Gondolindrim's Stories - Page 4

  • Avatar: The last airbender. Imbalance par Faith Erin Hicks, Bryan Konietzko, Michael Dante DiMartino, Peter Wartman, Ryan Hill, Adele Matera et Peter Wartman

    Titre : Avatar: The last airbender. Imbalance
    Auteur-e-s : Faith Erin Hicks, Bryan Konietzko, Michael Dante DiMartino, Peter Wartman, Ryan Hill, Adele Matera et Peter Wartman
    Éditeur : Dark Horse 17 juin 2020
    Pages : 240

    Ce volume contient Imbalance 1-3. Après un long voyage l'équipe Avatar retourne à l'usine du père de Toph. Mais l'usine n'est plus unique. De nombreuses échoppes et fabriques se sont construites avec une ville qui devient de plus en plus importante. Le nombre élevé de personnes qui essaient d'y vivre crée des problèmes sociaux. Le chômage et la criminalité augmentent alors que l'industrie commence à inventer des machines qui permettent de se passer des maitrises. Ceci crée des tensions entre les personnes capables de maitrises et les autres.

    SPOILERS

    Le volume porte bien son nom : Imbalance. Il y a une perte d'équilibre entre la Terre et la pollution. La ville, en s'étendant, ne permet pas de faire attention aux destructions qui subit la terre. La pollution est très importante mais les solutions sont peu nombreuses. Un autre déséquilibre concerne les relations entre les personnes capables de maitrises et les autres. Alors que ces dernières ont de moins en moins besoin des maitrises pour vivre les différents maitres et maitresses craignent de perdre leur place au sein de la société. L'équipe Avatar se trouve impliquée dans un changement sociologique qu'il est difficile de maitriser et qui commence à supporter des idéologies que nous observons dans la série Korra.

    En effet, ce volume est encore plus lié à la série de Korra que les autres. Non seulement la ville commence à ressembler à celle de Korra. Mais on observe l'arrivée d'Aang sur son île. La création d'une forme de police. Et surtout le besoin de créer un lien entre les maitrises et le reste de la population. Une grande partie des problèmes que connait Korra sont liés aux décisions prises dans ce volume, des décisions qui sont voulues bénéfiques.

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    **** Bien que l'équipe artistique soit nouvelle elle réussit à s'approprier les personnages et les thèmes.
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    Image : Éditeur

  • Star Wars: The clone wars saison 7

    Star Wars: The clone wars a duré 6 saisons. La dernière donnait de nombreux beaux moments mais ne terminait pas réellement l'histoire alors que Disney avait racheté la franchise. Quand soudain, une dernière saison fut annoncée qui termine réellement la série. The Clone Wars se déroule entre le film II et le film III. La série met en scène la guerre entre les Clones, les Jedis et les Séparatistes alors qu'un complot Sith prend forme. La saison 7 se déroule après la saison 6 et reprend donc un certain nombre de conséquences vue auparavant. Elle se déroule en partie durant les événements du film III, que l'on connait.

    SPOILERS

    La saison 7 est divisée en trois arcs scénaristiques pour 12 épisodes. Le premier arc concerne les clones. Une minorité avait appris que l'armée était équipée d'une puce de contrôle. Cet arc permet de garder leur humanité en cassant leur uniformité, ce que la série avait fait auparavant, mais aussi en sauvant l'un des premiers clones que l'on découvre dans la série. Il est, selon moi, important de les humaniser. Ce sont des soldats mais aussi des personnes qui sont manipulées. Pire encore, les clones sont obligés de combattre sans avoir les mêmes droits que les citoyen.ne.s de la République. Au moins, la série leur offre une forme d'individualité.

    Un second arc se concentre sur Ahsoka Tano. Celle-ci avait quitté l'ordre Jedi après avoir été trahie par le Conseil des Jedis. Nous n'en savions pas plus avant de la retrouver dans Rebels on dans les romans. Durant cet arc, elle rencontre deux sœurs qui sont impliquées dans des activités dangereuses sans se rendre compte des problèmes qu'elles risquent. Ici, Ahsoka renoue avec la véritable mission des Jedis. Au lieu de faire la guerre elle protège et aide des personnes qui en ont besoin, sans chercher de récompenses mais parce qu'elle le peut. La critique de la politique des Jedis a eu lieu à quelques reprises dans la série mais ces épisodes permettent surtout de mettre en contraste leur aspect de guerriers face à leur véritable rôle au sein de la République.

    Enfin, le dernier arc se déroule durant le film III. Il marque le retour de Maul face à Ahsoka. Sans en dire trop, les 4 épisodes qui terminent la série permettent de mettre en avant le danger que vit la République, l'aveuglement des Jedis et la confusion de certains clones face à ce qui leur arrive. Les événements des épisodes font références à certains événements du films III, parfois en reprenant des dialogues précis. Cette fin est très spectaculaire avec deux dernières scènes particulièrement émouvantes.

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    ***** Une dernière saison à la hauteur de mes espérances

    Image : IMDB

    Site officiel

  • La chute de Gondolin par J.R.R. Tolkien et Christopher Tolkien

    Titre : La chute de Gondolin
    Auteurs : J.R.R. Tolkien et Christopher Tolkien
    Éditeur : Christian Bourgeois 2019
    Pages : 227

    Il y a longtemps que je n'avais pas relu entièrement les livres de Tolkien que je possède. La nouvelle traduction du Seigneur des Anneaux m'a poussé à me replonger dans un univers qui m'a fortement marqué lorsque je l'ai découvert dans mon adolescence. Ce livre ne contient rien d'inédit. Christopher Tolkien édite ici en seul tenant le troisième grand conte de son père pour le Premier Âge : la chute de Gondolin. Ce conte nous dépeint les aventures de Tuor fils de Huor après la bataille des Larmes Innombrables qui vit la victoire de Morgoth sur les elfes et les humains. Tuor y chercher le dernier royaume libre des elfes, un royaume caché depuis des siècles.

    SPOILERS

    Encore une fois, ce livre ne publie rien qui n'ait déjà été publié dans les History of Middle-Earth (HOME, dont la moitié des tomes n'ont pas été traduits en français). Christopher Tolkien édite ici toutes les versions du conte ce qui permet tout de même de pouvoir les comparer et surtout de lire deux versions avec deux moments que j'apprécie fortement. Dans la première version, ancienne, Tolkien prend le temps de décrire dans le détail les événements de la chute. Il nous offre une vision presque en direct de la bataille, des armures des différentes maisons nobles de Gondolin et de la fuite de elfes suivie de la mort de leur roi. La dernière version s'arrête bien avant, lorsque Tuor observe Gondolin pour la première fois, mais cette fin n'est rien face à la description des nombreuses portes qui protègent Gondolin. Chacune est formée d'un matériel précis avec un groupe d'elfe armé spécifiquement selon cette porte et l'on n'ose imaginer ce que Tolkien aurait fait pour la description de Gondolin et de sa chute.

    Contrairement aux HOMEs, Christopher Tolkien n'alourdit pas le texte de nombreuses citations ou notes de bas de page. Son but est de se concentrer sur le récit de son père. Seules quelques chapitres sont destinés à permettre au lecteur de mieux comprendre comment la mythologie a été construite et dans quel contexte historique se trouve J.R.R. Tolkien. Christopher Tolkien ajoute aussi quelques extraits et résumés du Silmarillion qui permettent de mieux comprendre certaines mentions de la chute de Gondolin. Ce livre est annoncé comme le dernier De Christopher Tolkien. Il est aussi le dernier des trois grands contes du Silmarillion et mon préféré. Le relire de manière simplifiée, même si je connaissais les textes via les HOMEs, m'a beaucoup plu.

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    ***** Difficile pour moi de critique le conte du premier âge que je préfère

    Image : Éditeur

  • Ascender 2. The dead sea par Jeff Lemire et Dustin Nguyen

    Titre : Ascender 2. The dead sea
    Auteurs : Jeff Lemire et Dustin Nguyen
    Éditeur : Image Comics 24 juin 2020
    Pages : 128

    Ce volume 2 contient Ascender 6-10. Il y a 10 ans l'univers tel qu'on le connaissait a changé avec la seconde attaque des machines. En même temps, une rumeur pris forme aux confins de l'univers. Une force militaire formée de monstres prenait le contrôle de plusieurs planètes. Aujourd'hui, une grande partie de l'univers est sous le contrôle de la Mère et de sa magie. Les vampires contrôlent les mondes tandis que la résistance n'est qu’ombre à peine connue par la plupart des gens. Mais une menace pour la magie est arrivée sous la forme d'un petit robot chien et, depuis, Mère lance une chasse à l'homme pour le capturer.

    SPOILERS

    J'avais adoré les dessins de Descender et la diversité des espèces mises en avant. J'aime tout autant les choix artistiques d'Ascender qui restent tout aussi magnifiques que la première série. Je ne me lasse pas d'observer les détails mais aussi les paysages mis en avant. On pourrait uniquement regarder les pages sans se décider à les lire.

    En ce qui concerne l'histoire. Comme le premier volume et la première série, l'intrigue avance à un rythme très serein. Même si on sent l'urgence les auteurs prennent le temps de placer leurs pions, leurs idées et de faire voyager les personnages. De plus, ils nous font rencontrer d'anciennes connaissances que l'on est parfois surpris de revoir. Personnellement, j'ai adoré le retour d'Effie même si celui-ci est tragique. Les auteurs nous donnent aussi un peu plus d'informations sur les suites de la seconde attaque des machines et l'arrivée de la Mère mais aussi, plus important, sur son humble origine.

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    ***** Toujours aussi beau, toujours aussi impatient de lire la suite

    Image : Éditeur

  • Le monde grec antique par M.-C. Amouretti, F. Ruzé et Ph. Jockey

    Titre : Le monde grec antique
    Auteur-e-s : M.-C. Amouretti, F. Ruzé et Ph. Jockey
    Éditeur : Hachette
    Pages : 352

    Ce livre est destiné aux personnes qui commencent des études en histoire antique mais il peut être lu par n'importe qui. Les auteur-e-s y font une peinture du monde grec de moins 6500 à 31 après J.-C. Bien entendu, il n'est pas possible de tout dire en si peu de pages mais les auteur-e-s réussissent, c'est le but de l'édition, à marquer les différents débats historiographiques et les différentes méthodes d'analyse des sources. Ce qui fait de ce livre un manuel intéressant mais, comme tous les autres de cette collection que j'ai lue, un ouvrage particulièrement dense et ardu à lire. Il est divisé en quatre parties marquant autant de périodes du monde grec antique.

