence de vie. J'ai préféré la première qui me semble être mieux liée au personnage de Jane Foster en tant que Valkyrie tandis que la seconde me semble trop intégrée aux intrigues asgardiennes de l'univers Marvel. Mais, dans les deux cas, la fin est trop rapide ce qui empêche de donner une conclusion que j'aurais pu apprécier.

    Malheureusement, il semblerait que cette série ait été annulée lors de la pandémie de Covid-19. Je n'arrive en tout cas pas à trouver la suite sur les sites spécialisés. Je ne sais pas si la série sera continuée sous une autre forme, dans d'autres comics. Il reste dommage de perdre un personnage féminin dont les débuts en tant que Valkyries ne sont pas parfaits mais semblaient se diriger vers quelque chose d'intéressant.

    *
    ** 
    *** Malheureusement trop court
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • The legend of Korra: Ruins of the Empire par Bryan Konietzko, Michael Dante DiMartino, Michelle Wong et Kilian Ng

    Titre : The legend of Korra : Ruins of the Empire
    Auteur-e-s :  Bryan Konietzko, Michael Dante DiMartino, Michelle Wong et Kilian Ng
    Éditeur : Dark Horse 9 septembre 2020
    Pages : 240

    Ce volume contient The legend of Korra: Ruins of an Empire 1-3. Republic City semble être enfin pacifiée après l'échec des triades. La ville a aussi une nouvelle présidente qui tente de mettre en place une politique harmonieuse tout en travaillait sans repos. Et le jugement de Kuvira va enfin commencer. Kuvira est questionnée sur ses activités en tant qu'Unificatrice, en particulier ses crimes de guerre et son refus d'accepter un gouvernement légitime. Dans le même temps, le roi de la Terre souhaite opérer une transition démocratique. Mais l'Empire de Kuvira est-il réellement battu ?

    SPOILERS

    Une grande réussite de ce volume est de s'intéresser à Kuvira. Elle était en arrière-plan dans la série avant de devenir une antagoniste lors de la dernière saison. Elle est décrite comme une personne qui a toujours atteint son but, ceci à l'aide de flashbacks. Mais son caractère impitoyable a éloigné toutes les personnes qui étaient proches d'elles. Ce volume permet de lui offrir l'opportunité d'apprendre et de comprendre ses erreurs, de les accepter et donc de commencer à construire sa rédemption.

    Le volume pose aussi des questions politiques. Comment faire pour créer une transition démocratique qui fonctionner. À plusieurs reprises le roi de la Terre refuse d'arrêter le processus. Il considère que s'il promet la démocratie il ne peut pas arrêter la transition lorsque les résultats lui déplaisent. Mais il est difficile de trouver un équilibre entre démocratisation et nécessité de préparer une nouvelle forme de gouvernement. Malheureusement, cette seconde histoire ne peut pas aller aussi loin. On ne peut qu'espérer que les transformations du Royaume de la Terre seront explorées dans d'autres tomes.

    *
    ** 
    *** 
    **** Comme tous les bons comics de cette gamme il fait attention à la fois aux questions globales et aux personnages dans leur individualité.
    *****

    Image : Éditeur

  • Valkyrie: Jane Foster 1. The sacred and the profane par Al Ewing, Jason Aaron, Cafu, Ramón K. Pérez, Cian Tormey, Jesus Aburtov et Frazer Irving

    Titre : Valkyrie : Jane Foster 1. The sacred and the profane
    Auteurs :  Al Ewing, Jason Aaron, Cafu, Ramón K. Pérez, Cian Tormey, Jesus Aburtov et Frazer Irving
    Éditeur : Marvel 4 février 2020
    Pages : 128

    Ce volume 1 contient Valkyrie : Jane Foster 1-5 et War of the realms : Omega. La guerre des royaumes est terminée. Asgard et les peuples de la Terre ont vaincu l'alliance autours de Malekith. Mais la guerre ne fut pas sans victimes. Les valkyries sont mortes. Le roi des géants des glaces est mort. Et Jane Foster ayant pris une dernière fois le manteau de Thor s'est liée à un étrange matériel. Elle se demande ce qui pourrait être son rôle dans ce nouvel univers. Pas Thor, pas une divinité, mais pourrait-elle être quelque chose de différent ? Pourrait-elle devenir une valkyrie ?

    SPOILERS

    Ceci n'est que le premier volume. Je ne sais pas s'il existera un grand nombre de numéros puisque la série semble avoir été annulée après le volume 2. Si c'est le cas ce serait dommage. En effet, les auteurs débutent tout juste à mettre en place quelques éléments. Ils expliquent ce qu'est une valkyrie dans l'univers Marvel et comment fonctionne la mort. Pour cela, ils changent aussi le métier de Jane Foster qui passe de doctoresse à médecin légiste, ce qui va bien avec son nouveau rôle.

