torchwood

  • Torchwood 19. Exodus Code par Carole E. Barrowman et John Barrowman

    Titre : Torchwood 19. Exodus Code
    Auteur-e-s : Carole E. Barrowman et John Barrowman 
    Éditeur : Penguin 15 août 2013
    Pages : 368

    Voici enfin le dernier roman adapté de la série TV Torchwood. Il se déroule après la saison 4. Gwen Cooper est de retour chez elle et s'occupe de sa fille avec son mari. Rex est maintenant directeur de la CIA. Jack est impossible à retrouver. Le monde s'est remis de l'immortalité de l'humanité et du retour de la mortalité. Les gouvernements semblent être prêt à réagir en cas de nouvelle atteinte globale au fonctionnement de l'humanité alors que les trois familles sont introuvables. Bien que le monde semble être sûr à nouveau, une maladie semble frapper uniquement les femmes et les pousser à attaquer les personnes autour d'elles. Gwen essaie de prévenir Jack qui, lui-même, comprend que quelque chose de dangereux est en cours.

    SPOILERS

    Ce dernier roman est certainement meilleur que bien d'autres adaptations Torchwood. Qu'il soit écrit par l'un des acteurs et sa sœur, Carole Barrowman, doit aider. On retrouve un grand nombre de caractéristiques de Torchwood. En particulier, les enquêtes, les liens entre Jack et ce qui reste de son équipe et surtout son envie de protéger les personnes qui sont proches de lui. Jack est particulièrement décrit. Ses désirs mais aussi ses peurs et ses incapacités alors que le monde a besoin de lui.

    Malheureusement, ce roman n'est pas aussi bon que je l'aurais souhaité. L'intrigue, bien qu'elle soit logique, me semble un peu trop tirée par les cheveux. Les différents événements qui se déroulent sur plusieurs temporalités ne sont pas toujours très compréhensibles et il faut longtemps pour comprendre la raison d'un chapitre. Je suis encore plus sceptique en ce qui concerne la maladie décrite, qui ne touche que les femmes pour une raison qui me semble peu admissible. La fin est particulièrement mauvaise car elle n'est jamais réellement préparée, créant un très mauvais deus ex machina.


    ** 
    *** Mieux que d'autres romans Torchwood, mais loin d'être particulièrement bon
    **** 
    *****

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  • Torchwood 18. The men who sold the world par Guy Adams

    Titre : Torchwood 18. The men who sold the world
    Auteur : Guy Adams
    Éditeur : Penguin 18 août 2011
    Pages : 256

    CW : Actes de terrorisme

    Ceci est l'avant dernier roman Torchwood et le dernier prequel avant la saison 4. Il se déroule, comme les trois prequels, après la destruction de Torchwood Cardiff. Les autorités britanniques ont pris possession des biens cachés par Torchwood. Mais au lieu de les utiliser c'est une vente qui est organisées. Les Etats-Unis sont particulièrement intéressés. Mais la vente tourne mal et l'équipe des forces spéciales chargées de prendre le contrôle des armes aliens de Torchwood disparait. Rex Matheson est chargé de l'enquête, suivi par un certain Wynter.

    SPOILERS

    Les romans Torchwood ne sont pas très bons et échouent largement à être intéressants. Seuls quelques-uns sont au-dessus du lot. Ce n'est pas le cas de ce roman qui est probablement parmi les plus inintéressants. Seule sa taille, peu importante, le sauve. Je n'ai aimé ni les personnages ni l'intrigue. Les personnages sont antipathiques. L'intrigue, envoyée aux USA, est tout aussi dysfonctionnelle que celle de la saison 4. Rien ne permet de sauver ce roman qui ne permet même pas de construire un peu les personnages de Rex et de Esther, qui apparaissent dans la saison 4.

    * Très mauvais
    ** 
    *** 
    **** 
    *****

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  • Torchwood 17. Long time dead par Sarah Pinborough

    Titre : Torchwood 17. Long time dead
    Autrice : Sarah Pinborough
    Éditeur : Penguin 4 août 2011
    Pages : 256

    CW : Meurtres, suicides, gore

    Torchwood est mort. Les deux derniers membres sont en fuites. Mais Torchwood n'est pas oublié. Un Département du gouvernement britannique paie les fouilles de ce qui est, officiellement, une attaque terroriste. Ces fouilles doivent permettre au gouvernement de reprendre le contrôle de technologies aliens mises en sécurité par Jack Harkness durant sa longue direction de Torchwood Cardiff. Mais la base de Torchwood, détruite, est plus dangereuse que jamais. Et une personne, oubliée depuis longtemps, se réveille. Elle refuse de mourir à nouveau. Pour cela, Suzie Costello doit tuer d'autres personnes.

    SPOILERS

    À mon avis, ce roman est la meilleure adaptation de Torchwood, au moins pour l'instant. Pourtant, Torchwood n'existe plus. Mais ce roman explicite ce que laisse la fin de Torchwood. Non seulement il y a un cratère avec des technologies uniques. Mais il y a aussi des personnes qui ont été sauvées par Torchwood qui commencent à se souvenir des actions de l'institut. Plus important, il existe encore de nombreuses menaces, dont la cupidité du gouvernement britannique. J'ai aussi beaucoup apprécié d'en savoir un peu plus sur Suzie Costello qui mérite d'être plus développée. Elle est toujours une meurtrière mais on comprend un peu mieux pourquoi elle a agi ainsi.

    Malheureusement, le roman subit une menace peu explicite simplement nommée l'Enfer. Nous sommes censés craindre cette dimension mais elle n'est pas réellement assez développée pour que ceci fonctionne. C'est une simple entité destructrice qui aurait mérité plus de développement sur le long terme. Un autre point négatif est la création d'une romance entre un détective et Suzie. Celle-ci est abrupte et inutile comme beaucoup de romances hétérosexuelles. Le roman aurait pu s'en passer et devenir meilleur avec une fin bien plus logique et satisfaisante.


