Hassan's Stories - Page 3

  • Black science 9. No authority but yourself par Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio

    Titre : Black science 9. No authority but yourself
    Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio
    Éditeur : Image comics 30 octobre 2019
    Pages : 160

    Ce dernier volume contient Black science 39-43. L'eververse est finalement détruit. Et Grant McKay est le coupable. La dernière dimension existante est sous le contrôle de la sorcière Doxa et de ses armées. Là aussi, Grant McKay est le coupable. Il a toujours souhaité faire le bien mais il est devenu un destructeur car il refuse toute forme de barrière à ses idées. Heureusement, il reste un espoir de tout recréer. Mais cela implique de laisser la personne qu'il déteste le plus prendre le contrôle de la réalité.

    SPOILERS

    Cette série ne se termine pas réellement. On ne sait pas exactement de quelle manière Doxa est vaincue et il semble que l'auteur ne pense pas cela important. Ce qui est important c'est Grant, ses relations et ses souhaits. Ainsi, ce comics ne se termine pas réellement. Au contraire, il semble reconstituer un nouveau cycle. Grant McKay est responsable de malheurs, il découvre le voyage au sein de l'eververse et il y entre afin de trouver un moyen de réparer ses erreurs créant par là un danger pour tout ce qui existe.

    Mais ce dernier volume nous permet de comprendre le cauchemar de Grant et le paradis de Kadir. Ces deux personnages incarnent deux postures idéologiques contraires. L'un en faveurs de la liberté et de la création tandis que le second incarne le contrôle et la rationalité. Ainsi, le paradis de l'un est nécessairement le cauchemar de l'autre. Et le paradis de Kadir implique un contrôle important de tous les aspects de la vie des humain-e-s afin de leur offrir la meilleure vie possible. Mais cela implique aussi un fort contrôle des activités de tout le monde étouffant absolument toute créativité. Face à cela, Grant ne peut que réagir d'une manière violente pour atteindre son idéal de liberté. Mais la dernière planche montre que, au final, le réel paradis de Grant n'est pas réellement la liberté totale mais de vivre en paix avec sa famille et ses ami-e-s terminant d'une manière réussie une série de 9 volumes

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    **** Un dernier volume qui ne résout rien des événements mais qui résout l'identité de Grant McKay.

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    Image : Éditeur

  • The book of dust 2. The secret commonwealth par Philip Pullman

    Titre : The book of dust 2. The secret commonwealth
    Auteur : Philip Pullman
    Éditeur : Penguin 3 octobre 2019
    Pages : 704

    TW : Mention et récit d'abus sexuels

    Plusieurs années ont passé depuis la guerre entre la République et l'Autorité. Depuis, Lyra Belacqua, connue aussi sous le nom de Silvertongue, est devenue une jeune femme studieuse. Elle continue ses études sans trop de problèmes dans une université pour femmes tout en vivant, durant les vacances, à Jordan College. Mais sans qu'elle ne s'en doute, une partie du Magisterium souhaite toujours sa capture et commence à mettre en place différentes méthodes pour supprimer ses protections légales et secrètes. Pratiquement du jour au lendemain, elle doit fuir et se rend compte que l'Europe entière est touchée par les changements de pouvoir au sein du Magisterium et d'étranges problèmes sur les routes de la soie.

    SPOILERS

    Lorsque la première trilogie, la boussole d'or, sortait je l'attendais avec autant d'impatience que les livres Harry Potter. Le dernier tome a toujours un effet particulièrement fort sur moi. J'aimais tous les personnages et les univers tissés autours d'elleux. Bien entendu, ce fut avec une grande attente que je suivis la nouvelle d'une nouvelle trilogie se déroulant avant et après les événements de la boussole d'or. Malheureusement, le premier livre fut une grande déception...

    Comme l'a très bien dit quelqu'un sur goodreads, on se demande de quoi souhaite parler Pullman. Le livre est rempli de références à différents problèmes qui mériteraient tous une attention soutenue. Nous avons des changements géopolitiques qui semblent être manipulés autours d'une recherche scientifique considérée comme dangereuse par l’église. Nous avons un problème de guerre civile et de réfugiés qui tentent de s'enfuir en Europe. Et nous avons le retour d'une forme de défiance d'un gouvernement contre son propre peuple. Gouvernements qui usent de méthodes illégales pour s'attaquer à des personnes qui n'ont pas les opinions acceptables. Mais tous ces thèmes ne sont pas assez traités pour donner l'impression d'un récit qui traite de son sujet.

    De plus, nous avons le problème de la rationalité face à l'irrationalité. Ce thème est au centre de la relation entre Pantalaimon et Lyra puisqu'il les mène à se confronter et à la fuite de Pantalaimon. Là ou Lyra défende la rationalité à tous prix Pantalaimon essaie de défendre l'existence de l'irrationnel et sa nécessité pour la vie. Malheureusement, il est difficile pour moi de croire que ce désaccord puisse mener aux décisions extrêmes de Lyra et Pantalaimon. De plus, la division entre les deux termes du désaccord me semble trop extrême. Il est parfaitement possible de posséder une posture rationnelle tout en acceptant une part d'irrationalité au sein de l'univers.

    Enfin, je déplore le traitement du personnage de Lyra. Maintenant qu'elle est une jeune femme on apprend qu'elle a une vie sexuelle consentante, ce qui n'est pas critiquable, mais l'auteur démontre sa méconnaissance de certains sujets dans plusieurs chapitres. Premièrement, il explique que Lyra apprécie les regards sexualisant des hommes à cause du pouvoir que cela lui donne sur eux. L'auteur ne comprend donc pas leurs effets sur la vie des femmes, compréhension qu'il aurait eue s'il avait décidé de parler à une femme. De plus, l'auteur explique que Malcolm, personnage de ce roman et du premier Book of dust, fut attiré sexuellement par Lyra alors qu'elle avait entre 15 et 16 ans et lui 26 ans. Malcolm était le professeur de Lyra et il est toujours attiré lorsqu'elle est majeure. Ainsi, l'auteur décrit une relation potentielle basée sur une relation de pouvoir d'un homme plus âgé, socialement plus élevé et en position de pouvoir supérieur, sur une femme plus jeune, voire mineure. Pullman semble user de Lyra pour justifier la potentialité d'une telle relation. Enfin, nous avons le chapitre 31... Dans ce chapitre Lyra subit une tentative de viol. Celle-ci est défendue par le fait que Lyra ne s'est pas habillée assez modestement, qu'elle est seule sans hommes. Soit, que les hommes ne sont pas capables de se restreindre. L'acte ne sera jamais officiellement puni, le fait que Lyra se soit battue étant considéré comme suffisant. À la suite de cet événement, elle portera des vêtements considérés modestes. Soyons clair, rien ne va dans ce chapitre ni dans sa résolution. De plus, il est totalement inutile pour la résolution de l'intrigue générale et ne sert qu'à rabaisser une femme décrite comme arrogante et méritant ses malheurs depuis le début du livre.

    Ce second volume est non seulement une déception, car il ne se termine pas, mais l'auteur prouve, encore une fois, sa méconnaissance des situations qu'il met en place. On a l'impression d'un énorme cheni qui ne sert qu'à préparer au dernier volume.

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    *** Confus, désordonné, l'auteur semble ne pas savoir ce qu'il souhaite.

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    Image : Éditeur

  • Paper Girls 6 par Brian K. Vaughan, Cliff Chiang, Matt Wilson et Jared K. Fletcher

    Titre : Paper Girls 6
    Auteurs : Brian K. Vaughan, Cliff Chiang, Matt Wilson et Jared K. Fletcher
    Éditeur : Image comics 25 septembre 2019
    Pages : 144

    Ce volume 6 contient Paper Girls 26-30. Lors des aventures précédentes les 4 amies avaient été dispersée sur différentes époques après avoir réussi à échapper aux combattants de leur futur. Mais que peuvent-elles faire sans moyens de rentrer chez elles ni de se contacter mutuellement ? Et comment échapper aux deux camps qui luttent au sein des différentes époques ? D'autant que leur disparition de l'année 1988 pourrait avoir des conséquences graves.

    SPOILERS

    Ce dernier volume conclut les intrigues des 5 autres. Durant ces différents volumes ont observait une guerre se dérouler mais sans la suivre dans l'ordre chronologique. Les auteurs ont construit leur intrigue afin de diviser les différents événements en ne suivant que la chronologie des 4 paper girls. Cela permettait d'éviter de trop en dire sur les raisons de la guerre et sur son fonctionnement futur. On ne savait pas non plus qui avait réellement raison et qui avait débuté la guerre. Dans ce sixième volume les différents événements sont enfin cohérents et l'on comprend mieux ce qui s'est déroulé.

    Cette série permet aussi de parler d'amitié, d'amour et du passage à la vie adulte. Les 4 jeunes femmes apprennent à se connaitre et s'aimer, voire à être en couple, tout en essayant de comprendre leur place dans l'univers. Les différents événements permettent de les rapprocher et d'en faire de véritables amies. La connaissance de leurs vies future leur permet aussi de mieux comprendre ce qu'implique de grandir, soit de perdre ses illusions et de voir ses anciennes connaissances disparaitre, sans pour autant y perdre quelque chose.

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    **** Une petite série que j'ai apprécié suivre.

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    Image : Éditeur

  • Livewire 2. Guardian par Vita Ayala, Kano et Saida Temofonte

    Titre : Livewire 2. Guardian
    Auteur-e-s : Vita Ayala, Kano et Saida Temofonte
    Éditeur : Valiant 11 septembre 2019
    Pages : 112

    Ce volume 2 contient Livewire 5-8. Amanda McKee a décidé de lutter pour les droits des psiotiques. En effet, depuis que Peter Stanchek a décidé d'activer toutes personnes qu'il croise le nombre de psiotiques augmente fortement. Et la peur de ce qu'illes peuvent accomplir augmente tout autant permettant le développement de nouvelles armes. Mais Amanda McKee souhaiterait éviter l'erreur qui a conduit à faire d'elle une fugitive qualifiée de terroriste. Lorsqu'elle se rend compte que certains enfants psiotiques disparaissent pour être éduqué au sein d'une nouvelle école elle ne peur qu'enquêter. Est-ce enfin un moyen de vivre en paix ou en danger supplémentaire ?