    En effet, Thor est une héroïne et une divinité. Une valkyrie implique d'accepter un travail. Celui-ci est de guider les âmes des guerriers et guerrières en direction de l'au-delà afin de leur offrir la récompense méritée. Sans valkyries les âmes sont perdues et ne peuvent pas trouver un chemin vers une forme de paradis. Pire encore, d'autres êtres pourraient vouloir prendre le contrôle du rôle pour des buts malfaisants, comme on le voit dans ce premier volume.

    *
    ** 
    *** 
    **** Une continuation intéressante de l'histoire de Jane Foster mais qui, malheureusement, pourrait se terminer trop tôt
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 7. Pack Animals par Peter Anghelides

    Titre : Torchwood 7. Pack Animals
    Auteur :  Peter Anghelides
    Éditeur : Penguin 15 août 2018
    Pages : 256

    CW : meurtres, tendances psychophobes

    Torchwood est une association secrète dont la majorité des capacités ont été détruites lors de la chute de Torchwood 1 à Londres. Torchwood Cardiff n'est composé que de 5 personnes. 5 personnes pour protéger le monde, cacher les secrets et éviter de futurs problèmes. Torchwood peut agir mais ne peut pas stopper une véritable invasion. Malheureusement, c'est exactement ce qui semble être en train de se dérouler. Plusieurs lieux de Cardiff sont touchés par ce qui semblent être des aliens. Mais, plus étonnant, une autre organisation semble tenter de contenir les incursions.

    SPOILERS

    Ce n'est pas la première fois que Torchwood est confronté à d'autres organisations. En dehors de UNIT, on sait que certaines entreprises usent de la technologie alien et sont capables de contrer Torchwood. Ce roman s'inscrit dans cette tendance avec une entreprise familiale qui réussit à éviter d'être surveillée par Torchwood. Le problème, comme l'auteur le dit à plusieurs reprises, c'est que Torchwood est trop petit. Il n'y a pas assez de personnes pour faire tout ce qui serait nécessaire en cas de besoin. Malheureusement, l'auteur ne prend pas le temps d'expliquer pourquoi Jack Harkness ne souhaite pas créer une organisation plus importante (même si on peut le deviner).

    Un autre problème concerne le protagoniste principal : Gareth. Ce dernier invente un jeu de carte avec un objet offert par ses frères afin de ne pas être ennuyé durant leur travail. Il est aussi décrit comme ayant des problèmes de colères mais aussi comme quelqu'un de neuroatypique. Cette caractéristique, selon le roman, en fait un danger pour les personnes qui sont proches de lui. La neuroatypie est donc décrite comme quelque chose de dangereux alors qu'il est sous-entendu à plusieurs reprises que Gareth a subi des actes d'humiliation, et pire. Plutôt que de considérer les souffrances subies dans le passé pour expliquer les actes de Gareth l'auteur préfère utiliser un cliché, ce qui prouve son manque de recherches concernant le sujet.

    *
    ** 
    *** Un peu plus d'attention à l'intrigue aurait rendu ce roman bien meilleur
    ****
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    Image : Éditeur

  • The Unbeatable Squirrel vol 12. To all the squirrels i've loved before par Ryan North, Derek Charm, Erica Henderson et Rico Renzi

    Titre : The Unbeatable Squirrel vol 12. To all the squirrels i've loved before
    Auteur-e-s :  Ryan North, Derek Charm, Erica Henderson et Rico Renzi
    Éditeur : Marvel 10 mars 2020
    Pages : 112

    Ce volume 12 contient The Unbeatable Squirrel Girl (2015B) 47-50. Et voici le dernier volume de Squirrel Girl. Doreen a un nombre important d'ami-e-s. Mais elle s'est aussi fait un nombre impressionnant d'ennemi-e-s. Mellissa Morbeck est la seule personne qui connait son identité. Et après beaucoup de préparation elle est prête à frapper. Elle commence en dévoilant l'identité réelle de Squirrel Girl, la plaçant en danger ainsi que ses ami-e-s. Pire encore, Melissa essaie de prendre le contrôle du "pouvoir de l'amitié." Est-ce la fin pour Doreen ?

