Livre

  • Trawn Ascendancy 2. Greater good. Star Wars par Timothy Zahn

    Titre: Trawn Ascendancy 2. Greater good. Star Wars
    Auteur :  Timothy Zahn
    Éditeur : Penguin 27 avril 2021
    Pages : 432

    Si on connait Star Wars et son univers étendu il y a de grandes chances que l'on connaisse le Grand Amiral Thrawn. Avec le nettoyage opéré par Disney le personnage avait temporairement disparu pour réapparaitre dans une trilogie de romans, la série Rebels et maintenant cette trilogie se déroulant dans l'espace contrôlé par l'espèce de Thrawn. Il est probable que le personnage apparaisse dans d'autres productions.

    Ce roman se déroule alors que Thrawn se lance dans une carrière militaire spectaculaire. Mais une telle réussite implique aussi des ennemis, même au sein de sa propre famille dont certains membres craignent qu'un échec ne mène la famille à la ruine politique. Thrawn est envoyé s'occuper de plusieurs missions qui devraient permettre de le neutraliser. Mais il se trouve lié à un complot visant la destruction des Chiss, la seconde menace importante qu'il ait à neutraliser. Celle-ci est plus subtile que la première car elle s'insère dans le fonctionnement politique des Chiss alors que la première était purement militaire. Et Thrawn ne comprend rien à la politique.

    SPOILERS

    Pour un roman qui prétend prendre Thrawn comme personnage principal ce dernier n'apparait que peu. On apprend surtout comment fonctionne la société Chiss et donc ses points faibles. On en apprend aussi un peu plus sur ses ennemis. Ainsi, Thrawn ne contrôle pas ce qui lui arrive. Il réagit aux menaces immédiates sans se rendre compte des problèmes politiques qui l'ont mené au point où il se trouve. Cette menace est lente à se mettre en place mais l'auteur réussit à la rendre logique en usant des pièces qu'il introduit dès le début.

    J'aurais aimé plus de politique. Mais un roman sur Thrawn doit nécessairement donner une bonne place aux questions militaires. On observe Thrawn commander lors de plusieurs batailles et prendre des décisions basées sur sa capacité unique à comprendre son ennemi. Malheureusement, l'auteur ne nous laisse pas forcément assez d'information pour que l'on puisse réellement suivre le raisonnement de Thrawn et, comme les autres personnages, on doit l'accepter et voir comment il sort de situations difficiles et dangereuses pour lui comme pour les Chiss.


    ** 
    *** 
    **** Un bon roman mais qui ne donne pas assez d'informations pour comprendre les décisions de Thrawn
    *****

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  • Star Wars : The High Republic : Out of the shadows par Justina Ireland

    Titre : Star Wars : The High Republic : Out of the shadows
    Autrice :  Justina Ireland
    Éditeur : Disney 27 juillet 2021
    Pages : 352

    Nous nous trouvons peu de temps après l'attaque contre la fête de la République. Les Nihils sont repoussés mais restent une menace importante pour la galaxie. D'autant qu'illes créent aussi des plants de Drengir. Mais la République n'est pas tout à fait unie pour contrer cette menace. Les jedis ne sont pas non plus touxtes d'accord sur la décision à prendre. Faut-il déclarer la guerre aux Nihils et se muer en ordre militaire républicain ou rester une force de paix envoyée en cas de besoin ? La jedi Vernestra Rwoh se pose ces questions alors qu'elle est envoyée pour régler une dispute commerciale. Lors de cette mission, elle rencontre Sylvestri Yarrow qui a vu sa mère mourir devant elle lors d'une attaque des Nihils. Mais est-ce la réalité ?

    SPOILERS

    Les romans précédents de la période de la Haute République nous montrent une galaxie fortement unie autours des idéaux démocratiques. On nous montrait aussi des jedis au plus haut de leur puissance, capable de sauver un système entier par leurs actions. Ce roman complexifie tout cela en montrant ce que les Nihils savaient : la République a intégré des sympathisants des Nihils. Une partie des sympathisants le sont par calculs politiques, d'autres par calculs économiques. En tout cas, on comprend que la République n'est pas autant unie ni aussi efficace qu'on ne le pensait.

    Ce roman permet aussi de reparler des Jedis. Illes sont montrés comme puissants et capables de prouesses mais trop peu nombreux pour réellement réussir à accomplir leur mission. Illes sont surtout particulièrement naïf en ce qui concerne leur place au sein de la galaxie. Comme un dialogue entre deux des personnages principaux l'explique, les jedis sont probablement trop contemplatifs et retirés du monde pour le comprendre comme il se devrait. C'est un des thèmes de la série animée Clone Wars qui montre les jedis de plus en plus isolés du peuple qu'illes sont censés aider. Un isolement qui a comme prix une perte de soutien et leur destruction lors de la purge initiée par les siths et les clones. Ce qui a mené l'ordre jedi à sa fin est donc un problème ancien.


    ** 
    *** Un petit roman sympathique
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Star Wars : The High Republic : The rising storm par Cavan Scott

    Titre : Star Wars : The High Republic : The rising storm
    Auteur :  Cavan Scott
    Éditeur : Disney 29 juin 2021
    Pages : 448

    La Catastrophe ayant coupé l'hyperespace n'est pas oubliée. Mais la République, via la chancelière Soh, souhaite aller vers le futur et célébrer son unité et sa diversité. Pour cela, la chancelière a commandé une grande foire qui se déroulera sur une planète pendant plusieurs mois. Les préparations sont immenses et un grand nombre de planètes sont conviées pour l'ouverture. Malgré quelques questions, personne ne pense réellement à stopper la foire. La République n'a-t-elle pas détruit le gros des forces Nihils ? Les Drengirs ne sont-illes pas une menace lointaine ? Mais un Jedi a un mauvais pressentiment.

    SPOILERS

    Il ne faut pas beaucoup réfléchir pour comprendre que les jedis sont arrogants. La première trilogie, les films 1-3, montrent un ordre Jedi qui se mue en ordre militaire en quelques années. Incapables de mettre en question les choix malgré la menace Sith. Ce roman montre lui aussi l'arrogance des jedis et de la République. Les deux organisations se considèrent pratiquement invincible et incapable de faillir malgré les menaces Nihils et Drengirs. Dans les deux cas, les jedis et la République ne savent pratiquement rien et pourtant pensent pouvoir facilement vaincre. Heureusement, cette période de la Haute République montre une galaxie unie autours de l'espoir d'un avenir meilleur et la nécessité de l'union face à l'adversité, une différence majeure qui permet aux jedis de survivre et de garder la confiance du public.

    L'intrigue est servie par un auteur bien plus talentueux que pour le précédent livre. Bien que ce roman soit plus long il donne l'impression de se lire plus rapidement. Les point de vue internes sont bien mieux utilisés et permettent de réellement créer des personnages, de leur donner substance et intérêt. Mieux encore, l'auteur montre comment les jedis évitent de tomber dans le piège que connaitront leurs descendants. Même si la République demande leur aide, illes refusent de devenir des militaires. À plusieurs reprises, l'auteur nous montre comment les jedis combattent, en cherchant toujours un moyen d'éviter de prendre des vies. L'auteur montre aussi que les jedis ne sont pas suffisant pour défendre la galaxie. Malgré leur puissance, les attaques d'envergures comme celles montrées dans ce roman, ne peuvent pas être stoppées et les jedis ne peuvent que réagir et essayer de sauver le plus de monde possible. Au vu des deux menaces décrites pour cette période, je me demande comment les prochains romans tenteront de créer un moyen de défendre la galaxie sans tomber dans le piège qu'est la guerre des clones.


    ** 
    *** 
    **** Après un premier roman assez mauvais un second que je trouve très bon
    *****

    Image : Disney

  • Titre : Star Wars: The High Republic: Light of the Jedi par Charles Soule

    Titre : Star Wars : The High Republic : Light of the Jedi
    Auteur : Charles Soule
    Éditeur : Disney 5 janvier 2021
    Pages : 400

    La République est riche et en paix. La chancelière Soh lance cette République dans un mouvement d'expansion sans précédent en direction des zones les plus reculées de la galaxie. Le symbole de cette expansion est le Phare. Un moyen d'offrir non seulement des biens et des services à la galaxie mais aussi de créer un symbole de la République pour les personnes qui entendent son signal. Au sein du phare est construit le temple Jedi le plus important en dehors de Coruscant. Mais la galaxie est dangereuse. Ce qui semblait être une tragédie qui obligea la fermeture des voyages au sein de l'hyperespace pourrait cacher une intention malveillante.

    SPOILERS

    Ce roman est censé lancer la période la Haute République. Il débute par une catastrophe ainsi que par l'arrivée d'une menace pour la République. Une seconde menace est annoncée à la fin du roman, probablement celle qui est apparue dans Into the dark. Malheureusement, l'exercice est raté. L'auteur devait probablement trop faire. Il doit créer un statut quo puis le détruire tout en posant les fondations des prochains romans. Cela implique beaucoup de personnages de statuts divers. Honnêtement, j'ai eu du mal à me souvenir qui est qui et quels sont les rapports entre les personnages. Les antagonistes pâtissent aussi de ce problème puisque leur caractérisation est très simpliste détruisant toute possibilité de les rendre plus intéressant.

    Le livre est aussi trop long. La première partie est intéressante. Elle montre comment fonctionne cette République et nous montrant Jedi et militaires travailler ensemble afin d'aider une planète en détresse. On sent que la solidarité est au centre de cette période. Une seconde partie concerne l'enquête. On suit en même temps les Jedis et les Nihils. Petit à petit, on observe les personnages comprendre ce qui est en train d'arriver tout en nous expliquant comment les Nihils peuvent voyager comme illes le font. La dernière partie est celle de la confrontation entre Nihils et la République. En dehors de la dernière partie, courte et brouillonne, tout est bien trop long. Des paragraphes entiers se répètent et auraient pu être supprimés. Tout se passe comme si l'auteur voulait absolument atteindre un nombre donné de pages sans savoir comment les remplir. Donc il ajoute des effets d'introspection. Mais ces effets ne fonctionnent pas car on ne connait pas assez les personnages et au vu du nombre important mis en avant dans ce roman on ne peut pas les connaitre.