    La première partie se concentre sur l'installation des grecs, les palais crétois et le monde mycénien. C'est une période dont l'analyse est difficile car les écrits furent longtemps incompréhensibles. Mais nous la connaissons de mieux en mieux grâce à l'apport de l'archéologie. Les auteur-e-s nous expliquent le fonctionnement de cette société basée sur les palais. De plus, illes mettent en question l'idée que cette civilisation aurait disparu par la violence. Il est possible que des mutations plus lentes aient pu la terminer.

    Une seconde partie se base sur la période archaïque. Celle-ci permet d'observer la création des Cités. Mais leur histoire est souvent mythifiée alors que la création des principales institutions est offerte à un ancêtre mythique qui peut avoir existé mais qui n'a pas forcément construit autant que les auteurs anciens l'ont dit. Ces Cités ne sont pas stables et connaissent des crises, des départs de populations mais aussi des guerres entre-elles et contre des populations extérieures. Cependant, le fonctionnement en Cité reste une base importante puisqu'elle implique un ordre religieux et civique.

    Une troisième partie se concentre sur la Grèce classique. Les sources sont plus nombreuses puisqu'on connait des pièces de théâtre mais aussi des écrits philosophiques et historiques. Même si leur lecture doit être critique on peut mieux comprendre les institutions et les crises sociales et politiques. Cela permet de mieux expliquer le fonctionnement politiques des Cités et leurs transformations.

    Enfin, une quatrième partie nous parle du monde Hellénistique en commençant par Philippe puis les conquêtes d'Alexandre. Le premier unit le monde grec en leur imposant une structure commune tandis que le seconde poursuit une longue aventure jusqu'en Inde. Après la mort d'Alexandre, les Cités restent sous contrôle de rois tout en ayant accès à une forme de liberté. Mais les coûts des Cités sont très importants et seuls des rois et des personnes riches peuvent leur offrir monuments ou aides en biens de premières nécessités. De plus, la puissance de Rome commence à se faire sentir menant à la fin de l’Égypte lagide en 31 après la bataille d'Actium.

    Le livre se termine sur des annexes. Nous y trouvons une chronologie, un index et surtout un ensemble de cartes utiles pour se retrouver au sein du propos durant la lecture. Il faut ajouter que cette collection utilise les marges pour y mettre de l'iconographie, des extraits de sources voire des liens directs avec des livres anciens comme actuels.

    Site de l'éditeur

  • The new mutants / Les nouveaux mutants

    TW : racisme, suicide, abus sur mineur-e-s

    Danielle Moonstar se réveille attachée à un lit. Surprise, elle apprend qu'elle est entrée dans un institut chargé de permettre aux mutant-e-s de contrôler leurs pouvoirs avant de pouvoir sortir à nouveau. Elle n'est pas la seule pensionnaire et, outre la doctoresse chargée de les aider, il y a Rahne, Illyana, Sam et Roberto. Illes viennent de milieux différents mais ont connu la même peur face à l'arrivée de leurs pouvoirs. Danielle, elle, ne sait pas comment fonctionne son pouvoir. Tandis qu'elle tente de le comprendre et le connaitre des apparitions étranges commencent à s'attaquer aux pensionnaires. Y a-t-il un lien ?

    SPOILERS

    De nombreuses personnes ont lu les propos du créateur du film alors qu'il sort enfin sur les écrans après plusieurs années. Josh Boone montre une incompréhension totale de ses actes alors que des mutant-e-s racisé-e-s sont casté-e-s par des personnes qui ne représentent pas ces catégories. Cette incompréhension de la problématique du racisme au cinéma et de la représentation se traduit aussi au sein du film. Dès l'arrivée de Danielle elle est insultée à cause de ses origines et réduites à sa supposée sexualité.

    Le but de la réalisation était de créer un film proche de l'horreur tout en créant un nouveau groupe chargé de reprendre le flambeau des films X-Men. Pour ce dernier point on se rend compte rapidement que la réalisation tente de créer un lien au sein du groupe tout en développant les pouvoirs et traumatismes de tous les personnages. Mais la fin du studio a impliqué la fin des plans d'extensions de la franchise, ce qui empêche de répondre au mystère de l'Essex Corporation. En ce qui concerne la première partie, le film réussit assez bien a joué sur les traumatismes des personnages. Malheureusement, la seconde partie oublie cela en se concentrant sur un unique monstre assez moche tout en oubliant totalement l'aspect interne des traumatismes des personnages au profit de simples combats extérieurs (même si j'ai bien aimé l'épée d'Illyana). Le film ne remplit pas ses promesses.

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    ** Sans être un navet total ce film est très décevant et subit un réalisateur qui ne comprend rien à ses personnages
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    *****

    Image : IMDB

    Site officiel

  • King Thor par Jason Aaron, Esad Ribi et Ive Svorcina

    Titre : King Thor
    Auteurs : Jason Aaron, Esad Ribi et Ive Svorcina
    Éditeur : Marvel 31 mars 2020
    Pages : 112

    Ce volume contient King Thor 1-4. Thor a lutté contre Gorr le massacreur. Il a lutté contre Malekith et il a lutté contre lui-même lorsqu'il a perdu son marteau. Depuis, des millénaires ont passé. Il est devenu le roi d'Asgard, il a eu trois petites filles et il a finalement réussi à sauver la Terre et les divinités. Mais Loki est toujours présent. Et il se prépare à un dernier combat contre son frère. Au risque de réveiller à nouveau l'épée que Gorr brandissait et de mener à la fin de l'univers.

    SPOILERS

    Ce volume est le final du run de Jason Aaron sur Thor. Dès le début, le scénariste posait la question de la finalité des divinités. Il faisait de Thor le seul Dieu, ou l'un des rares, qui soit réellement utile car il souhaite toujours être digne de son titre de dieu du tonnerre. Le début de ce volume est surtout un moyen de terminer la confrontation entre Thor et Gorr. Celle-ci n'est pas aussi bonne que les autres volumes et pourrait passer inaperçue.

    Cependant, dès la seconde partie se pose la question des histoires. Jason Aaron nous montre que même si son run se termine cela n'implique pas la fin des histoires sur Thor. En montrant plusieurs aventures du futur de Thor, mentionnée dans des volumes précédents, il nous montre aussi son amour pour ce personnage. J'ai beaucoup aimé la fin qui permet de réunir plusieurs personnages et de donner une nouvelle mission à Thor.

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    *** Un début oubliable mais une seconde partie beaucoup plus réussie
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    *****

    Image : Marvel

  • Tenet

    SPOILERS

    TW : Violences conjugales, actes de terrorisme

    Un agent de la CIA se prépare à prendre d'assaut, secrètement, un opéra dans lequel se trouve les restes d'une bombe nucléaire. Mais l'opération tourne très mal. Plusieurs jours plus tard, l'agent se réveille dans un bateau en direction d'une ferme éolienne. Il apprend qu'il est l'un des rares personnes à se voir proposer un poste dans un agence si secrète que seule un nom la décrit. On ne sait ni ce qu’elle ne fait ni contre quoi elle lutte. Mais on sait que cette lutte est la seule manière de survivre pour l'humanité face à une attaque difficilement concevable. Navigant à l'instinct, l'agent commence à relier, petit à petit, les fils d'un gigantesque plan.

    SPOILERS SPOILERS

    On comprend rapidement que le nouveau film de Nolan s'intéresse au temps et à la manière de le manipuler. Nolan décide qu'une technologie future permet d'inverse des objets et des êtres humains afin de leur permettre de remonter le temps selon le point de vue normal. Pour mieux montrer ce concept, il l'illustre par des mouvements inversés, des bombes qui implosent et des informations qui proviennent du futur. Cela lui permet de créer des images impressionnantes que l'on peut observer en deux sens selon la personne que l'on suit lors de la scène.

    Un tel concept demande un minimum d'explications, qui ne sont pas faciles à mettre en place. Comment une telle technologie est-elle formée ? Pour quelle raison est-elle un danger pour notre monde ? Le réalisateur commence par mettre en place une première partie assez bavarde et qui saute de villes en villes sans réelles explications. Car le réalisateur doit mettre son univers en place aussi bien pour nous que pour son protagoniste. Une seconde partie est bien plus nerveuse et se concentre sur une confrontation précise entre deux personnages. Celle-ci permet de répondre à certaines questions, dont la raison de cette lutte. Il faut noter que Nolan maitrise très bien le passage chronologique des scènes et je ne crois pas avoir vu d'incohérences entre deux moments.

    Le film nomme 2 femmes et deux de plus reste anonyme. Dans les anonymes l'une est une scientifique qui permet d'exposer l'univers de Tenet l'autre une soldate en charge d'un groupe. Dans les femmes nommées nous avons Prya jouée par Dimple Kapadia que j'espère revoir souvent. Elle dépeint un personnage intelligent qui use de son influence pour réussir et manipuler les gens. Pendant longtemps, on ne sait pas si elle est bénéfique ou non. Le second personnage féminin est Barbara, la femme de l'antagoniste. Nolan la place en position de princesse en péril. Ce n'est qu'à la fin qu'elle prend son destin en main plutôt que d'attendre une aide du protagoniste. Malheureusement, elle le fait en jouant sur sa féminité et sa sexualité, un trope trop souvent utilisé pour les personnages féminins. Elle est donc avant tout une femme qui a besoin d'être sauvée mais aussi une mère qui veut être proche de son fils. Elle se trouve face à un homme violent et qui ne veut que la posséder ce qui mène à des scènes de violences conjugales très violentes.

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    **** Maitrisé, je n'ai pas vu le temps passer sauf durant quelques scènes que je pense peu utiles.
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    Image : IMDB

  • Les Carolingiens. Une famille qui fit l'Europe par Pierre Riché

    Titre : Les Carolingiens. Une famille qui fit l'Europe
    Auteur : Pierre Riché
    Éditeur : Fayard 2010
    Pages : 496

    Après un petit livre sur le couronnement de Charlemagne il était normal que je m'intéresse un peu plus aux carolingiens. Malgré ma fascination pour leur époque qui voit un changement de dynastie, une renaissance, la christianisation de l'Europe et surtout le retour d'un empereur et d'un empire (mis à mal par les raids vikings) je ne connais que peu cette époque. Ce livre fait le récit de l'époque carolingienne depuis Pépin jusqu'à Otton 1er soit un peu plus de deux siècles. Un tel récit implique nécessairement un grand nombre de personnages mais aussi une explication du contexte politique et sociale de chacun des carolingiens. L'auteur divise sont livre en 5 parties.

