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  • Trawn Ascendancy 2. Greater good. Star Wars par Timothy Zahn

    Titre: Trawn Ascendancy 2. Greater good. Star Wars
    Auteur :  Timothy Zahn
    Éditeur : Penguin 27 avril 2021
    Pages : 432

    Si on connait Star Wars et son univers étendu il y a de grandes chances que l'on connaisse le Grand Amiral Thrawn. Avec le nettoyage opéré par Disney le personnage avait temporairement disparu pour réapparaitre dans une trilogie de romans, la série Rebels et maintenant cette trilogie se déroulant dans l'espace contrôlé par l'espèce de Thrawn. Il est probable que le personnage apparaisse dans d'autres productions.

    Ce roman se déroule alors que Thrawn se lance dans une carrière militaire spectaculaire. Mais une telle réussite implique aussi des ennemis, même au sein de sa propre famille dont certains membres craignent qu'un échec ne mène la famille à la ruine politique. Thrawn est envoyé s'occuper de plusieurs missions qui devraient permettre de le neutraliser. Mais il se trouve lié à un complot visant la destruction des Chiss, la seconde menace importante qu'il ait à neutraliser. Celle-ci est plus subtile que la première car elle s'insère dans le fonctionnement politique des Chiss alors que la première était purement militaire. Et Thrawn ne comprend rien à la politique.

    SPOILERS

    Pour un roman qui prétend prendre Thrawn comme personnage principal ce dernier n'apparait que peu. On apprend surtout comment fonctionne la société Chiss et donc ses points faibles. On en apprend aussi un peu plus sur ses ennemis. Ainsi, Thrawn ne contrôle pas ce qui lui arrive. Il réagit aux menaces immédiates sans se rendre compte des problèmes politiques qui l'ont mené au point où il se trouve. Cette menace est lente à se mettre en place mais l'auteur réussit à la rendre logique en usant des pièces qu'il introduit dès le début.

    J'aurais aimé plus de politique. Mais un roman sur Thrawn doit nécessairement donner une bonne place aux questions militaires. On observe Thrawn commander lors de plusieurs batailles et prendre des décisions basées sur sa capacité unique à comprendre son ennemi. Malheureusement, l'auteur ne nous laisse pas forcément assez d'information pour que l'on puisse réellement suivre le raisonnement de Thrawn et, comme les autres personnages, on doit l'accepter et voir comment il sort de situations difficiles et dangereuses pour lui comme pour les Chiss.


    ** 
    *** 
    **** Un bon roman mais qui ne donne pas assez d'informations pour comprendre les décisions de Thrawn
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 19. Exodus Code par Carole E. Barrowman et John Barrowman

    Titre : Torchwood 19. Exodus Code
    Auteur-e-s : Carole E. Barrowman et John Barrowman 
    Éditeur : Penguin 15 août 2013
    Pages : 368

    Voici enfin le dernier roman adapté de la série TV Torchwood. Il se déroule après la saison 4. Gwen Cooper est de retour chez elle et s'occupe de sa fille avec son mari. Rex est maintenant directeur de la CIA. Jack est impossible à retrouver. Le monde s'est remis de l'immortalité de l'humanité et du retour de la mortalité. Les gouvernements semblent être prêt à réagir en cas de nouvelle atteinte globale au fonctionnement de l'humanité alors que les trois familles sont introuvables. Bien que le monde semble être sûr à nouveau, une maladie semble frapper uniquement les femmes et les pousser à attaquer les personnes autour d'elles. Gwen essaie de prévenir Jack qui, lui-même, comprend que quelque chose de dangereux est en cours.

    SPOILERS

    Ce dernier roman est certainement meilleur que bien d'autres adaptations Torchwood. Qu'il soit écrit par l'un des acteurs et sa sœur, Carole Barrowman, doit aider. On retrouve un grand nombre de caractéristiques de Torchwood. En particulier, les enquêtes, les liens entre Jack et ce qui reste de son équipe et surtout son envie de protéger les personnes qui sont proches de lui. Jack est particulièrement décrit. Ses désirs mais aussi ses peurs et ses incapacités alors que le monde a besoin de lui.

    Malheureusement, ce roman n'est pas aussi bon que je l'aurais souhaité. L'intrigue, bien qu'elle soit logique, me semble un peu trop tirée par les cheveux. Les différents événements qui se déroulent sur plusieurs temporalités ne sont pas toujours très compréhensibles et il faut longtemps pour comprendre la raison d'un chapitre. Je suis encore plus sceptique en ce qui concerne la maladie décrite, qui ne touche que les femmes pour une raison qui me semble peu admissible. La fin est particulièrement mauvaise car elle n'est jamais réellement préparée, créant un très mauvais deus ex machina.


    ** 
    *** Mieux que d'autres romans Torchwood, mais loin d'être particulièrement bon
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 18. The men who sold the world par Guy Adams

    Titre : Torchwood 18. The men who sold the world
    Auteur : Guy Adams
    Éditeur : Penguin 18 août 2011
    Pages : 256

    CW : Actes de terrorisme

    Ceci est l'avant dernier roman Torchwood et le dernier prequel avant la saison 4. Il se déroule, comme les trois prequels, après la destruction de Torchwood Cardiff. Les autorités britanniques ont pris possession des biens cachés par Torchwood. Mais au lieu de les utiliser c'est une vente qui est organisées. Les Etats-Unis sont particulièrement intéressés. Mais la vente tourne mal et l'équipe des forces spéciales chargées de prendre le contrôle des armes aliens de Torchwood disparait. Rex Matheson est chargé de l'enquête, suivi par un certain Wynter.

    SPOILERS

    Les romans Torchwood ne sont pas très bons et échouent largement à être intéressants. Seuls quelques-uns sont au-dessus du lot. Ce n'est pas le cas de ce roman qui est probablement parmi les plus inintéressants. Seule sa taille, peu importante, le sauve. Je n'ai aimé ni les personnages ni l'intrigue. Les personnages sont antipathiques. L'intrigue, envoyée aux USA, est tout aussi dysfonctionnelle que celle de la saison 4. Rien ne permet de sauver ce roman qui ne permet même pas de construire un peu les personnages de Rex et de Esther, qui apparaissent dans la saison 4.

    * Très mauvais
    ** 
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 17. Long time dead par Sarah Pinborough

    Titre : Torchwood 17. Long time dead
    Autrice : Sarah Pinborough
    Éditeur : Penguin 4 août 2011
    Pages : 256

    CW : Meurtres, suicides, gore

    Torchwood est mort. Les deux derniers membres sont en fuites. Mais Torchwood n'est pas oublié. Un Département du gouvernement britannique paie les fouilles de ce qui est, officiellement, une attaque terroriste. Ces fouilles doivent permettre au gouvernement de reprendre le contrôle de technologies aliens mises en sécurité par Jack Harkness durant sa longue direction de Torchwood Cardiff. Mais la base de Torchwood, détruite, est plus dangereuse que jamais. Et une personne, oubliée depuis longtemps, se réveille. Elle refuse de mourir à nouveau. Pour cela, Suzie Costello doit tuer d'autres personnes.

    SPOILERS

    À mon avis, ce roman est la meilleure adaptation de Torchwood, au moins pour l'instant. Pourtant, Torchwood n'existe plus. Mais ce roman explicite ce que laisse la fin de Torchwood. Non seulement il y a un cratère avec des technologies uniques. Mais il y a aussi des personnes qui ont été sauvées par Torchwood qui commencent à se souvenir des actions de l'institut. Plus important, il existe encore de nombreuses menaces, dont la cupidité du gouvernement britannique. J'ai aussi beaucoup apprécié d'en savoir un peu plus sur Suzie Costello qui mérite d'être plus développée. Elle est toujours une meurtrière mais on comprend un peu mieux pourquoi elle a agi ainsi.

    Malheureusement, le roman subit une menace peu explicite simplement nommée l'Enfer. Nous sommes censés craindre cette dimension mais elle n'est pas réellement assez développée pour que ceci fonctionne. C'est une simple entité destructrice qui aurait mérité plus de développement sur le long terme. Un autre point négatif est la création d'une romance entre un détective et Suzie. Celle-ci est abrupte et inutile comme beaucoup de romances hétérosexuelles. Le roman aurait pu s'en passer et devenir meilleur avec une fin bien plus logique et satisfaisante.


