science-fiction

  • Most Wanted par Rae Carson

    Titre : Most Wanted
    Auteur : Rae Carson
    Éditeur : Penguin 25 mai 2018
    Pages : 352

    Han est un jeune homme qui n'agit que par instinct. Il vit au sein des égout de la planète Corellia, une planète chargée de construire les vaisseaux de l'Empire. Il n'est ni riche ni puissant. Il est l'un des nombreux membres d'un gang local contrôlé par une alien. Son but est de réussir à monter dans les rangs afin de gagner un peu plus de ressources et de réussir à se rapprocher de son but : posséder un vaisseau spatial. Mais il est contesté par des concurrent-e-s, dont Qi'Ra. Une mission commune tourne mal. Ce qui force les Qi'Ra et Han à collaborer afin d'éviter de mourir, forgeant peut-être une amitié durable.

    SPOILERS

    Ce petit roman se déroule avant le film Solo. Il devait l'accompagner afin de mieux comprendre les personnages, leur environnement et leurs actions. En particulier, il permet d'expliquer les identités de Han et de Qi'Ra. Cette dernière planifie tout. Elle veut devenir une femme capable d'être en sécurité et de créer les conditions de changements importants, plutôt en sa faveurs. Han est montré comme un idéaliste qui essaie de croire en tout le monde mais qui ne veut que la liberté de voyager comme il le souhaite. Il agit impulsivement mais sa chance lui permet de toujours réussir. Ces deux personnes vivent au sein du monde criminel le plus pauvre de la planète et doivent survivre face à des personnes bien plus puissantes.

    Malheureusement, le roman est très simpliste. Il parle de deux gangs que j'aurais aimé mieux connaitre mais dont les idéaux sont caricaturaux. L'un est un gang de pirates en faveurs de l'humanité. Le second est une tentative de libérer les droïdes. Bien que je sois heureux que l'on prenne le temps de parler de l'état juridique des droïdes dans l'univers star wars, la question n'est pas réellement mise en avant. L'auteur essaie uniquement de créer une course poursuite entre plusieurs groupes dont les noms ne sont que des décors. Au lieu d'ajouter de la complexité ce roman ne crée qu'une scène en carton-pâte.

    *
    ** Inintéressant
    ***
    ****
    *****

    Image : Éditeur

  • Queen's peril par E. K. Johnston

    Titre : Queen's peril
    Autrice : E. K. Johnston
    Éditeur : Disney 2 juin 2020
    Pages : 352

    Naboo a une nouvelle reine. Celle-ci compte bien changer le fonctionnement de sa planète pour permettre à son peuple une vie meilleure et continuer à créer la paix dans le secteur local. Pour l'aider, elle peut compter sur le capitaine de la garde qui a choisi un groupe de jeunes femmes entrainées à la protéger mais aussi à lui enseigner ce qu'elle ne connait pas. Ce petit groupe a comme but de devenir une force presque impossible à stopper. La reine aura besoin d'elles à ses côtés alors que Naboo doit combattre la Fédération du Commerce qui l'a envahie.

    SPOILERS

    Ceci n'est pas le premier livre sur Padmé. Le premier que j'ai lu était assez intéressant car il permettait de mieux comprendre le passage de reine à sénatrice. Ce livre se concentre sur les premières semaines de règne pour se terminer lors de la fin de la bataille de Naboo, soit les événements du premier film. J'ai apprécié que ce livre permette de mieux comprendre comment les femmes qui aident et protègent Padmé ont été choisies. On comprend mieux leurs origines mais aussi l'amitié qui les relie. C'est aussi la première fois, à ma connaissance, que l'on parle des règles dans l'univers star wars (un site considère même que cela explique la mort de Padmé).

    Malheureusement, le livre devient trop lié au premier film dès la moitié de la lecture. L'autrice se contente de noter les grands événements mais ne parle presque de rien. On se contente de suivre la reine entre deux scènes alors qu'elle commente ce qui s'est déroulé dans le film. Il aurait été plus intéressant de ne pas intégrer la période du premier film et de se concentrer sur les problèmes que connait Naboo et le complot de Sidious ainsi que de la Fédération du commerce.

    *
    **
    *** Intéressant pour les personnes qui souhaitent mieux connaitre la période royale de Padmé. Dispensable pour les autres.
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    *****

    Image : Éditeur

  • Ms. Marvel 2 Stormranger par Saladin Ahmed, Minkyu Jung, Joey Vazquez, Juan Vlasco et Ian Herring

    Titre : Ms. Marvel 2 Stormranger
    Auteurs : Saladin Ahmed, Minkyu Jung, Joey Vazquez, Juan Vlasco et Ian Herring
    Éditeur : Marvel 14 avril 2020
    Pages : 136

    Ce volume 2 contient The Magnificent Ms. Marvel 7-12. Kamala Khan est revenue de son aventure dans l'espace. Mais elle revient avec deux gros changements. Premièrement, elle possède un nouveau costume basé sur la technologie Kree. En second lieu, ses parents ne se souviennent pas de son identité de Ms. Marvel. Elle apprend aussi que son père est gravement malade. Il n'existe pas de médecins capables de le soigner, du moins pas de médecins normaux. Alors qu'elle essaie de trouver une solution pour aider son père et sa mère Kamala devra décider si elle prend d'abord soin de sa famille ou des autres.

    SPOILERS

    Le premier volume sous Saladin Ahmed créait un nouveau costume. On ne savait rien sur ce costume en dehors d'une origine lointaine. Ce second volume permet de mieux comprendre sa provenance mais aussi ses effets. Il est un bon moyen, pour Kamala, de se protéger car il amplifie ses pouvoirs. Cependant, on apprend au fil des épisodes que le costume a aussi un effet sur Kamala. Il suit des ordres d'un autre état qui ne prend pas de prisonniers. Bien que je sois content que ce costume ne soit pas au centre de la vie de Kamala, je préfère l'ancien, j'aurais préféré que cette menace soit construite sur un temps plus long. En l’occurrence, la résolution est très rapide.

    Le second aspect de ce volume concerne Kamala, sa famille et ses ami-e-s. Durant les premiers épisodes elle tente de se détendre en allant en dehors de la ville. Lors de la seconde partie elle est à l'hôpital et doit choisir entre combattre un criminel et attendre des nouvelles de son père. L'auteur montre que la double vie de Kamala a des effets sur sa vie amicale, familiale et scolaire. Elle ne peut pas forcément être présente pour aider son père. Elle risque de mêler ses ami-e-s a des dangers qu'elle n'a pas prévu. Elle perd aussi pied à l'école car elle est trop occupée à prendre soin de la ville. Je dois ajouter que je suis déçu que l'une des amies de Kamala, Mike Miller, ne soit plus présente.

    *
    **
    ***
    **** Un second volume qui reste fidèle au personnage et à ses problèmes.
    *****

    Image : Amazon

  • Bloodshot

    Ray Garrison est un soldat. Un très bon soldat qui réussit toutes ses missions malgré les dangers encourus. Alors qu'il se repose en Italie après une mission il est enlevé par un groupe terroriste. Sa femme est aussi la victime de ce groupe. Ray Garrison meurt d'une balle dans la tête, pour se réveiller dans les locaux du Rising Spirit. LE RST est une entreprise qui prépare et vend de la technologie militaire. Ray Garrison devient le premier soldat d'un projet basé sur les nanites. Mais avant de pouvoir continuer sa mission il doit retrouver les terroristes et se venger de ce qu'ils lui ont fait subir. Cependant, une surprise l'attend qui remet en question sa vision de la réalité.

    SPOILERS

    Bloodshot fait partie de l'univers Valiant. Un univers de comics dans lequel Bloodshot est une machine contrôlée par une entreprise privée afin de combattre les psiotiques et d'en prendre le contrôle. Ce film devait créer le début d'une nouvelle franchise basée sur cet univers. Je ne sais pas si celle-ci aura réellement lieu. Le film a la malchance d'être sorti lors de la fermeture des cinémas, d'être vendu en dvd presque immédiatement et d'avoir de mauvaises critiques.

    Il faut avouer que Bloodshot reste un film d'action basique. Certes, les scènes d'actions sont intéressantes mais elles ne créent rien de nouveau. On peut même avoir l'impression d'un déjà-vu assez important. Les personnages ne sont pas très intéressants. Ray est un soldat dont nous ne savons rien mis à part qu'il est amoureux. Ses deux collègues masculins sont des soldats ennemis de base. Le vilain est... un scientifique fou et capitaliste. En ce qui concerne les deux personnages féminins ce n'est pas mieux. Il est difficile de pardonner au film d'utiliser la femme de Ray uniquement pour la tuer afin de créer un but au personnage principal. La seconde sert uniquement de réservoir affectif à Ray. Bref, des personnages non seulement peu écrits mais aussi très clichés dans un film qui n'apporte que peu de choses mis à part quelques explosions et effets d'images.

    *
    ** Un film peu utile
    ***
    ****
    *****

  • Master and Apprentice par Claudia Gray

    Titre : Master and Apprentice
    Autrice : Claudia Gray
    Éditeur : Penguin 24 septembre 2019
    Pages : 352

    Qui Gon Jin et Obi-Wan Kenobi nous sont le premier exemple de relation officielle entre un maitre et un apprenti dans les films star Wars. Car c'est la première relation qui a lieu lors de l'existence de l'ordre des Jedis. Ce roman s'intéresse aux débuts de leur relations. Entre un apprenti qui suit les procédures à la lettre et un maitre qui préfère accepter de les utiliser si elles sont utiles la compréhension est difficile. Elle devient presque impossible lorsque Qui Gon Jin est invité à entrer au sein du Conseil des Jedis : l'honneur le plus élevé possible. Mais avant de décider, il prend une dernière mission sur une lointaine planète contrôlée par une monarchie et une entreprise esclavagiste. Dernièrement, des attentats ont eu lieu et le régent local, un Jedi peu conventionnel, a demandé l'aide de Qui Gon Jin.