    SPOILERS

    Sans trop impliquer le personnage dans d'autres séries, ce qui permet de suivre ses aventures sans avoir l'impression de ne pas comprendre certains aspects, ce nouveau volume reste dans ce qui a été établi précédemment. Logiquement, le gouvernement met en place une école afin d'éduquer les enfants psiotiques à se contrôler et, prochainement, à se battre. On retrouve un aspect déjà montré mais le fait que Livewire ait vécu et soit devenue adulte au sein d'une structure du même type rend ses réactions bien plus personnelles. Elle souhaite éviter qu'une structure fasse d'enfants de futurs soldats à 'aide de techniques qu'elle a elle-même subie.

    De plus, elle est confrontée à son double au sein de cette nouvelle structure. Une femme qui valorise le contrôle et la loyauté envers la directrice de l'école. Plus encore, elle souhaite la sécurité des enfants qu'elle est chargée d'entrainer. Nous avons donc deux personnages semblables qui se confrontent ce qui impose une remise en question, par Amanda McKee, de ses choix et méthodes et du caractère dangereux ou non de l'école qu'elle a infiltrée. Encore une fois, au lieu d'un grand spectacle ce volume nous offre quelque chose de plus individuel et personnel pour son personnage principal.

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    **** Un second volume qui continue de construire son personnage et qui préfère se concentrer sur ses choix et remises en question plutôt que sur des scènes spectaculaires.

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    Image : Éditeur

  • The divine cities 3. City of miracles par Robert Jackson Bennett

    Titre : The divine cities 3. City of miracles
    Auteur : Robert Jackson Bennett
    Éditeur : Penguin 26 janvier 2018
    Pages : 439

    Sigrud se cache depuis près d'une décennie. Lors de cette décennie son amie a perdu son statut de Première Ministre. Elle vit recluse chez elle avec sa fille adoptive. Sigurd ne fait qu'attendre la possibilité de rentrer chez lui après les crimes commis à la suite de la mort de sa fille. Mais même lui peut recevoir des nouvelles générales du monde. Lorsqu'il apprend que son amie a été assassinée il décide de comprendre qui souhaitait la mort d'Ashara Komayd et pour quelles raisons. Son enquête lui permet rapidement de comprendre que son ancienne amie s'était lancée dans une nouvelle guerre, mais contre qui ?

    SPOILERS

    Chacun des livres de cette trilogie se concentre sur un personnage précis. Jusqu'à maintenant, Sigurd n'était que la brute de service capable de tuer et de survivre à volonté. Ce livre lui donne enfin un peu plus de substance en posant une question pourtant logique : comment Sigurd fait-il pour survivre ? L'auteur décide d'y répondre en jouant sur le divin. Mais il n'en fait pas une excuse. Il utilise le divin et les miracles comme des objets, des outils, qui agissent d'une certaine manière et qui peuvent être détournés de leur but. Ainsi, Sigurd est fort grâce à un lien avec le divin mais aussi parce qu'il accepte ce lien et ne remet pas en question ses actes. Tout ce roman est donc un moyen de développer le caractère de Sigurd et de lui donner une fin que j'ai beaucoup aimé.

    Mais ce personnage s'inscrit aussi dans un thème plus vaste qui prend sa source dans le premier tome et se termine ici. Depuis le début de cette trilogie se pose la question du pouvoir, du pouvoir de modifier sa réalité. Ce pouvoir est d'abord tenu par les divinités puis les dirigeants de Saypur mais jamais d'une manière égalitaire. Une entité ou un état tente de tout contrôle. Dès le début, le but d'Ashara est de briser cet état de fait et de donner un peu plus de contrôle à bien plus de personnes. Ce roman permet d'intégrer ceci au sein de ce qui reste des divinités, dont l'une souhaite intégrer le pouvoir de toutes les autres afin de marquer sa domination, mais aussi dans les relations entre Saypur et les autres nations de cet univers. Ashara est décrite, à plusieurs reprises, comme une femme qui a décidé de ne pas user de son pouvoir pour s'attaquer aux personnes, même ses ennemies, mais pour donner la possibilité d'un changement dans le futur, que cela soit bon ou mauvais. Ainsi, même si les changements de la fin du roman sont peu décrits ils entrent parfaitement dans cette idée en créant la possibilité d'un futur plus proche de l'égalité pour le plus grand nombre, en donnant l'occasion au plus grand nombre de modifier leur réalité selon leurs souhaits.

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    ***** Un très bon dernier tome avec l'une des fins les plus réussies que je connaisse.

    Image : Éditeur

  • L'épée de vérité 1. La première leçon du sorcier par Terry Goodkind

    Titre : L'épée de vérité 1. La première leçon du sorcier
    Auteur : Terry Goodkind
    Éditeur : Bragelonne 18 septembre 2015
    Pages : 1025

    CW : Torture, cannibalisme, abus sexuels

    Richard Cypher est un forestier. Son frère est le prochain dirigeant des Terres de l'Ouest. Celles-ci sont l'un des trois royaumes divisés par deux frontières infranchissables. Rares sont les personnes qui tentent de les traverser et leur destin est peu enviable. Mais l'impensable a lieu, une femme suivie par quatre hommes a réussi à traverser. Elle annonce à Richard non seulement un danger futur, la prise de contrôle du monde par un certain Darken Rahl, mais aussi sa recherche d'un ancien sorcier capable de nommer un Sourcier de vérité, un titre qui donne à son détenteur un pouvoir sans mesure. Ce Sourcier aura une mission : empêcher Darken Rahl de prendre le pouvoir absolu.

    SPOILERS

    Je n'avais jamais lu Goodkind jusqu'à maintenant. Ce n'est que parce qu'on m'a offert ce livre que j'ai décidé de me lancer dans cet auteur qui, sans savoir pourquoi, ne m'attire pas franchement. Son univers semble intéressant mais je n'ai pas réellement envie de m'y plonger. En revanche, j'avais vu la série qui est très médiocre tout en sachant comment être drôle à plusieurs reprises. Le livre est, bien entendu, très différent. C'est une bonne chose puisque cela permet de complexifier ce que la série avait (trop ?) simplifié. Ainsi le fonctionnement de la magie et des boites d'Orden est bien plus compliqué que dans la série, même si on souhaiterait en savoir plus. Il faudrait probablement lire les autres tomes pour avoir une compréhension plus forte du système de magie.

    Cependant j'ai eu beaucoup de mal à entrer dans le livre. En particulier, j'ai l'impression que le roman souffre d'une traduction difficile. Je ne sais pas si les termes originaux étaient compliqués à traduire en français mais j'ai souvent eu l'impression d'une forme d'artificialité imposée par la traduction. Peut-être est-ce dû au style de l’auteur ? Il faudrait comparer avec la version originale pour le savoir.

    J'ai aussi eu beaucoup de mal à apprécier les personnages. Celleux-ci sont peu intéressant-e-s et peu intelligent-e-s. Richard, par exemple, ne comprend que très tardivement des faits mis en place dès le début du roman. Pour un être d'exception chargé de découvrir la vérité il est singulièrement aveugle et il me semble que ceci ne dépend pas autant de l'intrigue, même si cet aveuglement est justifié par la première leçon, que du besoin de créer du suspens. Je suis donc un peu sceptique face à l'histoire telle qu'elle est racontée et je ne sais pas si je souhaite en lire davantage.

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    *** J'ai craint de ne pas apprécier ce roman. Sans que cela soit le cas je ne pense pas avoir réussi à l'apprécier.

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    Image : Éditeur

  • The divine cities 2. City of blades par Robert Jackson Bennett

    Titre : The divine cities 1. City of blades
    Auteur : Robert Jackson Bennett
    Éditeur : Penguin 26 janvier 2016
    Pages : 496

    Plusieurs années se sont déroulées depuis le premier Tome. Shara est maintenant la Première Ministre de Saypur et elle fait tout ce qu'elle peut pour donner plus de pouvoirs et de richesses au Continent. Mais ses efforts ne sont appréciés ni par ses collègues ni par l'armée. Afin d'aider à la réussite de son programme elle s'est alliée à la nouvelle République créée par son vieil ami, Sigrud. Celle-ci utilise les capacités considérables en ingénierie et en navigation de ses citoyen-ne-s afin de créer un port international vers la cité de Voortyashtan. Cependant, un agent du ministère a disparu près de cette cité. Shara décide d'envoyer une amie, et générale à la retraite, sur place pour enquêter. Il est l'heure pour Mulagesh de terminer ses vacances.

    SPOILERS

    Le second tome reprend les éléments du premier mais sans avoir besoin de construire autant de décors. On retourne donc immédiatement avec un auteur qui considère que les personnes qui lisent connaissent son univers. Ainsi, ce second tome peut être lu sans avoir lu le premier. Mais lire City of stairs aide à comprendre certains éléments précis.

    Vu que l'on reprend au même niveau cela implique d'entrer dans un univers qui voit une nation tomber tandis qu'une autre possède force économique et militaire. Bien que la fin du premier voulût montrer une tentative de mieux partager le monde on comprend rapidement que les choses ne sont pas si simples. De nombreuses scènes de ce second tome montre que les soldats de Saypur, et le commandement, défendent une vision raciste et colonialiste de leur rôle. Les continentaux sont insultés, considérés comme des sauvages qu'il faut civiliser mais aussi une menace qu'il faut anéantir avant qu'elle ne puisse prendre forme. Le commandement de la ville, dans ce tome, n'hésite pas à organiser des expéditions punitives afin d'attaquer toutes les personnes qui pourraient être insurgées, ce qui implique des enfants.

    Ainsi, le grand thème de ce tome est l'armée et son rôle. Il existe deux visions. D'une part la vision de la divinité Voortya et celle du commandement local. L'armée est présente pour détruire les ennemis. La définition est très étendue et toutes personnes qui refusent la domination de Saypur devient rapidement ennemie, créant par-là les prémisses d'une rébellion générale. L'armée et la guerre, dans cette vision, sont vues comme l'occasion d'imposer sa volonté et de combattre glorieusement sur le champ de bataille. Le principal caractère qui défend cette vision souhaite atteindre une forme de gloire par la guerre et une mort pensée comme héroïque.

    Mulagesh défend une seconde vision. Dans celle-ci, être soldat implique de servir le monde et les personnes. Le but n'est pas de continuer une guerre mais d'y mettre un terme afin de donner à d'autres personnes l'occasion de construire au lieu de détruire. Mulagesh pense que le combat est nécessaire, mais uniquement dans certaines circonstances et d'une certaine manière. Elle ne tue pas par envie d'atteindre la gloire mais par nécessité en cherchant un moyen de stopper le combat avant même son début. Dans ce tome, cette vision est liée à la fille de Sigurd, Signes, qui, même si capable de se battre, est avant tout une créatrice qui tente de changer le monde non par la guerre mais en donnant des opportunités économiques à la population. Elle aussi, souhaite élever sa nation et les autres afin de partager une prospérité commune.