    ** 
    *** 
    **** Pas exempt d'imperfections mais plaisant à lire.
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 16. First Born par James Goss

    Titre : Torchwood 16. First Born
    Auteur : James Goss
    Éditeur : Penguin 21 juillet 2011
    Pages : 256

    Torchwood n'existe plus. Le gouvernement britannique a détruit l'institut et a tenté d'assassiner ses membres. Bien que la crise de 456 soit passée, Gwen Cooper et son mari sont toujours chassés par les services secrets. Le couple doit tout abandonner et fuir. Heureusement, Torchwood possédait un grand nombre de propriétés qui permettent de se cacher discrètement. Mais est-ce une bonne idée d'utiliser des cachettes de Torchwood quand on sait quel était le but de l’Institut ? D'autant que le couple a maintenant un bébé de 10 semaines à gérer.

    SPOILERS

    Ce roman se déroule après la saison 3 et avant la saison 4. Il permet de faire le lien entre deux périodes creuses. Son but est de montrer comment le couple Rhys et Gwen réussit à s’échapper et à se cacher durablement. Mais il ne répond pas aux raisons derrière les nombreuses attaques subies. Il permet aussi de nous montrer que Gwen ne pourra jamais échapper à l'emprise de Torchwood. Elle est obligée d'utiliser les biens de Torchwood pour se cacher mais elle connait aussi bien trop de choses pour ne pas réagir automatiquement aux problèmes rencontrés par d'autres personnes. Il est dommage que l'intrigue soit si peu engageante car elle aurait pu être bien plus intéressante.

    Ce roman met en avant la parentalité. Gwen et Rhys se trouvent dans un village sans enfants réels. Les jeunes du village sont des constructions qui essaient d'imiter l'adolescence, mais n'y arrivent pas. Dans ce contexte de tristesse, le couple apporte le premier bébé depuis des décennies. L'auteur montre les envies que cela crée mais il parle aussi des nombreuses contraintes de la parentalité. C'est en particulier Gwen qui est mise en avant car elle doit non seulement subir les besoins corporels du bébé, Anwen, mais elle doit aussi subit les conseils donnés spontanément par des étrangers et étrangères. Les deux membres du couple sont aussi décrits comme épuisés par les besoins d'un bébé très jeune. Ce roman ne vend pas du rêve en ce qui concerne la perspective d'avoir un enfant, et c'est une bonne chose.


    ** 
    *** Les besoins et contraintes de jeunes parents me semblent bien écrits mais l'intrigue est peu intéressante
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 15. Consequences par Andrew Cartmel, David Llewellyn, James Moran, Joseph Lidster et Sarah Pinborough

    Titre : Torchwood 15. Consequences
    Auteur-e-s : Andrew Cartmel, David Llewellyn, James Moran, Joseph Lidster et Sarah Pinborough

    Éditeur : Penguin 30 janvier 2017
    Pages : 256

    Torchwood est là depuis plus d'un siècle. Durant son existence, les membres de Torchwood ont connu de nombreux phénomènes étranges. Mais une personne est arrivée au début pour ne pratiquement jamais partir. Jack Harkness est le lien historique de Torchwood. Il sait comment l'Institut a été fondé, s'est perdu et a été transformé pour devenir plus sympathique. Torchwood a besoin de lui pour fonctionner. Car des événements semblent liés entre eux et seul Jack Harkness peut offrir l'histoire qui permet de les comprendre.

    SPOILERS

    Que penser de ce livre ? Contrairement aux autres romans il est constitué de plusieurs histoires écrites par des personnes différentes. Ces histoires sont liées mais pas d'une manière importante. Elles permettent surtout de montrer quelques aventures de Torchwood et les liens entre les membres de l'équipe. En fait, je crois que la BBC voulait remplir un peu en attendant la suite de la série. Justement, le prochain roman se déroule après la destruction de Torchwood Cardiff et la fuite de Jack Harkness. Nous avons donc un court livre avec des histoires peu intéressantes en attendant la suite.


    ** En attendant mieux ?
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 14. The Undertaker's Gift par Trevor Baxendale

    Titre : Torchwood 14. The Undertaker's Gift
    Auteur : Trevor Baxendale
    Éditeur : Penguin 15 décembre 2014
    Pages : 256

    Cardiff est en sécurité. Torchwood s'occupe de toutes les bizarreries qui pourraient arriver. Mais, dernièrement, les aliens et les objets dangereux sont de plus en plus nombreux. Trois personnes ne sont pas suffisantes pour s'occuper de tout en même temps alors que l'existence de Torchwood commence à être connue par la rumeur publique. Pire encore, des avocats basés dans le futur tentent de poursuivre Torchwood en justice pour avoir détruit le XXIème siècle. Jack Harkness serait responsable de destructions incalculables. Et l'un des moyens que la firme utilise est la menace d'un assassinat. La firme nomme aussi l'appareil qui serait responsable de la destruction du XXIème siècle. Une vieille légende de Torchwood qu'il est urgent de retrouver.

    SPOILERS

    Il y a une chose que je ne comprends pas dans ce roman : Gwen Cooper. Rien de ce qu'elle fait dans ce roman ne me semble en accord avec la manière dont elle est caractérisée dans la série. Elle est censée être capable de prendre le contrôle de Torchwood en cas d'absence de Jack. Mais elle est écrite comme capricieuse, refusant l'aide de Ianto parce qu'elle croit que Jack veut être certain de ses capacités. Ianto, d'ailleurs, est rapidement inutile et ne semble se soucier que de son apparence plutôt que d'être la personne extrêmement qualifiée décrite dans la série. Les caractérisations sont ratées.

    Sans être particulièrement mauvais ou bon le roman est surtout très lent. Il faut de nombreux (courts) chapitres pour commencer à comprendre ce qui est en train de se dérouler. Des passages entiers du roman me semblent peu intéressants mais sont détaillés par l'auteur. Pourtant, ce même auteur garde le secret sur des événements importants qui permettent de résoudre l’intrigue ! Ainsi, le deus ex machina des derniers chapitres n'est jamais réellement expliqué. Il est commenté par les personnages après qu'il a eu eu lieu ! Ce qui laisse la personne qui lit remplir les trous à la place de l'auteur, démontrant une forme de paresse de la part de Trevor Baxendale.


    ** 
    *** Pas abominable, mais très loin d'être un bon roman
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 13. Risk Assessment par James Goss

    Titre : Torchwood 13. Risk Assessment
    Auteur : James Goss
    Éditeur : Penguin 30 juin 2010
    Pages : 256

    Torchwood a changé. Même si l'antenne de Cardiff ne fut jamais très importante il n'y a plus que trois personnes. Pire, Cardiff est la dernière antenne réellement en fonction. Pourtant, Torchwood réussit tout de même à stopper de nombreux problèmes. Mais, récemment, les ennuis commencent à prendre des proportions importantes. Cardiff est envahie par des cercueils dont l'un contient les spores d'une forme de vie destructrice. Et c'est à ce moment que la très ancienne évaluatrice est réveillée de son sommeil afin de vérifier les capacités de Torchwood et décider de sa destruction si nécessaire.

    SPOILERS

    Que dire de ce livre ? L'auteur a déjà fait du mal à un roman précédent. J'étais donc peu convaincu de son retour. Même si ce roman n'est pas aussi mauvais que je ne le craignais, il est tout de même très peu intéressant. Les personnages, en dehors d'Agnes, me semblent sans consistances. Les intrigues me semblent simplement posées par l'auteur pour remplir des pages. D'ailleurs, une seconde intrigue commence immédiatement après la première parce que... l'auteur le voulait ? Cette seconde intrigue n'est même pas réellement terminée.

    Cependant, l'auteur réussit tout de même à avoir quelques idées originales. Il parle des effets de l'invasion des Daleks. Ce qui permet d'éviter de cacher les aliens quand ils sont présents sur Terre. Il parle aussi du lien entre Torchwood et les autres forces de l'ordre. Ainsi, Gwen est capable de coordonner une réponse à une menace tout en évitant de créer une panique dans la population. Il est dommage que les autres personnages ne fassent rien de réellement intéressant.


    ** Meilleur que je ne l'imaginais
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 12. The House That Jack Built par Guy Adams

    Titre : Torchwood 12. The House That Jack Built
    Auteur : Guy Adams
    Éditeur : Penguin 2 août 2012
    Pages : 256

    CW : meurtres, paranormal, mention de violence conjugale

    Il existe une maison a sein de Cardiff. Elle se trouve dans une banlieue pavillonnaire qui a vu des jours meilleurs. La maison, du nom de Jackson Leaves, a plus de 100 ans. La personne qui y vivait est récemment morte et une nouvelle personne en hérite, espérant en faire un lieu habitable et rafraichi. Mais cette maison a une histoire sanglante. Depuis sa construction des personnes y meurent de manière violente. Et l'histoire est en train de prendre le contrôle du présent. Il n'en faut pas plus pour que Torchwood s'y intéresse, un intérêt décuplé lorsque Gwen apprend que Jack en fut le premier propriétaire.

