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  • Injustice. Gods among us. Year Zero par Tom Taylor, Rogê Antônio, Cian Tormey et Rain Beredo

    Titre: Injustice. Gods among us. Year Zero
    Auteurs :  Tom Taylor, Rogê Antônio, Cian Tormey et Rain Beredo
    Éditeur : DC 13 juillet 2021
    Pages : 152

    Ce volume contient Injustice. Gods among us, Year Zero 1-14. Avant que Superman ne devienne un dictateur il était membre de la Ligue de Justice et l'un des meilleurs héros du monde. Mais les héros ont aussi des héros. Celleux-ci sont les membres de la Justice Society of America. Un groupe qui combattit lors de la Deuxième Guerre Mondiale et continue quelque temps après avant la naissance des membres de la Ligue de Justice. Mais la JSA a un passé caché. Ils ont usé d'une amulette permettant de contrôler les esprits. Cette amulette se trouve maintenant entre les mains du Joker.

    SPOILERS

    Cette série se déroule avant les événements de la série principale. On pourrait penser qu'elle est plus gentille car on ne voit pas la descente aux enfers de Superman. Mais les auteurs ne ménagent pas leurs personnages. Un certain nombre va mourir ou être utilisés pour tuer d'autres personnes et, en particulier, faire du mal à Batman. Ces 14 épisodes permettent de construire un peu plus cet univers sans pour autant contester ce qui a été fait avant. Mieux encore, elle permet d'expliquer le début de la série Injustice car elle montre comment le Joker choisit Superman et Lois pour son plan.

    Même si j'ai apprécié ma lecture, il est dommage que certains aspects soient trop rapides. Le contrôle du Joker sur les membres de la JSA est rapidement compris par les membres. J'aurais apprécié que les auteurs prennent un peu plus de temps pour créer une forme de peur au sein même du monde des héros, peut-être pour débuter la paranoïa de Bruce Wayne et les choix futurs de Superman. La rapidité de la série se voit particulièrement en ce qui concerne Harley puisque toute une partie lui est consacrée. Elle se marie avec Pamela Isley mais on n'a pas le temps de réellement apprécier ce moment entre les deux femmes et la difficulté pour Harley de se détacher de sa relation toxique avec le Joker.


    ** 
    *** un bon prequel mais malheureusement trop rapide
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Superman: Man of tomorrow

    Superman : Man of tomorrow fait partie d'une nouvelle gamme de films animés après la fin du DC animated universe. Le film débute alors que Clark Kent ne connait pas son origine et n'a pas encore décidé à prendre le rôle de Superman. Il sait qu'il est un alien mais il ne sait pas s'il est l'unique alien sur Terre ni si ses parents le recherchent. Il est stagiaire journaliste pour le Daily Planet mais n'a pas encore réussi à être engagé. Les habitant-e-s de la ville de Metropolis commencent à partager une rumeur sur l'existence d'un homme capable de voler. Mais personne n'y croit sérieusement. L'arrivée d'un alien, Lobo, va rapidement changer cela. Clark Kent va devoir décider s'il préfère rester dans l'ombre ou s'il se dévoile publiquement comme un alien.

    SPOILERS

    Il n'y a pas beaucoup à dire sur ce film. C'est une origin story qui réadapte les histoires classiques des débuts de Superman. Il y a quelques changements. Par exemple, le Martian Manhunter est déjà sur terre et c'est lui qui explique d'où provient Clark Kent. Luthor n'est pas immédiatement un ennemi de Superman. Et Lois n'est pas immédiatement une fan de Superman qu'elle considère comme un potentiel danger.

    Mais ce film réussit à mettre en place un bon équilibre, à défaut d'être un bon animé, entre le classique et quelques modifications. J'aurais aimé que Clark prenne plus de temps pour réfléchir aux effets de ses choix tout comme j'aurais apprécié que le Martian Manhunter apparaisse plus souvent. Mais j'ai beaucoup aimé les choix graphiques autours du parasite et du Martian Manhunter. Ces deux personnages sont très inquiétants quand ils apparaissent pour la première fois. Le film réussi à nous faire comprendre à quel point ils sont puissants et dangereux.


    ** 
    *** Un bon film ? Non. Mais il n’est pas trop mal réussi
    **** 
    *****

    Image : Site officiel

  • Supergirl 5

    Supergirl a vaincu tous les ennemis qui se sont placés sur son chemin. Mais, ce faisant, elle a aussi perdu Lena Luthor qui ne lui pardonne pas d'avoir gardé son identité secrète. Supergirl ne le sait pas encore. Elle continue sa vie de journaliste et d'héroïne sans se douter que Lena est maintenant convaincue de la nécessité de se venger de son ancienne amie. Cette vengeance implique de faire souffrir Kara comme Lena a souffert. Cette division risque bien de créer de nombreux problèmes. En effet, Leviathan, une organisation secrète, menace Supergirl et son équipe. Pire encore, la crise arrive et tout va changer.

    SPOILERS

    Cette saison est l'avant-dernière. Malheureusement, la CW a tout juste relié toutes ces séries qu'une grande partie d'entre-elles sont supprimées et parfois remplacées. Ainsi, Supergirl semble laisser sa place à une série autours de Superman et de Lois en tant que parents d'adolescents. Supergirl a commencé faiblement mais a réussi à devenir un peu meilleur au fil du temps en se posant comme une série anti-trump qui défend une forme peu politisée de tolérance. Bien que l'on puisse parler des limites que cela implique, j'ai apprécié que Supergirl ait tenté d'être un tout petit peu plus politisé que d'autres séries (je me souviens encore de l'épisode désastreux d'Arrow autours des armes à feu).

    Malheureusement, cette saison 5 a été en partie tournée en période de covid. Elle est donc plus courte que d'habitude. La réalisation de la série n'a pas vraiment eu le temps de prendre le temps de décrire certains aspects de l'intrigue. Le dernier épisode, sans être bâclé, est bien trop rapide et conclut trop facilement plusieurs arcs qui auraient mérités plus de temps. Eve Teschmacher, par exemple, semble être immédiatement pardonnée et hors de danger alors qu'elle a passé plusieurs saisons sous le contrôle de personnes qui menaçaient sa famille. Le retour de Lena est aussi un peu trop rapide et aurait mérité un peu plus de temps pour bien marquer ce que cela signifie non seulement pour Kara mais aussi, et surtout, pour Lena. En effet, Lena décide de se retourner contre Lex Luthor, abandonnant sa famille pour son amie. Une décision que l'on ne peut pas qualifier d'anodine. Il n'y a plus qu'à voir comment la saison 6 reprend les événements laissés en suspens et termine la série.


    ** 
    *** Même si la série souffre des effets du covid elle reste une série qui me permet de me sentir bien
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • Batman: White Knight presents Harley Quinn par Katana Collins, Sean Murphy, Matteo Scalera et Dave Stewart

    Titre : Batman : White Knight presents Harley Quinn
    Auteur-e-s : Katana Collins, Sean Murphy, Matteo Scalera et Dave Stewart
    Éditeur : DC 29 juin 2021
    Pages : 168

    Ce comics contient Batman : White Knight presents Harley Quinn 1-6 ainsi que Harley Quinn : Black + White + Red. Bruce Wayne est en prison. Sa dernière sortie en tant que Batman fut pour mettre une fin à la croisade meurtrière d'Azrael. Depuis, la ville de Gotham est calme. Le monde criminel est pratiquement neutralisé. Harley Quinn s'occupe de ses enfants, orphelins de Jack Napier. Mais une nouvelle vague de meurtres secoue la ville de Gotham. Une tueuse en série s'attaque aux anciennes stars de l'âge d'or du cinéma. Le GCPD souhaite recevoir l'aide d'Harley Quinn. Mais celle-ci sera-t-elle capable d'éviter de retomber dans la criminalité ?

    SPOILERS

    S'il y a bien une chose que j'apprécie dans le monde de White Knight c'est Harley Quinn. Elle est dépeinte comme extrêmement intelligente, plus que Batman. Toujours capable de manipuler les personnes qu'elle vise. Elle est aussi têtue et veut toujours aider les autres, ce qui l'a conduite à tomber avec Napier dans le piège du Joker. Mais jamais elle n'est tombée aussi bas que le Joker, son alliance avec Batman le prouve. Ce comics qui suit les événements du dernier White Knight montre à quel point Harley Quinn était nécessaire pour Jack Napier. Il montre aussi à quel point le Joker est un danger pour Harley Quinn. Il n'y a plus qu'à espérer avoir plus d'histoire sur elle.


    ** 
    ***
    **** Une bonne suite sur un personnage que j'apprécie beaucoup
    *****

    Image : Éditeur

  • Stargirl

    Courtney Whitmore est une adolescente comme les autres. Elle a perdu son père très jeune. Sa mère, Barbara a récemment décidé de refaire sa vie avec un second maris : Pat Dugan. Cette nouvelle vie aura lieu au sein de la petite ville de Blue Valley. Pat y ouvre un garage tandis que Barbara va travailler pour une entreprise de charité. Courtney et son beau-frère, Mike, sont envoyés à l'école. Mais un jour, fouillant les affaires de Pat, Courtney découvre un objet. C'est la propriété de Starman, un héros tué par la Injustice Society. Pat n'est pas un simple garagiste. Il est un ancien membre de la Justice Society of America.