    ** 
    *** 
    **** Pas exempt d'imperfections mais plaisant à lire.
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 16. First Born par James Goss

    Titre : Torchwood 16. First Born
    Auteur : James Goss
    Éditeur : Penguin 21 juillet 2011
    Pages : 256

    Torchwood n'existe plus. Le gouvernement britannique a détruit l'institut et a tenté d'assassiner ses membres. Bien que la crise de 456 soit passée, Gwen Cooper et son mari sont toujours chassés par les services secrets. Le couple doit tout abandonner et fuir. Heureusement, Torchwood possédait un grand nombre de propriétés qui permettent de se cacher discrètement. Mais est-ce une bonne idée d'utiliser des cachettes de Torchwood quand on sait quel était le but de l’Institut ? D'autant que le couple a maintenant un bébé de 10 semaines à gérer.

    SPOILERS

    Ce roman se déroule après la saison 3 et avant la saison 4. Il permet de faire le lien entre deux périodes creuses. Son but est de montrer comment le couple Rhys et Gwen réussit à s’échapper et à se cacher durablement. Mais il ne répond pas aux raisons derrière les nombreuses attaques subies. Il permet aussi de nous montrer que Gwen ne pourra jamais échapper à l'emprise de Torchwood. Elle est obligée d'utiliser les biens de Torchwood pour se cacher mais elle connait aussi bien trop de choses pour ne pas réagir automatiquement aux problèmes rencontrés par d'autres personnes. Il est dommage que l'intrigue soit si peu engageante car elle aurait pu être bien plus intéressante.

    Ce roman met en avant la parentalité. Gwen et Rhys se trouvent dans un village sans enfants réels. Les jeunes du village sont des constructions qui essaient d'imiter l'adolescence, mais n'y arrivent pas. Dans ce contexte de tristesse, le couple apporte le premier bébé depuis des décennies. L'auteur montre les envies que cela crée mais il parle aussi des nombreuses contraintes de la parentalité. C'est en particulier Gwen qui est mise en avant car elle doit non seulement subir les besoins corporels du bébé, Anwen, mais elle doit aussi subit les conseils donnés spontanément par des étrangers et étrangères. Les deux membres du couple sont aussi décrits comme épuisés par les besoins d'un bébé très jeune. Ce roman ne vend pas du rêve en ce qui concerne la perspective d'avoir un enfant, et c'est une bonne chose.


    ** 
    *** Les besoins et contraintes de jeunes parents me semblent bien écrits mais l'intrigue est peu intéressante
    **** 
    *****

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  • Torchwood 15. Consequences par Andrew Cartmel, David Llewellyn, James Moran, Joseph Lidster et Sarah Pinborough

    Titre : Torchwood 15. Consequences
    Auteur-e-s : Andrew Cartmel, David Llewellyn, James Moran, Joseph Lidster et Sarah Pinborough

    Éditeur : Penguin 30 janvier 2017
    Pages : 256

    Torchwood est là depuis plus d'un siècle. Durant son existence, les membres de Torchwood ont connu de nombreux phénomènes étranges. Mais une personne est arrivée au début pour ne pratiquement jamais partir. Jack Harkness est le lien historique de Torchwood. Il sait comment l'Institut a été fondé, s'est perdu et a été transformé pour devenir plus sympathique. Torchwood a besoin de lui pour fonctionner. Car des événements semblent liés entre eux et seul Jack Harkness peut offrir l'histoire qui permet de les comprendre.

    SPOILERS

    Que penser de ce livre ? Contrairement aux autres romans il est constitué de plusieurs histoires écrites par des personnes différentes. Ces histoires sont liées mais pas d'une manière importante. Elles permettent surtout de montrer quelques aventures de Torchwood et les liens entre les membres de l'équipe. En fait, je crois que la BBC voulait remplir un peu en attendant la suite de la série. Justement, le prochain roman se déroule après la destruction de Torchwood Cardiff et la fuite de Jack Harkness. Nous avons donc un court livre avec des histoires peu intéressantes en attendant la suite.


    ** En attendant mieux ?
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 14. The Undertaker's Gift par Trevor Baxendale

    Titre : Torchwood 14. The Undertaker's Gift
    Auteur : Trevor Baxendale
    Éditeur : Penguin 15 décembre 2014
    Pages : 256

    Cardiff est en sécurité. Torchwood s'occupe de toutes les bizarreries qui pourraient arriver. Mais, dernièrement, les aliens et les objets dangereux sont de plus en plus nombreux. Trois personnes ne sont pas suffisantes pour s'occuper de tout en même temps alors que l'existence de Torchwood commence à être connue par la rumeur publique. Pire encore, des avocats basés dans le futur tentent de poursuivre Torchwood en justice pour avoir détruit le XXIème siècle. Jack Harkness serait responsable de destructions incalculables. Et l'un des moyens que la firme utilise est la menace d'un assassinat. La firme nomme aussi l'appareil qui serait responsable de la destruction du XXIème siècle. Une vieille légende de Torchwood qu'il est urgent de retrouver.

    SPOILERS

    Il y a une chose que je ne comprends pas dans ce roman : Gwen Cooper. Rien de ce qu'elle fait dans ce roman ne me semble en accord avec la manière dont elle est caractérisée dans la série. Elle est censée être capable de prendre le contrôle de Torchwood en cas d'absence de Jack. Mais elle est écrite comme capricieuse, refusant l'aide de Ianto parce qu'elle croit que Jack veut être certain de ses capacités. Ianto, d'ailleurs, est rapidement inutile et ne semble se soucier que de son apparence plutôt que d'être la personne extrêmement qualifiée décrite dans la série. Les caractérisations sont ratées.