    SPOILERS

    Ce roman met bien en avant une atmosphère de crainte incompréhensible. Les personnages secondaires voient leur maison devenir de plus en plus hostile au fil des pages. Jack, lui-même, est de plus en plus impitoyable au fil de sa compréhension des événements et les autres membres de Torchwood ne se privent pas de le critiquer quand nécessaire. Ce roman ajoute aussi un remplaçant temporaire pour Owen. Mais ce dernier n'est pas réellement intéressant. On le montre immédiatement comme antipathique et sans intérêt pour les vies humaines. Personnellement, je suis heureux de ne jamais le revoir.

    Ce que ce roman fait réellement c'est poser la question de l'impact de Jack sur le monde. En effet, il vient du futur mais il vit dans le passé tout en y agissant pour sauver des personnes. Il s'implique fortement dans le cours des événements. Cette question a un impact global mais aussi personnel puisque certaines personnes ayant rencontré Jack ont vu leur destin modifié à cause de cela. Un impact que l'on observe dès les premiers chapitres. Ce roman force Jack à examiner son passé, ce qu'il se refuse de faire dans des circonstances normales.


    ** 
    *** des caractérisations acceptables.
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 11: bay of the dead par Mark Morris

    Titre : Torchwood 11 : bay of the dead
    Auteur : Mark Morrist
    Éditeur : Penguin 15 mars 2016
    Pages : 256

    TW : gore

    La nuit est calme à Cardiff. Les gens dorment ou sortent en boite pour une fin de journée ordinaire. Bien que la soirée commence bien pour plusieurs des habitant-e-s de Cardiff, un cauchemar se prépare. Celui-ci commence par des meurtres, des attaques dans la rue puis, montant en force, ce sont des groupes de dizaines de personnes qui attaquent des hommes et femmes isolées dans la rue. Jusqu'à ce que des centaines de zombies n'envahissent Cardiff. Personne n'a les moyens d'arrêter cette attaque, même si Torchwood essaie de trouver une solution.

    SPOILERS

    Enfin, nous avons un bon roman Torchwood. Bon, le roman joue beaucoup sur les codes des films de zombies sans jamais les mettre en question. Je trouve dommage que les personnages ayant une connaissance du genre ne puissent pas jouer sur ces codes, ce qui leur aussi permis d'avoir une place un peu plus importante dans le récit. Vu que personne ne joue avec les codes, nous avons une action classique : début de l'épidémie qui se fait dans l'isolement, réaction retardée des forces publiques, épidémie en hausse mais sans connaissance du grand public et qui se termine par une invasion totale.

    Même si le roman reste sur les codes classiques du film de zombies (que je ne connais pas parfaitement parce que je ne suis un fan de ces films), il reste intéressant. Les événements ont lieu à toutes vitesses et l'on ne s'ennuie jamais à la lecture. On suit les différents personnages qui tentent de comprendre ce qui est en train d'arriver et, surtout, de survivre. Malheureusement, certains points de la résolution arrivent trop vite et l'on comprend vite où l'auteur veut nous emmener.


    ** 
    *** 
    **** Enfin un roman acceptable !
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood: Into the silence par Sarah Pinborough

    Titre : Torchwood : Into the silence
    Autrice :  Sarah Pinborough
    Éditeur : Penguin 7 février 2013
    Pages : 256

    TW : meurtre, gore

    Cardiff est la nouvelle capitale du chant amateur. Une compétition va avoir lieu et tous les cœurs, duets du Royaume-Uni se rendent à Cardiff dans l'espoir de gagner la finale du concours. Une finale qui sera retransmise à la télévision. Mais ce qui promettait d'être un événement joyeux devient soudain sinistre lorsque plusieurs chanteurs et chanteuses sont retrouvées mortes. La police est incapable de trouver la personne coupable. Et elle ne le pourra pas puisque le coupable n'est pas un être humain mais un alien. Il est donc temps pour Torchwood d'agir.

    SPOILERS

    Le roman Torchwood précédent était une horreur. J'avais rarement lu quelque chose d'aussi mauvais de ma vie. Ce nouveau roman, écrit par une femme, est un peu meilleur. L'autrice ajoute un personnage qui aurait pu être intéressant si on lui avait donné plus de place dans la série. Il est dommage que l'on ne le revoie plus jamais mais j'aurais apprécié le lire pour ce roman. L'intrigue n'est pas très compliquée et on comprend vite dans quelle direction elle se dirige. Mais l'autrice crée tout de même quelques surprises dont la résolution qui s'inscrit bien dans l'identité de Torchwood.

    Je suis tout de même un peu dérangé pas un personnage spécifique. Celui-ci est un garçon qualifié d'autiste par l'autrice. Durant l'entier du roman il ne fait que chanter afin d'éviter le monde (pour reprendre la description). Je ne sais pas si l'autrice a fait des recherches sur le spectre autistique mais je me pose des questions sur la manière dont celui-ci est présenté dans ce livre. Personnellement, je trouve cela un peu dérangeant mais je ne peux pas exprimer un avis final sur cette question.


    ** 
    *** c'est OK
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 9. Almost perfect par James Goss

    Titre : Torchwood 9. Almost perfect
    Auteur :  James Goss
    Éditeur : Penguin 3 mai 2012
    Pages : 256

    CW : sexisme

    Tout semble aller pour le mieux à Cardiff. Mais Jack découvre que l'énergie statique est en train de devenir plus importante. Rien qui ne soit immédiatement dangereux, mais un phénomène qu'il faut surveiller. De plus, un ferry s'est échoué. Normalement Torchwood ne devrait pas enquêter sur ceci mais Londres insiste. De plus, des squelettes de personnes encore vivantes commencent à apparaitre dans différents bars de la ville. Et enfin, Ianto Jones s'est réveillé dans un corps féminin sans aucuns souvenirs des dernières 24 heures.

    SPOILERS

    Ce livre est mauvais. Il est mal écrit. L'auteur semble croire que l'on va le suivre dans les circonvolutions de son intrigue. Mais celle-ci perd rapidement tout intérêt alors qu'il se contente de courts chapitres censés se dérouler lors de moment précis de la vie des personnes décrites. Mais ce qui rend ce livre extrêmement mauvais est la caractérisation de ses personnages. Celle-ci est sexiste et probablement transphobe.

    Je n'ai rien contre une histoire de body swap. Mais celle-ci devrait être bien écrite. Ce n'est pas le cas ici. Ianto Jones se réveille dans un corps féminin et l'auteur en fait immédiatement une caricature obsédée par les chaussures, les minijupes et l'attention masculine. Ianto aurait pu être un moyen de marquer les différences de comportements dues au patriarcat. L'auteur se contente d'en faire un objet.

    Gwen n'est pas mieux écrite. Elle n'est que jalousie obsessionnelle face à tout ce qui est un peu féminin. Dès que Ianto apparait, Gwen se compare et critique le comportement de ce dernier. Pire encore est la caractérisation de l'une des antagonistes. Elle n'est pas réellement maléfique. Elle n'est rien. Sa caractérisation est vide, à peine remplie par la jalousie envers une de ses collègues et son unique souhait de rencontrer un homme parfait pour se marier, sans jamais trouver cette perfection.

    Le problème principal, à mon avis, est que l'auteur est un homme cis. Il se contente d'user de clichés sans jamais questionner leur fonctionnement et donc le fonctionnement de la société. Ce qui le conduit, suivant en cela une forme de fainéantise, à ne pas écrire des personnages mais des clichés capables de parler et de bouger. Ce qui rend la lecture pénible et m'a conduit, souvent, à avoir honte pour l'auteur d'avoir osé écrire ce roman.

    * Pire que mauvais
    ** 
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 8. Skypoint par Phil Ford

    Titre : Torchwood 8. Skypoint
    Auteur :  Phil Ford
    Éditeur : Penguin 25 octobre 2018
    Pages : 256

    Gwen et Rhys sont enfin un couple marié. Les secrets n'existent plus entre les deux. Leur vie prend un nouveau tournant. Et même s'il est temps de retourner au travail après la Lune de Miel Rhys considère qu'un mariage implique aussi un nouvel appartement qui puisse permettre de penser à un potentiel futur familial. Sans prendre immédiatement une décision, il prend rendez-vous dans le nouvel immeuble ultra-moderne de Cardiff. La visite d'un splendide appartement se déroule sans anicroches jusqu'à ce que le vendeur disparaisse. Il n'est pas le seul à avoir disparu d'un immeuble presque vide. Torchwood devrait-il enquêter ?