    Ce second tome de la trilogie peut même être qualifié de meilleur que le premier. L'auteur dépeint des personnages intéressants, compliqués et faillibles. Certaines des relations entre ces personnages sont particulièrement bien écrites, en particulier le lien difficile entre Sigurd et Signes. De plus, l'auteur n'a plus besoin de construire l'univers de la trilogie ce qui lui laisse l'occasion de se concentrer sur l'intrigue. Si le troisième tome est de la même qualité ce sera une très bonne conclusion à une trilogie que j'ai beaucoup apprécié découvrir.

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    **** L'auteur aurait pu mieux thématiser l'aspect colonial de l'une des nations. Mais il montre un grand talent dans la construction de son univers. Les deux suites sont déjà dans ma PAL.

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    Image : Éditeur

  • Atlas historique de l'Inde. Du VIème siècle av. J.-C. au XXIème siècle par Arundhati Virmani

    Titre : Atlas historique de l'Inde. Du VIème siècle av. J.-C. au XXIème siècle
    Autrice : Arundhati Virmani
    Éditeur : Autrement 10 octobre 2012
    Pages : 96

    Je ne connais que peu l'histoire de l'Inde. Bien entendu, je suis le produit d'une vision occidentale de l'histoire, défendue au sein des écoles, qui oublie de parler de ce qui n'est pas européen, en dehors de quelques incursions antiques de la colonisation ou encore des luttes anticoloniales. Mais un besoin prochain m'a poussé à combler ce manque dans ma culture historique. Ce premier livre, un autre est prévu, est avant tout un outil de travail pour mieux visualiser le fonctionnement de l'Inde lors de son histoire.

    Le livre est divisé en 5 parties : Inde ancienne, médiévale, coloniale, en direction de l'indépendance et indépendante. Ces parties dépendent de moments historiques précis qui sont parfois imposés par une vision européenne. C'est le cas, par exemple, de la période médiévale qui fut pensée en Europe pour décrire la période de domination musulmane. Mais c'est le cas aussi de la période coloniale, dominée par le Royaume-Uni. Ces 5 grandes parties sont ensuite divisées en courts chapitres thématiques de deux pages.

    Ces chapitres thématiques permettent de porter une introduction à l'histoire de l'Inde. Ils sont constitués d'un court texte probablement basé, bien que l'appareil critique soit absent, sur des recherches. En dehors de ce texte les éditeurs ont ajouté un court extrait d'une source d'époque. De plus, logiquement, l'atlas est constitué de cartes et de schéma qui illustrent le texte. Ce n'est donc pas dans ce livre que nous trouverons une analyse des controverses ou des causes. Au contraire, nous avons un savoir stabilisé qui laisse de côté une grande partie des débats.

    Enfin, il faut mentionner l'existence d'une chronologie ainsi que d'une courte bibliographie. Ces deux ajouts permettent de faire de cet atlas une bonne introduction à une longue histoire aux nombreuses complications. Je salue aussi le travail sur les cartes, plutôt de bonnes qualités.

    Image : Éditeur

  • The divine cities 1. City of stairs par Robert Jackson Bennett

    Titre : The divine cities 1. City of stairs
    Auteur : Robert Jackson Bennett
    Éditeur : Penguin 9 septembre 2014
    Pages : 464

    Depuis des siècles, le Continent contrôle le monde. Car le Continent n'est pas qu'un simple lieu géographique avec des humain-e-s. C'est le seul endroit du monde à être protégé par des divinités. Celles-ci offrent aux humain-e-s qui les suivent de nombreux miracles, faisant du Continent la plus grande puissance de l'histoire. Mais, il y a près d'un siècle, l'une des colonies, Saypur, s'est soulevée. Avec l'aide d'une nouvelle technologie les armées de paysans de Saypur ont été capable de détruire les divinités, détruisant par la même occasion les cités et la puissance du Continent. Depuis, Saypur est la plus grande puissance du monde. Mais au sein de la cité de Bulikov un complot est en cours, un complot dont le seul indice de l'existence est le meurtre d'un historien.

    SPOILERS

    Robert Jackson Bennett est un auteur que je commence à apprécier de plus en plus. Il fait partie du mouvement qui s'éloigne de la fantasy classique pour entrer dans une fantasy en plein âge industriel. Dans ce livre, les différentes puissances connaissent la poudre, l'électricité et le télégraphe. Saypur est aussi une puissance colonisatrice. Le but du gouvernement de Saypur n'est pas de faire du Continent une puissance égale mais d'utiliser les ressources tout en imposant des lois et une force militaire. Bien entendu, cela implique la mise en place de mouvements opposés, qui pourraient créer une forme de nationalisme. D'une part un mouvement de restauration basé sur le souvenir d'un âge d'or du continent et d'autre part un mouvement de modernisation. Il est dommage que l'auteur ne s'implique pas plus dans ce thème, mais il reste présent.

    Une grande partie du livre repose sur ces deux mouvements en utilisant l'histoire. La personnage principale, Shara, est historienne. Elle connait parfaitement l'histoire et les légendes du monde. Légendes et histoires que les continentaux n'ont pas le droit d'apprendre. Ce sont ces connaissances qui permettent de faire avancer l'intrigue, l'enquête et de comprendre les buts des différents mouvements. À plusieurs reprises, la passion de Shara pour l'histoire est montrée. Un passage, en particulier, l'illustre parfaitement : lorsque Shara découvre un temple que tout le monde pensait perdu et détruit et qu'elle commence à tester les théories des historien-ne-s en déchiffrant les décorations. Personnellement, je ne crois pas avoir de livres de SFF qui explore à tel point la passion de l'histoire et en fait une base importante des événements.

    Un autre thème que j'ai apprécié dans ce roman est celui de la nature du divin. Selon l'auteur, le divin a comme capacité de modifier le monde naturel. La disparition du divin a donc des effets catastrophiques sur le monde qui doit revenir à un fonctionnement qui suit les lois de la physique. Cela a des effets aussi sur le peuple du Continent qui, auparavant, n'avait pas besoin de science ni de médecins. Comme l'écrivait Pratchett, il existe une relation mutuelle entre le divin et les humain-e-s. Les divinités dépendant des humain-e-s pour exister et avoir une histoire tandis que les humain-e-s dépendent du divin pour leur vie et recevoir des règles. C'est en utilisant cette relation que le talent de l'auteur pour construire un univers est le mieux utilisé. En effet, Bennett va aller jusqu'au bout des conséquences que ce type de relation va avoir ce qui lui permet de démontrer les effets sur les divinités mais aussi sur les humain-e-s !

    En bref, Robert Jackson Bennett ne me déçoit pas dans la première trilogie qu'il a écrite. Tout comme j'attends avec impatience la suite de Fondryside, premier tome d'une nouvelle trilogie, je vais me lancer avec un probable bonheur dans les tomes 2 et 3 de la trilogie Divine cities.

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    **** L'auteur aurait pu mieux thématiser l'aspect colonial de l'une des nations. Mais il montre un grand talent dans la construction de son univers. Les deux suites sont déjà dans ma PAL.

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    Image : Éditeur

  • Star Wars 9. The rise of Skywalker

    SPOILERS

    Un temps indéterminé après la bataille entre le Premier Ordre et ce qui reste de la Résistance. Alors que le Premier Ordre continue à prendre le contrôle d'une grande partie de la Galaxie la Résistance, elle, n'est plus que l'ombre d'elle-même. Elle est la seule force qui semble vouloir se battre en faveurs de la liberté alors que ce qui reste des planètes libres évitent de se battre. L'espoir est mince mais heureusement une nouvelle génération s'est levée et reprend le flambeau. Rey, elle-même, essaie d'être digne de la confiance de Luke Skywalker en suivant les enseignements de la générale Leia Organa. Mais un événement la force à parcourir la Galaxie afin de chercher une information qui pourrait modifier le destin de tout le monde.

    SPOILERS

    Parlons immédiatement de ce qui fâche. Oui ce film décide d'oublier totalement le huitième. Ce dernier est probablement mon Star Wars favori car il détruit la mythologie tout en la réinventant totalement. Le film possède aussi l'action Jedi la plus logique de toute la saga. Sans oublier la beauté de la photographie. Malheureusement, Disney préfère l'oublier par peur de la différence et donc, naturellement, utiliser un de yes men pour créer le neuvième film. Ce dernier fait tout son possible pour détruire le huitième film en réinstaurant le mystère de la famille de Rey et en plaçant au second plan Rose ainsi que la relation entre Fin et Poe (bien que je choisisse de considérer la relation entre Rey, Fin et Poe comme un trouple). La réalisation use de nombreux plot twist sans réellement nous donner le temps de les comprendre ni de les intégrer. Le début même du film en est un. Cela donne un rythme étrange avant d'arriver vers les superbes dernières scènes qui, heureusement, permettent de sauver le film en ce qui me concerne.

    Outre cela, le film reste dans la pensée de la saga. Ce qui compte est l'équilibre au sein de la Force. Lors de la première trilogie cela impliquait de faire tomber l'Empereur. Lors de la seconde trilogie cela impliquait les Jedis, bien trop puissants et nombreux et donc aveugles. Dans cette nouvelle trilogie c'est le couple spirituel Ben Solo / Kylo Ren et Rey qui permet de créer un équilibre. Les deux sont soumis à l'appel du côté opposé et tentent de l'éviter. Lorsque l'un tombe l'autre se relève. Les deux personnages, via l'équilibre qu'illes créent, se supportent l'un l'autre ce qui permet de lutter contre la puissance trop importante des Siths ou des Jedis. Une grande partie du film s'intéresse d'ailleurs à Rey et à sa peur de devenir une nouvelle Sith, incapable d'accepter la paix et souhaitant tout contrôler. Il est clair qu'elle en a les capacités.

    Le film défend aussi l'importance de l'union et de l'amitié. Rey n'aurait jamais réussi sans l'aide de ses ami-e-s et c'est lorsqu'elle les repousse qu'elle prend de mauvaises décisions. Mais cela va plus loin. Comme le disent plusieurs personnages, le Premier Ordre et l'Empire réussissent à gagner non par leur force uniquement mais en faisant croire aux personnes qui souhaitent résister que personne n'est présent pour les aider. Encore une fois, la Rébellion est annoncée comme morte et les planètes sont divisées afin de forcer leur abandon. Ce n'est que l'union de la Galaxie, non au sein d'une force militaire mais une force civile, qui peut permettre d'abattre les tyrans et, peut-être, de reconstruire la Galaxie.