    SPOILERS

    Ce roman est d'abord une origin story. Il met d'abord en place le lien entre Qui Gon Jin, Dooku et les prophéties. Celles-ci sont décrites comme des textes provenant d'une antiquité Jedi, des fragments de l'avenir vus par des mystiques à l'aide de la force. Alors que les Jedis rejettent ces prophéties par crainte de tomber dans le côté sombre de la force d'autres, peu nombreux, considèrent que ces prophéties sont soit déjà passées soit des moyens de comprendre l'époque durant laquelle elles ont été écrites. Mais, petit à petit, le roman permet de montrer Qui Gon Jin commencer à croire que ces prophéties sont non seulement à comprendre de manière littérale mais qu'elles parlent aussi du présent ou du futur proche.

    La seconde origine concerne la relation entre Qui Gon Jin et Obi-Wan Kenobi. Celle-ci est difficile et l'autrice se concentre sur les nombreuses incompréhensions entre les deux personnages. Au lieu de s'attaquer à un seul d'entre eux, elle montre que les deux essaient de faire mieux mais ne réussissent pas à se comprendre. Qui Gon Jin pense échouer en tant que maitre tandis que Obi-Wan Kenobi pense échouer en tant qu'apprenti. Plus important encore, le fait que Qui Gon Jin soit invité au sein du Conseil des Jedis et qu'il donne une importance de plus en plus grande aux prophéties le met en décalage avec un Obi-Wan Kenobi qui suit les règles et récuse l'intérêt des prophéties. Ce n'est qu'en comparaison avec un autre Jedi et le passé de Qui Gon Jin que les deux héros comprennent comment créer une relation qui fonctionne et qui leur permet de s'enrichir mutuellement. Ainsi, une grande partie du livre m'est inconfortable car je ne reconnaissais pas les personnages que j'avais vu à l'écran. Ce n'est que vers la fin que j'ai retrouvé ceux-ci.

    *
    **
    *** Si vous aimez Qui Gon Jin et Obi-Wan Kenobi vous serez sûrement un peu surpris par leur écriture. L'intrigue n'est pas inintéressante mais un peu simpliste car elle sert surtout de toile de fond. D'autant que, malheureusement, elle n'a pas un impact important sur l'univers de Star Wars
    ****
    *****

    Image : Amazon

    Éditeur

  • The interdependency 3. The last Emperox par John Scalzi

    Titre : The interdependency 3. The last Emperox
    Auteur : John Scalzi
    Éditeur : Tor 14 avril 2020
    Pages : 320

    L'empire des Wu va tomber. Le système économique et politique ne peut pas résister à la destruction des couloirs qui organisent les flux commerciaux entre les planètes de l'Empire. Grayland II a donné 6 mois au parlement pour trouver un plan capable de sauver le maximum de personnes. Mais le parlement ne trouve pas de consensus. L'unique planète capable d'abriter la vie est sous le contrôle de traitres. Et plusieurs complots de préparent pour assassiner l'Emperox. Ces complots se basent sur l'idée que l'économie, et donc la richesse des élites, doit être sauvegardée à tous prix et que seules les élites, qui se considèrent comme le cœur de l'Empire, peuvent être sauvées. Ce que personne ne sait c'est que Grayland connait ces complots et a des plans pour les gérer.

    SPOILERS

    J'apprécie quand les séries ont une durée de vie précise. L'auteur avait annoncé trois livres, nous avons trois livres. L'auteur annonçait la fin d'un Empire, nous avons la fin d'un Empire. Pour décrire cette fin, Scalzi continue avec ses personnages hauts en couleurs et surtout examine leur capacité à gérer la fin d'un monde. Il en fait une présentation pessimiste des personnes en position de pouvoir. Seules quelques minorités sont en faveurs de sauver le plus grand nombre, les autres veulent préserver leurs richesses puis leurs vies. Encore une fois, que Scalzi décrive une crise inévitable mais niée avant que les préparations nécessaires ne soient pas acceptées car elles risquent de mettre à mal le fonctionnement politique et économique n'est probablement pas un hasard. D'autres que moi ont fait le lien avec la crise climatique et le manque flagrant de courage politique de nos élites.

    Bien que j'apprécie qu'une série s'arrête après un nombre annoncé de livre, ce type de choix risque de créer des problèmes. En particulier lorsque les différents tomes ne sont pas très volumineux (et j'en remercie Scalzi). On risque de nous donner une fin un peu trop rapide sans que les conséquences ne soient réellement décrites. La fin de ce troisième volume tombe, à mon avis, dans cet écueil. Vers le dernier tiers du livre, les machinations politiques s'arrêtent soudainement. Bien que l'on s'attende à quelque chose de précis, ce n'est que vers les dernières pages que Scalzi nous fait la révélation. Tout ceci m'a semblé très précipité et j'aurais apprécié un peu plus de pages pour le préparer. J'aurais aussi aimé avoir une fin un peu plus longue qui permette de mieux comprendre le nouvel état politique et économique de l'Empire. Mais, au moins, l'histoire se termine ici sans, pour autant, fermer la possibilité d'autres romans dans le même univers si l'auteur le souhaite.

    Image : Éditeur

  • High-Opp par Frank Herbert

    Titre : High-Opp
    Auteur : Frank Herbert
    Éditeur : Robert Laffont 18 septembre 2014
    Pages : 252

    L'humanité a connu plusieurs révoltes depuis notre époque. Des révoltes qui ont mené à une nouvelle forme de civilisation basée sur la puissance des sondages. Les hommes et les femmes dépendent de ces sondages pour monter en grade au sein de la société et atteindre les privilèges des personnes les plus hauts placées. Movius est l'une de ces personnes. Son origine est humble mais ses capacités lui ont permis d'atteindre l'un des niveaux les plus élevés de la société. Mais un jour un sondage détruit son administration. Il se trouve immédiatement au plus bas de la société, ayant perdu tous ses privilèges. Cette perte le pousse à questionner le fonctionnement du gouvernement et à se demander si d'autres ne sont pas, comme lui, en colère.

    SPOILERS

    Je pensais avoir lu tous les romans de Frank Herbert. J'apprécie particulièrement son œuvre, même si on peut la questionner. Ce roman, que je ne connaissais pas, est annoncé comme un livre qui n'avait pas été édité, un inédit. J'étais donc curieux de le lire. Les personnes qui connaissent Frank Herbert ne seront pas surprises pas les personnages ni par l'intrigue. Nous avons l'importance de la psychologie, une réflexion sur la nature du gouvernement et bien entendu une figure prophétique. Mais ce roman ne traite qu'imparfaitement de ces thèmes. Là ou Dune crée une fresque High-Opp reste à la surface sans jamais nous donner envie de connaitre son univers. L'auteur se contente de faire son travail sans jamais réellement mettre en question son intrigue. Celle-ci, d'ailleurs, est trop rapide et l'on a du mal à accepter de voir un simple fonctionnaire devenir un génie politique uniquement parce que... il serait un génie depuis le début qui attendait les bons événements pour se révéler.

    Mais le livre a surtout très mal vieilli, en particulier en ce qui concerne les personnages féminins. Ceux-ci sont au nombre de quatre. Deux ne sont que de passage le temps de protéger ou trahir Movius. Deux autres sont des intérêts romantiques avec une possibilité de le trahir. La première est décrite comme très belle mais qui use de cette beauté pour manipuler les hommes, suivant aveuglement et sans réflexions les ordres qu'elle reçoit. La seconde est décrite comme ordinaire, tentant de manipuler Movius mais n'y arrivant car elle est à la fois moins intelligente que lui et amoureuse de lui. Alors que les hommes sont décrits comme rationnels mais capables de prendre des décisions justes basées sur un instinct les femmes sont décrites comme émotionnelles et incapables de garder leur rationalité face à leurs émotions. Les deux intérêts romantiques perdent face à Movius à cause de leurs émotions, la première parce qu'elle se rend finalement compte de la virilité de Movius. La seconde car elle agit selon ses émotions et non selon les décisions réfléchies de Movius, l'obligeant à se mettre en danger pour la sauver... Bref, l'écriture des personnages féminines et très problématique. L'auteur naturalise des différences de genre sans même y penser.

    *
    ** Un roman dont les thèmes sont souvent traités par Frank Herbert mais qui a très mal vieilli
    ***
    ****
    *****

    Image : Éditeur

  • Doctor Who saison 12

    La saison 11, sans être catastrophique, a laissé de nombreuses personnes sur leur faim. Selon moi, le changement important de ton entre Moffat et Chibnall est l'une des raisons. De la flamboyance on passe à une Doctor extrêmement pacifiste qui ne gagne jamais. Les méchant-e-s sont rarement bien identifié-e-s, puisque ce sont souvent des abstractions. Personnellement, j'avais adoré les épisodes historiques. Cette saison 12 était donc fortement attendue. On retrouve la Doctor au nouvel an. Et, très rapidement, on la retrouve aux prises d'un ennemi inattendu. Cette lutte permet de répondre à certains mystères de la série sous forme d'un fil rouge.

    SPOILER

    Première chose, la Doctor est bien moins passive que la saison précédente. Alors qu'elle refuse tout acte d'agression dans la saison 11 elle termine l'épisode du Nouvel An par une tentative de justifier ses actes de violence contre un être vivant, certes un Dalek... La Doctor semble donc bien plus présente. Elle prend des décisions difficiles et n'hésite plus à se placer au-dessus du gang quand cela est nécessaire. Le gang, d'ailleurs, commence à questionner l'identité de la Doctor.