    SPOILERS

    Si j'ai bien compris, ce roman est la dernière fois que l'on rencontre Tosh et Owen. Les deux personnages meurent dans la série principale. D'une certaine manière, ce roman permet de terminer leur intrigue mutuelle. Illes doivent faire semblant d'être en couple ce qui permet à l'auteur de montrer un aspect plus sympathique d'Owen tandis que Tosh n'est plus la simple amoureuse secrète. C'est une intrigue que je n'ai jamais appréciée dans Torchwood. De plus, Owen montre son amour de la vie, même une vie de mort-vivant, et son souhait d'éviter le retour à la véritable mort.

    Il est dommage que cette fin ait lieu dans un roman qui précipite la résolution de son intrigue, une intrigue qui aurait pu être intéressante mais qui tombe rapidement à plat. Au lieu de continuer sur l'idée d'une enquête sous couverture l'auteur décide trop rapidement d'envoyer l'entier de l'équipe Torchwood dans une tour qui devient un piège. Ceci aurait pu être intéressant et aurait permis de montrer les capacités de tous les membres de l'équipe. Mais, là aussi, l'auteur va bien trop vite et abandonne même une partie des personnages en cours de route. Pire encore, l'enquête principale est résolue sans que l'on sache comment. Les personnages donnent des informations sans avoir de moyens de les avoir découvert auparavant, comme si l'auteur voulait en terminer avec ce roman et passer à quelque chose qui lui semblait plus intéressant.

    *
    ** Bof
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 7. Pack Animals par Peter Anghelides

    Titre : Torchwood 7. Pack Animals
    Auteur :  Peter Anghelides
    Éditeur : Penguin 15 août 2018
    Pages : 256

    CW : meurtres, tendances psychophobes

    Torchwood est une association secrète dont la majorité des capacités ont été détruites lors de la chute de Torchwood 1 à Londres. Torchwood Cardiff n'est composé que de 5 personnes. 5 personnes pour protéger le monde, cacher les secrets et éviter de futurs problèmes. Torchwood peut agir mais ne peut pas stopper une véritable invasion. Malheureusement, c'est exactement ce qui semble être en train de se dérouler. Plusieurs lieux de Cardiff sont touchés par ce qui semblent être des aliens. Mais, plus étonnant, une autre organisation semble tenter de contenir les incursions.

    SPOILERS

    Ce n'est pas la première fois que Torchwood est confronté à d'autres organisations. En dehors de UNIT, on sait que certaines entreprises usent de la technologie alien et sont capables de contrer Torchwood. Ce roman s'inscrit dans cette tendance avec une entreprise familiale qui réussit à éviter d'être surveillée par Torchwood. Le problème, comme l'auteur le dit à plusieurs reprises, c'est que Torchwood est trop petit. Il n'y a pas assez de personnes pour faire tout ce qui serait nécessaire en cas de besoin. Malheureusement, l'auteur ne prend pas le temps d'expliquer pourquoi Jack Harkness ne souhaite pas créer une organisation plus importante (même si on peut le deviner).

    Un autre problème concerne le protagoniste principal : Gareth. Ce dernier invente un jeu de carte avec un objet offert par ses frères afin de ne pas être ennuyé durant leur travail. Il est aussi décrit comme ayant des problèmes de colères mais aussi comme quelqu'un de neuroatypique. Cette caractéristique, selon le roman, en fait un danger pour les personnes qui sont proches de lui. La neuroatypie est donc décrite comme quelque chose de dangereux alors qu'il est sous-entendu à plusieurs reprises que Gareth a subi des actes d'humiliation, et pire. Plutôt que de considérer les souffrances subies dans le passé pour expliquer les actes de Gareth l'auteur préfère utiliser un cliché, ce qui prouve son manque de recherches concernant le sujet.

    *
    ** 
    *** Un peu plus d'attention à l'intrigue aurait rendu ce roman bien meilleur
    ****
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 6. The Twilight Streets par Gary Russell

    Titre : Torchwood 6. The Twilight Streets
    Auteur :  Gary Russell
    Éditeur : Penguin 5 janvier 2017
    Pages : 256

    Jack Harkness connait l'intégralité de Cardiff. Du moins, c'est ce qu'il veut croire. Jack connait Torchwood comme sa poche, là aussi il aimerait bien y croire. La vérité c'est que certains lieux et certains points du passé ne lui sont pas ouverts. Lorsqu'un récent ennemi, vaincu, revient lui demander de l'aide Jack se demande si cela n'aurait pas un lien avec une rue spécifique de Cardiff. Une rue dans laquelle il n'a jamais été capable d'entrer et qui est en cours de rénovation. Une rue au sujet de laquelle de nombreuses rumeurs existent. Elle serait hantée et personne n'y reste longtemps.

    Spoilers

    Si j'ai bien compris la chronologie, ce roman se déroule après la fin de la saison 1 et après le retour de Jack à la suite de la fin de la saison 3 de Doctor Who. L'auteur s'intéresse à la personne qui avait manipulé l'équipe de Torchwood afin de libérer un démon capable de tuer simplement par son ombre. Gary Russell ne se contente pas de reprendre ce personnage, il lui donne un peu de consistance en lui offrant un but. Il n'est plus simplement un fanatique souhaitant la mort du monde. Il est le servant d'un être chargé d'aider l'univers dans une lutte entre la Lumière et l'Obscurité. Ainsi, la fin du démon implique un danger pour l'équilibre de l'univers, un équilibre qu'il faut restaurer avec ou sans l'aide de Torchwood.

    Cependant, on peut se demande si tout cela était bien nécessaire. On crée toute une mythologie autours d'un personnage de fin de saison qui ne réapparait plus jamais dans la série. On offre à cette mythologie un lien avec la lutte entre le bien et le mal tout en offrant une vision des tentations qui peuvent recevoir les membres de l'équipe Torchwood. Mais il n'y aura pas vraiment de conséquences. Cette extension de la mythologie restera sans effet pour la suite et pour la série puisque celle-ci est annulée après avoir pris une nouvelle direction.

    *
    ** Pas horrible à lire, loin de là, mais une extension de l'univers Torchwood qui est malheureusement inutile
    *** 
    ****
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 5. Trace Memory par David Llewellyn

    Titre : Torchwood 5. Trace Memory
    Auteur :  David Llewellyn
    Éditeur : Penguin 15 février 2018
    Pages : 256

    1953, un chargement arrive à Cardiff avant d'être renvoyé à Londres. Ce chargement est destiné à une étude par Torchwood. Mais dès son arrivée sur les quais le chargement explose tuant sur le coup 3 personnes et blessant gravement une 4ème personne. Ce dernier se nomme Michael. Plus de 50 ans plus tard, Michael est découvert au sein des archives de Torchwood. Il ne sait ni pourquoi ni comment il est arrivé dans Torchwood. Mais il sait qu'il est poursuivi par des créatures. Plus étonnant, chacun des membres de l'équipe Torchwood a déjà rencontré Michael lors d'années différentes.

    SPOILERS

    Contrairement au volume 4 ce roman n'est pas gore. Je dois avouer que c'est un soulagement, je ne sais pas si j'aurais pu lire un second Torchwood de ce style en si peu de temps. Ce Torchwood est calme. Il se déroule sur une soirée. Une soirée durant laquelle il se passe peu de choses. Les chapitres sont des récits des différents personnages afin de comprendre qui est Michael et comment l'aider. Il y a donc peu d'actions mais beaucoup de changements de scènes.

    Ceci rend une présentation des qualités du roman difficile. En effet, j'ai apprécié ma lecture. Il n'y a pas d'urgences et j'ai eu l'impression de pouvoir prendre mon temps. Les personnages et les événements sont mélancoliques car, comme souvent, Torchwood est incapable de réellement agir pour aider quelqu'un victime de circonstances étranges. Même si, dès le début, je savais que la fin ne pouvait être que fatale j'ai aimé suivre les derniers jours de la vie de Michael. Non seulement sa progressive compréhension de ce qui lui arrive mais aussi le début d'une relation romantique et sexuelle avec Jack.

    *
    ** 
    *** Difficile de choisir. C'est un roman calme, ce que j'ai apprécié, mais est-il trop calme ? 
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 4. Something in the water par Trevor Baxendale

    Titre : Torchwood 4. Something in the water
    Auteur :  Trevor Baxendale
    Éditeur : Penguin 31 juillet 2014
    Pages : 256

    CW : épidémie, meurtres, maltraitance animale

    Bob Strong est docteur. Il doit s'occuper d'une femme qui a tenté plusieurs fois de se suicider, du moins selon la police. Cette femme, du nom de Saskia Harden, le fascine. Alors qu'il s'occupe d'elle une épidémie commence à se déclarer près de Cardiff. Les autorités ne pensent pas que celle-ci soit dangereuse et poussent à rester calme. Mais Torchwood sait que quelque chose d'étrange est à l'œuvre. Et il se pourrait que Saskia Harden ne soit pas ce qu'elle dit être.

