Gondolindrim's Stories - Page 6

  • Joker

    CW : Violences, mentions de violences sur enfants, harcèlement, le film me semble douteux en ce qui concerne son propos sur les malades psychiatriques

    Arthur Fleck est un habitant de Gotham. Il vit alors que la ville subit une crise économique importante. Les changements imposés par les coupures de fonds ont eu comme conséquences colères, oubliés et grèves. L'avenir est donc morose. Arthur Fleck réussit tout de même à survivre en tant que clown publicitaire. Mais cela implique de vivre dans un immeuble mal famé avec sa mère. Les deux passent leurs soirées devant une émission humoristique qui se moque de l'actualité. Arthur Fleck souhaite faire la même chose mais réussir en tant qu'humoriste est difficile et la vie ne semble pas lui offrir d'espoir. Petit à petit, il pourrait bien sombrer dans une violence gratuite.

    SPOILERS

    Comme beaucoup, ma curiosité me poussa rapidement à me demande ce que serait ce film. Ma curiosité fut aussi tempérée par une certaine inquiétude. On pouvait se demander si le film ne risquait pas de rendre acceptable un comportement comme celui des Incels. En effet, le Joker est un personnage malfaisant. Le rendre sympathique ou compréhensible pourrait créer un message dangereux. Ce qui n'implique pas qu'il est impossible d'expliquer ce personnage. Mais il faut suivre un équilibre difficile à atteindre. Du point de vue technique, le film est très maitrisé. On sent que tous les détails ont été pensés pour avoir une signification dans un cadre plus large. Les acteurs, et en particulier Joaquin Phoenix, sont impressionnants.

    Le film nous parle fortement car il s'inscrit dans un contexte de crise économique. Une crise qui implique non seulement moins de travail, dans des conditions plus difficiles, mais aussi des fonds moins importants pour le social. En parallèle, les médias et les élites économiques défendent l'arrivée au pouvoir d'un homme riche qui semble avoir peu d'empathies pour les besoins du peuple : Thomas Wayne. On peut penser à certains propos d'Emmanuel Macron par exemple. Ce que montre ce film, c'est un homme qui a des besoins. Un besoin d'être entendu. Un besoin d'être aidé. Un besoin d'être soutenu. Et un besoin d'amour. Sur ce dernier point, le film nous donne des informations sur le passé du Joker qui montrent à quel point il fut abandonné par tout le monde. Arthur Fleck est donc seul et perd absolument tous ses liens avec la société et avec d'autres personnes. De ce point de vue, on peut se demander si la présentation des problèmes, psychiatriques, d'Arthur Fleck est adéquate. Il est rapidement montré comme dangereux semblant créer un lien immédiat entre "folie" et dangerosité, un lien fréquemment dénoncé par les personnes concernées.

    Le film crée aussi un lien avec les luttes anticapitalistes. Celui-ci débute alors qu'Arthur Fleck tue trois personnes liées au monde de la finance. Immédiatement, se pose la question des raisons de ces meurtres et les médias imaginent une haine contre les riches. Ce qui est rapidement repris par une partie de la population qui décide de protester en se déguisant en clowns. Arthur Fleck devient donc un symbole de la lutte anticapitaliste alors qu'il refuse de se considérer comme lié à une idée politique. En son nom, et autours de lui, se met en place un mouvement. L'une des dernières scènes est particulièrement forte puisqu'elle marque le Joker comme symbole, vénéré par une masse anonyme en pleine émeute. Je me demande si utiliser d'un tel personnage de cette manière est adéquat. Le Joker use de la violence non pas pour des raisons politiques ou économiques mais pour créer de la peur en jouant de son imprévisibilité. Or, ce film le marque comme symbole d'un mouvement qui détruit et tue sans jamais construire, une vision pour le moins réductrice de l'anticapitalisme...

    Image : IMDB

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  • The aftermath trilogy 1. Aftermath par Chuck Wendig

    Titre : The aftermath trilogy 1. Aftermath
    Auteur : Chuck Wendig
    Éditeur : Penguin 29 mars 2016
    Pages : 379

    La seconde Étoile Noire est détruite. L'Empereur et Dark Vader sont morts lors de sa destruction ainsi qu'une partie importante de la flotte impériale ce qui inclut officiers et soldats. Il ne reste plus que des lambeaux tandis que les personnes les moins talentueuses doivent remplir le vide laissé par les morts. Alors que l'Empire essaie de se réorganiser et qu'une partie importante de son administration abandonne l'Alliance rebelle, elle, modifie son fonctionnement afin de constituer une Nouvelle République dont les débuts sont imminents. Face au retour de la démocratie l'Empire peut jouer une dernière carte. Mais pour cela il est nécessaire de trouver un moyen de s'unir. L’Amiral Rae Sloane décide de réunir plusieurs personnes afin de constituer un comité chargé de décider du futur de l'Empire. Mais sera-t-elle capable de créer une union alors que la menace de la Nouvelle République se fait pressante ?

    SPOILERS

    J'ai toujours été intrigué par le film 6, Le retour du Jedi, qui semble décrire la fin totale de l'Empire et la victoire des rebelles. Cela est trop simple. Ce livre permet de comprendre comment l'Empire et la Nouvelle République se sont stabilisés après la mort de l'Empereur. Loin d'être terminée, la guerre continue même si l'Empire a perdu une grande partie de sa puissance. La flotte rebelle n'est plus une simple épine dans le pied de l'Empereur mais une puissance grandissante recevant le soutien ouvert de nombreuses planètes. Ces aspects sont mis en avant par des interludes qui se déroulent sur plusieurs planètes. L'auteur y décrit les conséquences de la guerre que ce soit au sein de familles déchirées, près d'Académies impériales dans lesquelles vivent des enfants ou sur des planètes qui essaient de recréer les conditions de la démocratie.

    Ce dernier point est particulièrement mis en avant dans le dernier interlude. L’Empire est décrit, régulièrement, comme un moyen de préserver l'ordre après l'incapacité de la République de s'intéresser aux besoins des planètes les plus lointaines et les plus pauvres. Mais l'Empire se lie à de nombreuses organisations criminelles et organise une répression plutôt qu'un ordre. Plusieurs interludes, dont le dernier, et certains chapitres illustrent ce point. La Nouvelle République n'y pas présentée comme la perfection. La démocratie y est décrite comme un chaos qui implique des erreurs. Mais ces erreurs peuvent être surmontées d'autant plus facilement qu'il existe un droit à la parole et aux revendications, mais aussi un traitement respectueux des ennemis et des opposant-e-s.

    Malheureusement, ces deux thèmes ne sont pas portés par une intrigue intéressante. Celle-ci multiplie les points de vue, ce qui n'est pas forcément négatif, mais on ne comprend pas toujours pourquoi l'auteur s'y intéresse. L'intrigue avance doucement comme si l'auteur essayait de mettre en place quelque chose mais ne savait pas réellement comment s'y prendre. Ainsi, l'idée d'une rencontre pour régler le futur de l'Empire est bonne. Mais son traitement ne permet pas de comprendre ce qui peut arriver. Pour finir, ce livre donne l'impression d'une introduction, d'un moyen de placer des personnages et des pistes d'intrigues.

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    *** De nombreuses bonnes idées mais j'ai eu beaucoup de mal à m'intéresser aux personnages et à l'intrigue. Dommage.

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    Image : Éditeur

  • Discipline en classe et autorité de l'enseignant : Eléments de réflexion et d'action par Bernard Rey

    Titre : Discipline en classe et autorité de l'enseignant : Éléments de réflexion et d'action
    Auteur : Bernard Rey
    Éditeur : De Boeck Education18 juin 2009
    Pages : 151

    L'enseignement est un métier souvent commenté dans les médias ou dans le champ politique, que ce ne soit pas des expert-e-s ou par des personnes directement concernées. Mais lorsqu'on souhaite enseigner il est nécessaire de dépasser ces aspects médiatiques et de s'intéresser à la réalité de la pratique. Ce petit livre s'y essaie. L'auteur explicite le fonctionnement de l'autorité aussi bien d'un point de vue théorique que par la pratique dans les classes.

    La première partie de l'ouvrage est constituée de trois chapitres. Chacun de ces chapitres se concentrent sur un aspect particulier de la tenue d'une classe du point de vue théorique. L'auteur y explicite les relations psychologiques mais aussi sociologiques de l'école au sein de la société et des enfants au sein de l'école. L'enseignant-e y a une place spécifique. Il est censé transférer un savoir mais il doit aussi mettre en place des règles et un milieu adapté au travail et à la compréhension du savoir. Cela implique de travailler aussi bien sur le contexte que sur la classe et enfin sur les élèves. Tout en sachant que certaines données ne peuvent pas être atténuées facilement.

    La seconde partie se pose des questions pratiques. L'auteur y examine les gestes, la manière d'être nécessaire pour créer un climat serein dans lequel les enseignant-e-s puissent mettre en œuvre une autorité légitimée et acceptée par les élèves. L’auteur comment par expliquer que l'autorité n'est pas naturelle mais qu'elle dépend d'un contexte et d'une manière d'être. Ainsi, la façon de parler, l'habillement mais aussi le langage et la posture sont dommageables ou portent une certaine forme d'autorité. Ce qui implique de mettre en place des rituels et des gestes précis qui permettent aux élèves d'accepter cette autorité. De plus, l'auteur prévient que les actes négatifs des élèves ne doivent pas être considérés comme une attaque contre sa personne. Pour les éviter il est nécessaire de tenter de comprendre ce qui a pu mener à un acte négatif et d'agir sur ces causes. Si l'on réfléchit ainsi, les punitions ne sont pas uniquement inutiles mais deviennent dangereuses pour la classe, l'enseignant-e et l’institution scolaire.

    Ce petit ouvrage se lit relativement facilement. Il n'est pas nécessaire de parcourir les chapitres dans l'ordre, ce livre est conçu comme un moyen de travail qui offre des débuts de solutions. Ainsi, les personnes souhaitant comprendre la pratique vont d'abord s'intéresser aux deux derniers chapitres alors que les personnes souhaitant comprendre les raisons qui expliquent la nécessité d'une pratique vont prendre compte les trois premiers chapitres. L'ouvrage est non seulement clair mais il donne de nombreux exemples qui permettent de comprendre le pratique. Il faut aussi saluer l'effort de l'auteur qui termine ses chapitres par de brefs résumés.

    Image : Amazon

  • Downton Abbey

    Comme beaucoup de personnes, je me suis pris à aimer la série Downton Abbey. Celle-ci débute lors de la destruction du Titanic pour se terminer durant les années 20. Elle s'occupe de la famille Crawley, de la petite noblesse britannique. La famille va subir de nombreux changements et événements durant les quelques années de la série jusqu'à mettre en question certaines choses qu'illes pensaient immuables. Mais la série s'intéresse aussi aux servant-e-s de la famille. Toute un petit village d'intrigues et d'amitiés qui se met en scène sous le nez, et sous les appartements, de là l'aristocratie. Tout ceci est connu et le film reprend exactement les mêmes recettes mais, cette fois, Downton Abbey doit se préparer à recevoir le roi et la reine ainsi que leurs servant-e-s.