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    *** Le fan en moi a envie de donner plus. Mais la trahison envers le magnifique huitième film est trop difficile à accepter.

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    Image : Site officiel

  • Histoire de la Rome Antique par Yann Le Bohec

    Titre : Histoire de la Rome Antique
    Auteur : Yann Le Bohec
    Éditeur : Presses Universitaires de France 11 janvier 2017
    Pages : 128

    Cette page l'a souvent montré, les livres sur l'histoire de la Rome antique sont nombreux. Les livres qui se destinent à un public non-spécialiste sont tout aussi nombreux mais tous ne sont pas de grande qualité. Bien entendu, la collection que-sais-je est connue pour éditer des livres synthétiques qui gardent un lien important avec l'état de l'historiographie. Ces petits livres sont souvent un bon moyen d'entrer dans un sujet ou de le connaitre dans ses grandes lignes.

    Ce livre de Yann Le Bohec se concentre surtout sur la période du Haut-Empire mais il n'oublie pas de mentionner le Bas-Empire. Deux chapitres sont consacrés aux origines et à la République. L'auteur y mentionne certaines thèses, comme la réunion de plusieurs villages afin de former de la ville de Rome (une hypothèse contestée). Dans le second chapitre, il explicite la mise en place de la République et son fonctionnement politique. L'auteur mentionner, à raison, que l'on ne peut pas parler de démocratie pour ce régime. Le peuple ne vote que rarement et est soumis au pouvoir politique et religieux du patriciat, décrivant une partie juridiquement constituée du peuple.

    Les 5 chapitres suivant se concentrent sur la période du Haut-Empire. L'auteur y synthétise toutes les questions thématiques et chronologiques que l'on peut se poser. Outre le fonctionnement politique, nous recevons des informations sur la vie de tous les jours de la population. J'ai particulièrement apprécié les propos de l'auteur concernant la vie religieuse. Un thème que je ne connais pas parfaitement en ce qui concerne la Rome antique. Mais la géographie de l'Empire est aussi examinée ainsi que le droit et la guerre.

    Enfin, les deux derniers chapitres se concentrent sur le Bas-Empire et la chute de l'Empire romain d'occident. Au vu du nombre de pages très modestes consacrées à ces quelques siècles l'auteur se concentre, par nécessité, que quelques raisons des crises que connait l'Empire entre le troisième et le cinquième siècle. Yann Le Bohec considère que la fin de l'Empire d'occident est du moins à des événements précisément datés que des changements de nature socio-économique, une position que j'aurais tendance à défendre aussi.

    Nous avons là un très bon petit livre pour les personnes qui entrent dans le sujet et qui souhaitent en savoir plus sur le Haut-Empire. En effet, on peut déplorer l'examen superficiel des périodes monarchistes, républicaine et du Bas-Empire. Cependant, ces manques, mais l'écriture d'un que-sais-je implique des choix, n'enlève rien au travail de Yann Le Bohec.

    Image : Éditeur

  • Journey to Star Wars: The Rise of Skywalker. Spark of the Resistance par Justina Ireland

    Titre : Journey to Star Wars: The Rise of Skywalker. Spark of the Resistance
    Autrice : Justina Ireland
    Éditeur : Disney Book 4 octobre 2019
    Pages : 224

    La Rébellion a vu de meilleurs jours. Après la destruction des principales planètes de la Nouvelle République et l'évacuation hâtive de la base de la Résistance et la bataille contre le Premier Ordre les ressources en personnels et en vaisseaux sont maigres. Poe, Rey et Rose sont chargé-e-s de rechercher de quoi ravitailler la Résistance. Mais, lors de cette mission de routine, ills reçoivent un appel de détresse. Une planète éloignée et méconnue est attaquée par les troupes du Premier Ordre. Ce pourrait être un piège. Ou ce pourrait être l'occasion de stopper le Premier Ordre.

    SPOILERS

    Depuis le huitième film on ne sait pas trop ce qui arrive au sein de la Nouvelle République et de la Résistance. Ce petit roman permet d'en savoir un peu plus en utilisant trois personnages populaires des films. On apprend, sans surprises, que la Résistance est en mauvais état mais qu'elle tente tout de même de lutter contre le Premier Ordre. En particulier, le but est d'empêcher l'organisation de créer assez de force militaire pour réellement tenir la Galaxie ceci grâce à une petite flotte. On sait donc que la Résistance est encore capable de réussites militaires sans pour autant avoir autant de puissance qu'auparavant.

    Cependant, ce roman est destiné à des enfants et donc, comme d'habitude, cela implique une simplification de la narration et de l'intrigue. L'antagoniste du roman a tout de la personne détestable sans que cela ne soit réellement creusé. Pourtant, je pense qu'on aurait pu en savoir plus sur lui et les relations au sein du Premier Ordre entre officier-ère-s. L'action du Premier Ordre est aussi sous-entendu. On sait que l'organisation est dangereuse et cruelle mais jamais on ne le montre, on doit croire l'autrice sur parole. Enfin, l'espèce alien créée pour ce roman ressemble furieusement à des Ewoks. Bref, tout ceci manque de profondeur et d'ambition.

    *

    **

    *** J'aurais aimé un roman avec plus de substances afin de me préparer au prochain film. Dommage.

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    *****

    Image : Éditeur

  • Journey to Star Wars: The Rise of Skywalker. Force Collector par Kevin Shinick

    Titre : Journey to Star Wars: The Rise of Skywalker. Force Collector
    Auteur : Kevin Shinick
    Éditeur : Disney Book 19 novembre 2019
    Pages : 384

    Une petite planète, loin de tout. Sur cette planète un jeune homme, Karr, rencontre une jeune femme, Maize. Cette dernière est la fille d'un diplomate du Premier Ordre. Karr est membre d'une famille d'artisans spécialisés dans le textile. Les deux jeunes suivent les cours dans la même école. Maize est une jeune rebelle tandis que Karr subit les moqueries des élèves à cause de ses évanouissements causés par d'importants maux de tête. Mais Karr a un secret, il est sensible à la force. Depuis son plus jeune âge, il essaie de comprendre comment contrôler ses capacités. Maize, elle, ne croit pas en l'existence des Jedis. Après des problèmes scolaires, les deux fuguent et décident de chercher des traces historiques, archivistiques, de l'existence ou de l'inexistence des Jedis. Leur quête leur permettra de connaitre, enfin, la vérité.

    SPOILERS

    Nous connaissons l'histoire des Jedis, de leur chute et de leur retour. Mais dans l'univers de Star Wars une grande partie de la galaxie ne connait pas cette histoire ni la réalité de l'existence des Jedis. Ce roman explicite ceci puisque les Jedis ne sont qu'une vieille légende, rarement prise au sérieux. Lorsque quelqu'un connait leur existence, souvent il sait ce qu'en a dit Palpatine afin de justifier leur destruction. Le roman nous offre la recherche de deux jeunes pour comprendre ce qui est réel, ce qui est un mensonge ou ce qui lie ces êtres à Karr. D'une certaine manière, on peut voir dans ce roman la défense de la nécessité de posséder des archives qui permettent d'éviter de perdre son histoire. Mais aussi une mise en garde face aux dangers des mensonges lorsqu'ils ne sont pas combattus.

    Cependant, malgré la bonne idée de montrer deux personnages qui ne savent presque rien des Jedis et de leur histoire, le roman est peu intéressant. Il est écrit comme une quête d'objets divers qui permettent toujours d'avancer vers un nouvel objet sur une nouvelle planète. Les personnages se rendent sur plusieurs lieux connus, rencontrent des personnages déjà vus mais ne s’insèrent pas réellement dans l'univers Star Wars. Illes semblent être de simples observateurs. D'une certaine manière, l'auteur ne peut pas faire autrement. Le roman semble se dérouler avant le septième film et il est difficile de créer une aventure qui pourrait avoir un impact important, risquant de contredire les films.

    *

    **

    *** ça se lit, mais ça ne reste pas en mémoire.

    ****

    *****

    Image : Éditeur

  • Ms Marvel 1. Destined par Saladin Ahmed, Minkiu Jung, Juan Vlasco et Ian Herring

    Titre : Ms Marvel 1. Destined
    Auteurs : Saladin Ahmed, Minkiu Jung, Juan Vlasco et Ian Herring
    Éditeur : Marvel 29 octobre 2019
    Pages : 136

    Ce volume 1 contient Magnificent Ms. Marvel 1-6. Ce nouveau volume 1 est écrit par un nouveau scénariste. Bien entendu, cela crée quelques craintes puisque la scénariste précédente a non seulement créé le personnage mais a réussi à écrire des histoires à la fois intéressantes et fortement liées à la vie de Kamala Khan. Le nouveau scénariste reprend immédiatement à la fin du run précédent. Kamala Khan comprend qu'elle n'est pas simplement une héroïne pour sa ville. Une race alien voit en elle la réponse à une ancienne prophétie. Son arrivée devrait permettre de sauver la planète d'envahisseurs.

    SPOILERS

    Commençons par l'important, le nouveau scénariste reste dans ce qui faisait de Kamal Khan un personnage sympathique. Elle continue à s'améliorer et à tenter de créer de bonnes relations avec les habitant-e-s de sa ville, ainsi que les forces de police. Ceci est particulièrement mis en place dans le numéro 1 qui permet de résumer ce qui fait le personnage. Bien que cela implique des redites, des personnes nouvelles y trouveront les informations qui leurs manques. Ainsi, Kamal est bien montré comme une personne qui souhaite avant tout aider les autres même si cela la met en danger.

    Malheureusement, l'auteur prend aussi des décisions qui me semblent peu inspirées. Ainsi, depuis longtemps la mère de Kamala connait son secret. Son père le découvre dans ce numéro. Cela permet de créer une nouvelle complicité, et des tensions, entre les trois personnages. En particulier, Kamala préfère éviter de mentir à ses parents même si cela rend ses activités plus difficiles. La scène durant laquelle sa mère apprend la vérité est d'ailleurs très bien écrite par la scénariste précédente. L'auteur actuel décide, en fin de volume, de faire oublier aux parents le secret de Kamala. À mon avis, cela annule une progression importante du personnage sans véritables bonnes raisons.

    *

    **

    ***

    **** Un premier volume qui n'est pas la catastrophe que je craignais. Je suis tout de même un peu sceptique face au nouveau costume.