    ** Un début très décevant pour la Haute République
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Disney

  • Mass effect 1. Revelation par Drew Karpyshyn

    Titre : Mass effect 1. Revelation
    Auteur : Drew Karpyshyn
    Éditeur : Del Rey 1 mai 2007
    Pages : 336

    L'humanité a tout juste mit le pied sur Mars qu'elle découvre une ancienne sonde alien. Celle-ci, après beaucoup d'efforts, permet un saut technologique massif. Mais elle contient aussi l'annonce d'un moyen d'explorer le reste de l'univers. Pendant un temps, l'humanité s'unit, seule, face au reste de l'univers. Mais un jour un premier contact a lieu. Le contact ne se déroule pas bien et l'humanité se découvre en guerre contre une autre espèce, jusqu'à ce que la communauté galactique décide d'intervenir. Bien plus tard, l'humanité est membres à part entière de cette communauté. Mais lorsqu’une base de recherche est attaquée la place de l'humanité au sein de la galaxie pourrait bien devenir plus difficile.

    SPOILERS

    Mass Effect est une série de jeux vidéo que j'apprécie pour la profondeur de son univers. J'étais donc curieux de voir ce qu'un roman pourrait y ajouter. Celui-ci a lieu avant le premier jeu et joue le rôle d'introduction et de prequel. Il est aussi l'un des pires romans qu'il m'ai été donné de lire. L'intrigue est quasiment sans intérêts. L'unique but est de créer une impression de dangers à l'aide des combats, en se basant fortement sur l'intrigue du jeu ainsi que son fonctionnement. C'est un échec. Le roman n'est pas non plus aidé par des personnages caricaturaux, mal écrits et sans substances. Au vu de cette introduction, je ne regarderais pas ce qui a été fait dans les autres romans.

    * Très mauvais pour une intrigue sans intérêts
    ** 
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • The emperor's soul par Brandon Sanderson

    Titre : The emperor's soul
    Auteur : Brandon Sanderson
    Éditeur : Tachyon 2012
    Pages : 175

    Je souhaitais un petit livre. Je souhaitais aussi découvrir le travail d'un auteur qui m'est totalement inconnu. Je me suis donc lancé dans cette courte novela. Celle-ci fait partie d'un univers plus vaste mais il n'est pas nécessaire de le connaitre pour lire cette histoire. Le roman débute alors que Shai, une femme capable de forger des faux aussi bien par magie que par ses propres talents, se trouve en prison. Elle attend sa mise à mort car son art magique est considéré comme impie. Mais elle est rapidement emmenée devant les personnes qui conseillent l'empereur. En effet, ce dernier a survécu à une tentative d'assassinat. Son corps va bien. Mais son âme a disparu. Seule Shai possède les connaissances capables de copier son âme.

    SPOILERS

    Voilà une courte novela qui fut plaisante à lire. En peu de pages, l'auteur nous offre quelques informations géopolitiques mais surtout il nous offre assez de connaissance pour comprendre comment fonctionne la magie que manie Shai. Une magie basée sur les recherches du passé d'un objet pour mieux créer ce qu'il aurait pu être, convaincant cet objet qu'il a toujours été ainsi. Cette recréation de la nature d'un objet se base sur des sceaux contenant les informations nécessaires pour les modifier, tant que le sceau est appliqué. Une magie à la fois simple et complexe puisqu'elle permet beaucoup de choses. Mais dont le coût est important puisque plus un objet est complexe plus il faut connaitre son histoire et plus le temps pour créer le sceau est important.

    À travers cette petite histoire on trouve aussi, la postface le dit directement, une idée de ce qu'est l'art. Loin de créer ce qui n'existe pas l'artiste crée ce qu'il connait et brode ensuite par-dessus. Comme l'auteur le dit, seule son expérience du monde réel lui permet de créer des mondes imaginaires qui semblent réels, qui utilisent ce qu'il connait pour être plus proche de ce qui pourrait réellement exister, si certaines choses étaient différentes.


    ** 
    *** 
    **** Une novela que j'ai appréciée par un auteur que je connaissais pas du tout
    *****

    Image : Éditeur

  • Asexualité. Comprendre l'orientation invisible par Julie Sondra Decker

    Titre : Asexualité. Comprendre l'orientation invisible
    Autrice : Julie Sondra Decker
    Éditeur : Améthyste 2021
    Pages : 403

    Bien que les orientations sexuelles soient connues depuis des années il semble que ce ne soit que récemment qu'elles sont, en occident, un peu plus acceptées et commencent à être considérée à égalité avec l'hétérosexualité (qui reste prégnant dans notre société patriarcale). L'asexualité fait partie de ces orientations connues depuis longtemps, mais restée dans les ombres jusqu'à la mise en place de communautés sur internet. Ce livre est écrit par une activiste étasunienne de la communauté. Il vise à donner les informations importantes aux personnes concernées, qu'elles soient ou non asexuelles.

    Le livre est divisé en 6 parties. La dernière permet à l'autrice d'offrir des ressources, la maison d'édition a ajouté 3 sources francophones, la première permet de conceptualiser le terme. L'asexualité, selon l'autrice, est l'absence d'attirance sexuelle pour autrui, une définition que je considère trop restrictive. Elle a récemment été modifiée aux États-Unis. Cette orientation sexuelle toucherait, selon des recherches, environ 1% de la population, à voir si ces chiffres sont validés à l'avenir.

    La seconde et troisième partie permettent à l'autrice d'expliquer les expériences des personnes asexuelles mais aussi les mythes qui existent autours de l'orientation. Je lis ces deux parties car elles sont assez proches. L'autrice utilise, parfois, les mêmes exemples. Dans ces deux parties, elle essaie de nous montrer la complexité de l'asexualité pour les personnes qui la vive. Ainsi, il n'est pas obligatoire d'être hétérosexuel pour être asexuel, on peut aussi être gay ou lesbienne (pour ne prendre que deux exemples). L'asexualité n'est pas un problème physique ou psychologique, malgré ce que pensent certaines psychiatres ou sexologues.

    Les parties quatre et cinq se destinent aux personnes asexuelles et aux proches de personnes concernées. L'autrice, là aussi, explique le terme et essaie de montrer comment entrer dans la communauté. Et, pour les proches, comment soutenir. L'autrice prend le temps de poser la question des relations romantiques, le mariage par exemple. Elle met en avant la nécessité du dialogue et des compromis pour tous les membres de la relation romantique.

    Ce livre de 400 pages est à la fois complet et une introduction. Beaucoup de thèmes ne sont que survolés et nécessitent des réflexions plus importantes. A de nombreuses reprises, l'autrice répète certains points. Selon moi, l'autrice souhaite que son livre soit un manuel que l'on ouvre selon les besoins. Il est donc nécessaire de répéter certains points pour éviter de perdre quelqu'un qui souhaite lire une question précise. L'autrice ajoute, dans son livre, un grand nombre de citations qui permettent de supporter son propos. Elle ajoute aussi quelques statistiques qui permettent d'illustrer certains points. En résumé, ce livre n'est pas parfait et il y a beaucoup de questions qu'il serait nécessaire de développer. Mais c'est un livre d'introduction qui devrait permettre d'ouvrir l'intérêt et d'éviter des incompréhensions.

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  • Teixcalaan 2. A desolation called peace par Arkady Martine

    Titre : Teixcalaan 2. A desolation called peace
    Autrice : Arkady Martine
    Éditeur : Tor 3 février 2021
    Pages : 496

    CW : Description de morts, scène de sexe explicite

    Mahit Dzare a permis à la nouvelle impératrice de prendre le pouvoir à cause d'une menace alien aux confins de l'Empire. Depuis, elle prend une petite pause de plusieurs mois sur sa station d'origine. Elle n'a pas enquêté sur l'existence ou non d'un complot contre elle car elle ne veut pas risquer de prévenir les dirigeant-e-s de la station de ses caractéristiques précises. Mais elle pourrait ne pas avoir le choix. Heureusement, ou malheureusement, l'Empire requiert sa présence. La guerre ne se déroule pas comme prévu et une diplomate qui pourrait apprendre à communiquer avec les aliens devient nécessaire.

    SPOILERS

    J'ai à la fois apprécié ce second tome et moins aimé ce que l'autrice fait. Tout comme le premier tome, l'un des thèmes prédominants concerne la capacité à être une personne. L'Empire considère les autres humain-e-s comme différent-e-s. L'Empire n'a pas connu non plus beaucoup de véritables aliens. Dans ce tome, l'Empire doit apprendre à communiquer avec des aliens sans savoir si ce sont des personnes ou non. Parallèlement, les aliens ne comprennent pas le fonctionnement social de l'Empire ce qui les empêche de considérer les humain-e-s en tant que personnes. Ce n'est que par un effort de compréhension mutuel, qui passe par des tentatives de dialogues et des sacrifices, que la paix peut commencer à être construite en étendant la définition du concept de personnes.

    Un second thème important, comme dans le premier, concerne le langage et la communication. L'Empire considère sa langue comme universelle et civilisée face à d'autres langues inférieures. Le premier tome mettait fortement en avant ce que cela implique en termes de littérature mais aussi de références cultures et donc de manière de penser. Dans ce second tome, ce n'est plus Mahit qui doit essayer de comprendre une autre culture. L'Empire doit essayer de comprendre comment communique une autre espèce. L'autrice place donc certains personnages au contact d’autres cultures. Elle explicite aussi les réactions face à ce contact. Plusieurs personnages considèrent que tout ce qui ne provient pas de leur culture est l'équivalent d'une corruption qu'il faut, au mieux, écarte et, au pire, détruire.