    Cette saison n'a probablement pas plu à tout le monde. En particulier, Chibnall s'attaque à des thèmes politiques très contemporains. Ceci ne lui permet pas de se faire un nombre élevé d'ami-e-s. Personnellement, j'ai apprécié que la série ose prendre à pleine main des thèmes politiques et prenne position. Je préfère ceci à une œuvre qui essaie de plaire à tout le monde, devenant très fade. Malheureusement, le pire épisode de la saison est justement un épisode fortement politique. Orphan 55 part d'une très bonne intention. Mais aucun caractère n'est bien développé. L'intrigue est peu intéressante. Et surtout la révélation finale est d'un manque de subtilité rarement atteint par une série. Ce qui crée un fort effet repoussoir de la part de cet épisode qui, pourtant, n'a pas tort en ce qui concerne son message.

    Il faut terminer par un très bon point. Depuis quelques années, la série n'a pas réussi à surprendre. Les révélations concernant le casting ou l'univers étaient souvent connus à l'avance. La saison 12 a réussi à nous surprendre à plusieurs reprises pour mon plus grand bonheur ! Dès le premier épisode, on observe le retour inattendu d'un ennemi joué par un superbe acteur ! Mais c'est surtout Fugitive of the Judoon qui a réussi non seulement à garder le secret sur une révélation importante, mais aussi à créer un nombre important de conséquences pour l'univers de la série. Conséquences qui seront en partie expliquées, mais pas assez, lors du dernier épisode.

    Cette saison 12 et à la fois fidèle à la saison 11 et en même temps change de ton. Elle est plus spectaculaire avec quelques personnages magnifiques. Que ce soit le retour d'un Dalek à nouveau menaçant ou le cyberman le plus effrayant depuis le début de la nouvelle série. Personnellement, je suis de plus en plus conquis malgré quelques déceptions, dont Orphan 55.

    *
    **
    ***
    **** Certes, la saison est imparfaite. Mais ce fut un bonheur pour moi de la voir une fois par semaines.
    *****

    Image : Site officiel

  • Doctor Who: At Childhood's End par Sophie Aldred

    Titre : Doctor Who : At Childhood's End
    Autrice : Sophie Aldred
    Éditeur : Penguin 6 février 2020
    Pages : 304

    Dorothy McShane est riche, très riche. Son argent lui a permis de créer une fondation de charité qu'elle utilise pour aider le monde. Mais elle s'en sert aussi pour espionner les groupes gouvernementaux chargés d'évaluer et de traiter les menaces aliens (du moins jusqu'à ce qu’UNIT fut détruit). Elle même s'occupe de quelques problèmes aliens tout en évitant d'être trop présente sur les dossiers de ces organisations militaires. Car Dorothy McShane n'est pas une simple humaine. Lors de son adolescence elle fut capturée, exilée sur une autre planète pour finalement être recueillie par le Docteur. Du moins jusqu'à ce qu'elle décide qu'elle ne pouvait plus être un pion sur son échiquier personnel. Donc lorsque des enfants disparaissent elle n'attend pas le retour du Docteur, elle agit immédiatement.

    SPOILERS

    Quelqu'un qui regarde la série sait que Doctor manipule les gens. Que ce soit pour les protéger ou les vaincre Doctor a toujours un moyen de faire en sorte que ses ennemis se battent eux-mêmes. Il a rarement besoin d'agir réellement pour que quelqu'un perde la vie. Ten était particulièrement conscient de cela à la fin de son existence lorsqu'il explique à Wilfred être capable de convaincre une personne de se suicider en usant uniquement de mots. Mais il est rare que les personnes qui suivent Doctor mettent en cause ses actions, car elles sont souvent pour le bien commun. Pourtant, c'est le cas de Dorothy McShane alias Ace. Et ses remises en causes sont exprimées par Yaz. Je crois que c'est la première fois, dans les livres, que la nouvelle équipe exprime des doutes. Je ne suis pas surpris que ce soit Yaz qui soit choisie pour en parler, elle me semble la personne la plus logique étant donné son entrainement au sein des forces de police. Ce livre est donc beaucoup plus critique envers les actions du Doctor que certains autres.

    Le livre met aussi en avant les conséquences d'un voyage avec Doctor. Outre la perte de sa capacité à décider, étant donné que le Doctor décide pour les autres, il y a aussi les risques. Dans ce roman, tous les personnages sont mis en danger à un moment ou à un autre à cause du Doctor. Tous les personnages souffrent des décisions et des demandes du Doctor. Certains personnages, Ace par exemple, sont particulièrement conscient de ceci. Ace ne pardonne toujours pas au Doctor de l'avoir manipulée ce qui a conduit à la mort, de ses mains, de plusieurs personnes. Et elle sait ne pas être en sécurité auprès du Doctor car trop de mensonges et de secrets existent. L'autrice met ceci en valeur jusqu'aux dernières pages, lorsque Dorothy McShane annonce à son amant que la Doctor a "menacé de venir le voir de temps en temps."

    Bien que ce roman ne soit pas aussi bien que je l’espérais. Il réussit son contrat. Il met en place une menace basée à la fois sur le passé de la série tout en étant ancrée dans son fonctionnement actuel. Ainsi, le protagoniste principal use de stratagèmes modernes pour éviter d'être mis en danger par la justice suivant en cela les efforts de Chibnall pour parler des problèmes que l'on pourrait qualifier de sociétaux plutôt que de mettre en avant un vilain classique.

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    **
    *** Intéressant, l'autrice montre son amour de l'univers Doctor Who. Mais pas transcendant
    ****
    *****

    Image : Éditeur

  • A crash of fate par Zoraida Córdova

    Titre : A crash of fate
    Autrice : Zoraida Córdova
    Éditeur : Disney 6 aout 2019
    Pages : 352

    Baatu est une planète qui fut un jour prospère mais qui n'est maintenant qu'un petit poste entre une partie méconnue de la Galaxie et une partie inexplorée. Mais les habitant-e-s de cette planète l'apprécie malgré l'importance du nombre de criminel-le-s dans la principale ville. Outre celle-ci, Baatu est surtout habitée d'agriculteurs et d'agricultrices. Jules est l'un des enfants de Baatu. Bien qu'il ait toujours souhaité partie explorer la Galaxie il est resté sur place. Il possède l'espoir secret de revoir une amie d'enfance disparue il y a longtemps : Izzy. Après une décennie sans nouvelle, celle-ci revient à Baatu avec quelques ennuis.

    SPOILERS

    Que dire de ce roman ? Il est singulièrement vide. Le roman est en dehors des événements de Star Wars, même si on mentionner la destruction de la Nouvelle République par la Premier Ordre et l'existence de la Résistance. Ce livre se concentre sur deux personnages et leurs aventures durant une journée sur Baatu. Les deux rencontrent tous les personnages et lieux importants de la planète. Outre leur visite, l'intrigue permet de placer les deux personnages ensembles au sein d'une histoire d'amour. Malheureusement je n'ai été ni convaincu ni intéressé. Ce roman a totalement échoué à m'intéresser.

    *
    **
    *** Je n'ai pas réussi à y trouver un intérêt
    ****
    *****

    Image : Éditeur

  • Resistance reborn par Rebecca Roanhorse

    Titre : Resistance reborn
    Autrice : Rebecca Roanhorse
    Éditeur : Penguin 5 novembre 2019
    Pages : 320

    Nous sommes immédiatement après l'épisode 8. La Nouvelle République n'est plus après la destruction de ses principales planètes. Elle est tombée sans même pouvoir se défendre. La Résistance a pu échapper au massacre et évacuer mais fut poursuivie inlassablement jusqu'à la bataille de Crait. Il ne reste pratiquement rien de la flotte ni des pilotes et encore moins de généraux ou de stratèges. Personne n'a répondu aux appels à l'aide et il n'existe pas de bases sûres pour ce qui reste de la Résistance alors que le Premier Ordre commence à étendre son influence sur la Galaxie. Il devient urgent de se ravitailler, de trouver une flotte et des stratèges même si cela implique de faire revenir des personnes qui ont pris leur retraite.

    SPOILERS

    Ce roman se base fortement sur le passé de l'univers étendu officiel. Plusieurs escadrons et personnages sont basés sur d'autres romans et jeux, comme l'escadron Inferno et le retour de Nora et Wedge après les événements de la trilogie Aftermath. On retrouve aussi Rey, Finn et Poe mais malheureusement Rose n'est pas aussi présente qu'elle ne le mérite. Nous avons donc une forme d'hommage envers le travail d'autres personnes au sein de ce roman.

    Mais celui-ci s'insère aussi au sein de deux films. Il commence presque immédiatement après le 8 pour expliquer comment la Résistance a pu grandir avant le 9. Mieux encore, le roman explique pourquoi la Résistance n'a pas pu joindre des allié-e-s. Le roman explique que le Premier Ordre a utilisé ses connaissances pour emprisonner, en secret, les sympathisants de la Résistance et de la Nouvelle République. Tandis que d'autres planètes ont décidé d'éviter un combat direct par peur de subir le même châtiment que la Nouvelle République. Ainsi, ce roman permet de mieux comprendre ce qui s'est déroulé et comment Leia a réussi à reconstruire une puissance paramilitaire capable de menacer le Premier Ordre.

