almost perfect

  • Torchwood 9. Almost perfect par James Goss

    Titre : Torchwood 9. Almost perfect
    Auteur :  James Goss
    Éditeur : Penguin 3 mai 2012
    Pages : 256

    CW : sexisme

    Tout semble aller pour le mieux à Cardiff. Mais Jack découvre que l'énergie statique est en train de devenir plus importante. Rien qui ne soit immédiatement dangereux, mais un phénomène qu'il faut surveiller. De plus, un ferry s'est échoué. Normalement Torchwood ne devrait pas enquêter sur ceci mais Londres insiste. De plus, des squelettes de personnes encore vivantes commencent à apparaitre dans différents bars de la ville. Et enfin, Ianto Jones s'est réveillé dans un corps féminin sans aucuns souvenirs des dernières 24 heures.

    SPOILERS

    Ce livre est mauvais. Il est mal écrit. L'auteur semble croire que l'on va le suivre dans les circonvolutions de son intrigue. Mais celle-ci perd rapidement tout intérêt alors qu'il se contente de courts chapitres censés se dérouler lors de moment précis de la vie des personnes décrites. Mais ce qui rend ce livre extrêmement mauvais est la caractérisation de ses personnages. Celle-ci est sexiste et probablement transphobe.

    Je n'ai rien contre une histoire de body swap. Mais celle-ci devrait être bien écrite. Ce n'est pas le cas ici. Ianto Jones se réveille dans un corps féminin et l'auteur en fait immédiatement une caricature obsédée par les chaussures, les minijupes et l'attention masculine. Ianto aurait pu être un moyen de marquer les différences de comportements dues au patriarcat. L'auteur se contente d'en faire un objet.

    Gwen n'est pas mieux écrite. Elle n'est que jalousie obsessionnelle face à tout ce qui est un peu féminin. Dès que Ianto apparait, Gwen se compare et critique le comportement de ce dernier. Pire encore est la caractérisation de l'une des antagonistes. Elle n'est pas réellement maléfique. Elle n'est rien. Sa caractérisation est vide, à peine remplie par la jalousie envers une de ses collègues et son unique souhait de rencontrer un homme parfait pour se marier, sans jamais trouver cette perfection.

    Le problème principal, à mon avis, est que l'auteur est un homme cis. Il se contente d'user de clichés sans jamais questionner leur fonctionnement et donc le fonctionnement de la société. Ce qui le conduit, suivant en cela une forme de fainéantise, à ne pas écrire des personnages mais des clichés capables de parler et de bouger. Ce qui rend la lecture pénible et m'a conduit, souvent, à avoir honte pour l'auteur d'avoir osé écrire ce roman.

    * Pire que mauvais
    ** 
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Éditeur