    L'autrice nous offre un second tome qui construit sur ce qu'elle avait établi dans le premier. On comprend mieux certains aspects culturels de l'Empire en le confrontant à d'autres civilisations plus ou moins proches. Mais ce second tome n'offre pas une résolution parfaite. La question des relations entre les deux espèces reste en suspens tout comme la relation entre Mahit et Three Seagrass ainsi que la relation entre Mahit et la station Lzel. Peut-être l'autrice va-t-elle écrire une suite ? Ce n'est pas nécessaire mais il y a assez de possibilités pour qu'un troisième tome soit intéressant.


    ** 
    *** Un second tome que j'ai moins apprécié que le premier mais qui n'est pas mauvais pour autant.
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • The Sun Chronicles 1. Unconquerable Sun par Kate Elliott

    Titre : The Sun Chronicles 1. Unconquerable Sun
    Autrice : Kate Elliott
    Éditeur : Tor 7 juillet 2020
    Pages : 528

    CW : description de morts lors de combats, relations toxiques en famille

    Sun est la princesse de la République de Chaonia. Cette République tient plusieurs systèmes à la marge d'une confédération, Yelle, et d'un Empire, les Phene. Durant des siècles, Chaonia a dû lutter pour garder son indépendance. Mais la mère de Sun, Eirene, a réussi à imposer la paix à Yelle en épousant un politicien, à se lier un membre des familles royales d'une tribu humaine qui vogue éternellement dans l'espace et à prendre le contrôle de nombreux systèmes auparavant propriété des Phene. Sun, elle, essaie de montrer à sa mère, et à la République entière, qu'elle est une héritière capable de protéger et d'augmenter la grandeur de Chaonia. Malheureusement pour elle, les intrigues politiques de la République risquent de mettre à mal son statut d'héritière malgré ses qualités.

    SPOILERS

    Ce roman, premier de ce qui semble devenir une trilogie, nous offre à la fois de la SF militaire et une intrigue politique tout en décrivant trois sociétés forts différentes. La publicité annonce ce roman et Sun comme l'histoire d'Alexandre le Grand s'il était une femme (et dans l'espace). Ayant ceci en tête, on peut voir des parallèles entre l'époque d’Alexandre le Grand et les trois sociétés antagonistes.

    La première moitié du roman met en avant les problèmes politiques. Sun est une stratège accomplie. Pourtant, elle est mise de côté par sa mère qui semble vouloir mettre en avant une alliance interne avec une Grande Maison, les Lee. Dès la moitié atteinte, le côté militaire prend l'ascendant. En peu de pages, Sun et sa maison doivent fuir une tentative d'assassinat puis contrer une attaque surprise des Phene sur le sol même de la République. Ce qui permet à Sun de mettre en avant des capacités stratégiques en tant que dirigeante militaire mais aussi de combattantes. On ne souffle presque pas durant ces quelques 200 pages de combats presque ininterrompus.

    Techniquement, ce livre a tout pour me plaire. Une SF militaire logique, les armées usent de mouvements qui semblent pouvoir être réels. Une intrigue politique interne. Un univers plus large qui a une profondeur, et des mystères qui me donnent envie d'en savoir plus sur l'histoire des trois sociétés. Pourtant, je sors de ce livre un peu perplexe. J'ai l'impression de ne pas avoir reçu ce qui m'était promis. Certes, il y a un univers décrit par l'autrice, mais est-il cohérent ? Comme une autre critique l'a dit, j'ai un peu l'impression que l'autrice a usé de clichés sur les sociétés asiatiques sans réellement essayer de créer une cohérence interne. On a l'impression d'un dépaysement, mais il est superficiel.

    Certes, il y a des personnages haut en couleur, mais ces personnages m'intéressent-ils ? On me vend un livre avec Sun comme personnage principal, mais elle est très peu présente en tant que point de vue. Nous avons surtout le point de vue de Persephone, une femme de la maison de Lee qui est imposée à Sun. Nous avons aussi le point de vue de Zizou, un homme, dont certains chapitres sont assez gênants. Le problème concerne ma capacité à apprécier Sun et Persephone. Ce sont deux personnages qui ne s'apprécient pas forcément, et qui peuvent avoir tendance à être très peu sympathiques. De plus, alors que je pensais lire un roman me parlant de Sun, j'ai l'impression que son histoire a été abandonnée au profit de l'histoire de Persephone. Je n'ai donc pas reçu l'intrigue qui m'avait été promise.


    ** 
    *** Je suis dubitatif, l'envie de connaitre la suite sera-t-elle assez importante pour que je me lance dans les deux autres livres ?
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Teixcalaan 1. A memory called empire par Arkady Martine

    Titre : Teixcalaan 1. A memory called empire
    Autrice : Arkady Martine
    Éditeur : Tor 26 mars 2019
    Pages : 464

    CW : Description d'explosions, description de morts, description de tentatives de meurtres

    L'humanité a pris le contrôle d'une grande partie de la galaxie. Celle-ci est surtout uni sous un empire humain nommé Teixcalaan. Cet empire s'étend toujours plus loin sans prendre en compte les cultures locales. Les barbares sont extérieurs. Les humain-e-s, les citoyen-ne-s, sont à l'intérieur de l'Empire. Annexer, pacifiquement ou non, implique donc d'étendre la définition de l'humanité. Face à ce qui est décrit comme un monstre jamais rassasié, une petite république constituée de stations spatiales tente de rester souveraine. Une souveraineté qui dépend largement de l'accord de l'Empire. Donc lorsqu’un vaisseau militaire exige qu'une personne soit nommée ambassadrice les dirigeant-e-s s'exécutent. Mais illes se demandent aussi ce qui est arrivé au premier ambassadeur.

    SPOILERS

    L'autrice est historienne de l'empire Byzantin. Son travail d'historienne se ressent fortement dans ce premier tome. L'autrice porte son attention sur la culture, la langue et la ville. Elle utilise surtout la langue pour créer une culture, en particulier par les noms des personnes qui suivent une logique interne à l'Empire. On sent fortement l'importance qu'elle met sur l'usage des mots pour communiquer des informations, créer un effet ou cacher une intention. Une bonne partie des propos internes du personnage principal, Mahit, concerne sa compréhension et son usage des mots afin de transmettre ce qu'elle veut dire ou ne pas dire. Grâce à ce travail, l'autrice crée une impression d’authenticité.

    Bien entendu, un Empire et l'arrivée d'une ambassadrice impliquent des problèmes. Rapidement, on comprend que l'Empire est moins stable qu'il ne se présente. En dehors des opposant-e-s politiques, il y a des révoltes lointaines et des intrigues de cours pouvant potentiellement mener à des coups d'état. Comme l'ambassadrice Mahit, nous sommes plongés dans un monde politique en effervescence que nous comprenons en même temps que Mahit. Certains aspects sont faciles à anticiper, mais ils me semblent bien amenés. Seule la menace externe m'a moins convaincu même si elle permet une résolution acceptable pour cet univers. J'apprécie aussi l'importance mise sur les relations entre personnes. Mahit, certes, est celle que l'on connait le plus et ses réflexions et états d'âmes nous sont offerts directement. Mais elle réussit à survivre grâce aux liens qu'elle noue avec d'autres personnes. Parfois, les livres de science-fiction ont trop tendance à décrire précisément l'état technologique et oublient de décrire les personnages et la société dans laquelle illes vivent. Arkady Martine ne s'intéresse pas fortement à la technologie, mais elle rend vivant un monde et ses personnages en leur donnant substance.


    ** 
    *** 
    **** Je ne savais pas quoi penser de ce livre en y entrant, je n'ai pas pu le poser avant de le terminer. Le second tome est déjà dans ma liste de romans à lire.
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 18. The men who sold the world par Guy Adams

    Titre : Torchwood 18. The men who sold the world
    Auteur : Guy Adams
    Éditeur : Penguin 18 août 2011
    Pages : 256

    CW : Actes de terrorisme

    Ceci est l'avant dernier roman Torchwood et le dernier prequel avant la saison 4. Il se déroule, comme les trois prequels, après la destruction de Torchwood Cardiff. Les autorités britanniques ont pris possession des biens cachés par Torchwood. Mais au lieu de les utiliser c'est une vente qui est organisées. Les Etats-Unis sont particulièrement intéressés. Mais la vente tourne mal et l'équipe des forces spéciales chargées de prendre le contrôle des armes aliens de Torchwood disparait. Rex Matheson est chargé de l'enquête, suivi par un certain Wynter.

    SPOILERS

    Les romans Torchwood ne sont pas très bons et échouent largement à être intéressants. Seuls quelques-uns sont au-dessus du lot. Ce n'est pas le cas de ce roman qui est probablement parmi les plus inintéressants. Seule sa taille, peu importante, le sauve. Je n'ai aimé ni les personnages ni l'intrigue. Les personnages sont antipathiques. L'intrigue, envoyée aux USA, est tout aussi dysfonctionnelle que celle de la saison 4. Rien ne permet de sauver ce roman qui ne permet même pas de construire un peu les personnages de Rex et de Esther, qui apparaissent dans la saison 4.

    * Très mauvais
    ** 
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 17. Long time dead par Sarah Pinborough

    Titre : Torchwood 17. Long time dead
    Autrice : Sarah Pinborough
    Éditeur : Penguin 4 août 2011
    Pages : 256

    CW : Meurtres, suicides, gore

    Torchwood est mort. Les deux derniers membres sont en fuites. Mais Torchwood n'est pas oublié. Un Département du gouvernement britannique paie les fouilles de ce qui est, officiellement, une attaque terroriste. Ces fouilles doivent permettre au gouvernement de reprendre le contrôle de technologies aliens mises en sécurité par Jack Harkness durant sa longue direction de Torchwood Cardiff. Mais la base de Torchwood, détruite, est plus dangereuse que jamais. Et une personne, oubliée depuis longtemps, se réveille. Elle refuse de mourir à nouveau. Pour cela, Suzie Costello doit tuer d'autres personnes.