    *
    **
    ***
    **** Un roman Star Wars au-dessus des autres à la fois par le respect montré envers les personnages mais aussi la manière dont il explique des événements ayant eu lieu dans les films 8 et 9
    *****

    Image : Éditeur

  • Alphabet Squadron par Alexander Freed

    Titre : Alphabet Squadron
    Auteur : Alexander Freed
    Éditeur : Penguin 31 décembre 2019
    Pages : 576

    La Rébellion a vaincu. L'Empire a perdu son Empereur lors de la destruction de l'Etoile Noire. Depuis, l'armée de l'Empire a perdu sa cohésion et fuit en ordre dispersé devant la puissance de ce qui est maintenant la Nouvelle République. Bien que la paix ne soit pas encore signée, tout le monde sait que la Nouvelle République est sur le chemin de la victoire. Ceci à la plus grande surprise de ses membres. La Galaxie change. Les défections dans les rangs impériaux sont de plus en plus nombreuses. En particulier après l'opération Cinder qui ordonne la destruction de mondes entiers. Yrica Quell fait partie de ces impériaux qui ont décidé de partir. Après des mois elle est finalement recrutée pour lutter contre son ancien escadron : Shadow Wing. Car celui-ci a reconstitué une base impériale qui pourrait devenir un danger important pour la Nouvelle République.

    SPOILERS

    Ce pourrait paraitre surprenant, mais assez peu nombreux sont les ouvrages qui traitent de la guerre au sein de l'univers Star Wars. Plus précisément, peu nombreux sont les ouvrages qui en traitent aussi bien en termes de plans militaires que des conséquences sur les soldat-e-s. Ce premier volume d'une future trilogie se concentre fortement sur le fonctionnement des différents vaisseaux qui constituent les flottes de chasseurs et de bombardiers de l'univers Star Wars. À la lecture, on a vraiment l'impression d'avoir en face de soi une machine avec ses capacités et limites. Des machines qui souffrent lors d'un conflit et qui peuvent devenir inopérantes dans certains contextes.

    Nous avons aussi enfin une vision de l'état de différent-e-s soldat-e-s après une longue guerre. Les membres de l'escadron ont toustes subis plus ou moins fortement la puissance de l'Empire. Que ce soit une promesse rituelle, l'envie de devenir une légende dans la mort ou encore la simple vengeance voire même le souhait de la rédemption ces personnages ont des cicatrices. Même Hera Syndulla, que j'ai été très heureux de revoir, n'est pas indemne et subi l'ancienneté de la guerre.

    Malheureusement, ce roman est porté par un grand nombre de personnages peu sympathiques. Ne pas avoir uniquement un type de personnages est une bonne chose mais j'ai, personnellement, eu du mal à m'attacher à un grand nombre d'entre-elleux. J'ai surtout du mal avec Caern Adan dont les apparitions furent laborieuses pour ma lecture. Je trouve le personnage à la fois peu intéressant et brutalement antipathique. Cet aspect a fortement joué sur mon plaisir lors de la lecture de ce roman.

    *
    **
    *** Un bon roman de guerre avec des personnages que je n'aime pas
    ****
    *****

    Image : Éditeur

  • Black Lightning saison 2

    Black Lightning et sa famille sont finalement saufs. Illes ont vaincu une opération illégale d'une agence fédérale. Une opération qui utilisait le trafic de drogue afin de conduire des expérimentations sur la population noire de la ville de Freeland. Mais la ville et l'école de Garfield ne sont pas encore sauvées. Après que l'opération fut connue par le public un nombre de plus en plus important de jeunes reçurent des pouvoirs et furent confrontés à une police peu compréhensive. L'école, elle, doit survivre après l'attaque qu'elle a subi en l'absence de son proviseur, occupé à être Black Lightning. Mais surtout, Tobias Whale est encore dans la nature et il possède un outil qui pourrait lui permettre de contrôler les méta-humain-e-s.

    SPOILER

    Cela était déjà le cas lors de la première saison et continue lors de cette seconde saison, la communauté est très importante dans cette série. Lors de la première saison on l'observait via l'église locale qui permet de relier les familles en besoin. Là encore, cette église s'occupe des personnes qui ont besoin d'aides. C'est elle qui trouve les fonds nécessaires pour combattre le gouvernement en justice. C'est aussi elle qui contrôle la clinique gratuite de la ville. Et c'est elle qui contrôle et pacifie la population. Cette communauté se trouve aussi au sein de la famille des Pierce, de Black Lightning. Même lorsque les membres ne sont pas en accord la série fait en sorte de les réunir afin de permettre une entraide et un soutien mutuel. S'il y a bien un message que je ressens dans cette série c'est l'importance des liens familiaux, des lieux d'amitiés et des liens communautaires.

    Bien que les points positifs de la première saison soient toujours présents - j’adore la manière dont est incarné et écrit Tobias Whale qui garde une impression de puissance et de menace tout au long de la saison - je déplore que la saison s'intéresse moins à l'école Garfield. Les intrigues autours de cette école permettait de montrer l'importance de l'éducation. Mais cela allait plus loin. On nous montrait de quelle manière une école peut être instrumentalisée pour contrôler et pénaliser des jeunes. Alors que la première saison montrait un principal qui refusait cette logique la seconde saison montre un principal qui met immédiatement en place des détecteurs de métaux et des gardes armés tout en imposant une politique de tolérance 0. Bien que la série montre les aspects de racisme que cela implique, elle ne peut aller loin car l'école disparait presque totalement de cette seconde saison. C'est, à mon avis, dommage.

    *
    **
    ***
    **** Une seconde saison tout aussi intéressante que la première mais qui s'intéresse trop à mettre en place une saison 3.
    *****

    Image : IMDB

  • Battlefront II: Inferno Squad par Christie Golden

    Titre : Battlefront II : Inferno Squad
    Autrice : Christie Golden
    Éditeur : Penguin 27 mars 2018
    Pages : 400

    Iden Versio est la fille d'un amiral et d'une propagandiste. Deux personnes parmi les plus loyales envers l'Empire. Elle-même, est extrêmement loyale. Son entrainement et ses capacités sont proches de la perfection. Ses capacités lui ont permis d'être l'une des personnes envoyées sur l'Etoile de la mort, chargées de sa défense au sein d'un escadron de chasseurs Ties. Mais ce que personne au sein de l'Empire ne pouvait imaginer est arrivé. Les rebelles ont gagné, détruit l'arme la plus puissante jamais construite par l'Empire et seules quelques personnes ont survécu à cette bataille. Iden Versio est l'une de ces personnes. Après un peu de temps pour guérir son père décide de la mettre en charge d'un escadron spécial chargés de missions spécifiques qui demandent l'action des meilleurs des meilleurs : L'Escadron Inferno.

    SPOILERS

    L'escadron Inferno est connu par les personnes qui ont joué à Battlefront II version EA. En effet, nous y prenons le contrôle d'Iden Versio pendant et peu après la bataille d'Endor. Ce roman se déroule bien avant puisqu'il se déroule après la destruction de la première Etoile Noire. On observe la constitution de l'escadron et quelques missions avant d'entrer dans le propos principal du livre : la destruction des derniers partisans de Saw Gerrera.

    Aussi bien nous que les personnages passent de l'autre côté. Nous car, cette fois, nous suivons les aventures de membres de l'Empire chargés de le défendre. Les personnages car illes doivent infiltrer les Partisans. Dans les deux cas, on est forcé de penser un peu plus aux personnes qui sont rebelles ou membre de l'Empire. Le livre montre que le combat n'est rendu possible que parce que l'ennemi est déshumanisé, que ce soit à l'aide de mots mais aussi par la distance. Pour tous les membres de l'Escadron, il devient difficile de tuer lorsqu'on apprécie la personne en face.

    Ce roman suit un premier roman portant le titre de Battlefront. Les deux sont très différents. Le premier nous faisait suivre une unité entière de rebelles sur plusieurs fronts. Celui-ci se concentre sur 4 personnages et prend le temps de mettre en place une mission particulière et ses effets sur les personnages. Selon moi, ce second roman est bien mieux réussi que le premier. Je me suis bien plus attaché aux personnages et aux événements. Il me semble aussi plus intéressant en développant le fonctionnement militaire de l'Empire.

    *
    **
    ***
    **** Un second roman Battlefront réussit après la déception que fut le premier.
    *****

    Image : Éditeur

  • Leia, Princess of Alderaan Journey to Star Wars: The Last Jedi par Claudia Gray

    Titre : Leia, Princess of Alderaan Journey to Star Wars : The Last Jedi
    Autrice : Claudia Gray
    Éditeur : Disney 1 septembre 2017
    Pages : 416

    Leia a 16 ans. Elle est la fille adoptive de la famille régnante d'Alderaan. Et cette année elle doit accepter le passage de l'enfance à la vie adulte. Cette année elle doit prendre trois défis qui permettent de prouver non seulement ses capacités physiques mais aussi son intelligence et sa loyauté envers la population d'Alderaan et de la Galaxie. Mais Leia vit son adolescence au sein d'une galaxie contrôlée par l'Empereur Palpatine. Et alors qu'elle tente de réussir ses différents défis elle commence à se rendre compte que certaines choses lui sont cachées et que ses connaissances de leur existence pourraient la mettre en danger, ainsi que le peuple qu'elle doit protéger et servir.

    SPOILER

    Ce roman est l'un de meilleurs du nouvel univers étendu star wars. Il se concentre sur le personnage de Leia lors de sa jeunesse et de son apprentissage de la politique, de son identité et de sa place au sein de l'univers. On observe une Leia fortement impliquée au sein de sa famille et qui souffre de l'éloignement de ses parents. Elle ne veut que leur amour et leur fierté. Bien qu'elle ne recherche pas ses parents de sang, la question est mise en avant lors d'une scène précise sur Naboo. Le roman marque aussi l'importance de l'amitié pour construire son futur et préparer des alliances qui permettront de lutter contre Palpatine. Certains personnages ne semblent pas dignes de confiance mais l'autrice montre qu'il faut tout de même creuser un peu avant d'abandonner une amitié potentielle.