    SPOILERS

    Toutes personnes qui ont vu la série sait qu'elle minimise certains des problèmes sociaux les plus importants de l'époque. C'est à peine si les luttes ouvrières sont mentionnées et lorsque le progrès industriel est mentionné il est toujours considéré comme un danger pour l'ordre normal, traditionnel. Ce film ne sort pas de ce schéma. Bien que certains personnages ne soient pas monarchistes illes sont toustes dans l'obligation d'éviter le moindre problème. Cela implique en particulier Tom Branson qui est passé de révolutionnaire à capitaliste. Mais je parle aussi de Daisy, mon personnage préféré, et d'Anny. Cette dernière termine une scène sur une défense de l'aristocratie comme centre culturel et économique du monde. L'aristocratie est vue comme une nécessité non comme un privilège qui peut être mis en question et réformé.

    Parler de l'aspect très conservateur de la série est une chose. Parler de Thomas Barrow en est une autre. Ce personnage est probablement le plus malmené de la série. Il subit énormément de défaites et ses collègues ne l'aiment pas parce que... il essaie de passer à un niveau social plus élevé. La fin de la série le voyait heureux d'être enfin la plus haute autorité de Downton, mais il restait un servant après de longs épisodes de ce que nous nommerions un mobbing. Thomas Barrow est aussi gay. Cet aspect est mis en avant à plusieurs reprises mais jamais au profit de Thomas. Au contraire, il risque à plusieurs reprises la prison et tout était montré comme si personne d'autre que lui n'était attiré par les hommes. Le film répare enfin cela en montrant qu'il existe une scène homosexuelle dans le village, même si celle-ci est fortement surveillée. Mieux encore, Thomas a enfin un égal qui pourrait devenir un amant.

    Image : Site officiel

  • The weapon of a jedi: A Luke Skywalker Adventure. Journey to Star Wars: The Force Awakens par Jason Fry

    Titre : The weapon of a Jedi: A Luke Skywalker Adventure. Journey to Star Wars : The Force Awakens
    Auteur : Jason Fry
    Éditeur : Disney 4 septembre 2015
    Pages : 192

    Luke Skywalker est un héros. Il a détruit l'Etoile Noire. Mais son escadron est quasiment annihilé. Seul Wedge Antilles a survécu. De plus, sa capture serait une victoire pour l'Empire alors que ses voyages sont positifs pour l'Alliance rebelle. Luke devient donc un outil diplomatique aussi bien qu'un soldat chargé de missions spécifiques. Sa dernière mission est justement diplomatique. Mais celle-ci se déroule mal et Luke est obligé de se poser afin de faire réparer son vaisseau. Bien qu'il souhaite rester discret un lieu semble l'appeler. Il se pourrait que ce lieu renferme des moyens de s'entrainer à user de la Force.

    SPOILERS

    Ce roman est avant tout une petite histoire conçue pour accompagner le temps avant la sortir de l'épisode 7. D'autres courts romans permettent de suivre certains personnages précis et leurs actions entre les différents films. Celui-ci se déroule lors de la première trilogie alors que Luke ne connait pas encore parfaitement ses capacités.

    Ainsi, le second personnage important de ce roman est la Force, matérialisée par la capacité d'user de l'objet qui met en évidence le fait d'être un Jedi : le sabre laser. Durant une grande partie de l'intrigue, Luke essaie de s'entrainer à user de la Force et de son arme afin de se préparer à ses combats futurs. On sent ici l'influence de l'univers Légende et de la première trilogie dans le fonctionnement des entrainements. Mais ce roman peut être lu de manière indépendante, sans avoir une connaissance importante de l'univers Star Wars.

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    *** Un petit roman qui fait son travail d'accompagnement avant la sortir du septième film.

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    Image : Éditeur

  • Avatar the last airbender: North and South par Michael Dante DiMartino, Bryan Konietzko, Gene Luen Yang et Gurihuru

    Titre : Avatar the last airbender : The rift
    Auteurs : Michael Dante DiMartino, Bryan Konietzko, Gene Luen Yang et Gurihuru
    Éditeur : Dark horse 25 octobre 2017
    Pages : 240

    Ce volume contient North and South 1-3. Katara et Sokka rentrent enfin à la maison. Alors qu'illes se concentraient sur les besoins de Aang et de la création de la paix dans les nations du Feu et de la Terre leur père rentrait au Nord avec ses guerriers. Sokka et Katara pensent retourner au sein d'un milieu familier. Mais de grands changements ont eu lieu au Nord. Avec l'aide de la tribu de l'eau du Sud une reconstruction est en cours. Mieux encore, un plan pour le futur est en train de prendre forme. Mais tout le monde n'accepte pas ces changements, Katara elle-même a du mal à suivre ce qui est en train de se dérouler sous ses yeux.

    SPOILERS

    Comme beaucoup d'histoire au sein du monde d'Avatar ce volume pose la question des liens entre traditions et modernités. La tradition est un moyen de savoir qui l'on est et dans quel groupe on se situe. Tandis que la modernité peut provenir de cultures différentes et donc effacer le passé, et ne faire qu'imiter ces dernières sans prendre en compte le passé local. Dans ce volume, cette tension implique non seulement deux groupes différents mais aussi des changements importants dans l'espace et le contrôle sur les ressources naturelles, on peut facilement observer la même chose dans notre monde.

    Un second point de ce volume concerne le lien entre une nation et les autres. Face à cette perte de culture une partie des membres de la tribu de l'eau du Nord commence à souhaiter refuser tous liens et surtout toutes visites de la part de membres d'autres nations. On peut comprendre ce point étant donné que la nation du Feu est la principale coupable des problèmes de la tribu de l'eau du Nord. Mais cela va plus loin puisque même des alliés plus anciens et des membres de la même nation, mais du Sud, sont refusés. En parallèle, les auteurs mettent en avant le mépris subit par la tribu de l'eau du Nord. Elle est vue comme arriérée au sein d'un monde qui essaie de progresser. De plus, les auteurs ont la bonne idée de créer des liens importants avec la série Korra, qui s'intéresse particulièrement aux relations entre le Nord et le Sud.

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    **** Un nouveau volume qui reste sur des thèmes classiques, pour la série, mais qui les traite plutôt bien. Et nous retrouvons Katara, Sokka et Toph !

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    Image : Éditeur

  • Avatar the last airbender: Smoke and shadow par Michael Dante DiMartino, Bryan Konietzko, Gene Luen Yang et Gurihuru

    Titre : Avatar the last airbender : The rift
    Auteurs : Michael Dante DiMartino, Bryan Konietzko, Gene Luen Yang et Gurihuru
    Éditeur : Dark horse 21 septembre 2016
    Pages : 240

    Ce volume contient Smoke and Shadow 1-3. Zuko a enfin retrouvé sa famille. Mais le changement a créé des problèmes au sein du monde d'Ursa, sa fille ne la reconnait plus. Cela n'empêche pas Zuko et sa mère de souhaiter revenir à la capitale afin d'apprendre à vivre ensemble. La capitale a été bien gérée par l'oncle de Zuko, mais une partie de la population n'accepte pas le trône de Zuko. Cette société secrète souhaite remettre Ozai à la tête de la nation du Feu. Pire encore, cette société semble être soutenue par des esprits qui se mettent à kidnapper des enfants.

    SPOILERS

    Le thème principal de ce volume est la peur. La série nous permet de comprendre que la famille de Zuko gouverne par la peur. C'est ainsi que la loyauté est imposée aux troupes et généraux. C'est aussi de cette manière que le monde est tenu. Azula est incapable de fonctionner autrement que par la peur qu'elle inflige à ses proches. Mais Zuko essaie de fonctionner différemment. Cela ne l'empêche pas de suivre les exemples de sa famille et ce volume permet de mettre cela en lumière. La question étant de savoir si la peur est réellement un bon moyen de gouverner.

    Cet aspect est aussi plus individualisé dans ce volume, en s'intéressant à la crainte des parents. Les auteurs expliquent qu'ils se sont inspirés de leur propre expérience pour mettre cela en avant. Ursa a peur pour sa fille. Ukano pour sa famille qu'il pense en danger sous le trône de Zuko. Et la population de la capitale de la nation du feu a peur, elle aussi, pour ses enfants. Face à ces peurs les antagonistes répondent par une sécurité formée de mercenaires tandis que Zuko essaie de réprimer ces actions. Là aussi, les réactions dépendent des craintes de tout le monde.

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    *** J'ai un peu moins apprécié ce volume. En grande partie parce que mes personnages préférés sont largement absents.

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    Image : Éditeur

  • Le génocide voilé. Enquête historique par Tidiane N'Diaye

    Titre : Le génocide voilé. Enquête historique
    Auteur : Tidiane N'Diaye
    Éditeur : Folio 2008
    Pages : 311

    TW : Mentions de supplices

    Je me dois de l'exprimer immédiatement, je ne suis pas un grand connaisseur de l'histoire de l'esclavage. En dehors de connaissances scolaires, j'ai lu quelques livres mais rien qui ne me permette d'avoir une connaissance précise des faits et de leur interprétation. C'est la raison pour laquelle on m'a prêté ce livre, avec l'espoir personnel de mieux comprendre une partie spécifique de l'histoire de l'esclavage sur le continent africain.

    Ce livre se concentre sur la mise en esclavage des populations du continent africain par les arabes de confusion musulmane. L'auteur essaie d'en faire un bilan sur le long terme tout en s'intéressant aux sévices infligés. Ceux-ci conduisent l'auteur à considérer que l'esclavage est une forme de génocide puisque les personnes enlevées sont empêchées dans leur capacité de faire des enfants. De plus, l'auteur s'intéresse fortement à l'idéologie qui permet de justifier l'esclavage. Il mentionne, bien entendu, le Coran mais aussi la Bible. Cela lui permet de démontrer qu'il existe une hiérarchie entre les humain-e-s qui permet de justifier l'esclavage. Cette hiérarchie se base sur la "race" mais aussi sur la religion.

    Je suis emprunté dans ma présentation de ce livre. En effet, celui-ci nomme des crimes inhumains. Il met évidence un esclavage massif qui existe encore sous certaines formes. Mais l'auteur ne prouve ses propos que par de vagues références sans jamais nous donner les documents précis. Bien entendu, on peut se baser sur l'histoire oral. L'auteur le fait mais ne nous donne pas sa méthodologie. Mais ce qui me gêne le plus dans ce livre est son examen de l'occident. Il est connu et accepté que la traite atlantique est un crime. Dans ce livre l'auteur semble minimiser ce crime et marquer l'occident comme pourvoyeur de justice face à des musulmans criminels. Cela le conduit même à louer l'action de la Belgique au Congo ! À peine mentionne-t-il les raisons purement économiques derrière la lutte occidentale contre l'esclavage et la colonisation. Et jamais le livre ne mentionne ce qu'a permis l'occident dans les colonies. Cela me parait un manque important qui déséquilibre fortement ce livre et sa thèse.

