science-fiction

  • Invisible Kingdom 3. In other Worlds par G. Willow Wilson, Christian Ward et Sal Cipriano

    Titre : Invisible Kingdom 3. In other Worlds 
    Auteur-e-s : G. Willow Wilson, Christian Ward et Sal Cipriano
    Éditeur : Dark Horse 19 mai 2021
    Pages : 128

    Le Sundog, Vess, Grix et le reste de l'équipage ont subi de nombreux événements. Après avoir expliqué à l'univers comment fonctionnait les deux groupes les plus puissants des mondes, personne n'a bougé. Mais illes durent fuir les vaisseaux de la compagnie Lux et de l'Église de la Renonciation. Leur fuite les a menés à être capturé par des pirates. Et leur libération provient d'une secte qui prétend être la véritable voie de la renonciation. Mais les membres de cette secte sont-illes réellement de bonne foi ?

    SPOILERS

    Je suis content que cette série ne dure pas longtemps. Mais je pense qu'elle aurait pu continuer un peu. Les auteur-e-s donnent beaucoup d'éléments, et en ajoutent dans ce dernier volume. De plus, les auteur-e-s se concentrent sur Grix et Vess. Donc, on ne comprend pas les choix de certains personnages qui deviennent importants. Les éléments ajoutés ne sont pas non plus assez explicités à mon goût. J'aurais aimé en savoir plus sur certains points, en particulier les origines de la secte, de sa fuite mais aussi le fonctionnement réel de Lux et ce que cela implique.

    Malgré ces quelques points négatifs j'ai beaucoup aimé cette minisérie. Pas seulement pour ces personnages et son univers extrêmement bien montré. Mais aussi pour l'art utilisé dans les cases de ce comics. Chaque page est d'une beauté à couper le souffle et l'on pourrait s'attarder des heures à observer la page complète pour ensuite se perdre dans les détails. Les auteur-e-s se sont donnés du plaisir en créant les différentes espèces et planètes, et cela nous donne du plaisir à la lecture.


    ** 
    *** 
    **** 
    ***** Une magnifique mini-série

    Image : Éditeur

  • Torchwood 18. The men who sold the world par Guy Adams

    Titre : Torchwood 18. The men who sold the world
    Auteur : Guy Adams
    Éditeur : Penguin 18 août 2011
    Pages : 256

    CW : Actes de terrorisme

    Ceci est l'avant dernier roman Torchwood et le dernier prequel avant la saison 4. Il se déroule, comme les trois prequels, après la destruction de Torchwood Cardiff. Les autorités britanniques ont pris possession des biens cachés par Torchwood. Mais au lieu de les utiliser c'est une vente qui est organisées. Les Etats-Unis sont particulièrement intéressés. Mais la vente tourne mal et l'équipe des forces spéciales chargées de prendre le contrôle des armes aliens de Torchwood disparait. Rex Matheson est chargé de l'enquête, suivi par un certain Wynter.

    SPOILERS

    Les romans Torchwood ne sont pas très bons et échouent largement à être intéressants. Seuls quelques-uns sont au-dessus du lot. Ce n'est pas le cas de ce roman qui est probablement parmi les plus inintéressants. Seule sa taille, peu importante, le sauve. Je n'ai aimé ni les personnages ni l'intrigue. Les personnages sont antipathiques. L'intrigue, envoyée aux USA, est tout aussi dysfonctionnelle que celle de la saison 4. Rien ne permet de sauver ce roman qui ne permet même pas de construire un peu les personnages de Rex et de Esther, qui apparaissent dans la saison 4.

    * Très mauvais
    ** 
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 17. Long time dead par Sarah Pinborough

    Titre : Torchwood 17. Long time dead
    Autrice : Sarah Pinborough
    Éditeur : Penguin 4 août 2011
    Pages : 256

    CW : Meurtres, suicides, gore

    Torchwood est mort. Les deux derniers membres sont en fuites. Mais Torchwood n'est pas oublié. Un Département du gouvernement britannique paie les fouilles de ce qui est, officiellement, une attaque terroriste. Ces fouilles doivent permettre au gouvernement de reprendre le contrôle de technologies aliens mises en sécurité par Jack Harkness durant sa longue direction de Torchwood Cardiff. Mais la base de Torchwood, détruite, est plus dangereuse que jamais. Et une personne, oubliée depuis longtemps, se réveille. Elle refuse de mourir à nouveau. Pour cela, Suzie Costello doit tuer d'autres personnes.

    SPOILERS

    À mon avis, ce roman est la meilleure adaptation de Torchwood, au moins pour l'instant. Pourtant, Torchwood n'existe plus. Mais ce roman explicite ce que laisse la fin de Torchwood. Non seulement il y a un cratère avec des technologies uniques. Mais il y a aussi des personnes qui ont été sauvées par Torchwood qui commencent à se souvenir des actions de l'institut. Plus important, il existe encore de nombreuses menaces, dont la cupidité du gouvernement britannique. J'ai aussi beaucoup apprécié d'en savoir un peu plus sur Suzie Costello qui mérite d'être plus développée. Elle est toujours une meurtrière mais on comprend un peu mieux pourquoi elle a agi ainsi.

    Malheureusement, le roman subit une menace peu explicite simplement nommée l'Enfer. Nous sommes censés craindre cette dimension mais elle n'est pas réellement assez développée pour que ceci fonctionne. C'est une simple entité destructrice qui aurait mérité plus de développement sur le long terme. Un autre point négatif est la création d'une romance entre un détective et Suzie. Celle-ci est abrupte et inutile comme beaucoup de romances hétérosexuelles. Le roman aurait pu s'en passer et devenir meilleur avec une fin bien plus logique et satisfaisante.


    ** 
    *** 
    **** Pas exempt d'imperfections mais plaisant à lire.
    *****

    Image : Éditeur

  • The 100 saison 7

    Les 100 n'ont jamais été 100. À l'origine, il y avait 100 enfants chargés de tester l'habitabilité de la Terre. Les morts furent nombreuses et les 100 ont rapidement compris qu'illes n'étaient pas les seuls survivant-e-s. Les événements ont mené à de nombreux crimes et compromissions en vue de survivre face aux dangers de la Terre. Mais celle-ci est morte. L'humanité est partie dans les étoiles et a découvert Sanctum. Une lune habitée par des humain-e-s et leur dirigeant-e-s divinisé-e-s. Une guerre a eu lieu, les divinités ont perdu. L'humanité pourrait maintenant tenter de vivre en paix, et de comprendre les anomalies de Sanctum.

    SPOILERS

    Rare sont les séries à réussir à créer une fin acceptable. Les 100 arrivent à se terminer. Certes, l'idée de l'ascension semble tomber comme un cheveu sur la soupe. Rien ne préparait à aller dans cette direction et une grande partie de la saison 7 implique d'expliquer ce qu'est l'ascension et comment l'atteindre. On peut aussi déplorer une fin un peu injuste pour Clarke. Depuis le début de la série, elle tente de permettre à d'autres de survivre. Mais elle n'est la seule à avoir fait de mauvais choix ou à avoir pratique des atrocités. Pourtant, elle est l'unique personne à être punie par cette fin (heureusement, on m'a communiqué une courte fan fiction qui écrit une fin bien meilleure).

    Cette série pose la question de la survie et des actes nécessaires. Depuis la saison 5 et 6, elle pose aussi la question de la nécessité d'aller plus loin que la survie et de faire mieux que nos ancêtres. Cet aspect, à la fin de la saison, devient le point central de la série. En effet, l'ascension n'est possible que si l'humanité réussit à prouver sa capacité à stopper le cycle de la violence. Même si les dernières scènes pourraient semblent un peu artificielle, je trouve qu'elles fonctionnent bien. Il y aura donc eu 7 saisons avec une fin que je considère acceptable.


    ** 
    *** 
    **** Une dernière saison imparfaite mais globalement bonne
    *****

    Image : IMDB

  • Torchwood 16. First Born par James Goss

    Titre : Torchwood 16. First Born
    Auteur : James Goss
    Éditeur : Penguin 21 juillet 2011
    Pages : 256

    Torchwood n'existe plus. Le gouvernement britannique a détruit l'institut et a tenté d'assassiner ses membres. Bien que la crise de 456 soit passée, Gwen Cooper et son mari sont toujours chassés par les services secrets. Le couple doit tout abandonner et fuir. Heureusement, Torchwood possédait un grand nombre de propriétés qui permettent de se cacher discrètement. Mais est-ce une bonne idée d'utiliser des cachettes de Torchwood quand on sait quel était le but de l’Institut ? D'autant que le couple a maintenant un bébé de 10 semaines à gérer.