    Sans être particulièrement mauvais ou bon le roman est surtout très lent. Il faut de nombreux (courts) chapitres pour commencer à comprendre ce qui est en train de se dérouler. Des passages entiers du roman me semblent peu intéressants mais sont détaillés par l'auteur. Pourtant, ce même auteur garde le secret sur des événements importants qui permettent de résoudre l’intrigue ! Ainsi, le deus ex machina des derniers chapitres n'est jamais réellement expliqué. Il est commenté par les personnages après qu'il a eu eu lieu ! Ce qui laisse la personne qui lit remplir les trous à la place de l'auteur, démontrant une forme de paresse de la part de Trevor Baxendale.


    ** 
    *** Pas abominable, mais très loin d'être un bon roman
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 12. The House That Jack Built par Guy Adams

    Titre : Torchwood 12. The House That Jack Built
    Auteur : Guy Adams
    Éditeur : Penguin 2 août 2012
    Pages : 256

    CW : meurtres, paranormal, mention de violence conjugale

    Il existe une maison a sein de Cardiff. Elle se trouve dans une banlieue pavillonnaire qui a vu des jours meilleurs. La maison, du nom de Jackson Leaves, a plus de 100 ans. La personne qui y vivait est récemment morte et une nouvelle personne en hérite, espérant en faire un lieu habitable et rafraichi. Mais cette maison a une histoire sanglante. Depuis sa construction des personnes y meurent de manière violente. Et l'histoire est en train de prendre le contrôle du présent. Il n'en faut pas plus pour que Torchwood s'y intéresse, un intérêt décuplé lorsque Gwen apprend que Jack en fut le premier propriétaire.

    SPOILERS

    Ce roman met bien en avant une atmosphère de crainte incompréhensible. Les personnages secondaires voient leur maison devenir de plus en plus hostile au fil des pages. Jack, lui-même, est de plus en plus impitoyable au fil de sa compréhension des événements et les autres membres de Torchwood ne se privent pas de le critiquer quand nécessaire. Ce roman ajoute aussi un remplaçant temporaire pour Owen. Mais ce dernier n'est pas réellement intéressant. On le montre immédiatement comme antipathique et sans intérêt pour les vies humaines. Personnellement, je suis heureux de ne jamais le revoir.

    Ce que ce roman fait réellement c'est poser la question de l'impact de Jack sur le monde. En effet, il vient du futur mais il vit dans le passé tout en y agissant pour sauver des personnes. Il s'implique fortement dans le cours des événements. Cette question a un impact global mais aussi personnel puisque certaines personnes ayant rencontré Jack ont vu leur destin modifié à cause de cela. Un impact que l'on observe dès les premiers chapitres. Ce roman force Jack à examiner son passé, ce qu'il se refuse de faire dans des circonstances normales.


    ** 
    *** des caractérisations acceptables.
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 11: bay of the dead par Mark Morris

    Titre : Torchwood 11 : bay of the dead
    Auteur : Mark Morrist
    Éditeur : Penguin 15 mars 2016
    Pages : 256

    TW : gore

    La nuit est calme à Cardiff. Les gens dorment ou sortent en boite pour une fin de journée ordinaire. Bien que la soirée commence bien pour plusieurs des habitant-e-s de Cardiff, un cauchemar se prépare. Celui-ci commence par des meurtres, des attaques dans la rue puis, montant en force, ce sont des groupes de dizaines de personnes qui attaquent des hommes et femmes isolées dans la rue. Jusqu'à ce que des centaines de zombies n'envahissent Cardiff. Personne n'a les moyens d'arrêter cette attaque, même si Torchwood essaie de trouver une solution.

    SPOILERS

    Enfin, nous avons un bon roman Torchwood. Bon, le roman joue beaucoup sur les codes des films de zombies sans jamais les mettre en question. Je trouve dommage que les personnages ayant une connaissance du genre ne puissent pas jouer sur ces codes, ce qui leur aussi permis d'avoir une place un peu plus importante dans le récit. Vu que personne ne joue avec les codes, nous avons une action classique : début de l'épidémie qui se fait dans l'isolement, réaction retardée des forces publiques, épidémie en hausse mais sans connaissance du grand public et qui se termine par une invasion totale.

    Même si le roman reste sur les codes classiques du film de zombies (que je ne connais pas parfaitement parce que je ne suis un fan de ces films), il reste intéressant. Les événements ont lieu à toutes vitesses et l'on ne s'ennuie jamais à la lecture. On suit les différents personnages qui tentent de comprendre ce qui est en train d'arriver et, surtout, de survivre. Malheureusement, certains points de la résolution arrivent trop vite et l'on comprend vite où l'auteur veut nous emmener.


    ** 
    *** 
    **** Enfin un roman acceptable !
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 9. Almost perfect par James Goss

    Titre : Torchwood 9. Almost perfect
    Auteur :  James Goss
    Éditeur : Penguin 3 mai 2012
    Pages : 256

    CW : sexisme

    Tout semble aller pour le mieux à Cardiff. Mais Jack découvre que l'énergie statique est en train de devenir plus importante. Rien qui ne soit immédiatement dangereux, mais un phénomène qu'il faut surveiller. De plus, un ferry s'est échoué. Normalement Torchwood ne devrait pas enquêter sur ceci mais Londres insiste. De plus, des squelettes de personnes encore vivantes commencent à apparaitre dans différents bars de la ville. Et enfin, Ianto Jones s'est réveillé dans un corps féminin sans aucuns souvenirs des dernières 24 heures.