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  • Heir to the Jedi par Kevin Hearne

    Titre : Heir to the Jedi
    Auteur : Kevin Hearne
    Éditeur : Del Rey 3 mars 2015
    Pages : 304

    Ce livre se déroule peu de temps après la bataille de Yavin. L'étoile noir fut détruite par un jeune fermier qui redécouvre le fonctionnement de la Force, seul. Depuis, Luke Skywalker est un héros de la Résistance. Mais il y a une différence entre la propagande et la réalité. Le héros de Yavin essaie à peine de comprendre de quelle manière il peut user de la Force pour devenir un Jedi. Bien qu'il soit capable de méditer il ne sait pas encore user de son sabre laser, ni en construire un neuf, et il ne connait presque rien sur les doctrines Jedi. Heureusement pour lui, une mission d'extraction lui donnera quelques occasions d'apprendre à être un peu meilleur.

    SPOILERS

    Ce roman part d'une idée intéressante : de quelle manière Luke Skywalker est-il passé de débutant à capable d'user de la Force dans "L'Empire contre-attaque." Mais le roman est loin d'être parfait. Premièrement, il subit une identité un peu étrange. D'une part il est intégré dans ce qui est canon mais il était destiné à faire partie d'une trilogie au sein de l'univers maintenant Légende. Ceci impacte plusieurs éléments à l'intérieur du roman, des éléments qui se basent sur une construction maintenant abandonnée. Mais il est aussi très rigide. On a l'impression que le roman se base uniquement sur un schéma précis : mission, préparation et achats, début de la mission, problèmes durant celle-ci et fin de mission. Cette écriture a un impact négatif sur les personnages et le contexte général qui ne semblent être que des décors pour l'action.

    Cependant, cela n'enlève pas l'intérêt d'observer Luke Skywalker tenter de mieux comprendre ce qu'est un Jedi et son lien avec la Force. Luke n'est pas présenté comme un génie capable de tout apprendre et de réussir tout ce qu'il souhaite. Il est décrit comme jeune et en apprentissage. N'ayant personne pour le guider il se trompe régulièrement et échoue encore plus souvent. Mais il apprend de ses échecs et devient progressivement plus familier avec ses capacités, même si au lieu d'acrobaties il se contente de faire léviter une fourchette.

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    *** Un roman qui part d'une bonne idée mais qui ne réussit pas à me convaincre

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    Image : Éditeur

  • Guardians of the Whills par Greg Rucka

    Titre: Guardians of the Whills
    Auteur: Greg Rucka
    Éditeur: Disney press 2 mai 2017
    Pages: 240

    Sous la République Jedha fut une planète sainte. La Ville Sainte était un lieu de foi pour plusieurs sectes et croyances diverses. Des pèlerins de toute la galaxie y voyageaient ou refusaient leur vie au sein de cette petite communauté au milieu du désert. Ce qui rend cet endroit si important est l'existence de mines de cristaux spécifiques, importants pour les jedis et la croyance en la Force : les Kyber. Ceux-ci permettent la création des Lightsaber et sont uniques pour chacun des jedis. Mais lorsque la République est tombée l'Empire est arrivé. Les différents temples ont été fermés et les sectes rendues illégales. Depuis, les mines ne sont jamais fermées et Jedha peut à peine survivre. Dans ce contexte, l'arrivée du rebelle Saw Gerrera pourrait aussi bien permettre de sauver la cité que la détruire.

    SPOILERS

    Ce court roman s'intéresse à deux personnes, que je persiste à penser en couple : Baze et Chirrut. Ces deux personnages étaient introduits dans le film Rogue One comme des résistants et d'anciens membres d'une secte fonctionnant autours de la Force. Chirrut, bien que n'étant pas un jedi, était décrit comme particulièrement proche de la Force. Dans ce livre, on suit leurs aventures quelques mois avant les événements de Rogue One. L'auteur y explicite les coûts de la Résistance pour les personnes qui vivent sur Jedha. En effet, chaque acte de résistance est suivi par un acte de contrôle plus important qui ouvre la voie à un acte de résistance plus important encore. Les deux camps ne font que devenir plus radicaux et les personnes innocentes en souffrent de plus en plus. Cette souffrance est concrétisée par le nombre élevé d'orphelins et la difficulté de les aider.

    Ce roman serait intéressant si cet aspect était concrétisé par une intrigue réussie. Malheureusement, il ne me semble pas que Greg Rucka réussisse à donner un véritable intérêt à ses idées. Celles-ci sont bonnes, elles donnent de la substance à cette planète et aux deux personnages qu'il a choisi. Mais ce qui les entoure me semble trop simpliste. Tout s'emboite de manière mécanique sans jamais être véritablement discuté. Ainsi, on doit simplement accepter l'arrivée de Saw Gerrera et sa capacité à comprendre une situation. On doit aussi accepter sa trahison envers Jedha alors que celle-ci n'était pas préparée au sein des chapitres précédents. Ces manques nuisent fortement aux propos de l'auteur concernant les coûts de la guerre, tels que je pense les avoir compris.

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    *** Malheureusement trop simpliste

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    Image : Éditeur

  • Histoire des Etrusques par Jean-Marc Irollo

    Titre : Histoire des Étrusques
    Auteur : Jean-Marc Irollo
    Éditeur : Perrin 2010 (2004)
    Pages : 212

    Je peux l'avouer sans honte, je ne connais pratiquement rien à la civilisation étrusque. Pourtant, elle eut une influence importante sur la civilisation romaine, qu'elle contrôla pendant quelque temps. Pendant longtemps, Rome dépendit d'institutions et de rituels provenant des Étrusques. Mais cette civilisation est difficile à comprendre. Non seulement sa langue est encore difficile à comprendre mais elle n'a laissé que peu de traces. On en sait beaucoup à l'aide d'auteurs antiques mais ceux-ci ont parfois enjolivé certaines caractéristiques ou évité de parler des échecs militaires face aux Étrusques.

    L'auteur de ce livre essaie de nous donner une vision complète et synthétique de cette civilisation, les aspects plus spécialisés pouvant être étudié à l'aide d'une courte bibliographique. J'ai été surpris que l'auteur débute son livre par une histoire de l'intérêt envers les Étrusques. Par ce chapitre, il explicite de quelle manière les premières découvertes eurent lieu et qu'elles furent les réactions de la société et des savants face à celles-ci. Il nous présente des pillages qui permettent de revendre des objets ou de les collectionner, ce qui ne fut stoppé que par une politique muséale. Mais aussi des idées négatives envers cette civilisation, par des personnes qui pensent l'art gréco-romain supérieur.

    Les chapitres qui suivent s'intéressent plus spécifiquement à la vie des Étrusques. On y découvre leur art, leurs croyances religieuses mais aussi les actions commerciales et militaires. L'auteur explicite, brièvement, la question débattue des origines. Celle-ci est considérée comme mineure par Jean-Marc Irollo mais permet de comprendre que l'originalité étrusque a en grande partie expliqué l'impression que ceux-ci proviennent d'autres horizons géographiques qu'italiques. Ces chapitres décrivent une civilisation raffinée qui, selon les mots de l'auteur, semble célébrer la vie sur terre. Contrairement aux gréco-romains, les femmes y sont acceptées au sein de la vie masculine comme les banquets ou les combats de lutte. Mais c'est aussi une civilisation qui donne une grande importance aux signes envoyés par les divinités. Ces signes doivent être interprété afin d'y répondre d'une manière adéquate. Rome utilisera longtemps des étrusques pour comprendre ces signes. Enfin, l'auteur termine sur les victoires et les pertes militaires. Alors que le début de cette civilisation se heurte aux grecs, ceux-ci les décrivant comme des pirates, ils conquièrent avant tout pour faciliter le commerce. Celles-ci seront fatales puisque l'une des conquêtes est la ville de Rome que les Étrusques vont largement aider. À la suite de l'expulsion du dernier roi, Tarquin le Superbe, l'histoire des relations entre les romains et les villes étrusques est une suite de guerres jusqu'à ce que les aristocrates étrusques préfèrent s'allier à Rome plutôt que de perdre contre une population socialement inférieure. Ceci marquera le début d'une assimilation au sein de la civilisation gréco-romaine.

    Ce petit livre est avant tout une introduction. L'auteur n'explicite pas les débats scientifiques les plus récents. Il tente de nous présenter ce que nous savons, actuellement, de cette civilisation et de ses liens avec le monde gréco-romain. De ce point de vue, c'est une réussite. Néanmoins, on peut déplorer le manque d'illustrations ou de cartes au sein du texte qui permettraient de mieux comprendre certains aspects, en particulier artistiques.

    Image : Éditeur

  • Thrawn: Treason par Timothy Zahn

    Titre : Thrawn : Treason
    Auteur : Timothy Zahn
    Éditeur : Penguin 23 juillet 2019
    Pages : 352

    Le Grand Amiral Thrawn est de retour au sein de l'Empire. Il souhaite continuer son attaque contre les rebelles de Lothal, et particulièrement après avoir réussi à capturer leur membre le plus important : Syndulla. Mais il est convoqué à une rencontre entre le Grand Amiral Savit, le Grand Moff Tarkin et le Directeur Krennic. Cette réunion doit non seulement parler des problèmes posés par la construction de l'Etoile Noir mais aussi décider si le projet personnel de Thrawn doit en souffrir. Il en ressort un pari : si Thrawn est capable de résoudre un problème précis pour l'Etoile Noir il gardera son financement. Mais l'Empire est loin d'être un univers dans lequel on joue en suivant les règles. Thrawn pourrait bien en pâtir.

    SPOILERS

    Ce troisième roman s'inscrit dans la continuité des deux précédents. L'auteur nous donne bien plus d'informations sur les Chiss et la menace dont parle toujours Thrawn. Celle-ci est sous la forme d'aliens capables de contrôler des empires entiers avec peu de troupes, préférant rester en retrait. Leur menace est ici bien plus forte puisqu'ils se trouvent au sein de l'Empire, poursuivis par un navire Chiss. Ainsi, ce roman démontre l'incapacité de l'Empire de contrôler un vaste espace malgré sa puissance militaire.

    Mais le roman s'inscrit aussi dans la continuité des séries et des films. Thrawn s'est toujours intéressé à l’Etoile Noire, tout en argumentant contre sa construction. Ce roman continue sur cette lancée en expliquant en quoi une station aussi importante est non seulement inutile mais dangereuse. Premièrement, son coût est bien trop important. Tout ce qui est offert à la construction de la station met à mal le fonctionnement d'autres parties de l'armement militaire de l'Empire. En second lieu, il est toujours possible qu'un ennemi capture la station ou la détruise, faisant tomber une partie importante du complexe militaire de l'Empire.

