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  • Torchwood 16. First Born par James Goss

    Titre : Torchwood 16. First Born
    Auteur : James Goss
    Éditeur : Penguin 21 juillet 2011
    Pages : 256

    Torchwood n'existe plus. Le gouvernement britannique a détruit l'institut et a tenté d'assassiner ses membres. Bien que la crise de 456 soit passée, Gwen Cooper et son mari sont toujours chassés par les services secrets. Le couple doit tout abandonner et fuir. Heureusement, Torchwood possédait un grand nombre de propriétés qui permettent de se cacher discrètement. Mais est-ce une bonne idée d'utiliser des cachettes de Torchwood quand on sait quel était le but de l’Institut ? D'autant que le couple a maintenant un bébé de 10 semaines à gérer.

    SPOILERS

    Ce roman se déroule après la saison 3 et avant la saison 4. Il permet de faire le lien entre deux périodes creuses. Son but est de montrer comment le couple Rhys et Gwen réussit à s’échapper et à se cacher durablement. Mais il ne répond pas aux raisons derrière les nombreuses attaques subies. Il permet aussi de nous montrer que Gwen ne pourra jamais échapper à l'emprise de Torchwood. Elle est obligée d'utiliser les biens de Torchwood pour se cacher mais elle connait aussi bien trop de choses pour ne pas réagir automatiquement aux problèmes rencontrés par d'autres personnes. Il est dommage que l'intrigue soit si peu engageante car elle aurait pu être bien plus intéressante.

    Ce roman met en avant la parentalité. Gwen et Rhys se trouvent dans un village sans enfants réels. Les jeunes du village sont des constructions qui essaient d'imiter l'adolescence, mais n'y arrivent pas. Dans ce contexte de tristesse, le couple apporte le premier bébé depuis des décennies. L'auteur montre les envies que cela crée mais il parle aussi des nombreuses contraintes de la parentalité. C'est en particulier Gwen qui est mise en avant car elle doit non seulement subir les besoins corporels du bébé, Anwen, mais elle doit aussi subit les conseils donnés spontanément par des étrangers et étrangères. Les deux membres du couple sont aussi décrits comme épuisés par les besoins d'un bébé très jeune. Ce roman ne vend pas du rêve en ce qui concerne la perspective d'avoir un enfant, et c'est une bonne chose.


    ** 
    *** Les besoins et contraintes de jeunes parents me semblent bien écrits mais l'intrigue est peu intéressante
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 13. Risk Assessment par James Goss

    Titre : Torchwood 13. Risk Assessment
    Auteur : James Goss
    Éditeur : Penguin 30 juin 2010
    Pages : 256

    Torchwood a changé. Même si l'antenne de Cardiff ne fut jamais très importante il n'y a plus que trois personnes. Pire, Cardiff est la dernière antenne réellement en fonction. Pourtant, Torchwood réussit tout de même à stopper de nombreux problèmes. Mais, récemment, les ennuis commencent à prendre des proportions importantes. Cardiff est envahie par des cercueils dont l'un contient les spores d'une forme de vie destructrice. Et c'est à ce moment que la très ancienne évaluatrice est réveillée de son sommeil afin de vérifier les capacités de Torchwood et décider de sa destruction si nécessaire.

    SPOILERS

    Que dire de ce livre ? L'auteur a déjà fait du mal à un roman précédent. J'étais donc peu convaincu de son retour. Même si ce roman n'est pas aussi mauvais que je ne le craignais, il est tout de même très peu intéressant. Les personnages, en dehors d'Agnes, me semblent sans consistances. Les intrigues me semblent simplement posées par l'auteur pour remplir des pages. D'ailleurs, une seconde intrigue commence immédiatement après la première parce que... l'auteur le voulait ? Cette seconde intrigue n'est même pas réellement terminée.

    Cependant, l'auteur réussit tout de même à avoir quelques idées originales. Il parle des effets de l'invasion des Daleks. Ce qui permet d'éviter de cacher les aliens quand ils sont présents sur Terre. Il parle aussi du lien entre Torchwood et les autres forces de l'ordre. Ainsi, Gwen est capable de coordonner une réponse à une menace tout en évitant de créer une panique dans la population. Il est dommage que les autres personnages ne fassent rien de réellement intéressant.


    ** Meilleur que je ne l'imaginais
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 9. Almost perfect par James Goss

    Titre : Torchwood 9. Almost perfect
    Auteur :  James Goss
    Éditeur : Penguin 3 mai 2012
    Pages : 256

    CW : sexisme

    Tout semble aller pour le mieux à Cardiff. Mais Jack découvre que l'énergie statique est en train de devenir plus importante. Rien qui ne soit immédiatement dangereux, mais un phénomène qu'il faut surveiller. De plus, un ferry s'est échoué. Normalement Torchwood ne devrait pas enquêter sur ceci mais Londres insiste. De plus, des squelettes de personnes encore vivantes commencent à apparaitre dans différents bars de la ville. Et enfin, Ianto Jones s'est réveillé dans un corps féminin sans aucuns souvenirs des dernières 24 heures.