    SPOILERS

    Ce livre est mauvais. Il est mal écrit. L'auteur semble croire que l'on va le suivre dans les circonvolutions de son intrigue. Mais celle-ci perd rapidement tout intérêt alors qu'il se contente de courts chapitres censés se dérouler lors de moment précis de la vie des personnes décrites. Mais ce qui rend ce livre extrêmement mauvais est la caractérisation de ses personnages. Celle-ci est sexiste et probablement transphobe.

    Je n'ai rien contre une histoire de body swap. Mais celle-ci devrait être bien écrite. Ce n'est pas le cas ici. Ianto Jones se réveille dans un corps féminin et l'auteur en fait immédiatement une caricature obsédée par les chaussures, les minijupes et l'attention masculine. Ianto aurait pu être un moyen de marquer les différences de comportements dues au patriarcat. L'auteur se contente d'en faire un objet.

    Gwen n'est pas mieux écrite. Elle n'est que jalousie obsessionnelle face à tout ce qui est un peu féminin. Dès que Ianto apparait, Gwen se compare et critique le comportement de ce dernier. Pire encore est la caractérisation de l'une des antagonistes. Elle n'est pas réellement maléfique. Elle n'est rien. Sa caractérisation est vide, à peine remplie par la jalousie envers une de ses collègues et son unique souhait de rencontrer un homme parfait pour se marier, sans jamais trouver cette perfection.

    Le problème principal, à mon avis, est que l'auteur est un homme cis. Il se contente d'user de clichés sans jamais questionner leur fonctionnement et donc le fonctionnement de la société. Ce qui le conduit, suivant en cela une forme de fainéantise, à ne pas écrire des personnages mais des clichés capables de parler et de bouger. Ce qui rend la lecture pénible et m'a conduit, souvent, à avoir honte pour l'auteur d'avoir osé écrire ce roman.

    * Pire que mauvais
    ** 
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 8. Skypoint par Phil Ford

    Titre : Torchwood 8. Skypoint
    Auteur :  Phil Ford
    Éditeur : Penguin 25 octobre 2018
    Pages : 256

    Gwen et Rhys sont enfin un couple marié. Les secrets n'existent plus entre les deux. Leur vie prend un nouveau tournant. Et même s'il est temps de retourner au travail après la Lune de Miel Rhys considère qu'un mariage implique aussi un nouvel appartement qui puisse permettre de penser à un potentiel futur familial. Sans prendre immédiatement une décision, il prend rendez-vous dans le nouvel immeuble ultra-moderne de Cardiff. La visite d'un splendide appartement se déroule sans anicroches jusqu'à ce que le vendeur disparaisse. Il n'est pas le seul à avoir disparu d'un immeuble presque vide. Torchwood devrait-il enquêter ?

    SPOILERS

    Si j'ai bien compris, ce roman est la dernière fois que l'on rencontre Tosh et Owen. Les deux personnages meurent dans la série principale. D'une certaine manière, ce roman permet de terminer leur intrigue mutuelle. Illes doivent faire semblant d'être en couple ce qui permet à l'auteur de montrer un aspect plus sympathique d'Owen tandis que Tosh n'est plus la simple amoureuse secrète. C'est une intrigue que je n'ai jamais appréciée dans Torchwood. De plus, Owen montre son amour de la vie, même une vie de mort-vivant, et son souhait d'éviter le retour à la véritable mort.

    Il est dommage que cette fin ait lieu dans un roman qui précipite la résolution de son intrigue, une intrigue qui aurait pu être intéressante mais qui tombe rapidement à plat. Au lieu de continuer sur l'idée d'une enquête sous couverture l'auteur décide trop rapidement d'envoyer l'entier de l'équipe Torchwood dans une tour qui devient un piège. Ceci aurait pu être intéressant et aurait permis de montrer les capacités de tous les membres de l'équipe. Mais, là aussi, l'auteur va bien trop vite et abandonne même une partie des personnages en cours de route. Pire encore, l'enquête principale est résolue sans que l'on sache comment. Les personnages donnent des informations sans avoir de moyens de les avoir découvert auparavant, comme si l'auteur voulait en terminer avec ce roman et passer à quelque chose qui lui semblait plus intéressant.

    *
    ** Bof
    *** 
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 7. Pack Animals par Peter Anghelides

    Titre : Torchwood 7. Pack Animals
    Auteur :  Peter Anghelides
    Éditeur : Penguin 15 août 2018
    Pages : 256

    CW : meurtres, tendances psychophobes

    Torchwood est une association secrète dont la majorité des capacités ont été détruites lors de la chute de Torchwood 1 à Londres. Torchwood Cardiff n'est composé que de 5 personnes. 5 personnes pour protéger le monde, cacher les secrets et éviter de futurs problèmes. Torchwood peut agir mais ne peut pas stopper une véritable invasion. Malheureusement, c'est exactement ce qui semble être en train de se dérouler. Plusieurs lieux de Cardiff sont touchés par ce qui semblent être des aliens. Mais, plus étonnant, une autre organisation semble tenter de contenir les incursions.

    SPOILERS

    Ce n'est pas la première fois que Torchwood est confronté à d'autres organisations. En dehors de UNIT, on sait que certaines entreprises usent de la technologie alien et sont capables de contrer Torchwood. Ce roman s'inscrit dans cette tendance avec une entreprise familiale qui réussit à éviter d'être surveillée par Torchwood. Le problème, comme l'auteur le dit à plusieurs reprises, c'est que Torchwood est trop petit. Il n'y a pas assez de personnes pour faire tout ce qui serait nécessaire en cas de besoin. Malheureusement, l'auteur ne prend pas le temps d'expliquer pourquoi Jack Harkness ne souhaite pas créer une organisation plus importante (même si on peut le deviner).