    SPOILERS

    Ce roman se déroule après la saison 3 et avant la saison 4. Il permet de faire le lien entre deux périodes creuses. Son but est de montrer comment le couple Rhys et Gwen réussit à s’échapper et à se cacher durablement. Mais il ne répond pas aux raisons derrière les nombreuses attaques subies. Il permet aussi de nous montrer que Gwen ne pourra jamais échapper à l'emprise de Torchwood. Elle est obligée d'utiliser les biens de Torchwood pour se cacher mais elle connait aussi bien trop de choses pour ne pas réagir automatiquement aux problèmes rencontrés par d'autres personnes. Il est dommage que l'intrigue soit si peu engageante car elle aurait pu être bien plus intéressante.

    Ce roman met en avant la parentalité. Gwen et Rhys se trouvent dans un village sans enfants réels. Les jeunes du village sont des constructions qui essaient d'imiter l'adolescence, mais n'y arrivent pas. Dans ce contexte de tristesse, le couple apporte le premier bébé depuis des décennies. L'auteur montre les envies que cela crée mais il parle aussi des nombreuses contraintes de la parentalité. C'est en particulier Gwen qui est mise en avant car elle doit non seulement subir les besoins corporels du bébé, Anwen, mais elle doit aussi subit les conseils donnés spontanément par des étrangers et étrangères. Les deux membres du couple sont aussi décrits comme épuisés par les besoins d'un bébé très jeune. Ce roman ne vend pas du rêve en ce qui concerne la perspective d'avoir un enfant, et c'est une bonne chose.


    ** 
    *** Les besoins et contraintes de jeunes parents me semblent bien écrits mais l'intrigue est peu intéressante
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 15. Consequences par Andrew Cartmel, David Llewellyn, James Moran, Joseph Lidster et Sarah Pinborough

    Titre : Torchwood 15. Consequences
    Auteur-e-s : Andrew Cartmel, David Llewellyn, James Moran, Joseph Lidster et Sarah Pinborough

    Éditeur : Penguin 30 janvier 2017
    Pages : 256

    Torchwood est là depuis plus d'un siècle. Durant son existence, les membres de Torchwood ont connu de nombreux phénomènes étranges. Mais une personne est arrivée au début pour ne pratiquement jamais partir. Jack Harkness est le lien historique de Torchwood. Il sait comment l'Institut a été fondé, s'est perdu et a été transformé pour devenir plus sympathique. Torchwood a besoin de lui pour fonctionner. Car des événements semblent liés entre eux et seul Jack Harkness peut offrir l'histoire qui permet de les comprendre.

    SPOILERS

    Que penser de ce livre ? Contrairement aux autres romans il est constitué de plusieurs histoires écrites par des personnes différentes. Ces histoires sont liées mais pas d'une manière importante. Elles permettent surtout de montrer quelques aventures de Torchwood et les liens entre les membres de l'équipe. En fait, je crois que la BBC voulait remplir un peu en attendant la suite de la série. Justement, le prochain roman se déroule après la destruction de Torchwood Cardiff et la fuite de Jack Harkness. Nous avons donc un court livre avec des histoires peu intéressantes en attendant la suite.


    ** En attendant mieux ?
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 14. The Undertaker's Gift par Trevor Baxendale

    Titre : Torchwood 14. The Undertaker's Gift
    Auteur : Trevor Baxendale
    Éditeur : Penguin 15 décembre 2014
    Pages : 256

    Cardiff est en sécurité. Torchwood s'occupe de toutes les bizarreries qui pourraient arriver. Mais, dernièrement, les aliens et les objets dangereux sont de plus en plus nombreux. Trois personnes ne sont pas suffisantes pour s'occuper de tout en même temps alors que l'existence de Torchwood commence à être connue par la rumeur publique. Pire encore, des avocats basés dans le futur tentent de poursuivre Torchwood en justice pour avoir détruit le XXIème siècle. Jack Harkness serait responsable de destructions incalculables. Et l'un des moyens que la firme utilise est la menace d'un assassinat. La firme nomme aussi l'appareil qui serait responsable de la destruction du XXIème siècle. Une vieille légende de Torchwood qu'il est urgent de retrouver.

    SPOILERS

    Il y a une chose que je ne comprends pas dans ce roman : Gwen Cooper. Rien de ce qu'elle fait dans ce roman ne me semble en accord avec la manière dont elle est caractérisée dans la série. Elle est censée être capable de prendre le contrôle de Torchwood en cas d'absence de Jack. Mais elle est écrite comme capricieuse, refusant l'aide de Ianto parce qu'elle croit que Jack veut être certain de ses capacités. Ianto, d'ailleurs, est rapidement inutile et ne semble se soucier que de son apparence plutôt que d'être la personne extrêmement qualifiée décrite dans la série. Les caractérisations sont ratées.

    Sans être particulièrement mauvais ou bon le roman est surtout très lent. Il faut de nombreux (courts) chapitres pour commencer à comprendre ce qui est en train de se dérouler. Des passages entiers du roman me semblent peu intéressants mais sont détaillés par l'auteur. Pourtant, ce même auteur garde le secret sur des événements importants qui permettent de résoudre l’intrigue ! Ainsi, le deus ex machina des derniers chapitres n'est jamais réellement expliqué. Il est commenté par les personnages après qu'il a eu eu lieu ! Ce qui laisse la personne qui lit remplir les trous à la place de l'auteur, démontrant une forme de paresse de la part de Trevor Baxendale.


    ** 
    *** Pas abominable, mais très loin d'être un bon roman
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 13. Risk Assessment par James Goss

    Titre : Torchwood 13. Risk Assessment
    Auteur : James Goss
    Éditeur : Penguin 30 juin 2010
    Pages : 256

    Torchwood a changé. Même si l'antenne de Cardiff ne fut jamais très importante il n'y a plus que trois personnes. Pire, Cardiff est la dernière antenne réellement en fonction. Pourtant, Torchwood réussit tout de même à stopper de nombreux problèmes. Mais, récemment, les ennuis commencent à prendre des proportions importantes. Cardiff est envahie par des cercueils dont l'un contient les spores d'une forme de vie destructrice. Et c'est à ce moment que la très ancienne évaluatrice est réveillée de son sommeil afin de vérifier les capacités de Torchwood et décider de sa destruction si nécessaire.

    SPOILERS

    Que dire de ce livre ? L'auteur a déjà fait du mal à un roman précédent. J'étais donc peu convaincu de son retour. Même si ce roman n'est pas aussi mauvais que je ne le craignais, il est tout de même très peu intéressant. Les personnages, en dehors d'Agnes, me semblent sans consistances. Les intrigues me semblent simplement posées par l'auteur pour remplir des pages. D'ailleurs, une seconde intrigue commence immédiatement après la première parce que... l'auteur le voulait ? Cette seconde intrigue n'est même pas réellement terminée.

    Cependant, l'auteur réussit tout de même à avoir quelques idées originales. Il parle des effets de l'invasion des Daleks. Ce qui permet d'éviter de cacher les aliens quand ils sont présents sur Terre. Il parle aussi du lien entre Torchwood et les autres forces de l'ordre. Ainsi, Gwen est capable de coordonner une réponse à une menace tout en évitant de créer une panique dans la population. Il est dommage que les autres personnages ne fassent rien de réellement intéressant.


    ** Meilleur que je ne l'imaginais
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 12. The House That Jack Built par Guy Adams

    Titre : Torchwood 12. The House That Jack Built
    Auteur : Guy Adams
    Éditeur : Penguin 2 août 2012
    Pages : 256

    CW : meurtres, paranormal, mention de violence conjugale

    Il existe une maison a sein de Cardiff. Elle se trouve dans une banlieue pavillonnaire qui a vu des jours meilleurs. La maison, du nom de Jackson Leaves, a plus de 100 ans. La personne qui y vivait est récemment morte et une nouvelle personne en hérite, espérant en faire un lieu habitable et rafraichi. Mais cette maison a une histoire sanglante. Depuis sa construction des personnes y meurent de manière violente. Et l'histoire est en train de prendre le contrôle du présent. Il n'en faut pas plus pour que Torchwood s'y intéresse, un intérêt décuplé lorsque Gwen apprend que Jack en fut le premier propriétaire.