    Ces deux points sont brodés autours d'un personnage intriguant, Thrawn, qui montre encore son génie tactique. On pourrait croire que cela rendrait les batailles peu intéressantes, mais l'attention de l'auteur envers les choix des commandant-e-s et les raisons qui poussent à ces décisions permet d'intégrer l'importance du moment et des dangers encourus. Ce troisième roman, après un second très faible, est plus que bienvenu.

    Image : Éditeur

  • Des Suisses au coeur de la traite négrière par Olivier Pavillon

    Titre : Des Suisses au cœur de la traite négrière
    Auteur : Olivier Pavillon
    Éditeur : Antipodes 2017
    Pages : 160

    Les travaux sur les relations de familles suisses avec la traite ne sont pas nombreux. Ce n'est que récemment que des historien-ne-s s'y sont intéressé-e-s, nous offrant un livre de base pour comprendre ces liens. Ce livre s'inscrit dans ce mouvement. Il est constitué de trois articles qui permettent d'examiner des exemples familiaux précis afin de comprendre comment elles ont pu avoir des liens avec l'esclavage et la traite. Ces trois familles recherchent toutes la richesse dans les colonies et subissent les changements politiques du continent européen.

    La première est celle des Larguier des Bancels. L'auteur l'examine sur plusieurs générations et sur un espace géographique large. En effet, cette famille tente de gagner en fortune depuis plusieurs générations, malgré des problèmes de dettes, ce qui implique l'achat de fiefs et droits seigneuriaux. Leurs efforts impliqueront des achats en Ile de France. Ces possessions se trouvent dans la tourmente alors que des problèmes de successions et des changements politiques ont lieu. Ainsi, l'un des fils de la famille fait partie des colons qui tentent d'empêcher la lecture du décret d'abolition de l'esclavage. Celui-ci aura bel et bien lieu, au grand regret de la mère de ce dernier qui considère que les anciens esclaves sont dorénavant mieux lotis que les européen-ne-s. Pour finir, la famille perdra toute sa fortune.

    Un second article permet de comprendre de quelle manière trois familles suisses se sont liées afin d'investir dans le commerce maritime. Ces investissements se font à Marseille, alors que la Révolution approche, le but est de consolider les finances et de faire fortune. Mais ces investissements sont particulièrement risqués et peuvent demander plusieurs années avant que l'information n'arrive aux investisseurs. Le nombre important de personnes qui se retrouvent pour un voyage permet de diminuer les risques tout en gardant une possibilité d'enrichissement important. Mais ces trois familles ne vont pas être très heureuses en affaire, tout en ne se posant que peu la question de la traite vue uniquement comme une affaire économique.

    Enfin, une dernière étude de cas se concentre sur Alfred Jacques Henri Berthoud. Ce dernier se rend au Surinam ou il acquiert une petite propriété, qu'il risque rapidement de perdre. Heureusement pour lui, son mariage au sein d'une famille riche lui permet de gagner en statut et en monnaie. Sa femme meurt, mais elle lui laisse tout son héritage au grand désarroi de sa belle-mère. Il rentre en Suisse et ne gère ses affaires que de loin avant de souhaiter les liquider. Il se place en "humaniste" car il tente d'éviter de séparer ses esclaves, ce qui ne l'empêche pas d'user de punitions... Son argent lui permet de gagner un statut important en Suisse, au sein du monde politique.

    Ces trois exemples, tirés d'articles déjà publiés dans des revues locales, permettent d'illustrer l'importance des familles suisses au sein du système esclavagiste. Mais les informations ne sont que parcellaires. En effet, comme le dit Gilbert Couttaz en postface, les sources se trouvent au sein d'archives privées et certaines familles souhaitent éviter la mauvaise publicité d'un lien avec l'esclavage. Ce n'est que lorsque ces archives sont déposées au sein d'institutions publiques qu'il devient plus facile de travailler sur ce sujet.

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  • Thrawn: Alliances par Timothy Zahn

    Titre : Thrawn : Alliances
    Auteur : Timothy Zahn
    Éditeur : Penguin 26 février 2019
    Pages : 496

    Thrawn n'est pas un humain. Il n'est même pas un véritable habitant de l'Empire. Pourtant, il a réussi à devenir un Grand Amiral au sein de la flotte impériale. Ses tactiques et son commandement sont efficients et personne ne remet en cause ses capacités. Du moins jusqu'à son échec face aux rebelles dans des circonstances qui ne sont pas totalement de son contrôle. Sa loyauté et ses capacités sont mis en question par l'une des personnes les plus puissantes de l’Empire : Vader. L'Empereur décide justement de vérifier ces deux points en envoyant Vader et Thrawn dans les régions inconnues enquêter sur une perturbation au sein de la Force. Au même endroit de la rencontre entre Thrawn et le jedi Anakin Skywalker.

    SPOILERS

    Ce second tome autours de Thrawn discute sa loyauté envers l'Empire. Dès le début, on avait compris que l'Amiral est loyal à la fois envers l'Empereur et son propre peuple. Son but est de préparer l'Empire afin de combattre des menaces dans les régions inconnues de la Galaxie. Ce tome nous place à la frontière de ces régions. On comprend mieux pour quelles raisons elles sont si peu connues et qui s'y trouve. Mais surtout, l'intrigue place Thrawn entre son peuple et son serment, observé de près par Vader.

    Malheureusement ce livre me semble peu intéressant. Malgré mon intérêt envers Thrawn, il n'y a que peu de choses que j'ai apprécié. Le livre fonctionne sur deux temps. Nous suivons l'Amiral et Vader enquêter sur une menace méconnue dans le présent. Dans le passé, nous observons la rencontre entre Thrawn et Anakin. Ce dernier veut retrouver Padmé et tombe sur une menace importante pour la République. C'est cette menace qui est censée connecter les deux époques. Mais le lien me semble très mal mis en place. Il intervient dans les dernières pages du roman et jamais l'auteur ne nous a donné des indices permettant de le comprendre. On ne doit que l'accepter.

    *

    **

    *** Peu intéressant

    ****

    *****

    Image : Éditeur

  • La guerre du Sonderbund. La Suisse de 1847 par Pierre du Bois

    Titre : La guerre du Sonderbund. La Suisse de 1847
    Auteur : Pierre du Bois
    Éditeur : Alphil 2018
    Pages : 160

    La Confédération Suisse a aussi connu une guerre civile. Elle a eu lieu en entre 1847 et 1848. Sa conclusion fut rapide, à peine 1 mois pour une centaine de morts, mais ses effets et ses causes furent majeurs sur la constitution de la Suisse moderne, constitution qui fut débloquée après la guerre malgré les craintes et menaces des puissances européennes. L'histoire globale est connue. On peut même l'avoir suivie à l'école. Mais qu'en est-il des raisons profondes d'une crise qui a divisé durablement le pays même après une guerre qui ne fit que peu de morts ?

    Dans ce petit livre, Pierre du Bois examine les causes, les événements et les effets d'une guerre qui déchaina les passions dans toute l'Europe. Il commence par expliquer le contexte général. Bien que la Confédération fonctionne sous un texte fondamental accepté par les puissances européennes, le pacte fédéral de 1815, celui-ci n'est pas apprécié par une partie de la population. Celle-ci, entrainée par un mouvement radical, essaie de défendre des idées provenant des Lumières et de la Révolution française. Face à eux, les cantons plus conservateurs essaient de garder en vie le fonctionnement de l'ancien régime, soutenu en cela par les puissances européennes.

    Cette division politique se double d'une division religieuse lorsque radicaux et conservateurs se heurtent face à l'arrivée des jésuites en Suisse et en ce qui concerne l'état des couvents. Là où les conservateurs invitent les jésuites les radicaux y voient un danger pour le pays, danger provenant de Rome. Loin de ne rester qu'orales, les crises deviennent tangibles alors que des corps francs sont mis en marche pour s'attaquer à certains cantons.

    Les crises sont nombreuses et l'auteur nous les explicite avant de décrire, pratiquement au jours le jours, la guerre du Sonderbund. Celle-ci, dont le nom provient du pacte de défense secret entre 7 cantons catholiques. Bien que la crise devienne de plus en plus importante, il faut un certain temps avant que les confédérés ne réussissent à demander la dissolution de l'alliance des 7 et, en l'absence d'accord, d'agir au niveau militaire. Là aussi, il faut du temps pour décider qui sera à la tête de l'armée fédérale et comment agir. Le général Dufour choisira de s'attaquer à chacun des cantons l'un après l'autre. Le général réussit à vaincre le canton de Fribourg sans combats avant de se diriger vers le centre de la Suisse. Bien qu'il soit obligé d'y combattre, il réussit à recevoir la capitulation de Lucerne puis d'Uri. Le Valais ne capitule que le 1er décembre, là aussi sans combats.

    Une guerre civile a des conséquences. Outre la capacité de créer une véritable constitution et donc la mise en place de nouvelles institutions civiles, les autorités des cantons vaincus sont renversées et leurs constitutions modifiées. Dans tous les cas, ce sont des radicaux qui prennent le pouvoir et qui décident de supprimer toutes traces de l'Ancien Régime. De plus, ces cantons doivent prendre en charge les coûts de la guerre tandis que des poursuites en justice ont lieu contre certaines personnes. Les puissances européennes tentent d'agir mais sont prises de court par la vitesse de la guerre et des mouvements révolutionnaires dans chacun de leurs pays. Malgré une guerre peu violente, des vainqueurs qui évitent de prendre revanche et une constitution équilibrée, les divisions dureront longtemps.

    En conclusion, ce petit livre intéressera toutes personnes qui souhaitent en savoir plus sur l'époque du Sonderbund. L'auteur réussit à montrer les erreurs des deux camps et à décrire la cascade d'événements qui conduit presque fatalement à une confrontation armée. Bien qu'il ne s'intéresse pas spécifiquement au reste de l'Europe, il mentionne tout de même l'intérêt des puissances européennes envers la Suisse. Le livre de Cédric Humair, La Suisse et les puissances européenne, sera un bon moyen de mieux connaitre cet aspect.

    Image : Éditeur

  • Star Wars Battlefront: Twilight Company par Alexander Freed

    Titre : Star Wars Battlefront : Twilight Company
    Auteur : Alexander Freed
    Éditeur : Del Rey 3 novembre 2015
    Pages : 384

    L'alliance rebelle n'est pas uniquement composée de généraux et de vaisseaux spatiaux, malgré ce que les films nous font croire. Une grande partie de sa force de frappe est composée d'infanterie plus ou moins bien ravitaillée. Après la chute de la première étoile noire, les rebelles ont décidé de se lancer dans une reconquête de la galaxie grâce à ces troupes. Mais le commandement comprend rapidement que cette tactique ne pourra jamais gagner la guerre. Depuis plusieurs mois, les rebelles ne font que reculer tout en cachant leurs bases. La dernière compagnie qui part d'une planète est nommée Twilight. Elle est commandée par un homme qui n'hésite pas à sacrifier ses hommes si cela implique une victoire. Mais les soldat-e-s sont fatigué-e-s de leur retraite. Grâce à une découverte importante il se pourrait bien que Twilight puisse mettre à mal la machine de guerre de l'Empire à elle toute seule.