    SPOILERS

    À mon avis, ce roman est la meilleure adaptation de Torchwood, au moins pour l'instant. Pourtant, Torchwood n'existe plus. Mais ce roman explicite ce que laisse la fin de Torchwood. Non seulement il y a un cratère avec des technologies uniques. Mais il y a aussi des personnes qui ont été sauvées par Torchwood qui commencent à se souvenir des actions de l'institut. Plus important, il existe encore de nombreuses menaces, dont la cupidité du gouvernement britannique. J'ai aussi beaucoup apprécié d'en savoir un peu plus sur Suzie Costello qui mérite d'être plus développée. Elle est toujours une meurtrière mais on comprend un peu mieux pourquoi elle a agi ainsi.

    Malheureusement, le roman subit une menace peu explicite simplement nommée l'Enfer. Nous sommes censés craindre cette dimension mais elle n'est pas réellement assez développée pour que ceci fonctionne. C'est une simple entité destructrice qui aurait mérité plus de développement sur le long terme. Un autre point négatif est la création d'une romance entre un détective et Suzie. Celle-ci est abrupte et inutile comme beaucoup de romances hétérosexuelles. Le roman aurait pu s'en passer et devenir meilleur avec une fin bien plus logique et satisfaisante.


    ** 
    *** 
    **** Pas exempt d'imperfections mais plaisant à lire.
    *****

    Image : Éditeur

  • Histoire des femmes en occident 3. XVIe-XVIIIe siècle sous la direction de Natalie Zemon Davis et Arlette Farge

    Titre : Histoire des femmes en occident 3. XVIe-XVIIIe siècle
    Direction : Natalie Zemon Davis et Arlette Farge
    Éditeur : Perrin 28 février 2002
    Pages : 672

    En 1991 était édité 5 volumes d'histoire des femmes en occident, réédités en poche chez Perrin. Ce livre est le troisième tome. Je n'ai toujours pas le quatrième. Il se concentre sur la période moderne ce qui implique d'observer les changements durant une période de transition entre le moyen âge et l'époque contemporaine, la Révolution française. Les directrices ont utilisé 14 auteur-e-s pour 16 chapitres en 3 grandes parties. Je relie les deux dernières parties qui parlent de dissidences. Il ne faut pas oublier deux extraits de sources sur deux vies de femmes.

    La première partie, constituée de 6 chapitres, s'intéresse à la place des femmes au sein de la société moderne occidentale. Les chapitres présentent aussi bien l'éducation que le travail ou le politique. Les différentes autrices mettent en avant que les femmes ne soient pas à égalité avec les hommes. Ainsi, l'éducation n'est pas complète et vise surtout à donner des connaissances sommaires afin de permettre aux femmes de tenir le ménage et de vivre professionnellement. Le travail n'est pas le même non plus. Cependant, il peut arriver que des femmes doivent gérer les magasins de leurs anciens maris, ou lors d'un long voyage de celui-ci. Deux chapitres s'intéressent aussi à la beauté et aux soins. La beauté peut être un bien mais aussi un danger, surtout pour les femmes pauvres. Tandis que les soins se modifient avec la peur de l'eau. Il devient plus important de se poudrer, de se parfumer et de porter un linge de corps blanc.

    Une seconde partie s'intéresse aux paroles autours des femmes. 4 chapitres sont édités. Ils s'intéressent à la littérature, au théâtre, à la philosophie mais aussi à la médecine et à la science. Ces chapitres se rejoignent en montrant que les auteurs et scientifiques modernes défendent un rôle différent pour les femmes. Rares sont les hommes qui considèrent que les femmes ont les mêmes capacités que les hommes (mais ils existent). Ces différentes paroles permettent aussi de montrer des craintes spécifiques. Ainsi, le théâtre, selon le chapitre dédié, implique un danger pour les actrices qui risquent d'entrer dans une forme de prostitution. Tandis que la science et la médecine naturalisent un rôle féminin différent de celui des hommes.

    Enfin, une troisième partie se concentre sur les dissidences en 5 chapitres. Deux chapitres se concentrent sur les femmes qui essaient d'entrer dans les conversations politiques et scientifiques. D'une part, les précieuses et la création des salons sont examinés. D'autre part, un chapitre se concentrer sur les femmes journalistes et les journaux féminins dont certains sont très critiques envers le fonctionnement de la société. Les trois chapitres suivants parlent plutôt de criminalité. Bien entendu, cela implique de parler des sorcières. Mais on apprend aussi des choses sur les criminalités féminines. Celle-ci est vue comme dangereuse lorsqu'elle implique les enfants mais aussi lorsque les servantes volent leurs maîtres. Enfin, un dernier chapitre se concentre sur les émeutes qu'il conçoit comme un passage du privé au politique. Les émeutes débutent souvent face à des denrées dont les prix augmentent sans assez de justification. IL faut donc forcer un prix juste avant de retourner au privé.

    Comme tous les autres tomes, cette histoire des femmes en occident est très dense. Les chapitres donnent beaucoup d'informations et une connaissance générale de la période est un plus. Cependant, il me semble que cette histoire des femmes en occident parle peu d'autres espaces que le royaume de France.

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  • Torchwood 16. First Born par James Goss

    Titre : Torchwood 16. First Born
    Auteur : James Goss
    Éditeur : Penguin 21 juillet 2011
    Pages : 256

    Torchwood n'existe plus. Le gouvernement britannique a détruit l'institut et a tenté d'assassiner ses membres. Bien que la crise de 456 soit passée, Gwen Cooper et son mari sont toujours chassés par les services secrets. Le couple doit tout abandonner et fuir. Heureusement, Torchwood possédait un grand nombre de propriétés qui permettent de se cacher discrètement. Mais est-ce une bonne idée d'utiliser des cachettes de Torchwood quand on sait quel était le but de l’Institut ? D'autant que le couple a maintenant un bébé de 10 semaines à gérer.

    SPOILERS

    Ce roman se déroule après la saison 3 et avant la saison 4. Il permet de faire le lien entre deux périodes creuses. Son but est de montrer comment le couple Rhys et Gwen réussit à s’échapper et à se cacher durablement. Mais il ne répond pas aux raisons derrière les nombreuses attaques subies. Il permet aussi de nous montrer que Gwen ne pourra jamais échapper à l'emprise de Torchwood. Elle est obligée d'utiliser les biens de Torchwood pour se cacher mais elle connait aussi bien trop de choses pour ne pas réagir automatiquement aux problèmes rencontrés par d'autres personnes. Il est dommage que l'intrigue soit si peu engageante car elle aurait pu être bien plus intéressante.

    Ce roman met en avant la parentalité. Gwen et Rhys se trouvent dans un village sans enfants réels. Les jeunes du village sont des constructions qui essaient d'imiter l'adolescence, mais n'y arrivent pas. Dans ce contexte de tristesse, le couple apporte le premier bébé depuis des décennies. L'auteur montre les envies que cela crée mais il parle aussi des nombreuses contraintes de la parentalité. C'est en particulier Gwen qui est mise en avant car elle doit non seulement subir les besoins corporels du bébé, Anwen, mais elle doit aussi subit les conseils donnés spontanément par des étrangers et étrangères. Les deux membres du couple sont aussi décrits comme épuisés par les besoins d'un bébé très jeune. Ce roman ne vend pas du rêve en ce qui concerne la perspective d'avoir un enfant, et c'est une bonne chose.


    ** 
    *** Les besoins et contraintes de jeunes parents me semblent bien écrits mais l'intrigue est peu intéressante
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 15. Consequences par Andrew Cartmel, David Llewellyn, James Moran, Joseph Lidster et Sarah Pinborough

    Titre : Torchwood 15. Consequences
    Auteur-e-s : Andrew Cartmel, David Llewellyn, James Moran, Joseph Lidster et Sarah Pinborough

    Éditeur : Penguin 30 janvier 2017
    Pages : 256

    Torchwood est là depuis plus d'un siècle. Durant son existence, les membres de Torchwood ont connu de nombreux phénomènes étranges. Mais une personne est arrivée au début pour ne pratiquement jamais partir. Jack Harkness est le lien historique de Torchwood. Il sait comment l'Institut a été fondé, s'est perdu et a été transformé pour devenir plus sympathique. Torchwood a besoin de lui pour fonctionner. Car des événements semblent liés entre eux et seul Jack Harkness peut offrir l'histoire qui permet de les comprendre.

    SPOILERS

    Que penser de ce livre ? Contrairement aux autres romans il est constitué de plusieurs histoires écrites par des personnes différentes. Ces histoires sont liées mais pas d'une manière importante. Elles permettent surtout de montrer quelques aventures de Torchwood et les liens entre les membres de l'équipe. En fait, je crois que la BBC voulait remplir un peu en attendant la suite de la série. Justement, le prochain roman se déroule après la destruction de Torchwood Cardiff et la fuite de Jack Harkness. Nous avons donc un court livre avec des histoires peu intéressantes en attendant la suite.


    ** En attendant mieux ?
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 14. The Undertaker's Gift par Trevor Baxendale

    Titre : Torchwood 14. The Undertaker's Gift
    Auteur : Trevor Baxendale
    Éditeur : Penguin 15 décembre 2014
    Pages : 256

    Cardiff est en sécurité. Torchwood s'occupe de toutes les bizarreries qui pourraient arriver. Mais, dernièrement, les aliens et les objets dangereux sont de plus en plus nombreux. Trois personnes ne sont pas suffisantes pour s'occuper de tout en même temps alors que l'existence de Torchwood commence à être connue par la rumeur publique. Pire encore, des avocats basés dans le futur tentent de poursuivre Torchwood en justice pour avoir détruit le XXIème siècle. Jack Harkness serait responsable de destructions incalculables. Et l'un des moyens que la firme utilise est la menace d'un assassinat. La firme nomme aussi l'appareil qui serait responsable de la destruction du XXIème siècle. Une vieille légende de Torchwood qu'il est urgent de retrouver.

