la bonne épouse

  • La bonne épouse

    Paulette Van der Beck est la directrice d'une école ménagère en 1967. Elle tient cette école avec l'aide de son maris, Robert, de sa belle-sœur, Gilberte ainsi que de la sœur Marie-Thérèse. Son but, en tant que directrice, est d'inculquer aux jeunes femmes qui viennent dans son établissement non seulement la bonne tenue mais la connaissance du ménage, de la cuisine et des relations avec le futur mari. Mais deux choses vont créer des problèmes pour le fonctionnement de l'école. Premièrement, l'époque n'est plus à la bonne épouse mais à la libération des femmes. Paulette, malgré ses résistances, va devoir faire avec ce changement. De plus, Robert meurt laissant l'école en danger financier. Pour Paulette il faut sauver l'école, préparer ses élèves et comprendre comment devenir une femme libre alors que jamais elle n'a conduit ni tenu la comptabilité.

    SPOILERS

    Ce film essaie de parler d'une époque. Une époque de transition entre une vision traditionnelle du monde et une vision plus proche de la nôtre. L'école ménagère du film a pour mission de créer des bonnes épouses capables de gérer le ménage et la cuisine mais aussi de soutenir le mari sans jamais le remettre en question. Tout est fait pour inculquer une place inférieure aux jeunes femmes du film. Mais, à la même époque, des mouvements mettent en question cette tradition. Les jeunes femmes du film sont les premières concernées puisqu'elle apprennent l'existence de la pilule mais aussi de la possibilité de ne pas se marier.

    Ce film, surtout à la fin, est engagé. En montrant l'inadéquation entre la tradition et la réalité la réalisation montre la nécessité d'un autre modèle. Robert y est le prototype de l'homme âgé dont tout le monde s'occupe mais qui ne fait rien. Tandis qu'André est le prototype de l'homme qui ne souhaite pas une femme de ménage mais une égale avec qui il partage les tâches ménagères. Ces deux types d'homme ne s'offrent pas. Ils sont réclamés par les femmes du film qui commencent à refuser leur rôle traditionnel. Ce refus est mis en scène à la fin du film lors d'une chanson qui fait écho au début du film. Le rôle traditionnel est soudain refusé et renversé dans une atmosphère de fête et de révolution.

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    **** Plutôt drôle et assez sympathique.
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