    SPOILERS

    Cette série a duré 12 volumes (sans compter le volume qui concerne le clone maléfique mais pas si maléfique de Doreen). 12 volumes dans lesquels un nombre grandissant de personnages fut impliqué. 12 volumes dans lesquels Doreen gagne toujours car elle n'est pas uniquement forte, elle utilise son intelligence et elle tente d'aider ses adversaires, pour mieux s'en faire des allié-e-s plus tard. 12 volumes d'un série bien écrite, drôle et qui ose utiliser l'informatique pour donner la victoire à Doreen.

    L'intrigue de ce dernier volume n'est pas surprenante. Les ennemi-e-s de Doreen se liguent contre elle mais ses ami-e-s n'hésitent pas à l'aider. Même l'arrivée d'anciens adversaires ne m'a pas surpris, encore moins l'arrivée de Galactus. Cependant, cette absence de surprise n'est pas négative. Elle s'inscrit dans une écriture qui préfère offrir des moyens de rédemptions aux ennemi-e-s de Doreen ce qui lui permet d'avoir des allié-e-s un peu partout. Cette fin est parfaitement logique.

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    ***** Et ce fut la fin d'une magnifique série

    Image : Éditeur

  • The Unbeatable Squirrel vol 11. Call Your Squirrel Friend par Ryan North, Derek Charm, Naomi Franquiz, Erica Henderson et Rico Renzi

    Titre : The Unbeatable Squirrel vol 11. Call Your Squirrel Friend
    Auteur-e-s :  Ryan North, Derek Charm, Naomi Franquiz, Erica Henderson et Rico Renzi
    Éditeur : Marvel 24 septembre 2019
    Pages : 128

    Ce volume 11 contient Unbeatable Squirrel Girl (2015B) 42-46. Vous passez un peu de temps pour vous quand soudain Kang décide de vous attaquer pour une raison incompréhensible. Vous prenez des vacances quand soudain vous êtes téléporté-e-s sur Terre en pleine guerre. Si vous vous retrouvez dans ces problèmes vous êtes Doreen. Car après avoir échappé à la plupart des événements de l'univers Marvel Doreen va s'impliquer dans la Guerre des Royaumes avec l'aide de Loki et d'une ancienne ennemie.

    SPOILERS

    Je ne suis pas fan des événements que ce soit chez Marvel ou DC. Ces événements sont rarement intéressants, trop nombreux, n'ajoutent pas grand-chose à l'histoire et surtout imposent des intrigues sur d'autres séries ce qui impose d’interrompre ou d'annuler des intrigues en cours ! Cependant, War of the realms est l'un des rares événements que j'ai apprécié ces dernières années j'états donc curieux de savoir comment Doreen serait impliquée.

    Le volume commence par un numéro spécial qui célèbre 50 numéros de la série en reliant différentes versions de Squirrel Girl. L'intrigue n'est qu'un prétexte à une réunion sympathique sans conséquences. Dès la suite, on observe ce que fait Doreen dans la Guerre es Royaumes. Ryan North a la bonne idée de l'envoyer dans une mission individuelle avec une ancienne ennemi vaincue aux tous débuts de la série. Leurs interactions sont réalistes mais, comme toujours, Doreen offre un moyen de devenir une meilleure personne. Elle réussit aussi à vaincre les Géants de Glace en utilisant son intelligence et ses capacités rhétoriques.

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    ***** Et il ne resta qu'un dernier volume

    Image : Éditeur

  • The Unbeatable Squirrel vol 10. life is too short, squirrel par Ryan North, Derek Charm, Naomi Franquiz et Rico Renzi

    Titre : The Unbeatable Squirrel vol 10. Life is too short, squirrel
    Auteur-e-s :  Ryan North, Derek Charm, Naomi Franquiz et Rico Renzi
    Éditeur : Marvel 19 mars 2019
    Pages : 120

    Ce volume 10 contient The Unbeatable Squirrel Girl (2015B) 37-41. Squirrel Girl est morte. La communauté héroïque, les médias et la ville de New York ont annoncé sa mort peu de temps après qu'elle ait sauvé la vie d'une famille. Un enterrement a eu lieu. Mais Doreen est en vie ! Qui a imité Squirrel Girl jusqu'à faire croire à sa mort. Et qui peut non seulement imiter son corps mais aussi ses pouvoirs ? A qui Doreen peut-elle faire confiance ?

    SPOILERS

    Il ne me reste plus que deux volumes de cette série. Je ne regrette pas du tout mes achats ni de l'avoir lue d'une seule traite. Bien que l'on puisse sentir que les auteur-e-s commencent à être à court d'idées illes sont toujours capables de créer des histoires de bonne qualité avec des personnages bienveillants qui essaient de trouver des solutions capables d'aider tout le monde.