    Le roman parle aussi du devoir. Leia, durant ce roman, suit ce qu'elle considère son devoir : défendre son peuple et sa planète. De nombreuses pages permettent de décrire une famille royale humble qui considère que la loyauté de leurs sujets dépend de la capacité de la royauté à mériter celle-ci. Bien que le devoir soit important, l'autrice marque tout de même que Leia a le droit de connaitre le bonheur et de prendre le temps de prendre soin d'elle-même. Surtout si elle souhaite être capable de lutter à l'avenir. On a donc un propos qui prend en compte l'importance de prendre soin de soi tout en marquant l'importance d'accepter ses devoirs.

    Pour finir, voici un roman qui capture parfaitement Leia. Une jeune femme capable d'amour mais aussi extrêmement intelligente. Aussi forte pour comprendre les rouages de l'administration que pour apprendre le maniement des armes à feu. Mais surtout une Leia qui prend à cœur la nécessité de faire son travail pour le bien de tous et non pour elle-même.

    Image : Éditeur

  • The life and death of Toyo Harada par Joshua Dysart, Cafu, Andrew Dalhouse et Dave Sharpe

    Titre : The life and death of Toyo Harada
    Auteurs : Joshua Dysart, Cafu, Andrew Dalhouse et Dave Sharpe
    Éditeur : Valiant 9 octobre 2019
    Pages : 224

    Ce volume contient The life and death of Toyo Harada 1-6. Toyo Harada est né après que la bombe nucléaire soit tombée sur le Japon. En quelques minutes, il comprit qu'il possédait des pouvoirs bien plus étendu que la plupart des humain-e-s. Presque sans effort, il réussit rapidement à devenir un homme que l'on suit et ce malgré sa jeunesse. Mais Toyo Harada n'est pas simplement puissant, il a une mission. Il souhaite supprimer la guerre et les inégalités. Que tous les humain-e-s puissent vivre dans l'abondance et la sécurité. Récemment, il dû revoir son plan car Peter Stanchek le força à se dévoiler au monde. Depuis, il a pris le contrôle d'une zone qu'il nomme la Fondation. Mais ceci n'est pas apprécié par les nations du monde.

    SPOILERS

    Ce comics s'inscrit dans une trilogie débutée sur Harbinger et continuée dans Imperium. On pourrait même ajouter une partie d'Unity. On y observe Toyo Harada prendre de l'importance et changer. Dans ce comics on remonte bien plus loin puisque l'auteur dépeint l'enfant et l'adolescence de Toyo Harada en s'intéressant à des événements particuliers de sa vie. Cela permet de nous offrir l'identité de Toyo. Loin d'être divin ou un messie il est avant tout une personne de puissance qui cherche le pouvoir.

    Cela implique de parler du thème du pouvoir. Toyo Harada est, avec Peter Stanchek, la personne le plus puissante du monde. Il ajoute à cette puissance une capacité économique formidable, mais qu'il est en train de perdre. Bien entendu, il se pose la question de l'effet que tant de pouvoir peut avoir sur une personne. Peut-on rester humble et humain lorsque personne n'a la capacité de nous arrêter ? Alors que l'on peut apprécier le but de Toyo Harada il est clair que ses méthodes sont fortement questionnables. Il n'hésite pas à tuer pour le bien commun où à s'allier avec des êtres monstrueux si cela l'aide.

    En dehors de ceci, l'auteur a eu la bonne idée d'intervertir le passé avec le présent. Alors que l'on lit comment Harada devint Harada on observe sa fin quasiment en direct. Cette peinture se termine sur une conclusion satisfaisante tout en gardant quelques surprises. Je ne sais pas quand Valiant continuera cette fresque, mais j'espère que la suite sera tout aussi bien écrite.

    *
    **
    ***
    **** Un volume qui pourrait parfaitement faire office de conclusion au travail de Dysart chez Valiant
    *****

    Image : Éditeur

  • Thor 3. War's end par Jason Aaron, Mike Del Mundo, Marco D'Alfonso, Scott Hepburn et Matthew Wilson

    Titre : Thor 3. War's
    Auteurs : Jason Aaron, Mike Del Mundo, Marco D'Alfonso, Scott Hepburn et Matthew Wilson
    Éditeur : Marvel 30 octobre 2019
    Pages : 115

    Ce volume 3 contient Thor (2018) 12-16. La guerre des mondes est enfin terminée. La dernière bataille a eu lieu sur Terre entre Malekith et 4 Thors provenant de différents âges. Il est temps maintenant pour reconstruire les mondes et de changer le destin des différents peuples et personnages. Mais certains changements sont plus surprenants que d'autres. Que sont devenus Cul le dieu de la peur et Loki ? Comment Thor va-t-il réagir face à son couronnement. Et surtout, que va faire Jane Foster ?

    SPOILERS

    Ce troisième volume est le dernier de Jason Aaron sur la série Thor. Son histoire va réellement se terminer dans King Thor, qui sortira bientôt en librairie. Ce dernier volume est constitué de cours épisodes autours de certains personnages précis. Jason Aaron commence par offrir quelques informations sur les activités de certains d'entre eux. J'ai particulièrement apprécié le récit concernant Loki mais j'ai aussi beaucoup aimé le dernier discours d'Odin, qui est enfin capable d'exprimer son amour et sa fierté.

    Mais ce volume se termine aussi sur Thor et surtout sur sa manière de réagir face à son ascension. Loin de se complaire sur le trône Aaron le montre réagissant en essayant de mériter le trône. Ses premiers actes sont pacifiques et visent à la reconstruction. Ses premiers miracles concernent non des affaires d'états mais les besoins des personnes les plus modestes des différents mondes. Aaron termine dont en suivant son idée du mérite : celui-ci n'est pas un dû mais un travail éternel.

    *
    **
    ***
    **** Un volume constitué de courts récits qui ne sont appréciables que dans le cadre plus large du run de Jason Aaron.
    *****

    Image : Éditeur

  • Wonder Woman by Greg Rucka 3 par Greg Rucka, Cliff Richards et Ray Snyder

    Titre : Wonder Woman by Greg Rucka 3
    Auteurs : Greg Rucka, Cliff Richards et Ray Snyder
    Éditeur : DC 7 aout 2019
    Pages : 296

    Ce volume 3 contient Wonder Woman 218-226 et Blacker night: Wonder Woman 1-3. Depuis son arrivée Wonder Woman est l'ambassadrice des Amazones. Cela a impliqué la création d'une ambassade et d'un statut spécifique qui puisse accepter ses activités de membre de la Ligue de Justice. Mais bien qu'elle soit une guerrière sa mission concerne avant tout la paix et l'harmonie. Ses idées n'ont pas toujours été comprises mais se sont retrouvées sur la place publique. Cependant, une crise approche pour le monde et les Amazone. Et Wonder Woman pourrait bien y perdre sa mission.

    SPOILERS

    Greg Rucka a mis un grand nombre d'éléments en cours lors de son run. Wonder Woman est une membre de la Ligue de Justice, une ambassadrice, une championne d'Athéna et une autrice. Greg Rucka a tenté de montrer de quelle manière Diana joue sur ses différents rôles pour offrir son message, et celui des Amazones. Cela a impliqué de mettre en avant les relations diplomatiques avec les Etats-Unis mais aussi la réception de ses essais. De plus, Greg Rucka avait mis en place des intrigues divines mais aussi plus humaines. En particulier, certains personnages allaient probablement changer de direction et montrer la difficulté pour Diana de parler à tout le monde.

    Ce dernier volume est bien écrit. Malheureusement Greg Rucka doit inscrire son run dans deux événements qui change en grande partie ses plans. Le volume donne l'impression que l'auteur a dû écourter, modifier voire annuler certaines idées et donc n'arrive pas à terminer son intrigue comme il le souhaitait. Cependant, il réussit tout de même à intégrer son discours au sein du premier événement. Ainsi, Wonder Woman, après avoir assassiné Maxwell Lord, se rend au tribunal de la Hague afin de subir un procès. Mais celui-ci n'aura pas lieu. Le lien avec Blackest Night, bien que loin d'être mauvais, manque aussi de profondeur face au reste du run de Greg Rucka. Ce dernier volume est donc bon mais aussi en demi-teinte puisqu'on a l'impression de ne pas avoir la fin qui était prévue à l'origine.

    *
    **
    ***
    **** Loin d'être mauvais ce dernier volume donne l'impression de ne pas être ce que l'auteur souhaitait à l'origine.
    *****

    Image : Éditeur

  • West Coast Avengers Vol. 1: Best Coast par Kelly Thompson, Stefano Caselli et Tríona Farrell

    Titre : West Coast Avengers Vol. 1 : Best Coast
    Auteur : Kelly Thompson, Stefano Caselli et Tríona Farrell
    Éditeur : Marvel 20 février 2019
    Pages : 144

    Ce volume contient West coast avengers (2018) 1-4, The unbelievable Gwenpool 1 et Young avengers presents 6. Depuis quelques temps Kate Bishop vit à Los Angeles. Ce qui devait être, tout d'abord, des vacances changent rapidement lorsque Kate est dépouillée, doit lutter contre Madame Masque et découvre les secrets de sa famille. Après une attaque de requins des terres elle comprend que l'ouest a bien besoin d'une équipe d'Avengers. Qui mieux qu'elle peut constituer cette équipe ? Mais qui choisir et surtout comment la financer ?