    *****

    Image : Amazon

  • Les éblouis

    TW : abus psychologiques, abus psychologiques et physiques sur mineur-e-s, abus sexuels sur mineurs

    Camille a 12 ans. Elle entre tout juste au sein de l'adolescence tout en suivant de cours de cirque avec d'autres personnes de son âge, et plus âgée. Sa mère est une comptable au chômage tandis que son père donne des cours au lycée. Elle a deux frères et une petite sœur. Les parents s'intéressent à la vie associative locale et décident, sur les conseils d'un voisin, de se rendre à une messe puis de participer à un repas commun. Le couple découvre une communauté qui prend en compte des valeurs sympathiques : la fraternité et la communauté. Les personnes s'entraident et se soutiennent. Mais il y a aussi des règles strictes. Camille doit rapidement abandonner ce qu'elle aime alors que sa famille est de plus en plus absorbée dans la vie de la communauté. Petit à petit, il devient très difficile de quitter le mouvement est de refuser ce qu'annonce leur père spirituel, surnommé le Berger.

    SPOILERS

    Le film donne l'impression d'être rapide mais, en fait, il prend son temps. Il se déroule sur deux ans de la vie de Camille. On observe donc la famille changer au fur et à mesure. Tout commence simplement et doucement, au début ce n'est qu'une invitation. Petit à petit, les parents commencent à apprécier être soutenus et aidés et donc offrent la même chose. Alors que les règles semblent d’abord absurdes la famille les accepte une par une et devient de plus en plus embrigadée dans un fonctionnement communautaire.

    Tout comme dans la réalité, ce n'est que petit à petit et en tant qu'observateurices externes que l'on se rend compte du piège qui se referme. La famille accepte une règle parce que la mère peut être employée par la communauté. Mais, refuser la décision du Berger implique donc de perdre son emploi. Camille accepte de suivre les règles, mais cela l'isole de ses ami-e-s. De la même manière, le Berger fait en sorte d'isoler la famille de leurs ami-e-s et parents en usant, probablement car cette scène n'est pas montrée, de manipulations psychologiques. Camille se rend compte soudainement, à 14 ans, de l'incapacité de quitter la communauté sans, par la même occasion, perdre ses parents et ses ami-e-s de la communauté. Ce n'est qu'à la fin du film qu'un acte, qui n'est pas montré, la pousse à demander l'aider des services de protection de l'enfance. Ainsi, le film essaie de garder une subtilité. Ce n'est que petit à petit que l'on se rend compte du danger et que l'on comprend certaines choses, mises en place auparavant au sein de l'histoire.

    *

    **

    ***

    **** J'ai trouvé ce film français à la fois bien pensé et subtil dans sa présentation du fonctionnement des sectes. Mais il possède aussi des scènes et des propos difficiles à entendre.

    *****

    Image : IMDB

  • The Addams Family

    La famille Addams est de retour. Après des années Morticia et Gomez se marient enfin face à leurs deux familles réunies. Malheureusement, la fête est gâchée par une foule en colère qui force les jeunes marié-e-s à fuir en direction du New Jersey. Là-bas, le couple prend possession d'un manoir hanté à l'intérieur duquel ils fondent une petite famille. Mercredi et Puglsey sont leurs deux enfants. La première se demande ce qui existe à l'extérieur du manoir tandis que le second se prépare pour un rituel qui ferait de lui un adulte. Mais quelque chose de nouveau apparait dans le voisinage. Une rénovatrice a construit une ville entière dont elle souhaite vendre chacune des maisons. Elle ne reculera devant rien pour faire fuir les Addams et détruire leur horrible manoir.

    SPOILERS

    Lorsque j'ai su qu'un nouveau film sur la famille Addams aurait lieu j'étais à la fois content et craintif. La bande annonce ne me permettait pas d'être soulagé. Malheureusement, le film n'est de loin pas une réussite. La famille est mise face à un monde parfaitement contrôlé. La ville même est nommée Assimilation. Tout le monde est censé être proche de l'identique. Suivre les règles et vivre dans des maisons validées par Margaux Needler, constructrice de la ville. Même les chansons martèlent l'idée qu'il faut être identique et s’assimiler. Face à cela, la famille Addams fonctionne selon les traditions et refuse les nouveautés qu'imagine Puglsey. Les deux parties doivent apprendre à accepter la différence.

    Le film essaie de parler du fonctionnement des réseaux sociaux. Pour cela, il met en place une sorte de facebook local qui permet aux voisin-e-s de se critiquer mutuellement tout en s'offrant des informations. Ce réseau est utilisé par Margaux Needler afin de calomnier les Addams et de lancer les habitant-e-s de la ville dans une frénésie colérique. Changer les torches par des gifs de torches sur les natels est une très bonne idée. Ce n'est que lorsque les habitant-e-s de la ville voient ce que sont réellement les Addams et comprennent que leurs différences ne sont pas si importantes que les choses se calment.

    Malheureusement, le film n'est absolument pas subtil. Tout est matraqué à plusieurs reprises par les dialogues, les chansons et l'image. Pire encore, la plupart des blagues sur le fonctionnement de la famille Addams tombent à plat.

    *

    ** Je ne peux pas conseiller d'aller voir ce film.

    ***

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    *****

    Image : IMDB

    Site officiel

  • Phasma par Delilah S. Dawson

    Titre : Phasma
    Autrice : Delilah S. Dawson
    Éditeur : Penguin 24 avril 2018
    Pages : 480

    TW : Torture

    Les Stormtroopers sont censés être la force militaire la plus efficace et la plus crainte de la galaxie. L'armée est composée de personnes dont on ne connait ni les visages ni les noms. Leur identité a été effacée au profit d'un simple numéro. Mais il y a quelques Stormtroopers qui ont gagné le droit de recevoir un nom. Deux de ces exceptions sont chargé-e-s d'entrainer l'armée contre les Rebelles. Ce sont Cardinal et Phasma. Alors que le premier se charge des enfants la seconde se charge des adultes tout en étant présentée comme l'exemple de ce qu'un soldat devrait être. Mais quelle est sa véritable histoire ?

    SPOILERS

    Lorsque les nouveaux films star wars sont arrivés un personnage particulier me frappa par son mystère : Phasma. On ne connait pas son histoire. On ne sait pas comment elle est arrivée à ce point de sa vie. On sait uniquement qu'elle est extrêmement forte et semble avoir une posture de commandement sur d'autres personnes. Le style de son armure, personnalisé, frappe aussi puisque les autres soldats suivent le style dépersonnalisé de l'Empire. Ce roman tente de reconstruire son histoire. L'autrice fait de Phasma non pas une simple guerrière mais quelqu'un qui souhaite avant tout survivre, balayant toutes personnes sur son chemin. Le roman la suit de son passage de guerrière d'une tribu sur une planète oubliée à son entrée au sein de l'armée du Premier Ordre.

    Outre cela, on comprend mieux comment le Premier Ordre peut trouver des soldats et des soutiens. L'organisation utilise les oublis et les incapacités de la Nouvelle République pour faire sa propagande, basée sur l'idée d'un ordre fort qui puisse donner à tout le monde les mêmes chances et punir les personnes corrompues. Les soldat-e-s, elleux, sont trouvé-e-s au sein d'orphelinat puis fortement conditionné-e-s à lutter sans poser de questions. Ce sont des informations intéressantes, pour les fans, mais malheureusement le roman ne réussit pas à créer un fort intérêt pour les personnages et les événements décrits.

    *

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    *** Pas mauvais, mais il manque une véritable âme à ce roman qui semble surtout suivre une volonté externe

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    Image : Éditeur

  • The 100 saison 6

    Nous avions quitté les personnages de The 100 alors que la Terre vivait une dernière guerre. Le dernier lieu vivable de la planète fut détruit et la seule solution fut d'entrer en hibernation en attendant que la Terre puisse se réparer. Malheureusement, cela n'est jamais arrivé. Monty et Harper ont décidé de suivre une mission terrienne datant d'avant la première apocalypse. Cette mission devait trouver une planète vivable et l'utiliser comme moyen de ramener des ressources sur Terre. Mais jamais personne n'est revenu ni n'a contacté la Terre. C'est donc un pari qui pourrait voir la fin de l'humanité dans les étoiles. Heureusement, la planète dites alpha est vivable. Mais elle est bien plus étrange et dangereuse que prévu.

    SPOILERS

    Ces 13 nouveaux épisodes permettent aux personnages de The 100 de se confronter à une nouvelle civilisation humaine, pacifique. Rapidement, on comprend que cette civilisation n'est pas ce qu'elle parait puisqu'une partie de ses membres sont adorés comme des divinités. Durant la série, on comprendre que ces personnes utilisent la technologie et la religion afin de ressusciter régulièrement, mais les hôtes meurent lors du procédé. Ce processus a débuté après les premiers jours lorsque, drogué, un homme tua tout le monde. La question s'est posée, pour lui, de savoir ce qu'il ferait pour retrouver les personnes qu'il aime. Depuis, lui et quelques familles sont immortels. Cette question éthique touche directement les personnages de The 100. Plusieurs sont en dangers ou risquent de le devenir. Les faire revenir est donc une tentation importante. La série pose donc la question du prix d'une vie aimée : serait-on d'accord de tuer pour retrouver quelqu’un ?

    La série s'intéresse aussi aux personnages les plus ambigües de la série : Clark et Octavia. Leurs actes ont eu des conséquences importantes et de nombreuses personnes sont mortes pour permettre leur survie et la survie des personnes qu'elles ont décidé de protéger. Dans ce cadre, l'injonction de Monty à ses ami-e-s de "faire mieux" est centrale. Elle pousse ces personnages à réfléchir sur leurs actes et les excuses professées pour les justifier. Clark, par exemple, doit rencontrer les victimes de ses décisions afin de se convaincre de son droit à continuer à vivre. Ainsi, alors que la série semble s'éloigner d'un contexte de lutte pour la survie immédiate elle permet aux personnages de questionner leur éthique et leurs décisions passées tout en les confrontant à des personnes qui se disent morales, mais qui prennent des décisions tout aussi questionnables au nom de leur supposée importance.

    *

    **

    ***

    **** Une sixième saison un peu différente des anciennes. Les scénaristes se lancent aussi sur une nouvelle piste moins basée sur la survie. À voir ce que cela donnera dans la septième et dernière saison.