    La première partie se déroule alors que les futurs carolingiens sont encore soumis aux rois mérovingiens. Ceux-ci perdent petit à petit leur pouvoir face aux maires du palais mais ils restent nécessaires dans le cadre des sociétés de l'époque. Il y a un lien entre le roi et son peuple qui n'est pas facilement brisé. Même s'il y eut une tentative de prise de pouvoir, ce n'est qu'avec le soutien du Pape que les derniers mérovingiens vont disparaitre du pouvoir. Le Pape, bien entendu, agit en faveurs de ses propres intérêts.

    La seconde et la troisième partie permettent de comprendre comment se constitue l'Empire carolingien et donc comment Charlemagne est finalement couronné empereur. Le récit est très dense. L'auteur s'occupe de chacun des empereurs l'un après l'autre et examine leurs conquêtes mais aussi les liens avec l'aristocratie. Il montre comment l'Empire perd son unité afin de respecter la tradition du partage de l'héritage entre frères. Le récit montre les alliances, les difficultés mais aussi les trahisons entre frères alors que l’Église essaie de garder réel le rêve d'une unité européenne en vue d'une christianisation plus facile.

    La quatrième partie explique de quelle manière l'Empire s'est finalement disloqué. Face aux divisions entre frères carolingiens les aristocrates commencent à prendre de plus en plus de pouvoir. On le voit en particulier en ce qui concerne la justice mais aussi la possession des terres qui ne sont plus un don durant un temps limité mais qui sont de plus en plus pensés comme des propriétés. Les carolingiens, en fait, subissent ce qu'ils ont fait subir aux mérovingiens. La réalité du pouvoir leur échappe alors que des rois concurrents se forment. Petit à petit, se constitue les embryons des grands royaumes de l'époque médiévale.

    Enfin, une dernière partie s'intéresse aux questions culturelles et économiques. L'auteur y présente aussi bien l'art que les sciences ou encore l'architecture. Il nous montre le lien important que les carolingiens forment avec les sciences de l'époque ce qui permet une restauration du latin. Le lien entre l'Église et l'Empereur sont tout aussi important puisque les deux se soutiennent mutuellement, dans l'idéal. Les carolingiens se font les champions de la christianisation tandis que les Papes aident à justifier le pouvoir des empereurs. Une église occidentale de plus en plus forte se forme face à l'église byzantine.

    Le livre est suivi de trois annexes. Une première est constituée de nombreux arbres généalogiques particulièrement utiles pour naviguer dans les différentes familles mentionnées par l'auteur (qui renvoie fréquemment à ces arbres). La seconde est composée de cartes et la troisième est une chronologie. Ce livre, très dense, ne se lit pas facilement. Le récit n'est pas confus mais le nombre important de personnages et d'événements complique la compréhension pour quelqu'un qui, comme moi, ne connait pas très bien l'époque carolingienne.

    Image : Éditeur

  • Greenland

    La Terre est témoin d'un événement extraordinaire. Une comète venue d'une autre étoile est très proche créant un spectacle exceptionnel. Le monde entier l'observe tandis que les scientifiques essaient d'en savoir plus sur sa composition. John Garrity fait partie des personnes qui observent la comète dans sa maison, en direct à la télévision, avec son fils, Nathan, et sa femme qu'il a trompée, Allison. Soudain, il reçoit une alerte sur son téléphone. Lui et sa famille sont sélectionnés pour être envoyés au sein d'un bunker secret. En effet, le gouvernement a caché des informations essentielles. La comète ne fait pas que croiser la Terre, elle va l'impacter créant de nombreuses destructions et, potentiellement, un événement d'extinction massive. La famille Garrity entre soudain dans une course contre la montre afin de survivre.

    SPOILERS

    Comme beaucoup de ces films catastrophes l'importance de la famille est mis en avant. Les trois personnages principaux font tout pour rester ensemble et être sauvés ensembles. Ces familles sont souvent très traditionnelles. Ce film ne fait pas exception. La mère semble être ménagère. Le fils est le plus gentil du monde avec un diabète. Le père amène l'argent grâce à ses succès professionnels. Dans le cadre de la catastrophe, il devient aussi un père en usant de violence pour protéger sa famille, recevant de son beau-père un fusil. Le message est transparent, un vrai mâle est un guerrier. De plus, les personnages principaux ne sont pas très sympathiques. Illes sont égoïste, n'hésitent pas à mettre les autres en dangers et ne questionnent absolument pas la raison de leur sélection.

    Bien entendu, ce genre de films parle de la civilisation. Je ne crois pas avoir connu un seul film catastrophe positif envers la nature humaine. Dès les premières minutes, l'humanité se déchaine, oublie la civilisation pour le pillage et la violence. Du moins quand ce n'est pas la fête ou le suicide voire le retour au religieux. Seul.e.s les militaires et les services d'urgence, dans ce film, sont montrés comme capables d'abandonner leur individualisme pour le bien commun. On retrouve donc une tendance militariste de ce genre de films. Mais aussi une tendance à considérer l'humanité négativement. Les rares cas d'aides deviennent rapidement des moyens de survivre avant tout et, comme je l'ai dit plus haut, les Garrity sont les premiers à agir égoïstement.

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    **
    *** Spectaculaire mais déjà vu
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    *****

    Image: IMDB

  • La candidate parfaite

    Nous sommes en Arabie Saoudite. Maryam vit avec ses deux sœurs et son père. Ce dernier est un musicien qui essaie de créer une tournée et d'entrer au sein d'un groupe de musique national. Les deux sœurs, Selma et Sara, s'occupent d'organiser des mariages pour les femmes. Maryam, elle, est une médecin dans une clinique locale. Mais elle rêve de travailler dans une clinique plus importante dans laquelle elle serait valorisée pour ses compétences. L'un des moyens qu'elle a trouvés est de se rendre à une conférence afin d'entrer sur la liste de candidature d'un hôpital. Malheureusement, son autorisation de voyage n'est plus valable et en tentant de la renouveler elle accepte d'être candidate aux élections municipales.

    SPOILERS

    La réalisatrice a déjà donné Wadja que j'avais beaucoup aimé. Dans ce nouveau film elle s'occupe toujours de l'Arabie Saoudite mais au lieu d'une petite fille son personnage principale est une femme accomplie professionnellement au sein d'une famille qui a subi les commérages. Ce film fait très attention à nous montrer le fonctionnement d'une société et l'intégration de ses personnages à l'intérieure de celle-ci. Maryam essaie de soigner ses patients mais ils refusent son aide. Elle tente de parler aux hommes mais ils la ridiculisent. Mais c'est aussi une société en changement qui commence à accepter que les femmes parlent politiques, soient médecins et puissent créer.

    On peut dire que, fondamentalement, ce film est féministe. Tout comme Wadja il s'intéresse à une femme au sein d'une société inégalitaire. Cette femme essaie de revendiquer une place malgré les obstacles. À plusieurs reprises, des hommes ont l'occasion de l'aider mais refusent ou ne réussissent pas. Finalement, c'est Maryam, Selma et Sara qui s'occupent de tout et gèrent la campagne avec succès, montrant qu’elles n’ont pas besoin des hommes. Ce qui permet de terminer le film sur une déclaration d'indépendance de la part de Maryam.

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    ***
    **** Un film qui mérite d'être vu et distribué
    *****

  • Dreams

    Emma et son père vivent seuls. Les deux passent leur temps à danser, jouer aux échecs et cuisiner dans une grande maison de campagne. Emma aime vivre seule avec son père. Mais son équilibre va changer lorsqu'elle comprend que son père souhaite que sa compagne déménage dans la maison avec sa propre fille. Les deux parents essaient de reconstruire une vie de famille avec deux enfants très différents. Emma est rêveuse, calme et très proche de son père. Jenny est bruyante, égocentrique et passionnée par la mode et les réseaux sociaux. La cohabitation est difficile. Mais lorsqu'elle Emma comprend comment sortir de son rêve pour entrer dans le monde qui les crée elle se dit qu'elle pourrait utiliser ses connaissances pour améliorer sa vie.

    SPOILERS

    Il y a peu de choses à dire sur ce petit film. Certes, il fonctionne assez bien. Il est émouvant, drôle et sympathique à regarder. On comprend pourquoi Emma agit comme elle le fait et on comprend assez rapidement pourquoi Jenny est qui elle est. Le film montre aussi une famille qui tente de se recréer sans atténuer les conflits que cela peut créer. Avec raison, on montre que les enfants sont souvent au centre de ces problèmes puisqu'il n'est pas toujours facile d'accepter une autre personne après que la famille initiale s’est divisée. Mais on montre aussi que les parents essaient de créer un milieu favorable pour les deux filles.

    Le message est un peu simpliste et tout est résolu un peu trop rapidement. De plus, il est dommage que le monde des rêves et ses règles ne soit pas exploré un peu plus profondément. On a l'impression de regarder un Vice Versa qui évite d'aller trop loin dans le fonctionnement de son univers. Il manque donc des informations qui nous auraient permis d'entrer plus profondément dans ce film et son thème.

    *
    **
    *** Sympathique mais sans plus
    ****
    *****

  • L'ère du capital 1848-1875 par Eric J. Hobsbawm

    Titre : L'ère du capital 1848-1875
    Auteur : Eric J. Hobsbawm
    Éditeur : Fayard 2010
    Pages : 463

    Ce livre suit le premier volume qui s'intéressait aux années 1789-1848. Hobsbawm s'intéresse ici à ce qu'il nomme l'ère du capital car, selon lui, nous sommes dans une période de triomphe du capitalisme après une courte mise en cause lors de 1848. Le livre est constitué de trois parties. Elles sont suivies d'annexes, d'une bibliographie commentée, d'un index et de notes de fin d'ouvrage. Tout comme le premier volume, les parties se découpent selon un développement puis des résultats qui prennent en compte, dans les deux cas, les changements de nature socio-économique plus qu'un récit des événements.

    La première partie se concentre sur l'année 1848. Celle-ci est restée comme une année de révolutions dans l'Europe entière. Même la Suisse la subit, bien qu'un peu en avance. Cependant, ces révolutions échouèrent toutes à construire un système différent et, rapidement, l'Europe continua dans la voie du capitalisme. Hobsbawm nous montre que 1848 était loin d'être une surprise. On s'attendait à une explosion révolutionnaire sans savoir quand elle aurait lieu précisément.