    SPOILERS

    Cette nouvelle série héroïque de la CW est assez classique. La famille de Courtney vit dans une petite ville. La famille essaie d'être intégrée à une communauté locale. Tout le monde dans cette ville semble être hétéro, vivant en famille dans de petites maisons. On a l'impression du bon vieux temps des Etats-Unis dans de petites communautés soudées. Les antagonistes sont aussi en faveurs de cet esprit états-uniens, même si leur but est de forcer les autres à penser comme elleux. Bien que les méchants souhaitent créer un meilleur monde, plus écologique, illes veulent détruire le libre arbitre tout en risquant la mort de nombreuses personnes.

    J'ai tout de même beaucoup apprécié le thème de l'héritage. Chacun des personnages essaient de suivre ce qui a été fait avant. Courtney pense accepter l'héritage de son père, par exemple. Ainsi, la série met en avant une nouvelle génération luttant contre une ancienne génération de vilains. Les parents des adolescent-e-s, si illes sont présent-e-s, sont avant tout un moyen de les guider et non de les contraindre. Au contraire, les antagonistes essaient de contrôler leurs enfants, de les empêcher de choisir une voie différente. L'un est maltraité par son père. L'une est une expérimentation qui n'a jamais reçu de règles. Ce thème de l'héritage et de la relation aux parents va probablement continuer durant la saison 2, si j'en crois les dernières images de la première saison.


    ** 
    *** Sympathique avec du potentiel
    **** 
    *****

    Image : IMDB

  • The suicide squad

    CW : Sanglant, morts à l'écran, nudité masculine frontale

    Il y a quelques années la suite des films ratés de DC fut particulièrement impressionnante puisque Suicide Squad était sorti. Son seul point positif fut de nous offrir une Harley Quinn jouée par Margot Robbie. Mais le reste ne fut qu'absence d'âme à cause de choix imposés par un studio incapable. Depuis, DC a toujours du mal à s'imposer au cinéma mais quelques films sont passés au-dessus du lot, en particulier Birds of Prey injustement considéré comme un échec. DC a aussi réussi à débaucher James Gunn qui imposa un ton et des morts dans un nouveau Suicide Squad. Celle-ci, officiellement nommée Task Force X, est envoyée sur l'île de Corto Maltese pour détruire les recherches du projets Etoile de Mer. Mais rien ne se déroule comme prévu.

    SPOILERS

    Ce film est un peu ce que le premier aurait dû être, bien que David Ayer semblât souhaiter quelque chose d'horrifique. La Suicide Squad est immédiatement montrée pour ce qu'elle est : un moyen d'utiliser les pires des pires dans des missions extrêmement dangereuses. Elle est commandée par une Amanda Waller qui n'hésite pas à user de menaces pour avoir ce qu'elle souhaite. Dès le début du film on observe l'équipe de Waller faire des paris sur les membres qui vont mourir tandis que la mission débute par un véritable carnage.

    Ce film réussit aussi à introduire des personnages secondaires de l'univers DC méconnus en leur donnant le temps de se présenter. Harley Quinn en souffre, en tant que personnage, mais cela permet de faire apprécier les autres membres de l'équipe. Rat Catcher et Polkadotman en profitent fortement. La réalisation réussit à nous offrir des moments de complicités entre les membres de l'équipe sans oublier les scènes d'actions. Ce qui crée un bon rythme au sein du film et de pouvoir parfaitement comprendre les actions des différents personnages.


    ** 
    *** 
    **** Le studio chargé d'adapter les DC aurait-il compris qu'il faut laisser la réalisation effectuer son travail ? Enfin ?
    *****

    Image : Site officiel

  • Batman. Earth One. 3 par Geoff Johns, Gary Frank, Jon Sibal et Brad Anderson

    Titre : Batman. Earth One. 3 
    Auteurs : Geoff Johns, Gary Frank, Jon Sibal et Brad Anderson
    Éditeur : DC 8 juin 2021
    Pages : 160

    Les Earth One, ces comics censés rendre les personnages plus modernes dans un contexte en dehors de la continuité, semblent encore exister malgré les retards massifs des différentes séries et les annulations. Batman en est à son troisième volume. Le Batman commence à être connu à Gotham et il possède quelques allié-e-s. Car Gotham, même si elle n'est plus sous le joug des criminel-le-s n'est pas encore pacifiée. Même si la criminalité est en baisse elle est de plus en plus violente. Pire encore, il semblerait que ce soit Harvey Dent qui arme ces crimine-le-s. Mais Harvey Dent est mort.

    SPOILERS

    Ce tome 3 est moins bon que les autres. Geoff Johns doit recréer un personnage mais il est obligé de réutiliser des aspects connus du Batman. Il lui offre une batcave, mieux située que l'originale. Il lui donne des ennemis qui servent surtout à faire référence. Et, petit, à petit, il semble abandonner le réalisme pour retourner en direction du Batman original. Ainsi, les dernières planches mettent en avant la création de la Famille, sans expliquer leur arrivée, mais aussi la première apparition du Joker. Tout ceci est bien trop rapide et donne surtout l'impression que Geoff Johns veut terminer avant que la série ne disparaisse définitivement. Mais cela ne peut que créer un gout d'inachevé.

    Ce tome introduit aussi Catwoman, que nous avions vu auparavant. Et je dois dire que je suis très déçu. Certes, Catwoman est une voleuse qui, de temps en temps, aide le Batman. On peut donc accepter qu'elle devienne une alliée. Mais la relation se forme bien trop vite. Cependant, je pourrais pardonner cela si on ne prenait pas en compte la sexualisation très importante du personnage. On aurait apprécié que la série Earth One profite d'être en dehors de la continuité pour réinventer les personnages et critiquer la sexualisation des personnages féminins. Ce n'est pas ce qui a été fait ici.


    ** 
    *** 
    **** En baisse de qualité
    *****

    Image : Éditeur

  • La ligue des justiciers: nouvelle génération saison 3 / Young Justice saison 3

    Quelques années ont passé depuis l'invasion des Reach et leur défaite. Quelques jours après, Dick Grayson a quitté l'équipe pour travailler seul, ne pouvant pas y rester à la suite de la mort de Wally West. Les autres membres de l'équipe ont grandi, évolué voire formé des familles ou des couples stables. Certain.e.s sont à la tête de l'équipe ou de la Ligue des justiciers. Mais cette dernière a de plus en plus de mal à agir. Lex Luthor, maintenant Secrétaire général à l'ONU, fait tout pour empêcher légalement les actions des membres de la Ligue. Peut-être faudrait-il agir dans l’ombre ?

    SPOILERS

    Je ne pensais pas revoir cette série un jour. Puis elle revint sous la forme d'une saison 3 de 26 épisodes (qui devrait être suivie d'une saison 4). Bien que cette nouvelle saison se déroule plusieurs années après la 2 on reprend les problèmes connus auparavant. La Ligue est toujours en guerre contre la Lumière, formée des personnes les plus dangereuses de la Terre. La question que pose cette saison concerne la manière de lutter contre une organisation international illégale. Faut-il agir publiquement au risque de violer des lois mais de recevoir l'accord de la population. Ou faut-il agir dans l'ombre, manipulant événements et personnes dans un but futur ? La série ne va pas complètement au bout de ce questionnement, préférant l'action à la réflexion. Personnellement, j'aurais préféré plus d'épisodes questionnant l'éthique des actions cachée de la Ligue.

    Bien que la série ne permette pas totalement de répondre à ses questions, elle prépare la suite. On comprend mieux comment fonctionne la Lumière et son lien avec Darkseid. Les antagonistes sont toujours aussi dangereux, connaissant même des secrets bien gardés des membres de la Ligue. On peut tout à fait croire aux échecs des héros et héroïnes dans ce contexte. De plus, cette saison ajoute aussi de nombreux nouveaux personnages. Illes ne sont pas toujours développés et une bonne partie ne sera connue que des personnes qui lisent ou suivent l'actualité des comics. Mais les personnages qui sont réellement développés sont intéressant, sans toujours être sympathiques.

    Bien entendu, la saison 3 annonce la 4 avec la vision d'un anneau de la Légion. Personnellement, j'apprécie toujours autant de regarder cette série qui sait jongler entre action et émotion intime et je pense apprécier la future saison 4.


    ** 
    *** 
    **** J'aurais préféré que la série s'intéresse bien plus aux questions éthiques des choix de ses personnages mais ça ne m'a pas empêché de l'apprécier
    *****

    Image : Site officiel

  • Batwoman

    Gotham a perdu le Batman. Depuis sa disparition la police travaille avec une organisation privée : Crow Security. Celle-ci s'occupe de la protection des personnes les plus riches de Gotham en leur offrant des voitures blindées et des barrières de protection. La ville est donc divisée entre riches et pauvres avec une milice privée entre les deux. Sur pression du commandant de la milice, Jacob Kane, le batsignal est sur le point d'être éteint définitivement. Mais la ville n'est pas d'accord. Pire, un nouveau gang en profite pour attaquer la ville permettant à quelqu'un de nouveau de porter le manteau du Batman : Batwoman.

    SPOILERS

    Certes, la série met en avant des vilains hebdomadaires dans 20 épisodes. Mais ces aventures sont surtout un moyen, pour la série, de parler de la famille Kane. En effet, les personnages principaux sont forcés de combattre entre elleux. Jacob Kane veut vaincre Batwoman et tuer Alice. Kate Kane veut sauver Alice et travailler avec son père que ce soit en tant qu'elle-même ou en tant que Batwoman. Et Alice veut se venger de son père, Jacob, et se rapproche de sa sœur Kate. Ce drame familial est particulièrement réussi lorsqu'on suit la prestation de l'actrice qui joue Alice : Rachel Alice Marie Skarsten.