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    Image : IMDB

  • Game of thrones 8

    Bon, c'est enfin arrivé, Game of Thrones se termine après 8 saisons. On ne va pas se mentir, les dernières saisons ont été moins bien écrites que les premières. Cette saison ne dure que 6 épisodes et cela doit permettre de s'occuper de toutes les intrigues mises en place auparavant. Ça ne sera pas possible. Nous reprenons l'intrigue immédiatement après la saison 7. Les deux reines se sont mises d'accord et préparent la plus grande armée que les sept royaumes aient connus afin de combattre une menace contre la vie elle-même : l'armée des morts. Mais celle-ci est plus puissante et bien plus proche que tout le monde ne le croit. Et il faudra beaucoup de préparations et de chances afin de la vaincre.

    SPOILERS

    Commençons par annoncer que cette dernière saison souffre des mêmes défauts que la septième. Tout est très rapide. Un unique épisode permet de passer de l'autre côté du monde. La production a définitivement abandonné toute idée de réalisme spatial et préfère faire se téléporter les personnages quand il y en a besoin. Comme les autres saisons, certains personnages vont mourir. Malheureusement, et on en reparlera, la série trahit une majorité de personnages et ce qui a été construit. Missandei ne peut pas dire ce qu'elle a dit à la fin ! La grande majorité des intrigues sont abandonnées et celles qui se terminent sont closes en très peu de temps. On sent que la réalisation voulait terminer la série et ne plus perdre de temps et cela impacte fortement la qualité des intrigues.

    La saison est divisée en deux moments. La première partie s'intéresse à la lutte contre les morts. La préparation du combat possède parmi les plus belles scènes de la série. Que ce soit la relation entre Sansa et Daenerys, Aria ou encore la scène durant laquelle Brienne devient enfin une chevaleresse. Ces scènes sont belles car elles permettent aux personnages de dialoguer réellement, sans besoins de créer un danger. Malheureusement, cette partie se termine par une bataille extrêmement frustrante. Frustrante car elle est mal menée (sérieusement... une charge aussi inutile ? Des soldats à l'extérieur des remparts !) mais aussi à cause de la fin de la menace, à la fois bien mise en scène et très abrupt.

    La seconde partie marque la lutte entre Daenerys et Cersei. Là aussi, la fin n'est pas à la hauteur des espérances. Je ne parle pas de la fin réelle. Expliquer qu'après une guerre, une révolution, et la mise en place d'un nouveau gouvernement les choses reprennent un cour normal me semble logique. On peut, en revanche, questionner le choix du nouveau roi et des destins de certains personnages. Ce qui m'a le plus dérangé est la fin de Daenerys. En deux épisodes, elle passe de sauveuse en tyran. Elle passe d'une personne qui protège les innocent-e-s en une personne capable de détruire une ville entière pour vaincre. Ce processus n'a pas été explicité auparavant et me semble en contradiction avec la manière dont a été écrite Daenerys dans les autres saisons. Bref, cette dernière saison n'est pas une réussite.

    *

    **

    *** Quelques belles scènes, de beaux moments entre certains personnages. Mais la série avait perdu sa voie depuis quelques temps et ne réussit pas à redresser la barre pour cette dernière saison.

    ****

    *****

    Image : IMDB

  • Livewire 1. Fugitive par Vita Ayala, Raúl Allén, Patricia Martín et Saida Temofonte

    Titre : Livewire 1. Fugitive pare
    Auteur-e-s : Vita Ayala, Raúl Allén, Patricia Martín et Saida Temofonte
    Éditeur : Valiant 7 mai 2019
    Pages : 112

    Ce volume 1 contient Livewire 1-4. Livewire était l'une des personnes les plus appréciées des Etats-Unis. Malgré le danger, les gens appréciaient d'être auprès d'elle. Puis, soudainement, elle a détruit les satellites des Etats-Unis et supprimés l'accès à l'électricité. Ceci au nom de la défense des psiotiques. Après plusieurs combats, l'énergie fut à nouveau disponible et Livewire devenait soudainement une criminelle de guerre en fuite. Comment va-t-elle tenter de recréer sa réputation et ses liens avec celleux qu'elle considère comme sa famille ?

    SPOILERS

    Livewire est un personnage que j'apprécie depuis la première série Harbinger. Elle est fortement loyale à Harada au point de le contrer pour éviter qu'il ne prenne de mauvaises décisions. Ce n'est que progressivement qu'elle commence à réellement se retourner contre son ancien mentor. J'aime aussi beaucoup son pouvoir qui me semble en phase avec le monde actuel. Une personne qui contrôle les technologies est, assurément, en possession d'une puissance énorme. J'étais donc curieux de retrouver le personnage dans sa propre série.

    La série n'utilise que peu les combats spectaculaires. Rapidement, Livewire subit des défaites qui l'obligent à rester sans défense. Une seconde défaite a lieu aux mains de son frère. Celle-ci n'est pas simplement un moyen d'abaisser le pouvoir de Livewire. Son frère incarne l'idéologie d'Harada est met en question les motivations et les raisonnements de Livewire. À travers ce combat et ce dialogue, elle est obligée d'accepter les coûts humains de ses actions et surtout d'accepter ses erreurs. Ce volume me semble donc permettre de donner l'occasion au personnage de faire un pas dans la direction de la rédemption, sans pour autant défendre les actions meurtrières des États-Unis.

    *

    **

    ***

    **** Je ne m'attendais pas à ce que j'ai lu, mais j'ai apprécié être surpris.

    *****

    Image : Amazon

  • Frozen 2 / La Reine des neiges 2

    Depuis que Elsa a compris comment contrôler ses pouvoirs le royaume ne craint plus rien. Elsa a promis de le défendre et les habitant-e-s se sentent en sécurité. Elle est aidée de sa sœur, Anna, qui s'est rapproché de Kristoff. Les trois se soutiennent mutuellement tout en préparant des soirées devinettes. Mais, depuis quelques temps, Elsa entend un appel. Elle est la seule personne à être capable de le distinguer. Celui-ci semble venir de la forêt enchantée, fermée aux humain-e-s du royaume depuis plusieurs décennies. Selon la légende, les esprits de la forêt se sont révoltés contre la violence des humain-e-s malgré les cadeaux offerts pour les apaiser. Et il semblerait qu'Elsa doive trouver un moyen de restaurer l'équilibre.

    SPOILERS

    On comprend rapidement que le film va se concentrer sur le passé et, en particulier, la famille d'Elsa et d'Anna. Les deux sœurs ne connaissent qu'une partie de l'histoire, et une partie racontée uniquement par leur père. Mais la réalité est très différente. Chacune va comprendre la place de leur grand-père et surtout de leurs deux parents dans les événements qui ont mené à la fermeture de la forêt et la naissance d'Elsa. La famille est clairement au centre de l'intrigue et ce n'est qu'unies que les deux sœurs sont capables de survivre. Lorsqu'elles sont séparées elles se retrouvent toujours en dangers.

    L'intrigue parle de deux peuples et d'esprits reliés par un cinquième esprit. Nous sommes clairement dans l'idée d'équilibre. Équilibre entre un peuple croyant en la science et un peuple croyant à la magie, vivant en communion avec la nature. Équilibre entre la nature laissée à ses capacités et une nature contrôlée. Équilibre aussi entre plusieurs aspects de la nature qui doivent être respectés et apaisés et non attaqués. Ces différents équilibres ont été brisés dans le passé de l'univers du film et seule la réparation de l'erreur du passé peut permettre un apaisement, mais au prix d'une destruction du monde des humain-e-s. Ainsi, il devient rapidement clair qu'Elsa n'est pas une simple femme possédant des pouvoirs mais une personne capable de créer et de défendre ces équilibres, la plaçant dans une position différente que les autres personnages.

    Ces thèmes sont portés par plusieurs moments d'humours, mis en place par Olaf. Ceux-ci ne sont pas toujours réussis et peuvent agacer à certains moments. Bien entendu, Disney oblige, nous avons plusieurs chansons. Bien qu'une majorité soit bien écrite certaines me semblent moins entrainantes et moins justifiées. Mais on peut faire avec. Enfin, il y a de la romance. En particulier entre Anna et Kristoff. Il est dommage que Kristoff ne soit pas rapproché d'un autre personnage masculin qui lui ressemble beaucoup. J'aurais aimé voir ces deux hommes créer une romance.

    *

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    ***

    **** Une suite sympathique au ton un peu différent. Je craignais un peu de moins apprécier que le premier, mais ce n'est pas arrivé

    *****

    Image : IMDB

  • Harbinger Renegade 2. Massacre par Rafer Roberts, Darick Robertson, Juan José Ryp et Diego Rodriguez

    Titre : Harbinger Renegade 2. Massacre
    Auteurs : Rafer Roberts, Darick Robertson, Juan José Ryp et Diego Rodriguez
    Éditeur : Valiant 14 septembre 2018
    Pages : 144

    Ce second volume contient Harbinger Renegade 5-8 et 0. Avant la chute de Toyo Harada, une entreprise, nommée Project Rising Spirit, a perdu le contrôle d'enfants kidnappés, activés et entrainés à être des soldats pour les plus offrants. Ces enfants ont combattu le gouvernement depuis. Allant jusqu'à prendre le contrôle d'une ville entière afin d'en faire un lieu sécurisé. Mais le gouvernement ne veut plus se laisser battre par des enfants. Nommant ces victimes des terroristes les USA envoient le Hard Corps les assassiner un par un. Mais cela ne risque-t-il pas de créer une nouvelle guerre ?

    SPOILERS

    Le premier avantage de ce nouveau volume est de relier l'histoire de Génération 0 à celle des Renegades. Les auteurs expliquent ce qui arrive à la ville de Rook et de quelle manière le massacre commis est défendu comme une forme d'action anti-terroriste. En ce qui concerne les Renegades, cela implique une déclaration de guerre contre tous les psiotiques. Une guerre souhaitée par leur propre gouvernement. Ce volume permet donc de tout relier à l'événement Harbingers War 2, malheureusement peu réussi.

    Cependant, ce second volume contient le même problème que le premier. Dans les deux cas, les auteurs font plus œuvre de prologue en annonçant une suite plutôt que de créer une histoire qui se suffit à elle-même. Dans ce second volume le prologue concerne un nouveau personnage, que je n'ai jamais vu auparavant, qui pourrait créer des conditions de guerre et donc, si j'ai bien compris, la nécessité d'accepter les psiotiques plutôt que de les assassiner. Mais j'aurais aimé une série qui possède sa propre histoire plutôt que de devoir attendre ce qui sera créé avec les pistes mises en place par les auteurs.