    La seconde partie, développement, permet à Hobsbawm d'expliquer le fonctionnement de l'Europe, et du monde, durant cette période. Il explicite l'avancée économique impressionnante de la période qui permet de supporter l'impression d'un progrès inaltérable au niveau économique. Il explique aussi le fonctionnement de plus en plus globalisé et uni du monde grâce au train mais aussi au télégraphe. Ces deux technologies s'étendent fortement durant ces années du XIXème siècle et permettent une communication rapide d'un bout à l'autre du monde. Bien entendu, il s'intéresse aussi au fonctionnement de la démocratie et à la construction des nations. Ces dernières sont progressivement pensées et construites par des élites intellectuelles tandis que la démocratie implique de relier les masses à l'état mais sans, pour autant, leur donner une égalité de fait.

    La troisième partie s'intéressent aux thèmes culturels et socio-économiques. Outre les arts et la science, que Hobsbawm décrit comme ayant atteint un palier avant une prochaine (r)évolution, il décrit le fonctionnement de la terre mais surtout des classes sociales. Dans deux gros chapitres il nous décrit la classe ouvrière et la classe bourgeoise. La classe ouvrière commence à se penser mais elle est coincée dans une pauvreté voulue par la bourgeoisie. En effet, il est important de garder une forme de hiérarchie des classes sociales et même si le progrès implique de meilleures conditions de vie pour tout le monde il ne faut pas, pour autant, égaliser les hiérarchies. Dans le même temps, les milieux de gauche commencent à théoriser un progrès en direction d'une dernière révolution qui ferait tomber la bourgeoisie. Celle-ci met en exergue l'importance de l'individualisme et de la réussite personnelle. L'échec est donc un problème individuel et non un problème que l'on peut expliquer par des causes structurelles. Ce qui importe pour la bourgeoisie est de montrer son statut en ayant une capacité de direction et d'ordonner des personnes inférieures. Le livre se termine sur l'annonce d'une période de dépression économique qui sera suivie de l'ère des empires.

    Contrairement au livre précédent, Hobsbawm s'intéresse ici au reste du monde et pas uniquement à l'Europe. Cependant, ses propos dépendent surtout de ce que fait l'Europe et des réactions des autres civilisations. Ainsi, le monde est décrit comme porté par l'Europe tandis que les reste du monde semble n'avoir pas eu d'histoire avant l'arrivée de l'occident et leur prise de contrôle des autres civilisations. Hobsbawm ne voulait probablement pas faire ceci mais c'est l'impression que j'ai eu à la lecture.

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  • L'ère des révolutions 1789-1848 par Eric J. Hobsbawm

    Titre : L'ère des révolutions 1789-1848
    Auteur : Eric J. Hobsbawm
    Éditeur : Fayard 2010
    Pages : 434

    L'ère des révolutions est le premier tome d'une trilogie concernant de Hobsbawm sur le XIXème siècle. Il fait se terminer ce siècle en 1914 et un livre sur le XXème siècle, l’Age des extrêmes, suit. Ce premier tome se concentre sur 1789 à 1848. Il commence par une révolution et se termine sur une période révolutionnaire européenne qui a aussi touché la Suisse. Celle-ci a subi la guerre civile dites du Sonderbund. Le livre est constitué de 15 chapitres en deux grandes parties.

    La première partie est nommée "évolution." Hobsbawm y examine les changements menés par ce qu'il nomme la double révolution : la française et l'industrielle. L'une se déroule en France et implique un changement de nature politique et sociale. La seconde se déroule au Royaume-Uni et implique un changement de nature socio-économique. Les 7 premiers chapitres permettent de comprendre ce que ces deux révolutions impliquent pour le monde, et l'Europe en particulier. De plus, Hobsbawm examine le fonctionnement de la guerre et de la paix. La France est montrée comme le premier pays à avoir mis en place une guerre de masse face à des armées européennes d'ancien régime. La partie se terminer sur un examen de l'idée de nationalité.

    La seconde partie se nomme "les résultats." Hobsbawm l'utilise afin d'examiner certains points particuliers et la manière dont des changements ont lieu suite à la double révolution. Il s'intéresse à la terre comme propriété foncière mais aussi à l'industrialisation et aux raisons de la force anglo-saxonne, et de ses limites. Plus intéressant encore, il examine le fonctionnement des sociétés de ce début du XIXème siècle. Il montre ce que peuvent faire les populations dans un monde en pleine industrialisation mais il montre aussi les limites de ces opportunités face à des besoins importants de mains d’œuvre peu couteuses. Il s'intéresse aussi à la place des religions et des normes laïques mais aussi au fonctionnement des arts et des sciences. Cette partie offre donc un panorama presque complet du monde entre 1789 et 1848. Le livre se termine sur une conclusion qui ouvre au prochain tome. En effet, 1848 est une période de révolutions en Europe mais la suite ne sera pas un changement de système. Le capitalisme et les industries seront triomphantes.

    Si l'on doit noter des manques il faut dire que ce livre est très européocentriste. Hobsbawm ne parle que peu du reste du monde et quand il le fait ses propos peuvent être peu adéquat. Ainsi, il semble suivre l'idée que le Raj britannique fut fondamentalement bon après une histoire indienne médiocre. Les chercheurs et chercheuses sont loin d'être d'accord avec cela. De plus, Hobsbawm ne parle que peu des femmes. Son livre est surtout une histoire des hommes. On peut y voir une marque de l'époque mais cela n'empêche pas de le déplorer.

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  • De l'Empire britannique au Commonwealth par Henri Grimal

    Titre : De l'Empire britannique au Commonwealth
    Auteur : Henri Grimal
    Éditeur : Armand Colin 1999
    Pages : 416

    La période actuelle semble adéquate pour en savoir plus sur l'histoire britannique. En effet, la fin du brexit approche et celui-ci met fin à des relations fortes avec l'UE suivi de la promesse d'un retour à un âge d'or britannique. Ce livre permet de mieux comprendre comment s'est constitué cet âge d'or qui implique la prise de contrôle économique et politique de larges territoires et leur intégration ultérieure au sein d'une organisation internationale censée fonctionner sur l'idée d'égalité des états. Une organisation qui a tout de même souffert du mouvement des décolonisations. Le livre est constitué de 14 chapitres organisés en 4 parties.

    Le premier chapitre, court, se concentre sur les XVIIème et XVIIIème siècles. L'auteur débute par définir les deux types de colonisations : commerce et peuplement. Le premier type implique des droits sur de petits territoires dans le but exclusif d'échanger et de contrôler le commerce local et international. Le second implique une émigration britannique au sein d'un territoire qui peut s'étendre selon les besoins. L'auteur explicite aussi les premières zones colonisées que sont les colonies d'Amériques mais aussi l'entrée sur le territoire des West Indies. Enfin, l'auteur nous explique que les colonies s'inscrivent dans un système mercantiliste qui implique que la richesse dépend de l'exportation, il faut éviter les importations et donc la fuite de monnaie.

    La seconde partie reprend la période que l'auteur nomme impérialiste. Cela implique de définir le terme mais aussi d'expliquer comment les anglais devinrent impérialistes. En effet, une partie du monde politique et économique anglo-saxon considère les colonies comme des dépenses inutiles qu'il faudrait abandonner. Un effort de propagande est nécessaire pour faire des colonies une nécessité morale pour une nation européenne. L'auteur explique aussi le passage des colonies qu'il nomme blanches à une forme de gouvernement autonome. Cela dépend de l'état local des gouvernements mais permet aussi d'éviter de détruire le lien entre colonies et Londres. Cependant, les Indes ne sont pas concernées. Elles sont administrées par une compagnie privée, avant qu'elle ne disparaisse, dans un but purement commercial. La prise de contrôle de territoires est fortuite avant de devenir un programme défendu par la nécessité de la défense de la paix. Celle-ci étant payée par les Indes et ses habitant-e-s.

    La troisième et la quatrième partie permettent de comprendre le passage d'une logique impériale à une logique de Commonwealth, concept défini au cours du temps par les britanniques. Les colonies blanches entrent facilement dans cette logique. Les colonies du contient africains sont plus délicates. En effet, alors que les britanniques, au XXème siècle, souhaitent une égalité entre personnes ces territoires sont gérées sur une logique de supériorité de race face aux habitant-e-s, un racisme qui permet de justifier une inégalité civique mais aussi le travail forcé qui peut être de l'esclavage. Les colonies telles que l'Inde atteignent plus difficilement le liberté et l'égalité. Ce ne sont que les deux premières guerres mondiales qui permettent de mettre à bas la supériorité virtuelle des britanniques, économiquement et politiquement, qui ouvre la voie à une indépendance. Enfin, l'auteur termine sur un examen du fonctionnement du Commonwealth, de ses crises mais aussi des possibilités futures. Le livre marque ici son âge. Bien qu'il fût réédité en 1999 il fut écrit en 1971.

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  • Le monde des villes au Moyen Âge par Simone Roux

    Titre : Le monde des villes au Moyen Âge
    Autrice : Simone Roux
    Éditeur : Hachette Supérieur 15 juillet 2004
    Pages : 256

    Nous connaissons bien les villes. Nous sommes nombreux à vivre au sein de ces structures. Mais celle-ci ont une histoire que, personnellement, je ne connais que peu. Je sais que durant la fin de l'antiquité les villes ont perdu en puissance au profit des campagnes pour des raisons socio-politiques. Mais les villes sont aussi restées importantes à cause de la puissance de l'Église et des évêques. Ce petit livre se veut une introduction à l'histoire médiévale des villes. Il fonctionne de manière chronologique du XIème au XVème siècle.

    La première partie se concentre sur les XIème au XIIIème siècles. Deux chapitres permettent de définir ce que l'on entend par ville durant la période médiévale. Un se concentre sur une définition globale basée sur le nombre d'habitant-e-s mais aussi la (re)création de villes. Un second nous montre la diversité des villes en se concentrant sur trois pôles et plusieurs exemples : le monde méridional, le monde flamand, le monde germanique et les grands royaumes en cours de formation soit l'Angleterre et la France. En dehors de ces deux chapitres, l'autrice essaie de nous expliquer le fonctionnement d'une ville. En particulier, elle montre leur place dans un monde basé sur la terre et le lien avec une seigneurie. Les villes, dans cet univers, reçoivent des droits et des devoirs particuliers qui leur permettent d'être des entités parfois proches de l'indépendance.