    En dehors de cela, la qualité de la série est variable. On ne croit pas toujours aux différents personnages qui sont mis en avant ni en certains des événements. Ce qui m'ennuie le plus est l'absence de résolution. Cette première saison semble être une sorte d'introduction à la suite de la série. Malheureusement, Ruby Rose a décidé d'abandonner son rôle de Batwoman au sein de celle-ci. Je me demande comment les scénaristes vont réussir à donner du sens à des intrigues qui se concentrent fortement sur la famille Kane avec l'arrivée d'une nouvelle Batwoman pour la saison 2. J'espère aussi que celle-ci ne subira pas l'ombre de la première Batwoman pour le reste de la série. Bref, on peut se poser beaucoup de questions en ce qui concerne le destin de cette série de la CW.

    *
    ** 
    *** Une série de qualité variable, il faudrait surtout savoir ce qu'elle va devenir
    **** 
    *****

  • Green Lantern: Earth one 2 par Gabriel Hardman et Corinna Bechko

    Titre : Green Lantern : Earth one 2
    Auteur.e.s : Gabriel Hardman et Corinna Bechko
    Éditeur : DC 11 aout 2020
    Pages : 144

    Il y a trois ans Hal Jordan a découvert un vaisseau alien. À l'intérieur se trouvaient un alien, un robot et une lanterne avec un anneau. Après l'avoir mis au doigt, Hal Jordan apprend que cet anneau fut le symbole d'une force de l'ordre imposée à la galaxie avant que tous les Lanternes ne soient éradiqué.e.s par les robots nommés Manhunters. Trois ans plus tard, la Terre se prépare à entrer au sein des espèces de la galaxie à l'aide d'un premier contact diplomatique. Mais certaines personnes ne sont pas en faveurs de cette ouverture. L'arrivée de personnes qui possèdent un anneau jaune et qui prétendent être lié à l'un des gardiens originaux n'aide pas à créer de l'ordre.

    SPOILER

    J'avais bien aimé le premier volume de cet Earth One Green Lantern. Il adaptait bien le personnage à un contexte différent, le rendant plus agréable et moins arrogant tout en gardant certains fondamentaux. Ce second volume a la lourde tâche de construire sur ce que le premier volume annonce tout en pouvant être lu sans avoir de suite. D'une certaine manière il y réussit. On se rend compte que l'univers a changé sans être totalement différent tout en donnant des informations sur le gardien et son lien avec les technologies des lanternes et des manhunters.

    Ce qui rend ce second tome moins intéressant n'est donc pas son univers mais son écriture. En effet, tout est trop rapide. On nous montre la Terre avec l'annonce de factions aux buts différents mais on ne sait toujours pas d'où elles proviennent ni la raison de leur existence. Puis on doit faire avec l'arrivée des Yellows Lanterns qui sont presque immédiatement annoncé comme une menace. J'aurais apprécié que celle-ci soit décrite plus longuement avec une période de questionnement, comme le choix de certain.e.s Green Lanterns semblait l'annoncer. Et avant même que nous puissions nous questionner sur la moralité des personnages la fin du comics est là. Un peu plus de temps pour présenter les différents éléments aurait permis de rendre ce second volume plus intéressant.

    *
    ** 
    *** Des idées intéressantes mais pas assez de pages pour les décrire
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Batman Curse of the White Knight par Sean Murphy, Klaus Janson et Matt Hollingsworth

    Titre : Batman Curse of the White Knight
    Auteurs : Sean Murphy, Klaus Janson et Matt Hollingsworth
    Éditeur : DC 15 septembre 2020
    Pages : 272

    Ce volume contient Batman Curse of the White Knight 1-8 ainsi que Batman White Knight presents Von Freeze. Le Joker a réussi à redevenir sain d'esprit, du moins pour un temps. Sous son identité réelle, Jack Napier, il est entré en politique afin de réformer la ville et de lui permettre de vivre sans le Batman. Ce dernier a lutté de toutes ses forces jusqu'à être obligé d'accepter les conclusions du Joker : son combat n'est plus en faveurs des habitant.e.s de Gotham mais contre elleux. Batman White Knight se terminait sur la promesse de Bruce Wayne d'abandonner son identité secrète pour mieux travailler avec la police et la ville. Mais Napier avait aussi exprimé une théorie du complot. Un contrôle de la ville par un groupe d'élites. Si ce groupe existe vraiment la fin du Batman n'est pas dans leurs intérêts.

    SPOILERS

    Ce comics nous parle du Batman, comme le premier volume. Le Batman y est tout aussi fort que dans les comics de l'univers DC mais il y est aussi bien plus fortement critiqué. Dans le premier volume, ses actions conduisaient à de nombreux dégâts. Dans celui-ci, Bruce Wayne comprend que les dégâts vont bien plus loin. En abandonnant son identité civile il a laissé son entreprise profiter des destructions, même s'il paie lui-même les dégâts. Le Batman a aussi changé. Il est passé d'une aide bienvenue à une armée capable de lutter contre tout ce qui peut lui arriver et de prendre le contrôle de la ville entière sans jamais pouvoir être contesté. Ainsi, il est normal que ce comics marque la fin du Batman et son entrée en prison. Car si le Batman devient un danger pour la ville il trahit son but : faire de Gotham une meilleure ville.

    Ce comics est aussi une affaire de famille. On en apprenait bien plus sur la famille Wayne, reliée à un ancien scientifique nazi, dans le premier volume. On apprend bien plus sur le passé de la famille Wayne dans ce volume. Ce passé justifie le combat entre Bruce Wayne et Azrael. Ce combat est une vengeance face aux actions de leurs ancêtres aux débuts de la ville. En dehors de la famille, et de ce qu'elle implique pour l'identité du Batman, il y a une famille choisie. Celle que Bruce Wayne essaie, et échoue, à créer autour de lui avec les deux Robins et Batgirl.

    *
    **
    ***
    **** Une très bonne suite qui est moins basée sur la politique que le premier volume mais qui réussit à être tout aussi intéressante et se concentrant sur le Batman et le passé de la famille Wayne
    *****

    Image : Éditeur

  • Superman: Red Son

    Superman Red Son est l'un de mes comics préférés. Il réussit à expliquer qui est Superman tout en créant un magnifique hommage à l'histoire des comics aussi bien par les personnages que par la façon de dessiner les cases. Que DC ait décidé d'en faire une adaptation animée n'est pas étonnant. Mais celle-ci est-elle réussie ? Superman Red Son part sur un prémisse simple. Au lieu du Kansas, la fusée de Superman est tombée en Ukraine. Superman ne connait pas ses pouvoirs jusqu'à ses douze ans. Il reste chez lui avant de déclarer ses capacités à l'état soviétique et de devenir le nouvel homme fort du pays, un moyen de gagner la guerre froide face à un monde capitaliste médusé.

    SPOILERS

    L'adaptation doit, bien entendu, modifier certaines choses parfois en bien parfois non. Ainsi, la relation avec Diana est bien plus intéressante. On passe outre l'inutile romance secrète pour créer une relation d'amitié d'égale à égal, tout en notant qu'une île remplie de femmes n'est probablement pas très hétérosexuelle... J'ai aussi apprécié la relation plus sympathique entre Lois et Lex alors que le comics montrait ce dernier comme un être sans cœur. Il est, d'ailleurs, bien plus sympathique dans ce film. Le faux Superman est aussi remis à jour pour englober la politique actuelle aux États-Unis, ce qui ne le rend pas sympathique du tout.

    J'ai beaucoup moins apprécié les changements subis par Superman. Non seulement il a un accent horrible mais sa caractérisation est très différente. Dans le comics, il refuse d'envahir les pays mais les accepte, sur demande, au sein du monde soviétique. Ce qui ne l'empêche pas de faire des choses discutables envers les opposant-e-s. Dans l'adaptation, il est bien plus guerrier voir meurtrier au nom du bien commun. En fait, le film semble vouloir tout faire pour éviter de créer une sympathie envers l'utopie communiste tout en critiquant un peu l'utopie capitaliste, mais pas trop. L'histoire originale y perd en subtilité.

    *
    **
    *** Trop simplifié
    ****
    *****

    Image : Site officiel

  • Arrow saison 7

    Oliver Queen est enfin dans le lieu qui lui correspond le plus. Après avoir considéré sa ville comme son champ de tir personnel. Après des années de meurtres et de destruction. Il a accepté de se rendre au FBI. Il est immédiatement emmené dans une prison Supermax, après que Ricardo Diaz ait perdu le contrôle de la ville. Mais ni Oliver Queen, ni sa famille et encore moins Star City ne sont sauvées. Après la catastrophe que fut le contrôle criminel de Ricardo Diaz sur les membres les plus hauts placés de l'administration la confiance de la population envers les institutions est à son plus bas. Oliver, lui, essaie d'éviter les problèmes. Mais plusieurs des prisonniers souhaitent s'en prendre à lui et annoncer avoir tué le Green Arrow.

    SPOILER

    Oliver Queen et son équipe ont agi sans prendre en compte les lois ni les procédures. Certes, illes ont sauvé la ville et le monde à plusieurs reprises. Mais cette saison montre qu'il est important de suivre les procédures et de justifier ses actions devant le peuple. Oliver Queen et les membres de son équipe doivent, à plusieurs reprises, parler publiquement de leurs actions et des problèmes impliqués. Enfin, Oliver Queen arrête de mentir et dit tout. Il est particulièrement intéressant que l'équipe devienne une partie intégrale de la police. Malheureusement, les auteur-e-s ont rapidement oublié ce point pour recréer une dynamique plus secrète. J'aurais apprécié une critique plus intense des gens qui prennent la justice entre leurs mains sans prendre en compte les procédures.