    SPOILERS

    Si l'on peut donner un bon point à ce roman c'est la manière dont il inclut la guerre dans Star Wars. Souvent, aussi bien dans les films que les séries ou les romans, la guerre n'est vue que de loin au sein de vaisseaux ou entre deux gigantesques armées qui se lancent l'une contre l'autre. La mise en place d'une stratégie militaire cohérente est sacrifiée face à la beauté des images créant parfois des situations peu intelligentes. Ce roman montre à quel point la lutte contre l'Empire est difficile. La force de frappe des impériaux est énorme et Twilight peut rarement faire autre chose que de garder une retraite des rebelles. Les morts sont nombreuses et personne ne semble à l'abri du danger.

    Malheureusement, ce point positif est noyé par une intrigue ennuyeuse au possible. En 43 chapitres, on suit plusieurs batailles qui se déroulent plus ou moins toujours de la même manière : un plan dangereux, des idées pour le réussir, une victoire mais avec des pertes parfois importantes puis un départ vers d'autres planètes. Pire encore, les personnages principaux sont inintéressants voire antipathique. J'ai détesté la Gouverneur Challis et je n'avais aucune envie de m'intéresser à Namir, un gradé de la Twilight. Ce fut un soulagement de poser ce roman.

    *

    ** Parce que Leia, Luke et Vader sont mentionné-e-s

    ***

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    *****

    Image : Éditeur

  • The Kitchen / Les Baronnes

    Après un gros vide en matière de films que je souhaitais voir je fus quelque peu intrigué par la bande annonce de celui-ci. Nous y suivons trois femmes, deux d'origines irlandaises et une femme noire, dans le quartier de Hell's Kitchen à New York vers la fin des années 70. Leurs maris sont loin d'être des citoyens exemplaires. Ce sont des criminels qui font partie de la mafia irlandais locale. Celle-ci est aux abois car leurs activités sont de plus en plus difficiles. Les trois maris décident d'attaquer un commerce local pour relancer leurs activités, mais ils ne savent pas qu'ils sont sous surveillance active du FBI. À la suite de cette attaque, ils sont envoyés trois ans en prison. Leurs femmes sont censées être aidées par leurs amis mais elles ne reçoivent pas assez d'argent. Discutant entre-elles elles se demandent pour quelles raisons elles ne seraient pas capables de reprendre les activités de leurs maris, et surtout de réussir là où ces hommes ont échoué.

    SPOILERS

    J'ai plutôt apprécié ce film. Il est court et fonctionne assez bien. On comprend rapidement quelles sont les relations entre les hommes et entre les trois femmes. Des relations qui peuvent être mises en avant de manière plus ou moins subtiles. Le film montre ces trois femmes qui changent de voie à cause de l'absence de leurs maris. Elles étaient de bonnes mères de famille qui acceptaient les comportements de leurs maris et leur propre rôle. Mais ce rôle ne les a pas préparées à vivre seule, les rendant dépendant de la générosité d'autres hommes. Elles deviennent donc, petit à petit, les dirigeantes du quartier. Ceci tout d'abord en prenant soin de leur quartier et des habitant-e-s, qui donc acceptent de les payer avec plaisir. Ce n'est que plus tardivement au sein du film que les actes de violence commencent, alors qu'elles se heurtent à des hommes qui ne veulent pas abandonner leur place au sein de la société. La seule manière pour les femmes d'être dominante passe donc par la fin de la culture de domination des hommes.

    Ceci fonctionne assez bien. J'ai apprécié observer ces femmes dépasser les hommes et prendre des décisions difficiles à cause des attitudes masculines. Malheureusement, le film semble prendre des raccourcis à plusieurs reprises. Surtout vers la fin, certaines révélations nous sont offertes sans que jamais un seul indice ne permette de penser que celui-ci est possible. Par exemple, l'un des agents du FBI est décrit durant tout le film comme quelqu'un qui croit à la loi et qui travaille bien. Il est furieux lorsque les trois maris sortent de prison et lorsque les activités de mafia continuent dans Hell's Kitchen. Soudainement, on apprend qu'il est l'amant de l'une des trois femmes. On ne sait ni pourquoi ni comment mais cette relation transforme le film puisque le hasard devient un plan concocté à l'avance. Mais cette révélation sort de nulle part, créant la surprise, certes, mais donnant aussi l'impression que les scénaristes ont choisis la voie de la facilité.

    *

    **

    *** Un film qui n'est pas mauvais mais dont le scénario est un peu fainéant.

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    *****

    Image : Site officiel

  • Star Wars Rebels: Edge of the Galaxy par Jason Fry

    Titre : Star Wars Rebels : Edge of the Galaxy
    Auteur : Jason Fry
    Éditeur : Disney 21 octobre 2014
    Pages : 176

    Zare est le plus jeune d'une famille de quatre personnes. Ses parents sont deux inventeurs qui ont souffert non seulement de la République mais aussi des décisions capitalistes de la Fédération du commerce. Depuis, la famille est fortement pro-impériale. Et leur loyauté implique de se rendre sur Lothal. Leur fille, Dhara, reçoit l'honneur d'être admise au sein de l'Académie impériale locale tandis que Zare doit terminer son éducation avant de pouvoir demander son entrée. Mais cette année d'attente ne sera pas ce que Zare attendait. En un an, Lothal va changer et certaines personnes n'apprécient pas ce qui arrive.

    SPOILERS

    Ce roman est peu intéressant voire mauvais. Je comprends que celui-ci s'adresse à des enfants mais cela n'excuse pas le manque flagrant de contenu. Une grande partie du roman se déroule, logiquement au vu de la population ciblée, au sein d'une école. Nous suivons Zare alors qu'il entraine son équipe de sport vers le championnat. Ces moments sont très longs et ont lieu à plusieurs reprises durant le roman. Celui-ci était très court on a l'impression que l'auteur ne fait que remplir des pages comme il peut car il ne sait pas vraiment de quoi il veut parler ou alors il ne sait pas comment en parler.

    Car il y a tout de même un thème, commun à plusieurs romans prenant place durant l'Empire. Ce livre essaie de nous montrer le mépris de l'Empire envers la vie humaine et les choix individuels. Les personnes doivent accepter ce que veut l'Empire sans jamais le remettre en question. Cet aspect est montré au sein de l'école, alors que Zare se heurte à un bureaucrate local, sur la planète par des décisions illogiques et dans la famille de Zare dont le père est dépeint comme quelqu'un qui ne veut pas remettre le système en cause et apprécie que les manifestations d'incompréhensions soient réprimées. Face à cela, les conseils que l'on donne à Zare implique de croire en l'Empire et de le laisser faire. Ce n'est que petit à petit, durant le livre, que Zare comprend qu'il est parfois nécessaire d'agir au lieu d'attendre de se trouver en position d'impulser un changement.

    *

    ** le seul intérêt de ce roman est d'être lié à la série Star Wars Rebels

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    Image : Éditeur

  • Journey to Star Wars: The Force Awakens: Lost Stars par Claudia Gray

    Titre : Journey to Star Wars : The Force Awakens : Lost Stars
    Autrice : Claudia Gray
    Éditeur : Penguin 4 septembre 2015
    Pages : 551

    Ce roman est inclus dans une collection qui préparait au nouveau film Disney : The force awakens. Nous suivons deux jeunes enfants sur une planète récemment intégrée à l'Empire. Ce garçon, Thane, et cette fille, Cenia ne sont pas de la même classe sociale. Mais les deux rêvent de devenir des officiers impériaux et des pilotes. Ce souhait commun leur permet de créer une amitié alors qu'illes s'entrainent afin d'entrer au sein d'une Académie Impériale. Mais l'Empire n'est pas exactement comme illes le pensaient. Et alors que leurs carrières se mettent en place il est légitime de se demander si leur amitié et leur loyauté va survivre à la réalité.

    SPOILERS

    Ce livre est un moyen de résumer toute l'histoire de l'Empire jusqu’au septième film. Il commence alors que l'Empire est au plus haut de sa puissance et que les planètes les plus éloignées sont intégrées. Il suit les débuts de ce qui deviendra la Rébellion ainsi que les batailles les plus connues, via le point de vue de deux personnages. Les personnes familières avec les films n'auront donc pas l'impression d'une redite tandis que les autres sauront ce qui s'est déroulé. Enfin, le roman décrit ce qui est arrivée à l'Empire après la bataille d'Endor et, surtout, ou il en est juste avant le septième film. Ce résumé permet donc de mettre tout le monde à niveau tout en donnant quelques informations sur les événements qui ont eu lieu. Bien entendu, l'Empire n'est pas tombé et l'autrice décrit des tentatives de prises de pouvoirs par des hauts gradés après la mort de Palpatine.

    Ceci est dépeint à l'aide de deux personnages qui sont d'abord ami-e-s avant de devenir un couple écrasé par leurs choix. Thane est un jeune homme cynique tandis que Cenia pense que l'honneur et la loyauté sont des valeurs absolues. Sachant cela, il est facile de comprendre que l'un deviendra un rebelle tandis que l'autre restera au sein des forces impériales. Ce destin tragique aurait pu être envahi de clichés et inintéressant. Mais l'autrice réussit à donner suffisamment de substance à leurs envies, leurs pensées pour que l'on comprenne leurs choix et que l'on ressente la tristesse et la difficulté de leurs rencontres. Malgré des avis différents, illes s'aiment et de respectent profondément. On sait qu'il ne va rien leur arriver et pourtant on se prend à espérer qu'aucun des deux ne connaitra vraiment la mort de l'autre. Ce travail subtil mis en plus par l'autrice permet de faire de ce roman non un simple livre dans l'univers star wars mais une histoire qui se suffit à elle-même tout en s'insérant dans un contexte plus important.

    *

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    **** Je ne m'attendais pas à être autant impliqué dans cette histoire

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    Image : Éditeur

  • Avatar the last airbender : The rift par Michael Dante DiMartino, Bryan Konietzko, Gene Luen Yang et Gurihuru

    Titre : Avatar the last airbender : The rift
    Auteurs : Michael Dante DiMartino, Bryan Konietzko, Gene Luen Yang et Gurihuru
    Éditeur : Dark horse 11 février 2015
    Pages : 240

    Ce volume contient les parties 1-3 de The rift. L'Avatar, Katara, Soka et Zuko sont revenu-e-s de leur quête de la mère de ce dernier. Azula, elle, a disparu. Zuko profite de son temps avec sa mère pour comprendre, enfin, son passé et se réconcilier avec sa famille. Pendant ce temps, au Royaume de la Terre, une nouvelle idée a émergé. Yu Dao devient une ville gouvernée à la fois par des membres de la Terre et des membres du Feu. Les deux peuples essaient même de travailler ensemble à l'échelle industrielle. Mais leurs activités semblent avoir réveillé un problème puisque l'une des anciennes Avatar tente de contacter Aang.