    SPOILERS

    Il y a une chose que je ne comprends pas dans ce roman : Gwen Cooper. Rien de ce qu'elle fait dans ce roman ne me semble en accord avec la manière dont elle est caractérisée dans la série. Elle est censée être capable de prendre le contrôle de Torchwood en cas d'absence de Jack. Mais elle est écrite comme capricieuse, refusant l'aide de Ianto parce qu'elle croit que Jack veut être certain de ses capacités. Ianto, d'ailleurs, est rapidement inutile et ne semble se soucier que de son apparence plutôt que d'être la personne extrêmement qualifiée décrite dans la série. Les caractérisations sont ratées.

    Sans être particulièrement mauvais ou bon le roman est surtout très lent. Il faut de nombreux (courts) chapitres pour commencer à comprendre ce qui est en train de se dérouler. Des passages entiers du roman me semblent peu intéressants mais sont détaillés par l'auteur. Pourtant, ce même auteur garde le secret sur des événements importants qui permettent de résoudre l’intrigue ! Ainsi, le deus ex machina des derniers chapitres n'est jamais réellement expliqué. Il est commenté par les personnages après qu'il a eu eu lieu ! Ce qui laisse la personne qui lit remplir les trous à la place de l'auteur, démontrant une forme de paresse de la part de Trevor Baxendale.


    ** 
    *** Pas abominable, mais très loin d'être un bon roman
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 11: bay of the dead par Mark Morris

    Titre : Torchwood 11 : bay of the dead
    Auteur : Mark Morrist
    Éditeur : Penguin 15 mars 2016
    Pages : 256

    TW : gore

    La nuit est calme à Cardiff. Les gens dorment ou sortent en boite pour une fin de journée ordinaire. Bien que la soirée commence bien pour plusieurs des habitant-e-s de Cardiff, un cauchemar se prépare. Celui-ci commence par des meurtres, des attaques dans la rue puis, montant en force, ce sont des groupes de dizaines de personnes qui attaquent des hommes et femmes isolées dans la rue. Jusqu'à ce que des centaines de zombies n'envahissent Cardiff. Personne n'a les moyens d'arrêter cette attaque, même si Torchwood essaie de trouver une solution.

    SPOILERS

    Enfin, nous avons un bon roman Torchwood. Bon, le roman joue beaucoup sur les codes des films de zombies sans jamais les mettre en question. Je trouve dommage que les personnages ayant une connaissance du genre ne puissent pas jouer sur ces codes, ce qui leur aussi permis d'avoir une place un peu plus importante dans le récit. Vu que personne ne joue avec les codes, nous avons une action classique : début de l'épidémie qui se fait dans l'isolement, réaction retardée des forces publiques, épidémie en hausse mais sans connaissance du grand public et qui se termine par une invasion totale.

    Même si le roman reste sur les codes classiques du film de zombies (que je ne connais pas parfaitement parce que je ne suis un fan de ces films), il reste intéressant. Les événements ont lieu à toutes vitesses et l'on ne s'ennuie jamais à la lecture. On suit les différents personnages qui tentent de comprendre ce qui est en train d'arriver et, surtout, de survivre. Malheureusement, certains points de la résolution arrivent trop vite et l'on comprend vite où l'auteur veut nous emmener.


    ** 
    *** 
    **** Enfin un roman acceptable !
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 9. Almost perfect par James Goss

    Titre : Torchwood 9. Almost perfect
    Auteur :  James Goss
    Éditeur : Penguin 3 mai 2012
    Pages : 256

    CW : sexisme

    Tout semble aller pour le mieux à Cardiff. Mais Jack découvre que l'énergie statique est en train de devenir plus importante. Rien qui ne soit immédiatement dangereux, mais un phénomène qu'il faut surveiller. De plus, un ferry s'est échoué. Normalement Torchwood ne devrait pas enquêter sur ceci mais Londres insiste. De plus, des squelettes de personnes encore vivantes commencent à apparaitre dans différents bars de la ville. Et enfin, Ianto Jones s'est réveillé dans un corps féminin sans aucuns souvenirs des dernières 24 heures.

    SPOILERS

    Ce livre est mauvais. Il est mal écrit. L'auteur semble croire que l'on va le suivre dans les circonvolutions de son intrigue. Mais celle-ci perd rapidement tout intérêt alors qu'il se contente de courts chapitres censés se dérouler lors de moment précis de la vie des personnes décrites. Mais ce qui rend ce livre extrêmement mauvais est la caractérisation de ses personnages. Celle-ci est sexiste et probablement transphobe.

    Je n'ai rien contre une histoire de body swap. Mais celle-ci devrait être bien écrite. Ce n'est pas le cas ici. Ianto Jones se réveille dans un corps féminin et l'auteur en fait immédiatement une caricature obsédée par les chaussures, les minijupes et l'attention masculine. Ianto aurait pu être un moyen de marquer les différences de comportements dues au patriarcat. L'auteur se contente d'en faire un objet.

    Gwen n'est pas mieux écrite. Elle n'est que jalousie obsessionnelle face à tout ce qui est un peu féminin. Dès que Ianto apparait, Gwen se compare et critique le comportement de ce dernier. Pire encore est la caractérisation de l'une des antagonistes. Elle n'est pas réellement maléfique. Elle n'est rien. Sa caractérisation est vide, à peine remplie par la jalousie envers une de ses collègues et son unique souhait de rencontrer un homme parfait pour se marier, sans jamais trouver cette perfection.

    Le problème principal, à mon avis, est que l'auteur est un homme cis. Il se contente d'user de clichés sans jamais questionner leur fonctionnement et donc le fonctionnement de la société. Ce qui le conduit, suivant en cela une forme de fainéantise, à ne pas écrire des personnages mais des clichés capables de parler et de bouger. Ce qui rend la lecture pénible et m'a conduit, souvent, à avoir honte pour l'auteur d'avoir osé écrire ce roman.

    * Pire que mauvais
    ** 
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 7. Pack Animals par Peter Anghelides

    Titre : Torchwood 7. Pack Animals
    Auteur :  Peter Anghelides
    Éditeur : Penguin 15 août 2018
    Pages : 256

    CW : meurtres, tendances psychophobes

    Torchwood est une association secrète dont la majorité des capacités ont été détruites lors de la chute de Torchwood 1 à Londres. Torchwood Cardiff n'est composé que de 5 personnes. 5 personnes pour protéger le monde, cacher les secrets et éviter de futurs problèmes. Torchwood peut agir mais ne peut pas stopper une véritable invasion. Malheureusement, c'est exactement ce qui semble être en train de se dérouler. Plusieurs lieux de Cardiff sont touchés par ce qui semblent être des aliens. Mais, plus étonnant, une autre organisation semble tenter de contenir les incursions.

    SPOILERS

    Ce n'est pas la première fois que Torchwood est confronté à d'autres organisations. En dehors de UNIT, on sait que certaines entreprises usent de la technologie alien et sont capables de contrer Torchwood. Ce roman s'inscrit dans cette tendance avec une entreprise familiale qui réussit à éviter d'être surveillée par Torchwood. Le problème, comme l'auteur le dit à plusieurs reprises, c'est que Torchwood est trop petit. Il n'y a pas assez de personnes pour faire tout ce qui serait nécessaire en cas de besoin. Malheureusement, l'auteur ne prend pas le temps d'expliquer pourquoi Jack Harkness ne souhaite pas créer une organisation plus importante (même si on peut le deviner).

    Un autre problème concerne le protagoniste principal : Gareth. Ce dernier invente un jeu de carte avec un objet offert par ses frères afin de ne pas être ennuyé durant leur travail. Il est aussi décrit comme ayant des problèmes de colères mais aussi comme quelqu'un de neuroatypique. Cette caractéristique, selon le roman, en fait un danger pour les personnes qui sont proches de lui. La neuroatypie est donc décrite comme quelque chose de dangereux alors qu'il est sous-entendu à plusieurs reprises que Gareth a subi des actes d'humiliation, et pire. Plutôt que de considérer les souffrances subies dans le passé pour expliquer les actes de Gareth l'auteur préfère utiliser un cliché, ce qui prouve son manque de recherches concernant le sujet.

    *
    ** 
    *** Un peu plus d'attention à l'intrigue aurait rendu ce roman bien meilleur
    ****
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 5. Trace Memory par David Llewellyn

    Titre : Torchwood 5. Trace Memory
    Auteur :  David Llewellyn
    Éditeur : Penguin 15 février 2018
    Pages : 256

    1953, un chargement arrive à Cardiff avant d'être renvoyé à Londres. Ce chargement est destiné à une étude par Torchwood. Mais dès son arrivée sur les quais le chargement explose tuant sur le coup 3 personnes et blessant gravement une 4ème personne. Ce dernier se nomme Michael. Plus de 50 ans plus tard, Michael est découvert au sein des archives de Torchwood. Il ne sait ni pourquoi ni comment il est arrivé dans Torchwood. Mais il sait qu'il est poursuivi par des créatures. Plus étonnant, chacun des membres de l'équipe Torchwood a déjà rencontré Michael lors d'années différentes.

    SPOILERS

    Contrairement au volume 4 ce roman n'est pas gore. Je dois avouer que c'est un soulagement, je ne sais pas si j'aurais pu lire un second Torchwood de ce style en si peu de temps. Ce Torchwood est calme. Il se déroule sur une soirée. Une soirée durant laquelle il se passe peu de choses. Les chapitres sont des récits des différents personnages afin de comprendre qui est Michael et comment l'aider. Il y a donc peu d'actions mais beaucoup de changements de scènes.

    Ceci rend une présentation des qualités du roman difficile. En effet, j'ai apprécié ma lecture. Il n'y a pas d'urgences et j'ai eu l'impression de pouvoir prendre mon temps. Les personnages et les événements sont mélancoliques car, comme souvent, Torchwood est incapable de réellement agir pour aider quelqu'un victime de circonstances étranges. Même si, dès le début, je savais que la fin ne pouvait être que fatale j'ai aimé suivre les derniers jours de la vie de Michael. Non seulement sa progressive compréhension de ce qui lui arrive mais aussi le début d'une relation romantique et sexuelle avec Jack.