    Cette septième saison est aussi un moyen pour la réalisation de préparer la fin de leur série. La huitième sera la dernière et se déroule sur seulement 10 épisodes. Depuis l'arrivée d'Arrow, plusieurs autres séries sont entrées dans le même univers mais c'est Arrow qui l'a rendu possible. Il y a donc un effort de marquer la fin et la continuité. La réalisation marque la continuité à l'aide d'Emiko, la sœur d'Oliver. Leur père ayant trompé la mère d'Oliver avec une autre femme. Emiko est aussi furieuse que le fut Oliver au début et on apprend, au fil de la saison, qu'elle est responsable de plusieurs des problèmes que connu Oliver durant sa vie, en premier lieu de la mort de son père. Mais aussi continuité par le passage du rôle de protection à d'autres personnages, passage que l'on retrouve dans les flash forwards mais en direction des enfants d'Oliver et de Felicity.

    *
    **
    *** Des idées intéressantes mais que la réalisation ne développe pas à leur terme, dommage.
    ****
    *****

    Image : IMDB

  • Wonder Woman by Greg Rucka 3 par Greg Rucka, Cliff Richards et Ray Snyder

    Titre : Wonder Woman by Greg Rucka 3
    Auteurs : Greg Rucka, Cliff Richards et Ray Snyder
    Éditeur : DC 7 aout 2019
    Pages : 296

    Ce volume 3 contient Wonder Woman 218-226 et Blacker night: Wonder Woman 1-3. Depuis son arrivée Wonder Woman est l'ambassadrice des Amazones. Cela a impliqué la création d'une ambassade et d'un statut spécifique qui puisse accepter ses activités de membre de la Ligue de Justice. Mais bien qu'elle soit une guerrière sa mission concerne avant tout la paix et l'harmonie. Ses idées n'ont pas toujours été comprises mais se sont retrouvées sur la place publique. Cependant, une crise approche pour le monde et les Amazone. Et Wonder Woman pourrait bien y perdre sa mission.

    SPOILERS

    Greg Rucka a mis un grand nombre d'éléments en cours lors de son run. Wonder Woman est une membre de la Ligue de Justice, une ambassadrice, une championne d'Athéna et une autrice. Greg Rucka a tenté de montrer de quelle manière Diana joue sur ses différents rôles pour offrir son message, et celui des Amazones. Cela a impliqué de mettre en avant les relations diplomatiques avec les Etats-Unis mais aussi la réception de ses essais. De plus, Greg Rucka avait mis en place des intrigues divines mais aussi plus humaines. En particulier, certains personnages allaient probablement changer de direction et montrer la difficulté pour Diana de parler à tout le monde.

    Ce dernier volume est bien écrit. Malheureusement Greg Rucka doit inscrire son run dans deux événements qui change en grande partie ses plans. Le volume donne l'impression que l'auteur a dû écourter, modifier voire annuler certaines idées et donc n'arrive pas à terminer son intrigue comme il le souhaitait. Cependant, il réussit tout de même à intégrer son discours au sein du premier événement. Ainsi, Wonder Woman, après avoir assassiné Maxwell Lord, se rend au tribunal de la Hague afin de subir un procès. Mais celui-ci n'aura pas lieu. Le lien avec Blackest Night, bien que loin d'être mauvais, manque aussi de profondeur face au reste du run de Greg Rucka. Ce dernier volume est donc bon mais aussi en demi-teinte puisqu'on a l'impression de ne pas avoir la fin qui était prévue à l'origine.

    *
    **
    ***
    **** Loin d'être mauvais ce dernier volume donne l'impression de ne pas être ce que l'auteur souhaitait à l'origine.
    *****

    Image : Éditeur

  • Harleen par Stjepan Sejic

    Titre : Harleen
    Auteur : Stjepan Sejic
    Éditeur : DC 11 février 2020
    Pages : 208

    Ce volume contient Harleen 1-3. Dr. Harleen Quinzel est une jeune chercheuse qui tente de prouver une de ses thèses majeures. Selon elle, la vie au sein d'un contexte violent pourrait mettre à mal la capacité d'empathie. Bien qu'elle vive à Gotham, il est difficile d'avoir accès aux personnes nécessaires pour prouver son idée. Heureusement pour elle, Bruce Wayne décide de la financer. Elle doit immédiatement déménager à Arkham afin de débuter une série d'interview de criminels considérés comme particulièrement dangereux. Dans ces couloirs elle fera la connaissance d'un criminel qui n'a jamais laissé personne le comprendre : le Joker.

    SPOILERS

    J'entends parler de ce Harleen de Stjepan Sejic depuis quelques temps et j'ai un peu hésité à me le procurer. Mais les critiques dithyrambiques lues sur internet m'ont convaincu. Et, à mon avis, ce fut un bon choix. L'objet même est beau. Une couverture cartonnée noire sur laquelle Harley Quinn est dessinée avec une fourre plastique sur laquelle on retrouve le même dessin mais masqué. L'intérieur est assez grand pour donner toute sa force aux magnifiques planches de l'auteur. Il m'est difficile de dire lesquelles sont mes préférées car rares sont les planches qui m'ont laissé de marbre. J'ai presque envie de posséder une version sans lettrage afin de mieux admirer l'art de Stjepan Sejic.

    Bien que ce comics s'intéresse à Harley Quinn il est intéressant que son destin soit mêlé à celui d'Harvey Dent. Les deux s'intéressent aux criminels mais là où l'une souhaite les aider le second pense qu'illes sont au-delà de toute aide et veut uniquement les enfermer définitivement. Bien entendu, le destin des deux personnages joue autours de la thèse du Joker qui considère que l'humanité est constituée de monstres enfermés par un vernis de moralité.

    Même si Harvey Dent se trouve dans une trajectoire parallèle à celle d'Harley Quinn c'est cette dernière qui nous est présentée dans sa tragédie. Le personnage nous est d'abord montré souffrant de stress post-traumatique après une première rencontre avec le Joker et le Batman. Puis, elle est fatiguée par les jeux du Joker qui ne fait que mentir afin de s'entendre parler. Enfin, une fascination se forme petit à petit. On observe Harley Quinn perdre progressivement pied professionnellement et personnellement alors qu'elle se rapproche de plus en plus du Joker. Ce qui fait la force de Stjepan Sejic est qu'il montre à quel point elle est consciente du danger mais qu'elle n'arrive plus à s'arrêter, en particulier à cause de sa solitude et de son envie d'aider les gens. Comme il est écrit dès les premières pages, l'enfer est pavé de bonnes intentions, qui mènent Harley Quinn en direction d'une personnification du mal.

    *
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    ***
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    ***** Un chef d'œuvre

    Image : Éditeur

  • Titans

    CW : Torture, mention d'abus sexuels, mention de violence parentale, mention de violence conjugale

    Les adaptations de DC ne sont pas une réussite ces dernières années, du moins au cinéma. En ce qui concerne la CW, elle a créé un univers partagé avec plusieurs séries qui sans être révolutionnaires sont assez bonnes. Mais en 2018 DC a annoncé la création de nouvelles séries plus sombres. Titans est la première. Les personnes qui, comme moi, ont regardé Teen Titans savent que le nom implique une équipe autours de plusieurs personnages adolescents. Robin, Raven, Beast Boy, Cyborg et Starfire sont les membres de la série animée. Mais cette série est bien plus violente et ne possède rien de l'humour de la série animée. L'équipe n'est même pas réellement constituée. On commence alors que Dick Grayson a abandonné Batman depuis un an. Il essaie de créer une vie en tant que détective à Detroit. Mais un jour il doit enquêter sur une adolescente : Rachel Roth. Celle-ci est impliquée dans plusieurs meurtres et de nombreuses personnes semblent vouloir la capturer.

    SPOILER

    La première chose à dire concerne l'ambiance de la série. Elle est sombre, dans le sens facile du terme. La réalisation a voulu nous montrer une ambiance adulte en nous empêchant de voir la plupart des scènes filmées dans la série. La photographie est rarement lumineuse et tout est fait pour que l'on ne voie pas bien les personnages ou les costumes. Il est vrai que certains effets ne sont pas extrêmement réussis. La réalisation joue aussi sur la violence et en particulier le sang. Ce dernier coule à flots. Les combats sont montrés dans toute leur brutalité, en particulier lors du dernier épisode. On peut difficilement apprécier les actions des personnages principaux sans les antagonistes qui sont bien pires...

    La série pose la question de l'identité. Tous les personnages principaux ont un problème d'identité à résoudre. Dick Grayson ne veut plus être Robin mais il n'arrive pas à se défaire de cet alter ego. Il a surtout peur de sombrer dans la noirceur comme Batman semble l'avoir fait. Il a peur de ce que Robin peut le pousser à faire en matière de violence. Kory n'a aucune mémoire de son passé et ne comprend pas son lien avec Rachel. Garth est perdu entre l'animalité et l'humanité ce qui pourrait le pousser à perdre le contrôle sur ses émotions et devenir animal. Enfin, Rachel ne connait pas ses parents. Elle est manipulée par tout le monde et ne sait pas en qui faire confiance. D'autant qu'elle est hantée par une version peu sympathique d'elle-même. Ces personnages principaux sont entourés de personnages secondaires qui ont essayé, échouent ou ont réussi à comprendre leur identité et à trouver un autre moyen que la violence pour résoudre leurs problèmes.