    Dans ce nouvel arc nous avons donc à nouveau une personne qui n'est pas si dangereuse qui prévu. Alors que son espèce est une ennemie de l'humanité Squirrel Girl souhaite observer les individus et leurs actions, et aider si besoin. J'ai surtout beaucoup apprécié que les problèmes de cet arc proviennent de la tendance de Doreen à ne pas combattre mais à réfléchir avant de prendre des décisions et d'attaquer, ce qui n'aurait pas été le cas dans d'autres séries.

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    ***** Et il ne resta plus que deux volumes

    Image : Éditeur

  • The Unbeatable Squirrel vol 9. Squirrels Fall Like Dominoes par Ryan North, Derek Charm et Rico Renzi

    Titre : The Unbeatable Squirrel vol 9 Squirrels Fall Like Dominoes
    Auteur-e-s :  Ryan North, Derek Charm et Rico Renzi
    Éditeur : Marvel 27 novembre 2018
    Pages : 128

    Ce volume 9 contient The Unbeatable Squirrel Girl (2015B) 32-36. Doreen et ses ami-e-s n'ont pas eu le temps de souffler. Elle décide donc, avec Nancy, de proposer une petite soirée jeu au sein d'un escape game. Elle propose aussi d'inviter Kraven. Mais l'escape game pourrait-il être un piège ? Et que faire lorsque la police de New York décide d'arrêter Kraven pour ses nombreux crimes ? Doreen va devoir prendre des décisions difficiles.

    SPOILERS

    Depuis le début de la série Doreen est montrée comme quelqu'un qui croit aux possibilités de rédemptions. Kraven n'est que l'un des personnages qu'elle a aidé à trouver un autre moyen de vivre et qui, progressivement, devient un peu meilleur. Cependant, il reste un criminel et il est normal que son passé soit confronté à un moment donné. Les auteur-e-s ont décidé de ne pas mettre en cause leur création tout en acceptant le passé de Kraven. Doreen reste donc plein d'espoir tout en acceptant le passé et les défauts de Kraven, créant un arc émotionnel pour nous.

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    ***** Personne n'est surpris

    Image : Éditeur

  • The Unbeatable Squirrel Girl Vol. 4 par Ryan North, erica Henderson, Rico Renzi, Chip Zdarsky, Iris Holdren, Madeline McGrane, Tom Fowler, Carla Speed McNeil, Michael Cho, Rahzza, Anders Nilsen, Jim Davis, Nilah Magruder, Geoffo et Siya Oum

    Titre : The Unbeatable Squirrel Girl Vol. 4
    Auteur-e-s :  Ryan North, Erica Henderson, Rico Renzi, Chip Zdarsky, Iris Holdren, Madeline McGrane, Tom Fowler, Carla Speed McNeil, Michael Cho, Rahzza, Anders Nilsen, Jim Davis, Nilah Magruder, Geoffo et Siya Oum
    Éditeur : Marvel 5 février 2019
    Pages : 272

    Ce volume 4 contient The Unbeatable Squirrel Girl (2015B) 22-31, A Year Of Marvels: The Unbeatable et Not Brand Echh 14. Doreen est de retour avec Nancy. Travailler ses études est une bonne chose mais, parfois, il faut se détendre. Les deux amies décident donc d'essayer de gagner un concours basé sur des puzzles informatiques compliqués. Et elles gagnent... un voyage en Terre Sauvage afin de voir les derniers dinosaures de la Terre ainsi que... Ultron ?!? ce n'est pas la seule aventure de ce volume qui envoie Nancy et Doreen dans l'espace pour combattre le Surfeur d'Argent.

    SPOILERS

    Cette série est toujours aussi adorablement bien écrite et drôle. On pourrait croire que je me lasserais mais non, j'en veux encore ! Je suis réellement très heureux de m'être lancé dans celle-ci après beaucoup d'hésitation. Les auteur-e-s font réellement attention au message délivré par la série. Les personnages ne sont pas parfaits mais essaient d'être un peu meilleures et de trouver des solutions qui permettent de faire plaisir à tout le monde.

    Personnellement, j'ai beaucoup aimé les derniers numéros. L'un se déroule dans l'espace et montre Doreen tenter de persuader Nancy de ne pas user de violence. Doreen accepte et reconnait ses propres travers et essaie de démontrer que la force n'implique pas le droit d'en user. Le dernier numéro est probablement mon préféré pour l'instant. On observe les deux amies passer leur vie ensemble, se soutenant mutuellement jusqu'à la fin. Une courte histoire émotionnellement forte.

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    ***** Je n'ai pas changé d'avis

    Image : Éditeur