    SPOILERS

    J'aime toujours autant Kelly Thompson même si ses séries se terminent rarement et qu'elle travaille actuellement sur Deadpool. En ce qui concerne Kate Bishop, elle en a fait le personnage qui est la vraie Hawkeye. Sa vie n'est pas facile mais elle continue toujours à se battre. Ainsi, retrouver Kate Bishop est toujours un plaisir. La voir se débattre dans les relations entre et avec ses ami-e-s est toujours aussi plaisant. Cette nouvelle équipe contient des personnages qui ne semblent pas du tout fait pour vivre ensemble mais cela permet de créer des situations que Kelly Thompson semble beaucoup apprécier.

    Malheureusement, j'ai l'impression que cette nouvelle série oublie trop le passé. Le travail de Kate Bishop en tant que détective est oublié. Ses nouveaux ami-e-s apparaissent de temps en temps mais sans prendre vraiment de place (seul sa nouvelle relation est réellement de retour). Surtout, j'ai l'impression que l'enquête sur la famille de Kate et ses liens avec Madame Masque sont totalement oubliées. J'aurais apprécié que cette intrigue puisse continue voire se terminer dans ce volume.

    *
    **
    *** Un premier volume qui lance l'équipe mais qui laisse derrière elle une bonne partie de ce qui a été construit pour Kate Bishop
    ****
    *****

    Image : Éditeur

  • Star Wars Rebels: Servants of the Empire.Secret Academy par Jason Fry

    Titre : Star Wars Rebels: Servants of the Empire. Imperial Justice
    Auteur : Jason Fry
    Éditeur : Disney 6 octobre 2015
    Pages : 192

    Zare a enfin réussi. Il a été envoyé sur la planète où il pense enfin pouvoir trouver sa sœur. Mais il ne sait pas que cette promotion est en fait un piège. Les impériaux savent qu'il est lié à plusieurs actions rebelles sur Lothal. Si Zare est promo c'est pour mieux l'empêcher d'être soutenu afin de découvrir tout ce qu'il sait puis de s'attaquer aux rebelles dont il aurait connaissance. Merei n'est pas non plus en sécurité. Après une action spectaculaire par le Groupe Spectre la sécurité impériale enquête sur tout le monde. Et Merei risque beaucoup si certaines personnes sont interrogées.

    SPOILER

    Ce dernier volume est probablement le meilleur de la série. Durant tous les chapitres on sent une course contre la montre se mettre en place. Le danger, pour les personnages, n'est jamais aussi présent. De plus, la première partie autours de Zare implique d'essayer de comprendre le fonctionnement d'une Académie qui semble cacher une coterie secrète formée des meilleures cadet-e-s. Surtout, Hux est de nouveau présent et l'on comprend que le fonctionnement du Premier Ordre a été théorisé bien plus tôt dans l'histoire de l'Empire par le général Hux.

    Si je dois trouver un point négatif cela devrait être le rythme. Bien entendu, le contexte de l'intrigue implique un rythme rapide. C'est un bon moyen de créer une impression de danger pour nos personnages. Malheureusement, cela implique aussi d'oublier l'enquête de Zare et surtout son intégration dans cette nouvelle académie. En quelques pages, il passe de nouveau cadet à l'un des meilleurs de la classe puis il est introduit au sein de l'académie secrète pour mieux être démasqué. Même chose pour Merei qui, en deux chapitres, passe de la crainte à une criminelle en fuite qui trouve les moyens d'exfiltrer sa famille et la famille de Zare. J'aurais aimé que le danger soit construit d'une manière plus progressive laissant aux intrigues plus de temps pour la résolution.

    *
    **
    ***
    **** Le meilleur tome d'une série à la fois intéressante et un peu trop simpliste.
    *****

    Image : Éditeur

  • Titans

    CW : Torture, mention d'abus sexuels, mention de violence parentale, mention de violence conjugale

    Les adaptations de DC ne sont pas une réussite ces dernières années, du moins au cinéma. En ce qui concerne la CW, elle a créé un univers partagé avec plusieurs séries qui sans être révolutionnaires sont assez bonnes. Mais en 2018 DC a annoncé la création de nouvelles séries plus sombres. Titans est la première. Les personnes qui, comme moi, ont regardé Teen Titans savent que le nom implique une équipe autours de plusieurs personnages adolescents. Robin, Raven, Beast Boy, Cyborg et Starfire sont les membres de la série animée. Mais cette série est bien plus violente et ne possède rien de l'humour de la série animée. L'équipe n'est même pas réellement constituée. On commence alors que Dick Grayson a abandonné Batman depuis un an. Il essaie de créer une vie en tant que détective à Detroit. Mais un jour il doit enquêter sur une adolescente : Rachel Roth. Celle-ci est impliquée dans plusieurs meurtres et de nombreuses personnes semblent vouloir la capturer.

    SPOILER

    La première chose à dire concerne l'ambiance de la série. Elle est sombre, dans le sens facile du terme. La réalisation a voulu nous montrer une ambiance adulte en nous empêchant de voir la plupart des scènes filmées dans la série. La photographie est rarement lumineuse et tout est fait pour que l'on ne voie pas bien les personnages ou les costumes. Il est vrai que certains effets ne sont pas extrêmement réussis. La réalisation joue aussi sur la violence et en particulier le sang. Ce dernier coule à flots. Les combats sont montrés dans toute leur brutalité, en particulier lors du dernier épisode. On peut difficilement apprécier les actions des personnages principaux sans les antagonistes qui sont bien pires...

    La série pose la question de l'identité. Tous les personnages principaux ont un problème d'identité à résoudre. Dick Grayson ne veut plus être Robin mais il n'arrive pas à se défaire de cet alter ego. Il a surtout peur de sombrer dans la noirceur comme Batman semble l'avoir fait. Il a peur de ce que Robin peut le pousser à faire en matière de violence. Kory n'a aucune mémoire de son passé et ne comprend pas son lien avec Rachel. Garth est perdu entre l'animalité et l'humanité ce qui pourrait le pousser à perdre le contrôle sur ses émotions et devenir animal. Enfin, Rachel ne connait pas ses parents. Elle est manipulée par tout le monde et ne sait pas en qui faire confiance. D'autant qu'elle est hantée par une version peu sympathique d'elle-même. Ces personnages principaux sont entourés de personnages secondaires qui ont essayé, échouent ou ont réussi à comprendre leur identité et à trouver un autre moyen que la violence pour résoudre leurs problèmes.

    Il est dommage que cette courte saison, 11 épisodes, se termine sur un cliffhanger. Toute la saison pose la menace du père de Rachel, Trigon, et des personnes qui lui vouent un culte. Mais dès qu'il apparait la saison se termine sans résoudre l'intrigue nous forçant à suivre la seconde saison.

    *
    **
    *** Sans être aussi mauvaise la série est un peu brouillonne et surtout en conclut pas son intrigue. Je déplore aussi une vision simpliste de ce que devrait être une série "adulte." La réalisation se contente de la violence et d'une image sombre.
    ****
    *****

    Image : Site officiel

  • Thor 2. Road to war of the Realms par Jason Aaron, Mike Del Mundo, Tony Moore, Lee Garbett, John Rauch, Antonio Fabela et Marco D'Alfonso

    Titre : Thor 2. Road to war of the Realms
    Auteurs : Jason Aaron, Mike Del Mundo, Tony Moore, Lee Garbett, John Rauch, Antonio Fabela et Marco D'Alfonso
    Éditeur : Marvel 19 juin 2019
    Pages : 119

    Ce volume contient Thor (2018) 7-11. Thor n'est plus le même. Mjolnir a été détruit au sein du soleil. Asgardia n'existe plus. Les divinités sont réfugiées sur Terre attendant l'arrivée de la guerre des domaines. Thor, lui, essaie d'éviter la guerre tout en aidant le plus possible le monde. Mais son humeur massacrante risque d'être dangereuse pour le monde. Plusieurs de ses amies et membres de sa famille décident de se réunir afin de trouver un moyen de l'aider avant l'arrivée de la guerre. Le monde aura besoin de Thor.

    SPOILERS

    Ce volume est surtout constitué de plusieurs numéros qui se concentrent sur certains personnages en vue de l'événement préparé depuis longtemps par Jason Aaron. Ces personnes ont un point de vue à chaque fois différent sur Thor et surtout sur la manière de l'aider. Roz Solomon, par exemple, entre dans une nouvelle agence afin de préparer la Terre. Personnellement, j'ai beaucoup apprécié le numéro autours d'Odin et de Thor. Odin est présenté comme un homme qui n'a jamais appris comment communiquer ses sentiments. Par défaut et à sa grande honte, il agit comme son père alors qu'il souhaite être comme son fils. J'ai aussi bien aimé le numéro autours de Freyja qui essaie d'aider son fils à s'aimer comme il est et non selon ce qu'il pense devoir être.

    Il n'y a donc pas forcément autant de Thor dans ce volume qu'on pourrait le croire. Mais cela ne l'empêche pas d'être très présent. Les auteurs continuent d'expliquer de quelle manière une divinité peut réellement être importante pour des humain-e-s. Mais surtout, les auteurs se concentrent sur l'importance des relations pour devenir meilleur. Ainsi, ce volume est aussi l'occasion de découvrir le premier amour de Thor et sa tentative de ne jamais l'oublier.