    La seconde partie se concentre sur le XIV siècle. L'autrice se concentre sur les problèmes posés par les villes. Bien que celles-ci aient des droits une partie de leur population souhaite un changement politique. Cependant, l'autrice montre que ces changements n'impliquent pas forcément de révolution. Il est demandé plus d'intégration de catégories externes mais la prise de pouvoir est immédiatement suivie d'une fermeture de la ville aux externes. Ces révoltes ne sont pas acceptées par les souverains qui répriment fortement les villes et bourgeois révoltés en leur supprimant des droits ou par un contrôle militaire. Ces échecs des révoltes dépendent aussi du souhait de paix et de calme d'une partie de la population.

    Les deux dernières parties se concentrent sur le XVème siècle et la fin de la période médiévale. Ces périodes sont celles d'une forme de pacification mais aussi d'une importance grandissante des villes. Elles deviennent des lieux de savoirs et de communications de ces savoirs. Les villes se transforment pour se rendre plus belles, suivant les modes de l'époque. Les universités se construisent, gagnant leur droit à être géré directement par la papauté. Mais ce sont aussi des moments de changements socio-politiques. Les marchands sont de plus en plus nombreux dans le milieu de la banque. De plus, la pauvreté est de moins en moins acceptée. Elle est vue comme un danger social. Les pauvres sont aussi considérés comme méritant leur condition. Seuls certains pauvres mériteraient une aide tandis que les autres sont expulsés.

    Ce petit livre ne fait qu'effleurer un large sujet. L'autrice nous offre une bibliographie importante qui permet d'aller plus avant dans les différents points qu'elle soulève. Elle ajoute aussi un grand nombre de documents en fin de chapitres qui permettent d'illustrer certains points précis. J'ai aussi apprécié les différents plans qui illustrent les chapitres, malheureusement la résolution est très mauvaise rendant difficile une bonne lecture. Je déplore aussi un certain nombre de coquilles.

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  • Invisible kingdom 2. Edge of everything par G Willow Wilson et Christian Ward

    Titre : Invisible kingdom 2. Edge of everything
    Auteur-e-s : G Willow Wilson et Christian Ward
    Éditeur : Dark Horse 17 juin 2020
    Pages : 128

    Ce volume 2 contient Invisible kingdom 6-10. Grix est la capitaine d'un vaisseau cargo soumis à une méga corporation. Récemment, avec l'aide d'une acolyte de l'église massive, elle a compris qu'un complot au niveau du système solaire existe. La méga corporation et l’Église sont censés être des ennemis mais les deux entités travaillent ensembles. Personne ne sait quel est leur but mais Grix a décidé d'annoncer la vérité à tout le monde. Malheureusement, cela n'a rien changé et elle a été obligé de fuir au loin. Cette fuite la mène au sein d'un anneau de débris hanté par des pirates. Ces pirates pourraient entrer dans une alliance ou simplement chercher un profit.

    SPOILER

    Tout comme le premier volume, ce second volume est très beau. L'artiste prend le temps de créer l'univers que l'on suit et, encore une fois, chacune des espèces sont parfaitement identifiables tout en étant individualisés le plus possible. Les différents personnages sont aussi traités aussi bien que possible. Illes ont toustes des souhaits, des buts et des besoins particuliers qui permettent de rendre logique chacune de leurs décisions.

    Au contraire du premier tome qui était une course poursuite ce second volume est bien plus calme. Une grande partie des numéros se déroulent au sein du vaisseau pirate alors que Grix et son équipage essaient de comprendre ce qui va leur arriver. Grix doit décider entre la loyauté envers son équipage, sauver des personnes croisées sur sa route ou suivre ce que semble vouloir lui offrir le capitaine pirate. Les auteur-e-s ne nous disent pas ce qui est la bonne décision ni qui a raison. Simplement, on suit les personnages tentant de prendre de bonnes décisions et d'éviter de perdre la vie.

    *
    **
    ***
    **** Un second tome plus calme mais qui annonce une suite un peu plus nerveuse.
    *****

    Image : Éditeur

  • La réforme par Richard Stauffer

    Titre : La réforme
    Auteur : Richard Stauffer
    Éditeur : Presses universitaires de France 2003
    Pages : 127

    Ni la Réforme ni la période moderne ne sont mes thèmes préférés. Pourtant, il est nécessaire de comprendre un minimum la réforme si l'on souhaite comprendre le fonctionnement politique de la période moderne. Pour cela, je me suis plongé dans ce vieux que-sais-je, la première édition date de 1970, qui examine trois lieux de la réforme en Europe. Ce petit livre permet donc d'avoir une idée générale de la réforme, de ses idées et du fonctionnement politique de celle-ci.

    Le premier et le second chapitre se concentrent sur les débuts de la réforme. L'auteur se concentre sur Luther dont il explique la recherche de salut et les conclusions que cela lui permet d'atteindre. Luther, dans un contexte de remise en cause du fonctionnement de l'église catholique, critique un certain nombre de dogmes dont l'achat des indulgences. Alors qu'il ne souhaite pas forcément créer un schisme il est condamné et doit accepter que son mouvement, d'abord intellectuel, devient une critique externe de l'église. Il refuse tout de même de mettre en cause le fonctionnement social ce qui lui permet d'être soutenu par les princes de l'Empire.

    Les chapitres 3 et 4 se concentrent sur trois lieux de réforme : Strasbourg, Zurich et Genève. L'auteur commence par examiner de quelle manière la réforme est acceptée par les magistrats de Zurich. Ils commencent par créer une dispute qui permet de justifier les idées réformées. Cependant, les réformés sont encore minoritaires au sein de la confédération helvétique et les cantons catholiques essaient de bloquer le mouvement lors de plusieurs guerres de religion internes à l'alliance. Malgré tout, les réformés prennent de l'importance en particulier à Berne. Ce canton, l'un des puissants de la confédération, permet de créer une forme de paix des religions au sein du pays. Genève suit la réforme afin de permettre de s'éloigner à la fois des seigneurs locaux et de l'église catholique. Mais Calvin ne réussit pas à imposer toutes ses vues aux magistrats. Cependant, Genève deviendra l'un des centres les plus importants de la réforme en Europe. La ville soutient les œuvres de Calvin après l'avoir rappelé ce qui permet de créer un horizon pour les réformés du royaume de France.

    Enfin, l'auteur se concentre sur l'anglicanisme. Il explique que celui-ci dépend d'abord de la couronne britannique. Cela le conduit à examiner l'importance de Henry VIII, de son fils Edouard VI et d'Elisabeth I. Bien que Marie Tudor ait tenté un retour au catholicisme, la division avec le Pape est consacrée par Elisabeth I. Cette réforme permet de donner un pouvoir important à la couronne face à l'église catholique. Mais elle est aussi ambiguë puisque l'église anglicane se rapproche des réformés tout en acceptant certaines idées catholiques. Ce qui supporte des partis plus ou moins proches ou éloignés du catholicisme et de Luther tout en offrant la capacité à Henry VIII de se rapprocher de l'un ou de l'autre selon les besoins.

    Un si petit livre ne peut pas donner une vision complète de la réforme, de ses effets ni des personnages. Son but est d'offrir une introduction au thème. Bien que le livre soit ancien et que les recherches plus récentes aient probablement mis en question beaucoup d'informations, l'auteur explicite tout de même les débats historiographiques de son époque.

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  • Galaxy's Edge: Black Spire (Star Wars) par Delilah S. Dawson

    Titre : Galaxy's Edge : Black Spire (Star Wars)
    Autrice : Delilah S. Dawson
    Éditeur : Penguin 30 juin 2020
    Pages : 576

    TW : Torture, mention de traumatismes physiques et psychologiques

    Vi Moradi est revenue de sa dernière mission brisée aussi bien mentalement que physiquement. Mais elle peut enfin retourner sur le terrain. La générale Leia Organa souhaite l'envoyer chercher des planètes sur lesquelles la Résistance pourrait se cacher en cas de catastrophe militaire. Et cette catastrophe se produit lorsque la Nouvelle République est anéantie par la Starkiller Base puis lorsque la Résistance est pratiquement détruite par Kylo Ren. Vi Moradi se rend donc sur Baatu. Une planète insignifiante proche des zones inexplorées de la galaxie. Elle doit construire un avant-poste et recruter des allié-e-s. Pour l'aider elle doit compter sur Archex mieux connu sous le nom de Cardinal.

    SPOILERS

    Ce roman est double. En premier lieu il fait partie du diptyque Galaxy's edge dont le but est de préparer la nouvelle attraction Disney. Ce roman peut donc être lu comme une carte des différents lieux de l'attraction ainsi que des personnages que l'on pourra rencontrer. On peut pratiquement voir le plan qui a été conçu par Disney pour cette attraction. Heureusement, il y a une intrigue. Malheureusement, celle-ci n'a aucune conséquence réelle sur les films. Elle ne permet que de créer le début de ce que l'on peut découvrir au sein de l'attraction.

    Bien que ce roman soit commandé afin de créer de la publicité pour une attraction l'autrice réussit à lui donner de l'intérêt. Elle reprend deux de ses personnages et ajoute plusieurs autres personnages. Celleux-ci ont des traumatismes personnels. Que ce soit la perte due à la Starkiller Base, le souhait de protéger sa famille ou encore des blessures dues à la guerre et à la torture. Tous les personnages sont blessés et doivent réussir à accepter leurs traumatismes afin de réussir à vivre, malgré la douleur que cela implique. Cette manière d'explorer la psychologie des personnages et la manière dont cela impacte leur interaction implique de mentionner des actes de tortures voire d'en décrire. Ainsi, l'autrice réussit à sauver son livre grâce à son attention aux personnages, leur histoire et leurs besoins.

    *
    **
    ***
    **** Je ne pensais pas que l'autrice réussirait à rendre si intéressant un roman qui doit uniquement vendre un parc d'attraction.
    *****

    Image : Éditeur

  • La guerre froide par Stanislas Jeannesson

    Titre : La guerre froide
    Auteur : Stanislas Jeannesson
    Éditeur : La Découverte 2014
    Pages : 128

    Après la Deuxième Guerre Mondiale les pays alliés afin de faire tomber les régimes fascistes et nazis se sont divisés selon leurs idéologies. D'un côté nous avions le bloc de l'ouest et de l'autre le bloc de l'est. Le monde entier de l'après-guerre fut modelé selon cette division que l'on a nommé la Guerre Froide. Guerre car les deux blocs sont ennemis mais froide car les deux blocs ne se sont que rarement heurtés directement. Suivant en cela une logique basée sur la nécessité d'éviter une guerre qui pourrait devenir nucléaire. Ce petit livre de la collection Repère doit permettre de mettre en avant les processus principaux de la Guerre Froide en 5 chapitres.