    SPOILERS

    Ce livre est mauvais. Il est mal écrit. L'auteur semble croire que l'on va le suivre dans les circonvolutions de son intrigue. Mais celle-ci perd rapidement tout intérêt alors qu'il se contente de courts chapitres censés se dérouler lors de moment précis de la vie des personnes décrites. Mais ce qui rend ce livre extrêmement mauvais est la caractérisation de ses personnages. Celle-ci est sexiste et probablement transphobe.

    Je n'ai rien contre une histoire de body swap. Mais celle-ci devrait être bien écrite. Ce n'est pas le cas ici. Ianto Jones se réveille dans un corps féminin et l'auteur en fait immédiatement une caricature obsédée par les chaussures, les minijupes et l'attention masculine. Ianto aurait pu être un moyen de marquer les différences de comportements dues au patriarcat. L'auteur se contente d'en faire un objet.

    Gwen n'est pas mieux écrite. Elle n'est que jalousie obsessionnelle face à tout ce qui est un peu féminin. Dès que Ianto apparait, Gwen se compare et critique le comportement de ce dernier. Pire encore est la caractérisation de l'une des antagonistes. Elle n'est pas réellement maléfique. Elle n'est rien. Sa caractérisation est vide, à peine remplie par la jalousie envers une de ses collègues et son unique souhait de rencontrer un homme parfait pour se marier, sans jamais trouver cette perfection.

    Le problème principal, à mon avis, est que l'auteur est un homme cis. Il se contente d'user de clichés sans jamais questionner leur fonctionnement et donc le fonctionnement de la société. Ce qui le conduit, suivant en cela une forme de fainéantise, à ne pas écrire des personnages mais des clichés capables de parler et de bouger. Ce qui rend la lecture pénible et m'a conduit, souvent, à avoir honte pour l'auteur d'avoir osé écrire ce roman.

    * Pire que mauvais
    ** 
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • The blood cell par James Goss

    Titre : The blood cell9781785941153.jpg
    Auteur : James Goss
    Éditeur : BBC books 2014
    Pages : 252

    Le futur lointain, mais une galaxie très proche, l'univers humain a décidé de construire une prison parfaite afin de prendre en charge les pires criminel-le-s possibles. Cette prison est construite dans un astéroïde. Les systèmes de sécurité empêchent toutes les entrées non autorisées et s'en échapper est impossible. Le Gouverneur de la prison essaie de faire en sorte que la vie de ses prisonniers/ères soit agréable. Mais, dans le même temps, des petites touches sont mises en place afin d'éviter que les prisonniers/ères ne se sentent à l'aise. Il est aidé par des gardiens et par une troupe de robots menaçants. Le gouverneur reçoit un nouveau prisonnier : 422 mieux connu sous le nom de Docteur. Bien que le gouverneur pense avoir compris qui est son prisonnier il se trompe lourdement. Car le Docteur, à peine arrivé, commence par s'échapper sans que personne ne comprenne comment. Pire, la prison semble de moins en moins bien fonctionner. Est-ce une coïncidence que le Docteur apparaisse justement à ce moment précis ? Et qui est la jeune femme, Clara, qui vient aux portes de la prison chaque jour sans que personne ne trouve son vaisseau ?

    Le thème de ce livre est facile à trouver : la prison. Plutôt que de nous montrer ce que pense le Docteur l'auteur a préféré nous mettre dans la tête du Gouverneur. Celui-ci n'est jamais nommé. Bien que l'on sente que son identité ait une certaine importance on ne l'apprend qu'à la fin du livre. L'ouvrage nous décrit une prison et ses effets sur une population. Tout y est construit afin d'écraser les personnes. On n'en sort pas. On ne peut pas être contacté et sa famille ne peut pas venir visiter. Les couleurs, le mobilier (ou son absence) et les règlements sont tous fait pour atteindre deux objectifs. Le premier est de déshumaniser les prisonniers/ères. Le second est de permettre aux gardiens de justifier leur choix. Ce livre montre que l'on peut facilement détourner le regarde dès que les règles nous permettent de justifier cela. Malgré ce thème peu sympathique le livre réussit à être drôle. On s'amuse beaucoup devant la perplexité du gouverneur qui ne comprend pas de quelle manière le Docteur s'enfuit. J'aime aussi les apparitions de Clara qui suit un schéma de revendications simples tout en gardant une posture critique face à ses capacités à réussir. Au final, c'est un livre plutôt sympathique.

    *
    **
    *** Assez drôle et intéressant.
    ****
    *****

    Image : Éditeur