    *
    **
    ***
    **** Un volume qui remplit l'attente avant l'événement promit par Aaron. Mais un volume qui, selon moi, est tout de même intéressant.
    *****

    Image : Site officiel

  • The Unstoppable Wasp: Unlimited. 2 G.I.R.L. VS. A.I.M. par Jeremy Whitley, Alti Firmansya, Gurihiru et Espen Grundetjern

    Titre : The Unstoppable Wasp: Unlimited. 2 G.I.R.L. VS. A.I.M.
    Auteurs : Jeremy Whitley, Alti Firmansya, Gurihiru et Espen Grundetjern
    Éditeur : Marvel 11 septembre 2019
    Pages : 118

    Ce volume contient The Unstoppable Wasp (2018) 6-10. Nadia Van Dyne est maintenant une citoyenne des Etats-Unis. Elle a réussi, avec l'aide de Janet Van Dyne, à créer son laboratoire et à unir plusieurs jeunes femmes brillantes. Mais, dernièrement, elle a appris qu'elle est bipolaire. Cette prise de conscience a eu lieu après un épisode maniaque durant lequel elle a fait du mal à ses amies non seulement physiquement mais aussi émotionnellement. Depuis, elle essaie de faire amende honorable tout en gérant ses émotions en tentant de trouver ce qui lui fait plaisir, en dehors du travail. Et quoi de mieux qu'une fête d’anniversaire ? Bien entendu, cela implique de connaitre la date de son anniversaire...

    SPOILERS

    Lors du dernier volume on voyait Nadia agir d'une manière dangereuse et cruelle pour ses amies. En particulier, elle pensait être capable de fixer d'une de ses amies non-valide. Il est normal que ce volume reprenne immédiatement sur ce point et montre Nadia essayer de présenter ses excuses. Les auteurs montrent, d'ailleurs, que la personne qui les reçoit a le droit de les refuser. En particulier si ces excuses sont mal formulées, ce qui est le cas en l’occurrence.

    Les auteurs essaient aussi de montrer qu'il est normal, pour une jeune femme comme pour un jeune homme, de prendre le temps de se faire plaisir même si cela implique de ne pas réussir à suivre les buts que l'on s'est fixé ou que l'on croit devoir atteindre. Nadia, dans ce volume, abandonne la recherche d'une invention et préfère faire attention à sa santé tout en encourageant ses amies. Elle apprend aussi à trouver des passions autre que le travail et, surtout, elle prend le temps d'entrer en thérapie. Ce dernier point était déjà important dans les volumes précédents puisque le père de Nadia, Hank Pym, est dépeint comme un homme qui a refusé la thérapie préférant tenter de se soigner lui-même. Bien entendu, un tel choix a des conséquences négatives pour tout le monde.

    Ce seconde et dernier volume de la seconde série permet donc de clore les différentes intrigues tout en continuant à parler de la santé psychique, qui concerne aussi les personnes que l'on pense toujours en bonne santé. Il est dommage que les auteurs n'aient pas eu l'opportunité de continuer cette série et de consacrer plus de temps aux différents thèmes. En l'état, la fin des intrigues est trop rapide mais cela ne m'a pas empêché de beaucoup apprécier Nadia et ses amies.

    *
    **
    ***
    ****
    ***** Marvel a annulé, une seconde fois, cette série... Vraiment dommage.

    Image : Site officiel

  • The Expanse saison 3

    La protomolécule est maintenant connue par tous les gouvernements du système solaire. Seule la Terre ne la possède mais une conspiration est en cours afin d'acquérir cette technologie. Cette conspiration implique d'entrer en guerre contre Mars. Certes, Mars a de meilleurs vaisseaux mais la Terre en a plus. Pendant ce temps, la Ceinture essaie de savoir quelle sera sa future place après la guerre entre ces deux super puissances. Mais, sans que personne ne s'en rende compte, le Rocinante et son équipage vont se retrouver au centre des événements alors qu'illes tentent de retrouver la fille de leur nouveau membre d'équipage.

    SPOILERS

    Cette saison 3 est divisée en deux parties très distinctes. La première met en scène, après deux saisons, la guerre qui était annoncée entre Mars et la Terre. Cette guerre permet de nous offrir plusieurs moments particulièrement exaltant tout en continuant à suivre les règles mis en place dans cet univers. La seconde partie, en revanche, se déroule plusieurs mois après la guerre. L'humanité entière se déplace pour enquêter sur l'objet provenant de la protomolécule. On se trouve très vite au sein d'un huis clos alors que les personnages essaient de comprendre ce qui est en train de se dérouler. Cette partie se terminer par un cliffhanger qui, heureusement, sera résolu dans la saison 4.

    Il y a donc deux parties à l'aspect mais aussi à l'intrigue très différentes. On pourrait presque croire à deux saisons dont une partie des intrigues ne sont pas immédiatement explicitées. Cependant, il me semble que le thème général reste la nécessité de l'union de l'humanité. Dans la première partie, c'est par l'union et les dons que la guerre se terminer finalement. Dans la seconde partie, la survie des différents vaisseaux n'est possible que par l'union de tout le monde afin de comprendre l'espace dans lequel illes se trouvent mais aussi par une entraide qui ne prenne pas en compte les tensions entre différentes nations.

    Pour finir, nous avons une troisième saison toujours aussi réussie même si le passage à la seconde partie est très abrupt. Je suis toujours aussi impressionné par la photographie et la manière de filmer les combats entre vaisseaux, particulièrement dynamique. De plus, la saison 3 permet d'étendre l'univers avec un changement fondamental pour l'humanité tout en marquant l'existence d'un mystère.

    *
    **
    ***
    ****
    ***** Je ne regrette pas l'attente pour cette troisième saison et j'espère pouvoir voir la quatrième bientôt.

    Image : Site officiel

  • Lazarus 6. Fracture par Rucka, Lark et Arcas

    Titre : Lazarus 6. Fracture
    Auteurs : Rucka, Lark et Arcas
    Éditeur : Image Comics 15 janvier 2020
    Pages : 152

    Ce volume 6 contient Lazarus Risen 1-3. Le monde est contrôlé par des familles possédant le pouvoir économique. Dans ce contexte, la valeur se mesure selon ce que l'on peut apporter à ces familles. Si on ne peut rien apporter on est considéré comme du déchet. Depuis quelques années, une guerre mondiale est menée entre les personnes loyales à la famille Carlyle et les autres. Mais les Carlyle ont subi plusieurs trahisons et risquent de perdre la guerre. Heureusement, Forever et Johanna se sont unies afin de contrer la menace, en échange de la vérité.

    SPOILERS

    Il ne se passe pas grand-chose dans ce volume et pourtant l'action est sans répit. Dès les premières pages, nous sommes intégrés à une attaque contre un traitre envers la famille Carlyle. Au second numéro, les auteurs nous marquent par un combat entre trois Lazares. Et dans le troisième numéro, on retrouve le Lazare le plus effrayant de cet univers pour un combat contre les Carlyle. Ces différentes actions sont toujours aussi bien dessinées, laissant souvent la place au muet pour mieux mettre en scène les mouvements.

    Ce volume se déroulant après le volume 5 et le volume X+66 on arrive à un point ou Forever et Johanna se sont entendues afin de changer la relation de Forever envers sa famille. Les deux femmes semblent être complices et avoir une grande confiance l'une envers l'autre. Sans que cela ne soit encore trop mis en avant, les auteurs recommencent à parler de plans différents pour le futur et donc du choix nécessaire. Doit-on suivre un futur selon Johanna ou selon son père ?

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    ***** J'attendais ce volume depuis longtemps, il ne m'a pas déçu !

    Image : Éditeur

  • Servants of the Empire. Imperial Justice par Jason Fry

    Titre : Star Wars Rebels: Servants of the Empire. Imperial Justice
    Auteur : Jason Fry
    Éditeur : Disney 7 juillet 2015
    Pages : 176

    Zare Leonis est un héros. Il a échoué à capturer des rebelles mais son action rapide est appréciée par ses supérieur-e-s. Mais Zare Léonis n'est pas un fidèle de l'Empire. S'il accepte d'être formé comme cadet c'est dans le but de retrouver sa sœur et jamais il n'a été si proche de son but. Malheureusement pour lui, certaines personnes ne croient pas en sa loyauté. Durant la dernière partie de son année au sein de l'Académie Impériale de Lothal il va devoir se défendre contre la suspicion d'un camarade et d'un supérieur.

    SPOILERS

    Ce troisième tome, sur quatre, montre bien à quel point l'Empire est dangereux et ne respecte pas les libertés. Dans ce tome, Zare Leonis doit accepter d'aider à des enquêtes officielles. Pour cela, il doit interroger des personnes afin de les pousser à dénoncer des voisin-e-s afin de trouver des toutes les infractions aux lois, même les plus innocentes. De plus, il doit accepter d'être considéré comme un danger et de faire peur aux gens afin de continuer sa quête. On retrouve le thème de l'identité face au masque nécessaire que l'on commençait à voir dans le tome 2.

    Ce tome s'intéresse malheureusement un peu moins à Merei. Bien entendu, l'auteur termine l'intrigue autour d'elle. Une grande partie du livre la voit aux prises du danger de l'enquête officielle de sa mère et face à un criminel qui peut la dénoncer à tous moments. Mais une moitié de son intrigue concerne sa relation avec Zare et surtout la difficulté de garder une relation saine à longue distance avec une personne qui a un intérêt spécifique et qui ne peut donc pas la soutenir. Heureusement, l'auteur marque que Zare est bien la raison de la fin de cette relation amoureuse.

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    *** Un troisième tome moins intéressant. Mais il ne reste qu'un seul tome avant de connaitre la fin de l'histoire.

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    Image : Éditeur

  • Runaways 4. But you can't hide par Rainbow Rowell et Andres Genolet

    Titre : Runaways 4. But you can't hide
    Auteur-e-s : Rainbow Rowell et Andres Genolet
    Éditeur : Marvel 16 octobre 2019
    Pages : 130

    Ce volume contient Runaways 19-24. Les Runaways ont survécu aux enfants des Gibborims qui souhaitaient terminer le travail de leurs parents. Malgré les désirs d'Alex Wilder, ils n'ont pas assassiné quelqu'un ni tué les Gibborims. Cependant, les restes de cet événement sont encore difficiles pour le groupe. Tout le monde doit apprendre à accepter les difficultés et les changements qui ont eu lieu dans leur vie. Et quelqu'un tente de se créer une vie super-héroïque en secret.