    La construction est fortement chronologique. Le premier chapitre se concentre sur les années 1942 à 1948. L'auteur met en avant la nécessité qui permit de s'allier entre pays d'idéologies contraires. Mais il explicite aussi les divisions entre les alliés. Celles-ci prennent de l'importance après la guerre alors que la création d'un nouvel ordre mondial qui doit permettre de garantir la paix est demandé par les Etats-Unis. L'URSS, elle, est toujours sous le contrôle de Staline qui souhaite avant tout défendre son territoire face à une potentielle nouvelle invasion. Ceci conduit à mettre en place l'idée de zones d'influences dans lesquelles les autres pays n'interviennent pas.

    Le second chapitre se concentre sur les années 1948-1962. L'auteur s'intéresse à plusieurs continents afin de nous montrer de quelle manière le monde est divisé entre les deux blocs. L'URSS consolide son influence sur plusieurs pays tandis que les Etats-Unis mettent en place la stratégie du Containment soit d'empêcher toute exportation de l'idéologie communiste. Cette stratégie est observée à Moscou comme une tentative d'encerclement. Les deux blocs se combattent mais évitent d'aller trop loin dans leurs demandes ou leurs actions lors des crises de cette période. Celle-ci permet aussi de marquer la fin de l'influence des anciennes puissances coloniales européennes que sont le Royaume-Uni et la France.

    Le troisième et le quatrième chapitre se concentrent sur la détente et la fin de la Guerre Froide. Après la crise de Cuba, l'URSS et les Etats-Unis décident d'ouvrir le dialogue afin d'éviter une crise qui pourrait déboucher sur une guerre nucléaire. Cela conduit les deux puissances à signer des accords de contrôle de l'armement qui permet de baisser le nombre de missiles en Europe et dans le monde. Cette période débute aussi la division du monde communiste en plusieurs groupes d'influences ainsi que la force grandissante des pays dit du tiers-monde. Ceux-ci tentent de créer une troisième voie entre les deux puissances, ce qui permet de mettre en question l'influence des Etats-Unis mais aussi de l'URSS. Les Etats-Unis, en particulier, sont critiqués pour leur soutien envers des régimes dictatoriaux et pour leurs actions lors de la guerre du Vietnam.

    Enfin, un dernier chapitre permet de conceptualiser la Guerre Froide. L'auteur s'intéresse à des thèmes précis. Par exemple, il explique comment fonctionne une crise durant la Guerre Froide. Mais il explique aussi l'importance de l'idéologie ce qui lui permet de parler du Maccarthysme. De plus, il explicite la place du nucléaire et les différentes stratégies qui ont permis d'user de cette puissance sans créer de risques de guerre nucléaire. Ce chapitre conclut ce petit livre qui, bien entendu, ne parle pas de tous les événements. L'auteur tente de nous offrir un minimum de connaissances nécessaire pour comprendre cette période et le passage à un monde avec une unique super-puissance.

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  • Empire's end: Aftermath par Chuck Wendig

    Titre : Empire's end : Aftermath
    Auteur : Chuck Wendig
    Éditeur : Penguin 29 août 2017
    Pages : 512

    L'Empire a frappé la Nouvelle République au cœur de sa capitale. De nombreuses personnes ont été blessées ou sont mortes lorsque les personnes sauvées de la prison de Kashyyyk ont suivi leur programmation. Alors que la Nouvelle République tremble sur ses récentes fondations, Norra Wexley utilise son équipe pour traquer la Grande Amirale Rae Sloane. Mais derrière elle se cache un ennemi plus retors encore. Gallius Rax a pris le contrôle de l'Empire. Ce qu'il en reste est massé près de la planète de Jakuu. Là aura lieu la dernière bataille de la guerre civile qui détruit la galaxie depuis bien trop longtemps. Bien que l'Empire soit sur sa fin, il ne tombera ni rapidement ni facilement.

    SPOILERS

    La trilogie Aftermath permet de faire le lien entre les films 6 et 7. Les trois tomes nous donnent une vision de la fin de la guerre et de la création de la Nouvelle République mais aussi des problèmes que celle-ci connait. En effet, elle doit passer d'une bande de rebelle à un gouvernement qui suit des lois et un certain ordre. Ce qui implique de ne pas s'impliquer sans accord politique dans des combats difficiles et délicats. Ce troisième tome le montre très bien puisque les personnes qui ont participé à la libération de Kashyyyk deviennent des paris militaires et politiques.

    Aftermath essaie aussi de montrer la différence fondamentale entre l'Empire et la Nouvelle République. L'Empire était la vision d'un seul homme qui considère que sa mort doit impliquer la destruction de tout ce qu'il a construit. L'Empire perd sa façade d'ordre pour ne devenir qu'une bande de mercenaires usant de cruauté pour le plaisir. La Nouvelle République, en revanche, est une vision d'espoir envers la sentience. Personne n'a réellement de voix plus grande que d'autres. Lorsqu'elle combat c'est uniquement dans le but d'atteindre la paix en essayant de faire le moins de victimes possibles.

    Ainsi, cette trilogie utilise des caractères moralement ambigus dont les changements accompagnent le passage d'un Empire dictatorial à une Nouvelle République démocratique. Ces personnes se trompent, luttent et changent de loyauté selon les circonstances et leurs besoins. Bien que la trilogie ne soit pas forcément la plus passionnante, elle marque bien la difficulté des changements de régime.

    *
    **
    ***
    **** Un peu aride mais, de manière surprenante, assez riche.
    *****

    Image : Éditeur

  • Un monde en nègre et blanc. Enquête historique sur l'ordre racial par Aurélia Michel

    Titre : Un monde en nègre et blanc. Enquête historique sur l'ordre racial
    Autrice : Aurélia Michel
    Éditeur : Seuil janvier 2020
    Pages : 391

    Je ne connais que peu l'histoire du racisme et de l'esclavage. J'en connais ce que j'ai appris à l'école mais pas plus. J'en connais ce que je lis à l'aide des militant-e-s antiracistes. Je ne suis donc pas la bonne personne pour savoir si l'autrice et ce livre sont bons. Aurélia Michel est, selon la quatrième de couverture, historienne spécialiste des Amériques noires et chercheuse au centre d'étude en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques. Dans ce livre, elle tente de comprendre de quelle manière l'ordre raciale s'est constitué en commençant pas établir ce qu'est la race et l'esclavage. Elle conceptualise l'esclavage par le refus d'un accès à la parenté et l'ordre racial comme un moyen de justifier et concrétiser ce non-accès. Pour cela elle construit trois parties.

    La première partie conceptualise l'esclavage en l'inscrivant dans le temps long. L'autrice notre que l'esclavage implique une sortie de l'ordre social et de la parenté. Elle note aussi que l'institution fonctionne dans une large partie des communautés humaines et ne concerne pas forcément des personnes noires. En ce qui concerne l'Europe, des personnes blanches peuvent être vendues car elles ne sont pas membres de la communauté chrétienne. On découvre la même chose pour les personnes musulmanes. Ce n'est que parce que l'Europe occidentale perd son statut de centralité au sein du monde que l’esclavage y perd en importance en faveurs du servage. Mais la découverte des Amériques et des côtes de l'Afrique par des Européens permet de retrouver et de recréer les routes de l'esclavage.

    Dans une seconde partie l'autrice examine le fonctionnement de la traite. Elle montre que l'esclavage implique une déshumanisation. On n'achète pas un être humain mais une force de travail. Cette force de travail implique un contrôle et une productivité économique. Mais il existe des tensions entre la déshumanisation et l’humanité des personnes en esclavage. Celle-ci commence à être niée par des constructions scientifiques de ce qui deviendra la race. Elle permet d'user de violence, de créer des différences irréconciliables entre personnes blanches et noires et surtout de justifier ses actes. Même si certaines personnes, en métropole, sont contre l'esclavage ce n'est pas pour des raisons humanitaires mais économique. L'esclavage est vu comme économiquement moins rationnel que le travail libre, qui deviendra le salariat. La fin de l'esclavage s'accompagnant de lois en faveurs du travail forcé chez les anciens maitres mais aussi d'une compensation des anciens maitres.

    Une troisième partie s'intéresse aux nations et à la création des races entre 1790 et 1950. L'autrice explique de quelle manière la fin de l'esclavage a impliqué une création dites scientifique des races. Cette création permet de distinguer les personnes blanches des autres tout en rapprochant les personnes racisées, et particulièrement les personnes noires, de la barbarie et de l'absence de civilisation. Ceci permet de justifier l'inégalité dans les colonies et au sein des sociétés. En effet, les personnes noires ne seraient pas prêtes à atteindre le niveau de civilisation des personnes blanches. C'est le travail qui serait, en particulier, le marqueur de la civilisation. Tant que les personnes noires ne seraient pas capables de travailler il serait nécessaire d'introduire le travail forcé. La création du racisme permet aussi de justifier un ordre racial hiérarchisé qui puisse prendre en compte les personnes nées d'un parent blanc et d'un parent racisé. L'autrice mentionne aussi l'importance d'un tel ordre en faveurs des classes les plus défavorisées en Europe. Elles seraient toujours supérieures aux autochtones au sein des colonies. Tout comme l'autrice commence par le refus scientifique de l'existence des races elle termine là-dessus. Mais sa conclusion indique que le racisme n'a pas disparu. Il est encore systématique au sein de nos sociétés et l'on en trouve des traces dans toutes les interactions sociales et dans les institutions de nos démocraties.

    Site de l'éditeur

  • Most Wanted par Rae Carson

    Titre : Most Wanted
    Auteur : Rae Carson
    Éditeur : Penguin 25 mai 2018
    Pages : 352

    Han est un jeune homme qui n'agit que par instinct. Il vit au sein des égout de la planète Corellia, une planète chargée de construire les vaisseaux de l'Empire. Il n'est ni riche ni puissant. Il est l'un des nombreux membres d'un gang local contrôlé par une alien. Son but est de réussir à monter dans les rangs afin de gagner un peu plus de ressources et de réussir à se rapprocher de son but : posséder un vaisseau spatial. Mais il est contesté par des concurrent-e-s, dont Qi'Ra. Une mission commune tourne mal. Ce qui force les Qi'Ra et Han à collaborer afin d'éviter de mourir, forgeant peut-être une amitié durable.