    SPOILERS

    Ce roman met bien en avant une atmosphère de crainte incompréhensible. Les personnages secondaires voient leur maison devenir de plus en plus hostile au fil des pages. Jack, lui-même, est de plus en plus impitoyable au fil de sa compréhension des événements et les autres membres de Torchwood ne se privent pas de le critiquer quand nécessaire. Ce roman ajoute aussi un remplaçant temporaire pour Owen. Mais ce dernier n'est pas réellement intéressant. On le montre immédiatement comme antipathique et sans intérêt pour les vies humaines. Personnellement, je suis heureux de ne jamais le revoir.

    Ce que ce roman fait réellement c'est poser la question de l'impact de Jack sur le monde. En effet, il vient du futur mais il vit dans le passé tout en y agissant pour sauver des personnes. Il s'implique fortement dans le cours des événements. Cette question a un impact global mais aussi personnel puisque certaines personnes ayant rencontré Jack ont vu leur destin modifié à cause de cela. Un impact que l'on observe dès les premiers chapitres. Ce roman force Jack à examiner son passé, ce qu'il se refuse de faire dans des circonstances normales.


    ** 
    *** des caractérisations acceptables.
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 11: bay of the dead par Mark Morris

    Titre : Torchwood 11 : bay of the dead
    Auteur : Mark Morrist
    Éditeur : Penguin 15 mars 2016
    Pages : 256

    TW : gore

    La nuit est calme à Cardiff. Les gens dorment ou sortent en boite pour une fin de journée ordinaire. Bien que la soirée commence bien pour plusieurs des habitant-e-s de Cardiff, un cauchemar se prépare. Celui-ci commence par des meurtres, des attaques dans la rue puis, montant en force, ce sont des groupes de dizaines de personnes qui attaquent des hommes et femmes isolées dans la rue. Jusqu'à ce que des centaines de zombies n'envahissent Cardiff. Personne n'a les moyens d'arrêter cette attaque, même si Torchwood essaie de trouver une solution.

    SPOILERS

    Enfin, nous avons un bon roman Torchwood. Bon, le roman joue beaucoup sur les codes des films de zombies sans jamais les mettre en question. Je trouve dommage que les personnages ayant une connaissance du genre ne puissent pas jouer sur ces codes, ce qui leur aussi permis d'avoir une place un peu plus importante dans le récit. Vu que personne ne joue avec les codes, nous avons une action classique : début de l'épidémie qui se fait dans l'isolement, réaction retardée des forces publiques, épidémie en hausse mais sans connaissance du grand public et qui se termine par une invasion totale.

    Même si le roman reste sur les codes classiques du film de zombies (que je ne connais pas parfaitement parce que je ne suis un fan de ces films), il reste intéressant. Les événements ont lieu à toutes vitesses et l'on ne s'ennuie jamais à la lecture. On suit les différents personnages qui tentent de comprendre ce qui est en train d'arriver et, surtout, de survivre. Malheureusement, certains points de la résolution arrivent trop vite et l'on comprend vite où l'auteur veut nous emmener.


    ** 
    *** 
    **** Enfin un roman acceptable !
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood: Into the silence par Sarah Pinborough

    Titre : Torchwood : Into the silence
    Autrice :  Sarah Pinborough
    Éditeur : Penguin 7 février 2013
    Pages : 256

    TW : meurtre, gore

    Cardiff est la nouvelle capitale du chant amateur. Une compétition va avoir lieu et tous les cœurs, duets du Royaume-Uni se rendent à Cardiff dans l'espoir de gagner la finale du concours. Une finale qui sera retransmise à la télévision. Mais ce qui promettait d'être un événement joyeux devient soudain sinistre lorsque plusieurs chanteurs et chanteuses sont retrouvées mortes. La police est incapable de trouver la personne coupable. Et elle ne le pourra pas puisque le coupable n'est pas un être humain mais un alien. Il est donc temps pour Torchwood d'agir.

    SPOILERS

    Le roman Torchwood précédent était une horreur. J'avais rarement lu quelque chose d'aussi mauvais de ma vie. Ce nouveau roman, écrit par une femme, est un peu meilleur. L'autrice ajoute un personnage qui aurait pu être intéressant si on lui avait donné plus de place dans la série. Il est dommage que l'on ne le revoie plus jamais mais j'aurais apprécié le lire pour ce roman. L'intrigue n'est pas très compliquée et on comprend vite dans quelle direction elle se dirige. Mais l'autrice crée tout de même quelques surprises dont la résolution qui s'inscrit bien dans l'identité de Torchwood.

    Je suis tout de même un peu dérangé pas un personnage spécifique. Celui-ci est un garçon qualifié d'autiste par l'autrice. Durant l'entier du roman il ne fait que chanter afin d'éviter le monde (pour reprendre la description). Je ne sais pas si l'autrice a fait des recherches sur le spectre autistique mais je me pose des questions sur la manière dont celui-ci est présenté dans ce livre. Personnellement, je trouve cela un peu dérangeant mais je ne peux pas exprimer un avis final sur cette question.


    ** 
    *** c'est OK
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 9. Almost perfect par James Goss

    Titre : Torchwood 9. Almost perfect
    Auteur :  James Goss
    Éditeur : Penguin 3 mai 2012
    Pages : 256

    CW : sexisme

    Tout semble aller pour le mieux à Cardiff. Mais Jack découvre que l'énergie statique est en train de devenir plus importante. Rien qui ne soit immédiatement dangereux, mais un phénomène qu'il faut surveiller. De plus, un ferry s'est échoué. Normalement Torchwood ne devrait pas enquêter sur ceci mais Londres insiste. De plus, des squelettes de personnes encore vivantes commencent à apparaitre dans différents bars de la ville. Et enfin, Ianto Jones s'est réveillé dans un corps féminin sans aucuns souvenirs des dernières 24 heures.

    SPOILERS

    Ce livre est mauvais. Il est mal écrit. L'auteur semble croire que l'on va le suivre dans les circonvolutions de son intrigue. Mais celle-ci perd rapidement tout intérêt alors qu'il se contente de courts chapitres censés se dérouler lors de moment précis de la vie des personnes décrites. Mais ce qui rend ce livre extrêmement mauvais est la caractérisation de ses personnages. Celle-ci est sexiste et probablement transphobe.

    Je n'ai rien contre une histoire de body swap. Mais celle-ci devrait être bien écrite. Ce n'est pas le cas ici. Ianto Jones se réveille dans un corps féminin et l'auteur en fait immédiatement une caricature obsédée par les chaussures, les minijupes et l'attention masculine. Ianto aurait pu être un moyen de marquer les différences de comportements dues au patriarcat. L'auteur se contente d'en faire un objet.

    Gwen n'est pas mieux écrite. Elle n'est que jalousie obsessionnelle face à tout ce qui est un peu féminin. Dès que Ianto apparait, Gwen se compare et critique le comportement de ce dernier. Pire encore est la caractérisation de l'une des antagonistes. Elle n'est pas réellement maléfique. Elle n'est rien. Sa caractérisation est vide, à peine remplie par la jalousie envers une de ses collègues et son unique souhait de rencontrer un homme parfait pour se marier, sans jamais trouver cette perfection.

    Le problème principal, à mon avis, est que l'auteur est un homme cis. Il se contente d'user de clichés sans jamais questionner leur fonctionnement et donc le fonctionnement de la société. Ce qui le conduit, suivant en cela une forme de fainéantise, à ne pas écrire des personnages mais des clichés capables de parler et de bouger. Ce qui rend la lecture pénible et m'a conduit, souvent, à avoir honte pour l'auteur d'avoir osé écrire ce roman.