    Un autre problème concerne le protagoniste principal : Gareth. Ce dernier invente un jeu de carte avec un objet offert par ses frères afin de ne pas être ennuyé durant leur travail. Il est aussi décrit comme ayant des problèmes de colères mais aussi comme quelqu'un de neuroatypique. Cette caractéristique, selon le roman, en fait un danger pour les personnes qui sont proches de lui. La neuroatypie est donc décrite comme quelque chose de dangereux alors qu'il est sous-entendu à plusieurs reprises que Gareth a subi des actes d'humiliation, et pire. Plutôt que de considérer les souffrances subies dans le passé pour expliquer les actes de Gareth l'auteur préfère utiliser un cliché, ce qui prouve son manque de recherches concernant le sujet.

    *
    ** 
    *** Un peu plus d'attention à l'intrigue aurait rendu ce roman bien meilleur
    ****
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 6. The Twilight Streets par Gary Russell

    Titre : Torchwood 6. The Twilight Streets
    Auteur :  Gary Russell
    Éditeur : Penguin 5 janvier 2017
    Pages : 256

    Jack Harkness connait l'intégralité de Cardiff. Du moins, c'est ce qu'il veut croire. Jack connait Torchwood comme sa poche, là aussi il aimerait bien y croire. La vérité c'est que certains lieux et certains points du passé ne lui sont pas ouverts. Lorsqu'un récent ennemi, vaincu, revient lui demander de l'aide Jack se demande si cela n'aurait pas un lien avec une rue spécifique de Cardiff. Une rue dans laquelle il n'a jamais été capable d'entrer et qui est en cours de rénovation. Une rue au sujet de laquelle de nombreuses rumeurs existent. Elle serait hantée et personne n'y reste longtemps.

    Spoilers

    Si j'ai bien compris la chronologie, ce roman se déroule après la fin de la saison 1 et après le retour de Jack à la suite de la fin de la saison 3 de Doctor Who. L'auteur s'intéresse à la personne qui avait manipulé l'équipe de Torchwood afin de libérer un démon capable de tuer simplement par son ombre. Gary Russell ne se contente pas de reprendre ce personnage, il lui donne un peu de consistance en lui offrant un but. Il n'est plus simplement un fanatique souhaitant la mort du monde. Il est le servant d'un être chargé d'aider l'univers dans une lutte entre la Lumière et l'Obscurité. Ainsi, la fin du démon implique un danger pour l'équilibre de l'univers, un équilibre qu'il faut restaurer avec ou sans l'aide de Torchwood.

    Cependant, on peut se demande si tout cela était bien nécessaire. On crée toute une mythologie autours d'un personnage de fin de saison qui ne réapparait plus jamais dans la série. On offre à cette mythologie un lien avec la lutte entre le bien et le mal tout en offrant une vision des tentations qui peuvent recevoir les membres de l'équipe Torchwood. Mais il n'y aura pas vraiment de conséquences. Cette extension de la mythologie restera sans effet pour la suite et pour la série puisque celle-ci est annulée après avoir pris une nouvelle direction.

    *
    ** Pas horrible à lire, loin de là, mais une extension de l'univers Torchwood qui est malheureusement inutile
    *** 
    ****
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 5. Trace Memory par David Llewellyn

    Titre : Torchwood 5. Trace Memory
    Auteur :  David Llewellyn
    Éditeur : Penguin 15 février 2018
    Pages : 256

    1953, un chargement arrive à Cardiff avant d'être renvoyé à Londres. Ce chargement est destiné à une étude par Torchwood. Mais dès son arrivée sur les quais le chargement explose tuant sur le coup 3 personnes et blessant gravement une 4ème personne. Ce dernier se nomme Michael. Plus de 50 ans plus tard, Michael est découvert au sein des archives de Torchwood. Il ne sait ni pourquoi ni comment il est arrivé dans Torchwood. Mais il sait qu'il est poursuivi par des créatures. Plus étonnant, chacun des membres de l'équipe Torchwood a déjà rencontré Michael lors d'années différentes.

    SPOILERS

    Contrairement au volume 4 ce roman n'est pas gore. Je dois avouer que c'est un soulagement, je ne sais pas si j'aurais pu lire un second Torchwood de ce style en si peu de temps. Ce Torchwood est calme. Il se déroule sur une soirée. Une soirée durant laquelle il se passe peu de choses. Les chapitres sont des récits des différents personnages afin de comprendre qui est Michael et comment l'aider. Il y a donc peu d'actions mais beaucoup de changements de scènes.

    Ceci rend une présentation des qualités du roman difficile. En effet, j'ai apprécié ma lecture. Il n'y a pas d'urgences et j'ai eu l'impression de pouvoir prendre mon temps. Les personnages et les événements sont mélancoliques car, comme souvent, Torchwood est incapable de réellement agir pour aider quelqu'un victime de circonstances étranges. Même si, dès le début, je savais que la fin ne pouvait être que fatale j'ai aimé suivre les derniers jours de la vie de Michael. Non seulement sa progressive compréhension de ce qui lui arrive mais aussi le début d'une relation romantique et sexuelle avec Jack.

    *
    ** 
    *** Difficile de choisir. C'est un roman calme, ce que j'ai apprécié, mais est-il trop calme ? 
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 4. Something in the water par Trevor Baxendale

    Titre : Torchwood 4. Something in the water
    Auteur :  Trevor Baxendale
    Éditeur : Penguin 31 juillet 2014
    Pages : 256

    CW : épidémie, meurtres, maltraitance animale

    Bob Strong est docteur. Il doit s'occuper d'une femme qui a tenté plusieurs fois de se suicider, du moins selon la police. Cette femme, du nom de Saskia Harden, le fascine. Alors qu'il s'occupe d'elle une épidémie commence à se déclarer près de Cardiff. Les autorités ne pensent pas que celle-ci soit dangereuse et poussent à rester calme. Mais Torchwood sait que quelque chose d'étrange est à l'œuvre. Et il se pourrait que Saskia Harden ne soit pas ce qu'elle dit être.