    Il est dommage que cette courte saison, 11 épisodes, se termine sur un cliffhanger. Toute la saison pose la menace du père de Rachel, Trigon, et des personnes qui lui vouent un culte. Mais dès qu'il apparait la saison se termine sans résoudre l'intrigue nous forçant à suivre la seconde saison.

    *
    **
    *** Sans être aussi mauvaise la série est un peu brouillonne et surtout en conclut pas son intrigue. Je déplore aussi une vision simpliste de ce que devrait être une série "adulte." La réalisation se contente de la violence et d'une image sombre.
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    *****

    Image : Site officiel

  • Birds of Prey: And the Fantabulous Emancipation of One Harley Quinn

    Birds of Prey : And the Fantabulous Emancipation of One Harley Quinn débute après le très oubliable, mais malheureusement existant, Suicide Squad. Harley Quinn commence par résumer l'histoire de sa vie afin de la mener jusqu'au présent. Elle n'est plus avec le Joker et, malgré sa tristesse, elle essaie de se construire une nouvelle vie dans la belle ville de Gotham. Malheureusement, l'annonce tonitruante de son célibat permet à toutes les personnes qui la détestent de s'attaquer à elle sans risquer la colère du Joker. Alors que la ville entière essaie de la tuer elle fait la connaissance de Cassandra Caines, une jeune femme dont la capture vaut 500 000 dollars.

    SPOILERS

    Birds of Prey : And the Fantabulous Emancipation of One Harley Quinn est un film que j'attends depuis un moment. J'apprécie beaucoup le travail de Margot Robbie et j'espérais qu'elle pourrait y mettre tout son talent et surtout ses souhaits. Selon mes impressions, il semblerait que la production a pu s'amuser. Le film joue avec les couleurs et la nourriture sans complexes tandis que les actrices portent des costumes tous plus réussis les uns que les autres. Harley Quinn est particulièrement flamboyante dans des tenues qui vont parfaitement au personnage et à son tempérament. Ce film donne l'impression d'être porté par une ambiance de travail et de création qui a permis aux membres de l'équipe d'apprécier ce qui était en train d'être construit.

    Ce film est construit d'une manière un peu étrange. Les flash backs sont nombreux et les personnages se tournent autours sans toujours se rencontrer, jusqu'au moment final qui permet à chacune d'entre-elles de collaborer dans un but précis face à une armée d'hommes. Toutes les femmes de ce film essaient de s'émanciper d'une forme de tutelle masculine. Harley Quinn apprécie la protection du Joker et elle est tentée, à plusieurs reprises, de trouver un autre protecteur. Ce n'est qu'au fil du temps qu'elle comprend qu'elle a la capacité d'agir seule. Renée Montoya est une détective dont toutes les réussites sont volées par un collègue. Dinah Lance essaie de survivre à Black Mask. Huntress, elle, souhaite se venger des hommes qui ont détruit sa famille. Ce n'est que lors du final, lorsqu'elles s'allient, qu'elles sont à la fois capables de s'entre-aider et de prendre la décision de s'affranchir des figures masculines de leur entourage. Ce changement est dépeint d'une manière positive puisqu'il permet à chacune non seulement un nouveau départ mais surtout une meilleure vie. Ce changement est construit au film du film justement par sa construction qui commence par diviser avant d'unir les personnages.

    *

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    ***** J'ai adoré ce film à la fois bien écrit, bien réalisé, drôle et intelligent. Je pourrais le revoir de nombreuses fois avec un grand plaisir !

    Image : IMDB

    Site officiel

  • Supergirl saison 4

    La vie n'a jamais été aussi belle pour Supergirl. En l'absence de son cousin, Superman, elle a pris le manteau de protectrice de la Terre. Le monde entier l'apprécie et la remercie de ses actions. Il semble que jamais les monde ne fut plus prêt à accepter toutes les différences et d'entrer dans un âge de tolérance. Mais J'onn J'onzz doute. Alors que les autorités semblent aveugles, il observe des actes de violence visant précisément les personnes que l'on sait être des aliens. Un backlash semble être imminent. Petit à petit, un groupe commence à se constituer afin d'expulser les aliens. Mais qui est capable d'organiser un tel groupe en si peu de temps ?

    SPOILERS

    Dès la première saison, et surtout lors de la saison 2, Supergirl est une série inscrite dans les événements contemporains. Celle-ci se plaçait résolument en faveurs des droits des minorités, en particulier immigrantes, en s'attaquent à la haine et à la peur. Cette saison 4 est encore plus inscrite dans cette histoire puisqu'elle met en scène des groupes suprémacistes humains armés et organisés sous forme de milice qui s'attaque à de simples personnes. Ces groupes sont, petit à petit, considérés comme légitime par un pouvoir présidentiel qui joue de la peur et de la haine afin d'augmenter son pouvoir. La série essaie aussi d'expliquer comment on peut se mettre à haïr la différence. Lors d'un épisode, elle montre tout ce qu'a perdu l'un des antagonistes. Il perd son héritage, sa maison et son travail. Bien entendu, une partie de ses échecs est dû à ses propres actions mais une grande partie est dû au système financier. Au vu du ton de la série, que l'antagoniste soit un homme blanc hétéro et marié n'est sûrement pas un hasard.

    De plus, la série se place résolument en faveurs de la presse. Bien que Kara réussisse plusieurs combats en tant que Supergirl la victoire n'est possible que par ses talents de journalistes. Plusieurs événements clés de la saison dépendent de moments de journalisme et un grand nombre de personnages défendent la nécessité de journaux indépendants et capables d'investigation afin de contrer un pouvoir gouvernemental trop important ou de contrer des groupes basés sur la propagation de la haine. Malheureusement, la série fait l'erreur de considérer le journalisme comme une simple présentation des différentes manières de lire la réalité. Cette idée qu'il suffit de présenter les deux termes d'une histoire afin de faire du bon journalisme oublie la nécessité d'enquêter afin de trouver la vérité et de l'imposer aux personnes qui usent du mensonge.

    Enfin, la série défend une diversité face aux personnes qui souhaitent le règne de ce qu'illes nomment la "normalité". Nous avions déjà Alex, lesbienne qui tente de devenir une mère célibataire, et plusieurs aliens qui prennent une place importante dans la série. Mais cette saison introduit Nia Nal, une femme transgenre incarnée par Nicole Maines. Nia Nal est souvent au centre de développement idéologique par la défense non seulement d'actions immédiates contre les actes de haines, même déguisés en tant que blagues, mais aussi par sa défense de la nécessité de l'union face aux actes de haines. Elle n'hésite pas à s'attaquer aux autorités si celles-ci deviennent dangereuses pour les personnes qu'elle souhaite défendre.

    *

    **

    ***

    **** Une série imparfaite, certes, mais qui semble prendre au sérieux son propos.

    *****

    Image : IMDB

  • Raven: Daughter of darkness 2 par Marv Wolfman, Pop Mhan et Lovern Kindzierski

    Titre : Raven : Daughter of darkness 2
    Auteurs : Marv Wolfman, Pop Mhan et Lovern Kindzierski
    Éditeur : DC 4 juin 2019
    Pages : 160

    Ce volume 2 contient Raven: Daughter of darkness 7-12. Raven a survécu à un invasion alien puis au retour de son père qui souhaitait créer une armée de ses enfants. Mais, dans le combat, elle a perdu toutes ses sœurs et elle a dû supprimer la mémoire des événements au sein de sa famille et de ses ami-e-s. Ceci n'était que le début, car un danger immémorial s'est éveillé et tue tous les êtres possédant un accès à la magie. Seul un homme sait comment les vaincre et il est dangereux de lui faire confiance.

    SPOILERS

    J'apprécie le personnage de Raven. Malheureusement, ce comics ne lui donne pas ce qu'elle mérite. L'auteur décide d'abandonner une grande partie de ce qu'il avait mis en place. Les interactions avec sa tante et les ami-e-s de Raven sont oubliées alors qu'elles ne sont pas terminées. Même les problèmes entre l'identité de Raven et de Rachelle sont oubliés puisque Raven décide de simplement supprimer tout souvenir d'elle.

    De plus, l'intrigue est mal mise en scène. On passe d'une page à l'autre avec l'impression de sauter des moments importants qui, pourtant, n'existent pas. Pire encore, tout fonctionne selon un schéma répétitif : combat, trahison, fuite et enfin démission pour revenir plus tard. Il est d'ailleurs difficile de croire au danger des opposants qui sont décrits comme un mystère inconnu pendant une page avant que l'auteur ne décide de tout dire sur la raison de leur existence. Bref, Raven méritait mieux.

    *

    **

    *** Bof

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    *****

    Image : Éditeur

  • Injustice VS The Masters of the universe par Tim Seeley, Freddie E. Williams II et Jeremy Colwell

    Titre : Injustice VS The Masters of the universe
    Auteurs : Tim Seeley, Freddie E. Williams II et Jeremy Colwell
    Éditeur : DC 23 avril 2019
    Pages : 160

    Ce volume contient Injustice VS the Masters of the universe 1-6. Ce tome a lieu après les événements du jeu. Les auteurs décident que Superman a gagné. Le monde a donc bien changé. Tout est sous contrôle de Superman au sein d'une tour qui utilise la technologie de Brainiac afin de vérifier ce que pensent les humain-e-s. Toutes personnes qui ont une pensée considérée comme dissidente est immédiatement punie par des drones contrôlés technologiquement. Le monde est sauf mais la libre pensée a péri. La résistance n'a qu'une solution : chercher la liberté sur d'autres univers et recruter He Man.