    SPOILERS

    Il est assez drôle de terminer ce livre en pleine pandémie alors que l'intrigue parle d'une épidémie et mentionne la grippe aviaire. Les descriptions des dangers d'une épidémie ne sont pas longues. Mais l'auteur fait attention à bien montrer le problème des hôpitaux en surcharge et des personnes qui ne savent ni qui croire ni quoi faire pour se protéger. Pourtant, le roman est sorti en 2014.

    J'ai trouvé ce roman pas trop mal écrit. Contrairement aux autres, nous avons là une menace importante. Torchwood est réellement la dernière défense face à une tentative d'invasion. Les événements sont très rapides, une question de jours, alors que l'équipe est de plus en plus épuisée, et souffre de l'épidémie comme le reste de Cardiff. Mais je me demande pourquoi ce roman se déroule plus loin dans la série que les autres ? Y a-t-il une erreur dans l'ordre des romans de ma part ? C'est possible.

    *
    ** 
    *** Un peu meilleur que les autres et qui ne traine pas en longueur.
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 3. Slow Decay par Andy Lane

    Titre : Torchwood 3. Slow Decay
    Auteur :  Andy Lane
    Éditeur : Penguin 20 septembre 2018
    Pages : 256

    CW : grossophobie, troubles alimentaires, sexualité gênante (blagues sur l'absence de consentement par exemple), cannibalisme

    Torchwood est passionnante. C'est un travail qui crée toujours des surprises. Mais Torchwood est aussi un travail qui implique de longues heures, parfois la nuit. Depuis qu'elle est entrée à Torchwood Gwen observe sa relation avec Rhys souffrir et devenir de plus en plus tendue. Rhys observe aussi ce changement avec inquiétude. Il décide d'agir. Pour cela, il essaie de redevenir beau pour Gwen. Cela tombe bien, il a entendu parler d'une nouvelle pilule miracle qui permet de maigrir à grande vitesse.

    SPOILERS

    Ce troisième tome est à la fois le meilleur et le pire des Torchwood que j'ai lu jusqu'à présent. Il est très bon car on a enfin un fonctionnement en équipe. Les différents membres de Torchwood agissent selon leurs spécialités et les besoins de Jack. Il est bon car nous avons une écriture réaliste des relations amoureuses et amicales des personnages. Gwen et Rhys grandissent dans le cadre d'une relation qui atteint un stade adulte. Au lieu de tout quitter ou de vouloir absolument retrouver les débuts de leurs relations ils essaient de changer avec leur relation afin de trouver un nouvel équilibre.

    Malheureusement c'est aussi le pire et pas à cause du cannibalisme. Qu’on ne s'y trompe pas, je suis très heureux que ce livre n'ai pas été un épisode (l'épisode Countrycide m'a suffi). Mais je suis profondément gêné, honteux pour l'auteur, de la manière dont la sexualité est mise en scène. En dehors des blagues sur l'absence de consentement de certaines relations d'Owen, j'ai l'impression de lire des fantasmes d'un homme adulte qui n'a pas appris à posséder une sexualité saine. Rhys y est très mal écrit. Alors qu'il annonce vouloir aider une amie il est systématiquement montré comme fantasmant sur celle-ci. Les femmes, d'ailleurs, semblent toujours être en posture de séduction, ce qui est probablement une vision de l'auteur qui me semble problématique. Bref, je ne souhaite plus jamais relire ce type de scènes.

    *
    ** 
    *** Une bonne adaptation mais une intrigue moyenne
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 2. Border princes par Dan Abnett

    Titre : Torchwood 2. Border princes par Dan Abnett
    Auteur :  Dan Abnett
    Éditeur : Penguin 20 septembre 2018
    Pages : 256

    Torchwood est en crise. La fin du monde est en cours et personne ne sait quoi faire ni ce qui se déroule réellement. Tout ce que l'équipe sait c'est qu'une partie des habitant-e-s de Cardiff semble être possédée par quelque chose d'inconnu. Alors que l'équipe enquête sur les causes de la crise de nombreux événements étranges se produisent au sein de la ville. Ces événements ne semblent pas être liés mais, ensemble, ils tendent à viser l'un des membres de l’équipe : James. Mais Torchwood n'a jamais eu de James en son sein.

    SPOILERS

    J'ai préféré ce second tome au premier. Le premier me semblait trop sombre même si cela est en accord avec la série. Ce second tome semble être beaucoup moins centrée sur une question précise. En effet, nous suivons l'équipe en train de résoudre plusieurs crises plus ou moins graves dans les alentours de Cardiff. J'ai apprécié lire l'équipe travailler et se détendre après avoir compris comment résoudre un problème précis. On observe Torchwood fonctionner comme n'importe quel autre travail, avec des rapports à écrire, des cas à vérifier et des réunions de l'équipe pour comprendre ce qui s'est mal passé.

    Cette vie de tous les jours permet d'introduire James. Il est décrit comme un membre de l'équipe mais on sait qu'il n'est pas censé exister. Son intrigue ressemble un peu à l'un des épisodes de la saison 2. James est comme ses collègues. Il a peur, il aime, il apprécie la vie. Mais plus le temps passe plus il est clair qu'il n'est pas ce que l'on croit. Personnellement, j'ai apprécié finalement apprendre d'où il provient et pour quelle raison.

    Image : Éditeur

  • Torchwood 1. Another life par Peter Anghelides

    Titre : Torchwood 1. Another life
    Auteur :  Peter Anghelides
    Éditeur : Penguin 1 aout 2011
    Pages : 256

    Torchwood, après être apparu durant la saison 2 de Doctor Who, devint un spin off complet. La série dure 4 saisons (même si on accepte d'oublier l'existence de la saison 4). Après deux saisons moyennes la série nous offrit une superbe saison 3. Mais la BBC a aussi proposé 19 romans placés dans l'univers de Torchwood. Celui-ci est le premier. Gwen est engagée depuis peu de temps. Elle commence à peine à comprendre et à intégrer ce qu'est Torchwood et ce que cela signifie pour elle et sa famille. Une famille qu'elle voit de moins en moins alors que Torchwood se lance dans une chasse au serial killer.

    SPOILERS

    L'auteur a réussi à donner par écrit l'ambiance de la série. Celle-ci est plus pessimiste que Doctor Who. Les personnages souffrent, échouent et parfois sont furieux de leurs incapacités. Il n'y a pas de Doctor pour les sauver à la dernière minute mais un Jack Harkness capable de tuer de sang-froid si besoin. Les personnages ne comprennent pas les technologies misent sous leur garde. Même la passion de la compréhension d'outils fantastiques est mise au second plan face à la crainte de tomber sur un outil de destruction.

    Il est dommage que l'auteur n'use pas de toutes les intrigues qu'il met en place. En effet, il donne un passé à Owen mais il ne le décrit que peu. Il marque la présence de Rhys mais ne questionne que peu les effets de Torchwood sur son couple avec Gwen. Il crée un jeu vidéo mais n'en fait pratiquement qu'un décor pour découvrir un nouveau personnage plutôt que quelque chose d'un peu plus ambitieux. En somme, l'auteur semble rester au milieu de balises précises qu'il semble ne pas pouvoir (vouloir ?) dépasser.

    *
    ** 
    *** Une bonne adaptation mais une intrigue moyenne
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Star Wars: Alphabet Squadron 2. Shadow Fall par Alexander Freed

    Titre : Star Wars : Alphabet Squadron 2. Shadow Fall
    Auteur :  Alexander Freed
    Éditeur : Penguin 23 juin 2020
    Pages : 416

    CW : mentions de crimes de guerre, PTSD, mentions d'envie de suicide, crimes de guerre, torture

    Shadow Wing est l'une des équipes de Ties les plus entrainées de ce qui reste de l'Empire. Mais la défaite au-dessus d'Endor, l'opération Cinder ainsi que la bataille de Pandem Nai ont mis à mal la cohésion des pilotes. Alors qu'un nouveau commandant essaie de recréer l'équipe en vue de lui permettre d'être utile à l'effort de guerre une partie des efforts de la Nouvelle République se portent sur une planète gravitant autour d'un trou noir. Mais cette campagne est aussi un moyen de créer un piège pour ce qui reste de Shadow Wing. Celui-ci va-t-il fonctionner ou la Nouvelle République risque-t-elle, encore une fois, d'échouer face à cet escadron d’élite ?