    SPOILERS

    Il est assez drôle de terminer ce livre en pleine pandémie alors que l'intrigue parle d'une épidémie et mentionne la grippe aviaire. Les descriptions des dangers d'une épidémie ne sont pas longues. Mais l'auteur fait attention à bien montrer le problème des hôpitaux en surcharge et des personnes qui ne savent ni qui croire ni quoi faire pour se protéger. Pourtant, le roman est sorti en 2014.

    J'ai trouvé ce roman pas trop mal écrit. Contrairement aux autres, nous avons là une menace importante. Torchwood est réellement la dernière défense face à une tentative d'invasion. Les événements sont très rapides, une question de jours, alors que l'équipe est de plus en plus épuisée, et souffre de l'épidémie comme le reste de Cardiff. Mais je me demande pourquoi ce roman se déroule plus loin dans la série que les autres ? Y a-t-il une erreur dans l'ordre des romans de ma part ? C'est possible.

    *
    ** 
    *** Un peu meilleur que les autres et qui ne traine pas en longueur.
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 3. Slow Decay par Andy Lane

    Titre : Torchwood 3. Slow Decay
    Auteur :  Andy Lane
    Éditeur : Penguin 20 septembre 2018
    Pages : 256

    CW : grossophobie, troubles alimentaires, sexualité gênante (blagues sur l'absence de consentement par exemple), cannibalisme

    Torchwood est passionnante. C'est un travail qui crée toujours des surprises. Mais Torchwood est aussi un travail qui implique de longues heures, parfois la nuit. Depuis qu'elle est entrée à Torchwood Gwen observe sa relation avec Rhys souffrir et devenir de plus en plus tendue. Rhys observe aussi ce changement avec inquiétude. Il décide d'agir. Pour cela, il essaie de redevenir beau pour Gwen. Cela tombe bien, il a entendu parler d'une nouvelle pilule miracle qui permet de maigrir à grande vitesse.

    SPOILERS

    Ce troisième tome est à la fois le meilleur et le pire des Torchwood que j'ai lu jusqu'à présent. Il est très bon car on a enfin un fonctionnement en équipe. Les différents membres de Torchwood agissent selon leurs spécialités et les besoins de Jack. Il est bon car nous avons une écriture réaliste des relations amoureuses et amicales des personnages. Gwen et Rhys grandissent dans le cadre d'une relation qui atteint un stade adulte. Au lieu de tout quitter ou de vouloir absolument retrouver les débuts de leurs relations ils essaient de changer avec leur relation afin de trouver un nouvel équilibre.

    Malheureusement c'est aussi le pire et pas à cause du cannibalisme. Qu’on ne s'y trompe pas, je suis très heureux que ce livre n'ai pas été un épisode (l'épisode Countrycide m'a suffi). Mais je suis profondément gêné, honteux pour l'auteur, de la manière dont la sexualité est mise en scène. En dehors des blagues sur l'absence de consentement de certaines relations d'Owen, j'ai l'impression de lire des fantasmes d'un homme adulte qui n'a pas appris à posséder une sexualité saine. Rhys y est très mal écrit. Alors qu'il annonce vouloir aider une amie il est systématiquement montré comme fantasmant sur celle-ci. Les femmes, d'ailleurs, semblent toujours être en posture de séduction, ce qui est probablement une vision de l'auteur qui me semble problématique. Bref, je ne souhaite plus jamais relire ce type de scènes.

    *
    ** 
    *** Une bonne adaptation mais une intrigue moyenne
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood 2. Border princes par Dan Abnett

    Titre : Torchwood 2. Border princes par Dan Abnett
    Auteur :  Dan Abnett
    Éditeur : Penguin 20 septembre 2018
    Pages : 256

    Torchwood est en crise. La fin du monde est en cours et personne ne sait quoi faire ni ce qui se déroule réellement. Tout ce que l'équipe sait c'est qu'une partie des habitant-e-s de Cardiff semble être possédée par quelque chose d'inconnu. Alors que l'équipe enquête sur les causes de la crise de nombreux événements étranges se produisent au sein de la ville. Ces événements ne semblent pas être liés mais, ensemble, ils tendent à viser l'un des membres de l’équipe : James. Mais Torchwood n'a jamais eu de James en son sein.

    SPOILERS

    J'ai préféré ce second tome au premier. Le premier me semblait trop sombre même si cela est en accord avec la série. Ce second tome semble être beaucoup moins centrée sur une question précise. En effet, nous suivons l'équipe en train de résoudre plusieurs crises plus ou moins graves dans les alentours de Cardiff. J'ai apprécié lire l'équipe travailler et se détendre après avoir compris comment résoudre un problème précis. On observe Torchwood fonctionner comme n'importe quel autre travail, avec des rapports à écrire, des cas à vérifier et des réunions de l'équipe pour comprendre ce qui s'est mal passé.

    Cette vie de tous les jours permet d'introduire James. Il est décrit comme un membre de l'équipe mais on sait qu'il n'est pas censé exister. Son intrigue ressemble un peu à l'un des épisodes de la saison 2. James est comme ses collègues. Il a peur, il aime, il apprécie la vie. Mais plus le temps passe plus il est clair qu'il n'est pas ce que l'on croit. Personnellement, j'ai apprécié finalement apprendre d'où il provient et pour quelle raison.