    SPOILERS

    Le thème principal de ce volume est le lien entre le passé et le futur, via le présent. Celui-ci est dépeint selon deux grands mouvements. Premièrement, le futur est montré au sein des nouvelles formes de relations dans la ville de Yu Dao. Ces relations préfigurent ce que deviendra le monde dans la série The Legend of Korra. Cette ville accepte plusieurs peuples et elle permet un travail commun qui débute une forme d'industrialisation. Mieux encore, les pouvoirs des maitres des éléments sont copiés par des machines ce qui permet de donner une moindre importance aux maitrises. Mais cette industrialisation heurte le passé et la tradition incarné par un festival que Aang essaie de recréer. Bien qu'ancien et oublié, ce festival est un moyen d'éviter la colère des esprits et son oubli est dangereux.

    La relation entre passé et futur est aussi dépeint à l'aide de la relation entre Aang et Toph. Les deux ami-e-s sont très différent-e-s. Là où Aang est calme et pacifique Toph est passionnée et n'hésite pas à risquer de tuer ses adversaires. Là où Aang respecte les traditions Toph souhaite le changement. Il est naturel que chacun incarne l'une des directions qui pourrait prendre le monde. Cependant, leur combat est rendu plus intéressant par la fin du volume qui permet de faire une synthèse entre les deux. Certes, le respect du passé est bénéfique et avancer vers le futur est une bonne chose. Mais ce qui compte n'est pas de détruire le passé mais de le modifier, de créer de nouvelles idées. Une philosophie incarnée par un esprit avec lequel Aang parle à la fin du volume.

    *

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    ***** Plus je lis ces comics plus je les apprécie. D'autant que celui-ci fait revenir Toph !

    Image : Éditeur

  • Histoire du féminisme par Michèle Riot-Sarcey

    Titre : Histoire du féminisme
    Autrice : Michèle Riot-Sarcey
    Éditeur : La découverte octobre 2015
    Pages : 128

    Après avoir lu un petit que sais-je sur les féminismes dans le monde je me suis plongé dans ce livre de la collection repères. Malgré son titre, ce n'est pas une histoire du féminisme. C'est une histoire du féminisme en France et, plus particulièrement, à Paris pour la période 1789 à nos jours. Le but de l'autrice est décrit une synthèse des mouvements féministes français en mettant en avant les principales revendications lors de périodes clés. Malgré son aspect très parisien, l'autrice mentionne quelques activités dans d'autres pays mais ne s'y attarde pas. Le livre est constitué de 7 chapitres chronologiques.

    Les trois premiers s'intéressent aux années 1789 à 1860. J'en parle ensemble dans cette présentation car les mouvements féministes sont confrontés à des logiques révolutionnaires ainsi qu'à l'idée de droits humains universels. Suivant l'idée que certains droits sont naturels et universels, les femmes militantes souhaitent aussi en profiter et recevoir les mêmes capacités que les hommes. Cependant, les différents gouvernements et parlements ne sont pas en faveurs de cette égalité. Plusieurs militantes sont expulsées de France ou condamnées à mort pour leurs activités. Dans le même temps, une partie du monde éduqué essaie de penser la place des femmes comme naturellement assujettie à une domination masculine. Ce qui pousse à la mise en place de protections face au travail mais aussi à une défense politique de la maternité, vue comme un devoir et un but féminin.

    Une seconde partie de chapitres s'intéressent aux années 1860 à 1960. Ces trois chapitres permettent de parler des deux guerres et de leurs conséquences immédiates. L'une des premières conséquences est la défense importante de la maternité. En particulier après la Première guerre mondiale, les pertes et le manque de naissances poussent à fortement s'attaquer à la contraception et à l'avortement. Bien que les années 45-50 ne mettent pas en question ce rôle maternel, les punitions pour avortement ne mènent plus à la peine de mort comme sous le régime de Vichy. Un second point concerne la mobilisation en faveurs du droit de vote. Malgré plusieurs échecs en France, le militantisme s'affirme et quelques femmes sont nommées au sein du gouvernement lors de l'entre-deux-guerres. Le droit de vote sera finalement accordé après la fin de la Deuxième guerre mondiale, mais sans que cela ne change fortement le nombre d'hommes élus.

    Enfin, un dernier chapitre fait le lien avec la période actuelle. L'autrice y démontre que les études féministes, sur les femmes et de genre ont pris un poids plus important dans les universités françaises. C'est en particulier le Mouvement de libération des femmes, et ses suites, qui a permis ce foisonnement intellectuel. Il est maintenant impossible de ne pas parler des femmes lors d'une étude et certaines œuvres de cette époque sont encore largement utilisées. L'époque actuelle permet aussi une nouvelle manière de penser certains sujets en faisant attention aux liens entre différentes formes de dominations. Ce qui permet de dénaturaliser non seulement la famille et les genres mais aussi les sexualités, permettant de penser de nouvelles manières de s'identifier.

    Comme je l'ai dit plus haut, ce livre n'est pas une histoire générale des féminismes. IL est fortement ancré dans la ville de Paris et la chronologie française. Cependant, cela n'enlève pas son intérêt à ce livre. On peut en revanche déplorer une synthèse parfois trop importante. L'autrice mentionne beaucoup d'événements et de personnes mais sans toujours pouvoir développer. De temps en temps, des encadrés permettent d'en savoir plus sur une personne, mais cela est rare si l'on prend en compte le nombre important de noms mentionnés. Heureusement, l'autrice ajoute une bibliographie thématique qui permet aux personnes intéressées de se reporter sur des recherches plus complètes.

    Image : Éditeur

  • Avatar the last airbender : The search par Michael Dante DiMartino, Bryan Konietzko, Gene Luen Yang et Gurihuru

    Titre : Avatar the last airbender : The promise
    Auteurs : Michael Dante DiMartino, Bryan Konietzko, Gene Luen Yang et Gurihuru
    Éditeur : Dark horse 5 février 2014
    Pages : 240

    Ce volume contient The Search parties 1-3. L'histoire commence immédiatement après le volume précédent. L'avatar, son équipe, le roi de la Terre et le seigneur du Feu écoutent quelqu'un parler des anciennes formes politiques du Royaume de la Terre afin de trouver une solution aux colonies de la nation du Feu. Mais Zuko n'écoute pas vraiment. Depuis son ascension il souhaite surtout connaitre son passé pour mieux comprendre sa place actuelle. Il souhaite savoir ce qui est arrivé à sa mère. Pour cela, il doit accepter l'aide de son père, Ozai, et de sa soeur, Azula. Mais peut-il leur faire confiance ?

    SPOILERS

    Comme je l'imaginais à la fin du tome précédent, celui-ci serait beaucoup plus intimiste (et ne contient malheureusement pas Toph). Il s'intéresse en grande partie au passé d'Ursa. La description de ce passé donne une coloration tragique à son histoire et à son lien avec Zuko et Azula. Loin de vouloir entrer dans la famille royale, elle souhaitait vivre sur son île avec son amour d'enfance. Les auteurs font aussi attention à la vie d'Ursa lors de l'enfance de Zuko, jusqu'à dévoiler ce qui est réellement arriver lorsque Ozai a pris le pouvoir.

    Mais ce volume n'est pas simplement un moyen de parler de la relation entre une mère et ses deux enfants. Il prend aussi soin de parler des relations entre frères et sœurs. Pour cela, les auteurs utilisent deux exemples. Le premier est, bien entendu, celui de Soka et de Katara. Deux membres de la même famille qui peuvent se chamailler mais qui se soutiennent toujours et qui s'aiment profondément. Un second exemple arrive dans la partie 3. Ce sont un frère malade et une sœur qui essaie de trouver un moyen de guérison. Là aussi, on nous montre deux personnes qui s'aiment et se soutiennent. Face à cela, la relation entre Zuko et Azula est bien plus difficile. Azula est montrée dans toute son intelligence, et sa tragédie. En effet, lorsqu'elle a atteint le rang de Seigneur du Feu elle a aussi perdu pied. Mais les auteurs montrent aussi d'où provient sa cruauté, lors de son enfance. Zuko, lui, est montré comme un enfant qui ne comprend pas les raisons derrière les actes de sa sœur puis comme un adulte qui essaie de réparer une relation difficile.

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    ***** J'ai beaucoup aimé ce second tome et la manière dont il gère le passé, et le présent, de Zuko

    Image : Éditeur

  • Avatar the last airbender: The promise par Bryan Konietzko, Michael Dante DiMartino, Gene luen Yang et Gurihiru

    Titre : Avatar the last airbender : The promise
    Auteurs : Bryan Konietzko, Michael Dante DiMartino, Gene luen Yang et Gurihiru
    Éditeur : Dark horse 20 février 2013
    Pages : 240

    Ce volume contient The Promise 1-3. La guerre est terminée. Le Seigneur du Feu Ozai a été vaincu. Son fils, Zuko, règne à sa place. Le roi de la Terre a été remis sur son trône. La flotte de la nation de l'Eau s'est retirée. Mais la paix n'existe pas encore. Afin de garantir l'harmonie entre les peuples le Seigneur du Feu, le roi de la Terre et l'Avatar Aang se réunissent et acceptent un plan : le mouvement de restauration de l'harmonie. Celui-ci implique de détruire les colonies de la nation du Feu afin de rendre au royaume de la Terre ses possessions. Mais est-il vraiment possible d'effacer ainsi 100 ans de coexistences et d’occupation ?

    SPOILERS

    La série Avatar n'hésitait pas à s'intéresser à des sujets difficiles tout en essayant de parler à des enfants. Ce comics continue cette tradition. En effet, les différents personnages doivent se confronter aux problèmes de la colonisation. Dans cet univers, la nation du Feu a colonisé des villes du royaume de la Terre. Ceci met à mal la division entre quatre nations qui nous est montrée et il est logique d'essayer d'y revenir. Mais le comics montre parfaitement bien que les décisions les plus logiques peuvent s'attaquer à la vie de personnes concrètes. En nous montrant l'exemple de la ville de Yu Dao les auteurs nous montrent de quelle manière une ancienne colonie se fonde sur une forme de mixité culturelle. Des maitre-sse-s de la Terre y sont considérés comme des citoyen-ne-s de la nation du Feu. Les familles se sont mêlées et ont commencé à travailler ensemble afin de créer une culture différente. Cependant, les colonisateurs sont tout de même dominant-e-s économiquement parlant. En peu de pages, les auteurs nous montrent des problèmes très concrets tout en refusant la colonisation.