    SPOILERS

    Ce roman suit immédiatement le tome précédent des aventures d’Alphabet Squadron. Nous retrouvons les mêmes personnages avec les mêmes problèmes. En effet, nous n'avons pas une équipe fonctionnelle en face de nous. Ce sont des personnes qui souffrent, ont peurs, subissent la guerre dans toute son horreur et les pertes que cela implique. Cette mise en scène qui ne montre pas d'héroïsme réel se retrouve dans les combats qui sont décrits. C'est difficile, on voit les personnages souffrir, être en manque de sommeil et qui observent les troupes mourir pour une mission qui n'est pas toujours comprise. Le roman réussit parfaitement à créer cette impression de futilité et de danger constant pour les membres d'une armée en train de vaincre, mais encore loin de la paix.

    Mais on peut se demande si le roman est réellement réussi. Personnellement, je suis mitigé. D'une part j'apprécie que l'on ne romantise pas la guerre et ses coûts pour les personnes qui la font, qu'elle que soient leur place dans cette guerre. Montrer les soldats de l'Empire dans leur humanité permet de faire cela. On comprend qu'illes ne sont pas toustes des criminels de guerres mais qu'illes veulent parfois uniquement survivre. En revanche, je n'ai pas l'impression que le roman permet réellement de terminer une histoire. La fin de ce tome ne voit la victoire de personne. Personne n'a réellement changé à la suite de ces combats. En fait, j'ai l'impression d'un retour complet à la ligne de départ. J'ai l'impression que ce qui rend ce roman intéressant est, justement, ce qui le fait échouer : l'écriture des personnages.

    *
    ** 
    *** Que penser de ce second volume ? Honnêtement je ne suis pas certain de le savoir
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Galaxy's Edge: Black Spire (Star Wars) par Delilah S. Dawson

    Titre : Galaxy's Edge : Black Spire (Star Wars)
    Autrice : Delilah S. Dawson
    Éditeur : Penguin 30 juin 2020
    Pages : 576

    TW : Torture, mention de traumatismes physiques et psychologiques

    Vi Moradi est revenue de sa dernière mission brisée aussi bien mentalement que physiquement. Mais elle peut enfin retourner sur le terrain. La générale Leia Organa souhaite l'envoyer chercher des planètes sur lesquelles la Résistance pourrait se cacher en cas de catastrophe militaire. Et cette catastrophe se produit lorsque la Nouvelle République est anéantie par la Starkiller Base puis lorsque la Résistance est pratiquement détruite par Kylo Ren. Vi Moradi se rend donc sur Baatu. Une planète insignifiante proche des zones inexplorées de la galaxie. Elle doit construire un avant-poste et recruter des allié-e-s. Pour l'aider elle doit compter sur Archex mieux connu sous le nom de Cardinal.

    SPOILERS

    Ce roman est double. En premier lieu il fait partie du diptyque Galaxy's edge dont le but est de préparer la nouvelle attraction Disney. Ce roman peut donc être lu comme une carte des différents lieux de l'attraction ainsi que des personnages que l'on pourra rencontrer. On peut pratiquement voir le plan qui a été conçu par Disney pour cette attraction. Heureusement, il y a une intrigue. Malheureusement, celle-ci n'a aucune conséquence réelle sur les films. Elle ne permet que de créer le début de ce que l'on peut découvrir au sein de l'attraction.

    Bien que ce roman soit commandé afin de créer de la publicité pour une attraction l'autrice réussit à lui donner de l'intérêt. Elle reprend deux de ses personnages et ajoute plusieurs autres personnages. Celleux-ci ont des traumatismes personnels. Que ce soit la perte due à la Starkiller Base, le souhait de protéger sa famille ou encore des blessures dues à la guerre et à la torture. Tous les personnages sont blessés et doivent réussir à accepter leurs traumatismes afin de réussir à vivre, malgré la douleur que cela implique. Cette manière d'explorer la psychologie des personnages et la manière dont cela impacte leur interaction implique de mentionner des actes de tortures voire d'en décrire. Ainsi, l'autrice réussit à sauver son livre grâce à son attention aux personnages, leur histoire et leurs besoins.

    *
    **
    ***
    **** Je ne pensais pas que l'autrice réussirait à rendre si intéressant un roman qui doit uniquement vendre un parc d'attraction.
    *****

    Image : Éditeur

  • Empire's end: Aftermath par Chuck Wendig

    Titre : Empire's end : Aftermath
    Auteur : Chuck Wendig
    Éditeur : Penguin 29 août 2017
    Pages : 512

    L'Empire a frappé la Nouvelle République au cœur de sa capitale. De nombreuses personnes ont été blessées ou sont mortes lorsque les personnes sauvées de la prison de Kashyyyk ont suivi leur programmation. Alors que la Nouvelle République tremble sur ses récentes fondations, Norra Wexley utilise son équipe pour traquer la Grande Amirale Rae Sloane. Mais derrière elle se cache un ennemi plus retors encore. Gallius Rax a pris le contrôle de l'Empire. Ce qu'il en reste est massé près de la planète de Jakuu. Là aura lieu la dernière bataille de la guerre civile qui détruit la galaxie depuis bien trop longtemps. Bien que l'Empire soit sur sa fin, il ne tombera ni rapidement ni facilement.

    SPOILERS

    La trilogie Aftermath permet de faire le lien entre les films 6 et 7. Les trois tomes nous donnent une vision de la fin de la guerre et de la création de la Nouvelle République mais aussi des problèmes que celle-ci connait. En effet, elle doit passer d'une bande de rebelle à un gouvernement qui suit des lois et un certain ordre. Ce qui implique de ne pas s'impliquer sans accord politique dans des combats difficiles et délicats. Ce troisième tome le montre très bien puisque les personnes qui ont participé à la libération de Kashyyyk deviennent des paris militaires et politiques.

    Aftermath essaie aussi de montrer la différence fondamentale entre l'Empire et la Nouvelle République. L'Empire était la vision d'un seul homme qui considère que sa mort doit impliquer la destruction de tout ce qu'il a construit. L'Empire perd sa façade d'ordre pour ne devenir qu'une bande de mercenaires usant de cruauté pour le plaisir. La Nouvelle République, en revanche, est une vision d'espoir envers la sentience. Personne n'a réellement de voix plus grande que d'autres. Lorsqu'elle combat c'est uniquement dans le but d'atteindre la paix en essayant de faire le moins de victimes possibles.

    Ainsi, cette trilogie utilise des caractères moralement ambigus dont les changements accompagnent le passage d'un Empire dictatorial à une Nouvelle République démocratique. Ces personnes se trompent, luttent et changent de loyauté selon les circonstances et leurs besoins. Bien que la trilogie ne soit pas forcément la plus passionnante, elle marque bien la difficulté des changements de régime.

    *
    **
    ***
    **** Un peu aride mais, de manière surprenante, assez riche.
    *****

    Image : Éditeur

  • Most Wanted par Rae Carson

    Titre : Most Wanted
    Auteur : Rae Carson
    Éditeur : Penguin 25 mai 2018
    Pages : 352

    Han est un jeune homme qui n'agit que par instinct. Il vit au sein des égout de la planète Corellia, une planète chargée de construire les vaisseaux de l'Empire. Il n'est ni riche ni puissant. Il est l'un des nombreux membres d'un gang local contrôlé par une alien. Son but est de réussir à monter dans les rangs afin de gagner un peu plus de ressources et de réussir à se rapprocher de son but : posséder un vaisseau spatial. Mais il est contesté par des concurrent-e-s, dont Qi'Ra. Une mission commune tourne mal. Ce qui force les Qi'Ra et Han à collaborer afin d'éviter de mourir, forgeant peut-être une amitié durable.

    SPOILERS

    Ce petit roman se déroule avant le film Solo. Il devait l'accompagner afin de mieux comprendre les personnages, leur environnement et leurs actions. En particulier, il permet d'expliquer les identités de Han et de Qi'Ra. Cette dernière planifie tout. Elle veut devenir une femme capable d'être en sécurité et de créer les conditions de changements importants, plutôt en sa faveurs. Han est montré comme un idéaliste qui essaie de croire en tout le monde mais qui ne veut que la liberté de voyager comme il le souhaite. Il agit impulsivement mais sa chance lui permet de toujours réussir. Ces deux personnes vivent au sein du monde criminel le plus pauvre de la planète et doivent survivre face à des personnes bien plus puissantes.

    Malheureusement, le roman est très simpliste. Il parle de deux gangs que j'aurais aimé mieux connaitre mais dont les idéaux sont caricaturaux. L'un est un gang de pirates en faveurs de l'humanité. Le second est une tentative de libérer les droïdes. Bien que je sois heureux que l'on prenne le temps de parler de l'état juridique des droïdes dans l'univers star wars, la question n'est pas réellement mise en avant. L'auteur essaie uniquement de créer une course poursuite entre plusieurs groupes dont les noms ne sont que des décors. Au lieu d'ajouter de la complexité ce roman ne crée qu'une scène en carton-pâte.