    Image : Éditeur

  • Torchwood 1. Another life par Peter Anghelides

    Titre : Torchwood 1. Another life
    Auteur :  Peter Anghelides
    Éditeur : Penguin 1 aout 2011
    Pages : 256

    Torchwood, après être apparu durant la saison 2 de Doctor Who, devint un spin off complet. La série dure 4 saisons (même si on accepte d'oublier l'existence de la saison 4). Après deux saisons moyennes la série nous offrit une superbe saison 3. Mais la BBC a aussi proposé 19 romans placés dans l'univers de Torchwood. Celui-ci est le premier. Gwen est engagée depuis peu de temps. Elle commence à peine à comprendre et à intégrer ce qu'est Torchwood et ce que cela signifie pour elle et sa famille. Une famille qu'elle voit de moins en moins alors que Torchwood se lance dans une chasse au serial killer.

    SPOILERS

    L'auteur a réussi à donner par écrit l'ambiance de la série. Celle-ci est plus pessimiste que Doctor Who. Les personnages souffrent, échouent et parfois sont furieux de leurs incapacités. Il n'y a pas de Doctor pour les sauver à la dernière minute mais un Jack Harkness capable de tuer de sang-froid si besoin. Les personnages ne comprennent pas les technologies misent sous leur garde. Même la passion de la compréhension d'outils fantastiques est mise au second plan face à la crainte de tomber sur un outil de destruction.

    Il est dommage que l'auteur n'use pas de toutes les intrigues qu'il met en place. En effet, il donne un passé à Owen mais il ne le décrit que peu. Il marque la présence de Rhys mais ne questionne que peu les effets de Torchwood sur son couple avec Gwen. Il crée un jeu vidéo mais n'en fait pratiquement qu'un décor pour découvrir un nouveau personnage plutôt que quelque chose d'un peu plus ambitieux. En somme, l'auteur semble rester au milieu de balises précises qu'il semble ne pas pouvoir (vouloir ?) dépasser.

    *
    ** 
    *** Une bonne adaptation mais une intrigue moyenne
    **** 
    *****

    Image : Éditeur

  • Torchwood: Miracle Day (il ne faut pas remettre en question un miracle)

    Jack avait disparu à la fin de la saison 3 pour oublier la mort de son amant: Ianto. Torchwood semblait mort et enterré alors que Gwen, seule autre membre survivant de l'équipe, se cachait pour éviter d'être emprisonnée après les événements de Children of Earth. Mais, quelques années plus tard, le mot Torchwood s'inscrit sur les écrans du monde entier et, en particulier, de la CIA. Quelques minutes plus tard toutes mentions de l'Institut disparaît de l'Internet. Cela suffirait à n'importe quel curieux pour qu'il décide de se poser des questions mais ce n'est pas tout. Le même jours plus personne ne meurt. Cette situation d'abord imaginée comme temporaire est rapidement comprise dans toute son ampleur. L'humanité est devenue immortelle. Alors que les individus tentent de se faire à leur immortalité inattendue la société et le système subissent les contre-coup économique et hygiénique du Miracle. Sur fonds de chute de civilisation l'équipe de Torchwood, reconstituée, essaiera de comprendre ce qui se cache derrière Miracle Day. Ils comprennent qu'il y a un prix à payer pour ce miracle mais aussi pour le comprendre.

    La saison 3 de cette série concluait parfaitement bien l'histoire. Bien entendu, de nombreux points étaient laissés en suspens dans une série pas toujours de qualité. Mais Children of Earth a réussi à conclure la série sur une réussite très peu contestée. C'est pourquoi le retour de Torchwood coproduite avec la chaîne Starz a levé quelques sourcils sceptiques dans la communauté des fans. Mais puisqu'il ne faut pas juger avant d'avoir vu et que le synopsis semblait intéressant on a attendu et regardé. Malheureusement la saison 4 ne peut pas être qualifiée de réussite. Au contraire elle souffre de nombreuses imperfections. Les personnages sont simplistes ou simplifiés et semblent posséder un QI proche d'une amibe pour ne prendre qu'un exemple. La prise de contrôle par Starz de la série, symboliquement montrée dans le premier épisode qui voit un agent de la CIA macho et bien irrespectueux déporter Gwen et Jack à Washington (montrant par là que maintenant c'est fini de jouer on va montrer à la BBC comment faire une série), donnait l'occasion à de nombreux doutes. Et pourtant, l'idée était bonne. Essayer de montrer les conséquences sociales de l'immortalité est difficile mais exaltant. Et rien n'est oublié: les hôpitaux sont plein à rabord, les drogues libres de ventes, les maladies en progression et les tensions internationales et internes à leur comble sur fonds de crise économique à coté de laquelle celle de 29 ressemble à un pic-nique un peu gâché.

    Bref ça s'annonçait bien et on aurait pu avoir une quatrième saison tout aussi exaltante que la troisième. Si ce n'est pour un énorme problème de rythme. Alors que les cinq premiers épisodes mettent en place les problèmes et protagonistes les suivants sont insupportablement lent à développer l'histoire. C'est ainsi qu'il faut attendre le septième pour avoir des noms et on comprendra vite qu'ils sont inutiles! Sans oublier les problèmes de continuité avec le reste de la série puisque l'explication du Miracle me semble un peu tordue. Mais, ce qui ennuie le plus, c'est que la fin de la saison est ouverte et nous laisse sur l'idée que rien n'est terminé. Devrions-nous subir un retour de Torchwood américanisé? Au vu de l'audience de cette saison 4 il est probable que non et la conclusion maîtrisée de la saison 3 laisse donc sa place à une conclusion hâtive et mal menée de la saison 4.