    * Pire que mauvais
    ** 
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 8. Skypoint par Phil Ford

    Titre : Torchwood 8. Skypoint
    Auteur :  Phil Ford
    Éditeur : Penguin 25 octobre 2018
    Pages : 256

    Gwen et Rhys sont enfin un couple marié. Les secrets n'existent plus entre les deux. Leur vie prend un nouveau tournant. Et même s'il est temps de retourner au travail après la Lune de Miel Rhys considère qu'un mariage implique aussi un nouvel appartement qui puisse permettre de penser à un potentiel futur familial. Sans prendre immédiatement une décision, il prend rendez-vous dans le nouvel immeuble ultra-moderne de Cardiff. La visite d'un splendide appartement se déroule sans anicroches jusqu'à ce que le vendeur disparaisse. Il n'est pas le seul à avoir disparu d'un immeuble presque vide. Torchwood devrait-il enquêter ?

    SPOILERS

    Si j'ai bien compris, ce roman est la dernière fois que l'on rencontre Tosh et Owen. Les deux personnages meurent dans la série principale. D'une certaine manière, ce roman permet de terminer leur intrigue mutuelle. Illes doivent faire semblant d'être en couple ce qui permet à l'auteur de montrer un aspect plus sympathique d'Owen tandis que Tosh n'est plus la simple amoureuse secrète. C'est une intrigue que je n'ai jamais appréciée dans Torchwood. De plus, Owen montre son amour de la vie, même une vie de mort-vivant, et son souhait d'éviter le retour à la véritable mort.

    Il est dommage que cette fin ait lieu dans un roman qui précipite la résolution de son intrigue, une intrigue qui aurait pu être intéressante mais qui tombe rapidement à plat. Au lieu de continuer sur l'idée d'une enquête sous couverture l'auteur décide trop rapidement d'envoyer l'entier de l'équipe Torchwood dans une tour qui devient un piège. Ceci aurait pu être intéressant et aurait permis de montrer les capacités de tous les membres de l'équipe. Mais, là aussi, l'auteur va bien trop vite et abandonne même une partie des personnages en cours de route. Pire encore, l'enquête principale est résolue sans que l'on sache comment. Les personnages donnent des informations sans avoir de moyens de les avoir découvert auparavant, comme si l'auteur voulait en terminer avec ce roman et passer à quelque chose qui lui semblait plus intéressant.

    *
    ** Bof
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 7. Pack Animals par Peter Anghelides

    Titre : Torchwood 7. Pack Animals
    Auteur :  Peter Anghelides
    Éditeur : Penguin 15 août 2018
    Pages : 256

    CW : meurtres, tendances psychophobes

    Torchwood est une association secrète dont la majorité des capacités ont été détruites lors de la chute de Torchwood 1 à Londres. Torchwood Cardiff n'est composé que de 5 personnes. 5 personnes pour protéger le monde, cacher les secrets et éviter de futurs problèmes. Torchwood peut agir mais ne peut pas stopper une véritable invasion. Malheureusement, c'est exactement ce qui semble être en train de se dérouler. Plusieurs lieux de Cardiff sont touchés par ce qui semblent être des aliens. Mais, plus étonnant, une autre organisation semble tenter de contenir les incursions.

    SPOILERS

    Ce n'est pas la première fois que Torchwood est confronté à d'autres organisations. En dehors de UNIT, on sait que certaines entreprises usent de la technologie alien et sont capables de contrer Torchwood. Ce roman s'inscrit dans cette tendance avec une entreprise familiale qui réussit à éviter d'être surveillée par Torchwood. Le problème, comme l'auteur le dit à plusieurs reprises, c'est que Torchwood est trop petit. Il n'y a pas assez de personnes pour faire tout ce qui serait nécessaire en cas de besoin. Malheureusement, l'auteur ne prend pas le temps d'expliquer pourquoi Jack Harkness ne souhaite pas créer une organisation plus importante (même si on peut le deviner).

    Un autre problème concerne le protagoniste principal : Gareth. Ce dernier invente un jeu de carte avec un objet offert par ses frères afin de ne pas être ennuyé durant leur travail. Il est aussi décrit comme ayant des problèmes de colères mais aussi comme quelqu'un de neuroatypique. Cette caractéristique, selon le roman, en fait un danger pour les personnes qui sont proches de lui. La neuroatypie est donc décrite comme quelque chose de dangereux alors qu'il est sous-entendu à plusieurs reprises que Gareth a subi des actes d'humiliation, et pire. Plutôt que de considérer les souffrances subies dans le passé pour expliquer les actes de Gareth l'auteur préfère utiliser un cliché, ce qui prouve son manque de recherches concernant le sujet.

    *
    ** 
    *** Un peu plus d'attention à l'intrigue aurait rendu ce roman bien meilleur
    ****
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 6. The Twilight Streets par Gary Russell

    Titre : Torchwood 6. The Twilight Streets
    Auteur :  Gary Russell
    Éditeur : Penguin 5 janvier 2017
    Pages : 256

    Jack Harkness connait l'intégralité de Cardiff. Du moins, c'est ce qu'il veut croire. Jack connait Torchwood comme sa poche, là aussi il aimerait bien y croire. La vérité c'est que certains lieux et certains points du passé ne lui sont pas ouverts. Lorsqu'un récent ennemi, vaincu, revient lui demander de l'aide Jack se demande si cela n'aurait pas un lien avec une rue spécifique de Cardiff. Une rue dans laquelle il n'a jamais été capable d'entrer et qui est en cours de rénovation. Une rue au sujet de laquelle de nombreuses rumeurs existent. Elle serait hantée et personne n'y reste longtemps.

    Spoilers

    Si j'ai bien compris la chronologie, ce roman se déroule après la fin de la saison 1 et après le retour de Jack à la suite de la fin de la saison 3 de Doctor Who. L'auteur s'intéresse à la personne qui avait manipulé l'équipe de Torchwood afin de libérer un démon capable de tuer simplement par son ombre. Gary Russell ne se contente pas de reprendre ce personnage, il lui donne un peu de consistance en lui offrant un but. Il n'est plus simplement un fanatique souhaitant la mort du monde. Il est le servant d'un être chargé d'aider l'univers dans une lutte entre la Lumière et l'Obscurité. Ainsi, la fin du démon implique un danger pour l'équilibre de l'univers, un équilibre qu'il faut restaurer avec ou sans l'aide de Torchwood.

    Cependant, on peut se demande si tout cela était bien nécessaire. On crée toute une mythologie autours d'un personnage de fin de saison qui ne réapparait plus jamais dans la série. On offre à cette mythologie un lien avec la lutte entre le bien et le mal tout en offrant une vision des tentations qui peuvent recevoir les membres de l'équipe Torchwood. Mais il n'y aura pas vraiment de conséquences. Cette extension de la mythologie restera sans effet pour la suite et pour la série puisque celle-ci est annulée après avoir pris une nouvelle direction.

    *
    ** Pas horrible à lire, loin de là, mais une extension de l'univers Torchwood qui est malheureusement inutile
    *** 
    ****
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 5. Trace Memory par David Llewellyn

    Titre : Torchwood 5. Trace Memory
    Auteur :  David Llewellyn
    Éditeur : Penguin 15 février 2018
    Pages : 256

    1953, un chargement arrive à Cardiff avant d'être renvoyé à Londres. Ce chargement est destiné à une étude par Torchwood. Mais dès son arrivée sur les quais le chargement explose tuant sur le coup 3 personnes et blessant gravement une 4ème personne. Ce dernier se nomme Michael. Plus de 50 ans plus tard, Michael est découvert au sein des archives de Torchwood. Il ne sait ni pourquoi ni comment il est arrivé dans Torchwood. Mais il sait qu'il est poursuivi par des créatures. Plus étonnant, chacun des membres de l'équipe Torchwood a déjà rencontré Michael lors d'années différentes.

    SPOILERS

    Contrairement au volume 4 ce roman n'est pas gore. Je dois avouer que c'est un soulagement, je ne sais pas si j'aurais pu lire un second Torchwood de ce style en si peu de temps. Ce Torchwood est calme. Il se déroule sur une soirée. Une soirée durant laquelle il se passe peu de choses. Les chapitres sont des récits des différents personnages afin de comprendre qui est Michael et comment l'aider. Il y a donc peu d'actions mais beaucoup de changements de scènes.