    SPOILERS

    Je n'ai pas encore joué au jeu Injustice II mais je sais qu'il est possible de choisir qui gagne. Ce comics prend le parti de faire gagner Superman et permet de montrer ce qui peut arriver lorsqu'un dieu contrôle la Terre. Les rares images des humain-e-s montrent des personnes sans espoir, toujours contrôlées par une machine et dont les pensées et les actes sont constamment jugés. Pire encore, Batman n'est plus un humain mais une partie de la machine, utilisé par Superman qui fait de même avec d'autres personnes. Il est clair que même penser est devenu illégal.

    Dans ce contexte on peut se demander s'il est possible de sauver Superman. Cette idée n'est mise en avant que lors de la seconde partie du comics. On sait que plusieurs membres de la résistance étaient des proches de Superman et j'ai aimé que Damian Wayne comprenne enfin le point de vue de son père. Mais ces personnes ont abandonné l'idée de sauver Superman. Il est intéressant que les auteurs aient décidé que la personne à sauver est Clark Kent, l'alter ego humain de Superman. Celui-ci permet de comprendre ce qui fait l'humanité et donc d'éviter d'utiliser ses capacités de manière injuste. Cette capacité est incarnée par He Man qui, justement, est un dieu dans le corps d'un simple humain. Sa compréhension des deux mondes lui permet d'agir en laissant à son peuple la capacité de choisir. Selon les auteurs, en perdant son alter ego humain Superman ne pouvait que devenir un tyran et seul le retour de Clark Kent peut lui rendre une part d'humanité.

    *

    **

    *** Des idées intéressantes au sein d'un comics qui reste, avant tout, l'occasion de voir se battre des personnages de deux univers.

    ****

    *****

    Image : Éditeur

  • Injustice II 6 par Tom Taylor, Bruno Redondo, Daniel Sampere et Juan Albarran

    Titre : Injustice II 6
    Auteurs : Tom Taylor, Bruno Redondo, Daniel Sampere et Juan Albarran
    Éditeur : DC 6 août 2019
    Pages : 184

    Ce dernier tome contient Injustice II 31-36 et Injustice II annual 2. Depuis la fin du régime de Superman les combats ont lieu de toute part. Sur Oa, les Gardiens et les Lanternes subissent l'attaquent d'un corps de la rage dont la puissance a été démultipliée, alors qu'elleux-même ont subi de lourdes pertes aux mains de Superman. Sur Terre, des attaques terroristes ont détruit plusieurs villes tandis que certaines personnes souhaitent le retour du régime. Mais Batman a un plan, il veut construire un monde meilleur. Et, pour cela, il a besoin de ses ennemis.

    SPOILERS

    Ce volume est le dernier de la série. Il doit donc mettre un terme à ce qui a été construit afin de laisser la place au jeu, puis à un dernier volume qui se déroule après le jeu. Les scénaristes, pour terminer leur histoire, font quelque chose qui arrive rarement dans cet univers. Ils placent leurs personnages dans la capacité d'agir ensemble afin de dépasser leurs problèmes et de créer un monde meilleur. Pour la première fois, il y a une chance réelle de créer quelque chose sans que l'un des personnages ne le détruisent. D'une certaine manière, cette idée est au centre de cette série puisqu'elle commençait par Batman tentant de créer un conseil entre lui, la présidence et d'autres personnes riches.

    Malheureusement, ce dernier volume est très, trop, rapide. En à peine une centaine de pages plusieurs gros événements sont supprimés. La guerre sur Oa se termine, Starro est détruit, les attaques de Gorilles sont résolues, etc. De nombreux personnages disparaissent sans forcément donner lieu à des explications. Même si certaines fins sont particulièrement réussies comme celle de Booster Gold. En fait, la véritable fin e trouve dans l'Annual qui permet enfin à Superman et Batman de se parler en tant qu'anciens amis et humains. Enfin, Bruce Wayne admet n'avoir pas agi comme il l'aurait dû en tant qu'ami.

    *

    **

    *** Une fin bien trop rapide, malgré de beaux moments.

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    *****

    Image : Éditeur

  • freedom Fighters: The Ray

    Il y a quelques années a eu lieu un Crossover entre des séries de la CW nommés Crisis on earth X. On découvrait une terre contrôlée par les nazis sur laquelle les héro·ïne·s étaient divisés en deux groupes : une partie tentait de résister tandis que l'autre soutenait le régime nazi. Lors de ce crossover on découvrait aussi The Ray. Ce film d'animation existe dans le même univers. Il commence sur la Terre X alors que les résistant·e·s tentent de survivre à l'invasion. Lors de la bataille, The Ray est blessé. Il fuit sur une autre terre afin de protéger la base de la résistance mais il meurt immédiatement. Son pouvoir est transféré à une jeune travailleur social homosexuel : Ray Terrill.

    SPOILERS

    Ce film d'animation prend place dans un monde que l'on connait bien. Outre le fait d'être le lieu de plusieurs séries il se déroule dans un contexte particulier. Ray Terrill tente d'aider des personnes en situation de précarité mais son département n'a pas le budget nécessaire. Pire, le monde politique ne s'intéresse pas à ce travail. En effet, comme le dit le maire, les personnes qu'aident ce département ne sont pas des gens qui votent pour lui. Ce sont des personnes majoritairement d'origines étrangères et le maire préfère attirer des personnes qui votent pour lui car illes lui ressemblent : des personnes blanches de la classe moyenne. On a donc clairement un message politique, même s'il est simplifié par le film. Dans ce contexte, le but de Ray Terrill est d'aider les personnes qui ont en besoin. Ce qui est poussé assez loin lorsqu'il menace le maire en portant son costume, un acte peu démocratique qui n'est que peu thématisé par les scénaristes.

    Outre les problèmes de sociétés le film s'intéresse à la raison qui pousse certaines personnes à aider leur prochain, ici en portant un costume. Ray Terrill est présenté comme le frère d'un soldat mort en Irak. Pour Ray, ce frère est mort afin d'aider un peuple à se soulever contre un tyran, ce qui est un peu simpliste mais fonctionne au sein du film. Selon le message du film, les personnes qui veulent aider leurs prochains le font parce qu'elles ressentent le besoin d'agir pour restaurer un équilibre. Besoin qui est décrit comme une forme de responsabilité envers les autres. Ce qui explique pour quelle raison Ray se trouve sur terre X plus tard : car celle-ci a bien plus besoin de lui que les autres personnes.

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    *** Un petit sympathique mais qui n'est pas de grande qualité. À regarder si vous aimez cet univers.

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    Image : IMDB

  • Flash saison 5

    L'équipe Flash a réussi, Devoe est vaincu et son satellite a été détruit. Des débris ont touché des personnes innocentes mais au moins les dégâts ne sont pas trop nombreux. Malgré leur joie, l'équipe se demande comment le satellite a pu être détruit aussi facilement. La réponse est donnée lorsqu'une jeune femme entre dans la maison des West et annonce être la fille d'Iris West et de Barry Allen : Nora. Elle annonce aussi immédiatement avoir fait une erreur qui pourrait avoir des conséquences catastrophiques. Nora a besoin de l'aide du Flash pour rentrer chez elle et réparer ce qu'elle a causé. Mais alors que l'équipe tente de l'aider un tueur en série apparait en ville. Celui-ci n'a qu'une cible : les méta-humain·e·s.

    SPOILERS

    Depuis le début de la série la famille a une place importante dans Flash. Ce dernier e bat pour aider les gens mais aussi, et surtout, pour protéger les personnes qu'il considère être de sa famille. Nora Allen est apparue à plusieurs reprises lors de la saison 4 et il semblait logique de penser qu'elle était la fille de Barry et Iris. Lors de cette saison elle est bien plus présente et son lien avec ses parents est au centre de plusieurs intrigues. Ainsi, elle est proche de Barry car elle ne l'a pas connu. Sa relation avec Iris est plus difficile mais se reconstruit petit à petit. D'une certaine manière, les événements de la saison sont secondaires face au lien familial de ces trois personnages. Ce qui rend la fin de la saison plutôt triste.

    Mais cette saison se déroule aussi un an avant le cross-over Crisis in infinite earth. Une crise annoncée lors de cette saison dans le cross-over Elseworld mais aussi dès le début de la série Flash. Je ne sais pas exactement de quelle manière la série va être impactée par la Crise mais elle est censée mettre en scène la mort de plusieurs personnages, dont le Flash. Ainsi, cette saison commence à préparer la fin du Flash en parlant de son héritage. Nora, provenant du futur, sait exactement ce qui reste des travaux du Flash. Celui-ci est vu comme un symbole d'espoir capable de vaincre non pas uniquement par la violence mais aussi par la raison et les paroles. Un homme capable de pardonner grâce à la foi qu'il possède envers l'humanité. Nora, bien entendu, doit apprendre quelle est sa place au sein de cet héritage, et accepter que son père ne soit pas devenu le Flash en un jour.

    *

    **

    *** Sans être une catastrophe, tout en restant une série de la CW, j'ai l'impression que cette saison a bien plus d'incohérences et de non-dits que les précédentes. Est-ce moi ou les scénaristes sont un peu fainéant·e·s ?