    Image: Starz

    Site Officiel de la BBC

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  • Torchwood saison 3

    Si je peux parler aussi rapidement de cette saison 3 après avoir terminé la seconde saison c'est parce que la dernière saison, à ce jours, de Torchwood ne possède que cinq épisodes. Mais, comme on le sait tous, ce n'est pas la taille qui compte puisque ces cinq épisodes sont, ensembles et seuls, les meilleurs de la série. Nous retrouvons l'Institut après la saison 2 et ses évènements tragiques et, probablement, après les évènements de la saison 4 de Docteur Who. Tout se passe relativement bien pour l'équipe quand, sans prévenir, tous les enfants du monde s'arrêtent et parlent en même temps. Le message est clair: Nous arrivons bientôt. Mais qui arrive et pourquoi? Torchwood n'aura pas le temps de chercher des réponses à ses questions puisque, en quelques heures, le pays décide de se retourner contre l'Institut afin de cacher au monde ce qu'il s'est passé en 1965. Il reste à savoir ce qu'il s'est passé en 1965...

    Comme je l'ai dit plus haut, je pense que cette troisième saison et la meilleure de la série. Les aventures sont haletantes et on à peine le temps de souffler entre deux fusillades. Chacun des membres de l'équipe et du gouvernement anglais devront se lancer dans des actions immorales ou illégales. L'un pour se défendre et essayer d'aider l'autre pour cacher le passé. Et, dans le même temps, les aliens approchent avec les yeux du monde braqués sur eux mais ne sachant pas quel est leur but et quel sont leurs demandes. Petit à petit on sent la crise s'étendre et mener à des actions immorales dont, si elles se faisaient, personne ne pourrait sortir indemne. Dans cette saison les intrigues de la crise alien sont profondément imbriquées dans les intrigues de la crise politique. Et, personnellement, je trouve cette imbrication très réussie.

    Image: BBC

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  • Torchwood saison 2

    Torchwood saison 2 repart dans le même rythme que la saison 1. Dès le début nous apercevons le retour de Jack dans l'équipe qui répond à leurs questions par un "J'ai trouvé mon docteur". Mais ce n'est que le début puisque l'équipe aura beaucoup de travail lors de cette saison. Combattant encore les aliens, essayant de sauver la population de Cardiff quand c'est possible, ils feront face à la mort même. Cependant, les aliens ne sont pas les seules menaces qui existent et torchwood devra aussi se battre contre le passé de Jack Harkness (qui se trouve dans le futur pour ceux qui ont suivi, oui c'est un peu compliqué). Car l'histoire de Jack va influer de manière inattendue sur l'histoire de Cardiff et, encore une fois, personne n'en sortira indemne.

    Comme la première saison nous trouvons une équipe qui essaie mais qui, souvent, ne peut pas. Comme dans la première saison c'est principalement le pessimisme qui existe au sein de l'équipe Torchwood. Et, même quand ils réussissent à sauver des personnes, leurs actes peuvent être douloureux pour la population. Mais ce qui m'a le plus intéressé dans cette saison ce ne sont pas les combats ou les intrigues aliens. Ce que j'ai le mieux aimé c'est d'en connaître plus sur l'histoire de Jack. Ceux qui connaissent Docteur Who et qui ont vu la première saison de Torchwood savent que son passé est très peu connu. La seconde saison de Torchwood nous en montre beaucoup plus. Non seulement l'enfance de Jack mais aussi la raison pour laquelle il a rejoint l'Institut. En bref, cette seconde saison est une bonne saison pour ceux qui aiment Torchwood mais pourrait ne pas être appréciée par d'autres personnes.

    Image: BBC

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  • Torchwood saison 1

    J'ai hésité a parler de cette série. En effet, ce n'est de loin pas la meilleure que j'aie vue. Mais, tout d'abord, nous devrions contextualiser l'histoire. Torchwood prend place à Cardiff et prend le nom de l'institut Torchwood que nous avons pu croiser, de temps en temps, dans Docteur Who. La mission de l'Institut est de contrôler les aliens et phénomènes étranges ainsi que d'armer la Grande-Bretagne contre de possibles envahisseurs. L'histoire de cette première saison se déroule en parallèle avec la troisième saison de Docteur Who. Dans cette série nous redécouvrons le Capitaine Jack Harkness au XXIe siècle. Il dirige l'Institut ainsi qu'une équipe d'experts. Néanmoins, les activités de l'Institut restent secrètes bien qu'elles aient une influence grandissantes sur la population de Cardif. Mais ce secret intriguera rapidement une officier de police qui, après avoir enquêté, deviendra la nouvelle recrue de Torchwood. Pour le meilleur ou le pire...

    Comme je l'ai dit plus haut ce n'est de loin pas la meilleure série qui existe. Je suis, d'ailleurs, convaincu que je ne l'aurais jamais regardée si je n'appréciais pas déjà Docteur Who. Si je n'avais pas eu envie d'en connaître plus sur le Capitaine Jack je n'aurais jamais décidé de regarder cette série et même ainsi il m'a fallu un certains temps pour me décider. La série est beaucoup plus sombre que Docteur Who. Il y a du sexe, du sang et de la violence. Parfois trop de violence. Les personnages ne sont pas toujours très bien joué mais ce qui m'a vraiment frappé, après l'enthousiasme enfantin de Docteur Who, c'est le pessimisme et le désenchantement de l'équipe Torchwood. Seul Jack plaisante mais pas très souvent. L'équipe est solitaire, triste, centrée sur elle-même et n'observe que le pire de l'univers. Pire encore, elle semble souvent impuissante face aux événements se contentant de réagir d'une manière qui n'est pas forcément bonne. L'équipe, tout comme les adversaires, ressortent rarement indemne des événements auxquels ils font face. Enfin, je trouve dommage que Docteur Who et Torchwood ne soient pas mis en lien plus souvent. Il y a quelques allusions (comme la main du Docteur) mais qui restent très rare. J'aurais aimé que ce soit différent.

    Image: BBC

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