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  • Le vieil homme et la guerre par John Scalzi

    Titre : Le vieil homme et la guerre
    Auteur :  John Scalzi
    Éditeur : Atalante 11 janvier 2007
    Pages : 384

    Ce roman est le premier d'une série. Ayant lu une trilogie de Scalzi qui m'a plu j'ai décidé de me lancer dans cette série qui reçoit un certain nombre de bonnes critiques. L'intrigue débute sur Terre. Une Terre qui peut maintenant envoyer des colons dans les étoiles. Peu de choses sont connues de l'univers. Seule une entreprise peut envoyer les colons sur des planètes différentes de la Terre et aucune information concernant la vie dans l'univers n'est fournie. Le seul moyen est de s'engager pour deux ans au sein des forces armées coloniales. L'atout est la possibilité de rajeunir et lorsqu'on sait que les recrues ont au minimum 75 ans on comprendre que l'armée puisse sembler un bon moyen de redevenir jeune et en pleine forme. C'est le cas de John Perry qui, après la mort de sa femme Kathy, s'engage et entre dans un univers plus compliqué que prévu.

    SPOILERS

    Je n'ai pas apprécié ce premier tome mais on peut se demander pour quelles raisons. La principale, à mon avis, est la grande différence entre ce roman et la trilogie de l'Interdépendance. Cette dernière portait sur des questions politiques complexes. Ce premier roman dans l'univers Old Man's War porte sur la vie au sein d'une armée en guerre. John Perry étant un simple soldat il n'a pas connaissance des problèmes diplomatiques plus importants et donc, logiquement, cet aspect est peu présent. Dommage car cela m'intéresse bien plus que la simple vie d'un soldat.

    Ceci est la seconde raison. Ce livre est de la science-fiction guerrière. Scalzi décrit des batailles et des morts après avoir décrit un entrainement militaire. Une bonne partie des pages de ce roman m'est déjà familière et ne m'a pas réellement intéressé. On pourrait facilement comparer à d'autres romans du même type, la présentation de l'éditeur francophone le fait, mais je ne suis pas certain que ce soit une bonne chose. Donc, non seulement je n'ai pas trouvé dans ce roman ce que je souhaitais mais, en plus, il n'ajoute rien que d'autres auteur.e.s n'ont pas déjà écrit. Dommage pour moi mais je doute fortement vouloir continuer à lire cet univers.

    *
    ** Un peu ancien, je n'ai pas pu m'intéresser aux personnages ni à l'univers décrit
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Metro 2033 par Dmitry Glukhovsky

    Titre : Metro 2033
    Auteur : Dmitry Glukhovsky
    Éditeur : Atalante mai 2010
    Pages : 640
    TW : Meurtres, racisme

    2033, depuis un temps inconnu l'humanité, du moins ce qu'il en reste, vit dans les ruines du métro de Moscou. Une guerre a détruit toute chances de revenir à la surface. Celle-ci est ravagée par les radiations mais aussi les mutants, des animaux et des êtres étranges qui rendent tout voyage de surface pratiquement mortel. Artyom est un enfant de l'extérieur. Mais il ne possède presque pas de souvenirs. Sa station avait été envahie par les rats et sa mère le sauva en le confiant à un homme. Artyom est l'un des 5 survivants de cette ancienne station. Depuis, il vit avec son beau-père à la station VDNKh. Il s'occupe de l'usine de thé tout en s'entrainant à se battre car, comme tous les hommes, il est chargé du contrôle des checkpoints de la station. VDNKh pourrait être parfaite, prospère et même créer une petite confédération avec ses voisines. Mais elle est confrontée à une menace externe : les Noirs (reprise de la traduction, je préfère la traduction du jeu qui parle de Sombres). Ces êtres ne semblent pas pouvoir être combattu et pourraient constituer une menace sérieuse pour le réseau entier.

    SPOILERS

    Ce roman possède deux suites, deux adaptations en jeux-vidéos et pourrait être adapté au cinéma. Il se trouve dans ma Pile à lire depuis plusieurs années mais je n'avais jamais commencé la lecture. Bien que j'apprécie les ambiances post-apocalyptiques et les dystopies, l'ambiance qui semblait s'approcher de l'horreur m'empêchait de commencer. L'auteur est assez habile pour ne donner que peu d'informations sur son univers. On ne connait le métro que par des rumeurs et ce n'est que rarement que celles-ci sont confrontées à la réalité. Le monde de la surface est encore moins connu, donnant une impression de danger et d'étrangeté à la lecture. Le métro lui-même est un microcosme de l'humanité avec des lieux prospères, d'autres pauvres et des expériences politiques et religieuses variées. Ainsi, il y a aussi bien une partie capitaliste que communiste avec quelques stations fascistes. Glukhovsky utilise ces différents milieux pour tenter une réflexion sur la place de l'homme dans l'univers et la manière de justifier sa propre existence. Aucune expérience politique ou religieuse n'est épargnée mais le roman semble se conclure sur la nécessité de croire en une doctrine afin de comprendre la place que l'on possède dans le monde. Ainsi, le héros du roman croit être le héros d'une lutte à mort des hommes contre les Noirs.

    Si je parle de lutte des hommes c'est à dessein. En effet, il n'y a pratiquement pas de personnages féminins dans ce roman, je ne crois pas qu'il en existe qui possèdent un nom. Toute la trame narrative est construite autours des hommes et de leurs luttes pour l'avenir, aussi difficile semble-t-il être. Artyom lui-même n'a pas de mère mais un père, sa mère l'ayant abandonné afin de le sauver. Il ne se souvient ni de son nom ni de son visage. La quête de ses souvenirs est l'une des trames narratives du roman. Lorsque Artyom, et ses compagnons, visitent des stations du métro les femmes ne sont que rarement mentionnées. L'une des rares pages durant lesquelles il existe une interaction entre le héros et une femme, qui n'est pas nommée, celle-ci mendie et reçoit de l'argent de la part d'Artyom. D'autres pages montrent les femmes uniquement comme des mères, liées à un homme, mais jamais en position active. Ces quelques mentions semblent permettre de considérer que les femmes du métro sont des mères (avec l'exception des prostituées qui sont nommées mais jamais présentes dans le récit), chargée de la gestion de la maison alors que les hommes ont des rôles externes que ce soit comme ouvrier ou comme soldats.

    *
    **
    *** Le roman a ses qualités, mais je n'ai pas apprécié la lecture. J'ai trouvé les passages sur la religion particulièrement difficiles et lourds
    ****
    *****

    Image : Éditeur

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