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    Image : IMDB

  • Joker

    CW : Violences, mentions de violences sur enfants, harcèlement, le film me semble douteux en ce qui concerne son propos sur les malades psychiatriques

    Arthur Fleck est un habitant de Gotham. Il vit alors que la ville subit une crise économique importante. Les changements imposés par les coupures de fonds ont eu comme conséquences colères, oubliés et grèves. L'avenir est donc morose. Arthur Fleck réussit tout de même à survivre en tant que clown publicitaire. Mais cela implique de vivre dans un immeuble mal famé avec sa mère. Les deux passent leurs soirées devant une émission humoristique qui se moque de l'actualité. Arthur Fleck souhaite faire la même chose mais réussir en tant qu'humoriste est difficile et la vie ne semble pas lui offrir d'espoir. Petit à petit, il pourrait bien sombrer dans une violence gratuite.

    SPOILERS

    Comme beaucoup, ma curiosité me poussa rapidement à me demande ce que serait ce film. Ma curiosité fut aussi tempérée par une certaine inquiétude. On pouvait se demander si le film ne risquait pas de rendre acceptable un comportement comme celui des Incels. En effet, le Joker est un personnage malfaisant. Le rendre sympathique ou compréhensible pourrait créer un message dangereux. Ce qui n'implique pas qu'il est impossible d'expliquer ce personnage. Mais il faut suivre un équilibre difficile à atteindre. Du point de vue technique, le film est très maitrisé. On sent que tous les détails ont été pensés pour avoir une signification dans un cadre plus large. Les acteurs, et en particulier Joaquin Phoenix, sont impressionnants.

    Le film nous parle fortement car il s'inscrit dans un contexte de crise économique. Une crise qui implique non seulement moins de travail, dans des conditions plus difficiles, mais aussi des fonds moins importants pour le social. En parallèle, les médias et les élites économiques défendent l'arrivée au pouvoir d'un homme riche qui semble avoir peu d'empathies pour les besoins du peuple : Thomas Wayne. On peut penser à certains propos d'Emmanuel Macron par exemple. Ce que montre ce film, c'est un homme qui a des besoins. Un besoin d'être entendu. Un besoin d'être aidé. Un besoin d'être soutenu. Et un besoin d'amour. Sur ce dernier point, le film nous donne des informations sur le passé du Joker qui montrent à quel point il fut abandonné par tout le monde. Arthur Fleck est donc seul et perd absolument tous ses liens avec la société et avec d'autres personnes. De ce point de vue, on peut se demander si la présentation des problèmes, psychiatriques, d'Arthur Fleck est adéquate. Il est rapidement montré comme dangereux semblant créer un lien immédiat entre "folie" et dangerosité, un lien fréquemment dénoncé par les personnes concernées.

    Le film crée aussi un lien avec les luttes anticapitalistes. Celui-ci débute alors qu'Arthur Fleck tue trois personnes liées au monde de la finance. Immédiatement, se pose la question des raisons de ces meurtres et les médias imaginent une haine contre les riches. Ce qui est rapidement repris par une partie de la population qui décide de protester en se déguisant en clowns. Arthur Fleck devient donc un symbole de la lutte anticapitaliste alors qu'il refuse de se considérer comme lié à une idée politique. En son nom, et autours de lui, se met en place un mouvement. L'une des dernières scènes est particulièrement forte puisqu'elle marque le Joker comme symbole, vénéré par une masse anonyme en pleine émeute. Je me demande si utiliser d'un tel personnage de cette manière est adéquat. Le Joker use de la violence non pas pour des raisons politiques ou économiques mais pour créer de la peur en jouant de son imprévisibilité. Or, ce film le marque comme symbole d'un mouvement qui détruit et tue sans jamais construire, une vision pour le moins réductrice de l'anticapitalisme...

    Image : IMDB

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  • Injustice 2. 5 par Tom Taylor, Xermanico, Daniel Sampere, Bruno Redondo et Juan Albarran

    Titre :  Injustice 2. 5
    Auteurs : Tom Taylor, Xermanico, Daniel Sampere, Bruno Redondo et Juan Albarran
    Éditeur : DC 30 avril 2019
    Pages : 144

    Ce volume 5 contient Injustice 2 numéros 25-30. Le combat entre Batman et Ra's Al Ghul fut dévastateur. Des espèces menacées ont définitivement disparus. Une administration présidentielle fut assassinée. Et Ra's a utilisé une nouvelle arme. Un androïde basé sur une technologie extraterrestre, capable de détruire des villes entières. Le retour des Titans et l'aide de Supergirl, encore cachée, a permis de détruire l'androïde mais on ne peut que se demander ce que son arrivée annonce. Pire encore, une guerre se prépare dans l'espace entre les Green Lanterns et les Red Lanterns. Si les Green Lanterns perdent l'univers entier sera perdu.

    SPOILER

    J'avoue avoir été surpris que l'auteur décide de repartir dans une intrigue spatiale. Ce qui concerne la Terre était intéressant. On observait des héro-ïne-s qui ne sont pas toujours mis en scène. On comprenait l'impact de la dictature de Superman. Et surtout, on observait un monde se reconstruire petit à petit, tout en essayant de faire mieux. Cela tout en lançant des pistes pour les intrigues du second jeu (que je ne possède toujours pas). Bien que s'intéresser aux Green Lanterns soit surprenant cela permet de donner l'occasion à Hal Jordan et Sinestro de discuter et, peut-être, de se racheter pour leurs actes contre la Terre mais aussi l'univers.

    Image : Éditeur

  • Shazam

    1974, un enfant est envoyé dans un endroit étrange. Là, un vieil homme lui annonce qu'il est à la recherche d'un champion afin de protéger le monde des sept péchés. Mis à l'épreuve, cet enfant prouve son incapacité à résister aux tentations des péchés il est donc expulsé et juste après sa famille est impliquée dans un accident de la route. Des années plus tard, Billy Batson a fugué d'une des nombreuses familles qui l'ont accueilli. Malgré tout, il est accepté par une nouvelle famille dont les parents ont connu les placements et dont tous les enfants sont adoptés. Tentant de partir à nouveau il est envoyé chez le même sorcier qui décide de lui offrir son pouvoir et de le nommer champion. Bien qu'il possède à présent de grands pouvoirs Billy n'a que 14 ans. Il ne sait pas quoi faire de toute cette force ni qu'elle est son rôle réel. Il devra apprendre rapidement car les péchés ont choisi leur propre champion et celui-ci se prépare à le combattre.

    SPOILERS

    Au vu du fonctionnement du vilain du film et du héros, Shazam, il semble clair que la question principale concerne la famille. Le vilain provient d'une famille sans mère dans laquelle il n'a jamais été apprécié. Il est moqué pour son incapacité à devenir un homme et tous les malheurs connus lui sont reprochés. On apprend qu'il est même banni des réunions de l'entreprise familiale. Le héros, Billy, est l'enfant d'une fille-mère qui l'a perdu, on apprend plus tard qu'il a été abandonné, mais qui arrive dans un milieu familial aimant qu'il regarde avec suspicion au vu de son passé. Alors que le vilain rejette tous liens familiaux Billy, lui, apprend à accepter l'amour qui lui est offert et donc à partager son pouvoir afin de réussir à gagner : devenant un peu plus homme.

    Ce passage du statut d'orphelin à celui de membre d'une famille marque aussi le passage de l'irresponsabilité enfantine à la responsabilité adulte masculine. En effet, lorsque Billy se considère comme seul il utilise ses pouvoirs comme moyens d'amuser la population, de recevoir de l'argent et de tenter d'entrer dans des lieux normalement interdit (par exemple acheter de la bière ou entrer dans un club de striptease). Dès qu'il accepte sa famille il devient, même si cela est peu montré vu que l'on atteint la fin du film, bien plus responsable et commence enfin à aider les gens au lieu de réagir à ce que ses actes ont provoqué. On pourrait d'ailleurs critiquer la vision de la masculinité, en tout cas corporel, que le film met en avant. En effet, Billy partage son pouvoir avec ses frères et sœurs. Ses sœurs possèdent un corps féminin adulte normé. Mais cet aspect est bien plus fort avec les garçons de la famille. Sans pouvoirs, nous avons un jeune geek à lunette, un enfant gros qui essaie de se faire des muscles et un jeune enfant handicapé. Dès que Billy transfère ses pouvoirs tous ces attributs sont supprimés pour atteindre une norme corporelle masculine parfaite. Le jeune geek n'a plus besoin de lunettes. Celui-ci qui veut avoir des muscles est soudainement musclé et mince. Et Freddy, normalement handicapé, devient valide dans une scène qui permet de montrer sa canne tomber et le personnage être capable de voler. Je ne crois pas que ceci soit entièrement conscient, mais le film défend l'idée qu'un homme a des muscles, est mince et valide.

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    *** Un film sympathique mais un peu long.

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    *****

    Image : IMDB

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    dc,shazam

  • Injustice 2. 4 par Tom Taylor, Bruno Redondo, Daniel Sampere, Mike S. Miller et Xermanico

    Titre : Injustice 2. 4
    Auteurs : Tom Taylor, Bruno Redondo, Daniel Sampere, Mike S. Miller et Xermanico
    Éditeur : DC 11 décembre 2018
    Pages : 160

    Ce volume 4 contient Injustice 2 18-24. Il y a peu de temps, Bruce Wayne et Rha's Al'Guhl ont combattu pour d'une part sauver des enfants et ensuite éviter que les plans de Rha's ne puissent être mis en branle. Malheureusement, ce fut un échec et l'entier du gouvernement des États-Unis est mort. Pire encore, une première frappe civile a détruit une ville entière. Bruce Wayne, questionné par ce qui reste du gouvernement et du parlement, comprend qu'il ne peut pas continuer ainsi. Il est temps d'augmenter la taille de ce qui reste de la Ligue des Justiciers en sauvant les Titans.