    *
    ** 
    *** Difficile de choisir. C'est un roman calme, ce que j'ai apprécié, mais est-il trop calme ? 
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Star Wars: Alphabet Squadron 2. Shadow Fall par Alexander Freed

    Titre : Star Wars : Alphabet Squadron 2. Shadow Fall
    Auteur :  Alexander Freed
    Éditeur : Penguin 23 juin 2020
    Pages : 416

    CW : mentions de crimes de guerre, PTSD, mentions d'envie de suicide, crimes de guerre, torture

    Shadow Wing est l'une des équipes de Ties les plus entrainées de ce qui reste de l'Empire. Mais la défaite au-dessus d'Endor, l'opération Cinder ainsi que la bataille de Pandem Nai ont mis à mal la cohésion des pilotes. Alors qu'un nouveau commandant essaie de recréer l'équipe en vue de lui permettre d'être utile à l'effort de guerre une partie des efforts de la Nouvelle République se portent sur une planète gravitant autour d'un trou noir. Mais cette campagne est aussi un moyen de créer un piège pour ce qui reste de Shadow Wing. Celui-ci va-t-il fonctionner ou la Nouvelle République risque-t-elle, encore une fois, d'échouer face à cet escadron d’élite ?

    SPOILERS

    Ce roman suit immédiatement le tome précédent des aventures d’Alphabet Squadron. Nous retrouvons les mêmes personnages avec les mêmes problèmes. En effet, nous n'avons pas une équipe fonctionnelle en face de nous. Ce sont des personnes qui souffrent, ont peurs, subissent la guerre dans toute son horreur et les pertes que cela implique. Cette mise en scène qui ne montre pas d'héroïsme réel se retrouve dans les combats qui sont décrits. C'est difficile, on voit les personnages souffrir, être en manque de sommeil et qui observent les troupes mourir pour une mission qui n'est pas toujours comprise. Le roman réussit parfaitement à créer cette impression de futilité et de danger constant pour les membres d'une armée en train de vaincre, mais encore loin de la paix.

    Mais on peut se demande si le roman est réellement réussi. Personnellement, je suis mitigé. D'une part j'apprécie que l'on ne romantise pas la guerre et ses coûts pour les personnes qui la font, qu'elle que soient leur place dans cette guerre. Montrer les soldats de l'Empire dans leur humanité permet de faire cela. On comprend qu'illes ne sont pas toustes des criminels de guerres mais qu'illes veulent parfois uniquement survivre. En revanche, je n'ai pas l'impression que le roman permet réellement de terminer une histoire. La fin de ce tome ne voit la victoire de personne. Personne n'a réellement changé à la suite de ces combats. En fait, j'ai l'impression d'un retour complet à la ligne de départ. J'ai l'impression que ce qui rend ce roman intéressant est, justement, ce qui le fait échouer : l'écriture des personnages.

    *
    ** 
    *** Que penser de ce second volume ? Honnêtement je ne suis pas certain de le savoir
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Deus In Machina par John Scalzi

    Titre : Deus In Machina 
    Auteur :  John Scalzi
    Éditeur : Atalante 1 juin 2011
    Pages : 144

    Ean Tephe est un capitaine d'un vaisseau humain chargé de propager la foi de l'Empire en direction des colonies mais aussi de lutter contre les hérétiques et les apostats. En tant que capitaine au sein d'une théocratie il est secondé par une prêtrise en même temps que par des militaires. Mais son vaisseau n'est pas propulsé par la technologie. Il est propulsé par une divinité. Une divinité qui a parfois besoin qu'on la châtie afin qu'elle suive les ordres.

    SPOILERS

    Il est difficile de résumer ce livre sans donner trop d'informations sur l'intrigue. En effet, celui-ci est court et donc on risque rapidement de trop en dire et de gâcher un peu la surprise. Celle-ci est bien réussie et en peu de pages l'auteur réussit à rendre vivant un monde bien différent du nôtre, à donner les informations nécessaires pour comprendre cet univers et à placer les pions pour créer la surprise de la fin du roman. C'est un texte extrêmement efficace et qui se lit très vite !

    En fait c'est la taille même du texte qui me permet de le critiquer. Non pas que je le trouve mal écrit. Au contraire j'ai beaucoup apprécié cet univers sombre et pesant qui se ressent jusque dans le style d'écriture. Je ne mentionne qu'en passant les quelques scènes sanglantes et gores dont les descriptions sont très fortes. Mais je me suis laissé prendre à souhaiter que ce livre soit plus gros voire fasse partie d'un petit cycle qui permette de décrire bien plus en détail cet univers et son passé, voire son futur possible.

    *
    ** 
    *** 
    **** Court et très efficace
    *****

    Image : Éditeur

  • Masculinités. Enjeux sociaux de l'hégémonie par Raewyn Connell

    Titre : Masculinités. Enjeux sociaux de l'hégémonie
    Autrice :  Raewyn Connell
    Éditeur : Amsterdam 2014
    Pages : 285

    Comme le dit Eric Fassin en postface de ce livre, l'ouverture des recherches sur les femmes a permis de considérer un impensé de la recherche. Les femmes avaient une histoire, une place dans le monde et la société. Mais cette ouverture implique aussi la destruction de l'idée fantaisiste de l'universel masculin. Ainsi, la création des études sur les femmes a permis, par extension, d'étudier les hommes, puis les masculinités, et donc de mettre en question l'universalité de l'Homme au profit d'une spécificité des masculinités. Ce livre est tiré de l'une de ces études. Il est constitué de plusieurs chapitres et articles de la sociologue australienne Raewyn Connell. Il est construit en trois parties.

    La première partie est théorique. Elle est constituée de deux chapitres tirés du livre Masculinities de la sociologue traduite ici. Le premier chapitre permet d'examiner le lien entre masculinités et pratiques corporelles. Bien que l'autrice y crée une division entre plusieurs masculinités elle se repose fortement sur des observations et des récits de vie qui permettent de mettre en question ses divisions. Le second chapitre utilise la même méthode d'analyse de récits de vie afin de créer une typologie des masculinités au sein de la société. L'autrice y démontre que même si certaines personnes mettent en question une certaine forme de masculinité cela n'implique pas une révolution dans l'ordre des genres. Elle questionne aussi l'idée d’une masculinité antiféministe des classes populaires en montrant l'accord d'hommes issus de ces classes avec certaines idées féministes d'égalité économique, les problèmes économiques étant plus important que la mise en question d'une masculinité ici.

    La seconde partie est celle que j'ai préférée. Deux chapitres permettent de placer les idées théoriques de l'autrice face à la réalité sociale et donc de vérifier leurs capacités à comprendre et expliquer le monde. Ces chapitres ne se concentrent pas uniquement sur des hommes hétérosexuels mais aussi sur des hommes homosexuels afin de mettre en avant plusieurs types de masculinités, certaines étant considérées moins favorablement que d'autres dans notre société. Ainsi, être un homme n'est pas la même chose pour un biker que pour un membre de la scène gay de Sidney. Mais, dans les deux cas, il existe une construction de ce que signifie la masculinité et les rapports avec d'autres hommes.

    Enfin, la dernière partie se concentre sur les questions de santé. Elle est constituée de trois chapitres. Le premier chapitre parle beaucoup de pratiques sexuelles par des hommes homosexuels. Le but est d'offrir un moyen de créer des politiques de santé réussies face à l'épidémie de VIH/ Sida. Le deuxième chapitre se concentre sur les raisons derrière la santé, ou la perte de santé, des hommes. Souhaitant aller plus loin que des considérations essentialistes l'autrice lie les questions de classes, de races et de genre afin de mieux comprendre pourquoi certains hommes ont une santé moins importante que d'autres hommes ou femme. La troisième partie se terminer sur des considérations théoriques qui permettent à l'autrice de proposer une politique de la santé qui prenne en compte le genre comme processus en fonction. Ce qui devrait permettre de créer des politiques de la santé plus efficaces.

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  • The ballad of songbirds ans snakes par Suzanne Collins

    Titre : The ballad of songbirds ans snakes
    Autrice : Suzanne Collins
    Éditeur : scholastic 2020
    Pages : 528

    Ce roman se déroule plusieurs décennies avant la série Hunger Games. 10 ans seulement se sont déroulés depuis la guerre entre le Capitole et les Districts. Les restes de la guerre sont encore visibles dans les rues tandis que les étudiant.e.s de l'âge du personnage principal, Corolianus Snow, se souviennent toujours des privations et du danger lors des derniers moments de la guerre. Mais le Capitole a vaincu et, pour punir les rebelles, a institué les Hungers Games annuels. Malheureusement personne ne regarde ces combats entre 24 enfants pour la survie. Les gérants des jeux comprennent qu'il faut modifier leur fonctionnement et décident d'offrir aux tributs des mentors chargés de les aider avant et pendant les jeux. Corolianus Snow, membre d'une famille sur le déclin mais étudiant intelligent, reçoit la charge de Lucy Gray Baird provenant du district 12.

    SPOILERS

    Dès l'annonce de ce roman je me demandais ce qu'il pouvait bien ajouter. L'annonce du nom du personnage principal n'a pas été à calmer mes questions. Je me demandais réellement l'intérêt de donner le point de vue de l'un des antagonistes de la série Hunger Games. Un homme incapable de compassion ou d'éthique dont le seul but est de contrôler les autres afin de créer une forme de paix selon ses propres règles.