    *
    ** Inintéressant
    ***
    ****
    *****

    Image : Éditeur

  • Master and Apprentice par Claudia Gray

    Titre : Master and Apprentice
    Autrice : Claudia Gray
    Éditeur : Penguin 24 septembre 2019
    Pages : 352

    Qui Gon Jin et Obi-Wan Kenobi nous sont le premier exemple de relation officielle entre un maitre et un apprenti dans les films star Wars. Car c'est la première relation qui a lieu lors de l'existence de l'ordre des Jedis. Ce roman s'intéresse aux débuts de leur relations. Entre un apprenti qui suit les procédures à la lettre et un maitre qui préfère accepter de les utiliser si elles sont utiles la compréhension est difficile. Elle devient presque impossible lorsque Qui Gon Jin est invité à entrer au sein du Conseil des Jedis : l'honneur le plus élevé possible. Mais avant de décider, il prend une dernière mission sur une lointaine planète contrôlée par une monarchie et une entreprise esclavagiste. Dernièrement, des attentats ont eu lieu et le régent local, un Jedi peu conventionnel, a demandé l'aide de Qui Gon Jin.

    SPOILERS

    Ce roman est d'abord une origin story. Il met d'abord en place le lien entre Qui Gon Jin, Dooku et les prophéties. Celles-ci sont décrites comme des textes provenant d'une antiquité Jedi, des fragments de l'avenir vus par des mystiques à l'aide de la force. Alors que les Jedis rejettent ces prophéties par crainte de tomber dans le côté sombre de la force d'autres, peu nombreux, considèrent que ces prophéties sont soit déjà passées soit des moyens de comprendre l'époque durant laquelle elles ont été écrites. Mais, petit à petit, le roman permet de montrer Qui Gon Jin commencer à croire que ces prophéties sont non seulement à comprendre de manière littérale mais qu'elles parlent aussi du présent ou du futur proche.

    La seconde origine concerne la relation entre Qui Gon Jin et Obi-Wan Kenobi. Celle-ci est difficile et l'autrice se concentre sur les nombreuses incompréhensions entre les deux personnages. Au lieu de s'attaquer à un seul d'entre eux, elle montre que les deux essaient de faire mieux mais ne réussissent pas à se comprendre. Qui Gon Jin pense échouer en tant que maitre tandis que Obi-Wan Kenobi pense échouer en tant qu'apprenti. Plus important encore, le fait que Qui Gon Jin soit invité au sein du Conseil des Jedis et qu'il donne une importance de plus en plus grande aux prophéties le met en décalage avec un Obi-Wan Kenobi qui suit les règles et récuse l'intérêt des prophéties. Ce n'est qu'en comparaison avec un autre Jedi et le passé de Qui Gon Jin que les deux héros comprennent comment créer une relation qui fonctionne et qui leur permet de s'enrichir mutuellement. Ainsi, une grande partie du livre m'est inconfortable car je ne reconnaissais pas les personnages que j'avais vu à l'écran. Ce n'est que vers la fin que j'ai retrouvé ceux-ci.

    *
    **
    *** Si vous aimez Qui Gon Jin et Obi-Wan Kenobi vous serez sûrement un peu surpris par leur écriture. L'intrigue n'est pas inintéressante mais un peu simpliste car elle sert surtout de toile de fond. D'autant que, malheureusement, elle n'a pas un impact important sur l'univers de Star Wars
    ****
    *****

    Image : Amazon

    Éditeur

  • Doctor Who: At Childhood's End par Sophie Aldred

    Titre : Doctor Who : At Childhood's End
    Autrice : Sophie Aldred
    Éditeur : Penguin 6 février 2020
    Pages : 304

    Dorothy McShane est riche, très riche. Son argent lui a permis de créer une fondation de charité qu'elle utilise pour aider le monde. Mais elle s'en sert aussi pour espionner les groupes gouvernementaux chargés d'évaluer et de traiter les menaces aliens (du moins jusqu'à ce qu’UNIT fut détruit). Elle même s'occupe de quelques problèmes aliens tout en évitant d'être trop présente sur les dossiers de ces organisations militaires. Car Dorothy McShane n'est pas une simple humaine. Lors de son adolescence elle fut capturée, exilée sur une autre planète pour finalement être recueillie par le Docteur. Du moins jusqu'à ce qu'elle décide qu'elle ne pouvait plus être un pion sur son échiquier personnel. Donc lorsque des enfants disparaissent elle n'attend pas le retour du Docteur, elle agit immédiatement.

    SPOILERS

    Quelqu'un qui regarde la série sait que Doctor manipule les gens. Que ce soit pour les protéger ou les vaincre Doctor a toujours un moyen de faire en sorte que ses ennemis se battent eux-mêmes. Il a rarement besoin d'agir réellement pour que quelqu'un perde la vie. Ten était particulièrement conscient de cela à la fin de son existence lorsqu'il explique à Wilfred être capable de convaincre une personne de se suicider en usant uniquement de mots. Mais il est rare que les personnes qui suivent Doctor mettent en cause ses actions, car elles sont souvent pour le bien commun. Pourtant, c'est le cas de Dorothy McShane alias Ace. Et ses remises en causes sont exprimées par Yaz. Je crois que c'est la première fois, dans les livres, que la nouvelle équipe exprime des doutes. Je ne suis pas surpris que ce soit Yaz qui soit choisie pour en parler, elle me semble la personne la plus logique étant donné son entrainement au sein des forces de police. Ce livre est donc beaucoup plus critique envers les actions du Doctor que certains autres.

    Le livre met aussi en avant les conséquences d'un voyage avec Doctor. Outre la perte de sa capacité à décider, étant donné que le Doctor décide pour les autres, il y a aussi les risques. Dans ce roman, tous les personnages sont mis en danger à un moment ou à un autre à cause du Doctor. Tous les personnages souffrent des décisions et des demandes du Doctor. Certains personnages, Ace par exemple, sont particulièrement conscient de ceci. Ace ne pardonne toujours pas au Doctor de l'avoir manipulée ce qui a conduit à la mort, de ses mains, de plusieurs personnes. Et elle sait ne pas être en sécurité auprès du Doctor car trop de mensonges et de secrets existent. L'autrice met ceci en valeur jusqu'aux dernières pages, lorsque Dorothy McShane annonce à son amant que la Doctor a "menacé de venir le voir de temps en temps."

    Bien que ce roman ne soit pas aussi bien que je l’espérais. Il réussit son contrat. Il met en place une menace basée à la fois sur le passé de la série tout en étant ancrée dans son fonctionnement actuel. Ainsi, le protagoniste principal use de stratagèmes modernes pour éviter d'être mis en danger par la justice suivant en cela les efforts de Chibnall pour parler des problèmes que l'on pourrait qualifier de sociétaux plutôt que de mettre en avant un vilain classique.

    *
    **
    *** Intéressant, l'autrice montre son amour de l'univers Doctor Who. Mais pas transcendant
    ****
    *****

    Image : Éditeur

  • Resistance reborn par Rebecca Roanhorse

    Titre : Resistance reborn
    Autrice : Rebecca Roanhorse
    Éditeur : Penguin 5 novembre 2019
    Pages : 320

    Nous sommes immédiatement après l'épisode 8. La Nouvelle République n'est plus après la destruction de ses principales planètes. Elle est tombée sans même pouvoir se défendre. La Résistance a pu échapper au massacre et évacuer mais fut poursuivie inlassablement jusqu'à la bataille de Crait. Il ne reste pratiquement rien de la flotte ni des pilotes et encore moins de généraux ou de stratèges. Personne n'a répondu aux appels à l'aide et il n'existe pas de bases sûres pour ce qui reste de la Résistance alors que le Premier Ordre commence à étendre son influence sur la Galaxie. Il devient urgent de se ravitailler, de trouver une flotte et des stratèges même si cela implique de faire revenir des personnes qui ont pris leur retraite.

    SPOILERS

    Ce roman se base fortement sur le passé de l'univers étendu officiel. Plusieurs escadrons et personnages sont basés sur d'autres romans et jeux, comme l'escadron Inferno et le retour de Nora et Wedge après les événements de la trilogie Aftermath. On retrouve aussi Rey, Finn et Poe mais malheureusement Rose n'est pas aussi présente qu'elle ne le mérite. Nous avons donc une forme d'hommage envers le travail d'autres personnes au sein de ce roman.