    Ceci rend une présentation des qualités du roman difficile. En effet, j'ai apprécié ma lecture. Il n'y a pas d'urgences et j'ai eu l'impression de pouvoir prendre mon temps. Les personnages et les événements sont mélancoliques car, comme souvent, Torchwood est incapable de réellement agir pour aider quelqu'un victime de circonstances étranges. Même si, dès le début, je savais que la fin ne pouvait être que fatale j'ai aimé suivre les derniers jours de la vie de Michael. Non seulement sa progressive compréhension de ce qui lui arrive mais aussi le début d'une relation romantique et sexuelle avec Jack.

    *
    ** 
    *** Difficile de choisir. C'est un roman calme, ce que j'ai apprécié, mais est-il trop calme ? 
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 4. Something in the water par Trevor Baxendale

    Titre : Torchwood 4. Something in the water
    Auteur :  Trevor Baxendale
    Éditeur : Penguin 31 juillet 2014
    Pages : 256

    CW : épidémie, meurtres, maltraitance animale

    Bob Strong est docteur. Il doit s'occuper d'une femme qui a tenté plusieurs fois de se suicider, du moins selon la police. Cette femme, du nom de Saskia Harden, le fascine. Alors qu'il s'occupe d'elle une épidémie commence à se déclarer près de Cardiff. Les autorités ne pensent pas que celle-ci soit dangereuse et poussent à rester calme. Mais Torchwood sait que quelque chose d'étrange est à l'œuvre. Et il se pourrait que Saskia Harden ne soit pas ce qu'elle dit être.

    SPOILERS

    Il est assez drôle de terminer ce livre en pleine pandémie alors que l'intrigue parle d'une épidémie et mentionne la grippe aviaire. Les descriptions des dangers d'une épidémie ne sont pas longues. Mais l'auteur fait attention à bien montrer le problème des hôpitaux en surcharge et des personnes qui ne savent ni qui croire ni quoi faire pour se protéger. Pourtant, le roman est sorti en 2014.

    J'ai trouvé ce roman pas trop mal écrit. Contrairement aux autres, nous avons là une menace importante. Torchwood est réellement la dernière défense face à une tentative d'invasion. Les événements sont très rapides, une question de jours, alors que l'équipe est de plus en plus épuisée, et souffre de l'épidémie comme le reste de Cardiff. Mais je me demande pourquoi ce roman se déroule plus loin dans la série que les autres ? Y a-t-il une erreur dans l'ordre des romans de ma part ? C'est possible.

    *
    ** 
    *** Un peu meilleur que les autres et qui ne traine pas en longueur.
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 3. Slow Decay par Andy Lane

    Titre : Torchwood 3. Slow Decay
    Auteur :  Andy Lane
    Éditeur : Penguin 20 septembre 2018
    Pages : 256

    CW : grossophobie, troubles alimentaires, sexualité gênante (blagues sur l'absence de consentement par exemple), cannibalisme

    Torchwood est passionnante. C'est un travail qui crée toujours des surprises. Mais Torchwood est aussi un travail qui implique de longues heures, parfois la nuit. Depuis qu'elle est entrée à Torchwood Gwen observe sa relation avec Rhys souffrir et devenir de plus en plus tendue. Rhys observe aussi ce changement avec inquiétude. Il décide d'agir. Pour cela, il essaie de redevenir beau pour Gwen. Cela tombe bien, il a entendu parler d'une nouvelle pilule miracle qui permet de maigrir à grande vitesse.

    SPOILERS

    Ce troisième tome est à la fois le meilleur et le pire des Torchwood que j'ai lu jusqu'à présent. Il est très bon car on a enfin un fonctionnement en équipe. Les différents membres de Torchwood agissent selon leurs spécialités et les besoins de Jack. Il est bon car nous avons une écriture réaliste des relations amoureuses et amicales des personnages. Gwen et Rhys grandissent dans le cadre d'une relation qui atteint un stade adulte. Au lieu de tout quitter ou de vouloir absolument retrouver les débuts de leurs relations ils essaient de changer avec leur relation afin de trouver un nouvel équilibre.

    Malheureusement c'est aussi le pire et pas à cause du cannibalisme. Qu’on ne s'y trompe pas, je suis très heureux que ce livre n'ai pas été un épisode (l'épisode Countrycide m'a suffi). Mais je suis profondément gêné, honteux pour l'auteur, de la manière dont la sexualité est mise en scène. En dehors des blagues sur l'absence de consentement de certaines relations d'Owen, j'ai l'impression de lire des fantasmes d'un homme adulte qui n'a pas appris à posséder une sexualité saine. Rhys y est très mal écrit. Alors qu'il annonce vouloir aider une amie il est systématiquement montré comme fantasmant sur celle-ci. Les femmes, d'ailleurs, semblent toujours être en posture de séduction, ce qui est probablement une vision de l'auteur qui me semble problématique. Bref, je ne souhaite plus jamais relire ce type de scènes.

    *
    ** 
    *** Une bonne adaptation mais une intrigue moyenne
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 2. Border princes par Dan Abnett

    Titre : Torchwood 2. Border princes par Dan Abnett
    Auteur :  Dan Abnett
    Éditeur : Penguin 20 septembre 2018
    Pages : 256

    Torchwood est en crise. La fin du monde est en cours et personne ne sait quoi faire ni ce qui se déroule réellement. Tout ce que l'équipe sait c'est qu'une partie des habitant-e-s de Cardiff semble être possédée par quelque chose d'inconnu. Alors que l'équipe enquête sur les causes de la crise de nombreux événements étranges se produisent au sein de la ville. Ces événements ne semblent pas être liés mais, ensemble, ils tendent à viser l'un des membres de l’équipe : James. Mais Torchwood n'a jamais eu de James en son sein.

    SPOILERS

    J'ai préféré ce second tome au premier. Le premier me semblait trop sombre même si cela est en accord avec la série. Ce second tome semble être beaucoup moins centrée sur une question précise. En effet, nous suivons l'équipe en train de résoudre plusieurs crises plus ou moins graves dans les alentours de Cardiff. J'ai apprécié lire l'équipe travailler et se détendre après avoir compris comment résoudre un problème précis. On observe Torchwood fonctionner comme n'importe quel autre travail, avec des rapports à écrire, des cas à vérifier et des réunions de l'équipe pour comprendre ce qui s'est mal passé.

    Cette vie de tous les jours permet d'introduire James. Il est décrit comme un membre de l'équipe mais on sait qu'il n'est pas censé exister. Son intrigue ressemble un peu à l'un des épisodes de la saison 2. James est comme ses collègues. Il a peur, il aime, il apprécie la vie. Mais plus le temps passe plus il est clair qu'il n'est pas ce que l'on croit. Personnellement, j'ai apprécié finalement apprendre d'où il provient et pour quelle raison.

    Image : Éditeur

  • Torchwood 1. Another life par Peter Anghelides

    Titre : Torchwood 1. Another life
    Auteur :  Peter Anghelides
    Éditeur : Penguin 1 aout 2011
    Pages : 256

    Torchwood, après être apparu durant la saison 2 de Doctor Who, devint un spin off complet. La série dure 4 saisons (même si on accepte d'oublier l'existence de la saison 4). Après deux saisons moyennes la série nous offrit une superbe saison 3. Mais la BBC a aussi proposé 19 romans placés dans l'univers de Torchwood. Celui-ci est le premier. Gwen est engagée depuis peu de temps. Elle commence à peine à comprendre et à intégrer ce qu'est Torchwood et ce que cela signifie pour elle et sa famille. Une famille qu'elle voit de moins en moins alors que Torchwood se lance dans une chasse au serial killer.

    SPOILERS

    L'auteur a réussi à donner par écrit l'ambiance de la série. Celle-ci est plus pessimiste que Doctor Who. Les personnages souffrent, échouent et parfois sont furieux de leurs incapacités. Il n'y a pas de Doctor pour les sauver à la dernière minute mais un Jack Harkness capable de tuer de sang-froid si besoin. Les personnages ne comprennent pas les technologies misent sous leur garde. Même la passion de la compréhension d'outils fantastiques est mise au second plan face à la crainte de tomber sur un outil de destruction.