    La première chose que l'on observe grâce à ce roman est le fonctionnement social du Capitole. Coriolanus Snow provient de l'une des grandes familles mais celle-ci est en déclin depuis la guerre et la perte de biens industriels importants. Cependant, les membres restant de la famille essaient de garder l'apparence de la richesse, espérant en l'avenir. Ainsi, Coriolanus est envoyé dans une école secondaire, accessible uniquement à une certaine classe sociale, afin de préparer son entrée à l'université. Ces écoles ne sont pas uniquement le moyen de créer un bon dossier pour une carrière future. Elles permettent aussi de créer des liens de sociabilités avec d'autres familles afin de recevoir des soutiens politiques, personnels mais aussi financiers en cas de besoin. Mais pour rester dans ce milieu les apparences sont très importantes et une grande partie des chapitres permettent d'observer la famille Snow essayant de marquer son rang par les habits, l'attitude et leur parole. Face à eux, on observe l'entrée d'une famille riche du district 2 qui tente d'intégrer l'élite sociale du Capitole. En dehors du mépris que Snow a envers cette famille, plus riche que la sienne, l'autrice nous montre que tous les efforts d'intégrations échouent face à des familles qui ont intégrés les normes sociales depuis plusieurs générations alors que celle-ci joue encore son rang au lieu de l'avoir intégré. Ainsi, ce roman permet de mieux comprendre l'élite du Capitole et sa place dans une société hiérarchisée.

    On peut tout de même se demander si ce roman est une bonne idée. En effet, l'autrice humanise une personne mauvaise. Certes, on ne devient pas un tyran en un seul jours et les pages de ce roman permettent de mieux comprendre de quelle manière la pensée politique de Coriolanus Snow s'est formée lors de ses aventures entre le secondaire et l'université. Heureusement, la lecture nous montre rapidement à quel point cet homme est dangereux et violent. C'est en particulier sa relation avec Lucy Gray Baird qui le montre, bien que ses réactions face à ses camarades étudiant.e.s soient aussi révélatrices. Il considère Lucy Gray Baird comme une humaine mais surtout une inférieure qui doit lui appartenir. Pour cela, il crée une relation asymétrique pendant une grande partie du roman avant que Lucy Gray Beard ne trouve le moyen de prendre un peu de pouvoir. Tout de même, Coriolanus Snow considère que celle-ci lui appartient exclusivement et lui refuse d'autres relations qui pourraient être romantiques. Cette attitude débouche nécessairement sur des problèmes qui exploseront lors des dernières pages. Il est révélateur que Coriolanus se croit amoureux alors qu'il ne souhaite que jouir d'une possession. Face à ses camarades, sa seule volonté et de les utiliser pour son bien personnel en mimant l'amitié si nécessaire. Mais toutes les actions de Coriolanus Snow n'ont qu'un unique but : son bien personnel puis le bien de sa famille.

    *
    ** 
    *** Un roman qui permet d'ajouter de la profondeur à l'univers des Hunger Games. Malheureusement, j'ai détesté le personnage principal (il me semble qu'il été écrit en vue d'être détesté)
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • The shadow of Kyoshi (avatar the last airbender) par F. C. Yee

    Titre : The shadow of Kyoshi (avatar the last airbender)
    Auteur : F. C. Yee
    Éditeur : Amulet 21 juillet 2020
    Pages : 352

    Kyoshi est l'avatar depuis maintenant deux ans. Elle n'est pas aussi aimée que Yun ni aussi capable en ce qui concerne les relations avec la noblesse du royaume de la Terre. Mais elle agit de manière forte et sans concession contre les bandes de bandits qui vivaient sur le royaume. Elle tente aussi de retrouver Yun tout en apprenant ce que son rôle implique, ayant l'impression d'échouer plus souvent que de réussir. Une invitation à une fête au royaume du Feu pourrait lui permettre de se reposer un peu, ou pas.

    SPOILERS

    Ce roman suit le premier roman dans son intrigue. On retrouve donc une partie des intrigues du premier, en particulier la relation avec Yun et les essais de Kyoshi d'être différente. Le roman permet aussi de continuer à construire l'univers d'Avatar. En particulier, il donne plus de substance à Kuruk qui, jusque-là, était décrit comme un Avatar qui n'avait pas réellement agit. Son destin, tel qu'il est écrit, est particulièrement tragique.

    Ce roman s'inscrit aussi dans la tradition de cet univers de placer les personnages face aux conséquences de ce qui a été fait par le passé. Kyoshi doit agir parce que Kuruk n'a pas pu garder l'équilibre dans le monde des humain.e.s. Kuruk a dû agir ainsi car Yangchen n'a pas réussi à garder l'équilibre entre les esprits et les humain.e.s. Aang et Korra aussi suivent ce schéma. Bien entendu, on comprend que les figures du passé, même sublimée, ne sont pas parfaites. Mais le roman explique surtout que les Avatars, et nous par extension, devons continuer de tenter à trouver la bonne solution. Des erreurs seront faites mais, avec de la chance et de la sagesse, celles-ci seront de moins en moins nombreuses.

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    **** Une suite que j'ai beaucoup aimé pour continuer à construire un univers que j'apprécie
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    Image : Éditeur

  • The rise of Kyoshi (avatar the last airbender) par F. C. Yee

    Titre : The rise of Kyoshi (avatar the last airbender)
    Auteur : F. C. Yee
    Éditeur : Amulet 16 juillet 2019
    Pages : 464

    Kyoshi n'est personne. Une orpheline qui vit dans les rues d'une ville que personne ne connait. Observée par un moine de la nation de l'Air elle est acceptée au sein de la maison de l'un des sages les plus influents de la nation de la Terre. Elle n'y est qu'une simple servante qui serait totalement inconnue sans son amitié pour l'Avatar Yun. Ce dernier est un prodige capable de maitriser la terre comme personne ne semble en être capable. Il est éduqué aussi bien en ce qui concerne la force brute que l'équilibre ou encore la diplomatie et la politique. Après le dernier avatar l’époque de Yun semble bien partie pour être un âge d'or. Cependant, les sages se sont trompé.e.s. Yun n'est pas l'avatar. Kyoshi est l'avatar.

    SPOILERS

    Je n'ai pas beaucoup de chance avec les adaptations en romans de séries et films ou de jeux vidéo. La lecture du premier roman au sein de l'univers Dragon Age fut laborieux tandis que le roman autours des jeux Batman Arkham fut une véritable agonie. Mais les comics autours du monde d'Avatar sont une véritable joie pour moi. Lorsque j'ai su qu'un roman permettrait d'en savoir plus sur un autre Avatar, Kyoshi, j'ai décidé de tenter le coup en espérant que l'effort serait récompensé.

    Ce roman réussit à construire un peu plus sur un univers déjà bien constitué. Certes, il ajoute des éléments dans le passé des séries mais ceux-ci enrichissent ce que l'on connait déjà. L'idée que les Avatar sont suivis d'un certain nombre de personnes est concrétisé. Ces personnes deviennent responsables du fonctionnement de l'Avatar au sein du monde, le guidant et l'entrainant. Dans ce roman, ces personnes sont aussi particulièrement puissantes politiquement, en particulier au sein du royaume de la Terre dans lequel l'intrigue se développe. Ce royaume est décrit comme centralisé autours d'un roi mais dont le pouvoir ne réussit pas à réellement unifier le royaume. Des administrateurs et bandits peuvent, de temps en temps, créer des territoires pratiquement indépendants alors que la corruption est partout.

    Kyoshi est connue dans les différents médias de cet univers comme un Avatar puissant et sans concession. Ce roman permet de comprendre comment une servante devient l'Avatar et pourquoi elle agit comme on le sait après sa mort. Kyoshi veut la justice. Mais au lieu d'entrer dans le monde normal de la justice, l'état de droit, elle se veut la dernière conséquence pour les personnes qui abusent de leur pouvoir, que ces personnes soient considérées comme légitimes au sein d'un état ou des bandits. Au lieu de laisser des gens qui se pensent au-delà des jugements elle se place comme le jugement ultime que personne ne peut échapper. Même si cela n'implique pas l'absence de merci cette position implique la nécessité de la violence voire du meurtre, ce qui est très différent de Aang qui essaie d'atteindre un niveau de pacifisme ultime même face à ses ennemis les plus cruels. Le contraste est intéressant et permet de poser les questions de la nécessité de la violence mais aussi de la capacité de réguler des personnes ayant un pouvoir important, parfois sans véritable mesure.

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    ***** Un bon premier tome. J'espère que la suite sera tout aussi bonne

    Image : Éditeur

  • The interdependency 3. The last Emperox par John Scalzi

    Titre : The interdependency 3. The last Emperox
    Auteur : John Scalzi
    Éditeur : Tor 14 avril 2020
    Pages : 320

    L'empire des Wu va tomber. Le système économique et politique ne peut pas résister à la destruction des couloirs qui organisent les flux commerciaux entre les planètes de l'Empire. Grayland II a donné 6 mois au parlement pour trouver un plan capable de sauver le maximum de personnes. Mais le parlement ne trouve pas de consensus. L'unique planète capable d'abriter la vie est sous le contrôle de traitres. Et plusieurs complots de préparent pour assassiner l'Emperox. Ces complots se basent sur l'idée que l'économie, et donc la richesse des élites, doit être sauvegardée à tous prix et que seules les élites, qui se considèrent comme le cœur de l'Empire, peuvent être sauvées. Ce que personne ne sait c'est que Grayland connait ces complots et a des plans pour les gérer.

    SPOILERS

    J'apprécie quand les séries ont une durée de vie précise. L'auteur avait annoncé trois livres, nous avons trois livres. L'auteur annonçait la fin d'un Empire, nous avons la fin d'un Empire. Pour décrire cette fin, Scalzi continue avec ses personnages hauts en couleurs et surtout examine leur capacité à gérer la fin d'un monde. Il en fait une présentation pessimiste des personnes en position de pouvoir. Seules quelques minorités sont en faveurs de sauver le plus grand nombre, les autres veulent préserver leurs richesses puis leurs vies. Encore une fois, que Scalzi décrive une crise inévitable mais niée avant que les préparations nécessaires ne soient pas acceptées car elles risquent de mettre à mal le fonctionnement politique et économique n'est probablement pas un hasard. D'autres que moi ont fait le lien avec la crise climatique et le manque flagrant de courage politique de nos élites.