    *

    **

    *** Un volume qui n'est pas sans intérêt mais qui ne donne pas tout ce qui a été promis.

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    Image : Amazon

  • Harbinger renegade 1. The judgment of Solomon par Rafer Roberts, Darick Robertson, Juan José Ryp et Richard Clark

    Titre : Harbinger renegade 1. The judgment of Solomon
    Auteurs : Rafer Roberts, Darick Robertson, Juan José Ryp et Richard Clark
    Éditeur : Valiant 2 mai 2017
    Pages : 144

    Ce volume 1 contient Harbinger Renegades 1-4. Il y a quelques mois les Renegades ont fournis les preuves que Toyo Harada contrôle une organisation secrète chargée de contrôler des personnes capables de pouvoirs, les psiotes. Depuis, Toyo Harada a pris le contrôle d'une partie du continent africain, déclarant la guerre au monde. Les Renegades se sont dispersés, seule Faith continue à travailler pour aider les personnes qui ont besoin d'elle. Peter Stanchek, lui, a disparu après le refus de Kris Hathaway d'être sauvée de prison. Mais de nos jours plusieurs adolescent-e-s sont retrouvé-e-s mortes. Alors que la NSA tente de réprimer les psiotes il semblerait qu'une organisation essaie de les activer, sans s’inquiéter du nombre de morts. Serait-il temps pour les Renegades de travailler à nouveau ensemble ?

    SPOILERS

    Sans être aussi réussi que la première série Harbinger ce premier tome de deux volumes n'est pas inintéressant. Ce qui rend ce volume 1 sympathique concerne déjà les informations plus importantes concernant Toyo Harada. On l'observe refuser des conseils précis et s'attaquer sans hontes à des êtres humaines en souffrance. Ces informations sont offertes par un nouveau personnage dont le pouvoir implique d'observer les probabilités : Solomon.

    Malheureusement, ce nouveau personnage est utilisé uniquement pour réunir les Renegades. Il pourrait être plus important mais les auteurs semblent refuser de l'utiliser. De plus, les auteurs essaient de montrer les dangers que courent les psiotes, mais sans jamais réellement le montrer. Bien entendu, on voit la NSA intervenir. On voit aussi un groupe d'adolescent-e-s tenter d'être activé-e-s. Mais les conséquences ne sont pas réellement montrées. En fait, ce volume 1 semble fonctionner uniquement car un prologue à la suite de l'histoire de l'univers Valiant.

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    *** Un volume qui n'est pas sans intérêt mais qui ne donne pas tout ce qui a été promis.

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    Image : Amazon

  • Invisible Kingdom 1. Walking the path par G. Willow Wilson et Christian Ward

    Titre : Invisible Kingdom 1. Walking the path
    Auteur-e-s : G. Willow Wilson et Christian Ward
    Éditeur : Dark Horse 23 octobre 2019
    Pages : 128

    Ce premier volume contient Invisible Kingdom 1-5. Dans un système solaire lointain existent 4 planètes habitées. Elles sont reliées par des routes qui permettent à la plus grande corporation, Lux, d'envoyer des biens partout en un temps record. Cette frénésie de consommation est mise en question par une nouvelle religion en plein essor : Le Renoncement. Selon les écrits sacrés, seule la renonciation envers les biens terrestres permet d'accepter à un lieu nommé le Royaume Invisible. Deux personnages vont découvrir que les deux ennemis idéologiques sont en fait reliés par des transferts de fonds importants. Mais leur découverte fait d'elles des cibles.

    SPOILERS

    G. Willow Wilson est une autrice que j'apprécie et même si son run sur Wonder Woman est critiqué il semble que ce comics indépendant soit apprécié. Je trouvais l'idée plutôt fascinante : créer de la SF avec une religion forte. Les auteur-e-s mentionnent d'ailleurs plusieurs influences, dont Dune, sur leur travail. Une chose est certaine, le dessin est magnifique. Les différentes espèces sont visibles, avec une forme de racisme interne à l'histoire. Les costumes sont beaux et logiques dans cet univers. Les planches me semblent dynamiques tout en étant très lisibles. C'est un plaisir de simplement regarder ce volume.

    Bien que l'intrigue soit loin d'être inintéressante je déplore quelques problèmes. Tout d'abord, l'écriture me semble parfois un peu simpliste. Les auteur-e-s réutilisent des poncifs. Oui la consommation n'est pas un moyen de remplir une vie. Oui la religion essaie de détruire l'égo pour entrer dans un univers commun. Oui les gens ont tendance à réagir rapidement sans forcément réfléchir quand on leur présente des données. Cependant, ce qui m'a le plus gêné est la rapidité de l'intrigue. En 5 épisodes les personnages principaux découvrent quelque chose, se rencontrent, subissent des menaces puis des attaques ayant pour but de les tuer. L'intrigue n'aurait-elle pas été mieux servie en ralentissant un peu ? Permettant de construire l'univers pour les personnes qui lisent tout en explicitant les conséquences de la découverte ?

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    **** Malgré certains problèmes j'ai beaucoup apprécié ce premier volume. Je pense continuer avec le prochain.

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    Image : Éditeur

  • Star Wars. The force awakens. Before the awakening par Greg Rucka

    Titre : Star Wars. The force awakens. Before the awakening
    Auteur : Greg Rucka
    Éditeur : Disney 18 décembre 2015
    Pages : 224

    La Galaxie est en danger. Les forces du Premier Ordre n'hésitent plus à frapper dans les territoires de la Nouvelle République, violant l'accord de paix mis en place après la bataille au-dessus de la planète Jakku. Mais la Nouvelle République refuse d'agir car elle ne souhaite pas être la cause d'une nouvelle guerre galactique. Dans ce contexte de plus en plus difficile trois personnes vont se trouver et être mêlées aux événements de la future guerre : Finn, Rey et Poe. Cette anthologie narre leur histoire peu de temps avant le début de Star Wars : The force Awakens.

    SPOILER

    Ce livre est composé de trois histoires écrites par Greg Rucka. Elles préparent à la sortie du septième film en présentant trois personnages centraux : Finn, Poe et Rey. Autant j'apprécie chacun de ces personnages autant je suis navré d'annoncer que ce livre ne leur fait pas honneur. Sur les trois courtes histoires seule une me semble être intéressante. La pire étant celle de Rey qui se concentre sur ces capacités de pilotes et de mécano mais qui oublie d'être intéressante. On suit Rey alors qu'elle cherche des composants afin de pouvoir survivre au sein du désert.

    La première histoire de l'anthologie, celle de Finn que l'on ne connait que par son nom de code, est en contradiction avec le septième film. Alors que The force Awakens présente Finn comme sous-fifre peu intéressante et même en danger face à sa supérieure, Phasma, cette histoire le présente comme un soldat d'exception qui se trouve dans les meilleurs à tous les tests. Une seule chose le rend différent : il n'arrive pas à accepter d'abandonner ses camarades ni à tuer des civils innocents. Même si ces deux caractéristiques sont louables, et dénoncée par l'Empire et le Premier Ordre, je n'ai jamais eu l'impression de lire les aventures de Finn mais celles d'un autre soldat du Premier Ordre.

    Enfin, nous avons l'histoire de Poe. C'est l'unique nouvelle qui me semble pouvoir être sauvée de cette courte anthologie. L'intrigue autours de Poe permet de présenter sa famille, son père et sa mère étant d'anciens membres de la Rébellion, et les événements présents. J'ai particulièrement aimé les informations autours du père de Poe, dont la principale peur est que la guerre soit rendue inutile. Cette aventure permet aussi d'en savoir plus que les actions du Premier Ordre mais aussi ses liens avec la Nouvelle République, dont certains sénateurs sont des traitres. La Résistance y est présentée comme une organisation très secrètes dont les actions sont à peine connues de la population et des militaires de la Nouvelle République.

    Pour finir, ces trois histoires s’insèrent très bien dans les débuts du septième film. La fin de deux d'entre-elles permettent de comprendre comment les personnages du film se sont trouvés dans le contexte des premières scènes. Malheureusement, elles sont très peu intéressantes voire en contradiction avec les films.

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    *** Deux histoires médiocres avec une dernière histoire un peu meilleure.

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    Image : Éditeur

  • Star wars: Bloodline par Claudia Gray

    Titre : Star Wars : Bloodline
    Autrice : Claudia Gray
    Éditeur : Del Rey 31 janvier 2017
    Pages : 432

    La galaxie est en paix. La Nouvelle République est formée de la majorité des mondes de la galaxie. Seules quelques petites planètes et des lieux inexplorés ne sont pas intégrés. Depuis longtemps, l'Empire a disparu et devient un objet d'histoire pour la nouvelle génération qui commence à entrer en politique. Malheureusement, le Sénat de la Nouvelle République est incapable de dépasser les batailles de factions. Deux mouvements s’opposent : les centristes qui souhaitent un pouvoir central fort et les Populistes qui désirent une indépendance forte des mondes de la Nouvelle République. Alors que le Sénat devient incapable d'agir une nouvelle menace monte. Une menace que la Sénatrice Leia Organa identifie et souhaite examiner. Mais elle est obligée d'accepter que le Sénat la contrôle à l'aide d'un jeune politicien qu'elle n'apprécie que peu.

    SPOILERS

    Quand j'ai lu le résumé j'étais un peu sceptique. Après une première trilogie au cinéma qui démontrait les incapacités d'une démocratie à travailler et à contrer une menace tyrannique ce livre semblait suivre exactement la même direction. Là aussi, quelques personnes observent un Sénat incapable de prendre des décisions, bloqués dans des questions administratives et de préséances, alors qu'une partie de ses membres souhaitent réinstaurer un pouvoir central fort. Heureusement, l'autrice est capable de donner de la substance à la manière dont ce Sénat fonctionne. On comprend parfaitement quelles sont les raisons mais aussi les complots derrière chacune des positions. Il est particulièrement intéressant que l'autrice ne place pas un parti au-dessus de l'autre. Au contraire, le parti de Leia Organa se dirige vers l'abandon de la possibilité d'une politique au niveau de la galaxie. Ainsi, ce livre permet de mieux comprendre le statu quo du septième film sans pour autant trop donner d'indices puisque celui-ci sortait après le livre.

    L'un des points majeurs de ce roman est le secret de la famille de Leia. Depuis le sixième film nous savons que Leia et Luke sont les enfants de Darth Vader. Mais nous ne savions pas de quelle manière l'univers allait réagir face à cela. On apprend, dans ce roman, que les deux enfants ont décidé de garder secret leur père. Bien entendu, l'autrice décide de rendre publique ce secret et imagine les conséquences pour la force politique de Leia. Immédiatement, celle-ci est discréditée, perd ses ami-e-s et risque même d'être incapable de travailler au sein de Sénat. Là aussi, derrière cette révélation on observe la mise en place, par l'autrice, d'un statu quo qui permet d'expliquer pourquoi une politicienne décide de devenir une résistante et de créer un groupe paramilitaire que la Nouvelle République ne soutient pas.