    Il est dommage que l'auteur n'use pas de toutes les intrigues qu'il met en place. En effet, il donne un passé à Owen mais il ne le décrit que peu. Il marque la présence de Rhys mais ne questionne que peu les effets de Torchwood sur son couple avec Gwen. Il crée un jeu vidéo mais n'en fait pratiquement qu'un décor pour découvrir un nouveau personnage plutôt que quelque chose d'un peu plus ambitieux. En somme, l'auteur semble rester au milieu de balises précises qu'il semble ne pas pouvoir (vouloir ?) dépasser.

    *
    ** 
    *** Une bonne adaptation mais une intrigue moyenne
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Star Wars: Alphabet Squadron 2. Shadow Fall par Alexander Freed

    Titre : Star Wars : Alphabet Squadron 2. Shadow Fall
    Auteur :  Alexander Freed
    Éditeur : Penguin 23 juin 2020
    Pages : 416

    CW : mentions de crimes de guerre, PTSD, mentions d'envie de suicide, crimes de guerre, torture

    Shadow Wing est l'une des équipes de Ties les plus entrainées de ce qui reste de l'Empire. Mais la défaite au-dessus d'Endor, l'opération Cinder ainsi que la bataille de Pandem Nai ont mis à mal la cohésion des pilotes. Alors qu'un nouveau commandant essaie de recréer l'équipe en vue de lui permettre d'être utile à l'effort de guerre une partie des efforts de la Nouvelle République se portent sur une planète gravitant autour d'un trou noir. Mais cette campagne est aussi un moyen de créer un piège pour ce qui reste de Shadow Wing. Celui-ci va-t-il fonctionner ou la Nouvelle République risque-t-elle, encore une fois, d'échouer face à cet escadron d’élite ?

    SPOILERS

    Ce roman suit immédiatement le tome précédent des aventures d’Alphabet Squadron. Nous retrouvons les mêmes personnages avec les mêmes problèmes. En effet, nous n'avons pas une équipe fonctionnelle en face de nous. Ce sont des personnes qui souffrent, ont peurs, subissent la guerre dans toute son horreur et les pertes que cela implique. Cette mise en scène qui ne montre pas d'héroïsme réel se retrouve dans les combats qui sont décrits. C'est difficile, on voit les personnages souffrir, être en manque de sommeil et qui observent les troupes mourir pour une mission qui n'est pas toujours comprise. Le roman réussit parfaitement à créer cette impression de futilité et de danger constant pour les membres d'une armée en train de vaincre, mais encore loin de la paix.

    Mais on peut se demande si le roman est réellement réussi. Personnellement, je suis mitigé. D'une part j'apprécie que l'on ne romantise pas la guerre et ses coûts pour les personnes qui la font, qu'elle que soient leur place dans cette guerre. Montrer les soldats de l'Empire dans leur humanité permet de faire cela. On comprend qu'illes ne sont pas toustes des criminels de guerres mais qu'illes veulent parfois uniquement survivre. En revanche, je n'ai pas l'impression que le roman permet réellement de terminer une histoire. La fin de ce tome ne voit la victoire de personne. Personne n'a réellement changé à la suite de ces combats. En fait, j'ai l'impression d'un retour complet à la ligne de départ. J'ai l'impression que ce qui rend ce roman intéressant est, justement, ce qui le fait échouer : l'écriture des personnages.

    *
    ** 
    *** Que penser de ce second volume ? Honnêtement je ne suis pas certain de le savoir
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Livewire 3. Champion par Vita Ayala, Tana Ford et Kelly Fitzpatrick

    Titre : Livewire 3. Champion
    Auteur-e-s :  Vita Ayala, Tana Ford et Kelly Fitzpatrick
    Éditeur : Valiant 20 mai 2020
    Pages : 112

    Ce dernier volume contient Livewire 9-12. Amanda McKee, Livewire, fut une des personnes les plus proches de Toyo Harada avant de le trahir. Le gouvernement des Etats-Unis lui demande de l'aide afin de lutter contre la fondation Harbinger. À la suite de cela elle devint une héroïne pour le grand public. Mais lorsque le gouvernement des Etats-Unis décide de capturer ou d'assassiner les psiotiques Livewire décide de contre-attaquer et détruit toutes les infrastructures électroniques sur le territoire des USA faisant d'elle une terroriste recherchée. Depuis, elle se cache. Mais un politicien en course pour le sénat souhaite lui donner l'occasion d'expliquer ses actes publiquement.

    SPOILERS

    J'ai honnêtement bien aimé les trois volumes autours de Livewire. Amanda McKee était obligée de repenser ses actions. Elle a compris avoir perdu le contrôle et devoir vivre avec des morts qu'elle a causés, alors que d'autres options existaient. Amanda n'est donc pas montrée comme parfaite mais comme humaine. Face à sa peur elle n'a pas pu rester rationnelle et doit maintenant accepter les conséquences de ses actes avant de pouvoir recréer un lien avec le reste du monde.

    Après un premier volume qui la poussait à l'introspection et un second volume qui mettait en cause ses a priori ce troisième volume lui permet de trouver des allié-e-s en vue de protéger sa famille. Les personnes qui l’aident ne sont pas parfaites non plus. Elles usent de méthodes douteuses se basant sur une vision fonctionnaliste des relations humaines. L'écriture de ce troisième volume est assez intéressante de ce point de vue. Mais j'ai aussi l'impression que nous aurions pu avoir mieux, plus intense, plus compliqué. Donc oui, j'ai apprécié cette fin mais il manque un petit quelque chose pour la rendre réellement bonne.

    *
    ** 
    *** 
    **** Une série intéressante et bien écrite mais qui aurait pu être bien meilleure.
    *****

    Image : Éditeur

  • Deus In Machina par John Scalzi

    Titre : Deus In Machina 
    Auteur :  John Scalzi
    Éditeur : Atalante 1 juin 2011
    Pages : 144

    Ean Tephe est un capitaine d'un vaisseau humain chargé de propager la foi de l'Empire en direction des colonies mais aussi de lutter contre les hérétiques et les apostats. En tant que capitaine au sein d'une théocratie il est secondé par une prêtrise en même temps que par des militaires. Mais son vaisseau n'est pas propulsé par la technologie. Il est propulsé par une divinité. Une divinité qui a parfois besoin qu'on la châtie afin qu'elle suive les ordres.

    SPOILERS

    Il est difficile de résumer ce livre sans donner trop d'informations sur l'intrigue. En effet, celui-ci est court et donc on risque rapidement de trop en dire et de gâcher un peu la surprise. Celle-ci est bien réussie et en peu de pages l'auteur réussit à rendre vivant un monde bien différent du nôtre, à donner les informations nécessaires pour comprendre cet univers et à placer les pions pour créer la surprise de la fin du roman. C'est un texte extrêmement efficace et qui se lit très vite !

    En fait c'est la taille même du texte qui me permet de le critiquer. Non pas que je le trouve mal écrit. Au contraire j'ai beaucoup apprécié cet univers sombre et pesant qui se ressent jusque dans le style d'écriture. Je ne mentionne qu'en passant les quelques scènes sanglantes et gores dont les descriptions sont très fortes. Mais je me suis laissé prendre à souhaiter que ce livre soit plus gros voire fasse partie d'un petit cycle qui permette de décrire bien plus en détail cet univers et son passé, voire son futur possible.

    *
    ** 
    *** 
    **** Court et très efficace
    *****

    Image : Éditeur

  • Le vieil homme et la guerre par John Scalzi

    Titre : Le vieil homme et la guerre
    Auteur :  John Scalzi
    Éditeur : Atalante 11 janvier 2007
    Pages : 384

    Ce roman est le premier d'une série. Ayant lu une trilogie de Scalzi qui m'a plu j'ai décidé de me lancer dans cette série qui reçoit un certain nombre de bonnes critiques. L'intrigue débute sur Terre. Une Terre qui peut maintenant envoyer des colons dans les étoiles. Peu de choses sont connues de l'univers. Seule une entreprise peut envoyer les colons sur des planètes différentes de la Terre et aucune information concernant la vie dans l'univers n'est fournie. Le seul moyen est de s'engager pour deux ans au sein des forces armées coloniales. L'atout est la possibilité de rajeunir et lorsqu'on sait que les recrues ont au minimum 75 ans on comprendre que l'armée puisse sembler un bon moyen de redevenir jeune et en pleine forme. C'est le cas de John Perry qui, après la mort de sa femme Kathy, s'engage et entre dans un univers plus compliqué que prévu.