    SPOILERS

    Ce petit roman se déroule avant le film Solo. Il devait l'accompagner afin de mieux comprendre les personnages, leur environnement et leurs actions. En particulier, il permet d'expliquer les identités de Han et de Qi'Ra. Cette dernière planifie tout. Elle veut devenir une femme capable d'être en sécurité et de créer les conditions de changements importants, plutôt en sa faveurs. Han est montré comme un idéaliste qui essaie de croire en tout le monde mais qui ne veut que la liberté de voyager comme il le souhaite. Il agit impulsivement mais sa chance lui permet de toujours réussir. Ces deux personnes vivent au sein du monde criminel le plus pauvre de la planète et doivent survivre face à des personnes bien plus puissantes.

    Malheureusement, le roman est très simpliste. Il parle de deux gangs que j'aurais aimé mieux connaitre mais dont les idéaux sont caricaturaux. L'un est un gang de pirates en faveurs de l'humanité. Le second est une tentative de libérer les droïdes. Bien que je sois heureux que l'on prenne le temps de parler de l'état juridique des droïdes dans l'univers star wars, la question n'est pas réellement mise en avant. L'auteur essaie uniquement de créer une course poursuite entre plusieurs groupes dont les noms ne sont que des décors. Au lieu d'ajouter de la complexité ce roman ne crée qu'une scène en carton-pâte.

    *
    ** Inintéressant
    ***
    ****
    *****

    Image : Éditeur

  • La mécanique de l'arbitraire. Internements administratifs en Suisse 1930-1981. Rapport final. Volume 10 B par Urs Germann et Lorraine Odier

    Titre : La mécanique de l'arbitraire. Internements administratifs en Suisse 1930-1981. Rapport final. Volume 10 B
    Auteur-e-s : CIE Internement administratif, Urs Germann et Lorraine Odier
    Éditeur : Alphil 2019
    Pages : 392

    TW : mention d'abus physiques, mentions d'abus sexuels, racisme

    La CIE Internement Administratif a travaillé pendant plusieurs années sur mandat de la Confédération. Lors de l'année 2019, elle a publié les différents rapports concernant le fonctionnement de l'internement administratif jusqu'en 1981. Certains sont des portraits des personnes concernées. Ce volume et le 10ème, et dernier, en version intégralement traduite en français (version B). Le livre est constitué de trois parties.

    La première partie est la plus importante du rapport. Elle synthétise tous les travaux de la CIE. Le but de cette partie est donc d'offrir une vision complète des travaux de la Commission sans utiliser un vocabulaire spécialisé et avec un appareil critique peu important. La plupart des chapitres renvoient aux autres volumes de la CIE, bien plus précis. Cependant, les 6 chapitres permettent de comprendre pourquoi l'internement administratif est utilisé, comment il est utilisé et combien de personnes sont concernées. Le récit suit la structure d'un cas tout en donnant des exemples précis. De plus, les auteur-e-s ajoutent des sources commentées entre les chapitres.

    La seconde partie est rédigée par des personnes concernées. La CIE a demandé à plusieurs de ces personnes d'exprimer leurs attentes ou leurs besoins face à l'état ou face à la CIE elle-même. Tous les textes marquent l'importance de la souffrance et l'impact d'un internement sur la vie des concerné-e-s. Ce qui frappe est l'importance de l'écoute sans jugement, de la connaissance des raisons pour un internement et du respect demandé. Les textes montrent aussi méfiance et cynisme face aux actions de la confédération, considérées soient comme trop modestes soit manipulées pour éviter des coûts trop importants.

    La dernière partie concerne des propositions d'action de la part de la CIE. Celles-ci impliquent toujours d'intégrer les personnes concernées dans les décisions. Elles dépendent aussi d'un changement législatif. Plusieurs des mesures proposées sont de nature financière, comme une rente à vie ou encore un abonnement CFF à vie afin de permettre les voyages. La CIE propose aussi la constitution d'un organisme spécialisé qui permette de soutenir les personnes concernées, de soutenir la recherche et la création d'archives mais aussi de permettre l'enseignement de cette période au sein des écoles. Le but de ces mesures est de permettre un accès à la dignité économique mais aussi civique.

    Ce 10ème rapport marque la fin des productions de la CIE Internement Administratif. À ma connaissance, aucune des propositions n'a été suivies d'effets malgré les besoins importants de personnes concernées. De plus, et comme le dit le rapport, il reste encore de nombreux points à explorer et comprendre. Le rapport mentionne le PNR 76 qui devrait offrir de nouvelles informations sur cette part de l'histoire helvétique.

    Image : Éditeur

  • Queen's peril par E. K. Johnston

    Titre : Queen's peril
    Autrice : E. K. Johnston
    Éditeur : Disney 2 juin 2020
    Pages : 352

    Naboo a une nouvelle reine. Celle-ci compte bien changer le fonctionnement de sa planète pour permettre à son peuple une vie meilleure et continuer à créer la paix dans le secteur local. Pour l'aider, elle peut compter sur le capitaine de la garde qui a choisi un groupe de jeunes femmes entrainées à la protéger mais aussi à lui enseigner ce qu'elle ne connait pas. Ce petit groupe a comme but de devenir une force presque impossible à stopper. La reine aura besoin d'elles à ses côtés alors que Naboo doit combattre la Fédération du Commerce qui l'a envahie.

    SPOILERS

    Ceci n'est pas le premier livre sur Padmé. Le premier que j'ai lu était assez intéressant car il permettait de mieux comprendre le passage de reine à sénatrice. Ce livre se concentre sur les premières semaines de règne pour se terminer lors de la fin de la bataille de Naboo, soit les événements du premier film. J'ai apprécié que ce livre permette de mieux comprendre comment les femmes qui aident et protègent Padmé ont été choisies. On comprend mieux leurs origines mais aussi l'amitié qui les relie. C'est aussi la première fois, à ma connaissance, que l'on parle des règles dans l'univers star wars (un site considère même que cela explique la mort de Padmé).

    Malheureusement, le livre devient trop lié au premier film dès la moitié de la lecture. L'autrice se contente de noter les grands événements mais ne parle presque de rien. On se contente de suivre la reine entre deux scènes alors qu'elle commente ce qui s'est déroulé dans le film. Il aurait été plus intéressant de ne pas intégrer la période du premier film et de se concentrer sur les problèmes que connait Naboo et le complot de Sidious ainsi que de la Fédération du commerce.

    *
    **
    *** Intéressant pour les personnes qui souhaitent mieux connaitre la période royale de Padmé. Dispensable pour les autres.
    ****
    *****

    Image : Éditeur

  • Ms. Marvel 2 Stormranger par Saladin Ahmed, Minkyu Jung, Joey Vazquez, Juan Vlasco et Ian Herring

    Titre : Ms. Marvel 2 Stormranger
    Auteurs : Saladin Ahmed, Minkyu Jung, Joey Vazquez, Juan Vlasco et Ian Herring
    Éditeur : Marvel 14 avril 2020
    Pages : 136

    Ce volume 2 contient The Magnificent Ms. Marvel 7-12. Kamala Khan est revenue de son aventure dans l'espace. Mais elle revient avec deux gros changements. Premièrement, elle possède un nouveau costume basé sur la technologie Kree. En second lieu, ses parents ne se souviennent pas de son identité de Ms. Marvel. Elle apprend aussi que son père est gravement malade. Il n'existe pas de médecins capables de le soigner, du moins pas de médecins normaux. Alors qu'elle essaie de trouver une solution pour aider son père et sa mère Kamala devra décider si elle prend d'abord soin de sa famille ou des autres.

    SPOILERS

    Le premier volume sous Saladin Ahmed créait un nouveau costume. On ne savait rien sur ce costume en dehors d'une origine lointaine. Ce second volume permet de mieux comprendre sa provenance mais aussi ses effets. Il est un bon moyen, pour Kamala, de se protéger car il amplifie ses pouvoirs. Cependant, on apprend au fil des épisodes que le costume a aussi un effet sur Kamala. Il suit des ordres d'un autre état qui ne prend pas de prisonniers. Bien que je sois content que ce costume ne soit pas au centre de la vie de Kamala, je préfère l'ancien, j'aurais préféré que cette menace soit construite sur un temps plus long. En l’occurrence, la résolution est très rapide.

    Le second aspect de ce volume concerne Kamala, sa famille et ses ami-e-s. Durant les premiers épisodes elle tente de se détendre en allant en dehors de la ville. Lors de la seconde partie elle est à l'hôpital et doit choisir entre combattre un criminel et attendre des nouvelles de son père. L'auteur montre que la double vie de Kamala a des effets sur sa vie amicale, familiale et scolaire. Elle ne peut pas forcément être présente pour aider son père. Elle risque de mêler ses ami-e-s a des dangers qu'elle n'a pas prévu. Elle perd aussi pied à l'école car elle est trop occupée à prendre soin de la ville. Je dois ajouter que je suis déçu que l'une des amies de Kamala, Mike Miller, ne soit plus présente.

    *
    **
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    **** Un second volume qui reste fidèle au personnage et à ses problèmes.
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  • Enjeux de la formation professionnelle en Suisse Le « modèle » suisse sous la loupe sous la direction de Lorenzo Bonoli, Jean-Louis Berger et Nadia Lamamra

    Titre : Enjeux de la formation professionnelle en Suisse Le « modèle » suisse sous la loupe
    Direction : Lorenzo Bonoli, Jean-Louis Berger et Nadia Lamamra
    Éditeur : Seismo 2018
    Pages : 376

    Il est difficile de passer à côté du modèle suisse de la formation professionnelle. Comme les pages d'introduction et d'avant-propos de ce livre l'explique, le modèle est célébré aussi bien en Suisse qu'à l'étranger avec, souvent le souhait de le faire perdurer voire de l'exporter. Il serait la raison du faible taux de chômage des jeunes et de la réussite de l'entrée dans le monde du travail de apprenti-e-s. Ce modèle implique des cours en école, une formation en entreprise et une formation interentreprises durant l'année et les semaines. Cette triple formation impliquerait à la fois une formation théorique solide et une formation pratique concrète. Cependant, on peut se demander si ce modèle est aussi simple et bon qu'on le dit. Cet ouvrage, disponible en PDF chez l'éditeur, essaie d'analyser ce modèle en trois parties : histoire, sociologie et pédagogie.