    Mais celui-ci s'insère aussi au sein de deux films. Il commence presque immédiatement après le 8 pour expliquer comment la Résistance a pu grandir avant le 9. Mieux encore, le roman explique pourquoi la Résistance n'a pas pu joindre des allié-e-s. Le roman explique que le Premier Ordre a utilisé ses connaissances pour emprisonner, en secret, les sympathisants de la Résistance et de la Nouvelle République. Tandis que d'autres planètes ont décidé d'éviter un combat direct par peur de subir le même châtiment que la Nouvelle République. Ainsi, ce roman permet de mieux comprendre ce qui s'est déroulé et comment Leia a réussi à reconstruire une puissance paramilitaire capable de menacer le Premier Ordre.

    *
    **
    ***
    **** Un roman Star Wars au-dessus des autres à la fois par le respect montré envers les personnages mais aussi la manière dont il explique des événements ayant eu lieu dans les films 8 et 9
    *****

    Image : Éditeur

  • Alphabet Squadron par Alexander Freed

    Titre : Alphabet Squadron
    Auteur : Alexander Freed
    Éditeur : Penguin 31 décembre 2019
    Pages : 576

    La Rébellion a vaincu. L'Empire a perdu son Empereur lors de la destruction de l'Etoile Noire. Depuis, l'armée de l'Empire a perdu sa cohésion et fuit en ordre dispersé devant la puissance de ce qui est maintenant la Nouvelle République. Bien que la paix ne soit pas encore signée, tout le monde sait que la Nouvelle République est sur le chemin de la victoire. Ceci à la plus grande surprise de ses membres. La Galaxie change. Les défections dans les rangs impériaux sont de plus en plus nombreuses. En particulier après l'opération Cinder qui ordonne la destruction de mondes entiers. Yrica Quell fait partie de ces impériaux qui ont décidé de partir. Après des mois elle est finalement recrutée pour lutter contre son ancien escadron : Shadow Wing. Car celui-ci a reconstitué une base impériale qui pourrait devenir un danger important pour la Nouvelle République.

    SPOILERS

    Ce pourrait paraitre surprenant, mais assez peu nombreux sont les ouvrages qui traitent de la guerre au sein de l'univers Star Wars. Plus précisément, peu nombreux sont les ouvrages qui en traitent aussi bien en termes de plans militaires que des conséquences sur les soldat-e-s. Ce premier volume d'une future trilogie se concentre fortement sur le fonctionnement des différents vaisseaux qui constituent les flottes de chasseurs et de bombardiers de l'univers Star Wars. À la lecture, on a vraiment l'impression d'avoir en face de soi une machine avec ses capacités et limites. Des machines qui souffrent lors d'un conflit et qui peuvent devenir inopérantes dans certains contextes.

    Nous avons aussi enfin une vision de l'état de différent-e-s soldat-e-s après une longue guerre. Les membres de l'escadron ont toustes subis plus ou moins fortement la puissance de l'Empire. Que ce soit une promesse rituelle, l'envie de devenir une légende dans la mort ou encore la simple vengeance voire même le souhait de la rédemption ces personnages ont des cicatrices. Même Hera Syndulla, que j'ai été très heureux de revoir, n'est pas indemne et subi l'ancienneté de la guerre.

    Malheureusement, ce roman est porté par un grand nombre de personnages peu sympathiques. Ne pas avoir uniquement un type de personnages est une bonne chose mais j'ai, personnellement, eu du mal à m'attacher à un grand nombre d'entre-elleux. J'ai surtout du mal avec Caern Adan dont les apparitions furent laborieuses pour ma lecture. Je trouve le personnage à la fois peu intéressant et brutalement antipathique. Cet aspect a fortement joué sur mon plaisir lors de la lecture de ce roman.

    *
    **
    *** Un bon roman de guerre avec des personnages que je n'aime pas
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    Image : Éditeur

  • Battlefront II: Inferno Squad par Christie Golden

    Titre : Battlefront II : Inferno Squad
    Autrice : Christie Golden
    Éditeur : Penguin 27 mars 2018
    Pages : 400

    Iden Versio est la fille d'un amiral et d'une propagandiste. Deux personnes parmi les plus loyales envers l'Empire. Elle-même, est extrêmement loyale. Son entrainement et ses capacités sont proches de la perfection. Ses capacités lui ont permis d'être l'une des personnes envoyées sur l'Etoile de la mort, chargées de sa défense au sein d'un escadron de chasseurs Ties. Mais ce que personne au sein de l'Empire ne pouvait imaginer est arrivé. Les rebelles ont gagné, détruit l'arme la plus puissante jamais construite par l'Empire et seules quelques personnes ont survécu à cette bataille. Iden Versio est l'une de ces personnes. Après un peu de temps pour guérir son père décide de la mettre en charge d'un escadron spécial chargés de missions spécifiques qui demandent l'action des meilleurs des meilleurs : L'Escadron Inferno.

    SPOILERS

    L'escadron Inferno est connu par les personnes qui ont joué à Battlefront II version EA. En effet, nous y prenons le contrôle d'Iden Versio pendant et peu après la bataille d'Endor. Ce roman se déroule bien avant puisqu'il se déroule après la destruction de la première Etoile Noire. On observe la constitution de l'escadron et quelques missions avant d'entrer dans le propos principal du livre : la destruction des derniers partisans de Saw Gerrera.

    Aussi bien nous que les personnages passent de l'autre côté. Nous car, cette fois, nous suivons les aventures de membres de l'Empire chargés de le défendre. Les personnages car illes doivent infiltrer les Partisans. Dans les deux cas, on est forcé de penser un peu plus aux personnes qui sont rebelles ou membre de l'Empire. Le livre montre que le combat n'est rendu possible que parce que l'ennemi est déshumanisé, que ce soit à l'aide de mots mais aussi par la distance. Pour tous les membres de l'Escadron, il devient difficile de tuer lorsqu'on apprécie la personne en face.

    Ce roman suit un premier roman portant le titre de Battlefront. Les deux sont très différents. Le premier nous faisait suivre une unité entière de rebelles sur plusieurs fronts. Celui-ci se concentre sur 4 personnages et prend le temps de mettre en place une mission particulière et ses effets sur les personnages. Selon moi, ce second roman est bien mieux réussi que le premier. Je me suis bien plus attaché aux personnages et aux événements. Il me semble aussi plus intéressant en développant le fonctionnement militaire de l'Empire.

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    **** Un second roman Battlefront réussit après la déception que fut le premier.
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    Image : Éditeur

  • Star Wars: Rebel Rising par Beth Revis

    Titre : Star Wars : Rebel Rising
    Autrice : Beth Revis
    Éditeur : Penguin 7 août 2018
    Pages : 410

    Qui est Jyn Erso ? Lors de la sortie du film Rogue One on découvrait une jeune femme dont le père travaille pour un Empire qui a assassiné sa femme. Jyn se trouvait en prison sans que l'on sache pour quelles raisons. Ce roman nous offre l'histoire de son passé depuis que l'Empire lui prend ses parents jusqu'à ce que la Rébellion essaie de la recruter pour retrouver son père. Le passé de Jyn n'est pas des plus simples. En effet, elle fut sauvée puis élevée par Saw Gerrera un homme que même la Rébellion pense trop radicale.

    SPOILERS

    Ce roman ajoute enfin le passé de Jyn Erso et de Saw au sein de l'univers Star Wars. En effet, nous ne savions pas ce qui était arrivée entre les deux personnages dans le film Rogue One alors que Saw est considéré comme l'un des premiers rebelles. Ce roman nous montre un Saw implacable mais aussi de moins en moins capables de faire confiance. Il considère que rien n'est injustifiable dans une guerre et n'hésite pas à assassiner des personnes innocentes en étant payé pour cela si l'Empire en souffre. Mais il est aussi au centre d'un groupe de rebelles qui refuse de rejoindre l'Alliance qu'il considère trop préoccupée par ce qu'il faudrait faire au lieu d'agir concrètement.

    Mais ce roman parle aussi d'espoir. Jyn Erso, durant ses aventures, recherche d'abord à se lier à une figure paternelle avant de comprendre que Saw ne peut pas être cela pour elle. Elle découvre, par hasard, une famille qui lui offrirait une vie normale mais cela ne fonctionne pas. Les aventures de Jyn sont donc d'abord celles d'une femme qui recherche simplement une vie normale en dehors de la lutte entre l'Empire et les Rebelles. Mais aussi une femme qui, petit à petit, perd sa capacité à espérer en des jours meilleurs. Le récit des mois de prisons est particulièrement glaçant dans cette perspective puisque l'on observe Jyn perdre, peu à peu, tout intérêt envers sa vie et la possibilité d'une libération.

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    *** Ce roman est un bon moyen de mieux comprendre Rogue One et les événements qui y ont mené

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    Image : Éditeur