    Avec surprise, je termine l'un des meilleurs romans du nouvel univers étendu Star Wars. Bien que j’eusse apprécié le premier ouvrage de l'autrice j'étais sceptique face au résumé de ce livre qui semblait n'annoncer qu'une mise en place du statu quo avec des idées éculées. Pourtant, l'autrice réussit à donner vie et intérêt à un univers politique en danger. Elle réussit aussi à donner de la substance à la politicienne Leia et à son passage de Sénatrice à résistante proche de l'illégalité. Ce roman permet aussi de mieux comprendre l'état financier de la Résistance et son lien avec la Nouvelle République. Bref, ce roman est une étonnante réussite au sein d'autres livres souvent médiocres.

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    **** Une surprise.

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    Image : Éditeur

  • Injustice VS The Masters of the universe par Tim Seeley, Freddie E. Williams II et Jeremy Colwell

    Titre : Injustice VS The Masters of the universe
    Auteurs : Tim Seeley, Freddie E. Williams II et Jeremy Colwell
    Éditeur : DC 23 avril 2019
    Pages : 160

    Ce volume contient Injustice VS the Masters of the universe 1-6. Ce tome a lieu après les événements du jeu. Les auteurs décident que Superman a gagné. Le monde a donc bien changé. Tout est sous contrôle de Superman au sein d'une tour qui utilise la technologie de Brainiac afin de vérifier ce que pensent les humain-e-s. Toutes personnes qui ont une pensée considérée comme dissidente est immédiatement punie par des drones contrôlés technologiquement. Le monde est sauf mais la libre pensée a péri. La résistance n'a qu'une solution : chercher la liberté sur d'autres univers et recruter He Man.

    SPOILERS

    Je n'ai pas encore joué au jeu Injustice II mais je sais qu'il est possible de choisir qui gagne. Ce comics prend le parti de faire gagner Superman et permet de montrer ce qui peut arriver lorsqu'un dieu contrôle la Terre. Les rares images des humain-e-s montrent des personnes sans espoir, toujours contrôlées par une machine et dont les pensées et les actes sont constamment jugés. Pire encore, Batman n'est plus un humain mais une partie de la machine, utilisé par Superman qui fait de même avec d'autres personnes. Il est clair que même penser est devenu illégal.

    Dans ce contexte on peut se demander s'il est possible de sauver Superman. Cette idée n'est mise en avant que lors de la seconde partie du comics. On sait que plusieurs membres de la résistance étaient des proches de Superman et j'ai aimé que Damian Wayne comprenne enfin le point de vue de son père. Mais ces personnes ont abandonné l'idée de sauver Superman. Il est intéressant que les auteurs aient décidé que la personne à sauver est Clark Kent, l'alter ego humain de Superman. Celui-ci permet de comprendre ce qui fait l'humanité et donc d'éviter d'utiliser ses capacités de manière injuste. Cette capacité est incarnée par He Man qui, justement, est un dieu dans le corps d'un simple humain. Sa compréhension des deux mondes lui permet d'agir en laissant à son peuple la capacité de choisir. Selon les auteurs, en perdant son alter ego humain Superman ne pouvait que devenir un tyran et seul le retour de Clark Kent peut lui rendre une part d'humanité.

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    *** Des idées intéressantes au sein d'un comics qui reste, avant tout, l'occasion de voir se battre des personnages de deux univers.

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    Image : Éditeur

  • Injustice II 6 par Tom Taylor, Bruno Redondo, Daniel Sampere et Juan Albarran

    Titre : Injustice II 6
    Auteurs : Tom Taylor, Bruno Redondo, Daniel Sampere et Juan Albarran
    Éditeur : DC 6 août 2019
    Pages : 184

    Ce dernier tome contient Injustice II 31-36 et Injustice II annual 2. Depuis la fin du régime de Superman les combats ont lieu de toute part. Sur Oa, les Gardiens et les Lanternes subissent l'attaquent d'un corps de la rage dont la puissance a été démultipliée, alors qu'elleux-même ont subi de lourdes pertes aux mains de Superman. Sur Terre, des attaques terroristes ont détruit plusieurs villes tandis que certaines personnes souhaitent le retour du régime. Mais Batman a un plan, il veut construire un monde meilleur. Et, pour cela, il a besoin de ses ennemis.

    SPOILERS

    Ce volume est le dernier de la série. Il doit donc mettre un terme à ce qui a été construit afin de laisser la place au jeu, puis à un dernier volume qui se déroule après le jeu. Les scénaristes, pour terminer leur histoire, font quelque chose qui arrive rarement dans cet univers. Ils placent leurs personnages dans la capacité d'agir ensemble afin de dépasser leurs problèmes et de créer un monde meilleur. Pour la première fois, il y a une chance réelle de créer quelque chose sans que l'un des personnages ne le détruisent. D'une certaine manière, cette idée est au centre de cette série puisqu'elle commençait par Batman tentant de créer un conseil entre lui, la présidence et d'autres personnes riches.

    Malheureusement, ce dernier volume est très, trop, rapide. En à peine une centaine de pages plusieurs gros événements sont supprimés. La guerre sur Oa se termine, Starro est détruit, les attaques de Gorilles sont résolues, etc. De nombreux personnages disparaissent sans forcément donner lieu à des explications. Même si certaines fins sont particulièrement réussies comme celle de Booster Gold. En fait, la véritable fin e trouve dans l'Annual qui permet enfin à Superman et Batman de se parler en tant qu'anciens amis et humains. Enfin, Bruce Wayne admet n'avoir pas agi comme il l'aurait dû en tant qu'ami.

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    *** Une fin bien trop rapide, malgré de beaux moments.

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    Image : Éditeur

  • Ascender 1. The haunted galaxy par Jeff Lemire et Dustin Nguyen

    Titre : Ascender 1. The haunted galaxy
    Auteurs : Jeff Lemire et Dustin Nguyen
    Éditeur : Image Comics 23 octobre 2019
    Pages : 136

    Ce volume 1 contient les épisodes 1-5. L'univers a définitivement changé. Après une dernière confrontation entre l'UGC, Gnish et la résistance robotique les Moissonneurs sont revenus afin de passer leur jugement. Alors que leur première attaque n'était qu'une prévention celle-ci vise à détruire définitivement toutes capacités de résistances par les intelligences organiques. Mais leur attaque a aussi permis l'organisation d'une nouvelle puissance au sein de la Galaxie. Les planètes ne sont plus libres, elles sont sous le contrôle d'une magicienne nommée Mère. Celle-ci interdit toute technologie et combat toutes personnes qui pourraient se rebeller.

    SPOILERS

    Descender fut l'une des séries que j'ai le plus apprécié. Les auteurs créaient une situation et donnaient, petit à petit, les éléments pour la comprendre et essayer de deviner ce qui allait se dérouler. J'avais aussi beaucoup aimé la technique artistique utilisée par Nguyen. Ascender est dessin exactement de la même manière et, encore une fois, c'est beau. C'est un véritable régal d'observer les paysages et les différents personnages.

    Tout comme Descender, il me semble qu'Ascender sera une série qui va utiliser la simplicité pour mieux peindre son univers. Il n'y a donc pas une intrigue remplie de mystères mais un statu quo qu'il nous faut comprendre. Celui-ci est brisé par l'apparition d'un changement qui implique un danger pour Mère. On ne sait pas pourquoi mais une machine est revenue vers les humain-e-s. Je ne serais pas étonné si la série prend la forme d'une quête pour la fille d'Andy, quête qui pourrait lui permettre de retrouver Tim 21 ?

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    ***** Toujours aussi beau, toujours autant envie de connaitre la suite.

    Image : Éditeur

  • Legends of tomorrow

    La CW l'a fait. Après une première saison peu intéressante et deux saisons plus absurdes l'une que l'autre une quatrième saison est arrivée. Et il se pourrait qu'une cinquième ait lieu. Les Légendes ont donc réussi à vaincre Mallus mais Nora s'est enfuie avec l'aide de Ray Palmer. Depuis, le groupe continue à nettoyer l'histoire afin d'empêcher que le flux du temps ne soit à nouveau mis à mal. La fin de leur mission implique aussi la fin des financements pour les Bureau du Temps. Le gouvernement des Etats-Unis se demande pourquoi donner autant d'argent à une agence gouvernementale maintenant inutile et un groupe d'individus incapables de réussir leurs missions. Mais une nouvelle menace est annoncée par rien de moins que John Constantine : une porte s'est ouverte sur les enfers quand Mallus a été vaincu et plusieurs démons et autres créatures magiques se sont enfuies. Les Légendes doivent maintenant collaborer avec le bureau pour les gérer.

    SPOILERS

    Cette série n'est ni la mieux écrite ni la mieux jouée et encore moins la mieux mise en scène de la chaine CW. Après la saison 1, la production est partie sur l'absurde. Et plus le temps passe plus les saisons jouent sur cette absurdité et le quatrième mur. Cette saison est en plein dans ce processus. La production commence par se moquer de sa propre série, sans pour autant se moquer des personnes qui l'apprécie, pour mieux créer des situations incohérentes, mais plutôt drôles (ainsi on apprend qu'une partie de l'enfer est constitué d'un magasin Ikea, ce que je trouve parfaitement logique).

    En dehors des missions des épisodes et des situations absurdes cette saison nous offre plusieurs romances. Plusieurs personnages sont placés à différents points de leurs relations et essaient de comprendre leurs sentiments et l'impact du couple sur leur futur. On pense, bien entendu, à Ava et Sara Lance mais ce ne sont pas les seules. La création des couples est accompagnée de l'arrivée de Mona, une jeune femme qui adore les livres à l'eau de rose et qui ship tout le monde, elle incarne probablement l'audience. La production est incarnée par Mick Rory qui devient, lors de cette saison, un auteur de romance... reconnu et adulé. On retrouve aussi l'amitié, l'amour filial, bref ce qui crée des liens entre personnes qui s'apprécient. On pourrait croire que ces arcs narratifs sont inutiles mais ils sont utilisés une dernière fois lors du dernier épisode afin de permettre la victoire des Légendes.

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    **** Une série qui ne devrait pas fonctionner mais qui pourtant me fait rire.

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    Image : IMDB