    SPOILERS

    Chaque volume rend les personnages plus sympathiques qu'avant. Il m'est difficile de choisir un moment préféré dans ce volume car les bonnes pages sont nombreuses. Que ce soit la discussion adulte avec Molly, Gert et Chase ou encore Niko et Karolina. Sans oublier Chase seul dans un magasin. Ces différents personnages ne sont pas là pour faire des choses fantastiques mais essaient seulement de réussir à grandir et à accepter les changements, malgré les difficultés.

    Si je devais ne donner qu'un unique mauvais point ce serait Alex. La fin du volume trois montrait que quelqu'un avait décidé de le suivre. Bien entendu, on se demande qui cela pourrait être et surtout pourquoi. Malheureusement, la résolution ne prend qu'un seul et unique numéro puis Alex disparait à nouveau. Je ne sais pas si on le reverra mais j'aurais préféré que les auteur-e-s prennent un peu plus de temps pour écrire autours de ce choix et d'Alex.

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    ***** A chaque volume je souhaite lire la suite immédiatement !

    Image : Éditeur

  • Servant of the empire 2. Rebel in the rank par Jason Fry

    Titre : Servant of the empire 2. Rebel in the rank
    Auteur : Jason Fry
    Éditeur : Disney 3 mars 2015
    Pages : 176

    Zare Leonis a réussi. Il est intégré à l'académie impériale junior de Lothal. Son but est toujours de comprendre pourquoi sa sœur a disparu et, pour cela, il compte sur deux choses. Sa capacité d'enquêter à l'interne et l'aide de sa compagne, Merei, à l'extérieur en tant qu'experte en systèmes informatiques. Mais Leonis ne pensait pas qu'il serait si difficile de détester l'Empire tout en travaillant pour lui. Tandis que Merei doit se lier à des personnages peu recommandables afin de réussir à trouver quelques traces de la sœur de Zare. Pire encore, un nouveau cadet arrive au sein de l'académie et celui-ci n'est pas tout à fait ce qu'il veut montrer.

    SPOILERS

    Ce second tome peut se lire comme une introduction à un épisode de la série animée Star Wars Rebels. Dans celui-ci, Ezra Bridger infiltre l'académie afin de récolter des informations sur un transport d'armes et finit par sauver un cadet qui serait capturé par l'Inquisiteur. Les dernières pages se déroulent lors de cet épisode mais en prenant en compte le point de vue de Zare sur Ezra Bridger.

    En ce qui concerne l'intrigue, elle est un peu plus intéressante que le premier tome. J'avais détesté ce dernier. Ce second tome s'intéresse bien plus au fonctionnement de l'Académie et de l'Empire. On apprend qu'il existe une académie spécifique aux enfants capables d'user de la Force et que les tests mis en place lors de l'apprentissage ne sont pas seulement un moyen d'évaluer les capacités physiques et psychologiques mais aussi l'accès à la force. Malheureusement, ce tome se termine sur un cliffhanger et il faudra attendre la suite pour savoir ce qui va arriver.

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    *** Un peu mieux que le premier tome. Mais toujours très basique.

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    Image : Éditeur

  • Dooku: Jedi Lost par Cavan Scott

    Titre : Dooku : Jedi Lost
    Auteur : Cavan Scott
    Éditeur : Penguin 3 octobre 2019
    Pages : 480

    Dooku est un sith. L'un des personnages qui a lancé la guerre des clones en annonçant le mouvement séparatiste. Il est aussi le maitre de l'une des assassines les plus dangereuses de la galaxie et le conte d'un monde éloigné. Mais Dooku fut aussi l'un des jedis les plus prometteurs de sa génération au point d'être choisi comme padawan par rien de moins que Yoda lui-même. Comment s'est-il éloigné de l'ordre jedi afin de devenir l'un de ses ennemis ? C'est la question que se pose Asajj Ventress alors qu'elle est envoyée en mission afin de retrouver la sœur de Dooku.

    SPOILERS

    Ce livre est le script du livre audio du même nom. Il permet de mieux connaitre la vie et la jeunesse de Dooku, joué par Christopher Lee. L'histoire commence donc loin dans le passé alors que Dooku est un simple initié et se termine peu de temps avant la guerre des clones alors que l'on apprend l'influence d'une figure mystérieuse sur Dooku. Le récit des années d'apprentissage puis de maitrise de Dooku permettent de mettre en scène les raisons de son éloignement face à l'ordre jedi. En particulier, c'est le refus d'accepter les dangers du retour des siths et le refus d'agir pour aider qui poussent Dooku à chercher un autre moyen de sauver le plus de personnes possibles, le poussant en direction d'une séparation avec une République dont les représentant-e-s ne semblent s'intéresser qu'aux aspects économiques de l'univers. Bien que les aspects politiques soient peu décrits on comprend mieux les incapacités de la République et des jedis.

    Mais ce livre parle aussi d'un personnage central de la série Clone Wars : Asajj Ventress. Elle est une ancienne esclave sauvée par un jedi en exil qui meurt sans l'envoyer au temple Jedi. Elle est sauvée à nouveau par Dooku qui en fait son apprentie. Durant une grande partie de la série, elle est contrôlée par sa soif de vengeance avant de tenter de trouver une autre voie. C'est, selon moi, l'un des personnages dont l'intrigue est la plus intéressante de la série. Intrigue qui se termine en dehors de la série. Ce roman permet de mettre en avant ses doutes face à Dooku et ses capacités de trouver une autre plus dans l'univers. Face à Dooku la contradiction est portée par son ancien maitre qui essaie de la pousser à rejoindre l'ordre jedi plutôt que de continuer à être une assassine.

    Ainsi, ce script permet de mieux connaitre deux des personnages les plus intéressants de l'univers star wars. Leurs passés sont décrits en laissant assez de points sombres pour permettre une interprétation. Bien qu'un script implique certaines différences avec un roman, il m'a semblé facile d'entrer dans les scènes décrites par l'auteur. Il est simplement dommage que les dernières scènes soient si rapides.

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    **** Deux personnages majeurs qui reçoivent une histoire intéressante

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    Image : Éditeur

  • Supergirl saison 4

    La vie n'a jamais été aussi belle pour Supergirl. En l'absence de son cousin, Superman, elle a pris le manteau de protectrice de la Terre. Le monde entier l'apprécie et la remercie de ses actions. Il semble que jamais les monde ne fut plus prêt à accepter toutes les différences et d'entrer dans un âge de tolérance. Mais J'onn J'onzz doute. Alors que les autorités semblent aveugles, il observe des actes de violence visant précisément les personnes que l'on sait être des aliens. Un backlash semble être imminent. Petit à petit, un groupe commence à se constituer afin d'expulser les aliens. Mais qui est capable d'organiser un tel groupe en si peu de temps ?

    SPOILERS

    Dès la première saison, et surtout lors de la saison 2, Supergirl est une série inscrite dans les événements contemporains. Celle-ci se plaçait résolument en faveurs des droits des minorités, en particulier immigrantes, en s'attaquent à la haine et à la peur. Cette saison 4 est encore plus inscrite dans cette histoire puisqu'elle met en scène des groupes suprémacistes humains armés et organisés sous forme de milice qui s'attaque à de simples personnes. Ces groupes sont, petit à petit, considérés comme légitime par un pouvoir présidentiel qui joue de la peur et de la haine afin d'augmenter son pouvoir. La série essaie aussi d'expliquer comment on peut se mettre à haïr la différence. Lors d'un épisode, elle montre tout ce qu'a perdu l'un des antagonistes. Il perd son héritage, sa maison et son travail. Bien entendu, une partie de ses échecs est dû à ses propres actions mais une grande partie est dû au système financier. Au vu du ton de la série, que l'antagoniste soit un homme blanc hétéro et marié n'est sûrement pas un hasard.

    De plus, la série se place résolument en faveurs de la presse. Bien que Kara réussisse plusieurs combats en tant que Supergirl la victoire n'est possible que par ses talents de journalistes. Plusieurs événements clés de la saison dépendent de moments de journalisme et un grand nombre de personnages défendent la nécessité de journaux indépendants et capables d'investigation afin de contrer un pouvoir gouvernemental trop important ou de contrer des groupes basés sur la propagation de la haine. Malheureusement, la série fait l'erreur de considérer le journalisme comme une simple présentation des différentes manières de lire la réalité. Cette idée qu'il suffit de présenter les deux termes d'une histoire afin de faire du bon journalisme oublie la nécessité d'enquêter afin de trouver la vérité et de l'imposer aux personnes qui usent du mensonge.

    Enfin, la série défend une diversité face aux personnes qui souhaitent le règne de ce qu'illes nomment la "normalité". Nous avions déjà Alex, lesbienne qui tente de devenir une mère célibataire, et plusieurs aliens qui prennent une place importante dans la série. Mais cette saison introduit Nia Nal, une femme transgenre incarnée par Nicole Maines. Nia Nal est souvent au centre de développement idéologique par la défense non seulement d'actions immédiates contre les actes de haines, même déguisés en tant que blagues, mais aussi par sa défense de la nécessité de l'union face aux actes de haines. Elle n'hésite pas à s'attaquer aux autorités si celles-ci deviennent dangereuses pour les personnes qu'elle souhaite défendre.

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    **** Une série imparfaite, certes, mais qui semble prendre au sérieux son propos.

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    Image : IMDB