    Ce volume parle aussi de la difficulté de diriger une nation. Aussi bien Zulo et que le roi de la Terre doivent prouver à leur peuple qu'ils sont capables de prendre des décisions en leur faveurs. Le roi de la Terre doit briser son image de faiblesse qui l'a forcé à fuir après avoir été trahi. Zuko, lui, doit reprendre en charge une nation guerrière dont l'ancien Seigneur est toujours en vie. Alors qu'il commence en essayant de suivre ses idées, il est rapidement obligé de demander les conseils de son père car il doute de plus en plus de la justesse de ses actes. Bien entendu, on comprend que c'est ce doute qui permet à Zuko de devenir un meilleur dirigeant. C'est aussi son envie de protéger la population qui lui permet d'être différent de son père même si cela implique de prendre des décisions qui risquent de le rapproche d'Ozai.

    Enfin, nous avons Aang. Là aussi, nous revenons vers lui immédiatement après la fin de la série. Sa relation avec Katar, à laquelle je ne crois toujours pas, est accélérée puisque les deux sont officiellement en couple. Bien que ce ne soit que rarement mis en avant, les auteurs montrent les difficultés d'un jeune couple constitué de deux personnes qui entrent tout juste dans l'adolescence. Les auteurs s'intéressent bien plus à ce que signifie, pour Aang, le titre de dernier maitre de l'air. Pour en parler ils introduisent un fan club constitué de deux chapitres. Le premier ressemble fortement à des fan clubs existants tandis que le second est constitué de personnes qui étudient la culture des nomades de l'air. Ce point permet de parler d'appropriation culturelle.

    Ce premier vrai volume des comics d'Avatar le dernier maitre de l'air me semble être une réussite. En peu de pages, les auteurs introduisent des questions complexes tout en construisant sur ce que la série avait mise en place. La fin de ce volume annonce aussi l'intrigue du prochain qui semble être beaucoup plus intimiste.

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    **** Un bon premier volume, je suis curieux de lire la suite

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    Image : Éditeur

  • Avatar the last aribender: the lost adventures

    Titre : Avatar the last aribender : the lost adventures
    Auteur-e-s : 21 personnes collaborent
    Éditeur : Dark horse 15 juin 2011
    Pages : 240

    Cette BD contient 28 comics différents. Ceux-ci proviennent de différents magazines mais aussi des DVDs avec quelques histoire inédites. Avatar The last airbender est l'une de mes séries animées préférées, avec sa suite The legend of Korra. Étant donné que j'ai bien apprécié le premier comics qui continue les aventures de Korra j'ai voulu lire celles qui suivent les aventures de Aang. Cette première lecture se déroule durant la série. Il est divisé selon les trois saisons avec de petites aventures qui ont eu lieu entre deux épisodes. Certaines de ces aventures permettent de combler quelques trous scénaristiques, mais aucune n'est nécessaire pour comprendre la série.

    SPOILERS

    Cette petit BD me semble exister avant tout pour les fans de la série. Elle ne fait que rééditer une bonne partie des petites histoires déjà connues sans créer de nouveautés. Si l'on apprécie la série, on va aimer retrouver l'équipe entre les épisodes tenter de se reposer, de combattre et de trouver à manger. J'ai particulièrement aimé retrouver certaines mentions qui sont faites durant la série, comme les aventures d'Aang avec son ami de la nation du feu 100 ans auparavant.

    Cependant, je déplore des histoires souvent peu intéressantes. Sans être mauvaises, les aventures dépeintes sont trop courtes pour donner vraiment l'impression d'être face à une intrigue. Souvent, on se trouve face à un problème résolu en quelques cases par l'usage d'une maitrise. Les relations entre les personnages ne sont pas non plus développées, on doit accepter ce que l'on connait déjà de la série. Tout cela n'est pas la faute de cette édition, ces problèmes dépendent du format magazine de ces aventures qui impliquent peu de pages et donc des résolutions rapides.

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    *** Quelques idées sympathiques mais des histoires trop courtes

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    Image : Éditeur

  • A new Dawn par John Jackson Miller

    Titre : A new dawn
    Auteur : John Jackson Miller
    Éditeur : Penguin 23 avril 2015
    Pages : 416

    Il y a longtemps, les Jedis ont été trahis. Les forces de la République se sont retournées contre elleux alors que l'Empire prenait rapidement sa place. Mais un jedi a eu le temps de lancer un avertissement. Celui-ci a été reçu par l'un des derniers rescapés. Il décida de changer de nom et de vivre au sein des mondes les plus inhospitalier possibles sous le nom de Kanan. Il n'a pas d'ami-e-s, il n'a pas d'attachements et il se contente de travailler puis de boire et de recommencer sur une autre planète lorsqu'il le souhaite. Mais il est rattrapé par une jeune rebelle qui souhaite observer le fonctionnement de l'Empire et tombe sur une idée qui pourrait tuer des millions de personnes. Kanan va devoir redevenir un héros.

    SPOILERS

    Comme les autres romans que j'ai actuellement lu celui-ci a un lien direct avec le quatrième film. En effet, ces romans mettent en avant le projet de l'Etoile Noir et surtout son effet sur l'économique de l'Empire. Ici, on observe des mineur-e-s devoir suivre des quotas de plus en plus importants pour un matériel spécifique. Bien que personne ne mentionne le projet, les personnes qui lisent savent très bien ce qui est en train de se dérouler. Cet aspect est vu par les yeux de l'adversaire du roman : Vidian. Un cyborg qui ressemble à une fusion entre Emmanuel Macron et Castaner. Il est sans pité. Sa seule envie est de créer des entreprises productives même si cela implique la mort. Les refus sont reçus par la force des armes et personne ne peut le faire changer d'avis car il considère avoir raison sur tout.

    Ce roman permet aussi de mettre en place un prélude à la série Star Wars Rebels. Dans celle-ci on croisait Hera et Kanan travaillant ensemble avec une équipe. Mais on ne savait pas comment Kanan avait survécu ni comment ces deux personnes se sont rencontrées. L'intrigue de ce livre permet de connaitre ces deux points. Les débuts des chapitres donnent, parfois, quelques indices sur le passé de Kanan tandis que les événements permettent de relier les deux personnages et de préparer leur relation future.

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    *** Une aventure sympathique qui tient en grande partie sur Hera et Kanan et l'envie de les revoir

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    Image : Éditeur

  • Les abolitions de l'esclavage par Marcel Dorigny

    Titre : Les abolitions de l'esclavage
    Auteur : Marcel Dorigny
    Éditeur : PUF avril 2018
    Pages : 128

    Je ne connais que peu de choses sur l'histoire de l'esclavage. J'en connais tout aussi peu sur l'histoire de l'abolition. Ce petit que-sais-je me permet de combler un manque dans mes connaissances en histoire et des conséquences de l'esclavage et des choix qui ont mené à l'abolition. Ce livre est suivi d'une chronologie qui se termine en 2001 et d'une bibliographie thématique. Ce petit livre est divisé en 7 chapitres.

    Les trois premiers chapitres permettent de situer le thème et d'expliciter ce que veut faire le livre. Bien entendu, l'auteur doit nous montrer de quelle manière fonctionnent les sociétés esclavagistes occidentales. Le but de ce livre n'est pas d'en faire l'analyse mais de parler des abolitions, ce qui explique le peu de pages qui s'intéressent aux pratiques. L'auteur essaie d'abord d'expliquer quelles sont les résistances à l'esclavage. Il démontre que les révoltes furent pratiquement immédiates, ce qui mène à une certaine peur des colons face à une population importante. Dans un troisième chapitre, il explique ce sont que les anti-esclavagistes et les abolitionnistes. Les deux ne sont pas identiques et surtout les moyens changent. Ainsi, il est rare qu'une personne pense que l'esclavage pourra disparaitre par une loi, les européens abolitionnistes préfèrent tenter une disparation par étape, presque "naturelle". L'abolitionnisme n'est pas non plus forcément basé sur la morale, ce sont souvent des questions économiques qui sont mobilisées. L'esclavagisme est vu comme une pratique ancienne économiquement peu fiable.

    Les chapitres 4 et 5 s’intéressent aux tentatives d'abolitions de l'esclavage et de la traite. Les premières abolitions se mettent en place par la France après la Révolution. Mais celle-ci dépend des insurrections locales, en particulier à Saint-Domingue, et non d'une décision de Paris. Ce n'est qu'après des tentatives de répressions que les envoyés de Paris décident unilatéralement, et illégalement, de supprimer l'esclavage. Mais cette première abolition échoue à cause de Napoléon qui rétablit la pratique. Le chapitre 5, en revanche, permet de comprendre de quelle manière le XIXème siècle a permis l'abolition. L'auteur commence par expliciter les décisions du Congrès de Vienne et de l'Angleterre avant de présenter les décisions de plusieurs pays. Il montre que, dans tous les cas, les décisions sont critiquées voire refusées par les colons.

    Les deux derniers chapitres s'intéressent aux suites de l'abolition. Le chapitre 6 pose la question de l’indemnisation des colons. Celle-ci dépend de la manière dont on pense l'humanité mise en esclavage : est-ce que ce sont des humain-e-s avec des droits naturels ou des possessions protégés par les droits de propriété. Malgré certains discours véhéments, les colons sont progressivement indemnisés par les états (sauf aux Etats-Unis). Enfin, le dernier chapitre essaie de comprendre de quelle manière les sociétés se sont développées après les abolitions. L'auteur montre que l'esclavagisme et son abolition ont eu des conséquences importantes sur les sociétés. Même égaux, les anciens esclaves ne sont pas toujours libres de leurs mouvements ou dans leur choix de travail. De plus, le racisme est toujours présent.

    Image : Éditeur

  • Thrawn par Timothy Zahn

    Titre : Thrawn
    Auteur : Timothy Zahn
    Éditeur : Penguin 14 décembre 2017
    Pages : 496

    Lorsqu'un vaisseau impérial croise l'existence d'un alien inconnu certaines procédures sont nécessaires. Celle-ci dépendent du passé républicain de la Galaxie et impliquent d'étudier et de contacter les espèces rencontrées. Mais les indices découverts par le vaisseau impérial impliquent une seule personne. Celle-ci se nomme Thrawn. Il provient d'une espèce mythique que peu de personnes connaissent. Selon ses propres mots, il a été exilé à cause de ses activités militaires. L'Empereur décide donc de l'envoyer à l'académie des officiers et d'observer de prêt sa carrière.

    SPOILERS

    Ce roman se déroule avant les événements de la série Rebels et se termine juste avant l'apparition de Thrawn dans celle-ci. Il y a longtemps, j'avais lu la série de livres autours de Thrawn dans ce qui est actuellement l'univers légendes, une série considérée comme particulièrement bien écrite. Le retour de Thrawn dans l'univers canon fut donc fortement attendu. Personnellement, je l'ai retrouvé dans la série Rebels dans laquelle il m'a un peu déçu. Ce roman permet de remettre en place le personnage, d'expliquer ses capacités et surtout de décrire son ascension au sein d'une force militaire raciste. Le personnage est très bien décrit et suit ce que l'on connaissait déjà de lui.

