frank herbert

  • High-Opp par Frank Herbert

    Titre : High-Opp
    Auteur : Frank Herbert
    Éditeur : Robert Laffont 18 septembre 2014
    Pages : 252

    L'humanité a connu plusieurs révoltes depuis notre époque. Des révoltes qui ont mené à une nouvelle forme de civilisation basée sur la puissance des sondages. Les hommes et les femmes dépendent de ces sondages pour monter en grade au sein de la société et atteindre les privilèges des personnes les plus hauts placées. Movius est l'une de ces personnes. Son origine est humble mais ses capacités lui ont permis d'atteindre l'un des niveaux les plus élevés de la société. Mais un jour un sondage détruit son administration. Il se trouve immédiatement au plus bas de la société, ayant perdu tous ses privilèges. Cette perte le pousse à questionner le fonctionnement du gouvernement et à se demander si d'autres ne sont pas, comme lui, en colère.

    SPOILERS

    Je pensais avoir lu tous les romans de Frank Herbert. J'apprécie particulièrement son œuvre, même si on peut la questionner. Ce roman, que je ne connaissais pas, est annoncé comme un livre qui n'avait pas été édité, un inédit. J'étais donc curieux de le lire. Les personnes qui connaissent Frank Herbert ne seront pas surprises pas les personnages ni par l'intrigue. Nous avons l'importance de la psychologie, une réflexion sur la nature du gouvernement et bien entendu une figure prophétique. Mais ce roman ne traite qu'imparfaitement de ces thèmes. Là ou Dune crée une fresque High-Opp reste à la surface sans jamais nous donner envie de connaitre son univers. L'auteur se contente de faire son travail sans jamais réellement mettre en question son intrigue. Celle-ci, d'ailleurs, est trop rapide et l'on a du mal à accepter de voir un simple fonctionnaire devenir un génie politique uniquement parce que... il serait un génie depuis le début qui attendait les bons événements pour se révéler.

    Mais le livre a surtout très mal vieilli, en particulier en ce qui concerne les personnages féminins. Ceux-ci sont au nombre de quatre. Deux ne sont que de passage le temps de protéger ou trahir Movius. Deux autres sont des intérêts romantiques avec une possibilité de le trahir. La première est décrite comme très belle mais qui use de cette beauté pour manipuler les hommes, suivant aveuglement et sans réflexions les ordres qu'elle reçoit. La seconde est décrite comme ordinaire, tentant de manipuler Movius mais n'y arrivant car elle est à la fois moins intelligente que lui et amoureuse de lui. Alors que les hommes sont décrits comme rationnels mais capables de prendre des décisions justes basées sur un instinct les femmes sont décrites comme émotionnelles et incapables de garder leur rationalité face à leurs émotions. Les deux intérêts romantiques perdent face à Movius à cause de leurs émotions, la première parce qu'elle se rend finalement compte de la virilité de Movius. La seconde car elle agit selon ses émotions et non selon les décisions réfléchies de Movius, l'obligeant à se mettre en danger pour la sauver... Bref, l'écriture des personnages féminines et très problématique. L'auteur naturalise des différences de genre sans même y penser.

    *
    ** Un roman dont les thèmes sont souvent traités par Frank Herbert mais qui a très mal vieilli
    ***
    ****
    *****

    Image : Éditeur

  • Le cerveau vert par Frank Herbert

    Titre: le cerveau Vertcerveau vert.jpg
    Titre original: The Green Brain
    Auteur: Frank Herbert
    Traducteur: Jacqueline Huet
    Éditeur: Pocket 2009 (Ace Books Inc 1966 première édition originale)
    Pages: 243

    Le monde est divisé en deux zones: la verte contrôlée écologiquement et la rouge encore à conquérir pour l'homme. L'histoire se déroule auprès de l'une de ces zones rouges, en Amérique du sud, encore infestée par les insectes et d'autres espèces inutiles aux humains. Pour conquérir cette terre dangereuse l'humanité a conçu de multiples instruments et détruit tout insecte sur son passage à coup de poisons et attaques soniques. Mais d'étranges rumeurs s'entendent dans les rues. Il y aurait des insectes géant dans la jungle, des humains étranges... Joao Martinho l'un des chefs de cette guerre connait ces rumeurs, il les croit mais n'arrive pas à convaincre les autorités. Mais y aurait il vraiment de nouveaux insectes ou alors des humains auraient-ils créé des automates? C'est ce qu'il va devoir chercher à savoir.

    C'est un livre d'écologie. C'est clair est facile à comprendre. On comprend rapidement ou l'auteur souhaite en venir: l'écologie est un système dont chaque composantes a son utilité. Mais l'envie de lire n'y est pas. On ne sent pas pris dans l'histoire, les personnages ne semblent pas vraies mais bizarrement artificiel. La façon dont Herbert fait interagir les personnages et leurs pensées n'est vraiment pas intéressante. L'histoire elle-même ne m'a pas vraiment intéressé et j'aurais vraiment du mal à entrer dans l'intrigue. Honnêtement, ce n'est de loin pas un bon livre. A la fois trop court, trop confus et trop peu travaillé.