    SPOILER

    Les tomes précédents se concentraient sur les personnages annexes de l'univers DC afin de les mettre en avant et remplacer un grand nombre de morts. Les combats, bien qu'existants, étaient moins importants que la construction d'un univers et des problèmes que celui-ci connait. Ce tome se concentre sur deux intrigues, une liée aux Titans et la seconde aux attaques de Rha's. Dans les deux cas, les scénaristes ont pris le parti de lancer des combats spectaculaires avec des enjeux importants puisque les personnes qui meurent sont nombreuses, parfois immédiatement après leur introduction. Même si la construction de l'univers est moindre, la vitesse de l'action permet de ne pas s'ennuyer tout en récoltant quelques indices qui mènent au second jeu.

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    **
    ***
    **** Peu bavard, mais spectaculaire. Si vous aimez l'univers des séries Injustice vous allez aimer ce quatrième tome.
    *****

    Image : Éditeur

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  • Green Lantern: Earth One 1 par Gabriel Hardman, Corinna Bechiko et Jordan Boyd

    Titre : Green Lantern: Earth One 1
    Auteur-e-s : Gabriel Hardman, Corinna Bechiko et Jordan Boyd
    Éditeur : DC 20 mars 2018
    Pages : 144

    Harold Jordan fut un membre de la NASA. Il est maintenant membre d'une équipe de minage chargée d'explorer les astéroïdes afin de trouver les ressources nécessaires pour les industries terriennes. Il ne veut plus jamais retourner sur Terre et encore moins faire partie d'un groupe. Mais le nouvel astéroïde qu'il doit examiner cache bien plus que du métal. Harold Jordan y trouve un vaisseau. À l'intérieur se trouvent un robot, une lanterne verte et un alien portant un anneau vert. Après un accident, Harold Jordan enfile l'anneau et découvre qu'il peut survivre au vide. Il vient d'entrer au sein d'une civilisation galactique dont il n'avait aucune idée de l'existence.

    SPOILERS

    Ce que j'apprécie dans la gamme Earth One, malgré les retards et les abandons, est la possibilité de suivre une histoire complète sans avoir besoin de connaitre tout ce qu'il y a à connaitre sur un personnage. Cette gamme permet aussi de recréer les origines plus facilement. Les auteur-e-s de ce Green Lantern l'ont bien compris. Bien que l'on puisse déplorer une aventure qui prend encore en compte Hal Jordan au moins il est différent. Au lieu d'une personne arrogante et inutilement courageuse les auteur-e-s en font un pilote qui refuse d'user d'une machine qu'il ne connait pas, considérant que cela est dangereux pour lui et ses collègues.

    De plus, les auteur-e-s laissent de côté une grande partie de la mythologie. Illes préfèrent donner un univers dans lequel les Green Lanterns ont disparu après une guerre contre des robots. À présent, le corps n'est plus qu'une légende avec quelques personnes qui se sont donnés les anneaux par héritage. Ce n'est que petit à petit que l'on en apprend plus sur le fonctionnement de cet univers. Les auteur-e-s ont pris la décision d'inverser la mythologie puisque les Manhunters arrivent après les Green Lanterns, au lieu du contraire. Il est malheureusement dommage que la fin du volume annonce une suite potentielle, vu les nombreux abandons que connait la gamme.

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    **** Un volume que j'ai apprécié, mais qui risque malheureusement de ne pas donner de suite
    *****

    Image : Éditeur

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  • Black Lightning saison 1

    CW : Racisme d'état, violences policières, expérimentations humaines à caractère raciste

    Jefferson Pierce est une personnalité importante de la ville de Freeland. Non seulement il fait partie des leaders de sa communauté. Mais il est aussi le proviseur d'un établissement scolaire important. En tant que proviseur, il a réussi à protéger ses élèves, les guide mais aussi à éviter que son établissement ne soit transformé en prison pour des raisons dites de sécurité. Cependant, le contexte global reste difficile. Alors que la police use régulièrement de son pouvoir pour s'attaquer à de jeunes hommes racisés la ville est gangrenée par un gang ainsi que la drogue. Tout change lorsque les filles de Jefferson, Jennifer et Anissa, sont kidnappées après avoir refusé les avances d'un garçon. Jefferson décide de renouer avec son passé : le héros nommé Black Lightning. Bien que son retour soit salué par la communauté, il implique aussi des dangers pour sa famille.

    SPOILER

    Bien que la saison 1 ne fasse que 13 épisodes, ce qui implique un final un peu rapide pour cette saison, la production a touché à de nombreux sujets durant les épisodes. Ce qui frappe est l'importance de la communauté. Jefferson Pierce est noir, il est proviseur d'un établissement qui semble contenir un grand nombre de personnes racisées aussi bien au sein des étudiant-e-s que des employé-e-s et il est l'une des personnes importantes de la communauté. Dès le premier épisode, l'une de ses filles est au commissariat après une manifestation contre les violences policières tandis que, sur le retour, sa famille est menacée d'une arme à feux car il est soupçonné d'être un voleur. Régulièrement, la série met en avant les idées de la communauté à l'aide de journalistes. Mais elle met aussi en avant les problèmes rencontrés : violences et drogues en particulier. Bien que la série ne construise pas un propos très critique, l'incarcération massive de jeunes hommes racisés est mentionnée comme un problème tandis que le double standard qui conduit à parler de Black Lightning comme d'un justicier et les blancs des super-héros est au centre du fonctionnement de la série.

    Les relations entre les citoyen-ne-s racisé-e-s et l'état sont donc importantes dans cette série. Bien que celle-ci déroule une intrigue concernant une agence fédérale et ses expérimentations illégales cela n'implique pas que la production ne se base pas sur la réalité. Ainsi, au cours de la série, on apprend que la première expérimentation débute alors que les populations noires se révoltent. Le but est de créer une drogue qui permette de contrôler les populations. Ici, la police est une alliée du pouvoir puisque les agences fédérales usent de tous les moyens pour attaquer les personnes ayant un peu de capacité de défense. Que ce soit par la force ou le mensonge on observe la police user de stratagèmes contre des jeunes et des personnalités.

    De plus, cette série ajoute l'importance de la famille. Jefferson Pierce, contrairement aux autres séries, recommencent une carrière qu'il a abandonné afin de protéger sa famille. Cependant, son envie d'aider est connue aussi par son ex-femme, médecin, et sa fille ainée qui non seulement donne cours, étudie la médecine, milite mais devient une héroïne à part entière. L'intrigue concernant sa seconde fille n'est pas encore particulièrement développée en ce qui concerne ce point. Mais il est clair, dès la fin de la saison, que la série ne parle pas d'un homme mais bien d'une famille qui agit pour se protéger et protéger leur communauté.

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    **** Courte mais plutôt bien construite. Les personnages sont convaincants et l'intrigue intéressante. Je me réjouis de voir la suite
    *****

    Image : IMDB

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  • Batwoman 3. Fall of the house of Kane par Marguerite Bennett, Fernando Blanco et John Rauch

    Titre : Batwoman 3. Fall of the house of Kane
    Auteur-e-s : Marguerite Bennett, Fernando Blanco et John Rauch
    Éditeur : DC 22 janvier 2019
    Pages : 168

    Ce volume 3 contient Batwoman 12-18. Kate Kane a été envoyée par Batman afin de combattre une organisation terroriste vendant des armes capables de détruire des nations entières. Mais cette quête a aussi impliqué de revenir sur ses pas, sur son passé et sur une année durant laquelle elle a côtoyé une cheffe de guerre sur une île sans lois. Cette femme lui a récemment annoncé que seule son retour chez elle permettrait à Kate de sauver sa sœur. Envahi par les doutes et l'impression d'être coupable, Kate se rend donc au dernier endroit qui a pu être une maison pour elle et sa sœur.

    SPOILER

    J'ai lu que cette série était moins appréciée. Elle n'a en tout cas pas la magnifique écriture que lui a offert Greg Rucka mais non seulement les dessins sont beaux mais la scénariste a le mérite de placer Kate Kane sur un chemin qui lui correspond. Prenant acte de son passé, la scénariste lui a offert une année oubliée. Elle suit aussi les événements les plus récents afin de la placer contre Batman, et lui offrir une victoire bien pensée. Mieux encore, cette série construit sur la mythologie déjà connue sans donner trop d'informations. Si on en sait plus sur la raison de l'attaque subie par la famille Kane, il y a encore assez de mystères pour permettre de continuer.

    Mais cette série répare aussi ce qui a fait le plus de mal au personnage. Durant la précédente série le première équipe créative avait démissionné. Elle avait été remplacée par une nouvelle équipe qui avait détruit tout ce qui avait été construit. Batwoman était seule, attaquée par une vampire et finalement la série fut stoppée au grand soulagement de tout le monde. Lors des derniers épisodes de cette nouvelle série, la scénariste fait le bon choix de réparer cette erreur. Elle replace Kate Kane et Renee Montoya dans le cadre d'une relation romantique alors que Kate, sa soeur Elizabeth et Julia Pennyworth vivent ensemble.

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    **** Une série que j'ai apprécié avec une fin que mérite le personnage
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    Image : Éditeur

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