    Bien que j'apprécie qu'une série s'arrête après un nombre annoncé de livre, ce type de choix risque de créer des problèmes. En particulier lorsque les différents tomes ne sont pas très volumineux (et j'en remercie Scalzi). On risque de nous donner une fin un peu trop rapide sans que les conséquences ne soient réellement décrites. La fin de ce troisième volume tombe, à mon avis, dans cet écueil. Vers le dernier tiers du livre, les machinations politiques s'arrêtent soudainement. Bien que l'on s'attende à quelque chose de précis, ce n'est que vers les dernières pages que Scalzi nous fait la révélation. Tout ceci m'a semblé très précipité et j'aurais apprécié un peu plus de pages pour le préparer. J'aurais aussi aimé avoir une fin un peu plus longue qui permette de mieux comprendre le nouvel état politique et économique de l'Empire. Mais, au moins, l'histoire se termine ici sans, pour autant, fermer la possibilité d'autres romans dans le même univers si l'auteur le souhaite.

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  • Le Sorcelleur 1. Le dernier voeu par Andrzej Sapkowski

    Titre : Le Sorcelleur 1. Le dernier vœu
    Auteur : Andrzej Sapkowski
    Éditeur : Bragelonne 22 avril 2011
    Pages : 384

    J'ai découvert tardivement cet ouvrage. J'ai commencé par tenter la série, sortie récemment, que je n'ai pas aimé. J'ai continué avec les trois jeux, que j'ai apprécié. Je me demandais comment j'allais réagir face aux livres qui ont porté ces deux adaptations. J'ai commencé, assez naturellement, par le premier tome selon l'édition française (il y a apparemment un tome 0 sorti bien après). Le livre est constitué de plusieurs nouvelles reliées par une méta-nouvelle dont les chapitres, qui s’insèrent entre deux nouvelles, permettent de créer une intrigue générale ainsi qu'une chronologie plus précise. Le roman nous conte les aventures d'un Sorcelleur, un tueur de monstre professionnel, au sein d'un monde de type médiéval. Son nom est Geralt de Riv et malgré ses talents il se demande si son métier est encore adapté au monde actuel.

    SPOILERS

    Le livre commence par une scène de sexe très gênante... Mais je suis passé outre afin d'avoir un avis global sur ce premier tome. Je dois dire avoir apprécié la réécriture des contes. L'auteur les réimagine en se rapprochant de leur écriture originale ce qui crée un contraste agréable avec la réécriture de Disney. On retrouve, par exemple, La belle et la bête, la Belle au bois dormant sans oublier Cendrillon. De plus, l'auteur inscrit tout ceci dans un univers précis, mouvant, qui connait aussi bien les véritables monstres, dangereux, que les contes et légendes. Geralt de Riv navigue dans ses différences entre légendes et réalité tout en faisant attention à ne tuer que ce qui est réellement monstrueux. Il y a donc du potentiel en ce qui concerne l'univers, mais ce premier tome ne va pas très loin de ce point de vue.

    Malheureusement pour moi, je ne pense pas avoir réussi à m'intéresser suffisamment à cet univers pour avoir envie de passer au second tome. Les dialogues m'ont semblé poussifs et parfois inutilement grossiers. Bien que les scènes de combats et d'enquêtes puissent être intéressantes, elles ne sont pas assez réussies pour me donner envie d'en savoir plus. Je ne sais pas si cela provient de moi ou de la traduction mais ce roman me donne l'impression d'être très fainéant. Je pense que de nombreux éléments auraient mérités d'être décrits de manière plus précise. J'ai aussi beaucoup de mal avec les personnages féminins. Les quelques femmes que rencontre Geralt ne sont présentes que pour être observées, touchées ou pour le sexe, ce qui débute dès les premières pages. Rares sont celles qui se mettent même à parler ! De plus, j'avoue avoir du mal à apprécier des scènes durant lesquelles Geralt décrit les formes des femmes qu'il rencontre et dénude. Il est peu probable que je continue cette série de livres.

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    *** Je ne me suis pas assez intéressé à cet univers pour avoir réellement envie de continuer de le lire. J'ai aussi beaucoup de mal avec la manière dont l'auteur écrit les personnages féminins.
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    Image : Éditeur

  • High-Opp par Frank Herbert

    Titre : High-Opp
    Auteur : Frank Herbert
    Éditeur : Robert Laffont 18 septembre 2014
    Pages : 252

    L'humanité a connu plusieurs révoltes depuis notre époque. Des révoltes qui ont mené à une nouvelle forme de civilisation basée sur la puissance des sondages. Les hommes et les femmes dépendent de ces sondages pour monter en grade au sein de la société et atteindre les privilèges des personnes les plus hauts placées. Movius est l'une de ces personnes. Son origine est humble mais ses capacités lui ont permis d'atteindre l'un des niveaux les plus élevés de la société. Mais un jour un sondage détruit son administration. Il se trouve immédiatement au plus bas de la société, ayant perdu tous ses privilèges. Cette perte le pousse à questionner le fonctionnement du gouvernement et à se demander si d'autres ne sont pas, comme lui, en colère.

    SPOILERS

    Je pensais avoir lu tous les romans de Frank Herbert. J'apprécie particulièrement son œuvre, même si on peut la questionner. Ce roman, que je ne connaissais pas, est annoncé comme un livre qui n'avait pas été édité, un inédit. J'étais donc curieux de le lire. Les personnes qui connaissent Frank Herbert ne seront pas surprises pas les personnages ni par l'intrigue. Nous avons l'importance de la psychologie, une réflexion sur la nature du gouvernement et bien entendu une figure prophétique. Mais ce roman ne traite qu'imparfaitement de ces thèmes. Là ou Dune crée une fresque High-Opp reste à la surface sans jamais nous donner envie de connaitre son univers. L'auteur se contente de faire son travail sans jamais réellement mettre en question son intrigue. Celle-ci, d'ailleurs, est trop rapide et l'on a du mal à accepter de voir un simple fonctionnaire devenir un génie politique uniquement parce que... il serait un génie depuis le début qui attendait les bons événements pour se révéler.

    Mais le livre a surtout très mal vieilli, en particulier en ce qui concerne les personnages féminins. Ceux-ci sont au nombre de quatre. Deux ne sont que de passage le temps de protéger ou trahir Movius. Deux autres sont des intérêts romantiques avec une possibilité de le trahir. La première est décrite comme très belle mais qui use de cette beauté pour manipuler les hommes, suivant aveuglement et sans réflexions les ordres qu'elle reçoit. La seconde est décrite comme ordinaire, tentant de manipuler Movius mais n'y arrivant car elle est à la fois moins intelligente que lui et amoureuse de lui. Alors que les hommes sont décrits comme rationnels mais capables de prendre des décisions justes basées sur un instinct les femmes sont décrites comme émotionnelles et incapables de garder leur rationalité face à leurs émotions. Les deux intérêts romantiques perdent face à Movius à cause de leurs émotions, la première parce qu'elle se rend finalement compte de la virilité de Movius. La seconde car elle agit selon ses émotions et non selon les décisions réfléchies de Movius, l'obligeant à se mettre en danger pour la sauver... Bref, l'écriture des personnages féminines et très problématique. L'auteur naturalise des différences de genre sans même y penser.

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    ** Un roman dont les thèmes sont souvent traités par Frank Herbert mais qui a très mal vieilli
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    Image : Éditeur

  • The craft sequence 1. Last first snow par Max Gladstone

    Titre : The Craft sequence 1. Last first Snow
    Auteur : Max Gladstone
    Éditeur : Tor 26 avril 2016
    Pages : 396

    Dresediel Lex est une ville qui a connu les divinités. Celles-ci ont, pendant des siècles, construits et protégés la cité. Mais le monde n'était pas juste et une partie des humain-e-s ont rejoint une révolution sous le nom de guerres divines. Cette révolution a vaincu et Dresediel Lex est maintenant contrôlée par Le Roi en Rouge, un mort vivant. Malgré le changement de pouvoir, les anciens enchantements sont toujours en fonction. Une partie des élites de la ville souhaite les mettre à jour avec l'aide du cabinet d'avocats d'Elayne Kevarian. Mais le peuple de la cité n'est pas forcément d'accord et les tentatives de discussions peuvent rapidement mal tourner.

    SPOILERS

    Max Gladstone est fort. Il ne donne pas d'informations importantes sur le passé de son univers et pourtant celui-ci nous semble vivant. On observe les conséquences des anciennes guerres et les changements qu'une révolution implique pour tout le monde. Mieux encore, il décrit un système de magie à la fois proche de ce dont on a l'habitude et très différent. Certes, il y a des démons, des monstres et des divinités. Mais la magie est avant tout un système de contrat basé sur les âmes en tant que monnaie. Il est donc parfaitement naturel que les meilleurs mages et magiciennes soient aussi des expert-e-s en droit. Ainsi, la magie se prépare au sein de réunions durant lesquelles les aspects légaux sont examinés avec attention.

    Max Gladstone fait aussi attention à ses personnages et à leur manière de réagir. Ces personnages changent au fil du temps et leurs expériences forment leurs réactions aux différents événements. Ce qui permet de créer une intrigue parfaitement logique dont les pièges sont visibles par les personnages qui ne peuvent éviter d'y entrer puisque leur personnalité est trop précisée. D'une certaine manière, Max Gladstone est très déterministe.

    J'avais réellement envie d'apprécier ce roman. Je voulais réellement entrer dans cette série dont j'ai entendu beaucoup de bien. Malgré les réussites de Max Gladstone en tant qu'écrivain, j'ai beaucoup apprécié le fonctionnement de son univers, je n'ai pas réussi à entrer dans le livre. À mon grand regret, cette œuvre n'a pas fonctionné sur moi car je n'ai pas réussi à apprécier les personnages ni leur manière de fonctionner au sein des règles construites par l'auteur. Je ne continuerais donc pas cette série.

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    *** Très bien écrit, très bien construit mais je n'ai pas réussi à m'y intéresser. J'en suis désolé.
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    Image : Site de l'auteur