    SPOILERS

    Je n'ai pas apprécié ce premier tome mais on peut se demander pour quelles raisons. La principale, à mon avis, est la grande différence entre ce roman et la trilogie de l'Interdépendance. Cette dernière portait sur des questions politiques complexes. Ce premier roman dans l'univers Old Man's War porte sur la vie au sein d'une armée en guerre. John Perry étant un simple soldat il n'a pas connaissance des problèmes diplomatiques plus importants et donc, logiquement, cet aspect est peu présent. Dommage car cela m'intéresse bien plus que la simple vie d'un soldat.

    Ceci est la seconde raison. Ce livre est de la science-fiction guerrière. Scalzi décrit des batailles et des morts après avoir décrit un entrainement militaire. Une bonne partie des pages de ce roman m'est déjà familière et ne m'a pas réellement intéressé. On pourrait facilement comparer à d'autres romans du même type, la présentation de l'éditeur francophone le fait, mais je ne suis pas certain que ce soit une bonne chose. Donc, non seulement je n'ai pas trouvé dans ce roman ce que je souhaitais mais, en plus, il n'ajoute rien que d'autres auteur.e.s n'ont pas déjà écrit. Dommage pour moi mais je doute fortement vouloir continuer à lire cet univers.

    *
    ** Un peu ancien, je n'ai pas pu m'intéresser aux personnages ni à l'univers décrit
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Noumenon Ultra par Marina J. Losteter

    Titre : Noumenon Ultra
    Autrice : Marina J. Losteter
    Éditeur : Harper Voyager 18 août 2020
    Pages : 576

    Ma lecture du premier tome de cette trilogie fut une magnifique surprise. J'appréciais tout autant le second tome. L'autrice a enfin publié le troisième et dernier tome de la trilogie. Celui-ci se déroule peu de temps après la fin du second tome. Les homos sapiens restant dans l'univers se sont divisés un deux groupes. Un groupe reste avec les homos draconem près de la mégastructure du nom de pyramide. Le second groupe va rencontrer le leader de la religion révélée et débuter un voyage en direction de la planète Noumenon, construite par la première mégastructure que l'humanité ait terminée. Grâce à ces voyages l'humanité pourrait enfin commencer à comprendre le but réel de ces mégastructures ainsi que leur origine.

    SPOILERS

    Les deux premiers volumes me restent en souvenirs car ils montrent la beauté de l'univers et surtout de l'humanité. Nous suivions deux convois créés en direction de la découverte pure, lointaine et sans possibilité d'être immédiatement utile du point de vue économique dans un contexte de paix mondiale. Enfin, l'humanité pouvait se lancer en direction des étoiles. Ce dernier volume reste proche de cette idée mais de manière différente. L'autrice nous offre un appel à l'amour de la recherche pour la simple compréhension de l'univers que celle-ci permet. La majorité des personnages sont des scientifiques qui aiment observer, comprendre et construire même si cela prend des années voire des siècles. La religion décrite par Losteter depuis deux romans est en plein dans cette idée. Ses adeptes considèrent que les connaissances existent déjà mais doivent être révélées par l'observation et la méditation. Vous souhaitez un livre qui vous fasse aimer la science ? Cette trilogie est un bon choix.

    Le roman essaie aussi de répondre aux questions principales de la série. En particulier la raison derrière les mégastructures. Enfin, l'autrice nous donne les réponses et les relie au fonctionnement de ses personnages. En effet, Marina J. Losteter fait très attention d'écrire des personnages aux races, genres et sexualités diverses (un effort que l'on observe aussi dans la description des formes de vies aliens). Ces personnages essaient de vivre ensemble dans une société commune malgré les difficultés de communications et de compréhensions. Ce thème est mis en avant dans des chapitres qui semblent anecdotiques alors qu'ils fonctionnement dans le cadre d'une idée plus large. Lorsque le fonctionnement des mégastructures est révélé cet effort en direction d'une compréhension mutuelle doit se développer vers de nouvelles espèces sentientes permettant à Marina J. Losteter de décrire le but réel des machines : la communication et les liens émotionnels entre espèces sentientes.

    *
    ** 
    *** 
    **** 
    ***** Bien que certains chapitres semblent être inutiles ils s'agencent parfaitement pour justifier une idée et une fin magistrale. Une trilogie que j'ai énormément appréciée et que je relirais avec plaisir.

    Image : Éditeur

  • Green Lantern: Earth one 2 par Gabriel Hardman et Corinna Bechko

    Titre : Green Lantern : Earth one 2
    Auteur.e.s : Gabriel Hardman et Corinna Bechko
    Éditeur : DC 11 aout 2020
    Pages : 144

    Il y a trois ans Hal Jordan a découvert un vaisseau alien. À l'intérieur se trouvaient un alien, un robot et une lanterne avec un anneau. Après l'avoir mis au doigt, Hal Jordan apprend que cet anneau fut le symbole d'une force de l'ordre imposée à la galaxie avant que tous les Lanternes ne soient éradiqué.e.s par les robots nommés Manhunters. Trois ans plus tard, la Terre se prépare à entrer au sein des espèces de la galaxie à l'aide d'un premier contact diplomatique. Mais certaines personnes ne sont pas en faveurs de cette ouverture. L'arrivée de personnes qui possèdent un anneau jaune et qui prétendent être lié à l'un des gardiens originaux n'aide pas à créer de l'ordre.

    SPOILER

    J'avais bien aimé le premier volume de cet Earth One Green Lantern. Il adaptait bien le personnage à un contexte différent, le rendant plus agréable et moins arrogant tout en gardant certains fondamentaux. Ce second volume a la lourde tâche de construire sur ce que le premier volume annonce tout en pouvant être lu sans avoir de suite. D'une certaine manière il y réussit. On se rend compte que l'univers a changé sans être totalement différent tout en donnant des informations sur le gardien et son lien avec les technologies des lanternes et des manhunters.

    Ce qui rend ce second tome moins intéressant n'est donc pas son univers mais son écriture. En effet, tout est trop rapide. On nous montre la Terre avec l'annonce de factions aux buts différents mais on ne sait toujours pas d'où elles proviennent ni la raison de leur existence. Puis on doit faire avec l'arrivée des Yellows Lanterns qui sont presque immédiatement annoncé comme une menace. J'aurais apprécié que celle-ci soit décrite plus longuement avec une période de questionnement, comme le choix de certain.e.s Green Lanterns semblait l'annoncer. Et avant même que nous puissions nous questionner sur la moralité des personnages la fin du comics est là. Un peu plus de temps pour présenter les différents éléments aurait permis de rendre ce second volume plus intéressant.

    *
    ** 
    *** Des idées intéressantes mais pas assez de pages pour les décrire
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • East of west 10 par Jonathan Hickman et Nick Dragotta

    Titre : East of west 10
    Auteurs : Jonathan Hickman et Nick Dragotta
    Éditeur : Image Comics 22 juillet 2020
    Pages : 128

    Depuis le début il était annoncé que la fin des temps approchait. À la suite du retour de Mort et de sa femme, Xiolian, les nations des Amériques se sont heurtées les unes contre les autres. Dans ce combat deux nations sont tombées face à un ennemi interne ou externe. Une nation observe. Tandis que deux autres se préparent à la dernière guerre, celle qui permettra de savoir qui va fonder le futur ou le détruire. Alors que l'humanité des Amériques continue à sa battre les Cavaliers, elleux, résolvent leurs propres problèmes.

    SPOILERS

    Il est difficile de terminer une histoire. Surtout quand cette histoire s'annonce parler d'un problème dans ce qui est conçu comme un fonctionnement normal du monde. Encore plus lorsque l'histoire annonce parler de la fin avec une guerre pour tout détruire et un être destiné à supprimer le monde. Sans pour autant faire exactement ce que l'on attendait, ce dernier volume réussit à terminer son histoire.

    Il termine son histoire tout simplement en annonçant que la fin est aussi un début. Ainsi, la guerre et la destruction ont mis fin à un monde. Mais celui-ci peut être refondé sur de nouvelles bases, si possible plus saines. Selon moi, c'est une bonne fin.