    Le roman s'intéresse aussi à un second personnage apparu dans Rebels : Arihnda Pryce. Celle-ci gouverne Lothal, planète sur laquelle la série Rebels prend place. Elle apparait tardivement mais elle est montrée comme sans compassion. L'auteur montre de quelle manière cette femme passe de simple minière à gouverneur grâce à des actes d'espionnages et de trahisons. Il nous décrit une femme sans scrupules capable de tout si cela implique de gagner un peu de pouvoir politique. Alors que ses débuts pourraient être innocents, la fin de ses actes dans ce livre sont particulièrement violents. Elle est donc elle aussi particulièrement bien décrite.

    Ce qui rend ce roman intéressant est la mise en place progressive des deux carrières. On observe les deux personnages tenter de se faire une place et devoir accepter un fonctionnement raciste au sein de l'administration. Les deux doivent se défendre contre des personnes qui ne veulent pas le bien commun mais augmenter leur pouvoir personnel. Mais les deux s'intéressent à des parties différentes de l'Empire et donc ne se rencontrent que tardivement et rarement avant que l'auteur ne décide de mettre en place une relation d'aide mutuelle. L'auteur use aussi d'un ennemi intelligent mais qu'il laisse largement dans l'ombre afin de nous montrer les difficultés d'un Empire de plus en plus contesté par des groupes de rebelles, augmentant les tensions de cet univers.

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    **** Un roman plutôt intéressant

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    Image : Éditeur

  • Histoire mondiale des féminismes par Florence Rochefort

    Titre : Histoire mondiale des féminismes
    Autrice : Florence Rochefort
    Éditeur : PUF mars 2019
    Pages : 128

    Bien que j'aie suivi quelques cours et lu quelques livres je n'ai pas une connaissance importante de l'histoire du féminisme, en particulier dans une perspective internationale. Pour cette raison, je me suis procuré ce petit livre avec beaucoup de curiosité. L'autrice se défie de réussir une histoire globale des féminismes depuis 1789 jusqu'à aujourd'hui. Bien entendu, la collection dans laquelle cette histoire est oubliée implique de rester synthétique. Des informations plus importantes sont disponibles dans la bibliographie. Pour réussir son paris l'autrice met en place 3 chapitres.

    Le premier s'intéresse à la période de 1789-1860. Florence Rochefort débute par les révolutions françaises et américaines. Elle explicite les demandes d'égalité que ces révolutions, et l'idée de droits humains, implique. Mais elle démontre aussi la difficulté d'atteindre cette égalité puisque les différents parlements refusent celles-ci et interdisent certaines formes de militantismes féminins. La seconde période implique aussi les débuts du socialisme et son lien avec le féminisme, du moins au début. Ces liens sont d'abord importants avant de devenir plus distendus, en particulier sous l'influence de Proudhon.

    La seconde période est celle de 1860 à 1945. L'autrice commence son chapitre en parlant du passage d'organisations nationales à l'internationale. En lien, et contre, les internationales socialistes certaines féministes essaient de créer des organisations internationales chargées de fédérer des mouvements nationaux. Ce sont en particulier les droits politiques qui y sont défendus, parfois avec une position colonialiste qui est aujourd'hui critiquée. Bien entendu, la Société des Nations et l'ONU donnent un nouvel élan à cette forme d'internationalisation des féminismes. La période permet aussi un renouveau de la lutte en faveurs du suffrage féminin, parfois de manière violente comme en Angleterre. Cette lutte se termine plus ou moins après la Deuxième Guerre Mondiale en occident. En effet, certains pays n'ont toujours pas l'égalité politique tandis que les colonies sont laissées de côté.

    Enfin, le troisième chapitre s'intéresse à la période 1945-2000. C'est une période de continuité et de renouveau. Les féminismes réformistes sont toujours existants et commencent à s'intéresser au droit à la contraception. Mais les années 60 impliquent une nouvelle génération et de nouvelles demandes, même si certaines existaient déjà au XVIIIème siècle. Le féminisme des années 60 est radical mais entre en déclin dans les années 80. Ensuite, les mouvements s’institutionnalisent afin de défendre certaines idées précises tandis que les féminismes sont critiqués et développés dans une direction antiraciste et de compréhension des sexualités. Le livre se termine sur les apports de ces féminismes sur les sociétés actuelles.

    Ce petit livre est très dense. L'autrice, à mon avis, réussit parfaitement à résumer 200 ans d'histoire. Elle montre de quelle manière les idées sont développées et défendues au fil du temps mais aussi les changements importants. Mieux encore, elle réussit à mettre en avant une perspective internationale en mentionnant les mouvements de pays africains ou asiatiques et leurs créatrices. Cependant, la taille du livre implique de ne pas pouvoir les examiner de manière précise même si l'autrice fait attention à démontrer les tensions avec les féminismes occidentaux.

    Image : Éditeur

  • Tarkin par James Luceno

    Titre : Tarkin
    Auteur : James Luceno
    Éditeur : Penguin 2 juillet 2015
    Pages : 352

    L'Empire est en place depuis quelques années mais sa puissance militaire est énorme. Une grande partie de ses troupes et de ses armes sont basées sur l'armée de la République, bien que les clones et les armes soient en train d'être remplacés. Il est difficile pour la galaxie de se révolter contre une telle puissance, d'autant que les planètes anciennement séparatistes ont été durement traitées par l'Empire. Mais certaines personnes ont l'espoir de réussir à créer un mouvement de révolte. Ces personnes vont se trouver face à Tarkin. Il est l'héritier d'une ancienne famille, son éducation fut difficile, il est l'un des héros de la guerre des clones et, aujourd'hui, il est chargé de vérifier la construction de la future étoile noire. Il ne laissera rien ni personne mettre en danger l'Empire et l'ordre que celui-ci a créé.

    SPOILERS

    Ce roman est meilleur que celui-ci que j'ai terminé récemment, mais le récit est malheureusement moins intéressant que les thèmes traités. Meilleur car l'auteur s'intéresse de manière précise au fonctionnement de l'Empire. Au lieu de ne faire que décrire quelques soldats et gradés Luceno nous explique le fonctionnement administratif précis de l'appareil militaire de l'Empire. Celui-ci est compliqué mais sa description donne une impression de réalisme. Les procédures sont aussi décrites ce qui permet de mieux comprendre certains actes. On apprend, par exemple, que l'Empereur a tendance à rester caché, préférant préparer ses plans concernant la Force. On apprend aussi que l'Empereur aime laisser les hauts-gradés lutter les uns contre les autres, suivant en cela le fonctionnement de certaines dictatures. Ces luttes permettent, bien entendu, de mieux contrôler les ambitions de personnes qui possèdent des pouvoirs importants. Jusqu'à maintenant, je n'ai jamais eu autant l'impression de voir l'Empire comme un système administratif en fonction. Pour cette réussite, j'apprécie ce roman.

    Ce roman s'intéresse aussi spécifiquement à un personnage : Tarkin. Il est connu pour être le commandant de la première étoile noir. Il semble avoir assez d'autorité pour empêcher Vader de faire ce qu'il veut. Et il est dépeint comme extrêmement intelligent et impitoyable. Il est aussi l'un des plus hauts-gradés de l'Empire. Ces caractéristiques sont mises en avant dans ce roman qui permet de montrer l'importance de Tarkin, décrit comme la troisième personne la plus importante de la galaxie. Grâce à des flash-backs, l'auteur nous explique comment Tarkin est devenu ce personnage. Bien que provenant d'une famille riche, il est éduqué comme un soldat en pays ennemis qui doit survivre et gagner uniquement par ses propres forces, au risque de mourir. Il est aussi rapidement lié à un groupe autours du futur Empereur, montrant par-là que les plans de Palpatine se sont mis en place grâce à un groupe de personnes qui pensaient comme lui. Là encore, cette caractéristique donne plus de réalisme à l'univers Star Wars. Malheureusement, l'auteur est aussi obligé de décrire Tarkin comme incapable de comprendre ce qui se joue réellement derrière la Guerre des clones. Au vu de sa description j'ai du mal à croire qu'il n'ait pas eu certaines connaissances.

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    *** Il est dommage que ce personnage n'ait pas eu une intrigue à sa hauteur.

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    Image : Éditeur

  • Lords of the Sith par Paul S. Kemp

    Titre : Lords of the Sith
    Auteur : Paul S. Kemp
    Éditeur : Penguin 26 janvier 2016
    Pages : 368

    TW : Grossophobie

    L'Empire est de plus en plus puissant. Mais cette puissance est défiée par de petits mouvements de révoltes sur plusieurs planètes. L'un de ces mouvements est plus préparé que les autres car il se base sur une organisation de résistance construite durant la guerre des clones. Son leader, Syndulla, refusait aussi bien la République que les Séparatistes et continuer de lutter contre l'Empire. Palpatine, afin d'éviter des actes de plus grande envergure, décide de se rendre sur Ryloth afin de s'attaquer personnellement à cette organisation. Mais son voyage est aussi une opportunité. Serait-il possible de tuer l'Empereur et Vader par un unique attentat ?

    SPOILERS

    Ce roman débute mal. Il commence après un attentat manqué contre Vader. On apprend immédiatement que l'un des plus hauts gradés de l'Empire, Delkor, sur Ryloth travaille avec les rebelles, pour ses propres besoins. Il agit ainsi car il veut prendre la place de la Moff actuelle : Delian Mors. Jusque-là tout va bien mais cela ne va pas durer. Car l'envie de Delkor de faire tomber Mors est basé sur son incapacité à gérer Ryloth au profit d'une vie hédoniste. Delkor fait tout le travail. Malheureusement, l'auteur décide de montrer à quel point Mors est incapable en se basant non seulement sur l'idée qu'elle est fainéante, droguée et qu'elle aime manger mais sur son poids. Toute une page décrit le dégout de Delkor face à elle en décrivant son corps et le lien avec ses manques intellectuels et psychologiques. Ce n'est pas acceptable et cette description a marqué ma lecture jusqu'au bout.

    De plus, on aurait pu espérer une description du fonctionnement administratif de l'Empire. De quelle manière la hiérarchie fonctionne et permet, ou non, une rébellion. On aurait pu espérer aussi plus d'informations sur Ryloth. En l'état, c'est à peine si l'auteur parle du racisme de l'Empire et du lien avec l'exploitation sexuelle des habitant-e-s de la planète. Nous sommes coincés dans une suite d'événements que l'Empereur persiste à considérer être sous son contrôle sans que jamais celui-ci n'explique de quelle manière. On doit accepter son omnipotence et l'existence d'un plan qui n'est explicité qu'à la fin du roman. Et même si on peut l'accepter je me demande si les bases de ce récit supportent vraiment autant de pertes et de danger pour l'Empire. C'est à peine si ce roman se justifie par les pensées de Vader et l'idée qu'il perd définitivement ses liens avec son passé durant ce roman.

    * Évitez ce roman

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