    La première partie est donc historique. Les quatre contributions permettent de comprendre de quelle manière la formation professionnelle a été pensée et réformée du XIXème siècle jusqu'à nos jours. Les différents articles montrent la difficulté de relier les cantons, la confédération et les entreprises au sein du même système. Ainsi, la confédération doit faire attention aux volontés fédéralistes tout en garantissant un système cohérent. Les cantons ont le contrôle de la pratique et doivent payer les coûts de la formation. Les entreprises, elles, souhaitent former des employé-e-s tout en souhaitant un minimum de productivité. Relier ces différents acteurs institutionnels est difficile et le fonctionnement de la formation professionnelle dépend des lobbys mais aussi des demandes de ces groupes.

    La seconde partie est constituée de 5 chapitres. Ceux-ci permettent de mieux comprendre qui suit une formation professionnelle mais aussi quelles sont les difficultés de l'entrée sur le marché du travail. Ainsi, les parcours interrompus ou de transition sont de plus en plus nombreux mettant en cause le modèle d'un passage immédiat de l'école à l'apprentissage puis au monde du travail salarié. De plus, le monde de l'apprentissage n'est pas sans discrimination. Un article examine précisément le public des AFP, qui durent deux ans. Celui-ci est constitué prioritairement de personnes d'origines étrangères ou de populations scolairement faibles. Bien que l'AFP puisse être un moyen de suivre un CFC, les populations restent très homogènes. On observe donc que le modèle suisse est très sélectif et permet difficilement un mélange de classes sociales, de genre et d'origines.

    La dernière partie est constituée de 4 contributions. Les différents articles se concentrent sur l'aspect pédagogiques de la formation professionnelle. En particulier, la partie se concentre sur les défis posés par un système dual, en entreprise et en école. Cette double formation durant la semaine implique des difficultés de communications entre les personnes qui forment les apprenti-e-s. Les articles notent aussi la difficulté de relier l'aspect théorique, scolaire, à la pratique en entreprise. De plus, une contribution permet d'examiner comment sont formées les personnes qui forment les apprenti-e-s. Souvent, c'est une seconde carrière qui se déroule en emploi. La formation pédagogique a lieu après l'entrée dans le monde de l'enseignement et permet de fournir des connaissances pédagogiques et didactiques tandis que les enseignant-e-s sont considéré-e-s comme des expert-e-s de leur domaine.

    La direction de cet ouvrage déplore le manque de recherches sur la formation professionnelle. Ce livre doit permettre de relier différentes disciplines autours de ce thème. Il ressort des contributions que le modèle suisse est bien plus compliqué qu'on ne le croit. Remettre au centre cette complexité permet de mettre en avant les problèmes et défis que connait la formation professionnelle afin de permettre des réformes à la fois nécessaires et pragmatiques.

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  • La bonne épouse

    Paulette Van der Beck est la directrice d'une école ménagère en 1967. Elle tient cette école avec l'aide de son maris, Robert, de sa belle-sœur, Gilberte ainsi que de la sœur Marie-Thérèse. Son but, en tant que directrice, est d'inculquer aux jeunes femmes qui viennent dans son établissement non seulement la bonne tenue mais la connaissance du ménage, de la cuisine et des relations avec le futur mari. Mais deux choses vont créer des problèmes pour le fonctionnement de l'école. Premièrement, l'époque n'est plus à la bonne épouse mais à la libération des femmes. Paulette, malgré ses résistances, va devoir faire avec ce changement. De plus, Robert meurt laissant l'école en danger financier. Pour Paulette il faut sauver l'école, préparer ses élèves et comprendre comment devenir une femme libre alors que jamais elle n'a conduit ni tenu la comptabilité.

    SPOILERS

    Ce film essaie de parler d'une époque. Une époque de transition entre une vision traditionnelle du monde et une vision plus proche de la nôtre. L'école ménagère du film a pour mission de créer des bonnes épouses capables de gérer le ménage et la cuisine mais aussi de soutenir le mari sans jamais le remettre en question. Tout est fait pour inculquer une place inférieure aux jeunes femmes du film. Mais, à la même époque, des mouvements mettent en question cette tradition. Les jeunes femmes du film sont les premières concernées puisqu'elle apprennent l'existence de la pilule mais aussi de la possibilité de ne pas se marier.

    Ce film, surtout à la fin, est engagé. En montrant l'inadéquation entre la tradition et la réalité la réalisation montre la nécessité d'un autre modèle. Robert y est le prototype de l'homme âgé dont tout le monde s'occupe mais qui ne fait rien. Tandis qu'André est le prototype de l'homme qui ne souhaite pas une femme de ménage mais une égale avec qui il partage les tâches ménagères. Ces deux types d'homme ne s'offrent pas. Ils sont réclamés par les femmes du film qui commencent à refuser leur rôle traditionnel. Ce refus est mis en scène à la fin du film lors d'une chanson qui fait écho au début du film. Le rôle traditionnel est soudain refusé et renversé dans une atmosphère de fête et de révolution.

    *
    **
    ***
    **** Plutôt drôle et assez sympathique.
    *****

  • Bloodshot

    Ray Garrison est un soldat. Un très bon soldat qui réussit toutes ses missions malgré les dangers encourus. Alors qu'il se repose en Italie après une mission il est enlevé par un groupe terroriste. Sa femme est aussi la victime de ce groupe. Ray Garrison meurt d'une balle dans la tête, pour se réveiller dans les locaux du Rising Spirit. LE RST est une entreprise qui prépare et vend de la technologie militaire. Ray Garrison devient le premier soldat d'un projet basé sur les nanites. Mais avant de pouvoir continuer sa mission il doit retrouver les terroristes et se venger de ce qu'ils lui ont fait subir. Cependant, une surprise l'attend qui remet en question sa vision de la réalité.

    SPOILERS

    Bloodshot fait partie de l'univers Valiant. Un univers de comics dans lequel Bloodshot est une machine contrôlée par une entreprise privée afin de combattre les psiotiques et d'en prendre le contrôle. Ce film devait créer le début d'une nouvelle franchise basée sur cet univers. Je ne sais pas si celle-ci aura réellement lieu. Le film a la malchance d'être sorti lors de la fermeture des cinémas, d'être vendu en dvd presque immédiatement et d'avoir de mauvaises critiques.

    Il faut avouer que Bloodshot reste un film d'action basique. Certes, les scènes d'actions sont intéressantes mais elles ne créent rien de nouveau. On peut même avoir l'impression d'un déjà-vu assez important. Les personnages ne sont pas très intéressants. Ray est un soldat dont nous ne savons rien mis à part qu'il est amoureux. Ses deux collègues masculins sont des soldats ennemis de base. Le vilain est... un scientifique fou et capitaliste. En ce qui concerne les deux personnages féminins ce n'est pas mieux. Il est difficile de pardonner au film d'utiliser la femme de Ray uniquement pour la tuer afin de créer un but au personnage principal. La seconde sert uniquement de réservoir affectif à Ray. Bref, des personnages non seulement peu écrits mais aussi très clichés dans un film qui n'apporte que peu de choses mis à part quelques explosions et effets d'images.

    *
    ** Un film peu utile
    ***
    ****
    *****

  • Master and Apprentice par Claudia Gray

    Titre : Master and Apprentice
    Autrice : Claudia Gray
    Éditeur : Penguin 24 septembre 2019
    Pages : 352

    Qui Gon Jin et Obi-Wan Kenobi nous sont le premier exemple de relation officielle entre un maitre et un apprenti dans les films star Wars. Car c'est la première relation qui a lieu lors de l'existence de l'ordre des Jedis. Ce roman s'intéresse aux débuts de leur relations. Entre un apprenti qui suit les procédures à la lettre et un maitre qui préfère accepter de les utiliser si elles sont utiles la compréhension est difficile. Elle devient presque impossible lorsque Qui Gon Jin est invité à entrer au sein du Conseil des Jedis : l'honneur le plus élevé possible. Mais avant de décider, il prend une dernière mission sur une lointaine planète contrôlée par une monarchie et une entreprise esclavagiste. Dernièrement, des attentats ont eu lieu et le régent local, un Jedi peu conventionnel, a demandé l'aide de Qui Gon Jin.

    SPOILERS

    Ce roman est d'abord une origin story. Il met d'abord en place le lien entre Qui Gon Jin, Dooku et les prophéties. Celles-ci sont décrites comme des textes provenant d'une antiquité Jedi, des fragments de l'avenir vus par des mystiques à l'aide de la force. Alors que les Jedis rejettent ces prophéties par crainte de tomber dans le côté sombre de la force d'autres, peu nombreux, considèrent que ces prophéties sont soit déjà passées soit des moyens de comprendre l'époque durant laquelle elles ont été écrites. Mais, petit à petit, le roman permet de montrer Qui Gon Jin commencer à croire que ces prophéties sont non seulement à comprendre de manière littérale mais qu'elles parlent aussi du présent ou du futur proche.

    La seconde origine concerne la relation entre Qui Gon Jin et Obi-Wan Kenobi. Celle-ci est difficile et l'autrice se concentre sur les nombreuses incompréhensions entre les deux personnages. Au lieu de s'attaquer à un seul d'entre eux, elle montre que les deux essaient de faire mieux mais ne réussissent pas à se comprendre. Qui Gon Jin pense échouer en tant que maitre tandis que Obi-Wan Kenobi pense échouer en tant qu'apprenti. Plus important encore, le fait que Qui Gon Jin soit invité au sein du Conseil des Jedis et qu'il donne une importance de plus en plus grande aux prophéties le met en décalage avec un Obi-Wan Kenobi qui suit les règles et récuse l'intérêt des prophéties. Ce n'est qu'en comparaison avec un autre Jedi et le passé de Qui Gon Jin que les deux héros comprennent comment créer une relation qui fonctionne et qui leur permet de s'enrichir mutuellement. Ainsi, une grande partie du livre m'est inconfortable car je ne reconnaissais pas les personnages que j'avais vu à l'écran. Ce n'est que vers la fin que j'ai retrouvé ceux-ci.

    *
    **
    *** Si vous aimez Qui Gon Jin et Obi-Wan Kenobi vous serez sûrement un peu surpris par leur écriture. L'intrigue n'est pas inintéressante mais un peu simpliste car elle sert surtout de toile de fond. D'autant que, malheureusement, elle n'a pas un impact important sur l'univers de Star Wars
    ****
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