    *
    **
    ***
    ****
    ***** Oui, je suis satisfait de la fin de cette série

    Image : Éditeur

  • To be taught, if fortunate par Becky Chambers

    Titre : To be taught, if fortunate
    Autrice : Becky Chambers
    Éditeur : Harper Voyager 3 septembre 2019
    Pages : 176

    Je suis tombé sur une critique de ce livre en faisant ma ronde des booktubers et des blogs de lectures. Je ne connaissais pas l'autrice mais le récit me semblait intéressant. Ce petit livre nous parle d'un effort commun de l'humanité en direction de l'espace. 6 missions sont envoyées en direction d'exoplanètes capables, potentiellement, d'abriter la vie. La mission 6 est constituée de 4 personnes dont la narratrice. Nous suivons leurs aventures, leurs recherches, leurs espoirs et déceptions sur 4 planètes d'un système fondé autours d'une naine rouge.

    SPOILERS

    Ce petit roman est basé avant tout sur la qualité des relations humaines entre les personnages et de leurs idéaux. On ne sait pas de quelle manière ces différentes personnes ont été choisies pour faire partie de cet équipage mais on sait qu'elles sont toutes membres d'une organisation qui valorise la science, l'éthique et la collaboration. Il est normal que les personnes recrutées possèdent ces idéaux. L'autrice nous présente rapidement, et sans trop s'attarder, les personnages. Illes sont de genres, sexualités et d'ethnies diverses sans que cela ne soit central dans le propos. On comprend vite que les relations sexuelles et amoureuses dépendent des besoins et souhaits de l'équipage et non d'une relation fermée et exclusive. L'autrice semble vouloir nous montrer un équipage qui fonctionne de manière équilibrée. Ce qui ne l'empêche pas de montrer les tensions psychologiques d'une telle mission lors du troisième chapitre, particulièrement difficile pour les 4 personnages.

    Ce roman est aussi une ode à la science. Fréquemment, la narratrice s'interrompt pour expliquer certains termes scientifiques ou certaines procédures. Tous les personnages sont des scientifiques et adorent débattre, chercher, échouer à comprendre mais relancer des questions. Personnellement, j'ai adoré lire ces 4 personnes en train de travailler comme des scientifiques soit sur le long terme avec des procédures draconiennes mais nécessaires pour posséder des données qui permettent de répondre à des questions précises. J'ai adoré lire ces personnages s'exclamer de plaisir lorsqu'une découverte était faites ou simplement de merveille face au simple plaisir d'observer quelque chose de nouveau. Ce livre aime la science et considère le savoir comme une fin en soi et non un moyen en direction d'un but économique.

    *
    **
    ***
    ****
    ***** Ce petit roman m'a fait l'effet d'une après-midi d'hiver au coin du feu

    Éditeur

  • Watchmen saison 1

    2019, une série événement déferle sur les écrans : Watchmen. Celle-ci se déroule dans un univers uchronique d'abord dans un comics, Watchmen suivi de suites peu acceptées (à raison), par un film de Snyder incapable de créer et se contentant de copier les cases du comics puis une série et un second comics qui relie cet univers à celui de DC. Cet univers alternatif se déroule aux USA. Nixon a pu être réélu à de nombreuses reprises. Les USA ont gagné la guerre du Vietnam. Et après une loi les héros costumés ont été interdits. La série se déroule plusieurs décennies après les événements du comics dans la ville de Tulsa. Celle-ci est le lieu de l'affrontement entre la police et une milice suprémaciste blanche : la septième cavalerie. La septième cavalerie avait disparu depuis des années, planifiant dans l'ombre afin de reprendre la guerre. Mais comment ? Et pourquoi ?

    SPOILERS

    Que l'on soit immédiatement clair, cette série est une véritable réussite. La photographie est superbe. Je ne compte pas les scènes dont la création sont tout simplement confondantes de maitrise et de symbolisme. La musique est magnifique et accompagne parfaitement l'ambiance. Les dialogues et l'intrigue sont tout aussi bons, et inscrit dans l'époque actuelle plutôt que de jouer sur la nostalgie du comics. Bien entendu, cela aurait pu ne pas fonctionner sans de très bons acteurs et actrices.

    Comme je l'ai dit plus haut, cette série est fortement inscrite dans le contexte actuel. Il est d'ailleurs assez piquant de la regarder alors que Trump perd la présidentielle. Cette série nous parle de racisme, du racisme inscrit dans l'histoire et le fonctionnement socio-économique des USA (ce qui ne veut pas dire que d'autres pays ne sont pas structurellement racistes). Les intrigues se divisent entre un passé, le massacre de Tulsa, et le présent, 2019 à Tulsa. Entre ces deux périodes, le monde a changé et des décisions ont été prises pour atténuer le racisme structurel et stopper les suprémacistes blancs. Mais, comme la série le monde, ces personnes sont toujours présentes dans l'ombre. Elles souhaitent le retour à un moment historique considéré comme meilleure, avec une place naturelle hiérarchiquement pour les personnes blanches face aux autres. Ce que dit le sénateur, textuellement, dans la série. Ainsi, les suprémacistes ne sont plus forcément visibles mais la série montre que ces personnes existent encore dans la société mais aussi au sein de la police et des milieux politiques.

    La série parle aussi de pouvoir et du bien commun en particulier à l'aide du Dr Manhattan, de Lady Trieu et, bien entendu, Ozymandias. Les deux derniers personnages sont des génies qui utilisent leur intelligence pour guider le monde en direction d'un avenir qu'illes considèrent meilleurs. Mais illes ne prennent pas en compte les dégâts sur les gens ni leur libre arbitre. Nous avons donc deux personnages qui usent de leur pouvoir sans prendre en compte l'éthique de leurs actes. Face à elleux, nous avons une figure divine capable de tout qui choisit de ne pas agir et de camoufler son existence. Il pourrait tout changer, tout modifier, mais il s'y refuse. Se pose donc la question de ce que l'on peut et ce que l'on doit faire quand on est tout puissant. Faut-il agir au risque de devenir un tyran ou renoncer à la possibilité d’agir ?

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    ***** Est-ce possible d'être parfait ? Je ne pense pas, mais cette série approche de la perfection.

    Site officiel

  • The Umbrella Academy saison 1 et 2

    The Umbrella Academy commence en 1989. Plusieurs femmes accouchent soudainement sans, pourtant, avoir été enceintes auparavant. Hargreeves, un riche excentrique, décide d'adopter 7 de ces enfants. Il comprend rapidement que ces 7 enfants ont des dons extraordinaires et que ceux-ci doivent être entrainés. Seule Vanya, nommée 7, ne possède pas de dons. Les autres sont entrainés afin de faire partie d'une équipe chargée de sauver le monde et d'agir en tant que superhéros. Plusieurs années plus tard, l'Académie s'est séparée. Tous les membres ont pris une direction différente dans leurs vies. Mais les sœurs et frères se retrouvent lorsque leur père meurt.

    SPOILERS

    The Umbrella Academy est une série qui possède une ambiance particulière. La musique est particulièrement choisie. La photographie essaie aussi de créer quelque chose de précis et y réussit souvent. L'une de mes scènes préférées est le voyage dans le temps de 5 qui se déroule sur une musique qui fonctionne parfaitement bien avec les scènes. Les personnages jouent aussi pour créer cette ambiance. Hazel et Cha sont à la fois effrayant.e.s, drôles et tragiques tandis que l'acteur qui joue Klaus crève l'écran.

    D'une certaine manière l'intrigue de cette série n'est pas réellement importante. Il y a bien une question d'apocalypse et des groupes un peu étranges comme la Commission ou les Majestics 12. Mais ce qui est au centre de la série ce sont les relations entre les membres de la famille. Illes ont vaincu dans un contexte abusif et toustes ont des problèmes qui en découlent et qui découlent de leurs pouvoirs. Les personnages essaient simplement de se comprendre et de vivre tout en tentant de travailler sur leurs problèmes. Ce n'est que lorsque les personnages agissent réellement ensemble, en famille, qu'illes réussissent car illes se soutiennent. Donc, malgré un aspect un peu pessimiste, cette série me semble dire que seules les relations sociales nous permettent d'être meilleures.

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    ***** Difficile de résumer cette série qui me semble être une très bonne réussite